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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 17:55

glaukomsplittheprocessus.jpg
                              2006/autoproduction

Choix judicieux que cette photo d'un paysage désertique et aride dénué de toute présence humaine pour illustrer ce split cd partagé par Glaukom Synod et The Processus. Lorsque l'on parle içi d'absence de toute présence humaine, c'est notamment pour décrire l'effet causé par ce cd, il est clair qu'aucun humain normalement constitué sorte indemne à l'écoute de ces deux combos. Nous avons içi la véritable bande son de scènes post-apocalyptiques dans lesquelles les deux groupes se plaisent à torturer les neurones et l'esprit de l'auditeur. Ils apparaissent par ce biais comme les pires ennemis des plus grand fans d'"easy listening". Glaukom Synod aiguise les instruments de torture et démarre les hostilités. Mêlant tour à tour des éléments industriels, harsh noise ainsi que certains aspects du métal extrême (brutal death/goregrind...), l'ensemble s'avère, contre toute apparence, assez bien construit. Les diverses séquences s'accordent plutôt bien dans l'ensemble avec notamment l'utilisation de samples et de vocaux ultra saturés lorsqu'ils ne sont pas régurgités. Chaque morceau apparaît comme un patchwork de tous ces styles accouplés et remaniés à l'extrême. Dans sa démarche, Glaukom Synod me rappelle quelque part Otto Von Schirach dans ses mélanges de styles. Pour ne citer qu'eux d'ailleurs, les fans d' Otto Von Schirach ne pourront qu'apprécier ce petit split bien hystérique. Concernant les morceaux en eux mêmes donc, certains sonnent principalement industriels/harsh noise avec autant de Bpm qu'il n y aurait pas assez de chinois sur terre pour les compter comme dans "Mental Dissection Of A Prostitute" ou encore "Promulgator"; d'autres, si je puis me permettre, sont un peu plus "dansants" tel "Ill Syncop Pleonasm (Caustic)" qui me fait penser à de vieux groupes d'indus dans ses moments les plus mid tempo (pour ne pas dire "not so fast" tempo). "Primate Agony" aussi fut fortement appréciable avec ces vocaux on ne peut plus gutturaux, ce morceau fut d'ailleurs le plus catchy à mon goût, et par moment, les noms de CxUxMx ou encore Libidi Airbag (ayant chacuns ingurgité 1 kilo d'amphets) me viennent à l'esprit que ce soit donc dans ce morceau ou encore dans "Defenestrate me (Better Late Than Never)". Glaukom Synod finit sa part du travail avec la progressive "Exthroat Asanguina" qui dégage un petit côté indus old school. The Processus ensuite se permet de prendre le relai du massacre et l'on constate que l'esprit dérangé ne se situe pas uniquement dans le Nord de la France et que par le biais de ce split, G.Skowron s'est trouvé un jumeau tout aussi fou sur Grenoble. The Processus démarre son oeuvre d'anéantissement avec "Fleshchaos", le tout sonnant black metal au niveau de l'utilisation de nappes de claviers apportant un aspect malsain et lugubre, le tout mélangé à un côté très harsh noise avec des vocaux de droïdes destructeurs. Tel un rouleau compresseur, The Processus continue à avancer en détruisant tout sur son passage et ne laissant aucun espoir de survie à l'auditeur. Pour comparaison, The Processus, s'il fallait poser une étiquette, se présenterait comme une version nettement plus sombre et black metal de Venetian Snares ou encore Autechre (fort perceptible dans un morceau comme "Organic Rot" ou encore "Dear Lungs", cette dernière lorgnant encore plus vers Aphex Twin.) Les Bpm et les vocaux se déchaînent encore plus dans "I am not" où l'on sent un concentré de haine, toujours proches d'un registre black metal noisy mais surtout déjantés avant tout. A l'écoute de ce cd, il est clair qu'il n'y a pas que les Romains qui diront:"Ils sont fous ces gaulois!". Un très bon voyage dans le monde de l'hystérie avec un son bien correct. Ce doit être mon côté un peu mutant qui m'a permis de sortir sans trop de séquelles de l'écoute de cette galette au vitriol, et je ne saurai que recommander ce split aux esprits les plus torturés en quête de masochisme. Voici donc la bande son appropriée d'une véritable gigue que danseraient des hordes de dangereux psychopathes névrosés célébrant la fin du monde et l'annihilation de toute espèce humaine.

N'hésitez surtout pas à contacter et à supporter ces groupes sur leurs sites respectifs:

www.myspace.com/glaukomsynod 

www.myspace.com/theprocessus

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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 01:17

                                                               


                                                       Autoproduction / 2006  


Au secours! Frank Zappa et ses acolytes ont laissé des rejetons du côté de Nice.
A l'écoute de cette démo au son plus que correct, on se dit qu'il n'y a aucun doute: ils ont bel et bien dû manger de la neige jaune.
Voici encore un groupe que j'ai eu la joie de découvrir par le biais de Myspace, et quel ne fut pas mon plaisir ainsi que ma surprise à l'écoute de leurs morceaux, durant lesquels je ne me suis pas ennuyé, sans perdre une seule miette de leur 'Plâtre, Toast'n'Pâté'.
C'est un grand voyage au coeur de l'Absurde que j'ai pu effectuer là et j'ai bien l'impression de ne pas en être tout à fait revenu.
L'expérience V.B.n.Z.S.O. ne laisse personne indifférent, même s'il va de soi que la "chose" est tellement folle que soit l'on aime, soit l'on aime pas du tout. Et à ce niveau, vous aurez deviné le camp que j'ai choisi.

A l'écoute de ces odes à la folie, le premier nom qui nous viendra en tête sera celui de Mr Bungle. Tous les styles passent dans le mixer de nos 6 déjantés, l'ouverture d'esprit est donc recommandée et même les esprits "pas si ouverts que ça" devront reconnaître que le groupe officie dans son oeuvre avec brio et surtout avec une maîtrise technique implacable.
 Ecouter Vladimir Bozar'n'ze Sheraf Orkestar, c'est un véritable tour du monde... Enfin, dans un monde bien à part :)
Pour exemple et plus de précisions sur certains morceaux, prenons déjà "Hector ou La Défaite de Martin Shin", dans lequel le groupe parvient à faire copuler une partie dub/trip hop planante, du free jazz, un soupçon de ska, un petit peu de fanfare débarquant tout droit de la Fête de la Bière de Munich, quelques parties metal permettant quelques bons petits headbangs -on notera d'ailleurs la très bonne partie Gojiresque/Meshugghesque- puis l'utilisation de violon pour une partie assez jazz manouche particulièrement efficace.
Durant cette partouze de genres et au fur et à mesure de ce voyage, Oggy et Les Cafards, tout en faisant un petit détour chez Aladdin, nous apprennent qu' "Hector a froid et qu'il dort mal"; nous  croiseront aussi Huggy les bons tuyaux se promenant dans le Bronx, le tout observé par Stéphane Grappelli.

Pour citer un autre exemple, prenons la chanson "Mario Jacob III...", qui revisite à sa manière le générique non pas de Batman mais de Rabbi Jacob, comme vous l'aurez deviné, dans une version tout à fait déjantée avec des éléments drum'n'bass, easy listening et funky. Entre temps, nous perdons une partie en jouant à Super Mario Bros (satanée carapace quand même).

Le périple se poursuit au travers des trois morceaux restants. Dans "Panzoni Pasta", place à la gastronomie de renom et dans cette dernière, le groupe nous régale par de la funk/disco, des claps, et encore des violons magnifiquement bien imposés. Durant ce trajet-ci, il m'est arrivé de croiser Dark Vador.
Dans "RRS Master", un petit clin d'oeil aux glaces Max ("j'en veux un max"... Rien qu'à entendre ces mots, c'est toute ma jeunesse qui défile héhé). Avec ce morceau-là, l'auditeur se paie un tour de manège avec ses potes Oggy et Les Cafards (tiens mais les revoilà eux?), une p'tite partie dub, un clin d'oeil à Cloclo avant de replonger dans la fête de la bière de Munich. On remarque par ailleurs un petit côté Secret Chiefs 3 dans cette chanson où vocalement on s'est fait bien plaisir.
Pour finir, avec "Supermythoman", son intro au piano jazzy et ses parties vocales, on imagine un crooner avec les cheveux aussi laqués qu'un canard... On poursuit avec une partie reggae/dub et un trajet en train fantôme, où volent des chauves souris munies de mirlitons. Ce morceau, je dois l'avouer, est celui qui m'a le plus impressionné techniquement.

L'écoute de ce cd aura donc constitué pour moi un voyage vraiment fou et hors du commun. Vladimir... est un groupe à voir en concert d'urgence et personnellement, je les verrais bien jouer dans un théâtre ou un cirque.
Avec La Fin De La Société, Vladimir Bozar contribue à apporter une note de folie, de joie et de bonne humeur, ils mettent un bon coup de pied dans le ruche de la morosité ambiante. On ne peut qu'apprécier, les applaudir bien fort et attendre leur prochaine oeuvre impatiemment.

www.myspace.com/vladimirbozarnzesheraforkestar   

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 21:48

 


                                          Autoproduction 2006

S'il y a bien une chose agréable en temps que chroniqueur, c'est de recevoir une démo/un cd dont il est impossible de "zapper" une chanson avant la fin. Et Seaholder m'a procuré cette joie.

Ce groupe nous vient de la région parisienne et ils sont plutôt actifs au vu de la multitude de concerts qu'ils donnent ces temps-ci. Et cette activité permanente se fait ressentir au travers du travail fourni tout au long de cette démo. Le son est plus que correct et le tout donne un résultat plus qu'appréciable.

Ecouter cette démo, c'est comme voyager dans un monde où s'accouplent haine et mélancolie. Au travers d'une musique que l'on pourrait étiqueter (même si ce n'est pas là mon sport favori) de Post Rock à tendance noisy. Ils parviennent à captiver toute l'attention de l'auditeur et encore plus des friands de groupes à la Neurosis, Isis, Pelican ou encore Minsk pour ne citer qu'eux.

Six morceaux (dont une intro et une outro effectuées par Noisiris, projet parallèle de Guillaume -chant, guitare-) nous sont proposés pour à peu près une demi heure de plaisir auditif. Rythmes hypnotiques, arrangements fort efficaces et vocaux variès s'allient à merveille ici et l'ennui ne trouve pas sa place. A l'écoute de morceaux tels que "Morley", nous pénétrons dans une certaine mélancolie (de par les mélodies) colérique (appuyée par les vocaux death). Les refrains en chant clair ne peuvent que nous réjouir dans la mesure où ils apportent un côté atmosphérique et plus "aérien" à ce sentiment de tristesse. Mais Seaholder ne s'arrête pas là. En continuant dans cette lignée à la Neurosis, ils parviennent à varier les plaisirs, comme, par exemple, dans le morceau "Fiction" (mon préféré du cd) avec cette excellente montée d' "humeur" où ils n'hésitent pas à inclure une partie assez hardcore suivie d'un moment assez stoner tant rythmiquement qu'au niveau des mélodies, dotées d'un groove terrible.

Une démo que je n'ai donc pu qu'apprécier au point de me repasser le cd une 2ème fois d'affilée pour continuer un peu plus ce voyage d' "émotions". On ne souhaite qu'une chose avec de tels groupes, que bien vite ils nous ressortent quelque chose... Seaholder c'est un peu comme à la cantine quand ils servent des frites, on en réclame toujours du rab! Un groupe qu'on ne peut, vous l'aurez compris, qu'encourager, alors n'hésitez pas à le faire par le biais des liens ci-dessous:

www.myspace.com/seaholder

www.seaholder.com                                      

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 18:46

                                                                               Autoproduction/2006

En impénitent hyper-actif, adepte du touche-à-toutisme, de la désorganisation mais aussi, parfois, à mon grand malheur, de la paresse, ce n'est qu'aujourd'hui que je vous propose la chronique de la 1e démo des brillants parisiens de Sphere, démo que j'ai reçue il y a de ça déjà... Euh, en fait, j'ai renoncé à compter! Le passé, si peu glorieux qu'il soit, important peu, venons-en au contenu de ce 5 titres d'à peu près 35 minutes. Si vous êtes interpellés par la longueur apparente de ce 1er effort (éponyme) par rapport au nombre de titres, sachez que Sphere est un groupe qui aime prendre son temps pour développer ses idées au sein d'un même morceau et qui ne lésine pas dans l'exploration de multiples voies, sans que cela nuise pour autant au dit morceau. C'est donc d'éclectisme forcené qu'il est une fois de plus question ici; ceci dit, plutôt que de multiplier les clins d'oeil furtifs à quantité de styles, les géniteurs de Sphere (et ceux qui les ont rejoints dans l'aventure) cherchent à se faire plaisir en laissant largement les différentes ambiances se succéder et évoluer pleinement au sein d'une même chanson. Dans ce domaine, ils démontrent un réel savoir-faire dans chacun des styles abordés. "The Man who sells dreams", le 1er titre, résume d'ailleurs tout-à-fait l'esprit de même que les compétences du groupe. Véritable pièce de presque 11 mns, cette grandiloquente intro nous permet, avant toute chose, de faire la connaissance d'une impressionnante vocaliste, Delphine pour ne pas la nommer. Celle-ci apporte de superbes couleurs à la musique de nos petits parigots, avec un chant clair de haute volée. Fort heureusement, le reste est à la hauteur de la demoiselle, les premiers riffs de cette 1e plage, qui s'inscrivent dans un registre plutôt métal progressif, s'avèrent judicieux et entraînants, tandis que le vocaliste masculin apporte son tribut de manière tout aussi convaincante. Pour ce qui est de la structure, le morceau inaugural laisse s'étirer l'atmosphère au son du chant angélique de Delphine et au rythme des envolées guitaristiques, ce pendant un bon moment; apparemment, la jeune demoiselle aurait quitté le navire Sphere depuis la sortie de cette démo, alors profitons de cet espace d'expression pour exprimer nos vifs regrets et notre souhait d'apprendre que cette séparation n'est que temporaire. Toujours est-il qu'au bout de 7 mns, alors qu'on pensait s'acheminer tranquillement vers la fin de "The Man..." et le début de "Devine", que, tout droit sorti du 1er album de Static-X (ou d'un album de Prong, de White Zombie...), un plan béton vient nous arracher de l'enivrante torpeur dans laquelle nous nous étions docilement laissés installer. Cerise sur le gâteau, la conclusion de ce surprenant assemblage s'avère être un arpège du meilleur effet, accompagné de deux voix admirablement complémentaires, qui laisseront finalement une petite place éphémère au premier cri du skeud. A ce moment de l'écoute, l'impression est très bonne et on se demande à quelle sauce on va être mangé... La suite nous confirme les bonnes choses que l'on avait entrevues: musicalement, les plans sont très variés, soutenus par une section rythmique très pro, et les enchaînements sont jouissifs: power metal, chanson française, avec cette voix féminine versatile, au côté décalé, clavier dont l'intervention donne une tournure bien barrée au tout, paroles déclamées "doomesques" qui auraient pu ouvrir un bon vieux Saturnus, percus et vocalises orientales, augurant de véritables plans évoquant les musiques de l'est -mention spéciale à la miss et à la guitare solo... Ah tiens, à la basse aussi... Et aussi... Bon bah à tous, en fait!- Bien que j'ai tardé à passer cette petite perle en revue, je l'ai écoutée un nombre considérable de fois et, à peine les premières nappes de clavier du 5e et dernier morceau audibles, les frissons me reviennent, mes sens se rappelant automatiquement la divine voix qui remonte ensuite à la surface. Le cd s'achève sur un nouveau mix de double chant en français, de cavalcades estampillées "métal moderne" et de lignes mélodiques inspirées. Comme souvent avec ce genre de groupes, Sphere laissera de marbre les détracteurs d'originalité exacerbée mais ravira les amateurs d'expérimentation en tous genres et d'ouverture d'esprit musicale. Pour plaire aux membres de la première catégorie, je concluerai juste par ceci: vivement la suite!

http://spherification.free.fr

www.myspace.com/spheremusic

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 22:56

 

 

 

                                     Autoproduction/2006

4 titres, 14:58

Tracklist: 1. Goredurated// 2. Harvest Of Blood// 3. Human Roast (Toast!)// 4. Buried Alive

Aïwass? Was ist das?

Aïwass, groupe de Bayonne, officie dans un brutal death de bonne facture. Il nous propose 4 titres avec lesquels ils parviennent à inciser nos oreilles pour mieux atteindre notre cerveau et l'endommager. Les morceaux,  très accrocheurs, oscillent entre brutal death, death plus mid tempo, et l'on retrouve çà et là quelques éléments un peu plus black metal. On pensera par là à certains riffs de grattes présents dans "Human Roast (Toast!)" ou encore à la partie un peu black épique et binaire qui vient clore le très bon "Buried Alive" (riffs qui, par ailleurs, me rappellent un peu Destroyer 666).

L'auditeur trouvera son plaisir tant au niveau vocal -la voix me rappelant pas mal Carcariass (encore un excellent groupe français) par sa supra-gutturalité "gravement ancrée dans les graves" ou encore par moment Lividity (notamment au niveau de l'alternance des vocaux death et des vocaux un peu plus black hurlés par le bon Régis)- qu'au niveau des mélodies de guitare, pas forcément complexes, mais tellement mémorables. Quant au batteur, il nous envoie de bonnes doses de double pédale dans les tympans tout en alternant blast beats et rythmes nettement plus mid tempo, changements de rythmes ôtant toute monotonie à cette démo parfaitement efficace.

Après un choix difficile, mon coup de coeur se dirige sur l'excellente "Buried Alive"; je dois admettre que c'est sur celle-là que j'aurais tant aimé avoir une tignasse d'un mètre de long. L'expérience Aïwass a peut-être fait de moi quelqu'un d'encore plus dérangé, mais, diantre, que ce fut bon.

Un groupe à surveiller de près et que l'on aimerait bien voir dans le coin en live. L'avenir du death français a de bien beaux jours devant lui avec Impureza, Deviant Surgeons et Spiritual Dissection et, donc, Aïwass, pour ne citer qu'eux.

www.aiwass.tk

www.myspace.com/aiwassdeathmetal

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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 00:52

                

 

                             Nihilistic Holocaust/2006

 

Après la split Tape de qualité Obscure Infinity (Carmina/Amethyste/Atrophy/Darklord) 

(Nihilistic a ressorti des trucs depuis, mais j'n'étais pas au courant), voici Tworzenia, resurrezione, démence , le nouveau split bien nommé de ce bienfaiteur cinglé de Gab...

L'artwork est bien meilleur que les réalisations précédentes de Nihilistic, même si à mon sens il ne colle pas avec le contenu...

 

 HELLSPAWN ( http://www.hellspawn.metal.pl ) :

  « Avec un tel nom, si ces polonais ne sont pas fans de Morbid Angel »... Bingo!! Mais attention, là ou pléthore de groupes se contentent de copier sans y mettre l'identité et la rage, Hellspawn joue sur la qualité des riffs. L'esprit Morbid est bien présent, tant par la qualité des riffs à la « Formulas » qu'à la précision des solis. La batterie est réellement impressionnante. Dès qu'on sait qu'un groupe est polonais, on se dit souvent «  ça va être du Vader, du Decapitated, du Lost Soul, voire du Behemoth... » Et bien non; 5 titres de qualité que les uns pourraient qualifier de « sous Morbidiens ». Perso, je trouve que c'est excellent. C'est malsain et brutal, juste comme il faut.

HATEFUL ( http://hateful.info ) :

Le son est beaucoup plus polonais à présent ! Pourtant ce groupe est italien, là ou on pourrait s'attendre a du heavy ou du black... Quand je dis « polonais », je pense au premier Vader, pas au dernier Behemoth, entendons nous bien. Le batteur est vraiment exceptionnel, d'une  grande rapidité et d'un feeling hors du commun. J'éprouve un sentiment bizarre de « déjà entendu » sans pouvoir mettre de référence principale. C'est peut être une qualité, mais le fait est que c'est le groupe sur lequel j'accroche le moins, malgré tout. Il y aurait du Immolation là dedans? Je ne vois pas... Mais ça reste cool.

IMPUREZA ( http://impureza.fr.fm ) : 

C'est la bonne surprise de ce split à mon humble avis... Même s'il paraît impossible de ne pas les assimiler a Nile, tant l'atmosphère froide est tangible. On se croirait aux fins fonds d'une crypte dans les bas fonds d'une pyramide... C'est brutal de chez brutal. Il y a quelques relents de black dans les riffs, mais ca bastonne bien. Encore un batteur de très bonne stature. Les riffs sont efficaces, bien pensés et s'enchaînent à merveille. J'ai écouté leur derniere démo, elle est de la même trempe (je dis ca pour ceux que ça intéresse!). Ils jouent très bien sur l'effet guitare sèche, ce qui n'est pas donné à tous... Le brutal français est présent et l'a toujours été, quoi qu'on en pense... Impureza en est la preuve.

 

Un split de très bonne qualité donc, avec 3 groupes plus que crédibles. Efficaces dans leur style. Mention spéciale à Impureza, vous l'aurez compris, mais chacun voit minuit à sa porte (héhé).

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Published by Tommy Litre - dans CHRONIQUES
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 19:07

                                               

2005/Dinosaur

 

Tout d'abord, pour débuter cette chronique, je tenais tout particulièrement à remercier le groupe pour m'avoir envoyé ce cd. Depuis réception, j'ai déjà écouté cet album des centaines de fois.

 

Grâce à cet opus, je peux vous confirmer qu'en effet le ROCK'N'ROLL ces temps-ci est aussi bien présent au Pays de Galles. Les premiers contacts échangés avec le groupe furent sur Myspace où je les ai découverts et appréciés tout spécialement au travers de leur morceau "Freakshow" (la numéro 3 de l'album). Tout de suite, ils ont réussi à me rendre accro à cette chanson jouée dans un tempo assez lent dans l'ensemble sur lequel viennent se coller des riffs et un refrain fort accrocheurs. Sans oublier l'inévitable "Yeeah" bien rock'n'roll que l'on retrouve dans ce dernier. Possédant maintenant l'album complet, je dois avouer que m'en voilà désormais féru.

Aprés Zero, chroniqués précedemment dans ces pages, le Royaume-Uni nous envoie à nouveau un groupe fort groovy et "ultraburné". Bien que leur style soit essentiellement stoner Rock , ils le jouent avec des guitares accordées bien bas et une batterie plus que pachydermique. Chers lecteurs, pour en revenir à "Freakshow" , vous devriez voir/entendre comme il leur est facile de vous faire remuer les hanches. Et encore , il ne s'agit ici que de leur morceau le plus "calme".

Dans certains morceaux, ils me rappellent un peu White Zombie dans leurs meilleurs moments , plus précisément dans le morceau "John Deevies & Murder" autant pour sa structure musicale que pour la voix du chanteur oscillant entre celle du Señor Rob Zombie et celle de Lars Ulrich. On retrouve aussi certaines influences comme Corrosion of Conformity période "Wiseblood" et Ectospazz nos propose aussi bien des morceaux au tempo lent/mid tempo évoluant au fur et à mesure vers des rythmes nettement plus Hardcore et il nous faut avouer que la formule utilisée ici s'avère etre fort efficace. En ce qui me concerne, les moments les plus forts se situent au travers de morceaux tels que "Douglas Bader", "Voodoo Seedy Rack Man" (un morceau parfait à écouter surla route), "Mr Feebus", puis la très douloureuse pour les cervicales "New Animal". Cet album est truffé de bien bonnes idées endant le tout terriblement accrocheur.

Ectospazz est un autre groupe que je suis impatient de voir se produire sur scène car je suis persuadé qu'ils doivent en coiffer plus d'un au poteau. Leur musique est faite avec les tripes, chose facilement perceptible sur le cd et c'est sans plus tarder que je recommanderai ce groupe à tous les organisateurs de concerts qui lisent cette chronique en leur disant de sauter sur l'occasion, de les contacter et de les faire venir jouer en France pour botter quelques culs un jour car ils le méritent tant sur un côté musical qu'humain.

www.ectospazz.bravehost.com

www.myspace.com/ectospazz

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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 19:10

                          

                                        Virgin / 2005

P****n!! C’est dans ces moments-là qu’on se demande comment on a pu attendre tant de temps avant d’acheter un album, pour quelle obscure raison on a préféré choisir tel ou tel skeud en lieu et place d’un cd qui, une fois acheté -et le pire, c’est qu’on le sait pertinemment-, ne quittera plus notre espace sonore et s’imposera comme une bombe voire, soyons fous, comme un chef d’œuvre. A cela, plusieurs réponses potentielles:

·                 On attend que le chef d’œuvre en question daigne revoir son tarif à la baisse (et tout le monde sait que, depuis quelques temps, les bonnes affaires sont légion pour qui sait attendre un peu)

·                 La soif de découverte nous étreint tellement qu’on s’aventure vers des horizons mystérieux, guidé par une pochette accrocheuse (?), un nom de label dont on sait qu’il est une usine à groupes de qualité, un titre entendu ici ou là, un conseil d’un pote, une réputation grandissante, un article intriguant et/ou un prix attractif (le nerf de la guerre, sauf quand on peut se lâcher…)

Dieu (ou Francis Lalanne, après tout c’est ce qui se rapproche le plus de ce à quoi G-Zeus est censé ressembler et, contrairement à celle de son illustre sosie, l’existence du bon Francis a été reconnue par le monde de la science -à défaut de l’être par le monde de la musique…) Dieu sait, disais-je, que j’ai découvert des groupes intéressants voire énormes avec cette approche, donc je ne vais   pas la renier! Le premier album de Mary Beats Jane (1er groupe de Peter Dolving de The Haunted) à dix francs (!), ça vous marque   un homme…

·                 Enfin, on se dit parfois également, comme ce fut mon cas pour ces Retrouvailles de l’inénarrable Yann Tiersen, que l’on peut tenir encore quelques semaines grâce à la ration de survie que l’on s’administrera régulièrement avec les autres albums de la discographie de l’artiste en question. Vous allez me dire: « Ah aaaaaaaah… Et quand c’est son premier album?!? »

C’est vrai.

Pour le dernier Yann Tiersen, j’avais justement de quoi tenir, entre mon premier achat Tiersenien (les B.O. de Goodbye Lenin et   Amélie Poulain), son double live C’était Ici et ses albums ‘96, ‘98 et 2001, c’est-à-dire respectivement Rue des Cascades, Le Phare   et L’Absente… Et, à dire vrai, tout cela pèse déjà bien lourd dans une discographie, même fournie…

C’est donc ces trois éléments principaux qui expliquent que je ne me retrouve qu’aujourd’hui avec cette heureuse trouvaille (héhé) dans les mains… Acquise pour la modique somme de 9,99€, soit mon plus cher investissement pour une œuvre du brestois!

Ah, mais, je vous vois venir… Vous voudriez que je vous parle de ce disque, c’est ça hein…?

J’en étais sûr.

Oh, bah, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Que les arrangements sont excellents et variés, que le petit Yann est toujours aussi doué pour nous faire voyager dans un délicieux univers onirique et fantasmagorique ou simplement, plus près de chez nous, à travers divers paysages celtiques virtuels, à cela près qu’on n’est pas obligé de s’acheter un parapluie? Que ses invités (Jane Birkin, Dominique A, Miossec, Liz Fraser des Cocteau Twins, Stuart Staples des Tindersticks) ont, une fois de plus, été choisis de façon fort judicieuse et apportent une touche, une couleur supplémentaire à l’ensemble? Que la touche repeat va devenir votre meilleure amie?

Mais vous le savez déjà, tout cela…

Pour paraphraser la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols, Les Retrouvailles, c’est d’la balle… « Et pis c’est tout! »

18h47… Bon, je vous laisse, je cours chez le disquaire du coin avant qu’il ne ferme, histoire de le délester de divers objets qui pourraient lui prendre trop de place –oui, oui, toujours prêt à rendre service–, genre le dvd La Traversée, La Valse des Monstres, son premier album, celui avec Shannon Wright ou encore On Tour, son dernier compte-rendu scénique…

Tout en sachant que je reviendrai avec quelque chose qui n’a rien à voir, mais bon… Vous avez compris le principe!!

www.yanntiersen.com 

www.myspace.com/yanntiersencomposer  

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Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 20:03

                                 

                             Killer Bananas / 2005

Que cela fait plaisir quand un cd vous fait vibrer à peine le premier riff balancé et le premier refrain scandé! Sex, Blood and Gore’n Roll, le nouvel effort des français de Banane Métalik, reformé en 2005 et qui ne nous avait pas gratifiés d’un LP depuis 1994 , réussit cette gageure en nous proposant 13 brûlots extrêmement entraînants et vindicatifs sur fond de rage électrique et de textes rentre-dedans. Le punk hardcore du groupe (comment? Ah oui oui, « le gore’n roll », pardon, pardon… Non, pas dans la tête!), qui fleure bon à la fois le sens de la compo léchée des mythiques Shériff et l’irrésistible force de frappe des non moins mythiques Mass Murderers, est distillé avec une énergie communicative et une conviction dans la musique et dans les textes qui, à la fois, force le respect et impose la crédibilité des méchantes bananes. Ici, point de démonstration instrumentale, de grandes envolées guitaristiques ou encore de longues plages ambiantes pour déstabiliser l’auditoire; celui-ci doit savoir à quoi s’attendre, c’est-à-dire une douzaine de parpaings dans la tronche, directs et sans bavure, constitués de lignes mélodiques simples mais entêtantes, de rythmiques carrées et d’un chant possédé crachant, que dis-je, vomissant avec verve et détermination des paroles jouissives, en français pour la plupart, s’attaquant à certains fléaux de notre société comme l’hypocrisie, le star system ou la manipulation, et, inversement, glorifiant l’hédonisme, le libre arbitre, la luxure et, tout simplement, le rock’n roll –arrangé à leur sauce bien sûr… Attention, elle est épicée! Mention spéciale aux paroles, à la fois intelligentes, contestataires, imagées, subtiles (si, si…) et drôles. Surtout, elles sont parfaitement intelligibles et servent à merveille les salves sonores en accentuant le côté film d’horreur et en donnant à l’auditeur la possibilité de s’approprier les morceaux pour les hurler à tue-tête… Imparables, vous verrez! Cerise sur le gâteau empoisonné, l’utilisation régulière de la wah-wah apporte un groove certain aux compos. Manifestement proche du mouvement psychobilly, dont les représentants se démarquent par un certain esthétisme (Mad Sin, The Meteors), et d’entités comme Punish Yourself, Banane Métalik est également un concept visuel et scénique poussé, déguisements  fracassants et litres d’hémoglobine seront donc, n’en doutez pas, au rendez-vous si vous allez les voir live! Ceci dit, le groupe se consacre en ce moment à la préparation de son nouvel album et d’un dvd qui ne devraient pas manquer de peser leur pesant de cacahuètes; nul doute qu'ensuite, ils reprendront rapidement le chemin des salles de concert et festivals pour insuffler à nouveau leur chaos scénique...

Vous voilà donc avec les clés en main, ruez-vous sur les sites des Enfants des Ténèbres pour vérifier et étayer mes dires, et faites ensuite… Ce que votre conscience vous dicte!!

www.bananemetalik.com  

www.myspace.com/bananemetalik

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 13:18

                                      

                         Autoproduction / 2007

Attention à tous, l'heure est venue de faire place aux furieux d'Emergency Bloodshed, combo de hardcore lillois débarquant dans la place avec un 6 titres "well burnède" en guise de démo, répondant au doux patronyme de Aimless (« sans but », « désoeuvré », « futile », au choix!) Info non négligeable: la démo est téléchargeable gratos! Voir lien à la fin de la kronik...

Aaargh, je vais devoir reparler de l’intro et, du coup, réveiller le traumatisme qu’elle a provoqué dans mon cerveau. Parvenant pourtant à peine à la minute et demie, cette plage inaugurale s'avère réellement fracassante, avec, notamment, un tout premier riff pas piqué des canetons; l'auditeur peut d'entrée de jeu entrevoir le style du groupe oscillant entre le gros lourd mid tempo bien old school et le deathcore (de par la voix, lourde elle aussi, mais également hurlée, et certains riff très « speedés »). Tout juste un quart d’heure après avoir (par inadvertance certainement, il faudrait être fou sinon!) déclenché les premières notes de ce brulôt, on s'aperçoit que c'est déjà fini, et on se pose alors de graves questions existentielles: est-il bien raisonnable de remettre le couvert? N'est-il pas plus indiqué d'aller s'oxygéner l'esprit en se tapant une petite partie de mini-golf pour se requinquer? Pourquoi diable les parents de George Sand l'ont-ils appelée ainsi? Ni une, ni deux, n'écoutant que notre courage, on y retourne finalement et la 2e écoute confirme nos premières impressions, en pire. Somme toute assez variées, les pistes s’enchaînent en laissant les deux styles dominants décrits précédemment (le hardcore old school et le deathcore, pour les victimes d’Alzheimer) prendre successivement le dessus avec, pour aérer le tout, quelques transitions bien senties. Les 6 morceaux défilent sous nos yeux et surtout nos oreilles dans un déchaînement de violence cautionné par le dieu Headbanging. Mise en place: carrée. Stop. Son: Puissant. Stop. Intérêt du skeud: Important. Stop.

Terrrrrrminé.

Pour la suite des événements et de la carrière du groupe, deux alternatives paraissent se dessiner: la première, délicate, est de persévérer sur le chemin de cette démo en s’exposant à une rude concurrence dans le créneau, prenant ainsi le parti de proposer une musique efficace, in your visage, à l’énergie communicative, et de s’imposer à coups de tournées, comme c’est le cas pour le groupe actuellement (France, Italie, Slovénie, Autriche, Allemagne, Belgique… Impressionnant!!), minimisant cependant les risques d’échec vue la côte de popularité élevée du genre à l’heure actuelle; l’autre perspective qu’Emergency Bloodshed peut explorer, non dénuée d’intérêt, consisterait à se construire une destinée plus personnelle encore, en incorporant d’autres influences, d’ailleurs ressenties sur certains riffs entendus sur ce 6 titres, et confirmées sur leur page web (Converge,  Poison the Well, Norma Jean…)

 

 Quoi qu’ils décident, nos lillois démontrent de toute façon un réel potentiel et on ne se fait pas trop de souci quant à leur avenir… On attend donc avec impatience et curiosité leur premier LP!! A noter également qu’hormis Aimless, E.R. a composé 5 nouveaux titres dont 4 vont atterrir sur un « three-way split cd » avec No End in Sight et Devil May Cry, sur Pray For Nothing Records, sachant que ce bel objet sort… Demain!!

Vous êtes prévenus...

www.jamendo.com/fr/album/4400

www.myspace.com/emergencybloodshed

(site web en construction: www.emergencybloodshed.com )

www.myspace.com/noendinsightmetal

www.myspace.com/devilmaycryhc

www.myspace.com/prayfornothingrecords

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