Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 13:41
NAAT-'Naat'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

Il y a des albums comme ça, des albums où dès que tu entends les premières notes, tu ne sais pas vraiment pourquoi mais une alchimie se crée directement et tu te sens devenir amoureux au fur et à mesure que les secondes s'égrainent. Tu crains ,par contre, que ça ne soit qu'un écran de fumée et que l'intensité retombe aussi vite qu'elle est apparue. Tu as envie de croire au coup de foudre mais tu as peur d'être berné. Déjà que ta vie sentimentale n'est pas au top, si en plus la musique commence à te faire des coups de pute comme l'ont fait les femmes que tu as aimées, tu t'en remettras difficilement. Heureusement, le doute est rapidement dissipé. Bien sur comme dans tous les couples il y a des petites choses qui te dérangent chez l'autre. Mais rien qui ne puisse contraindre tes sentiments de devenir de plus en plus fort.

 

C'est exactement ce qui est en train de se produire avec ce premier album de ce quatuor de Gênes ( décidément...) sorti sur Argonauta Records ( décidément…). Si comme moi vous êtes intéressé par le post-core-doom-instrumental, vous filerez également le parfait amour avec Naat.

Si le style peut s'avérer casse gueule, ces Genovesi, parviennent à vous happer dans leur univers dès le premier accord de « Vostok », le titre d'ouverture. A la puissance rythmique viennent s'ajouter des mélodies imparables. Le mélange parfait entre douceur et rage brute.

Mais ce n'est rien comparé à « Falesia », avec une première partie ayant approche plus post rock , vous donnant l'impression de virevolter au son des guitares profondes, avant de vous faire tomber dans le vide de cette fameuse falaise, et ce en vous rattrapant une seconde avant le crash lors des mélodies croisées dont eux seuls ont le secret ( le travail sur les guitares est juste fabuleux). Du grand art.

« Temo » et « Bromo », deux interludes ambiant, calmes le jeu avant de reprendre de plus belle.

 

C'est sur « T'mor Sha » et son intro psyché-kraut que commence l'ultime morceau de ce Naat. Un morceau épique ( dans tous les sens du terme), profond, poétique, hypnotique. Qui se conclut par un riff répété inlassablement ( d'ailleurs la structure de ce morceau me fait penser à « The Sacrifice » morceau de fin du premier album de Cult of Luna ). Du très grand art.

 

C'est en tout cas un réel plaisir que de sentir à nouveau des papillons dans le bas du ventre, et d'avoir l'impression que tu viens de retrouver ton premier amour. Mais que cette fois, tu ne lâcheras plus et le gardera bien précieusement à tes côtés.

Doomyan

 

Repost 0
Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
commenter cet article
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:59
AMONG GODS-'Ghost Empire'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

La Norvège est plus réputée pour sa scène Black Metal que Death Metal, c'est pourtant dans cette dernière catégorie qu'évolue Among Gods. Signé chez l'incontournable Argonauta Records, les norvégiens nous offrent dans ce troisième album, 6 titres ( +1 intro et 1 outro ) de Doom Death Metal old school.

 

L'ambiance est pesante, les riffs sont lourds, lents, la voix est oppressante. L'influence de la scène Death Metal européenne est bien marquée. On pense à Entombed ( old school), Centinex, Asphyx. La scène ricaine n'est pas en reste, avec des relents de Morbid Angel, dans la construction des riffs serpentants, insidieux, rampants. On ressent également une influence des débuts de Death. On revisite un peu tout ce que le Death Metal a fait de mieux.

 

Le songwriting a été soigné. Cela se ressent fortement sur les deux titres les plus longs de l'album. « Pandemonium » et « Tundra » où le groupe n'hésite pas à prendre quelques risques. Les parties lentes ( rappelant les vieux Paradise Lost ) sont supplées par des riffs midtempo. Ce qui a pour effet de tenir l'auditeur impliqué dans ces dédales de brutalités.

 

Si vous aimez le gras, ce qui tâche, cet album est du pain béni pour vos esgourdes.

 

Repost 0
Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
commenter cet article
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:20
DESOLATE PATHWAY-'Of Gods and Heroes'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Combattants en armures pointant leurs armes vers Poséidon, mers tumultueuses, tridents, et autres fables mythologiques sont à l'ordre du jour sur le dernier album de Desolate Pathway. Il faut avouer que la mythologie grecque nous offre un contenu inépuisable pour un album de Trad-Doom.

 

Soyons direct, le doom traditionnel n'est pas le genre qui se renouvelle le plus. Et ce n'est pas ce «  Of Gods and Heroes » qui va changer la donne. Formé par Vincen Hempstead , ex guitariste du groupe culte Pagan Altar et de Mag à la batterie , le duo en est déjà à son deuxième Lp, propage de manière plus que correct ce qu'avait commencé Bedemon, Pagan Altar, Candlemass, et tous les autres pionniers du genre.

 

Ce qui est marrant avec cet album, c'est que les 4 premiers titres sont limite inutiles. Pas très inspirés, on a l'impression qu'ils sont la pour remplir l'album. Dommage, car si on ne persévère pas, l'auditeur risque de manquer le titre "Into The Realms Of Poseidon", qui lui est un des meilleurs titres que j'ai pu entendre dans le genre. Des riffs me rappelant Cathedral, un côté vraiment épique accompagné par une ligne vocale en parfaite adéquation avec le thème.

 

Les titres suivant sont de relativement bonnes factures. Tous les ingrédients sont là pour que l'auditeur rentre dans le monde des monstres et des dieux imaginés par D.P. ( c'est là que les fans de porno ont un rictus au coin de la bouche).

 

Au final,Il ne manque plus qu'à Desolate Pathway d'être plus constant dans ces compositions et de nous offrir un album plein pour devenir un groupe incontournable.

 

Repost 0
Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:52
GRILL-'Grill'

AUTOPRODUCTION/2015

 

 

L'Australie a toujours ce don de nous proposer des groupes qui savent se démarquer dans le milieu metal de par soit une certaine folie, soit une originalité, soit les deux.

Et Grill ne manque pas à la règle avec ce Ep 4 titres de vingt minutes qu'ils nous proposent ici.

 

Démarrant les hostilités par un sample tiré d'Alien illustrant donc le titre « Alien Abortion », les australiens proposent un death technique mais aussi complètement barré. La basse en impose dès le début, les rythmes de batterie sont effrénés, le chant death n'hésite pas à balancer de l'accélération démentielle un peu à la manière des espagnols d'Uncreation.

Vient ensuite un passage plus lourd et groovy après quoi le blast revient.

Le chant s'alourdit, balance même du 'bree' bien graveleux.

Un sample fait son retour en guise d'interlude et l'on termine sur un boogie death metal où le pig squeal s'impose mais également (-et oui fausse fin annoncé-) sur les sprints dérangés de la basse et de la gratte.

 

« Anal Leprosy » démarre et ravage déjà tout sur son passage. Le début tape violemment, rentre dans le lard, booste avant qu'un break jazzy basse/batterie à la Cause For Effect n'arrive, et la suite est un mélange inattendu de styles. Notamment pour le passage épique au solo de gratte qui apporte une ambiance heavy et l'on s'aventure sur un death/thrash 'cervicalement' endommageant. Retour ensuite au trip jazzy pour terminer sur un tabassage en bonne et due forme.

 

Sur « Deformed » , un clavier vient poser une touche encore plus originale.

Départ oriental technique avec la double pédale qui déroule avant qu'un bon vieux thrash aux riffs d'époque et choeurs viennent accrocher l'auditeur.

La constance du titre se fait donc dans cette lignée thrash 80's qui ravira les nostalgiques, et l'on en vient à un passage lourd down tempo .

Lorsque la voix s'en mêle, on ne sera pas sans penser à Chuck Schuldiner, puis l'ambiance diffère encore ensuite pour passer à un passage encore plus massif. L'ambiance orientale fait son retour sur la final un peu à la manière d' Al Namrood.

 

On constate donc qu'il se passe énormément de choses au sein d'un morceau de Grill et ce sera encore le cas sur « Mutilated Witches Kunt ».

On part sur un doom death assez 90's entrecoupé d'accélérations aux blasts. Les riffs saccadent alors que la double marque lourdement les temps, et l'on arrive ensuite vers un black metal symphonique appuyé par les claviers.

 

Et bien voilà, la richesse originale vient aujourd'hui d'Australie et Grill est un groupe à ajouter à la liste des plaisants groupes envoyés par le continent océanien.

Les ouverts d'esprit apprécieront mais il est quasi certain que les moins aventuriers y trouveront leur compte.

 

Hugh Grunt

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 01:23
FRAKASM-'Ep 2 titres'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Dunkerque nous envoie en ce jour une bonne petite dose de brutalité dégoulinante avec les gaillards de Frakasm formés en 2015, et ils viennent proposer deux titres d'un death metal bien ancré dans l'old school.

Deux titres donc afin de nous faire un avis sur le degré de craditude impitoyable qui flotte dans ce coin des Hauts De France.

 

Et les hostilités démarrent avec « Cerebral Torture » et ce groove qui d'entrée accroche comme il faut.

On tape dans le mid tempo avec des variantes aux riffs liés qui ne sont pas sans rappeler de croustillants passages du « Swansong » de Carcass.

La voix est principalement death bien gutturale à la Krabathor mais elle alterne avec des sonorités plus 'black' un peu Chris Barnesques.

Le titre est balancé de manière bien carrée et sent parfaitement l'odeur des nineties. Headbang et riffs efficaces, rythmes variant selon le groove balancé et cette basse qui englobe bien l'ensemble posant encore plus de gras à l'oeuvre.

 

Pour l'acte suivant de l'exécution en cours, c'est « Nekrocannibal » qui se charge du boulot.

Le rythme est toujours mid tempo, et sur ce titre,c'est l'aspect mélodique qui est mis en avant.

Le groove en impose toujours autant et l'on retrouve d'ailleurs cette ambiance à la Carcass (« Ever Increasing Circles »).

C'est entraînant, carré et presque dansant, les guitares se complètent bien, la basse apporte de la masse et la batterie guide bien le tout.

Du solo impose un côté épique et le tempo s'accélère sur la fin pour injecter du dynamisme et rappeler qu'après tout, ils ne sont pas là pour faire remuer les hanches de l'assemblée mais plutôt les briser.

 

Deux titres sympathiques proposés donc par ces nordistes, et voilà déjà quelque chose de prometteur.

Amateurs de death, nostalgique des 90s suivez de près Frakasm,un album d'ailleurs va pointer le bout de sa tronçonneuse prochainement.

https://www.facebook.com/Frakasm/?fref=ts

Hugh Grunt

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 00:05
ASSAILANT/ UBIQUITOUS REALITIES- 'Bringers Of Delusion' (split)

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Direction le Costa Rica cette fois ci pour nous intéresser à deux groupes d'une seule traite : Assailant et leur thrash old school et technique puis Ubiquitous Realities et leur death brutal technique et beaucoup plus actuel.

Les deux combos se partagent 4 titres chacun pour un peu plus de 30 minutes d'un carnage annoncé, et ce carnage nous est proposé à nouveau par Symbol Of Domination Productions (sub division de Satanath Records).

 

Alors, Assailant proposent, comme dit précédemment, un thrash bien énergique avec une touche old school bien trempée sur les passages rapides et les soli, mais également un côté beaucoup plus technique et progressif à la Sadist ou encore Cynic.

Les sud américains maîtrisent parfaitement le côté technique à grands coups de cassures de rythmes, de variations et de montées en puissance.

 

Prenez « Hands Of The Saints » qui défouraille dès le départ avec cette puissante batterie et cette gratte déchaînée au toucher hystérique.

Le rythme s'alourdit, le solo y va de bon cœur. Les vocaux collent parfaitement à l'énergie thrash old school : éraillée et bien énervée, les plus nostalgiques apprécieront.

 

Une bonne démonstration de thrash aussi cinglant que technique aux rythmiques parfois improbables : Assailant gère décidément bien l'affaire.

 

La claque s'opère sur « Suspension Of Disbelief » et ce début totalement barré (côté barré qui d'ailleurs sera conservé tout au long du titre »).

Basse claquante, rythme de damné et gros solo qui tâche. Cette basse, elle aussi en impose tout du long, les structures sont riches en folie, le boulot appuyé aussi en font un morceau bigrement costaud.

Accélérations puis passages assez lents (facile celle là) et plus psychédéliques, le groupe fera des fans de Coroner et thrash 90s.

 

 

Ensuite pour Ubiquitous Realities, nous faisons dans le plus gras et le plus mordant, dans le plus dégoulinant et bourrin. Du bon gros brutal death qui fout la race.

Niveau technique, on fait dans le bien costaud.

La rythmique mitraille sévèrement, le blast est ultra violent, les grattes usent d'une rapidité affolante,et la voix (ô oui cette voix!) tape dans le très guttural.

 

« Bringers Of Malevolence » pose déjà la première pierre dans la tronche de l'auditeur. Les parties lourdes sont explosives et percutent sec.

Le côté impitoyable du brutal death proposé se confirme sur « Biological Demise ».

On alterne aisément entre le brutal death et le brutal plus lourd et groovy qui décroche des centaines de têtes.

 

On prend plaisir à la férocité avec laquelle U.R. opère. « Alterated Perception » diffère, avec ce côté plus atmosphérique, presque djent sur certains moments, intro instrumentale bien longue, mais cette touche atmosphérique s'évapore ensuite pour laisser place à une massive explosion de 'bétonnade'.

 

S'en suit logiquement « Alterated Perception II » qui reste dans cette lignée djent du titre précédent et qui donc là, pour l'occasion, conclue la barbarie de manière totalement instrumentale tel le générique de fin de ce split.

 

Technique et old school d'un côté, bestial et technique de l'autre, la collaboration costa ricaine se fait efficace et nous permet de découvrir une scène intéressante sur laquelle nous n'avons pas forcément l'habitude de nous attarder.

A suivre donc.

 

 

https://www.facebook.com/Assailantcr/

 

https://www.facebook.com/UbiquitousRealities/

 

Hugh Grunt

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 20:56
BLACK ANTLERS-'Demo III'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2013

 

 

C'est une collaboration entre un américain et un croate qui est l'oeuvre Black Antlers et c'est sur cette démo sortie en 2013 proposé par le label Symbol Of Domination Productions que nous allons nous attarder aujourd'hui.

 

Quatre titres pour environ vingt minutes d'un black metal très raw auquel vient s'allier une part très ambient.

On tape ici dans le purement underground avec dès le départ « Pure » qui introduit à la guitare folk afin de poser une douce touche avant que ne débute l'acharnement.

 

Parce que dès les premières notes de « Wert Des Lebens », on se rend bien compte que l'auditeur traversera un instant très lugubre.

Démarrage incantatoire avant que le black bien raw bien violent ne vienne sacrifier cet instant qui semblait jusqu'alors posé.

Une batterie démoniaque tabasse sur les riffs très 'lames de rasoir' et les vocaux bien mis en avant (un peu à la manière des premiers albums de Beherit) varient entre le très haut perché et perçant à vous endommager les tympans, le plus grogné, puis des variations plus graves.

 

Sur « Erasing Hate », l'intro ambient est intrigante avant que n'interviennent des riffs mélancoliques rendant le corps du morceau très Dsbm avec ces vocaux grinçants des plus torturés.

Le rythme, ensuite, s'acharne telle une attaque de démence et l'on revient à cette funéraire valse avant de terminer écrasé et étouffé par tant de hargne.

 

Et l'on termine doucement, sur une piste folk/ambient un peu à la Kraina Bez Wiatru, avec cette guitare acoustique et ces lourds rythmes, cet ensemble refermant de façon paisible et soporifique la page de ces vingt minutes alternant une cruelle haine et une ambiance atmosphérique.

 

Une démo qui ravira les amateurs d'ultra underground, à ceux qui ne regarderont pas la qualité sonore mais l'esprit des décombres, les dérangés en quête d'une bande son où le cerveau s'y retrouvera anéanti et aux amateurs de schizophrénie sonore.

 

Hugh Grunt

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:40
SEKTOR- 'Alpha'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

La rage teutonne vient s'inviter dans nos pages avec une lignée metal énergique aux bons côtés old school d'un thrash/death/black des familles.

Les vestes à patches sont de sortie tout au long des titres proposés.

 

La voix est rageusement écorchée et pose bien cet aspect corrosif comme l'on aimait déjà le faire à l'époque. Les rythmiques sont démentes quant à elles. Ca tabasse, assomme et mitraille. Les variations sont excellemment posées comme sur l'excellente « Monster ». Du blast, des passages plus power/groovy, du bon gros solo qui tronçonne, l'ensemble accroche naturellement.

 

Le thrash se fait donc bien agressif, tend même vers le black metal sur « Iron Cold » mais incorpore même des tons death metal à la potion.

Potion qui, d'ailleurs, passe sympathiquement bien et « Takeover » revient à ce schéma de variations stylistiques. Du bon micro décalage, des mélodies qui s'enchaînent comme il se doit, et une basse bien présente. L'accélération s'accompagne d'un solo qui vient renforcer cette touche qu'apprécieront les nostalgiques.

 

Un départ canon sur « Ritual », avec un batteur qui s'emballe dès l'intro, ensuite, un passage nuancé plus décalé apparaît avant que ne se déchaîne le moshpit.

Le morceau évolue, varie, vit sous multiples facettes, on passe de tons épiques, à l'imposition de cette violence qui booste radicalement les esprits.

 

Il en va de même pour « The Awakening » qui possède un quota grassement élevé de puissance d'accroche.

Qu'il s'agisse de la partie mid-tempo ou des passages où s'imposent cette double lourdement burnée, la claque est catchy.

 

Un peu plus de 35 minutes d'un retour en arrière, avec des idées actuelles, les amateurs de groupes comme Kreator et d'autres combos ayant su bercer toutes les vertèbres de la scène thrash des 90's. La rage teutonne a donc bien fait de s'inviter chez nous.

https://www.facebook.com/Sektor.Band/

 

 

Hugh Grunt

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:12
RIBBONS OF EUPHORIA- 'Ribbons Of Euphoria'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

De Grèce, nous avons plus souvent l'habitude d'entendre parler de sa scène Metal Extrême ( Septic Flesh, Nightfall, Rotting Christ et tant d'autres ), mais nettement moins de sa scène psyché prog. C'est pourtant dans cette catégorie qu'officie R.O.E. . Avec des influences telles que Jethro Tull, Deep Purple, Cream, Grand Funk Railroad, voir les débuts de Black Sabbath, apprêtez vous à faire un voyage dans les 70's.

 

Guitare fuzz, orgue Hammond, flute occasionnelle ( l'épique « A Jester and The Queen »), voix atypique de Stavros Zouliati, structures musicales oscillant entre le prog rock, le blues inspiré, et le rock le plus acide, production vintage, percussions sur fond de jazz rock ala Santana ( Sur le titre d'ouverture « Incidence of Truth »), pochette crayonnée en noir et blanc, pas de doute, nous avons fait un bond en arrière de plus de 40 ans.

 

5 titres, 5 trips hallucinés composent ce premier album éponyme. 5 titres d'une incroyable maturité qui par leurs identités propres surprendront l'auditeur et le prendront par la main pour une visite guidée revisitée des groupes qui ont écrit l'histoire du rock. Un beau témoignage au passé qui ne sonne pas obsolète pour autant.

 

Repost 0
Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 12:25
INDIVIA-'Horta'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Une des raisons qui motive à écrire des chroniques pour un webzine c'est le fait de pouvoir découvrir des groupes sur lesquels tu es passé totalement à côté vu le nombre incalculable de sorties à la semaine. Vous avez donc aisément compris que Indivia est une découverte en ce qui me concerne.

 

Indivia est un trio instrumental nous venant de Padoue en Italie. Le groupe s'est formé en fin 2012, en 2014 le groupe sort son premier ep « Belladonna » en autoproduction. Et donc en 2016 sort « Horta », sur Argonauta Records ( qui est décidément très actif ces derniers temps ).

 

Oh, j'ai oublié de vous préciser que les transalpins officie dans un Stoner Doom instrumental de haute volée. Alors oui, les influences de groupes cultes tel Black Sabbath, Sleep, Bongzilla voire même Karma To burn se font ressentir. En ce qui me concerne c'est plus un point positif qu'une tare.

 

Dès l'intro de « Dharma » et de son riff de basse pachydermique, Indivia vous inflige un uppercut qui vous fera vaciller. Un riff accrocheur répété inlassablement, une batterie qui cogne sévère. Le K.O n'est déjà pas loin. Premier round remporté haut la main par le trio.

 

Donner son avis sur ce genre d'album revient à répéter les mêmes superlatifs. Les titres s’enchaînent, se ressemblent, mais on en redemande, encore et encore. Le visage devient de plus en plus tuméfié au fur et à mesure des pistes. La tête bourdonne par la lourdeur crachée par nos enceintes. Ce son puissant, tel un crochet du droit de Rocky Marciano, est juste limpide et énorme. Ce son sert à la perfection les compose du groupe. Alourdissant les riffs monolithiques, tout en appuyant les parties plus enlevées.

 

Seul petit défaut notable de cet album est sa durée. Seulement 32:47. C'est peut être pour ménager les auditeurs les plus fragiles. Me concernant ça a pour conséquence direct de laisser la touche repeat de mon lecteur enclenchée. Bon, je vous laisse, je retourne m'en remettre une petite couche. Vivement la suite. Coup de cœur.

 

Doomyan

 

Repost 0
Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
commenter cet article