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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:59
ENCRYPTED-'Drifting To The Impaled'

LORD OF THE SICK RECORDINGS/ 2015

 

 

Les températures négatives qui envahissent nos contrées sont une bien bonne excuse aujourd'hui pour aller se réchauffer au Porto Rico avec le death metal des brutes d'Encrypted.

Sorti en 2001, le label Lord Of The Sick Recordings a remis ce Ep au goût du jour en 2015.

 

La touche old school n'est donc pas étonnante pour l'ensemble de ces six titres qui complètent les vingt minutes d'un headbanging sans appel.

 

Les riffs sont lourds, les blasts sont de mise avec quelques variations plus mid tempo comme sur le début de « Drifting To The Impaled », morceau qui sait aussi varier sur des saccades digne d'un marteau piqueur schizophrène.

Les bouchers ne font donc pas dans la dentelle et c'est sans merci qu'ils imposent leur ambiance putride au massacre en cours.

 

Sur le point de vue vocal, une voix death bien grave à la Chris Barnes se voit appuyée par des altérations plus grinçantes assez black.

La batterie martèle de blasts mais parvient aussi à guider un côté plus groovy sur quelques passages, comme sur « Dawn Of Grief » où nous avons également un passage plus lourd et down tempo puis un retour groovesque à la Lividity.

 

S'il y avait un petit reproche à faire pour ce Ep néanmoins rempli d'énergie, il serait à faire sur le son des grattes peut être un peu trop en retrait qui ôte un peu d'impact à la brutalité fournie.

Le death metal proposé par le combo ne révolutionnera sans doute pas le genre mais il parvient cependant à raviver l'esprit qui manque aux nostalgiques du genre.

 

On pourra saluer aussi l'instrumentale « Slowly They Gather » qui sort du lot avec son côté plus mélodique qui ne sera pas sans rappeler Dismember.

 

Une sympathique réédition qui nous fait découvrir un autre pays du métal, les adorateurs de death metal old school seront ravis.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 23:07
ARKHAEON- 'Beyond'

BERGSTOLZ/2016

 

 

Direction la Suisse où il est de saison ces temps ci d'aller s'aventurer pour tester la poudreuse.

Le vent glacial vous giflera au fur et à mesure de votre avancée, et c'est le même effet que proposent les helvètes d' Arkhaeon avec leur black metal ambient et occulte non démuni cependant de brutalité.

 

Pour leur second opus présenté ici, c'est un long titre de plus d'une demi heure qui vous plongera dans les plus noires et glaciales abysses.

L'acte se joue en cinq parties.

 

On débute par une violente rafale rythmique ou la mélodie des guitares nous emmène sur des tons assez mélancoliques.

Le chant varie, oscillant entre un death guttural et un chant black aussi perçant que torturé.

Le son quant à lui est bien raw et lourd, tout au moins pour ce premier épisode de ce titre.

La voix guttural enchaîne un ton plus mélodique alors que la batterie martèle encore, puis sur ce même schéma il se voit accompagné par un second chant plus clair et ici l'on pourrait penser à Urfaust.

La seconde partie se voit ensuite composée d'un aspect plus atmosphérique lors du solo de guitare, et sur ce passage plus progressif, c'est un chant black lugubre qui est murmuré.

On s'embarque ensuite progressivement sur une atmosphère plus fantomatique, qui plane au dessus d'un sombre village.

Un piano vient renforcer la mélancolie ambiante, le rythme ralentit le tempo au maximum et le chant quant à lui offre une facette lyrique/chant grégorien.

L'ambiance occulte est à son comble, et les divers chants théâtralisent parfaitement le tableau.

 

La troisième part du titre est en fait un retour à une brutalité triste, au blast de forcené et à la mélodie qui ravira pleinement les nostalgiques de la scène scandinave des 90's.

 

On s'évapore ensuite sur une quatrième partie totalement ambient, mais cet ambient qui parvient à se rendre aussi apaisante qu'oppressante.

De douces mélodies en arpèges et une lévitation totale du cerveau parviennent à s'assombrir progressivement au même titre que les vocaux qui vont de murmures à gutturalisations dignes d'exorcisme.

Le clavier prend ensuite l'emprise de votre écoute,toujours aussi éthéré et il est le coupable dans votre emprisonnement par ces lugubres forces qui opèrent ensuite.

Les chants polyphoniques vous berceront, Morphée vous lorgnera du coin de l'oeil mais le naturel revient au galop avec ce retour de hargne envoûtée où s'abattront sur vous les derniers démons de vos pires cauchemars sur la cinquième et dernière partie.

 

Ce second album est un album plutôt réussi, avec une richesse d'ambiances toutes plus prenantes les unes que les autres, les amateurs de rage nuancée à l'esprit raw seront ravis de cet effort d ' Arkhaeon.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 22:03
MAGOA-'Topsy Turvydom'

KLONOSPHERE/SEASON OF MIST /2013

 

 

Magoa est un de ces groupes français qui montent en puissance dans la scène Metalcore française au fil des dernières années. Avec un récent album nommé "Imperial" disponible depuis mi-Octobre, une petite retrospective s'impose sur leur précédent album "Topsy Turvydom" sorti en 2013.

 

Album d'une dizaine de titre pour un total de 40 minutes, Magoa nous offre une pléthore de sonorités allant du Metalcore-catchy façon Bring Me The Horizon (le côté fragile en moins) accouplé à du rock 'n roll comme dans les titres "Max Bet", "Party Time" ou "Eat You Alive", des effets electro comme dans l'introduction "Ailleurs". Le principal mot pour donner le ton de l'album serait "Entertainment", ça sonne tout public mais attention, cela ne veut pas dire que cela joue sur la qualité de l'album : "Topsy Turvydom" pourrait d'office faire fuir les anti cores par des sonorités qu'on a déjà entendu trop souvent le genre comme dans "Betraying Grace" (qui sonne un peu trop BMTH justement), cependant cet aspect Rock 'n Roll rend la chose toutefois plus sympathique et renforce grandement l'aspect catchy et entêtant des morceaux de Magoa au point ou même si l'on est pas grandement fan de Core, ça peut plaire car c'est loin du cliché que l'on a l'habitude de trouver (expérience personnelle qui parle).

Au final un beau morceau de 2013 qu'est cet album, qui laisse entendre que Magoa mérite sa montée dans la scène française avec une force divertissante maitrisée, sans tomber dans les clichés du genre et que le nouvel album, "Imperial", mérite son écoute qu'on soit fan ou non de Metalcore !
 

Skarjay Nygma

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 21:49
NEVRASKA-'A Grave Romance'

 

Urgence Disk/Gabu Records/ En Vl'a Records/2016

 

Un petit tout vers Annecy avec aujourd'hui un duo hors du commun qui propose un savant mélange de styles puisque l'on passe d'un noise rock à des parties plus complexes math rock, du dub, en bref une bonne flopée de styles proposée par ce duo basse/batterie savoyard.

Suite à un deux titres (que l'on trouve d'ailleurs sur cet album :  « Liru » et « Nebula » sorti en 2014, le combo propose ici son 1e album.

 

Ce sont deux titres courts qui ouvrent le bal et éveillent les esprits. « Dux Bellorum » démarre sur un fondu à l'ouverture sur ces premières notes de basse, et là, la batterie s'emporte et part dans une folle aventure rythmiquement tribale et décalée.

Les notes ensuite se font hypnotiques alors que les roulements de batterie compressent littéralement.

 

Un début déjà convaincant auquel s'en suit « Nemesis » qui poursuit la cadence énergique et toujours math rock bien décalé. Le duo incorpore des choeurs qui posent une touche un peu world music et l'on revient ensuite sur une montée en puissance par le duo. Jusqu'ici déjà, les deux morceaux instrus proposés pèsent bien lourd car oui, les œuvres proposées par Nevraska sont essentiellement instrumentales.

 

On se laisse en suite voguer sur « Ordo Ab Kao » et son intro progressive qui laisse monter l'ambiance avant que l'on ne s'aventure sur un math rock au rythme plus rapide, puis l'on retourne dans cette agréable spirale ornée de dissonances et de samples (dont ce sample final qu'on entend également dans l'album « Dictated Aggression » des cultes M.O.D.) et cette finalité encore décalée.

 

Arrive ensuite « Reason To Claim » presque punk/noise avec du chant. L'ambiance est au dynamisme et l'appétissante pêche avec ce que l'on pourrait rapprocher d'un mélange entre Unsane et N.R.A.. Le duo balance ici quelque chose d'aussi lourd que dingue.

 

Le démarrage de « Kollapse » propose un aspect plus atmosphérique avec du contre temps et une mélodie répétitive puis des variations rythmiques un peu plus tribales. Un sample vient introduire ce qui s'avérera être une touche de folie accélérée où la caisse claire se fait malmener, puis un rock groovy revient naturellement s'accaparer de l'auditeur. Le final s'opère aisément au piano et adoucit l'ambiance..

 

On retrouve des vocaux sur la très bonne « Tomoe Gozen » où le ton math rock s'impose toujours. D'efficaces variations s'enclenchent et l'on maintient cette fougue. On saura apprécier le passage où les roulements de batterie incessants exécutent encore cette pauvre caisse claire alors que les riffs saccadent comme il se doit.

 

« Alkaline » balance un trip jazzy avant de rempiler sur une énergie digne de Duracell.

Ca déroule sec avec toujours autant de démence et le combo ose même inclure un trip dub avec des dissonances qui viennent ajouter un côté psychédéliquement hypnotique.

La variation des genres se fait avec une facilité étonnante et sans accroc, cette maîtrise renseigne bien sur l'expérience déjà acquise par le groupe.

« Nebula » alterne également ce côté à la poigne assurée à cet aspect plus en légèreté agrémentée de samples. On part ici sur un post rock jazzy avec encore l'intrusion de dissonances qui balancent un plus à l'atmosphère qui englobe ce titre.

 

Une expérience agréable également à l'écoute de « Malta ». La mélodie se répète mais elle sait rester accrocheuse tout au long alors que la batterie continue sur sa puissante poigne.

 

Des vocaux ressurgissent de « Runaway », le ton musical est toujours progressif et l'énergie se déploie selon les passages proposés et cet impact assure toujours une plaisante écoute.

 

On aurait pu croire que Nevraska aurait calmé le jeu, proposé quelque chose de plus down tempo. Ce n'était sans compter sur l'irréductible puissance des riffs et rythmes qui se plaisent à vous tenir plus qu'éveillés sur « Lirù ».

Toujours décalés, les passages proposés savent encore une fois se faire accrocheurs et entêtants.

 

Une sacré maîtrise, un son fort correct, une technique folle, de la pêche à revendre, Nevraska s'annoncent largement plus que prometteurs et permettent avec cet album dérangé et varié de passer un bien bon moment.

 

Hugh Grunt

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 23:24
THE BOTTLE DOOM LAZY BAND-'Lost'n'Drunk'

 

EMANES METAL RECORDS/ 2015

 

Un passage dans le Poitou avec l'une des références du doom français The Bottle Doom Lazy Band. Déjà 11 ans qu'ils sont actifs et ils proposent cet album sorti en 2015 sous la bannière du très bon label nordiste Emanes Metal Records.

 

Une fois la lecture de l'album lancée, tout amateur de doom traditionnel aura le sourire et cette furieuse envie d'aller s'en chercher une au frigo se fera inévitable.

Le groupe balance lourdement ces ondes enivrantes et enfumées par ces morceaux massifs telle une quinzaine de fûts de vin, mais aux effets planants et euphorisants.

 

C'est « Smiling Tomb » qui ouvre l'orgie sur une tonalité sombre et Sabbathesque, le chant de Ben est fidèle à lui même ; théâtral et incantatoire, puis le rythme tenu par Guyome de Pulmonary Fibrosis (dont nous reparlerons prochainement) est lourd à souhait.

Les riffs de grattes sont également une force du groupe avec la rythmique hypnotique, les soli qui agissent sur le cerveau comme l'atteinte de votre pic d'alcoolémie avec cette wah wah et cette basse fuzz qui tourbillonnent de façon éthérée.

Le rythme s'accélère et les temps marquent un groove très efficace. On remarquera déjà chez The Bottle Doom Lazy Band cette force à monter en puissance de manière progressive.

 

Nous évoquions ci dessus le terme 'traditionnel' en parlant du doom joué par les poitevins, cet adjectif est on ne peut plus approprié à « Welcome to the nearest grave » où retentit le son entêtant de la cornemuse.

Ses notes mélancoliques introduisent et guident même ce titre où les guitares se font planantes, distordues et où la wah wah injecte une sérieuse dose de psychédélisme et le chant poursuit son office.

Folklorique et enfumé, ce titre laisse petit à petit la brume s'installer dans votre cerveau.

 

L'hécatombe continue avec « Lost'n'drunk » et ce voyage solitaire au cœur de l'éthylisme se fait hypnotique par cette ambiance aussi oppressante que cradingue et le groove vient ensuite endiabler l'auditeur.

Dansant, boogie aux soli seventies : la formule prend très bien et l'on se fait aisément happer par cette machine en marche.

Le titre allie parfaitement l'occulte et sombre au plus festif et les effets seconds n'en sont que plus appréciables.

 

Le down tempo poursuit son méfait sur « Endless Crusade » fidèle aux titres antérieurs avec toujours ce labyrinthe sombre aux riffs répétitifs qui relèvent de la sorcellerie et toujours ce chant qui oue énormément dans la touche personnelle de TBDLB.

Le titre prend aux tripes d'un point de vue tant musical que vocal, un peu à la manière du dernier whisky que vous vous êtes enfilé à 5h du mat' : il vous chamboule l'intérieur prenant soin de vous importuner le cerveau.

 

« Too old » vrombit dès son départ tel un moteur qui se met progressivement en route et le titre possède une puissance accrocheuse.

Les riffs vous resteront forcément en tête mais ils vous pousseront aussi à headbanguer tout en planant.

Le morceau est tant lourd que psychédélique et le final assomme d'autant plus de par cette rythmique qui balance massivement un côté percutant usant de la double pédale avec hargne.

 

C'est donc « Practice a last rite » qui viendra vous achever de manière épique et intrigante sur son départ et au fur et à mesure du titre, c'est un véritable tourbillon qui vous emporte, impuissant, au fond du gouffre et dans sa noirceur abyssale.

Bien poisseux, lugubre, avec toujours des soli qui agiront sur vous tel un buvard gobé par inadvertance.

Les dissonances ne vous laisseront pas indemne, la basse,quant à elle, vous aura soigneusement englobé le cerveau après que ses vibrations vous auront fait imploser.

Une belle embuscade en guise de titre final, un belle façon de vous laisser sur le carreau froid et humide, la bile vous dégoulinant sur la joue.

 

Un bien bon album proposé par le combo poitevin, une belle excursion dionysiaque, du doom traditionnel dans son plus beau costume qui rendra heureux les adorateurs du style qui se doivent donc de posséder cette galette dans leur musicothèque.

 

Hugh Grunt

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 13:02
ATLAS-'Death and Fear'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Karlstad, est une bourgade suédoise composée d'approximativement 62.000 habitants, ce qui en fait la 17ième ville de Suède. Sa situation géographique la place à égale distance de Stockholm, Göteborg et Oslo. Ses principales attractions touristiques sont : Le pont de l'Est, sa cathédrale, le Frimurarlogens hus , la statue Sola, qui est un des symboles de la ville et Atlas, son groupe de stoner rock burné teinté de sonorités 70's.

 

Présentons vite fait Atlas. Formé en 2011, premier ep enregistré en 2014 et unanimement acclamé par la critique. C'est en novembre 2016 qu'ils reviennent avec ce second ep de 6 titres intitulé « Death And Fear ».

 

Durant ces 6 titres, Atlas ne choisit pas la facilité de proposer des morceaux se ressemblants l'un l'autre. De par ses influences, heavy rock, grungy, metal, c'est un patchwork de rock sentant le souffre qui fait de ce « Death and Fear » un ep complet et agréable à écouter.

 

Les tempos rapides sont suivis de moments lourds et pesant. La voix ( et pas que la voix ) me rappelle The Sword (époque « Ages of Winter » ). Le grand moment de cet album est « A Walts » qui est se distingue par ses structures épiques et se révèle être un des meilleurs titres dans la catégorie des « Led Zep » de l'an 2000.

 

Maintenant que le groupe a sorti deux ep qui ont un potentiel plus qu'indéniable, il est temps de voir ce que ces suédois ont a nous proposer lors d'un album complet.

Doomyan

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 12:51
MATALOBOS-'Arte Macabro'

CONCRETO RECORDS/2016

 

Si le Mexique est plus réputé pour ses groupes de Brutal Death, Grind et autres du même acabit, il y a une scène Doom qui commence à émerger petit à petit. Et dans les groupes à suivre, il y a Matalobos, qui nous propose ici un premier album qui est loin d'être dénué d'intérêt.

 

Le Doom est devenu aux fil des années un terme désignant aussi bien Electric Wizard que Khanate en passant Candlemass, ou Cathedral. Matalobos lui joue un Doom Death Mélodique à l'ancienne. Quand je dis à l'ancienne, c'est que la majorité des groupes évoluant dans ce style étaient en vogue dans les années 90 et début 2000. Et c'est avec grand plaisir et je l'avoue, un goût de nostalgie que j'écoute ce « Arte Macabro ».

 

L'introduction de « Derelict », titre ouvrant l'album, commence par un riff acoustique me rappelant Tristitia. Fait suite à cette intro, des riffs mélancoliques, supportant une voix graveleuse ( on n'est pas si loin d'October Tide ). les guitares pleurent des mélodies à en faire chialer le plus insensible des goregrindeux. Les variations de tempos oscillent afin de proposer des passages plus emballés. Les mélodies sont astucieusement bien trouvées. On est dans le mélodique sans tomber dans le pathos comme certains groupes savent si bien nous le servir.

 

Les titres s’enchaînent, il y a une cohésion assez impressionnante dans cet album. On se met souvent à taper du pied et à headbanger ( comme sur « Macabre » par exemple ), avant d'être arrêté net dans notre élan par ces mélodies émouvantes et profondes. L'ajout du violon est également un atout non négligeable ( rappelant incontestablement My Dying Bride et Cryptal Darkness entre autre ).

 

Le seul petit bémol de cet album est selon moi, « Shiver », morceau acoustique qui, même si il est super bien exécuté, n'amène rien grand-chose. A moins que ça aurait peut être plus judicieux de ne pas le mettre en milieu de la tracklist mais de le mettre en outro. C'est que du long de ces 6 min, on perd un peu l'intensité dans laquelle nous étions immergé depuis le début de l'album.

 

Si les influences sont évidentes ( Novembre, Katatonia, Morgion, etc ), ce « Arte Macabro » est tout sauf une pale copie des groupes précités. En effet, le quintet de Léon, nous offre ici leur vision du Doom Death Mélodique, et c'est une vision que je partage avec eux, et même de plus en plus que j'écoute l'album.

 

Alors, si comme moi, tu deviens un vieux con et que tu regrettes le bon vieux temps du début des 2000, écoute moi et commande cet album fissa. Tu ne le regretteras pas.

 

Doomyan

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 12:10
DAAT- 'There are none so blind as those that will not see'

HERETIC RECORDS/ 2015

 

 

Un petit rafraîchissement extrême en Russie s'impose en ce jour et Daat sera notre guide à l'occasion de ce périple sur les terres du black métal de l'est.

 

Le grand froid domine ce black mélodique et incisif, aux riffs cinglants,aux rythmiques assommantes puis aux vocaux lugubres.

L'intro « From the sheer void and Nothingness » et l'outro « Scarlet dawn of obsolete aeon » sont proposées sous forme orchestrale et symphonique. Les deux titres sont d'ailleurs les deux seuls signes d'apaisement que veulent bien accorder ces diaboliques russes.

 

Les dissonances sont une force pour l'ambiance malsaine qui règne et parviennent à s'imposer encore plus en un break comme dans « Alterare of the greatest abyss ». Une variation s'opère dans le titre entre ces ambiances assez tordues du début et ces accélérations entraînantes avec cette double galopante, les riffs un peu plus lourds et ces mélodies acérées. On sent l'esprit scandinave qui erre dans ce black metal occulte.

 

« Ascended above all humanity » impose également son effort mélodique et des alternances construisent également ce morceau où l'on oscille entre une forme brutale entraînante puis un aspect beaucoup plus épique (presque heavy d'ailleurs) un peu à la manière de ce qu'a pu proposer Immortal dans les années 2000.

Le combo russe sait également mettre en avant son côté slave dans les titres avec cette ambiance glaçiale et cette entité que l'on peut trouver par exemple chez les ukrainiens de Lucifugum(sans les claviers.)

 

La mélodiquement brutale « Illuminating whereas withering » rendra heureux les amateurs de blasts à n'en plus finir.

Le batteur se déchaîne comme un beau diable sur cette damnée caisse claire,prenant soin de lui administrer ensuite un break où il ne la brutalisera que plus lourdement avant de repartir de plus belle.

Les mélodies, elles, sont assassines et agressives. La hargne les habite et la rage les contrôle. Le final du titre se fait sans merci, le chant est toujours aussi hérétique et destructeur, le blizzard fait son office cruellement.

 

Un black metal extrême pour vingt minutes de démence incontrôlée. Les plaies sont à vif et les russes y jettent le sel. Encore un bon moment pour les adorateurs de black metal aussi furieux que mélodique.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:57
HUKUTUS-'Nadiirit' (single)

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Courte étape en Finlande avec Hukutus pour ce qui sera la présentation de ce combo nordique au travers de leur single 'Nadiirit'.

Formés en 2011, le groupe est sur le point de sortir son premier album et ils viennent donc en proposer un avant goût avec cet unique titre.

 

On opère bien ici sur les terres glaciales du black metal, avec un travail mélodique des guitares développé, une rythmique entraînante. L'usage des claviers pose quant à lui une touche oppressante.

Les mélodies jonglent entre le mélancolique puis l'épique, et ce titre se pose dans cet aspect aussi martial que festif, et rythmiquement on s'approche du viking metal alterné par un break plus atmosphérique.

 

Concernant les vocaux, nous avons un chant black bien poisseux varié sur des gutturalisations plus graves ce qui injecte un côté assez malsain.

 

Un single qui laisse présager du bon pour l'album à venir, amateurs du genre, donc, restez sur vos gardes.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:11
WITCHWOOD-'Handful Of Stars'

JOLLY ROGER RECORDS/2016

Witchwood est né des cendres de Buttered Bacon Biscuits et de son leader Ricky Dal Pane ( compositeur, chanteur et guitariste ). Après avoir sorti, en 2015, un album remarqué « Litanies from the Woods ». Ils sont de retour, toujours sur Jolly Roger Records, avec ce nouvel album composé d'une introduction, de 3 nouvelles compositions, deux reprises et pour finir une réinterpretation de « Handful of stars » ( qui donne donc son nom à ce nouvel album ) qui était présent sur « Litanies from the Woods ».

 

Dès les premières notes, on comprend directement à quoi on a à faire. Ce mélange de riffs classic rock, ce côté progressif et psychédélique cet orgue Hammond, cette flûte, pas de doute, on tape bien dans le rock 70's. Mais ce n'est pas un rock 70's qui sent la naphtaline, loin de là. On sent que les fondations ont été remises au goût du jour.

 

La maîtrise technique n'est pas à démontrer, mais les musiciens garde ce côté catchy qui fait que les titres proposés ne s'adressent pas uniquement aux musiciens en quête de prouesses techniques dénuées de feeling et d'âmes.

 

Quant aux reprises, « Flaming Telepaths »’ de Blue Öyster Cult et « Rainbow Demon » d' Uriah Heep ; Elles sont assez proches des titres originaux, tout en gardant cette touche Witchwood. Un bon moment de redécouverte de titres qui ont parfois tendance à être oubliés.

 

En conclusion si vous avez envie de vous faire un petit trip dans le psyche-prog des 70's, ce second album des italiens ne vous décevra pas.

 

Doomyan

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