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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 23:47
RESCUE RANGERS- 'Divisive'

KLONOSPHERE/ 2019

 

Production de l'écurie Klonosphere, nous allons nous attarder sur l'album des marseillais de Rescue Rangers qui fait suite à deux précédentes galettes.

Nous avons ici 11 titres plutôt énergiques et accrocheurs ù le style varie d'un rock grungy avec des accents un peu stoner ici et là également épicé par des touches plus hardcore/punk.

 

L'ambiance qui se dégage de cet album ne sera pas sans déplaire aux nostalgiques de la scène des 90s, puisque l'on retrouve pas mal de sonorités de cette époque.

Pas mal de passages rappelleront Helmet ( à noter que l'album est d'ailleurs produit par Page Hamilton), voire encore des passages qui ne seront pas sans rappeler Foo Fighters, Nirvana ou encore Gallows notamment pour le chant bien rageur.

 

Mention spéciale à « Delicious & Refreshing » et son atmosphère très noise/rock ainsi que ce genre de refrain qui reste en tête.

A ce titre, Rescue Rangers sait proposer un album empli de ce types de mélodies accrocheuses tant vocales qu'au niveau des mélodies.

Les morceaux sont relativement courts, n'excédant au plus que 3 minutes environ et renferme un dynamisme certain.

 

La palme du titre le plus pêchu revient à « Authority » qui sait tarter comme il faut de par ce rock'n'roll stoner bien puissant qui, sans aucun doute, doit assurer l'ambiance en concert.

La palme du titre le plus accrocheur revient elle à « Tradittore » avec son côté bien Nirvana et qui pousse au mouvement de nuque automatique.

 

« Loving Your Servitude » tend plus vers le rock et comme « Accelerate » , ce titre devrait faire plaisir aux amateurs de la bande actuelle de Mr Dave Grohl.

On pourra souligner également la très bonne « Refined Barbarians » qui alterne entre un hardcore lourd et groovy et des refrains très cobainiens ou encore « Peachy Boy » et ce trip à la Melvins.

 

L 'album se laisse écouter d'une traite et sait proposer des choses intéressantes dans ce mélange de rock trempé dans le grunge noisy d'une part et dynamique de l'autre. Bon travail !

 

https://www.facebook.com/rescuerangrs/

 

 

Hugh Grunt

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 21:45
HEADBLASTER- 'Hangover'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Petite halte dans le Nord de la France avec ce premier Ep d' Headblaster sorti en 2016 sur lequel le ton est au southern metal bien rock'n'roll qui hume le bourbon à plein nez.

 

Les riffs sont bien gras à souhait et savent captiver l'attention et la pêche puis la lourdeur qu'ils dégagent sont appréciables au plus haut point.

On pourra penser à plusieurs combos comme Black Label Society ou encore Velvet Revolver (la voix notamment à cette petite touche grungy à la Scott Weiland)

 

« Hangover » reste sur des riffs simples mains accrocheurs, « Breaking The Law Of Silence » pose des rythmes saccadés qui imposent le headbang à gogo, « Cowboys Are Not Dead » se pose dans une ambiance un peu plus rock/grunge apaisant un peu le tout et « Blackout/Burnout » est catchy à foison et fout une sacré patate.

Rythmique boogie, le genre de morceau qui ferait fureur dans un bar de motards.

Dansant, on se doute que le whisky coulerait aisément à flots dans vos oreilles.

Chapeau également à la maîtrise du solo (et des autres sur la galette) qui renforcent l'atmosphère rock'n'roll.

 

Une première offrande sympathique, et l'on peut indiquer qu'après quelques changements de line up, le groupe a sorti récemment son album, le premier, voilà donc une bonne occasion de pouvoir enchaîner pour ne pas perdre l'accroche qu'ils ont amortie ici !

 

Hugh Grunt

 

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 21:12
PRESUMPTION-'S/T'

SLEEPING CHURCH RECORDS/ 2017

 

 

Dirigeons nous dans la région du Mans et abandonnons nous à une humeur doom/stoner en compagnie des gaillards de Presumption qui proposent avec cette galette un bon vieux doom varié des familles , ce genre de doom qui vous fait taper du pied pendant une séance d'air guitar et de headbang endiablé.

 

Vous aurez deviné déjà que c'est du bien lourd qui vous sera offert par le combo et le constat sera appuyé dès le premier passage d'introduction de « Pale Blue Horses » et son rythme lent qui varie ensuite sur un aspect groovy assez dansant et ce quelque chose de Cathedral qui entraîne et balance la bonne humeur.

Le chant en impose et les variations vocales sont gérées à point.

Grave et burné ou encore ensorceleur et hystérique (avec ce petit côté YOB), puis plus parlé, les ambiances sont déjà bien intéressantes. Le boogie se déchaîne pour se terminer sur un retour au passage du début. Ca démarre fort !

 

L'enchaînement se fait naturellement avec l'accrocheuse « Atomic Fear » à l'esprit toujours aussi massif. Les accords sont bien bas et la wah wah vient appuyer le groove dominant.

Un morceau qui pourra rappeler Godsend à certains.

 

Fidèle à l'esprit doom, Presumption inclut dans cet album deux interludes instrumentaux courts avec « Midnight Suffering » et « Nomen Est Omen » afin de rendre plus planant le trajet.

 

Que dire de « Red Death » et de son démarrage digne d'Electric Wizard, à entendre gras et enfumé.

Les riffs sont éléphantesques, quelque accélération du rythme intervient et ce jeu de question/ réponse entre un chant de sorcière et ce chant encore assez Dorianien fait bon effet. L'alternance murmurée et minimaliste amène une atmosphère inquiétante avant que ne vienne s'imposer une lourde mélodie aussi épique que mélancolique appuyée par un violoncelle agrémenté de chant guttural.

 

« Dr Satan » ne laisse pas indifférent non plus avec ce côté qui ravira les adorateurs de Celtic Frost tant musicalement que vocalement où les intonations peuvent rappeler Tom G. Warrior.

L'ambiance est sombre tout en étant chaussée de blocs de béton, se déplaçant d'une cadence rythmée en explosant tout sur son passage.

 

« Deadly Barrels » possède également cette force d'accroche, avec ce genre de riffs qui te restent en tête plusieurs heures, jours après l'écoute. Le chant a encore ce timbre éraillé et n'hésite toujours pas à dévoiler plusieurs facettes.

« Presumption » s'avère plus hypnotique et ce dès le départ avec ces larsens perçants puis le rythme assez tribal avant de vous emmener sur un chemin sinueux, celui que vous emruntez guidé par les riffs mégalithiques et ce rythme lancinant.

Le ton se durcit par moment mais le riff de fin sait vous ramener dans ce bon chemin.

 

Le morceau « Sand Witch » est bien complet dans le genre !

Les passages varient d'un doom lourd assez bluesy (qui saurait rappeler Negative Reaction au niveau instrumental) où le chant clair excelle à un doom/stoner catchy, le fameux qui apporte cette bonne humeur et fait taper du sabot, LE dansant sur lequel même Ozzy taperait des mains à n'en plus pouvoir.

 

Et bien messieurs, dames, voici une belle démonstration de groove des familles avec ce doom accrocheur des gars de Presumption et je peux vous assurer qu'ils tiennent même encore plus de pêche sur les planches. Un album des plus plaisants !

https://www.facebook.com/Presumption/

 

 

Hugh Grunt

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 01:05
SLUGPIE-'Démo 2016'

AUTOPRODUCTION-2016

 

 

Amis du son lourd, d'ambiances des bayous, des atmosphères dyonisiennes et enfumées, cette démo 4 titres est sans aucun doute pour vous !

Importée de Limoges par le biais du trio ( à l'époque) Slugpie, cette œuvre propose quatre titres au fuzz intense et bien rond, un groove éléphantesque accompagné d'un chant bien hargneux qui ne sera pas sans rappeler les druides de Bongzilla. (en + du clin d'oeil sur un titre comme « Reefer Keeper »).

 

Quatre titres sur lesquels les cages à miel se verront emplies d'un nectar aux effets euphorisants et cet ensemble vous bercera le cerveau occasionnant bien vite une mydriase tant l'ensemble est chargé.

 

On pensera donc aisément à Bongzilla pour le trip dans lequel nous emmène le trio. Lourdeur et groove sont de la fête et ce son de gratte ravira aussi les adorateurs de groupes comme Sour Vein.

 

La formule ronronne, bourdonne, « Reefer Keeper » pour la citer à nouveau est une véritable invitation à la soirée smoking exigé. Accrocheuse, la mélodie se fait addictive et l'ambiance boogie blues hume bon l'herbe coupée.

Une petite accélération intervient mais conserve néanmoins cet aspect massif à souhait.

 

Ce n'est nullement avec les larsens et autres effets planants de « Mojo Drown » que vous ressortirez de cette dépravation neuronale car, ici aussi, les moteurs sont huilés à bloc.

Rythmique lourde, son de gratte et de basse toujours aussi gonflés et assomants, puis chant ghoulesque savent doser efficacement le cocktail proposé.

 

Une démo au bien bon esprit qui saura plaire aux plus adeptes amateurs de sludge doom qui sont toujours prêts à faire les 420 coups puis à ceux qui adorent se faire vibrer la cervelle aux infra sons des bayous.

La groupe est à la recherche d'un batteur depuis, souhaitons lui bonne recherche et l'impatience quant à une nouvelle fournée se fait intense.

 

Hugh Grunt

https://slugpie.bandcamp.com/releases

 

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 00:06
PRIMAL RAGE-'Freedom Is A Lie'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Un trip vers les terres de Savoie afin de retrouver un groupe qui renaît de ses cendres en la personne de Primal Rage.

Après vingt ans d'absence, les gaillards illustrent leur retour en balançant un single d'un titre que nous retrouvons également en piste vidéo.

 

Et c'est un Metal/Hardcore à l'ancienne, à l'esprit fidèle à l'époque tant du point de vue auditif que visuel.

 

Le riffs sont lourds, répétitifs et donc entêtants, la rythmique pousse à la danse sautillante et burnée, puis le chant énergique pourrait rappeler Sick Of It All en plus grave.

Quelques variations de mélodies et de rythmes menant sur une accélération et un solo efficace ne seront pas sans rappeler le combo belge de Blood Shot.

 

Le morceau ravira sans aucun doute les amateurs de Hardcore trempé dans le Metal à l'ancienne, et la bagarre déjà costaud annoncée avec ce premier jet laisse amplifier l'impatience quant à une suite. D'ailleurs on me signale dans l'oreillette que l'album est en préparation, du lourd en prévision donc!

 

Hugh Grunt

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 23:08
CRITIC-'Eveil de L'esprit'

AUTOPRODUCTION-2019

 

Il se sera fait attendre cet Ep de Critic sur la Côte d'Opale dont ils sont originaires.

 

Formés depuis quelques années , le groupe propose son 1er Ep « Eveil de l'esprit » dans une veine brutale death technique chanté en français.

Déjà forts en expérience scénique et musicale, les membres ont fait partie ou font toujours partie de diverses formations telles que Byatis, Balance Of Terror, Purgorified, Radio Rage ou encore Roukmouths.

 

Nous retrouvons une intro au son guerrier apocalyptique et six titres d'un brutal death aussi féroce que précis, technique et sombre à souhait.

Le chant alterne entre un chant éraillé et colérique à la diction compréhensible et le chant death ultra caverneux. Les deux lignées vocales s'allient parfaitement au fur et à mesure des ambiances.

Point original, le chant en français déclamant un véritable pamphlet engagé sur les injustices et les manipulations du triste monde actuel afin d'éveiller l'esprit critique.

 

Chaque titre est une explosion de folie, cependant, la technicité ultra maîtrisée est millimétrée.

Chaque riff, rythme, placement de chants est aussi barbare que précis.

Prenons « Doctrine Consanguine » où le matraquage ne s'arrête pas. L'auditeur est malmené par ce son lourd, ces mélodies de grattes acérées au maximum, les blasts et saccades rythmiques.

 

On ressent forcément la touche Byatis dans l'exécution mais Critic alourdit nettement plus les ambiances.

La vélocité des grattes tarte à foison aussi sur « Crises », titre qui varie les passages hystériquement. La basse claque comme il se doit, le titre est vraiment intéressant sur tout point de vue.

 

On pourrait évoquer tous les titres en matière de perfection. On appréciera pleinement les breaks de malade sur « Iconoclastes » et le k.-o engendré dès le départ de la galette.

On saluera aussi la qualités des passages solistes où les deux guitares posent leur propre touche aux diverses ambiances.

 

Le son est excellent et chaque instrument est à sa place (chapeau à Noord Production) et l'album a le mérite d'être évoqué plus en matière globale que morceau par morceau tant l'ensemble des titres créent un noyau solide et indissociable.

Chaque chanson raconte une histoire aussi bien au niveau des textes qu 'au niveau musical, et ces histoires sont parfaitement ficelées et complémentaires.

Un Ep bien plus que prometteur, qui laisse encore entrevoir beaucoup d'espoir pour le death metal français.

Nos régions ont décidément du talent ces temps ci !

Technicité parfaite, brutalité précise et artwork excellent, Critic frappe très fort.

A ranger entre vos albums de Beneath The Massacre, Carcass, Cryptopsy, Morbid Angel (sous amphets) et autres.

Vivement la suite !

Hugh Grunt

 

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 22:16
PSYCLON NINE-'Icon Of The Adversary'

METROPOLIS RECORDS/ 2018

 

 

Après une année 2018 fort vide de chronique de ma personne, se résumant qu’à une seule et unique chronique (mais quelle passion dedans !) et d’un début d’année 2019 avec une visibilité digne d’une sous-marin, je me dois de revenir au service afin de ne pas laisser mes confrères de Yargla dans la solitude.

Seulement voilà : la curiosité musicale n’était que peu présente, mon appréciation de la scène Metal s’est atténuée et la plupart des écoutes personnelles ne se résumaient qu’à mes groupes préférés, des vieux groupes de New-Wave et j’en passe .

Il m’était assez compliqué de me remettre dans le bain. Cependant, dans les nombreux mails de label et de promoteur qui pullulaient dans ma boite mail, un mail envoyé par le collègue Hugh Grunt retenait particulièrement mon attention : le dernier album du fameux groupe californien Psyclon Nine était sorti ! Quelle meilleure phase que de faire son retour en même temps qu’un groupe apprécié ?

 

Psyclon Nine (souvent abrégé « P9 ») est un groupe crée en 1999 et possède actuellement 6 albums à son actif. Outre les controverses liées au nom du groupe, des spéculations sur les idées politiques des membres du groupes (qui a été prouvé comme faux) et plus récemment des problèmes de drogue du chanteur et leader Nero Bellum, le groupe est connu pour être des plus adulés par la scène dite « Dark » et gothique.

Le style musical de P9 est varié, passant initialement de l’aggrotech à une musique plus industrielle et froide, usant d’éléments majeurs du Black Metal et de la Dark Ambiant.

5 ans après l’album “Order of the Shadow: Act.I”, qu’en est-il donc de “Icon of the Adversary”?

 

Tout d’abord, sur la forme, l’album est d’une durée de plus de 45 minutes séparé en 10 titres dont un morceau final d’une durée de quasi un quart d’heure. Sur le contenu, l’album ne manque pas aux standards du groupe : c’est très sombre, très nihiliste, sans gaieté ou joie quelconque, la maladie est partout, et toujours avec cette petite touche edgy.

L’album s’ouvre avec le morceau ambiant et bruitiste « Christsalis » qui donne de suite le ton de l’album, et le public sait d’office qu’il n’est pas au bon endroit s’il a envie de rire : il y a de lourde percussions distordu, une sorte de bourdonnement numérique de clavier gênant. La suite de l’album garde cet esprit noir tout en proposant l’intégralité de sa musicalité.

Les guitares et leurs riffs ne sont pas aussi violentes que dans leur ancien album « Crwn Thy Frncatr » et s’apparentent quelque fois à celles qu’on peut trouver dans Antichrist Superstar de Marilyn Manson et dans les productions de Nine Inch Nails, mais elles sont maitrisées à défaut d’être originales. Dans les morceaux tels que « Crown of the Worm » ou « Light of the Armaggedon » la frénésie des guitares trouve écho avec la voix étouffé et torturé du chanteur tel que dans le titre « Beware the Wolves », et toute cette non-joie pousse peu à peu l’auditeur dans de sombre émotions qui marquera à coups surs les personnes les moins initiés à cet univers particulier.

 

Psyclon Nine étale une nouvelle fois, et ce après 5 années d’attentes des fans, cet univers et cette musicalité qui leur est propre.

Loin d’être un album que l’on pourrait considérer comme génial tant l’originalité de certaine sonorité est à revoir, il n’en reste pas moins un aveu de l’évolution « positive » du groupe qui s’améliore de projet en projet sur la composition ! Un album qui n’est pas à mettre entre toutes les mains tant les sonorités sont étranges et déroutantes, mais qui peut être un vrai coup de cœur pour un public en soif de ténèbres !

 

Skarjay Nygma

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 21:43
DREAD UNION BLOOD-'Part II'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

On nous dit qu'Hannibal et ses éléphants sont passés par les Alpes et une chose est sûre c'est qu'ils y ont laissés des descendants en la personne de Dread Union Blood, fiers savoyards massifs à souhait !

 

Avec ce « Part II », D.U.B. Vous impose, une fois le ticket d'entrée composté, une solide paire de souliers en bétons. Lourds, vous vous sentirez et pesante sera l'ambiance.

 

Les variations de passages sont de mise sur cette galette joliment ornée en digipack et dès « Berlin » , le ton se fait sentir et s'impose comme une enclume tout juste imposée dans le sac que vous traînerez tout au long du voyage.

Pesant, lourd, le son est grave, gros et groovy au gré du rythme burné à bloc.

Le chant opère également sur de sympathiques changements alternant d'un chant 'core' sévèrement couillu à une voix beaucoup plus suave qui ne sera pas sans rappeler celui du regretté Peter Steele.

 

De la bonne ballade bluesy qui hume bon le bayou se distingue avec « Blood Union Dread » avec toujours cette voix chaleureuse, puis cet aspect ultra accrocheur dans les mélodies tant instrumentales que vocales en font un morceau vraiment excellent à l'écoute.

 

« L.O.A. » énergique et rock'n'rollesque détonne et fout une pêche détonante. Le titre le plus catchy sur le côté dynamique et cette agréable sensation d'avoir à headbanguer obligatoirement.

Cette voix et ses faux airs de Gorefest, ces riffs assassins, ces variations ici dansantes et là plus lourdes et encore par ailleurs rock'n'roll. Une œuvre encourageante de death'n'roll ! Ca assomme, ça entraîne dans le fond du puits sur lequel s'abat une fraîche coulée de ciment

 

Le whisky s'écoule également de l'éléphantesque « Label 74 * » au groove mastodonte.

Le titre sait alterner sur des semblants d'apaisements avec ce chant marmonné (très 'Anselmoesque') alors que s'acharnent les basses notes grassement accordées comme Rabies Caste à l'époque.

 

« Cheer Modesty » se démarque en se faisant plus planante et mélancolique. Le chant clair évoqué auparavant reste dans sa lignée avec un peu plus d'éraillement. Une ambiance assez B.L.S. Pour venir apaiser l'orage provoqué par temps de masse atmosphérique.

 

« Dreader than Dread » vient conclure et relance l'énergie explosive avec une rythmique démente, un chant toujours aussi bestial puis ce groove qui demeure un des principaux atouts du combo savoyard. Lourdeur et tabassage font ici un bel office.

 

De la tarte au ciment, vous en savourerez dès les premières notes. Un metal sludgesque qui vous parlera amplement si le groove, la lourdeur, la puissance font partie de votre plaisir quotidien.

 

Hugh Grunt

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:24
MARCHE FUNEBRE-'Death Wish Woman'

GRIMM DISTRIBUTION/CSR/ 2018

 

 

Le groupe du jour nous vient de Belgique et le ton est donné dans une ambiance doom/death metal pour ce Ep sorti en fin 2018 par Marche Funèbre formé en 2008 et déjà fort de sept sorties cumulant 1 Ep, 1 single, 2 splits et aussi 3 albums.

 

Nous avons ici quatre titres d'un doom/death metal à l'ancienne fort en mélodies ainsi qu'en atmosphères variables néanmoins empli d'une forte mélancolie.

Au niveau rythmique, l'ensemble est proposé principalement en mid-tempo même si l'on saura apprécier des accélérations comme pour « Broken Wings » par exemple.

Concernant le point de vue vocal, on se place sur un panel intéressant entre voix death bien caverneuse, cris plus black puis chant clair qui ne sera pas sans rappeler My Dying Bride, voire même quelques intonations à la Reverend Bizarre.

 

On retrouve la recette des combos de l'époque dans cet Ep bien exécuté.

 

On saura également souligner l'énergique et plus hargneuse « Death Wish Woman » qui aborde le doom death de manière un peu plus brut. Ici, les passages mid tempo sont plutôt utilisés sur les passages plus épiques et la structure instrumentale tend plus vers le black/death à entendre plus de lourdeur et de double pédale qui déroule.

Les mélodies sont toujours aussi bien enchaînées et la variation du chant apporte une bonne touche aux différents passages.

 

Nous avons également le morceau le plus long « A Departing Guest » proposé forcément sur une touche beaucoup plus progressive.

Nous évoquions auparavant le chant de Reverend Bizarre, et de ce fait je ne saurais que conseiller aux amateurs du sieur Albert Witchfinder de laisser l'oreille sur ledit titre.

On reste dans un ensemble très mélodique et accrocheur, et l'appréciation grandit au gré des divers tableaux proposés ici au sein d'un seul et même titre. On voyage entre parties bruts avec certains retours à l'apaisement par le biais de riffs longs.

 

Le combo propose également une reprise d'un groupe pilier du genre avec « As I Die » des anglais de Paradise Lost et force est de constater que Marche Funèbre sait s'approprier cet hymne du doom death sans singer l'originale et c'est là aussi le côté intéressant d'une reprise : lorsque le groupe y inclut sa propre personnalité.

 

Un Ep bien intéressant qui prouve aisément que la vague doom death a encore de bien beau jour devant elle tant ce Ep sait accrocher l'écoute et propose un voyage agréable.

 

Hugh Grunt

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:13
JOHN 3:16-'200 Million Horsemen'

ALREALON MUSIQUE/2019

 

Il y a un petit peu moins d’un an, John 3:16 nous avait gratifié d’un album de haut vol, qui s’était d’ailleurs retrouvé dans mon top 10 annuel ( à retrouver ici : http://yargla.over-blog.com/2019/01/le-top-10-des-albums-2018-par-doomyan.html ). Vu le stakhanovisme de PH. (membre unique de John 3:16 ), il ne faisait nul doute que le sieur allait nous gratifier de nouvelles pépites sonores. C’est donc chose fait avec ce « 200 Million Horsemen », ep 4 titres avoisinant les 25 minutes.

 

Si la musique de John 3:16 a évolué de manière constante durant ces 10 dernières années, avec cet ep, Ph semble revenir à ses premières amours. L’Ambient – Drône proposé tout au long de ces 4 titres est en effet plus proche du premier album éponyme que de עשר

Il n’est en effet ici nullement question de mélodies envoûtantes, ni de riffs de guitares entêtant, la musique de l’états-unien d’adoption prend ici des allures de paysages sonores bruitistes, minimalistes, répétitifs.

 

« Therion », titre d’ouverture, est une ode ambient dépouillée. Ressemblant à une marche interminable sous un cagnard de plomb. L’air est poussiéreux, la gorge gratte, les glaires s’agglomèrent, les repères que l’on peut avoir sont distordus et brouillés. Toutes ces sensations déplaisantes sont accentuées lorsque la basse, insidieuse, prend, seconde après seconde, une place prépondérante. La suffocation est maximale. Le coup de grâce est donné par cet instrument à cordes dissonant et insistant. L’atmosphère est glauque et éreintante.

 

On pense être sorti d’affaires lorsque le titre éponyme commence avec ce riff de guitare qui semble inoffensif. Une petite sensation d’air frais qui à force d’être joué devient trouble et vénéneux. Des voix lointaines s’invitent à la danse macabre, elles s’entrechoquent, se multiplient, prennent possession de l’espace sonore. Le malaise est présent et persistent.

 

Avec « Leviathan », on se retrouve directement la tête sous l’eau avec toujours cette même impression de suffocation, d’être tiré vers le fond. La richesse des textures sonores apportent en intensité. Entre les bruits déformés de sonars, de textures aquatiques, vous avez cette sale impression d’être coincé à tout jamais dans l’étage bathyal, impuissant face à vous même. La bande sonore parfaite pour ce chef d’œuvre du 7ème art qu’est Das Boot.

 

« Rapture 2.0 » est peut être le morceau le plus fourbe de cet ep. Sous ces airs de nappes plaintives et éthérées, il en devient grâce à, encore une fois, cette basse hypnotique un véritable calvaire. Lors de la première écoute, les seules visions que j’avais, étaient un défilement de toutes les choses les plus merdiques de mon existence. j’étais pétrifié, livide. Et c’est là que je salue le génie de PH. c’est de parvenir à l’aide de sa musique à me propulser dans mes ultimes retranchements.

 

Vous l’aurez compris, cet ep, n’est pas à mettre dans toutes les oreilles ( si vous êtes hypersensibles, je vous conseillerai les autres albums, et vu la discographie fournie, ce n’est pas le choix qui manque ). Mais si vous appréciez des artistes tels qu’Atrium Carceri ou Ager Sonus ( entre autres )éteignez la lumière, enfilez votre casque, et venez affrontez ces 200 millions de cavaliers.

Doomyan

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