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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:55
Doomcult- 'End All Life'

Morbid Syndicate/2016

 

 

Lorsque j'ai lu le communiqué de presse concernant cet album, j'ai eu des frissons qui m'ont parcouru tout le corps ( je dis bien TOUT le corps). En effet, on annonce que ce nouveau one man band néerlandais est influencé par la trilogie mythique du Peaceville Records de la grande époque, c'est à dire Anathema, My Dying Bride, Paradise Lost. Autant dire les trois groupes majeurs qui m'ont fait apprécier, que dis je, adorer le doom et ses dérivés. Alors cet album tient il ses promesses ? Autopsie.

 

L'album s'ouvre sur « Angel ». Les guitares sont mélodiques, vraiment typique du Paradise Lost de « Shades of God » et « Icon ». On se laisse emporter, c'est mélancolique sans être guimauve. Vient ensuite le chant. Et la je suis interloqué, ce n'est ni une voix claire, ni une voix gutturale. C'est le cul entre deux chaises et c'est déstabilisant. Sur les couplets, ça me choque, cependant sur les refrains c'est plus convaincant. Voyons le reste.

 

« Master », deuxième plage, commence à nouveau très bien. Musicalement ça tient la route. On est en territoire connu. Il y a de bonnes idées. La voix posée, limite parlée, me déstabilise à nouveau. Par contre lorsque celle ci devient plus « criée », je deviens petit à petit conquis. C'est que je commence à bien m'y faire dis donc.

 

« Ravens » et « Wrath », respectivement 3ième et 4ième titres, sont moins « doom », plus « dark metal ». Le tempo est plus rapide, les guitares moins mélodiques. Ça se laisse écouter, mais ce n'est pas trop mon trip. Les initiés par contre se régaleront.

 

« Hammer », « Dawn » et le titre éponyme  « End All Life » terminent l'album comme il a commencé. Le chant me semble nettement plus maîtrisé que sur les premiers titres. Le travail des mélodies des guitares est vraiment très bon. Sur « End All Life », on ressent l'influence Anathema et ça, ça fait plaisir les amis.

 

En conclusion, pour un premier album c'est vraiment très prometteur. Un certain travail sur les parties vocales et à faire, de même que sur la production ( qui est parfois limite tout en étant écoutable ) . mais je suis persuadé que dès le second album ces soucis de jeunesse seront effacés.

 

Doomyan

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:39
WHEEL OF SMOKE-'Mindless Mass'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Wheel of Smoke ( à moins que ce soit We Love Smoke ? ) commence à se faire une sérieuse réputation sur la scène stoner-alternative. C'est que l'air de rien les louvanistes ( de Louvain, en Belgique, ville connue également pour brasser la Stella Artois, breuvage maltés dont vous êtes friands, ne dites pas le contraire, petits coquins ), en sont déjà à leur quatrième offrande.

 

W.O.S a coutume de ne pas s'inscrire dans un carcan musical bien circonscrit. Et c'est encore le cas sur ce « Mindless Mass » qui donne au terme éclectisme tout son sens. Comme à son habitude, W.O.S s'adresse aussi bien aux fanas des 70's qu'au fans des 90's. Si vous aimez le rock psyché, le stoner, le grunge, le post prog vous trouverez de quoi vous sustenter dans ce « Mindless Mass ».

 

Ici, les riffs bien lourds et gras partouzent allègrement avec des passages plus mélodiques. On sent que le groupe est la pour se faire plaisir et non pour chercher à agrandir sa fan base ( pas comme certains groupes prêts à se prostituer musicalement afin de faire un peu plus de dates ou de vues sur youteub ), et ça fait plaisir.

 

Après, je vais être franc, même si je trouve qu'il y a des bonnes idées, et que la production est plus que valable, je doute écouter souvent ce « Mindless Mass », et privilégierai « Signs of Saturn », leur seconde galette qui à mon humble avis était plus inspirée.

 

Pour conclure, si vous avez l'occasion de voir le groupe sur scène, n'hésitez pas à vous déplacer, car si il y a bien un endroit où la musique de W.O.S prend tout son sens c'est sur les planches.

 

Doomyan

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:02
QUEEN ELEPHANTINE-'Kala'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Les passagers du vol 420, à destination de « Kala » sont priés d'attacher leur ceinture. Le commandant de bord, Queen Elephantine ( et Billy Anderson comme copilote), conseil fortement de nullement oublier opiacés et autres matières illicites afin de rendre l'expérience le plus intense possible.


 

La première escale du 5ème album du collectif de Providence est « Quartered ». Le travail initiatique vers l'état de transe le plus pur commence ici même. Le tempo est lent. Très lent. L'improvisation est au rendez-vous. Les guitares distillent leurs riffs, courts, en boucle. La basse et la batterie viennent cimenter tout cela. Une très bonne mise en bouche.


 

Seconde étape du voyage, « Quartz ». Le tempo est plus soutenu. On a l'impression que la guitare se répète à l'infini. Les textures sonores s’imbriquent les uns aux autres afin de former une texture sonore indéfinissablement intense. Break. La basse impose son groove. Lentement. Les guitares sont en retraits et pose l'ambiance. Ce riff est joué, martyrisé, encore et encore. Montant crescendo vers un final jouissif. Ça commence à cogner à la tête.


 

Le troisième arrêt est « Ox ». Titre à la structure particulière. L'introduction est posée, tout en douceur. C'est sinueux, ça traverse le corps et l'esprit de haut en bas. On se laisse bercer. On a l'impression de devenir de plus en plus familier avec le paysage. Mais QE, aime prendre l'auditeur à contre pied. Et nous assomme avec un riff grave, une batterie monolithique et un crescendo au mellotron qui met fin à tous nos espoirs de garder toute notion de relativité.


 

La prochaine halte, intitulée « Onyx », nous plonge dans un état de méditation avancé. Le pattern tribal de la batterie est agrémenté d'une improvisation de la part du reste du collectif. Encore une fois, les riffs se veulent lancinant et se répète encore et encore. Un bon moment de kraut/Pysche Jazzy. Un mélange étonnant qui prouve bien que Queen Elephantine ne peut être réduit au simple terme de groupe de « doom »


 

Nous approchons de la destination finale avec Deep Blue. On est de suite pris à la gorge par les lignes vocales, limite incantatoires. Le nombre de substance ingurgitée commence à plonger inexorablement l'auditeur dans un été proche de la léthargie.


 

Voilà, la fin du voyage est proche. « Throne of the Void in the hundrer petal lotus »dernière offrande clôture, tantôt en douceur tantôt de manière plus énervée, ce voyage transcendantal jonché de paysages sonores intimistes et hallucinés. Il est l'heure dès à présent d'entamer l'atterrissage, celui ci risque d'être compliqué. Si jamais l'expérience vous a convaincue, n'hésitez pas à vous plonger dans les albums précédents du collectif. Mais n'oubliez pas de repasser chez votre revendeur habituel afin de faire le ravitaillement en chanvre et autre résine.


 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:10
VALIUM TREMENS-'Valium Tremens (ep)'

AUTOPRODUCTION/2014

 

 

Affairons nous à ce combo parisien qu'est Valium Tremens qui a su proposer ce Ep en 2014,déjà, le temps passe vite, et ce sont quatre titres d'une base rock bien burnée où l'on retrouvera dans la langue de Molière de bonnes grosses doses de stoner/sludge.

 

C'est à coup de bonnes grosses guitares bien huilées que les gars définissent la lourdeur comme maître mot. Variant les aspects de leur rock couillu, on trouve une ambiance très bluesy sur « Chambre 2220 » par exemple depuis cette intro lancinante où la basse se fait oppressante puis enivrante.

 

Les même grattes se font southern metal sur la très groovy « Post Coïtal Blues » avec ses passages headbangesques.

Le chant varie,lui, entre chanté et plus guttural, et l'on pourrait se rappeler d'un zeste d'Acid Bath dans la démarche. Les rythmes quant à eux savent varier bien efficacement.

 

Nous parlions southern metal, l'esprit de Down et de la Nouvelle Orléans voguent sur « Ta Nuit » avec ces riffs saccadés et enchaînés sur cette ambiance très 'bar de motards' où l'on flaire bon le Jack, puis ce chant alliant nervosité à quelque chose de plus posé dans les refrains.

 

Le titre en guise de bonus, « Lâche Pas L'Morcif » donne dans l'énergie voire le bien énervé. La batterie se déchaîne, le chant rugueux vocifère sur les grattes bien speed. Le break se fait au chant clair et apaise la hargne, mais c'est sans compter sur le retour dynamique qui en impose.

 

Cet Ep de Valium Tremens est bien sympa à l'écoute, et il permet de passer du très bon temps en plus d'un quart d'heure. Même les plus réfractaires au chant français s'y feront et accrocheront à ce stoner rock au groove massif.

A noter que depuis, le groupe se présente sous un line up modifié, restons donc attentifs au combo pour voir la suite!

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:55
LETHAEOS-'Pillar Of Hope'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Pour aujourd'hui, direction les Hauts de France, comme on dit maintenant, et plus précisément sur la Côte d'Opale.

Boulogne sur Mer nous envoie Lethaeos pour ce premier album. Le nom ne vous parle peut être pas encore, chers lecteurs, et pourtant nous avions déjà eu à faire à leurs méfaits par le biais d'un deux titres efficace dans nos pages, mais à l'époque, il fallait compter sur eux sur le nom de Defragment.

Changement de nom et de line up, le combo de ces solides gaillard(e)s vient donc en imposer avec cette première galette d'un metal hybride et puissant.

 

Le ton est donné dès le départ avec « It Comes », sombre et intriguant où Lethaeos prévient déjà que ça va être tout noir au long du cd. A peine le constat fait, nul ne sera capable de leur répondre 'Ta Gueule' tant la déflagration se fait impitoyable dès « They Conspire ».

 

Et là, on pénètre dans leur monde, ou c'est plutôt eux qui s'imposent à vous avec des riffs puissamment balancés, une rythmique qui démarre sur les chapeaux de roues à coups de blast et de roulement décalés, la basse vient alourdir et générer le groove et le chant gutturalise à souhait.

Déjà avec ce morceau l'on constate une grande richesse au niveau des variations de riffs, de rythmes, de vocaux (qui propose un éventail divers entre un chant death bien grave, des passages plus black, d'autres plus éraillés avec ce côté At The Gates, puis un chant clair nettement maîtrisé.

 

Chaque morceau est capable de vous faire traverser une multitude de paysages, et la force de leur metal consiste également à faire passer leur art d'un style à un autre sans accroc et en toute fluidité.

On vogue sur un death groovy, un djent Meshuggesque, des ambiances dynamiques à la Fear Factory/ Strapping Young Lad, des passages plus black metal mais également quelques petits clin d'oeil assez southern metal comme sur « Visceral » où le passage groove sent parfaitement le bourbon.

 

Les cinq sbires occupent chacun un rôle vital à ce rendement efficace des titres tant chaque instrument est bigrement carré, se complète avec l'ensemble et l'on sent qu'un travail titanesque a été apporté à l'oeuvre finale.

 

« Pillar Of Hope » est un véritable voyage, un trajet que l'on fait en plusieurs étapes. Le groupe, si l'on prend par exemple « Impure Wind Whistles » arrive tant à vous faire voguer par ce groove, à vous hypnotiser par les riffs et rythmes répétitifs, saccadés, à vous alléger l'esprit par ces passages plus atmosphériques et épiques, mais également à vous brutaliser sur les moments plus black metal où les blasts s'enchaînent.

 

Inclure un chant clair dans du métal extrême n'est jamais tâche facile tant ce chant doit réussir à coller au style et conserver néanmoins un côté obscur sous peine de rendre trop « léger ». Or, ici, les passages se font en toute fluidité, adhèrent bien et l'on ne pourra que saluer le rendu et la richesse vocale déployée ici.

 

On saluera aussi un titre comme « Waves Of Sand » et son début tonitruant. Ce titre pulse à mort, envoie de l'énergie qui éclabousse, et les parties lourdes sont headbangables à foison.

De la folie ce morceau, tant les enchaînements ne s'arrêtent jamais de proposer d'autres facettes.

C'est massif, dissonant, hystérique.

 

« Few Pale Stars » allie cette obscurité abyssale à des atmosphères plus épiques. Un bon gros passage black metal apporte un plus dans la folie ambiante, et les soli bien dingues viennent inciser encore plus l'auditeur. Mention spéciale également au final du morceau qui monte bien en puissance pour maintenir ce dynamisme des plus accrocheurs.

 

« Pillar Of Hope » est un titre qui lui se démarque des autres avec une constante rythmique mid-tempo. Le titre se voit mettre l'accent sur l'aspect émotif avec l'alliance de chant clair et un plus death. On peut penser à ce titre à une approche à la Cult Of Luna ou encore certains passages Gojiresques. Le titre vient trancher l'album, cependant il est un excellent interlude qui poursuit parfaitement bien « Few Pale Stars » et introduit « Painless I Leave This World » avec brio.

 

Non seulement muni d'un son fort correct, d'un artwork excellent, l'album « Pillar Of Hope » est un puits sans fond d'idées parfaitement maîtrisées d'un point de vue technique mais aussi concernant les ambiances. Lethaeos envoient du gras pour cet hybride délice, et avec ce premier album ils se forgent une image déjà de sérieux challengers de la scène metal. Le style est gargantuesque et ils sont de véritables Caterpillar de l'espoir.

 

Hugh Grunt

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 11:58
MISSILES OF OCTOBER- 'Better Days'

 

POGO RECORDS/EBUS MUSIC/TRUMMER POGO RECORDS/SKATE PIZZA RECORDS/ 2016

 

Les personnes qui s'intéressent à la scène belge, et plus particulièrement bruxelloise, savent à quel point la majorité des groupes ont incompréhensiblement une renommée confidentielle. Pour moi c'est un réel mystère, car bon nombre de ces groupes proposent des albums de qualité et très régulièrement avec une identité qui leur est propre. Ce qui est clairement le cas de ce « Better Days », le second lp, de ce trio nous venant tout droit de la capitale belge.


 

Il faut dire que les membres de M.O.O ne sont pas nés de la dernière pluie. Bob Seytor ( Contingent ), Mathias Salas ( Frau Blucher and the drunken horses ) et Lionel Beyet ( [P.U.T]). Rien que ça.


 

En toute franchise, la première fois que j'ai écouté ce « Better Days », je n'ai pas accroché. Je sentais le potentiel mais je n'avais pas l'emballement ne suivait pas. Cependant, au fur et à mesure des écoutes, l'album se révèle. A ma décharge, il faut bien avouer que ce mélange de punk, noise rock, stoner n'est pas des plus accessible et nécessite plusieurs écoutes.


 

Et puis, petit à petit, tu te dis que la guitare dissonante et le travail des deux voix sur « No Brain No Headache »( je me demande si c'est un hommage à l'ancien webzine ou pas...) sont vraiment bien foutus. Que le côté punk du titre éponyme ne peux t'empêcher de taper du pied et de secouer la tête. Que le travail sur la wha wha d' « Everyday » est simplement mortel. De même que le côté planant de ce même morceau qui apporte un peu de répit dans ce vortex de violence. Que « Looser Man », qui est ce que je considère comme le « hit » de ce « Better Days ». Cette chanson fourmille de bonnes idées et est incroyablement catchy. Que le travail des voix ( rappelant volontairement ou non Vandal X), sur « Blah Blah Blah » est des plus réussi.


 

C'est donc vraiment un album plein que nous livre Missiles of October. Si jamais vous aimez Jesus Lizard, Lightning Bolt, Vandal X, Dazzling Killmen… Donnez la chance à cet album. Vous ne le regretterez pas.



 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 23:07
UFORIA-'Fight Or Flight'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Nous voici aujourd'hui au Canada pour cette chronique d'Uforia qui nous propose un Ep de 5 titres d'une vingtaine de minutes et il s'agit ici de leur troisième production.

 

En tout premier lieu, force est de constater que le rock heavy/grungy du combo est vraiment très abordable pour tout auditeur lambda.

En effet l'ambiance est bien rock avec des côtés plus pêchus par moment, et les canadiens incluent également quelques parties de grattes bien seventies, un peu psyché rock'n'roll comme sur « Is Anybody Living ? » .

 

Les mélodies instrumentales et vocales se complètent bien et d'ailleurs vocalement, on pourrait faire un rapprochement avec le chant d' Incubus voire même quelques intonations du chant clair que l'on retrouve chez The Dillinger Escape Plan.

 

Les morceaux sont souvent appuyés de choeurs sing-a-longesques comme à la fin du titre en question conclu par une mélodie mélancolique au piano.

 

« Fight or Flight » se fait accrocheur par sa rythmique très dansante, rock'n'roll et le refrain avec encore une fois les choeurs restent en tête. Un bon passage à la gratte apporte même ce côté 70's à nouveau. C'est assez planant puis l'on revient à cet air catchy.

 

« Wake Me » démarre à l'acoustique, et pour le coup, concernant cette ballade, on pensera à Silverchair. Un jeu de questions/réponses entre ce couplet posé légèrement aux arpèges et ce refrain qu'il lorsqu'il démarre injecte une énergie avec les guitares plus lourdes. Une ballade aux variations plus brutes dont l'assemblage dégage un concentré d'émotions.

 

Les émotions sont également mises en avant sur « Overthrow » qui se démarque de ses comparses puisqu'ici le côté acoustique dure tout le long du titre. L'ambiance est toujours principalement rock très abordable et le groupe sait maîtriser à nouveau cette patte catchy.

 

« Radiation » appuie quant à elle sur l'ambiance rock psychédélique avec d'excellentes mélodies et soli de gratte qui renvoient directement à l'époque, et le boulot rythmique,lui, bien balancé.

 

Un Ep frais et sympathique pour tout amateur de (hard) rock accrocheur, et c'est du Canada qu'il nous arrive. Jetez y donc une oreille.

 

Hugh Grunt

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:27
CITIES OF MARS- 'Celestial Mistress'

SUICIDE RECORDS/ 2016

 

 

La Suède est un pays fascinant à plus d'un titre. Spécialement lorsqu'il s'agit aux nordiques et leur rapport à la musique. A croire qu'il y a un gène spécialement dédié aux suédois qui leur prodigue une capacité de créer et de composer tout style musical proche de la perfection et ce peu importe la scène dans laquelle ils évoluent. Je ne compte pas les groupes suédois qui parviennent dès la première écoute à me scotcher, me laissant la bouche ouverte totalement pantois ( je vais vous éviter l'épisode où il m'arrive, également, de baver )

 

Cities of Mars ne déroge pas à cette règle, et parvient avec seulement 3 titres ( approchant les 27 minutes tout de même ), à nous emmener dans leur univers fantastique. Fantastique, car « Celestial Mistress » à l'instar de leur premier e.p « Cyclopean Ritual/The Third Eye » nous conte l'histoire de Nadia, une agent du KGB qui est partie en mission sur Mars en 1971 afin de ramener une ancienne civilisation à la vie. Un récit qui est en parfaite adéquation avec le «  Fuzzed out Sci-fi Doom » que nous délivre C.O.M ( à ne pas confondre avec Church Of Misery hein )

 

Le groupe nous vient de Gothenburg et est composé de Danne Palm ((ex-Marulk & Monolord)), Christoffer Norén (ex-Benevolent) et Johan Küchler. L'album a été enregistré et mixé par Esben Willems au Berserk Audio ( qui est connu pour avoir,entre autre, produit et enregistré les trois premiers Monolord ). Le travail réalisé sur cet E.P est remarquable. J'ai, très honnêtement, rarement entendu un album aussi bien produit. La cover, elle aussi est incroyablement réussie. Après autant d'éléments positifs, il ne reste plus qu'à voir si l'élément principale ,qu'est la musique en elle même, répond à nos attentes.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est un grand oui.

 

Doom, Cities of Mars l'est assurément. Mais le cantonner à ce style serait injuste tant les influences Post-Hardcore, Grunge, Et parfois même Post-Metal viennent agrémenter le tout de façon très homogène. On pense à un mix de groupes entre Suma, The Sword (premier album), Alice in Chains, Black Sabbath, Sleep, mais le tout avec une identité qui est vraiment propre au trio suédois.

 

Durant ces trois titres, vous allez être plongé dans le désespoir, la peur, les angoisses de Nadia ( Notre agent du KGB), tantôt par les riffs acérés , par les ambiances éthérées, par la batterie incisive et puissante, par ces voix criées, sombres, qui combattent en duel, par ce mur de Fuzz qui vous accule au point de vous faire suffoquer, par cette basse tout en rondeur qui joue son rôle à la perfection en proposant des plans originaux… Et par tellement d'autres choses qu'il est tout simplement impossible de reproduire avec de simples mots.

 

Vous l'aurez compris ces trois titres vous enivreront à vous en faire perdre toute notion de réalité.

Le plus surprenant c'est la maturité qu'a déjà ce groupe et ce seulement avec deux méfaits à son actif. Ce qui pousse à croire que si ils continuent dans cette voie, ils n'auront aucun problème, à l'instar d'un Monolord, à s'installer en figure de proue de la scène Doom européenne.

 

A noter, pour finir, que le groupe sera en tournée en Novembre 2016 un peu partout en Europe, et que ce « Celestial Mistress » va sortir en 10 ''. Un excellent cadeau à demander pour les fêtes de fin d'années.

 

Doomyan

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:14
KOSMOS -'Le Voyage'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Dirigeons nous aujourd'hui sur des contrées obscures black metal avec le 4eme album du projet français Kosmos qui au fil de huit titres nous emmène dans un voyage d'un peu plus de 40 minutes d'un black metal aux tons progressifs et atmosphériques.

 

Fort d'un artwork bien agencé par xOv, l'oeuvre proposée renferme un ésotérisme bien présent.

 

Introduit par « Revelations » avec un début rituel, les mélodies arrivent petit à petit sur un blast qui déjà hypnotise, renforcé ensuite par des sons cristallins de gratte, puis le rythme s'accélère ensuite emmenant avec lui un aspect épique et mélancolique.

 

C'est ensuite « Light » qui s'impose dès l'ouverture bien lancinante, avec cette alliance vocale et musicale qui dégagent un aspect glacial.

Des breaks accélérés viennent porter plus de puissance et l'on découvre ensuite des nappes atmosphériques qui assurent des ambiances assez intrigantes.

Le morceau rayonne déjà d'idées intéressantes, un pont aux arpèges et aux rythmes plus complexes viennent finaliser ce qui s'avère déjà comme un solide titre.

 

Les dissonances et la lourdeur démarrent « Thriving Wisdom » qui ensuite propose un jeu de cassures de rythmes et l'on s'achemine progressivement vers un aspect plus violent où le blast fait rage. Le ton des riffs revient lui sur cet ambiance épique que l'on trouve beaucoup chez Kosmos.

Les variations sont riches et elles permettent l'accroche constante de l'auditeur qui se retrouve plongé dans une certaine méditation à l'écoute de ce black techniquement bien balancé.

 

« An Angel Behind Each Star » donne dans l'accrocheur dès le début. Le rythme puis le riff restent aisément en tête qui se voit remuante et l'on appréciera également les nappes de clavier planantes comme il se doit. Le démarrage se fait donc dans cette entraînante lourdeur et l'aspect progressif étant, on retrouve ces touches plus légères et complexes qui injectent une certaine originalité dans ce black riche. Le riff solo qui nous emmène à l'issue du titre, le fait naturellement arrivant de nulle part mais agrippant l'esprit pour ne le relâcher qu'en fin de parcours.

 

« Divine Sword Anthem » débute sur ce ton assez folk avant qu'un tonnerre d'énergie puissant, brutal mais encore une fois mélancolique dans l'enchaînement des notes.

On retrouve dans le black de Kosmos un sens des structures barrés comme l'on pourrait pense pour Fleurety ou encore Ved Buens Ende également avec cette présence de riffs dissonants et de passages aux rythmes labyrinthiques.

« Mountains Are Talking » vient instrumentalement imposer une certaine légèreté au voyage en cours et la mélancolie est ici à son apogée. Planant et prenant, le morceau progresse vers une orchestration qui prend aux tripes.

 

« Shamanic Visions » revient sur cette lancinante rythmique qui contribue à l'aspect hypnotique encore une fois soutenu par ces dissonantes guitares et cette lourde basse.

Les vocaux sont toujours aussi perçants , rythmiquement, une accélération insuffle de l'énergie puis l'on revient dans l'hypnose.

 

L'aventure se termine avec « Le Voyage » toujours richement constitué de variations de thèmes. Les dissonants arpèges, le rythme mid tempo : un ensemble qui s'ancre facilement en mémoire, accélération avec une double affirmée pour alourdir, nappes de claviers orchestrant le tout et solo qui permet d'accompagner l'auditeur dans cette expérience qui déjà se termine.

 

Kosmos maîtrise son art de manière bien confirmée et parvient à nous maintenir dans son voyage avec haleine.

Technique et prenant, ce projet ne sera pas sans déplaire aux amateurs de formation telles que Blut Aus Nord ou même Smohalla.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 14:23
SLUDGEHAMMER- ' The Fallen Sun'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Si nous devions faire une liste des villes canadiennes les plus affluentes, Toronto serait forcément dans le lot. Berceau de nombreuses personnalités tel le "rappeur" Drake, le catcheur Edge, les "acteurs" Stephen Amell ou Keanu Reeves ou même la princesse de l'EBM Jennifer Parkin du groupe Ayria (Un de mes groupes préférés, je profites de cette occassion pour la citer !), Toronto ne manque pas de ressource. Et si les gars du groupe Sludgehammer sont à rajouter sur cette liste ?

Existant depuis 2013, le groupe nous propose son premier LP "The Fallen Sun" composé de 11 titres pour un total de 55 minutes groovy et rythmées qui vont faire bouger les têtes à l'ancienne ! Car si il y a quelque chose de mystique dans ce groupe, ça doit bien être cet aspect old-school. Les sonorités sont assez conventionnelles, on est bien loin de l'originalité du progressif ou du djent, mais c'est tellement bien foutu que ça en est génial ! Avec une dominance Thrash très 80s et Heavy façon Iron Maiden, le groupe s'amuse et se moque d'être avant-gardiste; mais il nous propose tout de même une pléthore de sonorité dans laquelle le groupe s'affirme et s'essaye à merveille.

Le groupe joue assez subtilement avec la variante du Death Metal par exemple; les lyrics sont une critique sociale jonchée de délire horrifique à la Evil Dead, le chanteur Chris Szarota varie entre un chant clair très énergique et des gutturaux maitrisés tout le long du LP et certains titres sont clairement à dominance Death, notamment "Ectogenesis", le très énervé "Revolting" ou encore le très très lourd "Casualties" ! On retrouve aussi quelque sonorité Heavy et Power dans le titre "Black Abyss" qui possède une superbe introduction mélodique au piano et aux violons.

 

Les guitares de Jeff Wilson et de Tyler Williams résonnent à merveille peu importe le titre, d'ailleurs il y a un magnifique solo de guitare dès le premier titre "Demons From The Woodwork", Dan Ayers guide tout le monde avec sa basse et accompagne le chanteur sur le vocal et Fernando Villalobos suit parfaitement tout ce petit monde mais se permet d'exploser de temps à autre, comme sur "Revolting" où il est omniprésent.
 

Sludgehammer fait parti de ces groupes sans pression, ceux qui font de la musique pour le fun, qui s'amuse à créer et à jouer sur scène. Leur premier LP est un succès, une belle pièce old-school qui montre une synergie des membres du groupe et un bel éventail de variation sonore, clairement à recommander à tout les fans de Thrash et de Death 80's qui cherchent à rajeunir leur musicothèque !

 

Skarjay Nygma

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