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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 18:35
GRAVESTONE-'Proud To Be Dead'

SLIPTRICK RECORDS/ 2017

 

 

Gravestone est un groupe de Death Metal italien initialement crée en 1992 connu notamment pour avoir fait un seul et unique EP en 1994 appelé "Symphony of Pain". C'est donc avec cet EP "Proud to be Death" chez Sliptrick Records que le groupe sonne son retour au studio d'enregistrement. Cet EP comporte 5 titres pour un scud d'une durée de 30min alliant leur Death traditionnel à leurs goûts en matière horrifique et au clavier/synthétiseur, qui apporte cette touche progressive à leurs morceaux.

 

Lors de l'écoute de l'EP, on constate que le groupe jouit d'une maitrise dans la composition de ces morceaux, les gars n'ont pas peur d'inclure moult rythmes plus ou moins énergiques qui allient parfaitement les cordes à la batterie, et emploie le clavier dans les moments plus calmes et mélodiques, faisant souvent interlude entre deux passages assez violent. Par ailleurs, le groupe n'hésite pas à nous montrer pas mal de ses influences et n'hésite pas à piocher chez le mélodique, le Heavy, des musiques totalement inspirées des films de Dario Argento, et le plus flagrant est qu'il possède cette touche scandinave laissée sur le Death Metal dans les 90s. Mélangez tout cela avec une jauge calculée au millimètre prêt et vous obtenez une spécificité de Gravestone. Le vocaliste se permet aussi d'user plusieurs manière de chanter, passant d'un guttural Death à un guttural Black comme pour le 3ème morceau "Eyes Withouth A Sight", mais le tout de manière ajustée de façon à ce que ça ne sonne pas anodin.

 

Dans l'écriture des paroles, on retrouve l'inspiration à la matière horrifique italienne dont à donné le cinéma italien et le Giallo (Fierté nationale chez les rital), la littérature de Lovecraft, son cycle du rêve et le mythe de Cthulhu, la religion et ses dérives afin d'atteindre la divinité... En somme, l'horreur et tout ce qui en découle.

 

Cet EP signe donc le retour de Gravestone, un groupe qui avait d'abord disparu en 1995 suite au départ d'un membre mais qui a su renaïtre de ses cendres en 2013. Il nous livre un EP prometteur qui, même si loin d'être novateur ou avant-gardiste, maitrise un panel de sonorité maitrisé et une efficacité à n'en pas douter qui peuvent rappeller Fleshgod Apocalypse ou encore Death pour citer de grands noms. Un groupe qui plaira sans l'ombre d'un doute aux amoureux de Death Metal, qu'ils soient plus old-school ou moderne.

 

https://www.facebook.com/Gravestoneofficial

 

Skarjay Nygma

 

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 18:21
UNCOMMON EVOLUTION-'Junkyard Jesus'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Formé en 2013, Uncommon Evolution nous vient de Flathead Valley dans le Montana. « Junkyard Jesus » est leur second ep. Produit par «  Machine » le célèbre producteur américain qui est derrière le son de Pitchshifter, Lamb of God, Everytime I die, et surtout de Clutch.

 

Et à l’écoute des premières secondes du titre éponyme qui ouvre ce 4 titres, on comprend aisément le choix d’Uncommon Evolution d’avoir choisi Machine derrière les manettes tant Clutch saute au visage comme influence évidente. Les riffs incisifs, la batterie claquante, la basse profonde et la voix rocailleuse, le tout dans une vibe 70’s. Après 3 minutes de martelage, le tempo se ralenti, pour laisser exploser une succession de break groovy. Avant de repartir pour la dernière minute dans une cacophonie maîtrisée.

 

« Higly modified son of a bitch », tend plus vers un doom psyché, encore une fois assez proche de Clutch, tant par le mimétisme de certains gimmicks que par la qualité. Ce qui est une très bonne chose.

 

« Feather Short of flight »avec ses riffs sabbathiens et sa rythmique assez punky. C’est efficace. On n’en demande pas plus.

 

Pour conclure, « King of the heep », à mon sens, le titre le plus intéressant de cet ep. U.E s’éloigne de ses influences premières pour offrir un titre plus personnel. La structure sort des sentiers battus, on n’a pas vraiment de repère. La batterie est soutenue, la voix impressionnante. Et cette fin… incroyablement lourde, vous finira comme si vous aviez reçu un uppercut .Vous laissant gisant sur le sol.

 

Il ne reste maintenant plus qu’à conclure en sortant un album digne de ce nom. Car, il n’y a pas à dire, 4 titres, c’est vraiment trop court.

https://www.facebook.com/uncommonevolution/

 

Doomyan

 

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 17:21
BURTUL-'Bottom Astral'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Et revoici Satanath Records qui nous envoie un groupe bien gras de leur chère Russie : Burtul.

Ambiance brutale et bien trempée, c'est avec cet album sorti en 2014 baptisé « Bottom Astral » que la distribution de claques en provenance de l'Est se fera.

 

Aucun chichi, de la brutalité à l'état pur : celle qui tâche et qui dégouline encore après impact.

 

Son bien underground avec tout ce charme de l'Est, des blasts qui tabassent, du son de grattes ultra béton et une voix gutturale des abysses.

 

Prenons pour exemple dans un premier temps ce morceau au titre évocateur « The Brutal » démarrant avec lourdeur puis des breaks assez barrés, un peu dans un trip à la Pungent Stench, avant de dérouler une formule qui hume bon l'old school : un départ down tempo ouvrant sur beaucoup plus d 'énergie et du blast à n'en plus pouvoir.

 

« Blasphemer » fait également bien plaisir à l'écoute avec cette basse en avant qui impose encore plus de burnes à cette formule déjà bien grasse. Les grattes sont tranchantes et l'on appréciera également les variations de passages énergiques et ceux plus groovy.

 

Dans la catégorie 'sans répit', je demande « Rape » et cette ambiance qui ne sera pas sans déplaire aux fans de Cannibal Corpse. Le batteur s'en donne à cœur joie sur la double et les blasts dès le départ puis alterne avec des coupures digne d'un puissant Panzer.

L'énergie explose dans ce titre et éclabousse à coup de napalm. Le genre de titres qui doit imposer plusieurs séjours à l'hosto pour ceux qui osent pogoter sur ces douces mélopées.

 

Brutal, le death metal proposé par ces russes sent bon l'Est. C'est du lourd, du bien corsé et les adorateurs de la scène accrocheront pour sûr, les autres, eux, resteront sur le carreau avec tout au moins quelques contusions.

Hugh Grunt

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 18:59
MOULDERED-'Chronology Of A Rotten Mind'

SATANATH RECORDS/MORE HATE PRODUCTIONS/ BUTCHER ENTERTAINMENT 2017

 

 

Nous ne présentons plus le label russe Satanath Records, véritable habitué de nos pages, qui fera de chaque auditeur un véritable globe trotter de l'underground. La production sur laquelle nous nous attarderons aujourd'hui a vu le jour en collaboration avec More Hate Productions et Butcher Entertainment.

 

Nous nous rendons en Amérique du Sud et plus particulièrement en Colombie, accueillis brutalement par Mouldered.

Déjà, dans un premier temps, la pochette attirera l'oeil des afficionados du death metal old school. Effectivement, quelque chose n'est pas sans rappeler la pochette du très culte « Scream Bloody Gore » de Death. Le style proposé, quant à lui, brutalisera l'audience sans répit.

 

La puissante volée viendra vous coller au mur par le biais de riffs dégoulinants, de blasts frénétiques et de grognements affamés à l'odeur de chair fraîche qui se profile.

 

« Mind Control » marie un groove dès son départ empli de lourdeur et alterne sur des breaks où assomment les blasts.

On retrouve également du solo de gratte à l'ancienne puis des variations de passages sacrément bonnes.

 

On retrouve une touche américaine dans les titres proposés avec cette petite ambiance à la Suffocation par exemple.

 

On se prend un impact important également sur « Genocide » avec toujours cette alternance entre passage massif et parties plus rentre dedans et brutales. La basse, bien en avant, ne sera pas sans rappeler Mr Di Giorgio. Le chant, lui, s'avère répugnant et putride et il est accompagné ici et là de choeurs plus criards.

 

Mouldered tape sec également avec un titre comme « Succubus » où tous les éléments du brutal death old school sont rassemblés pour vous faire passer un instant des plus douloureux, notamment au niveau cervical.

 

Mouldered propose donc sa sentence en huit morceaux pour vingt cinq minutes de molestation, allant droit au but, sans détour pour quelconque émotion sinon le désir de vous faire passer un cruel (plus d'un) quart d'heure (sud) américain.

Les vieux briscards apprécieront pour sûr.

 

 

https://www.facebook.com/MoulderedOfficial

Hugh Grunt

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:20
LUCIFER'S FALL- 'II: Cursed and Damned'

NINE RECORDS/ 2016

 

 

Lucifer’s Fall est un groupe de « Raw Traditionnal Doom » qui nous vient d’Australie. « Cursed and Damned » est leur second album.

 

C’est toujours difficile de chroniquer des albums de Trad Doom, du moins pour moi, car je ne suis pas le plus expert dans ce domaine, et de ce fait, je me retrouve toujours avec l’impression d’entendre et de réentendre le même album. Comme tout bon groupe de Trad qui se respecte, les influences de Pentagram, Saint Vitus, Reverend Bizarre, Solitude Aeturnus ( et tant d’autres ) sont perceptibles des les premières notes.

 

Lent, lourd, accompagné de passages tantôt plus rapides, tantôt geignards, les 9 titres de cet album sont prévisibles bien que correctement exécutés. La production assez vintage, colle bien au style défendu par les adélaidiens. Ce son caractéristique nous donne cette impression de se retrouver dans le milieu des années 80, en pleine émergence de la NWOBHM.

 

Ce « Cursed and Damned » n’est pas un mauvais album, loin de là, et je suis persuadé qu’il trouvera une place de choix dans chaque discothèque des fans du genre. Fans qui ont tendance à aimer les groupes qui sont figés dans le temps et qui s’aventurent rarement en terrain inconnus.

 

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire, si vous êtes fan du genre.

 

Doomyan

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:07
MOTHERSLOTH-'Moon Omen'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Alors, mettons les choses au point directement. Si vous vous attendiez à une site logique de « Moribund Star », le premier album des madrilènes sorti en 2015, vous faites fausse route. L'évolution qu'à pris Mothersloth peut être assez déroutant pour les auditeurs de la première heure.

 

Si j'avoue encore à l'heure actuelle préférer « Moribund Star », album qui m'a fait saigner les cages à miel un certain nombre de fois, il faut admettre que ce « Moon Omen » a des qualités indéniables.

 

Là où « Moribund Star » évoluait dans un style assez convenu, cette nouvelle galette est plus personnelle, originale, nettement plus expérimental, le tout en gardant ce côté lourd et puissant qui caractérise leur Doom Sludgisant.

 

Le moins que l'on puisse dire c'est que les ibériques ne sont pas avars en riffs surprenant, il suffit d'écouter l'excellent titre éponyme pour s'en rendre compte. Les riffs pachydermiques côtoient des passages plus atmosphérique. Passages qui ne sont pas, ne me demandez pas pourquoi, sans me rappeler Anathema.

 

Le travail sur les voix est très intéressant. Tantôt chuchotées, tantôt « grunge » ( on n'est pas trop loin d'un Alice in Chains par moment ), supportent idéalement le déferlement sonore qui se trame au long des 6 titres.

 

La production quant à elle, est à l'image du reste, parfaitement dosée entre la puissance et la subtilité. J'aime vraiment le son de la basse distordue, et de l'espace sonore qu'occupe la batterie. Très bon travail.

 

Au final, ce « Moon Omen » est un bon album, et je pense que si je n'avais pas connu le groupe avant, je l'aurais encore plus apprécié que ce que je l'apprécie actuellement. C'est un album qui a besoin d'énormément d'écoutes pour délivrer tout son potentiel. Et je suis persuadé que mon avis va évoluer favorablement dans les prochains mois.

 

Bref, si vous êtes en recherche de nouvelles sonorités sludge/doom, n'hésitez pas à donner une chance à cet album, car il le mérite bien.

Doomyan

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 15:47
FVNERAL FVKK-'The Lecherous Liturgies'

SOLITUDE PRODUCTIONS/ 2017

 

 

Lors de la promotion faite à ce premier ep des allemands de Fvneral Fvkk, j’avoue ne pas m’y être attardé outre mesure, pensant avoir à faire à un groupe True Black Metal, ou Death Metal. Funeral Fuck étant un titre d’Exhumed, préférant les originaux aux clones, j’ai zappé sans même avoir écouté une seule note.

 

C’est donc, une énorme surprise, lorsqu’à la réception de ce premier effort, la biographie m’indique que FF, je cite « combine (musicalement) la beauté pastorale et la solennité d'une cathédrale avec l'infidélité et la bassesse d'une prostituée de cimetière (sémantiquement), avec des paroles qui traitent exclusivement de la débauche du clergé et / ou de nécrophilie au nom de Dieu ". Me voilà nettement plus avancé.

 

J’y apprends également que Fvneral Fvkk, est un projet parallèle des membres d’Ophis ( excellent groupe Doom Death hautement recommandable ) , du groupe culte allemand de black metal dépressif, Fäulnis, et de Crimson Swan. C’est début 2015 que ce beau monde décide de s’unir pour redonner à l’Epic Doom Metal ses lettres de noblesse.

 

Si le concept anticlérical peut s’avérer intéressant, encore faut il que ce soit bien fait. Et force est d’admettre que la lecture des paroles confirme que les gaziers ont décidé de ne pas tomber dans la facilité. En effet, celles ci sont matures, et poétiques et, au final, très peu vulgaires.

 

Musicalement parlant, c’est une excellente surprise. Tant les trois titres de cet ep sont proches de la perfection. Le tempo est lent et épique. Les guitares, tantôt harmoniques, tantôt heavy ( avec des réminiscences du sieur Iommi ) distillent des riffs accrocheurs et efficaces. Les voix sont harmonieuses, profondes, mélodiques, presque solennelles.

 

C’est donc trois titres solides et incroyablement réussis qui nous sont proposés sur ce premier effort. Si le concept peut en refroidir quelques uns, passez outre de votre première impression et laissez vous emporter par la magnificence de « The Lecherous Liturgies », vous ne pourrez qu’en ressortir conquis.

Doomyan

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:34
HITWOOD-'As A Season Bloom"

AUTOPRODUCTION/ 2017

 

Hitwood est un projet solo de l'italien Antonio Boccellari crée en 2007, qui a pour but de créer une sonorité unique par le mélange de sonorités Death Metal Mélodique à des sonorités Post-Metal. Dans cet EP gratuit de 23 minutes qu'est "As a Season Bloom", le musicien se donne pour défi d'exprimer, en 4 musiques distinctives, ses émotions sur chaque saison de l'année, et cela en proposant une musique moins tournée Metal qu'à l'accoutumée.
Cette chronique ne s'attardera pas sur l'aspect technique mais plus sur l'interprétation des sentiments, de ce que peuvent transmettre les instruments d'Antonio. Cet EP ne se veut pas une force technique, ni même une prouesse musicale, mais c'est un projet d'abord poétique, personnel, et je vais donc suivre l'artiste là ou il veut nous mener.

 

L'EP commence donc comme l'année, sur le Printemps avec "The Spring Glare When Green Shine The Brightest", morceau de presque 7 minutes avec pas mal de sonorité Post-Rock, traduisant un sentiment de bonheur simple, une complaisance dans une nature renaissante et verdoyante. La fin, plus énergique grâce à un rythme de guitare, renforce l'idée d'une mémoire figée dans le temps, lié à cette saison. Un petit sentiment de mélancolie ou de nostalgie peut se sentir lors de ce passage. C'est une musique plutôt joyeuse, jonchée de nostalgie par-moment: L'idée d'un Printemps comme un renouveau, mais qui pourtant regarde derrière lui afin de pouvoir continuer le prolongement de la vie.

Vient ensuite l'Été pendant 4min30 avec "Memories From a Gentle Summer Evening". Ce morceau possède plus de sonorité Folk, et qui comparé à l'ancien titre qui était principalement en guitare électrique, et un morceau à la guitare accoustique la majeure partie du temps, soutenue par un violon nostalgique. Le titre aiguille bien les sentiments mis en avant dans le titre: des émotions de l'ordre de la mémoire, du souvenir. La lenteur du morceau et les instruments amplifient parfaitement cet aspect mélancolique. La fin du morceau voit la guitare électrique sortir du silence et se lier tout à la fin du morceau par des percussions plus lourdes, mettant ainsi terme à la "remémorisation" du souvenir.

 

Les temps obscurs arrivent, et c'est à l'Automne de tomber dans nos oreilles pendant 4min40 avec "Catch the Autumn Scent", un morceau plus Death Melodic (ndr: un genre qui s'apprête bien à l'Automne au final). Un morceau plutôt lent et une batterie plus présente. Le morceau inspire un Automne venteux et pluvieux, plus sombre que les deux saison précédents (Cpt.Obvious) mais c'est un son plutôt combattif, qui transmet des émotions moins nostalgiques que les deux précédents.

Arrive la fin de l'année et donc l'Hiver pendant 6mins25 avec "Awake by a Winter Blast", un titre qui démarre directement par une musique rapide avec une batterie frénétique, totalement connotée Black Metal. Le son est froid, la guitare électrique est plus rapide et les riffs sont plus courts, qu'on peut aisément comparé à la faible longueur des journées hivernales. Les sentiments sont au final assez sombres, le morceau est même froid, difficile d'y déceler quelque chose hormis une impression de ténèbre constant...


Au final, cet EP d'Hitwood est ce qu'on appelle une oeuvre atypique. La force de la musique ne se traduit pas dans la technicité mais dans la transmission d'émotion et par la manière dont l'artiste y parvient. Après avoir chroniqué pas mal de bon groupe qui possédaient une âme ou une touche particulière, je dois dire que cet EP m'a très agréablement surpris et a réveiller en moi un intérêt pour ce projet qu'est Hitwood. La note est subjective, mais je ne vois nul moyen d'être objectif avec cette oeuvre tant le but n'est pas de toucher les oreilles, de faire bouger la tête ou les pieds mais bel et bien l'imagination, la mémoire et le coeur. La meilleure idée qu'on peut se faire de cet EP au final, c'est de l'écouter soi-même et de s'en faire un propre avis; mais pour ma part, le pari est entièrement réussi !

Skarjay Nygma

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:20
UFOSONIC GENERATOR- 'The Evil Smoke Possession'

MINOTAURO RECORDS/ 2017

 

 

Ufosonic Generator est un quatuor italien de 70's Doom, qui tire vers le côté sombre et ésotérique initié par des formations telles que Black Sabbath , Pentagram et autres Bedemon. « The Evil Smoke Possession » est leur premier effort et contient 8 offrandes au malin.

 

Si Ufosonic Generator ne prétend pas réinventer le style de ses aînés, il n'en est pas pour autant une vulgaire copie sans âme et intérêt. C'est en picorant des éléments dans ses différents influences que le quatuor parvient à sortir des sentir battus que l'on rencontre régulièrement par les groupes actuels évoluant dans ce style.

 

C'est dans le côté le plus Heavy qu' Ufosonic tire son énergie. Il n'est d'ailleurs pas rare que certains passages fassent penser aux hard rock des 70's. Les compositions sont d'ailleurs, assez courtes dans l'ensemble. Chose assez inhabituelle dans ce style.

 

Les riffs sont chirurgicaux, la batterie est survoltée, les frappes sont sèches et nettes, la basse est tonitruante, le chant bien qu'assez commun, apporte des lignes vocales efficaces. Le tout forme un album aussi intense que rock'n'roll, d'ailleurs, l'appellation doom n'roll correspond parfaitement à la musique offerte par USG.

 

Au final c'est un album plus que correct pour un premier essai. Si vous ne jurez que par les 4 premiers albums du Sabbath, cet album devrait agréablement vous surprendre.

 

https://www.facebook.com/ufosonicgenerator/

 

Doomyan

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:54
BLACK BLEEDING-'The Awakening'

NIHILISTIC HOLOCAUST/ 2017

 

 

Nihilistic Holocaust est un label français que l'on ne présente plus dans l'underground dans la mesure où il y a un sacré paquet d'années qu'il sévit dans le milieu par le biais de galettes ou cassettes proposant des artistes tout aussi underground qu'old school.

Aujourd'hui nous nous pencherons sur le cd « The Awakening » des franco-belges de Black Bleeding (forés en 1998) sorti en 2005 et remis au goût du jour par le label français.

 

Les amateurs de death metal vieille école seront comblés par cinq titres rugueux et accrocheurs pour un peu plus de vingt cing minutes de tabassage en bonne et due forme.

 

Les riffs sont sombres, le chant guttural et caverneux death se voit accompagné de backing vocals plus black. Les riffs varient, entrecoupés de breaks soit plus rapides ou plus lourds et c'est d'ailleurs cet aspect massif qui sait impacter au long des titres proposés.

Pour exemple « One With The Universe » propose bien ce profil poisseux qui étouffera les plus débutants d'entre vous. Les blasts déroulent, les mélodies se font malsaines et le chant vocifère à foison.

 

Le style sait varier comme pour « Lord Of The Worms » et sa touche plus black et mélodique.

Le rythme brutalise impitoyablement par ses blasts déments, le chant colle bien aux mélodies plus prononcées. Une véritable rafale s'abat sur l'auditeur et l'énergie explose brutalement et laissera des séquelles incurables

Le côté mélodique s'impose également sur « Proxima Centauri » où l'accroche est également de mise avec ce côté assez hispanisant.

 

« Demonic quantum boundaries » par son intro s'avère comme un leurre pour tout auditeur qui aurait cru à une trêve, à quelque chose plus posé, limite doom/ sabbathien.

En effet, suite à cet apaisement bref, les choses tournent au vinaigre pour les moins averti avec le death infernal et obscur.

Morceau le plus long de la galette, il sait varier considérablement les atmosphères, jonglant toujours entre blasts et parties plus hypnotiques où se répètent les riffs qui vous plongeront dans vos derniers retranchements pour ensuite se clore sur un passage ambient et planant au clavier.

 

Une sympathique réédition pat Nihilistic Holocaust, et une bonne découverte pour qui ne connaissait pas encore le combo franco-belge.

Les amateurs de death d'antan avec ce côté sombrre à la Incantation mais aussi aux mélodies plus accès black puis à la tatane blastienne impitoyable seront ravis.

 

Hugh Grunt

 

 

 

 

 

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