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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:43
VULCANODON PHAZER-'Cretaceous Skull'

BUD METAL RECORDS/2019

 

Il y a des albums, tu ne sais pas pourquoi, mais tu sens que ça ne va pas le faire. Ce « Cretaceous Skull » des Canadiens de Vulcanodon Phazer en fait partie.

 

Commençons pas le début. L’illustration de la pochette est un crâne d’un Estemmenosuchus, qui était un reptile herbivore de l’époque « Permienne » et non de l’époque Crétacée ( il y a approximativement 150 millions d’années d’écart ).

Donc, quand tu tiens un concept, la base est de se renseigner un minimum pour ne pas raconter des conneries et paraître pour un débile devant ceux qui s’y connaissent un tant soi peu.

 

Mais, la pochette n’est rien comparée à la musique purement et simplement hallucinante que nous propose ce duo. Dans la biographie les mots sont ronflants, les gaziers sont influencés par les maîtres du genre que sont Kyuss, Monster Magnet et Hawkwind. Ca donne envie .

 

A l’écoute, on se rend compte qu’on est très loin des groupes suscités. Et si le label, et le groupe avait un tant soit peu de respect pour les groupes qu’ils aiment, il s’abstiendraient de les mentionner tant le gouffre qui les séparent de leurs mentors est aussi important que les années d’écart entre le Permien et le Crétacé.

 

Je ne vais pas m’attarder sur la musique, car elle n’en vaut pas la peine. Un stoner hyperfuzzé avec des éléments psychés de supermarché. Les riffs sont d’une nullité affligeante, la voix je n’en parle même pas, et le clou du spectacle revient à la batterie qui ne parvient pas mettre un coup une seule fois dans le temps. Je vous conseille d’écouter « Valkyrian Love », ne fût ce que 30 secondes. Temps largement suffisant pour vous faire rentrer dans cette dimension parallèle nommée « Médiocrité »

 

Je ne comprends pas, comment en 2019 on peut encore sortir un album d’une telle médiocrité. Lorsque je vois les groupes de qualité qui galèrent pour trouver un label, et que cette bande de guignols sont signés ( bon sur un label qui m’était inconnu mais quand même ), ça me donne envie de gerber.

https://budmetalrecords.bandcamp.com/album/vulcanodon-phazer-cretaceous-skull

 

Doomyan

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:18
DOOMCULT-'Life Must End"

LONERAVN RECORDS/ 2018

 

 

Il y a un peu plus de deux ans était chroniqué « End Of life », premier album du one man band hollandais Doomcult. Si l’album m’avait convaincu, quelques petits griefs étaient à gommer pour que Doomcult rentre dans la cour des grands. Le moins que l’on puisse dire est que ce « Life Must End » franchit haut la main l’épreuve tant redoutée du second album et fait même mieux que ça en en voyant Doomcult dans la catégorie des groupes majeurs de la scène Doom Hollandaise au côté de Celestial Season, Officium Triste, Bunkur , Uur, Hooded Priest et tant d’autres.

 

Si l’influence de la sainte trinité du Doom britannique est encore présente, Doomcult s’en éloigne petit à petit pour se frayer un chemin qui est certes toujours aussi noir et désespéré mais qui est indéniablement plus personnel. Au premier regard du tracklisting, on remarque que les chansons sont majoritairement plus longues que sur « End of life », la plupart dépassent les 7 minutes. Format qui semble incontestablement mieux convenir à J.G. Les chansons devenant de véritables paysages désolés au fur et à mesure que les notes vous soutirent le peu d’espoir qu’il vous restait dans votre misérable vie.

 

Les mélodies sont toujours présentes. Toujours aussi belles, prenantes, étouffantes sans tomber dans le pathos de supermarché. Jetez une oreille sur « Inferno » ( avec ses dissonances ) et l’incroyable « King Of Bones ». Vous ne pourrez qu’en ressortir bouleversé, troublé.

 

La voix est toujours aussi personnelle. Pas vraiment chantée, pas vraiment parlée, pas vraiment claire, pas vraiment gutturale. Là ou elle ne paraissait hasardeuse sur le premier opus, elle est nettement plus convaincante, assurée et en parfait adéquation avec la musique plus sombre qui est proposée sur « Life Must End ».

 

Si dans le premier opus, Doomcult se cherchait musicalement mélangeant plusieurs gimmicks qui nous donnaient l’impression d’être face à un patchwork inharmonieux, dans « Life Must End », les digressions vers des atmosphères plus Black ou Death Metal sont cohérentes et renforcent ce sentiment de malaise et de désespoir.

 

La production, même si elle s’est nettement améliorée, a toujours ce côté « raw » qui a pour conséquence directe de donner une identité sonore facilement identifiable, ce qui est de plus en plus rare à l’ère du numérique et des studios aseptisés.

 

Ce « Life Must End » est un disque intéressant et envoûtant. Si les qualités sont visibles dès la première écoute, l’album continue à se révéler lecture après lecture, tous les détails dont il fourmille. J’espère vraiment que Doomcult aura la reconnaissance dont il mérite, car il serait criminel qu’un album de cette qualité reste enfouit dans les limbes de l’underground musical.

Doomyan

 

 

 

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:04
DRUG CULT-'Drug cult'

RITUAL PRODUCTIONS/2018

 

Si toi aussi tu es totalement désemparé devant la blague de plus en plus grotesque qu’est en train de devenir Electric Wizard, si toi aussi tu recherches les vibrations nihilistes et misanthropiques que le combo du Dorset a abandonné au fur et à mesure afin de devenir un groupe lisse et sans âme, si toi aussi tu dis que Dead Witches c’est bien, mais qu’il manque quand même le petit truc en plus pour t’extirper intégralement dans un cauchemar hallucinatoire, je te conseille de lire attentivement les lignes qui suivent, car Drug Cult risque bien de te redonner cette foi qui s’est étiolée avec le temps.

 

Drug Cult s’est formé en avril 2015 à Mullumbimby ( jolie petite bourgade de Nouvelle Galles du Sud en Australie), par Aasha Tozer au chant, Maggie Schreiber à la basse, Vin Steele ( ex guitariste et batteur de Wolfmother, Megaritual ( qui avait sorti l’excellent « Dreamfeeder » en 2017, fortement recommandé si vous aimez le psyché folk rock avec des fortes influences orientales), Sun Of Man  ( qui rappelons le a sorti un des meilleurs ep instrumental de l’histoire du Psyché/Desert/Stoner ) et Dale Walker ( également ex Megaritual et Sun of Man). Ce premier album éponyme est sorti sur Ritual Productions ( Ramesses, Bong, 11 Paranoias entre autres) et comporte 9 titres de ce qui pourrait être qualifié de «ritual smoked out doom »

 

L’oraison funèbre s’ouvre sur le titre le plus long de ce premier opus. « Serpent Therapy ». Dès les 5 premières secondes, le ton est donné. Une guitare lourdingue dégoulinante de fuzz, les patterns de batterie viennent porter la guitare lorsque celle ci est en sustain. On se sent en territoire connu, d’ailleurs cette introduction n’est pas sans rappeler « Supercoven » du Sorcier Electrique.

Arrive ensuite « Asasha Tozer », et c’est la que tout bascule. Avec sa voix envoûtante, théâtrale, limite tragique, est d’une profondeur merveilleuse. On se sent happé et on se laisse enivrer au fur et à mesure que les paroles sont débitées.

L’atmosphère est déprimante, pesante.

 

Si ce premier titre se veut assez classique dans sa conception, il n’est en rien annonciateur de ce que les autres morceaux ont à vous proposer. Si on reste en permanence dans une sphère lourdement influencée par le Doom, Drug Cult se permet de faire des incursions dans ,ce qu’on pourrait appeler, le Garage Doom sur des titres comme « The Wall ». Le tempo est plus soutenu, l’ambiance est cradingue ce qui nous donne l’impression d’être en pleine descente d’un mauvais trip, on ne peut que se retenir qu’à la voix enchanteresse qui tentera tant bien que mal de vous garder en contact avec une réalité qui est déjà violemment altérée par l’excès de consommation de psilocybine .

 

Autre éléments importants de cet album sont les lignes de basse de Maggie. D’une lourdeur pachydermique elle vous donne la désagréable sensation de vous prendre un coup de massue en pleine face à chaque note délivrée. Et les patterns de batterie de Dale Walker, si le style est coutumier d’une batterie monolithique et simpliste, il en est ici l’opposé, le jeu de Dale est léger, limite jazzy, ce qui a pour effet direct de laisser les autres instruments s’exprimer sans être bouffés par une caisse claire ou des cymbales omniprésentes.

 

Le meilleur morceau pour se rendre de la qualité des éléments suscités, est « Bloodstone », pièce maîtresse de ce premier album. La chanson débute par cette batterie si particulière, vient alors le riff de basse, composé de très peu de notes et d’une profondeur extrême. Le tout est accompagné par une guitare hallucinée, et une voix imperturbable répétant inlassablement et de manière obsédante les mêmes phrase. Un véritable rituel et une véritable ode aux excès en tout genre.

 

Si les influences sont perceptibles, Drug Cult vous emmènera en territoire connu mais aussi dans des contrées sonores vraiment personnelles et dans le style on sait que cela relève d’un certain tour de force. Si jamais des groupes comme Windhand, The Wounded Kings et autres joyeusetés dans le genre te font frétiller, achète au plus vite ce « Drug Cult », munis toi d’une grande feuille, ajoutes y ta Sativa , roule et allume le tout, appuie sur le bouton play de ton lecteur et profite de ce que la vie à de mieux ( ou de pire ) à te donner.

Doomyan

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 21:01
ANGEL MORGUE-'Angel Morgue Ep'

REDEFINING DARKNESS RECORDS/2018

 

Cap sur les Etats Unis en présence d’Angel Morgue et de cette démo trois titres d’un death metal poisseux issu tout droit des catacombes.

Un death old school avec une production bien crade et pour couronner le tout, l’esprit d’époque, c’est sur cassette que se présente ce support.

Les morceaux ont relativement courts et direct notamment pour les deux premières pistes.

L’ambiance est étouffante et maléfique, les larsens démarrent les dégâts alors que se poursuit l’apocalypse et cette rythmique massive et violente se fait dévastatrice et le chant d’outre tombe se voit affublé d’une réverbération qui accentue encore plus l’aspect cynique du metal de la mort proposé par le combo.

Le son de la gratte et de la basse sont massifs avec un supplément graveleux avec des accords bien bas. On pourra penser aux premiers méfaits de combos comme Incantation où la barbarie officie sans répit.

L’ambiance est toujours aussi suffocante sur le morceau final « Holocaust Perversions », encore underground à souhait. Ce titre qui est le plus long, progresse également dans son emprise. Le ton se brutalise ensuite puis le passage mid tempo aux nombreuses saccades ne sera pas sans rappeler Immolation. Le chemin de croix se termine dans une ambiance bigrement doom death où le larsen achève l’auditeur qui se retrouve sans doute penaud.

 

Une démo caverneuse à souhait qui ravira les amateurs de brutalité pure des 90s, une violence à vous retourner le cerveau en sept minutes qui s’avéreront suffisantes pour vous happer dans les plus profondes noirceurs.

 

Hugh Grunt

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 15:50
OPHE-'Literas Ad Trista Maestrum Solitude'

MY KINGDOM MUSIC/2018

 

 

Place à Ophe , projet solo français dans lequel officie Bargnatt XIX, à cet album sorti en 2018 chez My Kingdom Records et ce sont au total cinq titres d’un black metal très avant gardiste et sombre qui sont proposés.

Sur le plan visuel, c’est vraiment bien foutu et les illustrations sont proposées par Jeff Grimal.

L’album est composé dans une ambiance aussi originale qu’intrigante et l’on se voit proposer cinq morceaux nettement plus axés sur le côté ressenti et atmosphère que sur une démonstration uniquement musicale (même si à ce sujet la technique est fort bien maîtrisée).

Prenons exemple sur l’excentrique « Somnum Sempiternum » qui vous fait traverser pendant plus de huit minutes un chemin inquiétant que lugubre.

Plein de passages différents, très peu de guitares mises en avant ou alors juste en légers arpèges, le tout surplombé d’une lourde batterie et de nappes dissonantes qui véhiculent une atmosphère planante. Le chant et hargneux et raw à souhait me rappelant au passage celui d’Edicius.

Tout au long du début de parcours, la batterie maintient un rythme de double constant et casse ce tempo sur des breaks plus grinçants pour mitrailler de blasts.

Saluons aussi la présence sur cet album du saxophone qui parviendra à ajouter un grain…que dis- je ?....un épi de folie délurée.

 

« Decem Vicibus » se pose comme une piste plus ambient au fond sonore assez malsain et obscur à souhait alors que le chant se fait parlé voire murmuré. Un titre planant et presque dérangeant qui pourrait sonner comme ce qu’il se passe dans la tête d’un tueur en série avant le passage à l’acte.

 

« XVIIII » démarre sur une touche world music rituelle sur laquelle se greffent quelques grincements du saxophone qui impose encore sa touche de schizophrénie. S’en suit un passage très lourd et décalé, le rythme oscille entre assommant et pêchu, puis les mélodies s’enchaînent toujours de manière peu commune, gonflant encore plus cette aura truculente.

 

« Missive… » est le titre le plus long de l’album mais également le plus progressif et il mélange si bien un black violent et incisif à des passage beaucoup plus rock prog psychédélique, passages que ne renieraient pas les amateurs de King Crimson ! Le ressenti est encore plus flippant sur ce titre, le chant conserve sa fougue hurlante mais évolue aussi sur des passages clairs. Ce morceau est véritablement possédé et pourra causer l’anéantissement de bon nombre de neurones.

 

En guise de conclusion à ce malmenage profond, « Cadent » vient vous accorder un léger répit étant proposé en acoustique sans fûts martelés, avec un riff hypnotique, des nappes de notes éléctriques berçant en fond puis un chant nettement moins possédé.

 

Un bien bon album de black metal original et maladif à foison, les ambiances sont terribles et pourraient ravir les fans de DHG et de Fleurety pour ne citer qu’eux. Excellent travail !

 

Hugh Grunt

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 07:04
XORESTH-'Vortex Of Desolation'

GRIMM DISTRIBUTION-THE EASTERN FRONT/2018

 

 

Rendons nous ce jour en Turquie afin de découvrir un projet de l’écurie Grimm Distribution (en collaboration avec The Eastern Front), et faisons lumière sur Xoresth, projet fondé en 2013 et qui a depuis sorti déjà une démo, 3 splits et un album.

C’est donc déjà fort d’une expérience que Xoresth propose trois titres pour plus de trente minutes d’un funeral doom lourd, oppressant et malsain.

Ambiances ultra pesantes, l’ensemble est proposé bien sûr dans un tempo des plus lents, le son est dans sa généralité noisy à souhait, empli de dissonances assez drone.

Les vocaux alternent entre growls bien lourds et cris plus black et stridents et ils sont en parfaite symbiose dans cet univers suicidaire et tourmenté.

Un véritable effet d’hypnose ressort par exemple s’un titre comme « Nefes » certes un peu moins bruitiste que ses prédécesseurs, mais les riffs et rythmes vous ayant déjà sérieusement plombé le cerveau, les passages atmosphériques paraîtront eux comme une sacrée bouffée de chloroforme inhalé à plein poumon, cette sensation de froid qui s’empare de votre intérieur suivi de cette chute vers les abysses tout en planant.

L’album vous laissera pour sûr avec une écume abondante autour de la bouche tant l’emprise maladive est nocive sur tous les points. Le rythme est assommant et retentit pleinement au gré de la destruction neuronale, les sonorités dissonantes incluses vous vrillent le cerveau provoquant une certaine nausée et le chant et mélodies malsaines laisseront paraitre quelques messages subliminaux qu’il est souhaitable de ne pas comprendre.

 

Véritable bande son d’un film qui pourrait se dérouler dans un asile désaffecté, l’album de Xoresth sait proposer un funeral doom chargé d’émotions négatives et peux s’avérer être à déconseiller à toute âme sensible ! Malsain, lourd et oppressant

 

Hugh Grunt

 

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 21:11
GLOOMY GRIM-'Obscure Metamorphosis'

GRIMM DISTRIBUTION-MURDHER RECORDS/2018

 

 

Depuis un bon paquet d’années (plus de vingt ans), Gloomy Grim parcourt les sombres sentiers du black metal avec toujours sa propre identité et ce côté film d’horreur mélangé à un black metal qui en a toujours fait sa marque de fabrique.

Toujours debout et bien vivant, le projet mené par Agathon a vu son line up modifié à plusieurs reprises, néanmoins l’originalité est toujours de mise.

Même si la violence est nettement plus directe dans cet Ep, les passages lugubres même s’ils sont moins en avant restent des plus appréciables à l’écoute.

On reste dans un black metal aux vocaux dérangés et dérangeants, teinté de riffs bien thrash à la rythmique lourde comme pour « Stars Above Me » où l’agressivité se distribue à foison, de grosses variations aux aspects plus symphoniques  et toujours sombre à souhait. Les breaks sont aussi lourds qu’oppressants et le piano en fond rappelle que c’est bien à Gloomy Grim que nous avons à faire.

« The Lord Of Light » et « Crawling Saviour » ne sont pas en reste en matière d’agressivité, et l’on retrouve dans  ces deux titres le côté rythmique guerrier qui a su traverser les époques sans lasser l’auditeur.

Mention speciale d’ailleurs pour « The Lord Of Light » et cet alternance entre thrash bourrin aux guitares endiablées et riffs beaucoup plus mélancolique.

Pour « Crawling Saviour », on saluera ce côté accrocheur aux riffs saccadés puis ces passages beaucoup plus doom à l’ambiance rituelle ainsi que la folie vocale du sieur Agathon vraiment inspiré sur celle-ci.

 

L’atmosphère horror est mise plus amplement en relief sur « Impressive Physical Sight » avec cette intro qui rappelle la bonne époque des débuts du macabre combo, l’ambiance y est à la fois lourde et oppressante.

Alternance de passages planants, de brutalité explosive, les cauchemars s’enchaînent alors que la troupe Gloomy Grim se plait à réveiller le Malin de par cette suite d’ambiances malsaines et sans pitié.

 

Un nouvel acte de Gloomy Grim qui s’avère encore être à part et plaisant. Le Ep parvient à nouveau à nous faire voyager dans les plus profondes torpeurs avec ce black metal aussi intrigant qu’original. On en redemande !

 

Hugh Grunt

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 23:58
AMBROTOS-'Cosmic Annulus'

SLEASZY RIDER RECORDS/2019

 

Direction la Grèce avec le groupe Ambrotos qui vient proposer un second EP dans une veine black metal fidèle à la scène hellène des années 90.

Trois morceaux longs et obscurs  variant d’environ 6 à 7 minutes où l’aspect mélodique est mis en avant et la batterie martèle à souhait.

Le chant black s’insère aisément à l’aspect sombre et il varie selon les morceaux tendant vers les vocaux parlés et nettement plus épique comme sur le titre  « Oracle Veracities », titre aux mélodies bien tranchantes et dissonantes.

Les thèmes abordés par les titres de cet Ep rendent hommage à la philosophie pré Socratique

Les trois titres dégagent une violence commune mettant en place une atmosphère lugubre, je pense notamment à « Vortical » qui résume le plus clairement ce fait.

Le titre se fait varié, continuant sur sa diabolique lancée rageuse mais incluant des passages plus planants et énigmatiques

On pensera aisément à des formations telles que Thou Art Lord ou encore Rotting Christ (old) à l’écoute du combo et c’est à coup sûr que cet EP ravira les grands nostalgiques.

 

https://www.facebook.com/ambrotosband/

 

Hugh Grunt

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 21:04
BROKEN DOWN-'Drop Dead Entertainer'

ALTSPHERE PRODUCTION/2018

 

 

Il y a des groupes comme cela qui se font un statut d’appréciables abonnés dans nos pages et en ce jour c’est avec plaisir que nous évoquerons la nouvelle galette de Broken Down, projet solo de mister Jeff d’Altsphere Records.

Est il encore nécessaire de vous présenter ce véritable météorite à multi facettes venu d’ailleurs se plaisant à fusionner des styles sur cette dominante indus ornée de doom, de rock, de blues, de hip hop et j’en passe ?

Sur un visuel qui cette fois tend vers le bleu, l’album propose pas moins de seize morceaux +1 intro et une clôture pour un peu plus d’une heure d’un trip varié et ô combien décalé.

Encore une fois Broken Down parvient selon les morceaux à se muter en une soucoupe violente, l’O.V.N.I.  tender ou encore un E.T. dansant.

 

Car oui, il vous fera danser, le bougre, au gré de plusieurs parties accrocheuses electro et ce dès le très prenant « Sunburn Factory » qui éructera un énorme  « What The Fuck ? » des esprits les plus fermés. Broken Down monte bien haut pour atteindre les étoiles, ces étoiles que vous retrouvez sur chaque emballage des plus belles surprises.

 

Surpris, vous le serez tant B.D. sait toujours aussi bien allier des styles pourtant aux antipodes les uns des autres. Prenons « Don’t Let Them Stack the Deck » et son rythme reggaeton/dancehall (quand je vous disais qu’on avait du dansant), ce piano mélancolique, ce son de gratte lourd et le tout évoluant sur une énergie plus décalée au chant plus vener’ (comme disent les djeunz).

 

Au niveau des vocaux justement, il se font très variés et l’on retrouve sur l’ensemble de l’album cette bonne touche Surtrienne, avec aussi ce petit quelque chose de Solefald, de gutturalisations plus death et aussi de passages plus hardcore.

 

Foutrement originale cette galette. Certains même trouverons cette cuisine kitsch, mais je vous rassure, ici, le kitsch est net et sans bavoir !

Tant de choses à raconter sur cet album, tant de différentes histoires dépeintes qu’il serait fort long de vous décrire morceau par morceau mais le résultat final est vraiment riche en rebondissements émotionnels et barrés.

 

Je pourrais vous parler de « Raging Inside » et de son début au piano tranquille qui poursuit sur un véritable dancefloor metal où nombre d’entre vous se déhancheront ne serait ce que par la pensée.

 

Je pourrais aisément évoquer « Room 42 » alternant le 8-bit planant à un bon gros passage doom et groovy des familles.

 

« All You Need Now » porte une ambiance rappelant un putain de mélange entre Ministry et Ludwig Von 88 (sisi !) avec les passages punk que l’on trouve sur les breaks et là où Jeff déclame  son refrain. Véritable hymne pour les punks de l’espace.

 

« Balance » fait également bien le travail avec à nouveau ce côté accrocheur. Le piano impose sa touche mélancolique accompagnée par le chant et nous guide sur une variation où la distorsion s’en mêle pour revenir au couplet posé. A noter le très bon break qui s’en suit et qui hume bon le doom. Encore un titre qui varie correctement les plaisirs.

 

Nous mettions en avant le côté accrocheur de Broken Down, ces mélodies/refrains qui restent en tête, et « Your Turn Now » en est une pure illustration.

 

Le morceau est principalement posé sur un air de valse mais ce n’était sans compter sur l’esprit tordu de Jeff qui envenime la situation et corse le ton en partant sur un metal plus lourd et burné. Le genre de morceau que tu repasses plus souvent que tes chemises.

Cette folie positive sait également dévoiler un aspect plus sensible et Jeff maîtrise pleinement l’art du spleen sur « No Last Resting Place » et le côté catchy est une fois de plus indéniable.

 

 

Encore un très bon moment avec ce nouvel album de Broken Down, et encore une fois les barrières sont repoussées bien loin.

Avec cette maturité, on peut confirmer (comme on pouvait déjà le dire auparavant) que Broken Down  fait du Broken Down, bien loin d’une seule et même étiquette.

Le travail injecté avec passion par l’artiste se ressent tout au long et la maîtrises des émotions est des plus saluables.

Accrocheur à foison, vous pouvez y aller Messieurs/dames.

 

https://broken-down.bandcamp.com/

 

Hugh Grunt

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 23:32
OPEN SURGERY-After Birth Abortion'

BVR RECORDS/2018

 

 

Un mois pile après les fêtes, Yargla Webzine vient vous proposer un peu de gras des familles avec le death metal old school des suédois d’Open Surgery.

J’en appelle directement aux amateurs de gros death metal de l’époque, lorsque l’on se plaisait à se mettre en boucle nos cassettes de Deicide,Cannibal Corpse et j’en passe.

Open Surgery sait retranscrire l’esprit de l’époque avec ce death metal qui tâche aux doux relents de riffs tranchants puis de rythmiques élephantesques.

On retrouve dans « After Birth Abortion » la véritable formule d’antan garantie avec une bonne louche de gras.

Là où Open Surgery ne cherche pas à balancer de l’interminable branlette de manche, il vise plutôt à aller droit dans le noyau sur des oassages essentiellement mid tempo et groovy. La voix bien lourde (aux intonations Glenn Bentonesque) participe à ce festin massif et prenant.

 

On pourra citer le premier morceau de l’album « Hammer Justice » qui ravira les adorateurs de Deicide avec ce son de gratte incisif puis ces mélodies en cascades à la Cannibal Corpse. La ligne direcive est principalement en mid tempo mais les variations de double pédale accélèrant le rythme posent un dynamisme où le headbang se devra violent.

Le tractopelle se déchaîne aussi sur l’éponyme « After Birth Abortion » et sa violente lourdeur se fait destructrice. La rage qui s’en dégage en fera baver plus d’un, les mélodies se succèdent toujours aussi follement et les vociférations explosent le système auditif des non avertis. On apprecie également le son global ou aussi la basse est mise en avant pour contribuer pleinement à l’assommante orgie.

Sur « Reduced To Broth », ce sont les amateurs de Vader qui seront aux petits oignons tant la fougue malsaine qui en ressort rappelle les gaillards polonais. L’ambiance se fait encore une fois démente. Un enchaînement d’uppercuts rythmiques et de droites punchy qui sauront vous finir à point.

« Evil Possession » propose plutôt un aspect que l’on pourra rapprocher de Morbid Angel à entendre un death complètement oppressant. Le titre paraît même tel un hommage tant nous retrouvons les influences de la bande de Tampa.

Deux bonnes grosses pelletées de béton sont balancées également avec des titres comme « Altar Of Death » puis « Decades Of Extreme Confinement » .

« Altar Of Death » fusionne un côté lourdement trempé à des accélérations vives avec encore ce petit quelque chose de Morbid Angel, et « Decades… »,elle, ne sera pas sans faire plaisir aux sbires dunkerquois de Frakasm. Ca tabasse, la double déroule et l’ensemble proposé encore sur une rythmique pas forcément ultra bourrine prouvant que la rapidité et la technique ne sont pas automatiquement nécessaire à un rendu efficace.

 

Un chouette EP pour les nostalgiques, un plaisir à l’écoute de ce death metal brut de décoffrage et catchy !

Hugh Grunt

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