Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 18:43
HELLGRIMM-'Elysium'

AUTOPRODUCTION/2020

 

 

Première chronique sur Yargla depuis un bon moment. J’espérais un retour en fanfare, proposant une chronique dithyrambique d’un groupe d’une bourgade inconnue révolutionnant le microcosme musical tel Neurosis l’a fait début des années 90. Il n’en sera rien, et le come back se fera sans tambour ni trompette.

 

Au menu aujourd’hui, Hellgrimm ( bon… ), avec son second album « Elysium ». J’ai appris à ne pas juger un livre à sa couverture, mais rien qu’à voir l’illustration utilisée pour ce nouveau 7 titres, le ton accusateur de mon esprit a pris le dessus, et il ne s’est pas trompé le bougre.

Passons donc cette pochette jaunâtre faite sur paint en 2002, pour nous attaquer au Stoner Metal du trio texan.

 

Première chose qui frappe, est la pauvreté de la production. Ce qui n’invite pas à vouloir plonger plus profondément dans cette œuvre. Mais l’oreille se faisant à tout, on finira par y retrouver un côté sympa à ce son garage/lo fi daté des 80’s.

 

Les compositions sont un mélange de metal, thrash, stoner, grunge… Un melting pot assez disparate qui a tendance à perdre l’auditeur au fur et à mesure que chaque titre déroule. ( et pourtant, la moyenne est de 3 mins par morceau )

 

A lire ces premières phrases, ont pourrait croire que cet album n’a que des défauts. Mais non. Les riffs ( et surtout les solos ) de guitares sont souvent bons, visent juste.

La voix d’Erica apporte cette touche d’originalité. On sent qu’elle maîtrise le sujet, sans en faire de trop. C’est un des gros points positif de cet album. Et pourtant, comme vous le savez, les voix féminines en général ce n’est pas trop mon trip.

 

Finalement, c’est un album avec lequel on passe un bon moment, replongé dans les 80/90’s lorsqu’il y avait encore une certaine naïveté ( et ce n’est nullement péjoratif) dans le fait de faire de la musique, et qu’on ne cherchait pas à avoir la meilleure production, le meilleur visuel, le meilleur tout… Mais qu’on jouait simplement pour le plaisir. Et la grande force de cet album sans conteste la sincérité et le plaisir que prend le trio à faire sa musique. Et rien que cela, ça n’a pas de prix.

 

Doomyan

Partager cet article
Repost0
4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 18:21
THE MALICE- 'Legions Of The Dawn'

SATANATH RECORDS/ MORE HATE PRODUCTIONS/2020

 

 

Il y avait déjà un petit moment que nous avions évoqué Satanath Records, nous allons donc aujourd'hui mentionner à nouveau ce label russe qui propose une collaboration avec More Hate Productions.

 

Pour cette fois, The Malice se présente sous forme d'un duo germano-suédois, et le ton utilisé avec cet album se veut brutal death metal technique.

 

C sont neuf titres que nous avons ici où la puissance s'allie à une certaine lourdeur ainsi qu'une gestion des mélodies parfaites.

Les rythmiques savent varier quand il faut, allant du saccadé au nettement plus lourd, le résultat final est une véritable tarte technique où la vélocité des grattes ne pourra vous laisser sur le cul que ce soit en technique qu'en mélodie.

 

On ressentira des influences comme Deeds Of Flesh, mais encore aux gaillards de Morbid Angel comme sur un titre comme l'excellent « Aeon Ov Horus » avec sa double pédale massive, ses breaks, sa violente lourdeur où cet ensemble sait varier sur des rythmiques plus saccadées lors de breaks fortement efficaces qui ne seraient pas non plus sans rappeler les vieux albums d'Edge Of Sanity.

Les vocaux sauvages et lourds collent parfaitement à l'ambiance , lui imposant un côté malsain.

 

Que dire d'un titre comme « Purson » et de sa brutalité sans limite ? Ce morceau est une véritable tuerie où dévalent les blasts, les roulements schizophrènes, distribution de tartes ici et là, brutalité qui ne sera pas sans rappeler non plus quelque part un combo comme Origin .

 

Quelle énergie mes aïeux ! Quand la brutalité s'allie parfaitement aux mélodies tant lourdes que tranchantes, le tout appuyé par un chant lourd et puissant, le résultat ne peut être qu'appréciable et sans pitié !

Un très bon album que nous avons içi sous le coude !

 

 

HUGH GRUNT

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 18:27
ARALLU-'En Olam'

2019/SATANATH RECORDS/EXHUMED RECORDS

 

 

Illustrons le retour aux activités chez Yargla avec une signature de chez Satanath Records en collaboration avec Exhumed Records, j'ai nommé le combo Israelien Arallu déjà fort d'une certaine expérience puisqu'il s'agit ici de leur septième album.

 

Le ton principal se pose dans un black metal oriental aux passages thrash mais surtout enrichi de percussions et d'instruments folkloriques.

On rencontre pas mal de variations selon les titres, voguant au gré de passage assez violents relayés par des ambiances beaucoup plus posées et épiques.

 

Si l'on évoque l'énergie brutale, on évoquera d'emblée le morceau d'ouverture « The Center Of The Unknown » et de sa bestialité qui poursuit le démarrage oriental. Un thrash black bien speed et violent où la batterie déroule pour enchaîner sur un blast démoniaque qui se mêlent à un déchaînement rythmique de la part des percussions également. L'entrée en matière s'opère avec fougue et sans pitié et ce morceau doit être vraiment terrible sur les planches.On saluera également ce passage plus mid tempo et lourd où les percus suivent le flot des mélodies orientales alors que la partie metal derrière alourdit l'ensemble.

 

Pour rester dans le patator, on évoquera également « Guard Of She » et son départ ultra dynamique, lourd et violent.

Le rythme est galopant, les vocaux bien harsh, puis les mélodies orientales collent parfaitement aux blasts et roulements cinglants

Le chant varie sur des vocaux parlés, déclamés sur un passage épique au tempo lent. Le rythme reste ensuite lent mais s'alourdit au gré des riffs saccadés et des accompagnements orientaux.

On termine sur un passage assez doom à l ancienne bien ficelé.

 

Arallu sait également jouer la carte plus nuancée avec « Vortex of Emotion ». Ici nous trouvons un doom/black très lent et progressif menant sur montée rageuse. L'ambiance est atmosphérique et lourde se terminant sur un fade.

 

Quelques rythmiques guerrières savent se faire apprécier notamment sur le démarrage d' « Unholy Stone » le final d' « En Olam » ou encore « Spells »

Pour « Unholy Stone », blasts et melodies suivent à un debut guerrier pour donner suite à un passage folklorique où la batterie tabasse bien la caisse claire et assomme.

La mélodie est répétitive mais catchy. On appréciera aussi ce final aux choeurs orientaux.

On retrouvera également ces choeurs sur « En Olam » et ses parties de blasts et riffs liés, cette rythmique orientale pour un ensemble mid tempo. Le côté folklorique est très en avant sur celle ci.

S'en suit une accélération rythmique aux blasts,puis riffs rapides pour terminer sur rythme martial et folklore.

« Spells » propose des parties bien décalées rythmiquement et son ambiance s'avère également assez belliqueuse.

 

On saura apprécier pleinement aussi un morceau comme « Prophet's Path » à l'intro toujours aussi orientale. Les riffs sont tranchants et les mélodies entêtantes.

Un passage encore plus énergique thrash/black à la Deströyer 666 vient tout défourailler puis des ponts plus lourds enchaînent.

 

« Devil's Child » débute sur une intro orientale.

On ne pourra qu' accrocher à ce coté Meleschech dans la rythmique et le chant puis

ce pont, down tempo assez épique avant de partir en blast et riffs ultra rapides.

On reprend une tranche de passage lourd avec la double qui déroule, un break plein de légèreté interfère avant de rattaquer sur le passage à la Meleschesch presque dansant.

 

Cet opus d' Arallu se voit hisser comme un grand moment de black metal oriental qui saura ravir les amateurs de combos du genre comme Meleschech ou encore Orphaned Land pour les instants plus posés.

 

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 17:47
AUTOMB-'Esoterica'

SATANATH RECORDS/FINAL GATE RECORDS-2019

 

Fruit d'une collaboration entre Satanath Records et Final Gate Records, l'album du jour « Esoterica » nous est proposé par le groupe américain Automb formé en 2017 qui sévit dans un black metal agrémenté de la lourdeur du death metal.

 

Pendant un peu plus de 40 minutes, les morceaux se déroulent dans une ambiance des plus sombres, avec une rythmique principalement violente, résidant d'ailleurs comme l'axe de violence le plus impactant dans l'oeuvre tant le travail rythmique est aussi carré que lourd.

 

Le travail des mélodies de guitares est également bien mis en avant, et d'ailleurs concernant le chant des grattes puis du travail proposé on retrouve les influences des groupes de brutal black scandinaves à la Marduk ou encore Dark Funeral.

 

L'apport d'un clavier pose une ambiance assez mystique et assombrit encore l'atmosphère comme sur « Blood Moon » et son côté très mélancolique dans l' exécution. Le tempo y est d'ailleurs plus lent que sur les autres titres qui eux distribuent un côté plus apocalyptique.

Néanmoins, l'énergie qui se dégage du titre a un bon impact de même que pour un titre comme « Frozen » qui se trame dans le même esprit, sur un mid tempo lourd et mélancoliquement mélodique.

 

On appréciera l'esprit guerrier de « Summoning The Storm » puis ce chant également éraillé et agressif. A noter que le chant est déclamé par une dame qui gère fort bien son art et ces vocaux savent se poser aisément à l'ambiance destructrice.

Les riffs s'enchaînent rapidement et les rythmiques n'arrêtent à aucun moment la distribution de raclées.

 

Citons aussi « Mourned » qui est une véritable guerre tant les riffs se font agressifs.

Le morceau alterne sur un passage très épique où le solo vient se poser de manière plus atmosphérique, puis le passage lourd mené par une batterie assez tribale vient vous remettre la grappin dessus pour vous replonger dans le tourbillon chaotique et brutal. Ici aussi, on appréciera les petites touches de claviers venant apporter un aspect assez intriguant, englobant les passages.

 

Le brutalité s'intensifie aussi sur le titre d clôture : « Into Nothingness » qui effectivement expédie l'auditeur dans le néant à la fin de l'album.

Des mélodies assez glaciales et une rythmique emplie de blasts, de contre temps, des variations plus lourdes s'imposent en break également et le chant se fait toujours aussi barbare.

 

Bien que n'étant que la première œuvre d'Automb, il est à noter que les membres sont déjà forts d'une expérience bien corsée (certains ayant bossé avec des combos comme Necrophagia et Morbid Angel. Les amateurs de violence rythmique mais mélodique apprécieront cet album qui renferme de très bonnes ambiances et qui assure dans son exécution diabolique.

Album bigrement appréciable.

 

Hugh Grunt

 

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 23:43
NECROHERESY-'Asylum'

SYMBOL OF DOMINATON/WINGS OF DESTRUCTION/DARKNAGAR RECORDS-2017

 

Penchons nous sur une production Symbol Of Domination en collaboration avec Wings Of Destruction et Darknagar Records qui nous mène droit en Slovaquie avec le death/thrash bien lourd de Necroheresy.

 

Le combo slovaque propose avec cet album 1 intro et 9 titres d'un death/thrash des plus rageurs au son massif et pesant.

 

Dès le départ le ton est donné, l'ambiance du premier titre en est au film d'horreur oppressant et c'est vraiment l'effet provoqué par l'album entier.

En plus de mélodies old school entraînantes, le groupe alourdit le ton usant d'une double pédale lourde à souhait, tâtez donc un peu du titre « Satan My Master » et osez en sortir indemne tant le ton y est grave . Les riffs sont lourds, les rythmiques tapent grassement et violemment et la voix sort des plus profondes des abysses unissant un chant death ultra gras accompagné de cris plus bestiaux.

 

L'esprit est caverneux dans l'ensemble des titres, c'en est rien de l'évoquer pour un titre comme « Four Rooms Of Sanatorium » où l'ambiance sombre pèse, avec des hystéries vocales, des soli jaillissant de nulle part et cet atmosphère difficilement respirable qui englobe le tout.

 

Nous pourrions aussi évoquer « Battle Of Sokolovo » et son ambiance guerrière sur fond de death thrash bien brut où les vocaux alourdissent l'ambiance déjà destructrice  ou encore « Mortal Addiction » et son côté old school à souhait, limite rock'nroll lourd où l'on pourrait y retrouvé un côté rappelant Abscess.

 

Il y a aussi le caterpillar « Blind Monk » et son aspect détonnant. Pure violence en veux tu en voilà !

Des breaks plus mélodiques viennent alléger la destruction déjà bien entamée mais la fureur reprend ensuite de plus belle.

L'album propose une ambiance lourde sur un tableau où le death et le thrash croisent le fer mais s'allient néanmoins à merveille.

Tu veux un peu de violence malsaine? Jette toi sur cet album !

https://www.facebook.com/Necroheresy/

 

Hugh Grunt

 

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 17:53
DEMENZIA MORTIS- 'Memento Mori'

MALPERMISTA RECORDS/2019

Permettons nous un détour en Belgique avec le combo de black metal Demenzia Mortis qui propose son 1er Ep, sorti d'origine en autoproduction en 2018 puis remis au goût du jour par le label Malpermesita en 2019.

 

Six titres puis une intro constituent cet Ep et dès la première écoute force est de constater que le black proposé comporte des mélodies efficaces,variant du black pur à d'autres passages plus thrash voire même heavy.

L'atmosphère est essentiellement guerrière dans l'ensemble et l'on pensera par exemple à des formations issues de la scène black/thrash australienne comme Bestial Warlust ou encore Deströyer 666 dans les passages belliqueux comme « Commanding The Legions » qui avec ses riffs mitrailleurs et cette batterie effrénée se fait encore plus destructrice qu'un char. Brutalité destructrice, véritable marche au combat guidé par un chant alternant entre death bien guttural et sonorités plus thrash/black.

 

L'intro incantatoire « Bis Repetita » laissait déjà présager quelque chose d'infâme et d'inquiétant, ce n'était pas sans compter sur le carnage qui allait suivre.

 

Le groupe sait gérer les passages très mélodiques dignes d'un Dark Funeral comme dans la très bonne « Blood Ritual » mais aussi les blasts explosifs à la manière des combos des 90s.

 

Le groupe sait agrémenter également des parties beaucoup plus lourdes, apportant encore plus de poigne à son œuvre comme sur les débuts de « Deus Mortum » ou « Memento Mori ».

Une galette de black à l'état pur avec des passages qui tendent aussi vers le death comme sur des passages aux ambiances un peu à la Behemoth que nous retrouvons sur le démarrage de « No Escape » mais également sur ses passages repris en choeur.

 

Ce premier Ep se termine sur « Reign Of Kaos » en guise d'outro instrumentale collant vraiment bien à l'esprit de l'ensemble : guerrier et mélodique.

 

Une première galette prometteuse, aussi violente qu'intéressante qui méritrait d'avoir rapidement une suite !

 

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 15:30
ROTTEN-'Rotten'

BLEED RECORDS/2019

 

Première rencontre pour nous avec le label montant français BLEED RECORDS spécialisé dans le style death metal old school/grind/black et autres finesses du Metal extrême.

Pour l'occasion laissons entrer Rotten, groupe de l'Ouest de la France qui, avec cette première galette balance un death cradingue à souhait qui hume bon l'ancienne école.

Nous noterons que deux des membres ne sont pas inconnus de nos pages puisqu'il faut compter sur Ben et Guillaume de The Bottle Doom Lazy Band précédemment passés chez nous.

 

Avec ce cd, les plus nostalgiques auront la larme à l'oeil tant la formule proposée regroupe les éléments obligatoires du death metal de la 'bonne époque'.

 

L'ambiance est forcément malsaine, crade, le son des grattes vient du fin fond des abysses et bourdonne occasionnant de sérieux problèmes sur l'échelle de Richter, la rythmique écrase, variant du mid tempo à des instants plus rapides.

 

Le son général ne sera pas sans rappeler les combos scandinaves ' d'antan' comme Dismember, Grave et j'en passe.

Le chant en impose également et assure ces intonations à la Van Druinen ou encore John Tardy.

 

Prenez « Umbilical Cord Of The Purulent Planet » ; ce titre ous assomme par sa lourdeur et son groove ultra bétonné, c'est sale, poisseux et si plaisant.

On saura apprécier également dans ledit titre, cet instant ou Ben part en vocalisation digne de TBDLB, posant ici sa touche presque théâtrale bien à lui que l'on reconnaîtrait parmi 666 groupes.

Les riffs accrochent bigrement et les rythmiques sont écrasantes.

 

On appréciera aussi les passages headbanguesques de « Stellar Echoes from the Decomposed Life » ainsi que les accélérations enivrantes. Sûr qu'il y a du y avoir plus de vingt litres de bière renversée des gobelets de concerts sur ce titre fidèle à l'esprit sachant varier de passages à pogos à d'autres nettement plus lourds, lents et oppressants.

 

Rotten distribue des torgnoles à gogo également sur « Floating Among The Dead Celestial Bodies » et son début tonitruant puis cette agressivité ambiante. Les passages différent et savent maintenir une accroche incontournable.

Le titre tartine, et retourne l'auditeur en moins de deux.

Rythmiques étouffantes, chant toujours aussi hargneux et riffs qui retranscrivent vos pires cauchemars, autant dire qu'on est dans le bon.

 

Nous baisserons le chapeau à six pieds sous terre pour cette reprise d'Obituary « 'Til Death » qui respecte bien l'originale et l'on sent que le combo a pris un réel plaisir dans son exécution.

Le flot est plus compréhensible que celui du sieur Tardy mais il est certain que les nostalgiques évoqués en début d'article auront le sourire jusqu'aux oreilles à l'écoute de ce clin d'oeil.

 

Merci donc Bleed Records pour dégoter de si bonnes productions. Cette galette proposée par les gars de Rotten est un véritable hommage à la scène death metal old school et l'esprit retranscrit fait énormément plaisir, vivement la suite !

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 21:28
THE LUMP-'Pimple Popper'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Allons donc voir ce qui se trame à l'Ouest et plus particulièrement à Rennes avec ce 1er Ep de The Lump qui officie dans un death/slam bien lourd.

 

Les amateurs de son ultra gras et dégoulinant, de rythmique varian entre le blast et le tatanement massif puis de vocaux régurgitant dans le fond d'un caveau seront ravis.

J'en appelle entre autres aux adorateurs de Devourment et j'en passe.

 

Ce sont, ici, une intro puis 3 pièces de choix du boucher qui se chargeront de vous charcuter.

Les riffs incisent autant qu'ils déchirent, le tempo sait varier au gré d'un groove ambiant, l'ensemble est assommant et la gutturalisation use de borborygmes inhumains.

 

Les trois titres vous malmèneront et votre cervelle se verra orner les murs tel un beau crépis d'époque.

 

La mention à « Pimple Popper » qui tabasse purement la tronche, avec son tempo lent et son côté lourd à souhait qui vous embourbe et vous immerge dans un cataplasme de pus et d'entrailles.

De bonnes variations apportent un relief supplémentaire au tableau putride proposé ici.

 

C'est un Ep aussi malsain que dérangeant que proposent les gaillards de The Lump, bande son cauchemardesque de par ce slam lourd et rythmé de bonne facture !

 

https://www.facebook.com/Thelumpslam/

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 20:27
SHUFFLE-'#WontTheyFade?'

KLONOSPHERE/2018

 

Une autre production de chez Klonosphere aujourd'hui avec Shuffle combo français formé en 2009, qui a sorti un premier album en 2015 et c'est donc sur leur second album sorti en 2018 que nous allons mettre la lumière aujourd'hui.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le combo puise son art dans plusieurs styles différents dans la mesure où nous retrouvons au gré des titres des passages rock bien progressif mais également des aspects plus metal, voire même rap metal ainsi que d'autres instants plus jazzy.

 

Ne cherchez pas de bourrin aujourd'hui, ni de violence car pour cet album, l'ambiance est plus posée progressive avec tout de même une certaine énergie et renferme un ensemble très abordable à l'écoute.

 

Prenons un titre comme « CheckMate Fool », le chant est bien ajusté au style, les parties alternent entre un chant clair que l'on pourrait rapprocher de celui de Cave In ou encore Deftones et un chant rappé qui ne sera pas sans rappeler ici celui de Fred Durst.

Comme indiqué ci dessus, la structure de l'ensemble des morceaux des l'album est progressive, et ici les passages rock puis fusion alternent avec des parties planantes où le piano instaure une ambiance posée, et les choeurs accentuent l'aspect planant du passage, s'en suit un passage joué à la guitare folk qui appuie la mélodie ainsi qu'un orgue Hammond apportant une touche assez 70's.

 

On admirera la technicité de « Paranoia of The soul » et son démarrage fusion à la Limp Bizkit bien appuyé alterné à ce refrain fortement accrocheur avec encore cet orgue Hammond qui vien psychédéliser un peu le trip. Les deux parties se collent bien l'une à l'autre et les alternances ne choquent pas, preuve d'un bon travail apporté aux transitions.

La structure de « Switch To The Otherside » est assez identique de celle du morceau précédemment cité, à entendre une partie fusion puis un refrain au chant clair catchy. Là dessus, on pourra se rappeler des gars d'Incubus et ce côté très nu metal qui en ressort.

 

On peut évoquer également la très jazzy « Behind Ur Screen » qui démarre très calmement avant d'enchaîner sur des rythmiques décalées, preuve d'une technique bien maîtrisée, et l'on baissera encore une fois le chapeau pour cette gestion des refrains aux mélodies terriblement accrocheuses.

 

« Faded Chalk Lines » quant à elle s'avère assez dansante avec cette rythmique assez boogie dès le début. Petite pensée aux Trepalium assez friands de ce type de rythmique. Le titre est remuant et les divers passages se succèdent naturellement pour un rendu sympathique.

 

Cet album est riche en idées et l'écoute en est agréable.

Puisant ses styles dans différentes ressources, sachant allier sans difficulté divers genre, le combo parvient à conserver aisément l'attention, et cela en va de même pour les auditeurs dont le style n'est pas forcément celui de prédilection ce qui en fait d'autant plus un album intéressant !

https://www.facebook.com/Shuffleofficialpage/

 

Hugh Grunt

 

Partager cet article
Repost0
7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 23:23
FEED THEM DEATH- 'No Solution/Dissolution'

GRIMM DISTRIBUTION/EXALTED WOE RECORDS- 2018

 

 

Une sortie de chez Grimm Distribution, il y avait un petit moment que nous n'en avions évoqué dans nos pages et pour l'album en question, le label s'est allié à Exalted Woe Records.

Concernant le groupe, nous avons à faire à un one man band basé en Angleterre Feed Them Death formé par un ancien membre d'Antropofagus qui déjà ne proposait pas dans la dentelle.

 

Car sur les 12 titres proposés (dont une intro et une outro), c'est un grind/death brutal et bestial qui est offert dans la plus pure des traditions.

Blasts à gogo et mélodies assassines font bon office, et vocalement le chant hurlé et furieux s'associe aisément à un chant guttural bien death.

La brutalité s'exécute déjà dès l 'intro avec la rythmique qui mitraille, pas mal de breaks accentuent le côté hystérique de l'oeuvre. Les chants eux se disputent férocement le bout de gras et du gras, il y en a.

 

Les mélodies sont agressives et s'enchaînent naturellement dans la pratique du massacre.

L'ensemble est balancé directement sans détour et le death grind est puissant.

 

On appréciera pleinement un titre comme « Terrific Gods Caravan » qui démarre presque, par rapport au reste de l'album, en mid tempo avec les vocaux parlés avant de repartir dans une vélocité de riffs violents, une double pédale qui se démène puis les variations de chant grassement vociférées.

 

« Penance In The Wrong Direction » est aussi bien fournie en matière d'alternance dans la violence. Entre les passages ou la double assomme et ceux plus lourds où les riffs tranchent puis ce chant aigu qui ici accentue pas mal le côté éraillé, nous avons ici encore une bonne forme de démence plaisante.

 

L'album laissera pour sûr des traces et il sera sans doute apprécié des amateurs de formations comme Terrorizer ou Brutal Truth (avec un côté death plus prononcé).

Encore une bonne bande son à se mettre après une journée peu reluisante ! Fort !

 

https://www.facebook.com/feedthemdeath/

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0