Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 00:35
Everto Signum- 'Synergy'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Encore une production proposée par Satanath Records arrivant dans nos pages avec ce Ep d' Everto Signum sorti en 2014, et il s'agit du fruit d'une collaboration musicale Portugal-Autriche.

 

Quatre titres de black atmosphérique sont proposés et « Cold Inception » fait guise d'intro sur une ambiance très planante entièrement au clavier qui pourra rappeler Mythological Cold Towers avec ce côté épique et mélancolique.

 

« Stirred Ambiance » démarre ensuite sur un black metal mid tempo variant également sur certains passages plus doom. Rythmique lancinante, voix sombre et mélodies dissonantes, l'atmosphère dans son ensemble s'avère très obscure. Le break qui suit est plus brut et la batterie impose son jeu plus énergique. Les claviers bien présents contribuent à cet esprit plus atmosphérique. On se remémorera ici quelques groupes dark metal des 90's comme Aeternus, Bloodthorn, ou encore les hongrois de Sear Bliss.

 

« Elemental Synergy » continue l'offrande musicale à base de riffs très accrocheurs et cette mélodie diaboliquement entraînante. Le style évolue par rapport au précédent titre dans la mesure où le côté atmosphérique se fait moins présent, en revanche le côté épique, lui, est bien focalisé. Un excellent break sur le final reprend les guitares lourdes, la double pédale bien carrée et impose sérieusement un côté guerrier.

 

Pour terminer, une reprise de Lux Ferre : « Atrae Materia Monumentum ». La face atmosphérique moins en avant et l'épique plus appuyé, le batteur rythme toujours lourdement le mouvement à adopter. On trouve un bon break intriguant en milieu de parcours et l'ambiance oppresse à foison. Le black metal qui nous est délivré ici plaira également aux adorateurs des norvégiens de Gehenna (old).

 

Cette contribution internationale se fait bien sympathique donc de la part d' Everto Signum qui base le thème de son black metal sur la nature, et la curiosité de jeter une oreille sur la suite se fait sentir.

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 00:24
CREST OF DARKNESS- 'Evil Messiah'

MY KINGDOM MUSIC/ 2015

 

 

Crest Of Darkness. Le nom de ces norvégiens pas nés de la dernière pluie acide ne vous sera sans doute pas inconnu. Formés en 1993, le groupe a déjà sorti pas moins de six albums et un EP. On se souvient d'ailleurs de l'excellent et original « The Ogress » sorti à l'époque chez Listenable Records.

 

Avec cet Ep donc sorti en 2015, les norvégiens côtoient toujours autant le lugubre mais l'on peut constater que le black metal teinté de death se fait beaucoup plus brut avec une touche assez rock par moment que ne renieront pas les amateurs d'un groupe comme Carpathian Forest.

De très bonnes variations sont toujours au rendez vous comme sur l'oppressante « Abandoned By God » avec également ces nappes de claviers qui viennent imposer un côté assez inquiétant.

Les vocaux s'allient entre voix black purement diabolique, gargarismes plus death et murmures. Le titre en question possède un bon gros passage décalé progressif.

 

Ce Ep suinte la hargne avec le titre éponyme « Evil Messiah ».

Nous évoquions plus haut le côté rock et nous en avons ici une bonne dose avec cette rythmique bien lourde, ces mélodies infernales et ces vocaux qui en appellent au Malin.

 

Les démons se déchaînent également sur « Armageddon » et son agressivité sans mesure. Le refrain est destructeur mais aussi fortement accrocheur. Sombre et violent, le morceau balance à tout va et incluse des passages plus thrash. On saluera aussi le groove pachydermique qui démarre le final dudit titre.

 

Les sombres comparses s'approprient également une reprise d' Alice Cooper , « Sick Thing » sur un aspect progressif, avec cette basse bien en avant histoire d'alourdir l'atmosphère, ce clavier qui participe à la montée en puissance, ajoutant même quelques dissonances ici et là, et les guitares qui viennent ensuite se mêler à cette sombre messe.

 

Nous tenons ici un agréable et obscur Ep de Crest Of Darkness (et d'ailleurs à titre personnel, n'ayant pas suivi leur parcours depuis « The Ogress », je vais bien vite rattraper le retard accumulé).

Un black metal bien burné, toujours malsain et envoûtant qu'apprécieront les amateurs du genre.

 

https://www.facebook.com/crestofdarknessofficial/?fref=ts

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 23:25
DIG ME NO GRAVE- 'Cosmic Cult'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Une étape en Russie avec ce combo proposé par le label du même pays et habitué à nos pages , Satanath Records, et nous voici en présence de Dig Me No Grave qui après une première démo en 2011 balancent ce premier album d'un death métal à l'esprit old school bien affirmé.

 

Parce que le death metal de ces russes n'est pas un death metal bourré de technique et de branlage de manche à tout va, parce que leur death metal n'est pas agrémenté de parties lourdes et mosh part en tout genre. Juste parce qu'il respecte à 666% l'esprit des racines du genre. Sombre, groovy et avec cette odeur d'entrailles qui se propage.

 

Le métal présenté ici ne révolutionnera certes pas le milieu, certes, mais les éléments que l'on retrouve sont l'essence pure du style qui vous fera headbanguer à foison.

Des riffs agressivement groovy, une voix hyper gutturale qui ne sera pas sans rappeler celle d'Immolation accentuant encore plus la face obscure, des cassures de rythme, sur un fond généralement mid tempo et des blasts pour marteler la victime quand il le faut.

 

« Reptile » se faufile lourdement et sa morsure est fatale, notamment sur ce passage down tempo au solo lugubre, « Mortician » démarre sur une touche martiale et impose une atmosphère putride où la bidoche fait office de crépis sur les murs avec ce côté assez Sinister (old), « Shrine Of Blasphemy » se fait riche en variations toujours aussi prenantes avec ces accélérations puis cette touche groovy qui s'apprivoise fort bien.

 

Old school jusqu'à la moëlle est un fait qui se précise encore plus à l'écoute de « Rise Of Madness » tant nous sommes projetés plus de 20 ans en arrière.

 

Du très bon death fidèle à l'esprit d'antan, du bon gras, des rifs accrocheurs, un menu qui rassemblera tous les amateurs de groupes comme Deicide, Sinister, Krabathor et autres orchestres morbides de metal de la mort.

Le combo bosse actuellement sur un deuxième opus, autant dire que suite à cette première galette bien encourageante, on ne peut qu'espérer que l'attente ne soit pas trop longue.

 

https://www.facebook.com/digmenograveband/?ref=ts&fref=ts

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:53
COLOSSUS-'Lobotocracy'

KLONOSPHERE/2014

 

 

 

On avait déjà eu les nordistes de Colossus il y a quelques temps avec leur premier opus qui avait su imposer un death ultra lourd avec des passages plus core et une technique certaine, c'est donc un retour des plus fulgurant proposé par cette galette en béton armé sorti chez Klonosphere en 2014.

 

Dix titres sont proposés et l'ambiance est toujours pleine d'une hystérie brutale tant sur un plan instrumental que vocal.

La branlée se fait encore plus cinglante sur ce nouvel opus, alternant l'épique, mélodique, entraînant à une boucherie féroce comme sur « Evilution Failure » et son démarrage ultra catchy. Ces mélodies de damnés qui s''acharnent à vous marquer les neurones au fer rouge, et ces rythmiques complètement dingues et saccadés, alors que les deux chants encore une fois font fort bien le boulot.

 

Les démarrages accrocheurs. Voilà l'un des points forts du combo avec cet art d'emprisonner votre cerveau dans une cage sonore addictive au rythme lancinant avant d'opérer férocement sur vous comme pour un titre comme « We are the ones called devils » ou encore « Worse clone award ». Les mélodies bercent alors que la rage suit lourdement puis l'hystérie s'empare hâtivement de l'ambiance. On pourrait évoquer un côté brutal mathcore sur les parties dingues aux mélodies puissantes appuyées par la basse bien burnée.

Les breaks ne sont pas en reste et calmeront à grand coups de masse.

 

A retenir également « Uninvited Guest » qui donne dans le brutal de luxe. On saluera également l'excellent clip bien dégoulinant de ce titre qui hume bon l'aliénation. Purement brut, agressif et fou, le titre défouraille et l'on pourra même retrouver un certain côté à la Cephalic Carnage pour cette richesse de passages nuancés mais tous dérangés.

 

On se trouve tel un pantin désarticulé sur lequel un défilé de char viendrait de passer face à tant de technique maîtrisée et percutante. La doublette « Hellsurection (Part I) et(Part 2) » est également un opulent acte en matière d'efficacité. Des cassures rythmiques en veux tu en voilà, de la torgnole par quintal, une sombre exécution sans remord, on ne pourra nier une expérience désormais plus qu'acquise depuis le temps qu'ils maltraitent la scène.

 

La maturité est là et Colossus se pose comme un sérieux représentant du genre. A noter également que cette violence est d'autant plus cinglante sur les planches tant les nordistes en imposent et qu'il est juste plaisant de les voir prendre un gôut démsuré à torturer le public au décibel prés. Mélangeant nombreux genres bruts, passant du brutal death au mathcore aisément, ils ne lésinent pas sur le côté gras du deathcore. Amateurs de groupes comme Beyond Creation, Cephalic Carnage,All Shall Perish (du début),la mayonnaise devrait prendre pour vous. Vivement le prochain album !

 

https://www.facebook.com/WEARECOLOSSUS/?fref=ts

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 00:00
EXPLICIT SILENCE- 'Condemned To Struggle'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

C'est de Normandie que nous viennent Explicit Silence, et c'est avec un brutal hardcore metal bien trempé qu'ils viennent nous infliger la sentence.

 

L'ambiance est au hardcore à l'ambiance mosh qui tabasse. Entraînant et droit dans la face, avec des rythmes qui varient du lourd au plus énergique, alliant metal thrashy et hardcore punk par moment en passant des passages bien lourds et down tempo.

Le chant explore un ton death/hardcore éraillé et se voit appuyé par des cris plus gutturaux ou encore des choeurs bien old school hardcore.

 

Ca tabasse, les titres tombent à pit comme « Through Struggle » et ses riffs bagarreurs, cette variation entre ce début énergique sur lequel on verrait volontiers un circle pit se lancer et cette grosse partie groovy à souhait qui scinde plus massivement ce titre.

 

Les morceaux dans l'ensemble sont fidèles à cette lignée tel également le très bon « Human Genocide », sautillant avec du bon break ancré hardcore old school, des accélérations qui arrachent bien et qui s'allient aisément aux passage two step en béton.

 

L'entrée en matière avec « Bagdad » avait déjà laissé présager que ce serait la guerre avec ce démarrage bon à distribuer de la baffe dans la tronche avec également ce mix entre débordement explosif d'énergie puis ce groove bien lesté de burnes de T-Rex.

 

« System Failure » se fait fougueux dès le début très metal où le blast mitraille à tout va. Ce morceau a le mérite d'envoyer tout valser tout en conservant l'aspect accrocheur, c'est une véritable volée de briques qui s'abat sur nos tronches et l'on en redemande.

 

On saura retenir également « Call To Arms » à l'intitulé justifié tant l'ambiance ici est au combat. Une bonne grosse touche thrash/hardcore aux riffs efficaces qui sentent bon la vieille école et le poing américain rouillé sur la mosh qui elle vient tout écraser sans répit.

 

En un peu plus de 35 minutes, Explicit Silence parvient à tout chambouler, à vous pousser dans la fosse aux lions, à vous malmener avec ce hardcore/metal bien brut. Les amateurs de combos comme Sworn Enemy seront ravis par ce très bon troisième album de ce combo à l'expérience déjà bien forgée et qui doivent encore plus en imposer sur les planches.

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 20:29
CEPHEIDE- 'De silence et de suie'

MISANDRE PRODUCTIONS/ 2014

 

 

Un détour vers Paris avec le sombre combo Céphéide qui ont proposé cette première démo en 2014 dans un registre black metal aussi atmosphérique que dépressif et surtout bien raw.

 

Quatre titres. Quatre hymnes au désespoir et à la colère viennent torturer l'auditeur qui se retrouvera ancré dans le désespoir à l'écoute de cette démo.

Le son bien raw et underground accentue l'aspect incisif des titres, et les riffs tranchants reflètent une hargne acharnée qui sait allier un aspect atmosphérique à un autre plus brutal.

L'ambiance mélancolique de « L'homme ruine » pour exemple, avec ce chant aigu, distordu et torturé à souhait. On trouve les éléments chers au bon DSBM mais également des ambiances qui se rapprochent du post-rock.

 

La mélancolie est également à son apogée dès les premières notes légères d ' « A la croisée des âmes » qui sauront rappeler les débuts de Katatonia avec qu'un ouragan de rage n'emporte tout sur son passage, un concentré de tristesse torturée, un tonnerre ivre de dépit qui gronde et s'abat sur vous. Les passages alternent sur plus de légèreté cependant emplie de désarroi et l'on parvient à accrocher sur l'ambiance riche du titre.

 

Les titres sont longs voguant entre environ 7 et 8 minutes, mais l'ennui ne trouve pas sa place tant ils arrivent de par leur art à mettre le grappin sur l'auditeur. On pourra penser à Ash Borer ou encore Lurker Of Chalice pour ce côté puissant qui décime tout tel « Déluge ». Les mélodies se répètent, hypnotique comme le rythme qui sait varier à bon escient, et ce chant, qui fait la force également, crache le feu du courroux.

 

L'ambiance oppressante est un grand plus dans l'univers de Céphéide et le ton avait déjà été donné dès « Là où les idoles demeurent ». Massif et à vous glacer le sang tant l'atmosphère se fait algide. Le pessimisme et la neurasthénie sont à leur comble accompagnés d'une fureur dévastatrice.

 

Tout auditeur, qu'il soit lambda (surtout lui) ou confirmé, ressortira avec une marque certaine après l'écoute de cette démo sombre et tourmentée. Une très bonne proposition et exécution de cet art, une maîtrise plaisante et aboutie, une vraie mise à mort de tout espoir d'optimisme. Esprits torturés, voici la bande son de votre dernier jour.

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:58
BROKEN DOWN- 'The Other Shore'

ALTSPHERE PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Il est de retour le néo- Bordelais Jeff (a.k.a Mr Altsphere Productions), pour le second opus de son projet solo Broken Down. Et sa besace encore une fois déborde d'originalité à n'en plus pouvoir,à noter que lors de son premier effort, cette même besace en était déjà amplement remplie.

D'ailleurs, nous avions eu la joie d'en profiter dans nos pages, là où déjà, le gaillard n'hésitait pas à oser s'aventurer sur l'alliance de styles foutuement variés.

C'est sûr d'ailleurs que l'expérience n'avait pas forcément plu aux fermés d'esprits n'ayant pas du saisir la démarche, mais l'on avait déjà eu grand plaisir à découvrir cet Ovni avec sa touche personnelle déjà bien ancrée.

 

Et pour ce deuxième album, on retrouve avec grand joie toujours cet aspect barré où l'indus bien présent (avec dès le départ cette intro indus blues) s'allie parfaitement à des structures plus rock, d'autres plus doom, certaines même hardcore et j'en passe.

 

La touche est toujours bien présente, avec des passages bien dansants avec ce début déjà de « Mr Sun » aussi lourd que glacial (un comble) et déjà cette richesse vocale où Jeff ose varier à mort, touchant à tout style. On reconnaît bien son grain doomy (à la Surtr) mais également des parties chantées plus épiques puis des gutturalisations abyssales. On vogue entre de l'indus rock aux rythmes lourds, des breaks dansants et un final bien groovy.

 

« The Other Shore » possède une touche limite 80s, presque new wave qui balance une impression de doom rock bien dancefloor. Du break au piano vient ralentir le rythme avant que ne reprenne l'entraînante rythmique, le titre dégage une bien bonne ambiance.

 

« Rearview Mirror » vient s'implanter en guise d'interlude instrumental avec un duo piano/basse bien présente, passage qui ne sera pas sans rappeler ces bons vieux Phlebotomized avec ici des sonorités planantes et spatiales où vient se greffer une gratte hypnotique.

Interlude qui vient faire son travail d'introduction du titre suivant « Scribble Your World » qui s'avère être le titre le plus accrocheur de ce très bon album.

La rythmique reste en tête, martiale, et les lignes de chant posées sur ce titres sont juste excellentes.

L'originalité est toujours à son compte, le ton se durcit plus lourdement et là revient le chant black bien grinçant répond au clair et à cette partie gratte lourde. Déjà dans ce titre, les premières pensées à Solefald se profilent.

 

Les pensées au combo norvégien se font inévitables sur le titre suivant « Alienated Music » qui lui fait office de titre le plus barré de l'album. La partie à 1 minute 15 fera sourciller donc les fans de Solefald et le titre mélange des passages limite twist à d'autres plus hardcore avec ces bons vieux vocaux street hardcore.

 

Sur « This Art Of Mine », l'artiste évoque certaines de ses influences, et une fois de plus les ouverts d'esprit ne seront pas déçus avec cette rythmique dansante une fois de plus et une touche electro old school encore bien forgée. A ces instants s'ajoutent des variations plus épiques et mid tempo où les vocaux doom/trad' collent bien.

 

La palette se fait encore plus colorée sur « Speculator » qui rassemble des ambiances drum'n'bass/jungle, hardcore metal, du groove metal, des passages crooner, tellement de styles et de passages variés qui sont enchaînés avec brio. Le titre parvient à partir dans tous les sens, tout en restant uniforme, on sent que le travail apporté fait preuve d'une maturité acquise depuis le premier album.

 

Il va nous quitter sur une note à la folie encore bien affirmée le père Jeff puisque « Puzzle » possède plusieurs plusieurs pièces, plusieurs facettes encore. On pourra penser avec ce titre à un délire de Gwar qui donnerait dans le plus insensé encore. Le groove est encore bien efficace, les variations d'ambiances sont riches tout autant que le travail vocal. Une bonne manière de tirer la révérence pour cet album décalé est ce passage final black/valse des familles.

 

Encore une fois il a osé ! Une seconde fois, il est venu poser cet Ovni sur notre innocente planète, et encore une fois les esprits fermés se sauveront en courant.

« The Other Shore » pose une nouvelle pierre à l'édifice Broken Down et même si elle est complètement tordue, c'est du solide. La galette est plus aboutie que l'album précédent, une très bonne marque d'évolution que l'on ne peut qu'encourager.

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 22:52
STRIDE AGAINST LIES- 'S/T'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

C'est à Albi que nous allons nous poser aujourd'hui avec les gaillards de Stride Against Lies qui présentent ici leur premier EP dans une trempe Metal/ Hardcore varié en ambiance et bien rentre dedans.

 

En un peu moins de trente minutes, le groupe balance donc ce metal très typé hardcore, néanmoins on peut trouver certaines variantes de ces styles de par les touches assez hardcore/punk old school d'une part puis les bons gros passages plus actuels et deathcore.

 

Prenez « Five times a day » qui se fait bien rythmé et presque dansant mais qui n'hésite pas à coller cinq sévères doigts sur la face. Les riffs et rythmes y vont par saccades, puis ces mêmes éléments se font nettement plus groovy et lourds sur les passages plus mosh part.

Vocalement, on assiste à plusieurs chants bien variés et complémentaires entre très gutturaux puis plus typiquement hardcore avec des choeurs qui rassemblent bien tout le monde.

 

On peut également évoquer « Another Day In Hell » qui met le paquet sur l'aspect bien lourd ! Le morceau pèse à mort, ne serait ce que cette partie break qui ferait mosher un troupeau entier d'hippopotames. Les mélodies sonnent bien thrashy et la double pédale enchaîne et assomme alors que vocalement, la variation est toujours au goût du jour oscillant entre l'agressif et guttural lourd et un chant plus crié.

 

« Choose Me » a un côté old school bien marqué et mélange aisément des aspects hardcore/punk bien entraînants et des passages assez death mélodique , « Fool Paper » alourdit l'ambiance sur un fond de riffs thrash avec des cassures mélodiques n'hésitant pas à incorporer une partie mosh aussi éléphantesque que brute.

 

Une bien bonne mention aussi au titre final « Brainwash (feat Droops », qui fait bien plaisir avec ces riffs et rythmes galopants du début, ce hardcore catchy as fuck, cette double bien dynamique et burnée puis ces vocaux toujours aussi infernaux.

 

Un bien bon jet qu'est cet EP, qui sait allier fureur et mélodies sur une base hardcore metal bien entraînante. Les amateurs d' Hatebreed, Sworn Enemy, Breakhead, et de formations qui vous poussent dans la fosse apprécieront.

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 23:29
BARON CRÂNE-'Ep'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Pour aujourd'hui, aventurons nous en région parisienne avec le trio bien déjanté de Baron Crâne qui propose un Ep totalement instrumental mixant de diverses influences, du stoner rock, du post rock, des plans jazzy, en passant par des ambiances plus funky.

 

Par le biais des cinq titres, le combo mélange des ambiances hyper groovy avec une dextérité et une maîtrise bien balaise.

Même s'il ne fait que dans l'instrumental, le groupe parvient à combler tous les espaces y apportant un maximum de vie.

« MD Stoner » par exemple est un véritable monstre progressif par un groove raffiné dès le départ pour finir sur un groove plus chargé, lourd, conservant un psychédélisme certain. La basse claque bien fort et l'on penserait facilement à Primus dans ce trip. On vogue entre une ambiance dub/reggae et des plans planants quasi post-rock puis un stoner rock bien gonflé lorsque s'impose cette grosse basse bien fuzzy.

 

Le trip jazzy s'apprécie sur « Way To Stratus » qui n'hésite pas à partir sur des envolées très seventies. Les mecs gèrent à mort, sachant varier les riffs quand il faut tout en proposant un panel riche au cours des morceaux.

 

« Warm Lake », morceau d'ouverture avait déjà posé cette ambiance propre aux années 70 avec ce riff de début presque Zeppelinien. J'évoque ici ce riff excellent et inoubliable qui fait que vous remuerez les hanches et la tête tant le groove est puissant. D'excellents breaks en arpèges posent une touche planante et le final s'accélère ouvrant la voie à un dynamisme impitoyable.

 

Un clavier type orgue Hammond vient renforcer cet esprit psyché sur la très variée « Red Cave » qui clôt l'Ep.

Une fois de plus le trip est progressif, démarrant sur de bons décalages rythmes/notes de gratte. Une certaine folie ressort du titre avec ce son de guitares très atmosphérique dès son départ, et ce son bien lourd de la basse. Un passage hypnotique et rythmiquement tribal s'impose, puis ce côté décalé revient ensuite à la charge avant d'aborder ce final aussi massif qu'allégé (par ces mélodies toujours aussi enivrantes).

 

« 45-53 » aborde les choses sur un ton plus adouci, planant et mélancolique. Le titre démarre posément et s'engage ensuite sur un aspect plus poignant et énergique. Ce titre pourrait apparaître facilement sur la B.O. D'un film avec ces bonnes variations néanmoins guidées par ce ton bien barré.

 

Un Ep très plaisant qui ravira les esprits ouverts, ceux qui savent apprécier des combos comme Ozric Tentacles, Zappa ou encore Primus.

Groovy à souhait, techniquement balaise et riche en variations, la suite se fait attendre.

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:33
ALIEN SYNDROME- 'Outer'

AVANTGARDE MUSIC/ 2015

 

 

Prenez place à bord du vol spatial dans lequel nous emmène Alien Syndrome 777, combo européen composé de trois membres un italien Alessandro Rossi fondateur du projet, un espagnol : Oscar Martin au chant et puis un français en la personne de Slo de Smohalla que nous avons déjà eu dans nos pages.

Dès le départ, vous vous verrez planer très haut, caressant les constellations.

 

L'intro qu'est le premier morceau met déjà bien l'ambiance interstellaire avec ce côté ultra planant.

C'est « Symmetriads » qui poursuit directement ensuite ave une brutalité féroce. Du blast ultra rapide, des notes bien barrées et une touche indus bien patate guidée par ce clavier bien grinçant.

Les vocaux sont aussi agressifs que dérangés, et les riffs regorgent de brutalité sans merci. On pourra aisément avoir Dodheimsgard en tête ici.

Du break bien trempé nous replonge dans la galaxie et enrichit l'aspect déjà bien original du groupe. Les mélodies sont toujours bien démentes et l'on saura facilement accrocher à la richesse des ambiances énergiques.

 

C'est une véritable pluie de météorites qui s'abat sur nous dès le début de « The bleeding anthill of the universe» avant d'entamer sur un côté plus mélancolique conservant néanmoins la brutalité déjà déchaînée du titre prédédent. Le chant gutturalise toujours autant mais il ose venir se poser en voix claire bien effectuée avec ces tons qui rappellent ceux de Garm (Ulver,etc...).

Les passages electro apportent une touche presque dansante sur certains moments, et posent un côté assez fou sur les passages brutaux.

 

Un interlude sombre et lugubre, « Intermission », vient alterner avec le brut de décoffrage proposé par Alien Syndrome 777.

« Unearthly reveries unveiled » revient en imposer ensuite avec cet aspect vraiment accrocheur. Le morceau tarte sur tout le long. Les parties rythmiques sont démentielles, les breaks sont bien pensés et varient les degrés de gifle. Le titre en impose tout au long et parvient à conserver une multitude d'idées efficaces comme ce passage psychédéliquement malsain qui précède cette folie meurtrière et explosive.

 

La suite et fin de l'album sont font sur des ambiances je dirais plus abordables pour toute personne non habituée au style. Le riff qui revient dans « To balance and last » s'avère accrocheur et efficace, les claviers sont toujours présents cette fois ci avec une touche plus apaisée, plus en nappes sonores planantes. Un break s'opère dans une ambiance presque coldwave et injecte toujours plus de facettes dans l'art du combo.

 

Et « Black Box » vient clore le voyage sur un ton très ambiant/ noisy sombre et dérangé, hypnotique où les arpèges se répètent et participent à cette montée oppressante.

 

Un album qui vous fera planer par les passages atmosphériques mais aussi un album bien destructeur pour ces côtés bruts, les ambiances sont très riches et raviront tout amateur de black metal original qui se respecte.

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article