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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:49
KVELERTAK-'Nattesferd'

ROADRUNNER/2016

 

Accordons nous en ce jour un instant norvégien. Celui qui vous souffle dans la nuque ce vent frais en provenance de la terre des Vikings, là où sévit le blizzard.

Kvelertak sera le guide de ce trajet. Formés en 2007, les nordiques proposent ici leur troisième album.

Nous avions pu déjà goûter avec les deux précédents aux joies d'un black métal avec ces tournures à la Turbonegro ultra catchy, mais il faut avouer que le terme black metal est relativement réducteur pour ce groupe dans la mesure où c'est principalement la voix qui est dans cette lignée. Notons d'ailleurs que le hurleur en fait de même dans le groupe Djevel.

 

Pour ce troisième album, les norvégiens tentent une approche différente.

Rassurez vous, ils n'ont rien perdu, ni baclé leur force accrocheuse, bien au contraire, mais au sein de cet album, le plaisir démesuré de l'auditeur sera de découvrir une boule à multifacettes des plus vintage.

 

Alors, dès les premières notes de « Dendrofil For Yggdrasil », il est certain que l'on aura tendance à se dire que, ça y est, Kvelertak ne donne plus que dans le pur black aux touches un peu plus rock notamment sur la seconde partie dudit titre.

Le début est une puissante rafale de blasts, d'un chant bien hargneux et de mélodies boostées aux amphétamines dans la plus pure tradition nordique. Ensuite, la situation évolue et l'on s'achemine sur une tournure plus rock catchy à la Satyricon pour ne citer qu'eux et le final,lui, part sur des contrées plus planantes.

 

Le plaisir est déjà bien haut dès le départ et l'on voit que Kvelertak continue de bien maîtriser son art déjà plaisant sur les deux précédents opus, mais que dire de la suite ?

La suite, comme mentionné ci dessus est un cocktail explosif de titres plus accrocheurs les uns que les autres.

Et là les amateurs de vintage, de bon gros heavy/rock 70's se régaleront pleinement.

 

Pour exemple, on adorera le côté très Thin Lizzy de « 1985 » (-n'hésitez d'ailleurs pas à vous mater le clip-) avec ces mélodies qui vrombissent et savent vous englober le cerveau, on pourra apprécier également pleinement la tournure à la Kiss de « Svartmesse » avec ce début qui fera taper du pied et headbanguer tout le monde puis ces choeurs du refrain qui reste en tête et se reprend avec aisance. Parlons encore de « Ondskapens Galaske » et ses faux airs d' ACDC qui vous obligeront à sauter sur place avec la main qui mécaniquement fera le signe de la bête.

 

Excellente note aussi pour le titre éponyme « Nattesferd » avec ce son fuzzy qui plaira pleinement aux fans de Queens Of The Stone Age qui donnerait dans le psychédélique des familles. Dansant, enivrant, la qualité est à son comble pour ce morceau qui s'avère être le plus accrocheur de cette galette.

 

Pour « Heksebrann », nous avons le morceau le plus long qui avoisine les neuf minutes mais également le morceau où le psychédélisme est le plus trempé. Le morceau se veut progressif, laisse monter le dynamisme, le vintage est forcément toujours au rendez vous avec cette longue séquence instrumentale du départ.

L'énergie s'impose toujours aussi, les mélodies agrippent toujours autant, et la gigue encore d'actualité.

On pourrait citer plusieurs superlatifs pour décrire l'excellence de cette galette tant les morceaux savent pousser à la pleine appréciation.

Pour cela on pourra encore citer « Bronsegud (Ssq) » et ce rock'n'roll diabolique à souhait. L'auditeur possédé verra sans doute chacun de ses membres s'activer au charme des riffs, du rythme et de ce chant toujours aussi déjanté. Que celui qui n'aime pas ce titre ne se dise pas fan de rock'n'roll parce qu'ici ça bouge, ça tape, ça remue partout et l'on s'y laisse prendre.

 

« Berserkr » revient prouver que les gaillards sont originaires des terres du black metal, avec ce début foudroyant bien evil qui alterne ensuite avec des passages plus heavy Maidenien.

 

« Nekrodamus » est le titre qui vient clore ce chef d'oeuvre, et les mélodies du départ sonnent bien folk black metal d'où dégouline la sauce nordique des 90's. Le morceau est plus posé que ses prédécesseurs et permet de clore

 

Un troisième album qui ne déçoit pas du tout, bien au contraire. Certains groupes peuvent au cours des albums perdre de leur intensité, de leur charme acquis dès le début, ce n'est aucunement le cas de Kvelertak qui sait se bonifier avec l'âge.

Adorateurs de vintage, nostalgiques de bon vieux rock qui tâche aux vocaux puissamment vociférés, cette perle est pour vous.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 14:24
DRAMA/PERDITION WINDS-'Split Ep'

SATANATH RECORDS/BLACK PLAGUE RECORDS /2015

 

 

Rendons nous désormais entre deux terres pour un split d'un black metal des plus glaciaux.

Aujourd'hui, c'est encore une sortie de chez Satanath Records (en collaboration avec Black Plague Records) sur laquelle nous allons nous attarder, et ce split regroupe les russes de Drama qui ont malheureusement splitté depuis et les finlandais de Perdition Winds.

 

C'est naturellement en toute obscurité que Drama démarrent les hostilités avec « Create Your Death ».

Obscurité donc, néanmoins, on peut constater la mise en avant du travail mélodique sur ce premier morceau joué sur un rythme mid-tempo. L'ambiance qui se dégage de ce titre met l'accent sur la mélancolie et l'on saurait rapprocher facilement ce genre de titre à du bon vieux Rotting Christ des familles. Pas de brutalité donc dans ce titre d'ouverture, plutôt un travail d'ambiance où prédominent les mélodies.

 

« Gloria Mortis » enchaîne ensuite de manière plus brute où le blast énergise le démarrage, puis les rythmes évoluent. On reste principalement dans un rythmique mid-tempo, mais diverses variations mélodiques savent poser du relief au titre. On reste dans un black métal relativement abordable qui saura ravir les amateurs de doom/death mélodique dans la mesure où l 'aspect mélancolique sait faire la force du combo russe.

 

Lorsque Perdition Winds s'en mêlent,c'est une toute autre ambiance. Sur ce long titres de treize minutes environ, nulle place à la mélancolie ou à l'abordable.

Le son déjà se fait nettement plus agressif, plus cradingue. L'ambiance est nettement plus maladive dès le départ, le blast excelle dans sa furie, les mélodies sont incisives et vocalement de furieux borborygmes gutturaux posent un peu plus de poisse à l'ensemble.

Les parties évoluent, chose normale pour éviter l'ennui dans ce long titre, les parties s'alourdissent et ont une emprise malsaine sur l'auditeur captif de l'ambiance putride qui règne ici .

 

Deux formations différentes et deux approches différentes du black métal. D'un côté mélodique et mélancolique et de l'autre beaucoup plus lugubre et corrosif, ce split proposé par Satanath Records et Black Plague Records s'avère destructeur mais agréable.

Hugh Grunt

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 23:58
THE CLEARING PATH-'Abyss Constellation'

AVANTGARDE MUSIC/2015

 

 

L'escapade du jour se fait en Italie avec un one man band assez déjanté qu'est The Clearing Path.

Pour cet Ep sorti en 2015, l'artiste propose deux longs titres originaux et plein de rebondissements.

 

C'est un aspect atmosphérique jazzy un peu à la Cynic qui côtoie des riffs dantesques très mathcore à la Dillinger Escape Plan et il est à souligner que lorsque ces passages, là défilent, on se prend une sévère trempe dans la face.

L'hystérie rageuse et violente se voit nuancée par des passages beaucoup plus progressifs, planants histoire de mettre un peu d'eau dans le Chianti et l'alliance des deux aspects renferment autant une violence bien piquante radoucie par l'aspect plus flottant, et cette alliance est maîtrisée avec une originalité plaisante.

Vocalement, sur le titre « Wings Of Ascension », la hargne s'exprime en cris stridents bien déchaînés.

 

C'est une montée progressive avec un travail mélodique beaucoup plus présent que nous avons sur l'éponyme « Abyss Constellation », mélodies qui savent s'avérer tranchantes.

L'interlude folk laisse flotter le répit, où le chant clair vient par nappes un peu à la Agalloch pour la touche plus mélancolique.

L'ambiance apaisée se voit néanmoins martelée à la double, alourdissant le tout et lui imposant plus de poigne au fur et à mesure de l'avancée dans le titre qui vient se conclure par une partie ambiant au clavier.

 

Une bonne moisson en matière de groupes originaux ces temps ci pour nos pages, et The Clearing Path ne déroge pas à la règle.

Amateurs de black metal avant-gardiste, le conseil vous est lancé de pencher l'oreille sur ce one man band efficace.

https://www.facebook.com/TheClearingPath

Hugh Grunt

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 21:02
MOUNTAIN TAMER-'Mountain Tamer'

ARGONAUTA RECORDS/2016

Jamais il ne m'a été aussi compliqué de faire une chronique que celle de ce trio de Santa Cruz. Non pas que l'album soit insipide, loin de là même. Mais il y a des albums qu'on aime, sans vraiment dire pourquoi. Alors j'aurais pu, pour commencer, faire une blague pourrie à partir du nom, mais bof, ça faisait un peu téléphoné. On va donc s'intéresser directement à ce qui nous importe le plus, la musique.

 

Pour un premier album, une telle maturité est assez rare. Les compositions, si elles restent dans la mouvance Heavy Rock Psyché, ont chacune leur identité propre. Ce qui a pour avantage de surprendre l'auditeur dans ce magma psyché,stoner, doom, classic rock.

 

« Mind Burner » qui ouvre l'album, est une pépite de classic rock. Le tout accompagné de lignes de basses aussi chaudes qu'une nymphomane n'ayant pas forniqué durant une semaine. C'est brûlant. Dégoulinant. Le solo me fait penser à du Nebula. Parfait.

 

« Knew » est plus rock, les lignes vocales rappellent des groupes rock uk des débuts 2000. La musique est burnée. Limite doom.

 

« Dunes of the mind », avec son intro que n'aurait pas renié Kyuss plonge directement l'ambiance désertique qui en ressort. Le son est vintage comme je l'aime. La basse s'en donne à coeur joie avec des riffs pas si éloigné d'un Scott Reeder des grands jours.

 

« Vixen », plus long titre de l'album est une chansons lascive, limite vicieuse. L'ambiance y est chill tout en étant soutenue. On se laisse transporter aux fur et à mesure que les riffs s'enchaînent. Bonheur.

 

« Wolf In The Streets » me fait à nouveau penser à cette scène rock garage uk du début des 2000's. C'est énergique, ça reste dans le crâne.

 

« Sum People » et « Satan's Waitin » tapent quant à eux dans la scène neo psyché américaine, ça m'a directement fait penser à The Black Angels. Terrible d'efficacité.

 

On termine par « Pharaohsite », tempo rapide, guitares aiguisées, batterie claquante. Une chanson parfaite pour terminer ce disque.

 

Si vous aimez vous faire surprendre ( bon après les gaziers n'ont pas inventés l'eau chaude hein…) tout en écoutant un bon disque de Psyche stoner rock burné, jetez une oreille sur ce Moutain Tamer vous n'en serez pas déçu.

Doomyan

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:24
CREATURES-'Le Noir Village'

ANTIQ/2016

 

 

Un petit passage par Angers en ce jour avec un projet atypique qu'est Créatures. Se présentant à la base comme un one man band, le compère s'est entouré d'autres personnes et également plusieurs chanteurs afin d'exprimer la totalité de son art mûrement réfléchi.

 

« Le Noir Village » est un conte, une véritable histoire narrée à l'auditeur plongé au XIIème siècle dans un village paysan en proie à diverses créatures.

La base musicale qui guidera l'auditeur est majoritairement black metal, mais plusieurs ambiances poisseuses intriguent telle l'imagerie de bons vieux films d'horreur.

La scie musicale inquiète, pose cette ambiance glauque et au fil de l'histoire tout est mis en œuvre pour glacer le sang des moins averti.

 

Le festival est à la richesse d'idées, les morceaux sont relativement longs mais parviennent à développer de multitudes ambiances. Les mélodies sont accrocheuses et entraînantes comme sur « L'horreur des lunes pleines » et ce démarrage narré sur fond folk un peu à la Alcest, Forest Of Souls.

La rage bestiale s'en suit, gorgé également d'un sentiment maladif et torturé tant au niveau vocal qu'instrumental.

 

L'aventure se poursuit toujours dans la langue de Molière et dans une efficace originalité et le choix de définir un chant différent à chaque personnage contribue nettement à ce côté peu commun.

Ce n'est pas sans folie parfaitement retranscrite que l'ensemble envoûte.

Les claviers sont une force et chaque partie d'un morceau est à chaque fois un nouveau tableau qui se dessine.

 

Ambiances invocatoires, passages au piano qui allègent les esprits, parties violentes black metal où les blasts prennent le contrôle et où la dissonance des guitares incisent ; passages plus lyriques, funéraires/chants grégoriens ( qui peuvent rappeler Orphanage) c'est une partie des nombreux éléments qui peuvent créer l'entité Créatures.

 

On saura aussi aisément se laisser captiver par « Il était un monstre assoiffé de coeur » et ce côté King Diamond tant dans les ambiances bercées par le piano et le travail vocal apporté ici.

De nombreuses cassures rythmiques viennent définir ce sentiment schizophrène, des explosions de folie poussent au délire.

 

Il est bien difficile de mettre un morceau en avant dans cette diabolique aventure tant l'écoute de l'album se doit d'être d'une traite. Il faudra peu être du temps pour les plus réticents, mais le voyage proposé par Créatures a le mérite d'être aussi riche qu'accrocheur.

Les amateurs de formations telles que Notre Dame, Morgul devraient fortement apprécier cette œuvre d'art maîtrisée de fond en comble.

Hugh Grunt

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:48
SUMA-'The Order Of Things'

THRONE RECORDS/ ARGONAUTA RECORDS/INIT RECORDS (USA)/TARTARUS RECORDS/ 2016

 

 

Ceux qui me connaissent un minimum savent à quel point j'apprécie, que dis-je, j'aime Suma. Et c'est avec grande impatience que j'attendais ce nouvel album du quatuor de Malmö. Si le groupe nous a gratifié d'un split avec mes compatriotes d'Ultraphallus et d'une tape live à Moscou c'est tout ce que nous avons eu à nous mettre sous la dent depuis la sortie de leur troisième lp « Ashes » en 2010. C'est donc en soi un petit événement que d'avoir 7 nouveaux titres pour 57 minutes de Post-Noisy-Doom.

 

Point de vue line up, changement de taille. Dr Jovan, qui assurait le chant sur les trois premiers albums et la tripotée de splits est parti. La conséquence directe est que Johan devient dès lors bassiste chanteur. Et un nouveau membre fait son apparition. Rick qui distille ses drones, samples et autres éléments ambiants.

 

Une fois n'est pas coutume, commençons cette critique par le son global de l'album. Avec 3 albums sur quatre, le groupe a fait le voyage jusqu'à Portland chez le sieur Billy Anderson. Et, il fallait s'y attendre,le son est massif, écrasant, étouffant.

 

L'album est disséqué en deux parties. 3 chansons assez courtes plus atmosphériques et quatre morceaux qui sont la bande originale de l'apocalypse. Ni plus, ni moins.

 

« The Sick Present » ouvre l'album. Une intro de 4 minutes immergeant l'auditeur dans l'univers de ce « The Order of Things ».

 

Avec « Bait For Maggots ». Le sentiment de mal être est instantané. Johan vocifère tout du long mais de manière sournoise, la voix, reléguée au second plan laisse la guitare de Peter et la batterie d'Erik s'exprimer à plein rendement. On a ce sentiment d'être en pleine mer, sur un bateau tanguant par la force des flots. La nausée est proche, mais Suma, en guide spirituel est plus que jamais présent pour continuer à nous maltraiter.

 

« RPA », véritable titre opaque commence par cette batterie si caractéristique. La frappe est lourde, sèche. C'est puissant. Moins linéaire que « Bait For Maggots », on dirait une version dézinguée des Melvins.

 

On pourrait croire que « Being And/Or Nothingness » apaise un peu ce ressenti pesant qui nous envahit depuis la première seconde. C'est atmosphérique oui. Mais c'est une atmosphère d'un putain de cauchemar. Le voix viennent de partout, les textures sonores mangent le crâne. Pas de doute, nous sommes dans l'antre de la folie.

 

Nous entamons le morceau le plus long de l'album. « Education for Death ». On est pris à la gorge, et la sensation d'étranglement est de plus en plus perceptible au fur et à mesure que le morceau se dévoile. La sensation d'emprise est incroyablement puissante. Le titre, d'une construction impeccable, se pose, crescendo la tension monte. Jusqu'aux trois dernières minutes qui font encore monter la tension d'un cran. La violence vient de tout côté. Je suppose que c'est , toute proportion gardée, la même réaction que l'on a lorsqu'on se retrouve en plein tsunami sans savoir que faire. On est débordé, acculé de toute part.

 

« Disorder of things », a le tempo le plus soutenu de l'album. C'est cependant toujours aussi crasseux. Le cris venus d'on ne sait où se mêlent à cette bouillie ( dans le sens très classe du terme ) sonore. La fin ambiante sert de tremplin pour le titre final  « The Greater Dying ». La guitare claire, presque post-rock ( le delay y est pour beaucoup), fourmille. La torpeur ambiante est mise à mal lorsque la batterie d'Erik nous fait ouvrir un œil avant de nous balancer un pattern qui va nous bercer. C'est qu'on a prit cher durant les précédents titres. La voix se veut moins assassine, malgré la profondeur qui en découle. On se sent dériver, on ne peut résister à ce riff qui se répète inlassablement. On perd littéralement pied lors des trois dernières minutes où les longs fondus de guitare, de cymbales et bruits ambiant en tout genre finissent par nous faire perdre connaissance.

 

Ce n'est jamais facile de revenir après une absence si longue. Suma le fait haut la main et nous offre ici l'album de la maturité. J'espère juste qu'il y aura un nouvel album avant 2024, parce que putain, des claques comme ça j'en veux chaque année. Album de l'année en ce qui me concerne.

Doomyan

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:29
AXIS OF DESPAIR- 'Mankind Crawls'

GIVE PRAISE RECORDS/SPELA SNABBARE RECORDS /2016

 

 

Dans les terres nordiques et en Suède plus exactement, un groupe ne respecte pas la tradition clichesque de sa nation. En effet, Axis of Despair n'est pas un groupe de Black Metal aux ambitions sataniques de brûleurs d'églises, mais il s'agit d'un groupe de Grindcore ! Leurs membres sont d'ailleurs d'anciens et d'actuels membres des groupes Nasum, Coldworker, Infanticid, Volturyon, Livet som insats, Nervgift et Overtorture... Autant dire qu'ils ont bien fait leurs bosses dans le genre !

Dans cet EP nommé "Mankind Crawls", le groupe nous offre 6 titres pour une durée totale de... 9 minutes ! Ça peut sembler court pour les non-adeptes mais les productions de Grind sont connues pour leurs durées très courtes ("You Suffer" de Napalm Death, 4 secondes, tube interplanétaire) généralement sous les 4 minutes mais d'une intensité remarquable. Et cet EP ne déroge nullement à la règle.C'est du Grind old-school sous sa forme la plus pure, la plus crue ! Il n'y a pas question ici de mélange à du Death, d'Indus ou de Black façon Anaal Nathrakh, c'est des blast-beats à foison, de court riff rapide, de texte hurlé primairement. Le groupe joue allégrement avec le rythme en proposant régulièrement une formule binaire pour leurs morceaux: D'abord une partie plus rapide et frénétique et une seconde plus lente et lourde sur les cordes qui attérit souvent en plein milieu de morceau. Cette formule se retrouve dans la moitié de l'EP, notamment sur le premier morceau "The Last Sight", "Under the Surface" et "Skulking". Les trois autres morceaux, "En Vansinnesdans", "Enclave" et le final "Life on Standby" eux conservent le rythme initial, jouant plus sur les changements de rythme abruptes et spontanés qui caractérisent le genre.

En somme, un EP très fort sur le plan personnel par son côté old-school qui mérite qu'on s'intéresse au groupe tant il rappelle "la bonne vieille époque" ou alors les gros groupes du Grind pur tel Napalm Death ou Wormrot. C'est 9 minutes qui vont vite mais qui s'écoutent intensivement et qui parlent à ceux qui sont déjà adeptes du genre.

Skarjay Nygma

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:17
AFSKY-'Afsky'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Afsky qui signifie « aversion » est un one-man band danois. Ole Pederson Luk (Mr AFSKY ndlr ) signe ici un EP éponyme sorti le 31 octobre 2015.

Celui-ci, composé de 3 titres, nous propose un Post Black Dépressif bien froid et mélancolique.

Alors oui, des one-man band de DSBM, il y en a à la pelle mais, entendons nous bien, les morceaux proposés ne durent pas 3 plombes (7 minutes à tout casser pour le plus long) comme pourraient nous le proposer d’autres formations.

Présentation faite, il est temps de passer en revue ces 3 titres, que je me suis permise de traduire pour une meilleure approche. Il commence à faire froid non ?!

 

 

Le 1er morceau intitulé « Frosten Knuger Sjælen I Graven » (gel crispant son âme dans la tombe) nous annonce la couleur. Après une introduction glaciale, le morceau démarre et s’enfonce dans la déprime et la souffrance. La « crash » de la batterie accentue le côté violent de cette agonie lancinante.

Durant ce titre, on ressent la complémentarité voix /instruments. Des breaks, un mid-tempo qui contre balance avec la guitare omniprésente et ajouté à tout ceci, 2 dernières minutes acoustiques. Le fondu en toute fin de morceau comparable à une libération de l’âme.

 

On passe au plat de résistance en prenant toutefois les mêmes ingrédients. Le 2nd titre intitulé « Et Sidste Farvel » (un dernier adieu) est saisissant. Il en viendrait même à glacer le sang. Le son particulier de la guitare en intro laisse place à un rythme binaire quand, comme surgie de nulle part, une voix d’outre-tombe nous sort de notre torpeur. Toujours ce petit break en milieu de morceau, mais le répit est de courte durée. Le désarroi reprend de plus belle et j’ajouterais même un petit côté romantique en fin de morceau. Mais inutile de se laisser bercer à de douces rêveries.

 

Le dernier titre, mais pas des moindres, intitulé «Velkommen Til Dødsriget » ( Bienvenue aux Enfers) est le titre le plus court de cet EP.

Non pas que Afsky ait voulu bâcler cette dernière partie, mais il s’agit là de 4 minutes d’une violence brute et froide. Comme pour les 2 précédents morceaux, on retrouve les principaux éléments, bien que la batterie prend une place un peu plus importante. Tantôt mélo, tantôt cinglante, celle ci apporte au titre un semblant de point de non retour. Pour preuve, le titre se termine dans un silence presque assourdissant.

 

 

Vous l’aurez compris, Afsky ne révolutionne pas le genre, mais on sent que le boulot est bien fait et que bien qu’autoproduit, cet EP mérite votre écoute. A suivre ..

 

Steph C.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:12
NEPTRECUS-'L'aube du déclin'

ANCESTRALE PRODUCTION/ 2013

 

Neptrecus, groupe parisien formé en 2011 signe sa première apparition dans nos pages avec ce premier album sorti en 2013, et ce sont neuf titres d'un black metal martial qui laissent trace de leur passage.

Neuf véritables chants de batailles contant divers passages et faits historiques.

 

Le black metal proposé est chanté en français et musicalement, on varie entre parties brutales où les blasts sont de mise et d'autres parties plus épiques.

Une touche clairement old school ressort de l'ensemble des morceaux. On pensera facilement à certains combos de la scène canadienne mais aussi à certains de la scène scandinave comme Dark Funeral.

 

Le black mélodique fusionne avec des parties plus raw et brutales comme par exemple sur « Magna Grecia ». Au niveau vocal, on pensera à Fenriz et à son travail proposé dans Isengard (plus particulièrement sur le titre « Total Death » du projet norvégien).

 

Véritables appels au combat, les titres sont emplis de riffs aussi incisifs qu'une baïonnette et l'ambiance générale est on ne peut plus glaciale.

« Fiers Gaulois » fait partie de ces titres les plus accrocheurs de l'album avec ce côté martial toujours dominant mais aussi ces envolées mélodiques efficaces.

On fait plutôt dans le mid tempo en majeur partie, à entendre moins agressif que les autres titres, mais le tableau peint en son intégralité n'est que troupes belliqueuses bravant l'ennemi avec honneur. Le même constat ressort également d'un titre tel qu' « Invasions ».

 

Un album prometteur d'un black aussi mélodique qu'épique qui ravira tout amateur du style. A noter qu'un second album a vu le jour en 2015 cette fois chez Mortis Humanae Production.

 

https://www.facebook.com/Neptrecus/

Hugh Grunt

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 14:05
VAREGO-'Epoch'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Varego, quatuor de Arenzano, petite bourgade de la commune de Gênes, en Italie. un des poulains de l'écurie d'Argonauta Records, nous revient, après son ep « Blindness of the sun » qui avait Jarboe en featuring sur un titre ( rien que ça..) pour un second album qui ravira les amateurs de progressive-post-sludge.

 

Alors, si l'introduction sonne comme un riff de post-rock que n'aurait pas renié un Explosions in the Sky, ne vous arrêtez pas à cela. On peut dire que l'album début vraiment à 2:15 lorsque avec son agressivité caractéristique Varego nous délivre son étrange mixture sonore. Les riffs sont incisifs, s’imbriquant les uns aux autres pour former un patchwork auditif unique dans son genre. Si on pense de temps à autres à des groupes tels que Mastodon, Baronness, il serait tout simplement stupide de limiter les transalpins à ces deux groupes tant, à mon avis, l'élève a dépassé les maîtres sur ce « Epoch ».

 

La grande force de ce second méfait est la manière dont est construit l'album. Chaque morceau à sa propre identité, lorgnant du post metal, au sludge, en passant vers le doom et des passages nettement plus psychédeliques. Varego fait la musique qu'il aime, et ça se ressent fortement. Hors de question de tomber dans la facilité en composant des chansons plates et vide, que du contraire, il vous faudra du temps pour assimiler toutes les subtilités des six titres.

 

D'après les informations distillées sur le communiqué de presse, les paroles sont influencées par Asimov, Lovecraft, Dick. J'aurais vraiment aimé pouvoir les lire, car cela doit incontestablement relever le niveau général de cet Epoch qui est vraiment une excellente découverte pour ma part.

 

Le message est clair, si vous ne vous retrouvez plus dans les nouvelles productions de Mastodon et autres, donnez une chance à Varego. Ils le méritent amplement.

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