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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 15:24

All-Hail-the-Yeti.jpg

 

AFM RECORDS/ 2012

 

 

C'est en 2006 que s'est formé le combo d'All Hail The Yeti. Avec un tel nom, on ne peut que s'attendre de leur musique à une lourdeur certaine. Et bien c'est le cas avec ce premier album que nous proposent là les ricains, suite à un EP précédemment sorti en 2010 du nom de « Trees on fire with songs of blood ».

 

Le son en général se veut très massif. Le groupe en impose déjà à ce niveau par le biais notamment d'une production bien patate.

 

Les mélodies proposées par les gaillards sont bien lourdes et les rythmiques massives ont un côté relativement core qui pourrait ravir les fans de Throwdown pour le côté bien puissant, voire même de Grope pour le côté rock'n'roll.

L'ensemble donne la bougeotte de par le dynamisme contagieux. Je prends pour exemple des titres comme « Deep Creek » ou « When The Sky Falls » qui en mettent déjà plein la tronche.

 

Le chant aime varier avec un air de Corrosion Of Conformity sur « When The Sky Falls » cité ci dessus par moment avec ces alternances donc excellentes avec le chant hurlé à core et à cri. « The Art of Mourning » est également un bon exemple pour la variation. Un côté Beaten Back To Pure également dans des lignées de chant que l'on trouve sur « Ruby Ridge (Every Knee Shall Bow) ». Ce morceau là envoie du lourd d'ailleurs, sans doute celui qui s'avère le plus lourd de cet album. Rythmiquement on approche du High On Fire sur le début avant de revenir sur du down tempo en gros béton armé.

Ah, ca du groove, je vous avais prévenu messieurs dames, vous en avez! Prenez rien qu «  I Am Wendigo » et je pense que vous serez ravis. « Bloodguilt » vous en injectera également une bonne grosse dose avec ses riffs gras à souhait.

 

Du dansant, tu en as également avec « Suicide Woods » qui est terriblement endiablée. Avec le genre de riffs qui te collent direct au cerveau. On alterne des parties élephantesques et des moments plus rapides. Que du bon. L'efficacité de faire aussi dans le refrain entêtant comme pour « After The Great Fire » et « When The Sky Falls ».

 

Puis le dernier titre de cet album qui marque 20 minutes au compteur. Ce « Judas Cradle » qui en fait musicalement ne nous propose que 6 minutes après quoi nous sommes plongés dans un bayou malfamé. Le titre se démarque des autres avec l'utilisation de claviers » qui amène une touche assez black métal. Genre de black metal à la Goatwhore qui possède sa touche rock'n'roll.

Les breaks y sont bien posés et les mélodies puis les montées en puissance des grattes sont excellentes. Bien joué!

 

Alors, voici un premier album qui est plutôt sympathique. Les fans de groove bien burné y trouveront leur plaisir je pense. Amateurs de gros moteurs comme 2 Ton Predator, Corrosion Of Conformity, Throwodown, je ne peux que vous conseillé que cette galette de bon augure.

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 14:14

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MASCOT MUSIC PRODUCTIONS/ 2011

 

 

Crippled Black Phoenix. Voilà un nom qui doit vous parler de près ou de loin. Venant d'Angleterre ce groupe renferme des membres ayant déjà officié dans des groupes tels qu' Electric Wizard, Iron Monkey, Gonga, Mogwai et d'autres, c'est vous dire s'ils ont déjà de l'expérience, expérience renforcée par le fait qu'ils nous proposent là leur 5 ème album sur fond très rock progressif.



Introduit majestueusement avec un tuba qui appuie le côté massif de cette entrée en matière, la poursuite est très atmosphérique avec gratte acoustique très progressive donnant un côté quasi Pink Floydien. L'ensemble est posé et lancinant avec des notes de piano qui viennent agrémenter une certaine mélancolie perceptible dès les premiers instants. Un psychédélisme très prononcé dans ce morceau, notamment avec ce final à la flûte bigrement 70s et ces chants apportant un côté world music. Bien reposant.



« Get Down And Live With It » démarre sur une rythmique tribale et les mélodies accompagnées de cuivres sont d'une originalité certaine. Chant féminin et choeurs rendent l'ensemble de cet album encore plus varié. Les titres sont tellement bien faits qu'ils sont catchy et déjà à la première écoute de ce titre par exemple, il est quasiment impossible de se défaire de la mélodie. Un véritable envoûtement. Certains breaks semble montrer des signes d'apaisement de cet envoûtement avant de venir rattaquer le cerveau par de petites séquences progressives.

Un interlude empli de distorsions psychédéliquement planantes et lugubres découle sur le morceau qui suit introduit par un très bon chant clair suave à l'ambiance 70s toujours dessinée avec le retour de l'orgue Hammond. La mélancolie et le côté lancinant sont toujours de mise. Crippled Black Phoenix a la force de ne composer que des « hits ». La preuve supplémentaire avec ce titre là. Juste excellent du début à la fin. Chaque morceau a une âme et c'est avec cette âme que le combo construit les bases solides de cet album superbe.

« The Brain/ Poznan » poursuit avec quelque chose à la Archive dans l'ambiance qui s'en émane. Le chant colle parfaitement à la musique. Un certain tourbillon dans ce titre se plaît à vous entraîner de plus en plus vite vers d'autres galaxies de par son côté atmosphérique et hypnotique de la musique. Le lead piano ici apporte un horizon différent encore.



Retour à une batterie tant tribale que lourde et une rythmique plus rapide avec ce « Laying Traps ». Un petit air bien 80s limite batcave se dégage de ce morceau. Je pense à Joy Division ou même Bauhaus avec ce côté glacial qui les caractérise.



Rythmique pachydermique et cuivres introduisent ce titre et ce post-rock guidé par le chant et les mélodies de grattes. Les breaks de « Born In A Hurricane » sont efficaces et l'on se plaît à poursuivre le trajet barré proposé par Crippled Black Phoenix.



« Release The Clowns » a été mon coup de coeur ici. Le côté horrorpunk voire à la Danzig m'a plu directement ainsi que ce chant qui vient être alterné avec un chant féminin...et Grand Joie! Ces deux chants se complètent parfaitement l'un l'autre.Le solo de ce titre est digne d'un bon vieux groupe de southern rock/blues. « Release The Clowns » s'est avéré m'être le titre qui a été le plus accrocheur de cet album terrible et pour certains, il sera peut être le plus 'accessible'.

Une fin jazzy digne d'un bon vieux film de la mafia des années 20 vient conclure le premier cd de cet album.

 

Et l'aventure se poursuit sur un ton bluesy bien planant en guise d'ouverture du second cd de cet album. Des chants et des choeurs ornent le tout, pouvons nous ici parler de 'post-blues'?



« (Dig, Bury, Deny) » continue avec une bonne grosse touche à la New Orleans voire redneck avec l'utilisation d'un banjo qui vient se voir compléter originalement par un violoncelle. Une véritable bande son digne d'une scène de lever de soleil en plein désert américain.

On continue à planer avec « Operation Mincemeat » qui s'avère monstrueux à souhait. Une balade où s'entremêlent chant masculin, féminin, cuivres, violoncelles, le tout opérant à la perfection. Cette balade possède son propre côté orchestral très peu expérimenté par d'autres formations.



Une instru suit au piano/orgue, le tout digne d'un croisement entre Nine Inch Nails et Anathema (je pense au titre « Sentient » sur l'album Eternity).

Et l'aventure se termine déjà avec le très long morceau « Faced With Complete Failure, Utter Defiance Is The Only Response ». Un nom aussi long que le titre (14:47). Nous y retrouvons le côté progressif ambiant. Crippled Black Phoenix,on peut le dire au travers de ce titre n'est pas qu'un simple groupe. C'est toute une entité orchestrale tant les différents instruments utilisés sont nombreux. Le côté symphonique apporte la véritable image de marque propre au combo anglais.

Entre cordes, cuivres, guitares électriques, arrangements électroniques, banjo, orgues, piano, le groupe n'a rien à envier à qui que ce soit en matière d'innovation. Ils osent et parviennent haut la main à tirer leur épingle du jeu et maîtrisent la capture de l'attention tout au long d'un long titre comme celui-ci, puis parviennent à peindre des paysages tous aussi variés les uns que les autres et ce avec une force tout simplement bluffante.

Ce titre, à l'instar de l'album est un véritable voyage dont il nous est bon de profiter de son départ à son arrivée. L'hypnotisme contagieux défilant de titre en titre est à son apogée au cours de « Faced with complete failure... ».



Un album tout simplement magique de par son effet captivant où Crippled Black Phoenix fait partie de ces groupes qui n'ont aucune oeillère, n'hésitant pas à tenter de nouvelles choses et se démarquent de cette manière de la masse.

Crippled Black Phoenix est tout simplement inétiquetable et parvient avec son art à exploiter plusieurs horizons différents. Entre le psychédélisme 70s, le côté froid des 80s, les accents bluesy et la lourdeur et le son actuel, tout y passe.

Alors je ne peux que vous conseiller cet album qui ravira les amateurs d'art, à noter que les fans de rock progressif auront grand plaisir à écouter cet opus. Vraiment excellent!!!

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 15:58

 

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Formé à Colmar par deux anciens Force Fed en 2007, Worn-Out avait déjà fait ses marques par le biais d'un premier cd 4 titres du nom de « Worn-Out ». Le style se voulait déjà relativement hardcore avec une bonne dose d'indus et un groove bien ancré.

Forts de plusieurs dates avec des pointures comme Pro-Pain, Entombed, U.D.O. et bien d'autres, les revoici qui nous re proposent ce « Loud As Fuck! » qui renferme ici pas moins de 4 nouveaux titres ainsi que les 4 titres de leur précédent opus « Trust Steel Only » qui n'avait édité que numériquement.

 

Le début est grassement rock' n' roll avec ces vocaux rauques et ce groove diabolique. Un quelque chose à la Gorefest tant musicalement qu'au niveau de la voix, et des parties au d'accélération que ne renierait pas un bon fan de Volbeat. Avec ce premier titre déjà: « Loud As Fuck! », le combo fait dans la chanson qui se retient bien vite et que l'on reprend en choeur.

 

« Says Who » débute avec ses faux airs de « Another One Bites The Dust » ( c'est vous dire si le groove est de mise...) avant de faire parler la wha-wha. Un petit délire un peu à la Prong voire Die Krupps et ça tâche toujours autant. « Says Who » donne l'envie d'esquisser un pas de danse et de sauter sur place en même temps lors de ses passages plus bruts.

 

« Rich and Famous » tabasse bien et alterne pas mal hardcore. C'est un peu comme ci Biohazard et Bodycount se taperaient une teuf rock'n'roll dans un coin malfamé.

Les riffs de « The Way I Feel » sont bien gros et thrash avec une énergie superbe. Encore une fois, niveau refrain, nous avons du sing-a-longesque et les breaks parviennent à chasser tout ennui improbable içi.

 

Que dire du riff de « Used To Hate » qui s'avère monstrueux as fuck? Le son est un peu plus lourd içi, je vous rappelle que nous avons la réédition du 4 titres de 2011 et l'on constatera que l'ambiance 'n'roll qui sent le Jack Daniel's à plein nez est déjà bien présent à cette époque.

 

« Infraworld » m' a énormément plus avec son début digne d'un Dismember voire même Dominus avec ce chant ultra guttural (le + guttural de ces 8 titres d'ailleurs) que l'on pourrait très facilement rapprocher de Mikael Akerfeldt. Le morceau se démarque des autres avec cette touche la plus purement metal tout en conservant le côté accrocheur. Ce titre est tant lugubre qu'excellent.

 

« Worn-Out » possède sa touche d'originalité avec l'ambiance redneck qu'amène l'incorporation de l'harmonica. Un mix de hardcore saupoudré d'arrangements electro apporte une touche supplémentaire d'originalité donc à leur art brut.

 

« Skin Deep » vous montre qu'il n'est pas nécessaire de faire dans le riff ultra complexe pour être efficace. Un excellent morceau du style Entombed qui lorgnerait vers l'indus pour venir conclure déjà ce « Loud As Fuck! ».

 

Et bien voilà un groupe qui tient méchamment bien la route. Je suis bien loin d'être déçu d'avoir été choisi pour m'occuper de leur cas. Un bon cru qui mélange tous les arômes de stoner bien burné, d'un hardcore bien relevé et d'une touche métal presque indus bien ficelée.

Worn-Out fait dans l'efficace, et c'est un groupe français qu'il va falloir à nouveau surveiller. A voir en concert!

Pour tout fan d' Entombed, Prong et Gorefest dans leur époque rock'n'roll.

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 14:20

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Vous avez pu constater ces derniers temps que la Suisse frappait fort au sein de nos chroniques. Avec des groupes comme Coilguns, Posthumangangbang et autres, nous avons eu la joie de connaître un peu plus dans différents styles ce qui se faisait chez les hélvètes.

Et là, c'est un autre missile scud que nous envoie ce pays avec Colossus Fall.

 

Formés en 2011, le combo nous présente son 1er EP avec 5 titres tant lourds que délurés.

 

Après une intro riche en nature, Colossus Fall démarre les hostilités bien massivement. Quelque part entre Burnt By The Sun ou encore un Soilent Green un chouya moins hystérique avec une bonne grosse touche rock'n'roll et une lourdeur bien sludgecore dans l'âme. Il y a un peu de Coalesce dans l'idée avec cette formule efficace au chant bien criard. Les morceaux (avec celui ci pour bon exemple) sont bien variés, entre passages ultra lourds et d'autres nettement plus survitaminés.

 

Les breaks sur « Despite » sont excellents avec ce son de gratte assourdissant et massif à foison ainsi que des parties quasi- freestyle et décalés. Les gars maîtrisent majestueusement leur technique d'une efficacité indéniable.

 

« Cold Night » porte bien son nom. Ca démarre sur des riffs de grattes assez incisifs pour débouler sur le morceau qui doit être le plus oppressant du cd. Ca vous prend par le bas et les tripes et vous soulève. La rythmique est quasi tribale nous rendant ce morceau bien grand avec une atmosphère maladive et piquante.

 

« Kill The Shepherd » commence de façon bien tordue et renferme des parties tant sludge que punk/hardcore. Les riffs se promènent tout au long du titre guidés par la rythmique qui vous en martèle les mélodies dans le plus profond du crâne. L'ensemble est assez cinglé et appréciabl en soi.

 

« Colossus » revient avec cette ambiance rythmiquement tribale sur fond de sludgecore. Les amateurs d' Iron Monkey risquent de se voir ravis sur certains plans instrumentaux dans ce titre. La partie que l'on trouve à 2:30 de ce titre est tout simplement catchy à souhait et vous restera dans le crâne à coup sûr. Une vraie grosse baffe dans la gueule avec un final pachydermique et majestueux.

T'en voulais de la lourdeur? Et bien tu vas en bouffer pendant une bonne minute. Du down tempo et du larsen à gogo pour accompagner tes 2/3 cachets de Tranxen.

 

Maladif. C'est l'ambiance qui se dégage de l'art de Colossus Fall parvenant à rassembler le côté oppressant et cynique du sludge, la puissance du hardcore et la folie au niveau des riffs relatant d'une technique excellente.

Voilà encore un groupe qu'il va falloir surveiller de très près suite à ce premier EP digipack tant beau que bon et encourageant.

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 14:54

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M-O MUSIC/ 2012

 

 

 

Bienvenue dans l'antre lugubre de Pervert Asshole avec ce concept de sexe bien cradingue un peu à la manière de Pungent Stenchà l'époque sur une ambiance complètement rock'n'roll.

Ces esprits dérangés sévissent déjà depuis 2009 et proposent leur 1er album pour un choix judicieux de 69 titres (avec pas mal de blanc pour parvenir à cette fin).

Un album qui hume la semence et la sueur et des titres qui s'enchaînent telle la victime de leurs méfaits odieux.

 

Pas mal de samples de films viennent agrémenter cet opus, à noter certains tirés d ' « Une nuit en Enfer »où se retrouveront tous les pussy lovers avertis.

Des titres avec une rythmique tant boogie qu'entraînante avec une voix que l'on pourrait rapprocher d'un Lemmy Kilmister.

 

Au cours des titres proposés, ces pervers ont encore plus la Gaule qu' Obelix dévoilant son plus gros menhir. Des titres bien gras qui tâchent plus que vos draps et laissent des traces dans votre esprit sain.

Des morceaux énergiques qui font plaisir à l'image de « ...Zombie Cathouse »par exemple qui doivent faire remuer à l'auditeur/trice plus que ses reins. Pervert Assholepourrait rappeler également Nashville Pussymais avec un côté nettement plus dégueu.

 

Ca tabasse au niveau de la batterie, les samples d'orgasmes entre autres viennent accentuer le côté luxurieux de la chose et les mélodies donnent cette envie d'entrer dans une gigue endiablée. Pour résumer le tout, nous avons là le genre d'album que l'on se ferait grand joie à imposer à Christine Boutin attachée dans une chambre capitonnée.

Le groupe varie les rythmes comme dans « Living Dead Slut », « Come Taste The Love Of God »et le début de « Nice To Meat You ». Le côté sombre de la deuxième citée est excellent avec ce début bien lancinant puis ce côté stoner voire même quasi sabbathien que l'on retrouve aussi dans « Nice To Meat You ».

Le chant varie également sur « Holocausto Über Alles »amenant une atmosphère heavy black'n'roll appuyant encore plus l'efficacité du groupe et qui risque de faire baver les fans de groupes tels que Carpathian Forest(qui aiment aussi faire dans la dentelle).

Nous évoquions Motörheadun peu plus au dessus: « My Dog's Pussy »et « I cum Whiskey »devrait faire plaisir aux amateurs de la bande à Lemmy avec ce rock'nroll bien couillu sur lequel le cul sec de Jack Daniel's est inévitable et où le batteur encore une fois prend plaisir à montrer son fut.

 

Le groove se veut de mise du début à la fin de l'album comme il est facilement constatable sur le 69ème titre. Véritable BANDE son de film X avec des Hell's Angels avec ce côté bluesy pondu par le Malin en personne. Les grattes y vont de bon train (et pas que de l'arrière) et avec ce titre, nous nous FIONS à l'ambiance que Pervert Assholeveut faire perdurer et c'est plutôt RAIE-ussi. On peut dire alors que le groupe BOSSE DURE.

 

Un premier album tant crade que plaisant qui réveillera certainement la bête qui est en vous. Il ne vous reste plus qu'à vous munir d'une bonne grosse bouteille de whisky et vous laisser guider par les jeux pervers de ces parisiens sans merci.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:49

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GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

 

 

 

Est- il encore bien nécessaire de présenter No Return qui ont déjà eu le temps de faire ses preuves depuis 1989 dans le milieu du métal francais?

Qui n'a pas eu au moins une cassette de ce groupe dans les siennes au bon temps du tape trading? Qui?

Après déjà 8 albums à leur actif (et 2 démos), le groupe remet le couvert après le très bon « Manipulated Mind » sorti il y a déjà 4 ans.

Et No Return redéboule dans un registre death bien technique avec de fortes consonances heavy.

 

Que de la bonne formule: du riff death saccadés assez thrashy, des mélodies ingénieuses, une rythmique endiablée et un chant écorché n'hésitant pas à varier de registre.

Le chant possède ce timbre digne d'un Thomas Lindberg et n'hésite pas à montrer les richesses qu'il renferme en alternant vers un chant clair fort bien exécuté.

 

Avec cet album, le groupe fait part d'une technique excellente tant soit au niveau des mélodies, des soli et de la rythmique. Prenons l'exemple d'un titre comme « Inquisitive Hegemony » avec ces grattes qui se complètent très bien l'une l'autre autant que dans « The Death Inside » qui s'est révélé le titre qui m'a le lus botté de par ses variations de rythmes oscillant entre le mid-tempo et d'autres moments plus pêchus.

 

Les breaks sont l'un des points fort de cet album haut en couleurs. L'efficacité de ceux ci est fort appréciable dans des titres comme « Backdoor »avec ses mélodies rageuses et « Death Scars »et les vocaux ultra gutturaux.

 

« Morgane's Song » vient s'imposer en tant qu'interlude instrumental à la mélodie positivement entêtante, au ton plus posé et aux variations rythmiques de haute facture.

On pourra noter une formule assez death old school suédois dans cet album notamment d'un point de vue mélodique où l'on sentirait presque pointer les amis d' At The Gates ou (old) Dark Tranquillity agrémenté d'une touche heavy bien marquée ou encore Night In Gales voire même la formation plus récente Shadows Fall.

Le titre éponyme de l'album possède l marque la plus flagrante heavy métal. Le batteur martèle à foison et le chant vient apporter un côté assez épique un peu à la manière d'un Candlemass où autre formation de heavy/doom traditionnel. Un passage à la Testament fait bien plaisir vers les 3 minutes et oblige tout auditeur à se tordre le cou.

 

 

Un 9ème album bien plaisant où No Return montre qu'il ne débute pas dans la scène death métal. La maîtrise est axée tant au niveau technique, qu'au niveau de la variation d'idées exploitées par le groupe. Un bien bon retour en somme du combo parisien rageur, énergique et riche en idées.

 

 

http://www.myspace.com/noreturn2006

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:26

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GREAT DANE RECORDS/ 2011

 

 

Formés en 2001, les parisiens de 7thNemesis ont déjà de la bouteille et pas mal d'expérience à leur actif. Après une démo, deux splits et un (en fait deux albums ayant exactement la meme tracklist) album, les revoici après un remaniement au sein du line-up pour ce deuxième album rageur de death metal ultra original.

 

 

 

 

L album démarre sur une note de folie pure et dure avec ce premier titre d un peu plus de 10 minutes, titre à plusieurs facettes. Morceau ultimement schizophrène ou jonglent énergie, moments plus posés et progressifs, breaks excellents et une technique maitrisée avec brio. On pourrait s attendre à trouver ce titre lassant ou tout le moins regarder à quel moment nous sommes dans le morceau à un moment donné .. et bien que nenni! J ai ,pour ma part, fait le voyage entier sans arrêt du début à la fin tant ce morceau nous tient en haleine. Un véritable ovni ou se complètent trash, death technique et prog.

 

« Seeding devolution » poursuit de manière bien brute et sans concession. Un coté qui me rappelle Altar époque «  Egoart »ou encore «  Youth against the Christ »avec des changements de rythmiques bien foutus et headbangable à souhait. Le chant bien hargneux se veut bien écorché.

La maitrise technique de 7thNemesis est tout simplement bluffante et les orchestrations apportent un coté majestueux à la musique proposée par ce groupe.

 

« Legacy of supremacy » avec ses grands coups de riffs saccadés possède à nouveau un air des hollandais d Altar. Ce titre est entrainant et laisse poursuivre le plaisir que l on prend au long de l écoute de «  Deterministic nonperiodic flow ». Un break plus lourd en milieu de morceau renforce le coté ,quelque part, avant gardiste du groupe de par ses dissonances « spatiales » utilisées.

 

On sent vraiment qu' un travail acharné a été apporté par le groupe dans l ensemble de ses compositions et qu' ils ne sont pas nés de la dernière pluie. Leur technique n est en rien à discuter, pour prendre exemple : « Reverse engineering » avec son rythme martial, ses mélodies de grattes hypnotiques et ses arrangements super planant. Le tout vous filerez le mal de l air, à peu de choses près.

 

7TH Nemesis a le mérite d être vraiment original dans sa démarche et de se démarquer de bon nombres de groupes dans leur style. J ai eu cette joie d écouter les titres sans me rendre compte qu' ils avoisinaient les 6 minutes ou plus tant les idées sont riches et les variations excellentes.

 

« The sacarstic maze »joue aussi avec les humeurs en tirant plusieurs portraits au sein d un même titre. On vogue entre l enragé, le hargneux fournis par le chant et la dynamique du coté purement death metal, mais également un certain groove pas dégueu du tout puis ce coté prog.

 

« Random ascension » attaque avec de la wah-wah à fond les ballons avant de partir sur les plans déstructurés à la Coroner avec cependant la patate purement death metal plus prononcée que le coté trash. Un pont encore teinté d ' un psychédélisme appréciable apporte à nouveau de l originalité à cet opus, qui frise tout simplement l ' excellence, et qui je pense, risque bien de finir comme l' un de mes « albums de chevet ». En tout cas je pense faire pas mal de pubs pour ce groupe autour de moi tant la sauce a pris!

 

C est malheureusement déjà la fin avec «  Ashes of a new era » , 7thNemesis, nous offre ici en conclusion de cet excellentissime album, un concentré de pure folie en démarrant sur les chapeaux de roue. Les plans de ce titre sont tous plus plaisants les uns que les autres. Le groupe se fait plaisir et c est ça qui est bon! Je n ose même pas imaginer la fougue que doit procurer ce morceau en concert. Les mélodies et les solos explosent tout , avec un certain coté épique, le chant, est quant à lui, toujours présent pour vous écorcher les oreilles. La batterie, elle, assommera même les plus braves d entre vous!! Un interlude qui vous plonge dans les fins fonds de l espace temps avant de revenir sur une instru qui vous remet une bonne dose d énergie en guise de digestif.

 

 

Un second album tout juste parfait et méchamment innovateur. Un plaisir que je tiens à vous faire partager tant la technique, les univers explorés et l'excellence sont au rendez vous. 7th Nemesis s'impose comme l'une des valeurs sûres du métal français et s'impose haut et fort. Alors n'hésitez plus. Jetez vous sur cet album d'urgence.

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:14

 

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DREAM ON PRODUCTIONS/ 2012

 

 

 

A Dunkerque, il n y a pas que le port, le carnaval et les 4 écluses, il y a aussi A Failing Devotion, formé par d ex  Kay Ton Kaze proposant ici leur 1er mini cd.

 

Formés en 2009, ce ne sont pas des harengs que nous balancent les Dunkerquois mais un bon metalcore bien sympathique au travers de ces quatre titres énergiques,

 

Le combo fait dans la mélancolie catchy et ce dès les premières notes de « Destiny ». Le chant a de bons accents power.

Des breaks au niveau des refrains avec du chant clair contrastant bien et apportant à l ensemble des compos un coté Killswitch Engage, n est pas à renier. Oui j adore Killswitch Engage, et alors?

 

Une énergie se dégage de leur style, le groupe envoie vraiment et possède un sacré potentiel ( ou ami stewart), Ils gèrent leurs instru, y a pas à dire! Les grattes rythmiques et solistes se complètent comme il le faut et la double pédale martèle plus que Gervais.

 

En restant eux même A.F.D. propose un bon In Flames celui sans le coté gnan-gnan ( je vais me faire des amis), Les changements rythmiques de « Summer's Gone » sont excellents. Je vois déjà certains d entre vous, à qui le chant clair fait peur, lever le sourcil en entendant ces parties de chant d A.F.D. mais je vous rassure, je trouve que cela contraste très bien et apporte un plus à l ensemble des morceaux.

 

Un ensemble de morceaux derrière lesquels on sent qu il y a eu pas mal de boulot, Les gaillards sont bien carrés et l on sent une certaine cohésion au sein du groupe.

 

Je ne peux rester sans évoquer Killswitch Engage, tant écouter le 4 titres proposé par A.F.D. me procure autant de plaisir qu écouter du K,E, c est vous dire si c est positif.

 

A.F.D. parvient à faire dégager une énergie positive, dynamique et motivante. Une mention à « Catharsys » qui avec son break bien progressif apporte une corde de plus à leur arc.

Alors je dis oui et ne peux que vous conseiller de vous dégoter un bon petit cd de metalcore si toutefois pour le hareng vous n avez pas de mayo(d) core.

 

« Énergique, carré et fort bien exécuté

Voici le résumé de cet opus d A.F.D. »

 

Oui, oui ce sont des alexandrins!

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:51

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Encore une découverte de par Mister Blue Wave Productions avec ce EP 5 titres de  Taste the Void  qui officie dans un registre post-rock hardcore avec des éléments bien sludge, Vous l aurez compris, encore un groupe très difficilement étiquetable.

 

Taste The Void sont nantais, et sort ici son 2 eme EP proposant 5 morceaux aussi bien ficelés les uns que les autres.

 

 

Des morceaux emplis de dissonances à la lourdeur explosives ou encore de la rage à revendre, Un coté ultra maladif se dégage de « Monolith », Cinq titres qui se plaisent à allier les éléments que l on retrouve dans le sludge à savoir larsens à gogo et rythmique très down tempo avec une lourdeur et une noirceur oppressantes , un peu Cavity avec une touche plus rock n roll, Le chant quant à lui, criard, sent la haine à plein nez et complète ,de par son agressivité incisive, le coté étouffant de l instrumentalisation,

Des élèments post rock dans la manière progressive de peindre le paysage désolé sont à constater dans des morceaux comme «  Sun's heat » véritable interlude plus éthéré de ce 5 titres éponyme

 

« Between Walls » se sent aussi lourde que les 2 premiers morceaux tout en incluant un break post rock à la manière du titre précédent « Sun's heat » , Un titre assez assommant en somme avec une touche bien mélancolique apporté par les mélopées ambiantes

 

« Disruption » , dernier titre, débute également avec ces faux airs d Explosions In The Sky ou Abestoscape encore avec toujours cette prédominante mélancolique à laquelle vient grandir une rage fougueuse, Une lignée de chant clair vient ajouter une touche plus atmosphérique et un complément enrichissant pour la variation d ambiance,

 

Un mini cd très intéressant même si 5 titres pour 21 minutes font nettement trop court, après cela dépend du point de vue duquel on se place, Pour un fan d Anal Cunt, 5 minutes pour 21 minutes pourrait lui donner l impression d écouter un album de doom à la Evoken

De très bonnes idées alliant rage et mélancolie avec ce parfait mix entre sludge, post rock et hardcore, Des passages variant du coté brut et dissonant, d une touche très progressive et d une rythmique down tempo, le tout, baignant dans une mare de désespoir,

 

Encore une fois, Mister Blue Wave Productions a été d un bien sage conseil, et j espère que cette découverte vous fera autant plaisir qu à moi,

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 12:40

 

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AUTOPRODUCTION/ 2010

 

 

Formés en 2007, Forget Your Fears proposent leur seconde autoproduction avec ce "Despair Won't Hold Us Back" sortie en 2010. Bon, je sais ce que vous allez me dire: j'ai un train de retard. Certes mais le groupe a eu la bonne initiative de mettre cet opus en téléchargement gratuit il y a quelques temps et d'ailleurs je remercie mister Dan Vador pour m'avoir fait partager ce lien.

Hardcore Old School. Le mot est lâché pour ce qui est du plat principal proposé au menu par ces lillois avec ce second opus. Sept titres qui sentent bon la sueur et la poussière occasionnées par le circle pit endiablé et un esprit bien NYHC.
Sept titres avec de la partie bien énergique, de bons putains de breaks, de la mosh part bien lourde et un petit quelque chose qui nous permettrait de les rapprocher de Madball, 25 Ta Life ou encore Biohazard.

"Earth Feels bad" pour prendre un exemple me rappelle un bon vieux Sick Of It All des familles avec son côté punk/hardcore. Si instrumentalement les gars se démènent comme de beaux diables, il est à noter que le chant assez "écorché" vient apporter une énergie certaine de par la rage qu'elle fournit.

"Existence" m'a aussi bien plu par son côté varié au sein de ce même morceau et par le fait de comporter tous les ingrédients qui en font un morceau efficace et plein de jus.

Des titres en général très courts mais qui parviennent à envoyer la patate en allant droit au but. Hop! Pas de concession. C'est tout juste comme il faut: ni trop, ni pas assez et l'on se plaît à vouloir les accompagner. Et que dire de ce passage Hardcore'n'roll au milieu du morceau "Rugged & Ruff" qui ferait remuer les genoux aux plus estropiés d'entre nous.

"Desillusion" alterne début complètement hystérique et suite complètement lourdingue aussi puissante qu'un marteau de 1000 tonnes.

Le cd se termine sur la très dansante "Take A Last Breath" où l'éclectisme du groupe vient s'affirmer avec ce break reggae/dub ancré dans ce morceau hardcore à souhait uis ce délire en guise de 'bonus track' à coup de rythmique jazzy et hurlements de gargouille.

Bref, un très bon cd dont vous ne sortirez pas indemne, tout au moins avec quelques bleus et bosses car l'écoute de ce dernier est comme la main qui vous a poussé de force dans le pit. Vous ne vous y attendiez pas mais vous avez été pris dans la fièvre du mosh.
De l'énergie, de la lourdeur, de la patate, du 2 step bref, un bien bon moment pocuré par ce 7 titres qui doit envoyer sévère en live. A supporter!!!

 

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