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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 15:04
DAY OF THE BEAST-'First Invocation'

AUTOPRODUCTION/2018

 

En ce début d’année 2019, nous nous dirigeons vers les terres nordiques de notre hexagone avec le premier Ep idéal pour accompagner les glaciales températures du moment. Premier Ep proposé par les dunkerquois de Day Of The Beast.

Ce sont trois titres d’un black metal primitif et lourd que nous avons ici, avec des parties qui sauront raviver les oreilles des amateurs d’old school.

Ici, pas de blasts à tout va ni de démonstration technique exacerbée, mais c’est plutôt vers une rythmique plutôt mid-tempo et des rifs assez simples que se tourne le contenu appuyé par un chant rageur à souhait.

Le formule n’en est pas pour autant moins accrocheuse avec pour exemple l’entraînante et colérique « Descent Into Hell » et son intro de basse vrombissante (notons d’ailleurs l’agréable mise en avant dudit instrument sur l’ensemble des morceaux) ainsi que ses variations rythmiques. Passages headbanguesques alternés à d’autres où la double pédale déroule amenant une lourdeur supplémentaire.

C’est donc dans cette lignée que sont exécutés les titres, et l’on pourra également apprécier « Perversion de Sade » et son ambiance très Hellhammer/Celtic Frost.

Ensemble saccadé, riffs longs et au niveau vocal, nous avons une alternance chant black toujours aussi haineux et chant death. On saura aussi apprécier la présences de riffs aux mélodies assez film d’horreur bien oppressantes.

« Bastard Jesus Christ » s’impose également dans cette atmosphère old school. Pas mal de breaks, des pêches massives pour un ensemble diaboliquement accrocheur.

« First Invocation » s’avère être un premier jet sympathique, et l’on appréciera également le visuel pochette et cd qui reste fidèle à l’ancienne école. Avis aux amateurs de black metal cru et gras, ici pas de chichis ni de détour, Day Of The Beast atteint directement la cible.

Hugh Grunt

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 20:09
EXPLICIT SILENCE-'False Supremacy'

AUTOPRODUCTION/2018

 

 

Le retour des Normands d’Explicit Silence dans nos pages deux ans après le fort bon « Condemned To Struggle » chroniqué dans nos pages et qui avait déjà laissé une sacré trace de gras et de sang sur nos colonnes.

 

Déjà fort d’un hardcore burné à l’époque, les gaillards remettent le couvert avec toujours ce hardcore metal burné et gonflé à bloc où les riffs s’enchaînent de façon excellente à une rythmique qui tabasse sévère.

Du direct, droit dans le bide se voit proposé par des alternances de parties lourdissimes où la batterie assomme à d’autres plus rapides et punk hardcore où là la batterie vous mitraille.

Les riffs proposent de bonnes idées et des liaisons efficaces, le chant vocifère hargneusement aux rythmes variés mais toujours bagarreurs du maître bûcheron martelant ses fûts.

Nous pourrions évoquer l’effet infligé déjà dès le premier titre intitulé simplement « Intro » où le groupe se plaît à faire saliver l’auditeur amateur de riff lourd, aussi massif que le rythme béton et fait ainsi monter la pression sur le tartage à venir.

La baston s’opère par exemple sur un titre qui porte parfaitement son nom avec « Endless Fight » où la musique proposée est un véritable appel au mosh pit des familles avec distribution de pains pour pas cher. Dynamisme alterné à de la mosh part de bâtard (pardonnez moi l’expression).

C’est une véritable déculottée qu’inflige un titre comme « Unwavering Will » où le blast est explosif dès le départ, et il revient d’ailleurs régulièrement dans le titre histoire de vous déflorer encore plus. Fougue énorme sur ce titre. Riffs rapides toujours aussi bien ficelés avec ce côté un peu Cataract ou même Sworn Enemy en bref, du très très bon.

Nous évoquions Sworn Enemy ci-dessus, nous avons un sacré bon gros clin d’œil sur « Scared Of The Unknown » morceau tout aussi efficace et rentre dedans, lourd et à l’agressivité encore une fois bien avérée. Les gars de St-Lô montrent là encore qu’ils ne sont pas manchots (facile) et savent maîtriser l’art de la bagarre musicale.

Un retour des plus appréciés même si la raclée ne dure qu'un peu plus de vingt minutes. En même temps ce match en huit rounds à bouffage de hardcore metal bien trempé ne laissera sans doute pas beaucoup de chance à ce que vous vous releviez de suite.

Hugh Grunt

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 21:15
THE WITCH-'Pachyderm Storm'

AUTOPRODUCTION/2012

 

 

Nous évoquions déjà The Witch dans nos pages il y a quelques mois avec leur second Ep, cette fois ci nous nous attarderons sur le 1er Ep des nordistes sorti en 2012.

Déjà pour cette première galette, une énergie accrocheuse était de mise avec des variations excellemment adaptées et maîtrisées.

Ce sont cinq titres où les mélodies voguent et restent en tête tant sur les passages bruts que plus posés.

 

« The Burning Fire » par exemple renferme à la fois cet aspect épique puis un metal assez rock’n’roll dans l’esprit.

Les rythmes accélèrent et s’adaptent aussi selon les parties proposées. Vous aurez votre compte en blasts et autres douceurs plus mid tempo.

 

« Fear and Loathing » se présente également rock’n’roll et accapare encore l’attention active menant au headbang.

Le passage gratte/batterie que l’on trouve sur le break ne sera pas sans rappeler les débuts de Mastodon. Puissance et accroche sont les maîtres mots dudit titre.

 

On évoquera également la très groovy « Pachyderm Storm » et son début qui hume bon le bourbon. Les amateurs de combos à la Red Fang sauront retrouver ce feeling qui pousserait à une gigue bien arrosée. Les chant est ici aussi riche en changement mêlant soigneusement hargne et mélodie.

 

Le groove se distribue aussi par paquets sur « Silent Death » et Irond Head ».

La première bien dansante dégage un côté positif et les gaziers, comme il sera aisément constaté, tâtaient déjà sévèrement niveau maîtrise.

La seconde se doit d’être écoutée après une dure journée de labeur, celle où les nerfs à vif vous vous sentez vidé et impuissant, tant l’énergie de celle-ci défoule comme il se doit. Les cervicales, elles, ne vous remercieront pas.

 

Chouette (re) découverte encore et un côté déjà bien prometteur réside dans cette première galette des nordistes dont le metal proposé est proposé dans une joie et une bonne humeur puissante et communicative.

 

Hugh Grunt

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 22:50
SVET KANT-'Loneliness'

AUTOPRODUCTION/2013

 

 

Svet Kant est une formation qui nous vient tout droit d’Argentine, et avec « Loneliness », nous voguons sur huit titres d’un death metal aussi progressif que mélodique.

Introduit par un morceau instrumental à la guitare folk –« The Peace within loneliness »- et bien posé, le ton se durcit avec « The Radical Cleansing » où l’on retrouve des passages bruts et bien death où la batterie n’hésite pas à tabasser, le chant death est éraillé et les structures bien techniques sont maîtrisées.

Un côté original dans les composition résident également dans les alternances au chant clair (qui déstabilisera peut être certains auditeurs).

 

L’aspect progressif est vraiment la ligne maîtresse de ce projet, il suffira d’ailleurs d’en juger avec les diverses variations tels les passages avec arpèges où revient la folk.

L’ensemble des huit longs titres sait garder en haleine avec des idèes intéressantes.

Notons aussi le très bon « An Infinite Curse » qui met en avant également la maîtrise technique du groupe avec ce deth bien trempé d’énergie puis toujours ces riches changements.

Les mélodies de guitare s’amusent entre elles, liées de manière logique lors de certains passages ‘question-réponse’.

Du barré en masse également sur « A Redundant Humanity » qui après un démarrage en trombe enchaîne sur un instant plus posé et arpégé. Véritable schizophrénie musicale, les enchaînements des différents moments se font sans problème et les  parties agressives envoient vraiment du lourd.

 

« Nature’s Hatred » sait également offrir du pesant qui tâche dans ses moments dynamiques. Les rythmiques se déchaînent et se font toujours bien barrèes alors que les mélodies suivent cette folle lignée.

 

Un bon moment aux multiples visages que l’on passe avec Svet Kant, les amateurs d’Opeth en nettement plus fou apprécieront.

 

Hugh Grunt

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 23:37
HYDE-'The Seeds Of Doom'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Allons en Belgique aujourdh'ui où nous calmeront le jeu après un enchaînement de groupes brutaux et pour l’occasion concentrons nous sur Hyde et cet album qui propose ce que l’on pourrait définir de doom gothic metal.

 

Une introduction puis huit où mélodies progressives, deux chants féminins qui se complètent parfaitement et ambiances mélancoliques mènent la barque.

 

L’écoute de « The Seeds Of Doom » est un véritable voyage rempli d’émotions, et force est de constater au fur et à mesure du trajet que le groupe maîtrise brillamment son art. C’est carré et le feeling est accrocheur.

 

Petite nostalgie dans la mesure où les adorateurs des combos doom de l’époque 90-2000 s’abreuveront à satiété d’ambiances qui ne sont pas sans rappeler Paradise Lost, The Blood Divine, My Dying Bride ou encore Crematory.

 

Hyde sait proposer progressivement des passages qui bercent délicatement l’auditeur comme sur « The Brightest Stars »-mention spéciale à l’alliance des deux chants qui est vraiment bien rendue- où les mélodies flottent et vous emmènent.

Le tempo est posé sans pour autant exclure une certaine lourdeur (je pense ici au passage où s’enchaîne la double pédale) alors que les mélodies s’envolent avec une bonne vélocité.

 

Le combo sait aussi durcir l’ambiance sur un titre comme « Anacatesthesia » et son intro à la basse qui bourdonne et le pont mélodique suite à quoi le tempo accélère et les grattes alourdissent le ton.

Passage ultra accrocheur qui soit en disant entraîne un headbang certain tant le groove de ce moment est bien forgé.

Le titre alterne ce passage au pont du départ qui adoucit l’atmosphère et où les voix se font enchanteresses.

 

Nous évoquions plus haut Paradise Lost et là je ne saurais que vous conseiller  vivement de jeter l’oreille sur « Corvus Corax ».

Démarrage lourd, notes basses et…ce riff excellent qui arrive au bout de trente secondes et qui ne sera pas sans vous rappeler la bande de Nick Holmes.

Une fois de plus, le morceau est bien maîtrisé et poursuit dans sa voie progressive. Et l’accroche est toujours facile tant Hyde parvient à s’accaparer de nos sens.

 

« The White Shores » est proposé sur un début acoustique et vient encore bercer l’auditeur avec ce rythme lent puis cette atmosphère qui se fait envoûtante.

 

« Suspended In Time » s’avère aussi ultra posé. Arpèges, basse bien présente puis les chants qui parviennent encore à s’allier apportant d’une part et d’autre un côté chaleureux et un autre plus cristallin.

 

On saura également apprécier « Ghost Train » et « Seeds Of Doom (The Seed) ».

La première évoquée dégage un côté assez oriental dans les mélodies qui en fait une fois de plus un morceau entraînant, et pour « Seeds Of Doom (The Seed) »  l’alternance entre passage planant et accélération de rythmes est efficacement menée et l’on sent qu’un travail certain a été mené dans la construction des morceaux.

 

« The Seeds Of Doom (The Beast) » clôt cet album avec une note lourde.

Le tempo est lent, l’ambiance pèse et la mélancolie prédomine toujours.

Chaque membre du groupe parvient à dégager une émotion commune et l’on se laisse facilement et progressivement prendre au piège de cet ensorcellement addictif.

 

Un album bien plaisant qui ravira les amateurs de doom des 90s, aux adorateurs d’ambiances progressives ; de rythmes et de mélodies efficaces et catchy et de chants féminins enjôleurs.

 

Hugh Grunt

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 20:00
DEATH STRUCTURE-'Asphyxiate'

AUTOPRODUCTION/ 2017

 

 

Un retour dans le Nord de la France avec une découverte au nom de Death Structure qui propose ici son 1er Ep sorti en 2017 enregistré au Boss Hog Studio.

 

Quatre titres d’un métal assez hybride et puissamment énergique.

Les amateurs de metal patate, nuancé et technique trouveront leur compte dans cette première galette aux riffs et rythmes rageurs sans oublier les vocaux hargneux.

 

On trouve déjà dans « Dehumanized (Hospital.601) » un fameux cocktail où se mélangent thrash, death ainsi qu’un côté assez core sur certains passages.

Ca balance direct dans le sternum, vous laissant estomaqué avec une technique maîtrisée puis ces contre temps bien travaillés, des riffs qui bourdonnent et un chant qui vocifère, imposant une fougue  supplémentaire.

Les passages varient avec du blast d’un côté et de lourdes pêches de l’autre, le tout sur un fond de double pédale qui déroule. Le côté core, lui, amène un aspect catchy à souhait.

L’aspect accrocheur est bien présent dans cet Ep et l’on appreciera « Principal Waste » dès les premières notes à ce sujet.

La double en est toujours à vous martyriser les tympans et les changements sont encore judicieusement posés.

Le rythme passe par une ambiance bigrement thrash où la gratte et la basse font fort bien le taf, et revient sur des passages saccadés incluant même quelques trips rythmiquement jazzy.

 

« Sonder Kommando » dégage également une touche bestiale dans son déroulement. Le genre de morceaux qui soit déchaîner le pit avide de metal explosif et à l’impact technique avéré.

Le titre mitraille sévère, et à nouveau, le combo parvient de par les changements de structures à conserver l’attention de l’auditeur tenu en haleine par le groove ambiant.

 

Le trio s’accrode un joker au chant avec un featuring de Flo de Balance Of Terror et son chant death lourd et burné sur "Aema Daeva"

Le morceau renferme ici encore quelque chose de bien sombre, massif et toujours aussi puissant.

Les deux chants se complètent bien et l’on saura se laisser prendre au jeu des diverses atmosphères proposées.

Que cela tabasse ou s’alourdisse comme par exemple la partie éléphantesque de la fin du morceau, l’effet causé retourne à lui seul votre cerveau d’au moins 180 degrés.

 

Encore une chouette découverte régionale avec Death Structure qui grâce à un metal riche et varié sait se poser comme un combo sur lequel il faudra garder œil et oreille attentifs.

 

Hugh Grunt

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 21:48
HIGH SCHOOL MOTHERFUCKERS-'Say You Just Don't Care'

SHOTGUN GENERATION RECORDS/ 2013

 

 

Arrêtons nous aujourd’hui sur le second album des français d’High School Motherfuckers sorti en 2013 chez Shotgun Generation Records  aux accents punk hardrock’n’roll.

Riffs rock’n’roll par ici, énergie et mélodies punk puis d’autres ambiances plus accès hard rock.

 

L’ensemble des titres dégage un certain dynamisme fougueux, le tout dans un esprit bon enfant.

Les amateurs de combos comme Hellacopters seront ravis à l’écoute de cette galette mais l’autre côté accrocheur d’HSMF réside également sur ces airs assez punk rock californien qui combleront aussi les amateurs du genre.

 

Pour illustrer, on peut évoquer le très bon titre « Another hangover in Hungary » qui allierock’nroll et punk bigrement accrocheur tant au niveau des mélodies de grattes que des lignes vocales brillamment posées.

Le côté sing a longuesque des refrains et les chœurs au gré du morceau dégagent un côté très joyeux et positif  si cher aux amateurs de punk rock californien .

 

Nous pourrons également mettre l’accent sur « Treat Me Like Shit » qui reste dans le même trip, et les adorateurs de  Rancid et plus particulièrement de Tim Armstrong ne resteront pas indifférents au chant très rocailleux sur ce morceau.

 

Suite à cette dose d’énergie, HSMF pose un peu plus d’apaisement sur ce que l’on pourra qualifier de ballade  avec « When I Wanna Die » qui n’oublie cependant pas de groover et de balancer du solo épique à souhait.

 

On appréciera également la pêchue « Scratch My Back » et ce qui pourra faire penser à un mix entre Motörhead et NOFX.

La formule dépote, le batteur tape sec et envoie du bois, le titre suinte le rock’n’roll à plein nez et fout la patate.

 

« What about us » et « Rock Like An Idiot » mettent en relief un côté glam hard rock avec cette ambiance qui saura aisément ravir les grands nostalgiques des 80’s et des Spandex.

Les titres font naturellement headbanguer et ils hument bon la bière tiède.

 

Un album sympathique qui sait rassembler les fans de hard rock’n’roll et les fans de punk mélodique des 90’s.

L’ambiance possède cette fougue accrocheuse et un dynamisme festif.

A prescrire en cas de coup de mou !

 

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 21:12
THE WITCH-'Black Flower Field'

AUTOPRODUCTION/2013

 

 

Le vent du Nord souffle rageusement sur cette chronique du second Ep de The Witch sorti en 2013 déjà.

 

Et le constat qui se pose dès les premières notes, c'est que ça rafle sévère et que ça balance avec brio des mélodies efficaces et de la rythmique qui déglingue.

 

Les amateurs de metal aux variations multiples mais énergiques avec un côté bien rock'n'roll apprécieront sans aucun doute.

 

Il suffit d'évoquer « Skeleton Soul » qui vous fera limite danser grâce à son groove énorme.

On pensera à des combos comme High On Fire notamment au départ avec ce chant graveleux puis cet aspect massif. Les passages varient au fur et à mesure de l'avancement dans ce morceau plaisant.

Le nom de (early) Mastodon vous arrivera peut être également en tête pour la vélocité ainsi que la maîtrise des grattes. Et que dire de ce passage à la batterie où le batteur s'en donne à cœur joie dans les blasts, si ce n'est que le côté masochiste de l'auditeur y fera développer une addiction? (-Oh ui encore du blast!-)

 

Le côté progressif est également de mise dans « Black Flower Field ».

Démarrage mélodique et chant rocailleux qui enchaîne variant aussi sur de bonnes grosses poussées gutturales.

De la bonne accélération vient injecter encore plus de patate au titre puis un break saccadé en remet une couche sur votre plaisir.

Le solo de gratte lui est bien ficelé et s'envole. Toute cette petite recette parvient à captiver l'attention de l'auditeur et les variations des passages se fait sans aucun accroc.

 

Un bon gros démarrage death/grind pour « Hellride » en impose et c'est un morceau puissant qui vous est jeté à la tronche. Ambiance castagne rock'n'roll pour ce titre qui est aussi accrocheur qu'il déchire avec furie.

La technique est maîtrisée de toute part et chaque gaillard de par son rôle parvient à contribuer à une solide cohésion.

 

Les mélodies assez orientales de « The Wizard Is Stoned » attirent encore l'oreille et les changements de structures parviennent une fois de plus à raconter une véritable histoire en passant par divers états. Du planant à l'énergique, puis au plus saccadé.

Derrière tout cela, nul ne doutera de travail fourni pour proposer une telle formule.

 

Le travail mélodique est l 'un des points forts du combo et c'est encore prouvé dès le démarrage de « From Here To The Underground ».

Ce morceau est un véritable concentré de folie.

On se mange des guitares de partout sur les passages dynamiques, le chant appuie bigrement bien les émotions qu'elle soient agressives ou plus 'épiques' et la batterie ne laisse aucun choix et impose une patte variée qui tabasse vivement.

 

Belle découverte (ou redécouverte) avec cet Ep certes déjà sorti il y a 5 ans mais qui ravira les amateurs de metal accrocheur et ouvert d'esprit.

 

Hugh Grunt

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 20:24
BIBLE BLACK TYRANT-'Regret Beyond Death'

ARGONAUTA RECORDS/2018

 

 

Bible Black Tyrant est une formation basée dans le Nord Ouest Pacifique . Salt Lake City et Portland pour être plus précis. Projet parallèle de Tyler Smith ( Eagle Twin ), Aaron D.C Edge ( Lumbar ) et David S. Fylstra (KVØID), Bible Black Tyrant peut être considéré comme un super groupe vu le passé ( et présent ) des protagonistes, tous les ingrédients étaient donc réunis pour que la qualité soit au rendez-vous , et le moins que l’on puisse dire est que le résultat est plus que convaincant.

 

Naviguant dans une sphère entre le doom et le sludge, l’atmosphère y est apocalyptique, le son, lui est terrassant. Tous les éléments sont donc réunis pour vous faire subir un voyage cauchemardesque tout au long des 7 titres de ce premier album.

 

La pérégrination débute par «  Instead Of ». Après une très brève introduction atmosphérique, nous sommes directement écrasés par la puissance délivrée par cette guitare dégoulinante de fuzz couplée à des riffs de basses distordus et une batterie violentée. Le tout dans une vrombissement intense. La particularité de BBT est de parvenir à sublimer cette puissance par des mélodies intéressantes et innovantes.

 

Autre élément important, sont les sentiments prodigués par la voix. L’intensité anxiogène qui en résulte est pétrifiante. Un parfait mélange entre folie et douleur. Une entrée en matière impressionnante.

 

« The Irony », est un titre complètement dingue. Débutant par une batterie nonchalante supportée par une guitare stridente. Pas à pas, le titre évolue, enchaînant riffs hallucinés, et patterns de batterie écrasant. Tu as l’impression d’être cet homme violenté, qui même lorsqu’il est à terre continue d’être terrassé par ses agresseurs. Ce sentiment d’impuissance rend l’écoute assez éprouvante suivant votre état d’esprit du moment.

 

Si il y a bien une constante dans cet album, c’est vraiment la lourdeur. Ce qui ne veut absolument pas dire que les titres suivants sont des clones, des deux premiers. Loin de Là. Que ce soit le travail sur les guitares de « New Verse Inferno », en passant par la plage expérimentale «  Regret Beyond Death » ou le douloureux « The Standard » avec se double voix, chaque morceau propose une expérience unique tout en gardant une homogénéité impressionnante.

 

« Wilderness of Steel and Stone » est à mon sens LA pièce maîtresse de « Regret Beyond Death ». On y retrouve toujours cette texture sonore épaisse, cet assemblage entre puissance et mélodie avec cette faculté insolente à parvenir à vous faire taper du pied et hocher la tête sans même que vous vous en rendiez compte. Si le groove est présent sur la première partie du titre, il disparaît progressivement pour laisser place à une guitare sombre ,qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le premiers albums de Pelican, le mimétisme y est même d’ailleurs assez impressionnant par moment.

On entame la troisième partie avec un riff répété encore et encore. Le crescendo s’intensifie, la tension est palpable. Et cette fin avec ce mélange de voix vociférants cette même phrase en boucle est juste parfaite. Un classique instantané.

 

« A terror to the adversary » clotûre l’album. Long de ses 7:22 il est constamment traversé de bouffées d’angoisses, à tel point que son dernier mouvement est si puissamment horrifique qu’il engendre une quasi douleur physique.

 

Si cet album n’est pas parfait ( en même temps la perfection c’est nul et chiant ) force est de constater qu’il est assez rare en 2018 qu’un groupe propose un album si personnel et original.

 

Doomyan

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 20:08

ARGONAUTA RECORDS-2017

 

La science fiction à le vent en poupe dans le stoner-doom actuellement, après les excellents Cities Of Mars, voici Kal-El. Vous êtes probablement en train de vous dire que vous connaissez ce nom de groupe, mais vous ne parvenez plus à remettre un son sur ce patronyme. Ne cherchez pas plus loin, il s’agit du nom de naissance de Superman. Et c’est là que vous vous dites «  Maissssss ouiiiiii ».

 

Astrodoomeda est déjà le troisième album des Norvégiens. Et le premier sur Argonauta Records, qui est décidément encore une fois très prolifique en cette année 2017. Que se cache t’il derrière cette pochette d’un mauvais goût certain.

 

Heureusement pour nous, Kal El sont musiciens et non graphistes. Et ça s’entend dès les premières secondes du titre éponyme. Une longue fresque épique de plus de 9 minutes. Mélange de doom cosmique et de stoner vraiment fuzzy. Captain Ulven, chanteur, peut aisément concourir pour la meilleure imitation d’Ozzy Osbourne, il terminerait dans le peloton de tête sans hésiter. Si les influences sont évidentes, Kal El n’est pas un simple copycat, que du contraire. Ils ont bien étudiés les leçons prodiguées par leurs maîtres spirituels pour sortir une bonne copie reprenant les concepts de base tout en ajoutant leurs ingrédients personnels.

 

« Mothership »,ou « Luna », montrent tout le talent qu’à Kal El à pondre des riffs impressionnants de justesse et d’efficacité. On sent que ça coule dans leurs veines, que ce n’est pas surjoué, mais simplement naturel. Je me suis supris très régulièrement à taper du pied ou à headbanger nonchalamment lors de la succession des rythmiques répétées inlassablement.

 

Le highlight de cet album est sans aucun doute, le plus long titre de l’album, « Starlight Shade ». Son introduction à la basse est au fur et à mesure accompagnée de guitare wha wha ( réglage réverb au max). On se laisse emporter pendant plus de 5 minutes avant que tout les instruments ne se mettent vraiment en route dans une cacophonie trippante et hallucinée.

 

Pour conclure l’album, Kal-El s’attaque au mythe Kyuss en reprenant « Green Machine ». Si la majorité des reprises ont souvent un intérêt limité, les groupes se contentant de reprendre, pour la plupart du temps, la chanson originale note à note, il en est ici pas question. Kal El réinterprète Green Machine à leur image, plus lente, plus lourde, limite méconnaissable par moment. Une bonne manière de clôturer cet album.

 

Si vous aimez des groupes comme Black Sabbath, Starchild, Sheavy voir même les vieux Monster Magnet, n’hésitez pas à vous procurer cet Astrodoomeda qui comblera en même temps votre faim de musique grasse et lourde, et votre passion pour la science fiction. C’est ça le double effet Kal El.

Doomyan

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