Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:33
ALIEN SYNDROME- 'Outer'

AVANTGARDE MUSIC/ 2015

 

 

Prenez place à bord du vol spatial dans lequel nous emmène Alien Syndrome 777, combo européen composé de trois membres un italien Alessandro Rossi fondateur du projet, un espagnol : Oscar Martin au chant et puis un français en la personne de Slo de Smohalla que nous avons déjà eu dans nos pages.

Dès le départ, vous vous verrez planer très haut, caressant les constellations.

 

L'intro qu'est le premier morceau met déjà bien l'ambiance interstellaire avec ce côté ultra planant.

C'est « Symmetriads » qui poursuit directement ensuite ave une brutalité féroce. Du blast ultra rapide, des notes bien barrées et une touche indus bien patate guidée par ce clavier bien grinçant.

Les vocaux sont aussi agressifs que dérangés, et les riffs regorgent de brutalité sans merci. On pourra aisément avoir Dodheimsgard en tête ici.

Du break bien trempé nous replonge dans la galaxie et enrichit l'aspect déjà bien original du groupe. Les mélodies sont toujours bien démentes et l'on saura facilement accrocher à la richesse des ambiances énergiques.

 

C'est une véritable pluie de météorites qui s'abat sur nous dès le début de « The bleeding anthill of the universe» avant d'entamer sur un côté plus mélancolique conservant néanmoins la brutalité déjà déchaînée du titre prédédent. Le chant gutturalise toujours autant mais il ose venir se poser en voix claire bien effectuée avec ces tons qui rappellent ceux de Garm (Ulver,etc...).

Les passages electro apportent une touche presque dansante sur certains moments, et posent un côté assez fou sur les passages brutaux.

 

Un interlude sombre et lugubre, « Intermission », vient alterner avec le brut de décoffrage proposé par Alien Syndrome 777.

« Unearthly reveries unveiled » revient en imposer ensuite avec cet aspect vraiment accrocheur. Le morceau tarte sur tout le long. Les parties rythmiques sont démentielles, les breaks sont bien pensés et varient les degrés de gifle. Le titre en impose tout au long et parvient à conserver une multitude d'idées efficaces comme ce passage psychédéliquement malsain qui précède cette folie meurtrière et explosive.

 

La suite et fin de l'album sont font sur des ambiances je dirais plus abordables pour toute personne non habituée au style. Le riff qui revient dans « To balance and last » s'avère accrocheur et efficace, les claviers sont toujours présents cette fois ci avec une touche plus apaisée, plus en nappes sonores planantes. Un break s'opère dans une ambiance presque coldwave et injecte toujours plus de facettes dans l'art du combo.

 

Et « Black Box » vient clore le voyage sur un ton très ambiant/ noisy sombre et dérangé, hypnotique où les arpèges se répètent et participent à cette montée oppressante.

 

Un album qui vous fera planer par les passages atmosphériques mais aussi un album bien destructeur pour ces côtés bruts, les ambiances sont très riches et raviront tout amateur de black metal original qui se respecte.

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 01:03
ALL WE EXPECTED/RAUM KINGDOM-Split Ep

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

C'est un match Belgique/Irlande que nous allons avoir ici avec d'un côté les belges d'All We Expected et leurs ambiances post rock instrumentales alternant le planant et le lourd, puis de l'autre, les irlandais de Raum Kingdom que nous avions déjà eu l'honneur d'avoir dans nos pages avec leur premier Ep de 2014.

Chaque groupe propose deux longs morceaux pour ce split d'environ 40 minutes.

 

Le coup d'envoi est donc donné par All We Expected sur « We're not born to live like brutes » et ce mix d'un post rock aussi progressif que planant avec ces notes qui transportent délicatement l'auditeur au gré des mélodies cristallines et des rythmes lancinants puis de passages plus lourds et empreints d'énergie. Les passages d'une ambiance à l'autre se font naturellement avec des breaks bien ficelés.

 

« Flood » arrive ensuite et le groove y est dément. La basse se fait bien lourde et mène la cadence avec une emprise certaine sur ce rythme des plus entraînants. L'ambiance est plus lourde que pour le titre précédent, mais l'on conserve néanmoins ces envolées post-rock. Le rythme également varie le toucher, léger sur ces passages groove atmosphériques, puis avec plus de poigne lorsque le ton s'endurcit

 

A l'issue de ces deux titres, on remet la balle au centre et c'est au tour de Raum Kingdom de faire le boulot démarrant sur une rythmique tribale agrémentée de riffs planants dès le démarrage avant qu'une grosse fuzz ne vienne plomber l'ensemble coulant une énorme dalle de béton par ce son éléphantesque avant d'attaquer plus de légèreté sur une ambiance psychédélique et orientale teintée de chant clair, puis l'on revient à ce côté pêchu du début où le chant tend vers le gutturalement torturé.

Un bon trip question/réponse entre ces deux parties fait la force du titre sachant se compléter pleinement. Les mélodies alternent entre passages planant pour accentuer le psychédélisme ambiant, les dissonances ne sont pas en reste sur le retour de l'aspect tribal de la batterie. Il est très facile de se laisser emporter tant par le côté atmosphérique que ce côté brut et poignant telle cette fin excellente.

 

« Lost In The Hunt » respecte le trip du morceau précédent mais ici vocalement, par exemple, les deux chants font leur office en même temps au plus grand plaisir de l'auditeur. L'alliance se fait sans accroc et s'avère très efficace.

Alors que musicalement, le ton est à la lourde hypnose, les chants eux déclament de part et d'autre. Un break long et lancinant où n'apparaît que le chant clair pourra rappeler Bokor avec ces douces notes, cette basse bien gonflée et cette rythmique down tempo. Le chant agressif se réaffirme ensuite, puis l'on revient au principe question/réponse entre les deux différentes parties, toujours dans le plus naturel possible.

 

Un très beau match, une très bonne collaboration offerte par chacun des groupes. Le split saura se faire apprécier non seulement pour les plus ouverts d'esprits, mais également chaque auditeur sachant apprécier autant le béton armé qu'un doux nuage de mousse.

Du beau spectacle !

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 23:23
ROADKILL XIII- Triskaidekaphobia

REBIRTH THE METAL PRODUCTIONS/ SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

 

Encore une découverte reçue par Satanath Records qui au gré d'une collaboration nous présente cet album de Roadkill XIII.

Le combo nous vient d' Allemagne et s'est formé en 2002 et c'est ici le second album q u'ils nous proposent, et l'ambiance proposée mixe un death bien thrash , comme à l'époque où les teutons perçaient) avec une touche également groove metal.

 

Ce sont huit titres bien corrosifs qui nous sont proposés, des titres qui vous pousseront au headbang et au moshpit.

Prenons une bonne dose de tarte dès l'ouverture sur « Hunt and Kill » avec ce début bien 90s et saccadé puis cette suite qui déroule bien énergiquement. Deux chants crachent leur venin, tous deux dans un ton éraillé et l'on pourra penser à ce niveau par moment à Crack Up autre combo germain, ou encore à Martin Shirenc de Pungent Stench (entre autres).

De la double pédale qui tartine et du riff qui flaire bon l'époque, l'énergie est dans la place.

 

On apprécie la bonne formule de « No Salvation » également qui partira en croisade contre le down tempo par le biais de rythmiques et de riffs incisifs et bien couillus ou encore l'excellente touche thrash guerrière d'un titre comme « Quintessence Of Fire » avec cette rythmique digne d'une marche au combat qui ne sera pas sans déplaire aux amateurs de Bolt Thrower par exemple toujours alternant sur cet esprit thrash des familles qui ici ne sera pas sans rappeler Kreator.

 

« Downfall » aussi met la gomme et la raclée avec ce riff méchamment accrocheur. Je mettrais ma bière à bouillir que vous n'headbanguiez pas au gré des riffs old school et de cette puissance ambiante ainsi que sur l'eightisante « Purblind Gods ».

 

Un titre se démarque des autres : « Exitus Letalis Yersinia Pestis » de par cette atmosphère beaucoup plus glaciale et black metal. Nous avons ici le titre le plus long, non dépourvu de variations avec toujours cette bonne sueur thrashouilleuse, des roulements de caisse claire, des passages de grattes alternant le lourd et le dynamique et ce chant arraché.

 

C'est un album qui donnera bien du plaisir aux nostalgiques de vestes à patches, de bonnes bières tièdes et de moshpits à l'ancienne, avec de bons riffs, de la bonne ambiance générale qui laissera des thrashes sur les murs !

 

https://www.facebook.com/Roadkill13

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 16:06
CRYOSTASIUM- 'S/T'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Si votre intention première était de venir vous poser tranquillement pour cueillir des fleurs, bercés par de douces mélodies féeriques, vous feriez mieux de rebrousser chemin sur le champ. Car Cryostasium, autre envoyé américain de l'écurie Satanath Records ne pourra correspondre qu' à votre pire cauchemar.

 

Avec ce nom qui sonne presque comme celui d'un médicament, Cryostasium est la pilule qui vous laissera un goût amer et vitriolé.

L'ambiance est malsaine au maximum, le côté raw est bien d'aplomb avec ce mix de black metal bien underground et un côté harsh noise qui crache et vomit tout au long de la galette des distortions maladives.

Nous errons dans un paysage post apocalyptique. Des débris de chair par ici et par là laissés par les riffs ultra tranchants des guitares et la rythmique quant à elle se font dans la masse noisy et nauséeuse comme sur la très hargneuse « Evict ».

 

On pourra penser à une version de Zyklon-B beaucoup plus harsh sur « Caregiver Caretaker » et sa rythmique aussi démente qu'ultra brutale. Les vocaux oscillent entre très stridents et plus invocatoires avec toujours ces distorsions poussées à l'extrême.

 

L'atmosphère est glaciale et dérangée tout au long de l'acte, et la torture s'avère hypnotique comme par exemple sur « Datura ».

Elle tourne à l'étrange, à l'inquiétant sur « Fixations » avec cet aspect presque fantomatique et planant (autant qu'un gros bad trip sous LSD), le genre de titres qui devrait servir de berceuse au doux bambin de Braindead.

 

« To Stay Alive » plante le décor avec cette ambiance de guerre nucléaire où l'on retrouve toujours autant de dissonances, une basse bien présente, des vocaux oppressants puis les grattes qui sonnent l'alerte rouge.

 

Cryostasium transperce votre cerveau, et la trépanation se fait violente également sur « Tainted and Sedate » qui laisse tout auditeur ayant osé s'aventurer ici, haché menu aprés avoir été dévoré de l'intérieur.

 

Le combo s'attaque même à une reprise des cultes VON avec « Satanic Blood » pour clore cette sentence destructrice pour tout être humain.

 

Cryostasium ne laissera pas indifférent et n'est pas fait pour être accrocheur. Ils parviennent à offrir le trip le plus malsain et agressif avec ce mix de black et de noise, l'état d'esprit le plus dérangé qui ravira les plus psychopathes de nos lecteurs.

 

https://www.facebook.com/Cryostasium-203631363060657

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 19:07
NEX- 'Totalitarian Leader'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

 

C'est en Pologne que se poursuit l'aventure avec ce premier Ep de Nex aux trois titres bien bruts de décoffrage d'un death metal comme on sait si bien le proposer dans les pays de l' Est.

 

Formé en 2013, le groupe a déjà su se forger une expérience par le biais de lives, avec notamment des planches communes avec des groupes comme Trauma, Sphere ou encore Obituary.

Une intro cyber et inquiétante entame les hostilités avant qu'un death obscur ne prenne le dessus sur « Nex ». Brutal dès le départ, il alterne sur des breaks mélodiques, mélodies qui savent se répandre sur la suite du morceau. Des cassures de rythme, un jeu question/réponse entre les grattes et la double qui suit à la note près par saccades puis une voix death bien grave, le death des polonais se veut varié et progressif.

 

S'en suit « Ten Tables Of Faith » et cette atmosphère qui ne sera pas sans rappeler des combos comme Hate . Du blast bien brutal et des riffs sortis tout droit des enfers, puis les vociférations blasphématoires font de ce titre une véritable épreuve pour les non habitués. La double pédale mitraille quand il le faut, les riffs sont lourds ou incisifs selon les passages qui varient avec brio.

 

La conclusion se fait avec « Slaves In The Name Of The Law » qui démarre sur une touche entraînante et mélodique montant en puissance sur des riffs en vague et des blast beats avant que n'arrive un passage beaucoup plus lourd. Le titre écrase autant qu'il retient l'attention par des idées de riffs efficaces. Les mélodies infernales relatent bien l'ambiance que l'on retrouve dans la scène polonaise. Sombre et brutal.

 

La Pologne nous envoie donc encore du lourd ici avec Nex, les amateurs de death metal aux parties progressivement brutales et obscures apprécieront ce nouveau représentant.

 

https://www.facebook.com/nexpoland/

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 15:56
THE WIMPS- "Angel's Trumpet"

AUTOPRODUCTION/2015

 

 

Nous avions déjà eus The Wimps dans nos pages il y a quelques années par le biais de leur tout premier album « Rock'n'Roll Trinity » où le ton était au hard rock'n'roll bien graisseux qui humait le Jack Daniel's à plein nez.

Les revoici donc quelques années plus tard. Le quatuor est devenu un trio et nous constaterons une évolution dans le style. Certes l'odeur de Jack est toujours bien présent mais à ce fumet s'ajoute une odeur d'herbe magique qui vient embrumer l'ambiance, l'alourdir dans un esprit qui tend plus vers Orange Goblin ou Black Sabbath que celui des Guns'n'Roses.

 

Après, notez que l'esprit de l'album précédent n'est pas totalement révolu si l'on prend par exemple un titre comme « Stiff Whisky » avec ce côté très dansant, sudiste et bluesy. On saura apprécier le son de la gratte et de la basse :bien lourd et avec un groove des plus entraînants. Les trois quart du titre se font dans ce trip avant de partir sur une partie presque stoner jam aux riffs répétitifs et entêtants.

 

Le trio pond du riff qui forcera l'auditeur à entrer dans la danse et qui se greffe automatiquement au cerveau comme sur « Old School Outlaw ». C'est bien gras, bien fumant et l'on pourrait penser aux hongrois de Stereochrist avec ce côté bluesy/boogie bien marqué. Le travail vocal colle bien aux instrus : chant bien rauque qui a du voir sur ses cordes coulez de bonnes rasades du précieux nectar cher au père Lemmy.

 

On saura apprécier également les parties breaks instrus qui s'imposent pour faire planer l'auditeur qui tombera aisément dans le piège du air guitar, le genre de break qui rappellent un peu l'esprit 'jam', là où l'on se rend compte que les parties avec chant ont autant d'impact que les parties sans.

 

Le début de « Parabellum » avec son gros son de basse bien fuzz fait bien planer avant que l'on parte sur un côté beaucoup plus rock qui sent le pneu d'Harley tout chaud. Vocalement, on passe du burné aux plus hard rock (quand nous évoquions le côté hard rock du précédent album, on retrouve les petits restes Axl Rosiens sur le couplet). Et que dire de ce break bien seventies où bercé par la basse le soli de gratte se retrouve à faire son office telle une grosse montée de THC qui noie les neurones qui baignaient déjà dans le whisky.

 

« The White Shaman » est également efficace pour faire planer l'auditeur avec ce début très désert rock/sudiste où les vapeurs de fumée s'envolent pour dessiner les formes décidées par l'esprit non sobre de l'auditeur bien atteint. Je vois déjà les plus pointilleux sur la technique venir dire que le groupe ne révolutionne pas forcément par l'originalité, certes mais ils savent maîtriser l'art de balancer des morceaux couillus et bien ficelés au point d'en garder les mélodies, les lignes de chant en tête un bon moment. Et rythmiquement on se laisse conduire aisément au gré des titres.

 

On ne pourra qu'être séduit également par « Country Bumpkins (are nice guys) » et son groove diabolique. Entraînant, carré, costaud la potion se boira sans grimace et vous fera flotter bien haut.

 

Un très bon deuxième album, une bonne marque de maturité acquise. Alternant entre esprit bluesy enfumé et parties plus lourdes et bien stoner/rock, l'album renferme de très bonnes choses qui restent dans le crâne. Du bon boulot !

 

https://www.facebook.com/TheWimps

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 23:17
BLEEDING EYES- 'Gammy'

GO DOWN RECORDS/ 2014

 

 

Bleeding Eyes commencent à faire partie des habitués de nos pages et c'est toujours un plaisir de suivre l'évolution de ce combo italien qui officie toujours dans un Sludge bien fumant.

C'est encore un album qui suit « A Trip To The Closed Universe » que nous avions découvert il y a quelques années et l'ambiance allie toujours le planant et le burné.

 

Introduit par « La Chiave » le ton est avéré sur le côté desertico-marijuanesque.

La horde de mammouths est lâchée sur « Amaro Tez (O.O.D. » avec ce tempo lent, ce son lourd et le chant qui déclame en italien. L'am pesante vous enfoui dans un trip qui vous greffe des enclumes sur le dos. Le groove, le solo de guitare, le chant couillu, les dissonances, les sonorités planantes, tout y est !

 

« Kevin Space » fait planer à foison également avec de bonnes variations de chant, un côté Orange Goblin dans les riffs et des breaks excellents. Le psychédélisme regorge de ce morceau avec ce solo qui fera voyager les esprits les moins sobres.

 

« A Fistful Of Dynamite » démarre avec ces notes de banjo et l'ambiance très redneck qui hume le whisky. Le chant prend une tournure claire et plus rock. Le titre est vraiment excellent, planant, accrocheur et plus abordable pour les non habitués du genre. Avec ce refrain qui est tout simplement énorme. Un break intervient et vous emmène loin, très loin avec le retour à cette mélodie de gratte qui s'ancre dans l'esprit.

 

« Lacrime Fiume Sangue Dolore » vient ensuite reposer les esprits avec ce côté aussi intriguant qu'oppressant. Le tempo est lent, le morceau est progressif démarrant posément avec cette voix plus lugubre et ce doom qui prend plus d'ampleur en conservant l'aspect trippant renforcé par les sonorités electro-spatiales.

 

'Full Fledged » est proposé sur ce ton bien southern rock metal avec du riff bien agencé, un bon trip de gratte que n'auraient pas renié Lynyrd Skynyrd ou encore Corrosion Of Conformity. Un très bon interlude instrumental qui vient injecter un peu d'émotion emplie de tranquillité dans l'album.

 

« Ama-Rosa » ,elle, fait guise de ballade bien posée et pleinement psyché avec du très bon riff et ces sonorités très seventies. Le chant alterne entre nappes atmosphériques et chant plus couillu. L'ambiance est aussi émotive qu'enfumée.

 

« Keep Calm And Fail » propose un aspect rock/sludge décalé et plutôt dansant avec touours cette lourdeur bien béton.

 

Nous avons « Gammy » qui vient clore cet album massif, avec sa rythmique lestée par quintaux venant ensuite accélérer le pas avant de vous plonger dans une tornade psychédélique où plane la fuzz et où le décor s'effondre sur vous, vous écrasant sur place.

 

Encore une bonne galette de la part de Bleeding Eyes qui ont su prendre de la bouteille, déversant le Jack Daniel's sur tous les morceaux. Poussiéreux et désertique, ils arrivent à nouveau par le biais de leur sludge burné ! Bravo !

 

https://www.facebook.com/BleedingEyes777

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 22:54
ZARDENS- " Blackness Unfolds"

SATANATH RECORDS/ 2015

 

 

Satanath Records nous envoie un nouveau guerrier de sa troupe avec le groupe belge Zardens. Les amateurs de black/thrash/death seront ravis par les ambiances proposées aux cours des dix titres de cet album bien martial.

On pensera aux australiens de Deströyer 666 dès « The Berserker » avec ces gros riffs bien thrash aux mélodies belliqueuses, ces rythmes martiaux et cette voix bien black/death. L'ambiance est au combat dans les variations bien épiques et ces riffs destructeurs.

 

L'écrasement de vos vertèbres se poursuit sur la très headbanguesque « Reborn ». Les passages varient entre blasts puissants, double pédale qui déroule, riffs bien assassins et sombres et voix bien haineuse. De bons breaks viennent poser un groove entraînant.

 

L'intro d' « Afterlife » va plaire aux adorateurs de la scène black death mélodique des 90's (Swordmaster, Dissection, Sacramentum...) avec ces notes très accrocheuses. Du bon gros solo efficace vient agrémenter la sauce qui prend bien !

 

Et l'album poursuit sur cette note toujours aussi entraînante. Chaque instrument a sa place et l'on saluera notamment l'excellent break de basse sur « Slave ToThe Moon ».

Le but du groupe est clairement de graver ses méfaits dans votre crâne tant les mélodies sont entêtantes

 

« Empty Skies » change sensiblement de ton, moins brut que ses prédécesseurs, plutôt mid tempo, presque sur le temps d'une valse diabolique qui revient ensuite sur une ambiance plus chevaleresque et agressive avec ces solis qui vous trouent la peau.

 

Une grosse nostalgie des 90's vous prendra également sur « Lifeblood » et « Day Of Doom » avec là du bon vieux nectar tel qu'on nous le servait à l'époque. Les plus de 20/25 ans seront ravis et s'y briseront les cervicales.

 

L'intro d' « Among The Dead » est démentielle et prépare le soldat avant la boucherie qui l'attend. C'est riche en variations toutes aussi prenantes les unes que les autres . La patate générale et ces soli en guise de scies circulaires découpent parfaitement le morceau et se font majestueusement plaisants à écouter.

 

« Sadness » termine et la mélancolie se dégage naturellement de ce morceau instrumental, de cet outro qui se pose tel un requiem pour ceux tombés au cours de ce combat.

 

Un second album accrocheur et agressif qu'apprécieront les nostalgiques de la scène black death mélodique des 90's. Un savant mélange de puissance et de mélodie qui s'avère des plus efficaces.

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 23:37
ONE LAST SHOT- "First Gear"

JUST FOR FUN RECORDS/ 2014

 

 

Pour la chronique suivante, messieurs, dames, il est vivement conseillé de sortir de sa poussière votre meilleure bouteille de Jack car c'est un Metal très Rock'n'roll des plus explosifs que proposent les parisiens de One Last Shot.

 

Une grosse dose d'énergie positive s'injecte dans vos oreilles avec au gré des titres un batteur qui s'en donne à cœur joie n'hésitant pas à y aller de sa double.

On appréciera pleinement « G.A.S. » avec les grattes lourdes puis ces soli excellents. L'ensemble détonne au point que l'on pourra penser à une version rock'nroll de Testament. La voix pulse à mort également, dynamisant encore un peu plus pour augmenter l'impact.

 

Du lourd également sur « Headbangers » qui possède ce genre d'excellents refrains de ralliement très sing a longuesques. L'accroche est toujours à l'affût avec du riff qui reste en tête et l'on saluera même ce début qui pourra rappeler Gojira. On s'échappe ensuite sur du riff et du rythme épique, puis ces vocaux qui sentent toujours le whisky. Des riffs lourds et saccadés suivent le rythme qui alterne.

 

« Brawler » avait déjà embaumé la pièce de ce précieux nectar, au travers de son ambiance rock'n'roll diaboliquement rythmé. Le genre de titre qui doit dépoter sévère en concert. Les refrains chantés rassemblent tout public ayant un esprit un minimum 'n'roll. Le titre est dansant et il dégage une très bonne humeur.

 

« Skateboard Song » doit également avoir son quota d'efficacité sur les planches (facile celle là!) alternant parties énergiques à un break plus massif et saccadé. Un côté un peu Helltrain pour ce death'n'roll très roll. La guitare n'est pas en reste rythmiquement ainsi qu'en matière de soli.

 

C'est une énorme coupe de punch que vous vous prenez dans la face avec « Prophesick » avec du dynamisme jusqu'à ras bord. L'ambiance est bien thrash et ce refrain, quant à lui, pourrait rappeler Biohazard. Encore un titre bien fort pour l'occasion.

 

Vous danserez, headbanguerez et trinquerez sur les hymnes de ce « First Gear » et le groupe ne vous lâchera pas avant un dernier verre. Les amateurs de Volbeat (old), Testament, et de Metal qui groove à gogo seront plusque satisfaits à l'écoute de cette galette pleine de promesse.

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 23:30
HORSEHUNTER- "Caged In Flesh"

MAGNETIC EYE RECORDS/ 2015

 

 

Eloignons nous cette fois vers l'Australie, pays riche en domaine de metal et plongeons nous dans le Doom Sludge de Horsehunter.

 

La grosse rythmique groovy lancinante et l' « infra » son massif des grattes et de la basse feront vibrer vos murs, vos vitres et votre corps innocent dès l'annonce, l'entame, de « Stoned To Death », de cette intro pachydermique avant de partir sur un trip Sabbathien des familles. La voix bien couillue ravira les amateurs du sieur Matt Pike ou encore de Big Business.

Le morceau est aussi brut qu'enfumé, les riffs sont simplistes mais accrocheurs et le break final pose sa touche 70's bien dansante, boogie, et ici les australiens vous font headbanguer et sautiller.

Les parties solistes sont enivrantes et la basse mène également la barque avec brio pour l'aspect planant du final, véritable trip sous effet de plantes magiques australiennes.

 

La promenade se poursuit et démarre dans un esprit toujours fidèle aux influences de la bande d'Ozzy encore sur « Caged In Flesh », le groupe est monstrueux. Vocalement on peut penser à ce bon vieux Pixo de Carcharodon qui taperait le bœuf avec un combo groovy doom/sludge.

Progressivement, le tempo s'alourdit, les dissonances s'entremêlent, et la chaleur sous laquelle ils nous emmènent se fait étouffante. Et ça tape, vous assomme et vous laisse impuissant.

Le chant vocifère, maladif et rageur alors que les larsens vous percent les tympans. On revient ensuite sur une partie plus rythmée avec les riffs répétitifs, les breaks bien imposants en gras, pour alourdir la sentence.

 

« Nightfall » se fait lente et posée, avec une touche mélancolique berçant l'auditeur, un peu à la manière d' Earth, avec cette touche très 'désertique '.

 

Suite à cet interlude, « Witchcraft » vient lester à nouveau l'énergie avec une rythmique qui, lourdement, vous fait valser, des riffs vaillamment ficelés, des breaks maîtrisés avec notamment cette excellente partie batterie/chant posant encore plus d'animosité à l'impact imposé. Les structures sont intéressantes dans leurs variations, alliant allure de valse à d'autres beaucoup plus lentes, progressives, presque post rock. L'effort est bien posé sur le travail des ambiances qui correspondent au style propre d' Horsehunter.

 

De la maîtrise, Messieurs/dames, qui nous arrive d'Australie.

Une maîtrise qui capte et conserve l'attention, qui offre un voyage psychédélique, une vraie tornade musicale qui vous emmènera bien loin.

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article