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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:28
MAKE ME A DONUT-'Olson'

TENACITY MUSIC/ 2013

 

 

Groupe originaire de Suisse, Make Me A Donut pond son premier album "Olson" en 2013 après un EP qui n'a clairement pas fait l'unanimité. Album de 8 titres pour une trentaine de minutes, "Olson" démontre que MMAD est donc un groupe de Deathcore qui a pour particularité d'ajouter des éléments mélodiques et progressifs à leurs chansons. Rythme cassé par des riffs rapides, changement de tempo, passage de chant clair à des gutturaux de deathcore que tous connaissent, des breakdowns taillés au scalpel s'ajoutant tel une prune sur le nez... MMAD possède plusieurs cordes à son arc et n'hésite pas à l'exposer !


Au niveau des instruments, la basse est excellente et rajoute véritablement de la lourdeur aux morceaux, les guitares font très bien le taff et la batterie suit bien tout ce beau monde sans transcender, un peu en retrait si on compare la place des instruments entre eux. En ce qui concerne le chant, même si le chanteur Isaïe Massy possède la puissance, on peut reprocher un chant clair presque juste voir un tantinet souffrant.


Les faiblesses de cet album (parce que nul n'est exempt de défaut), est une tendance du groupe à vouloir en faire trop, ce qui peut donner des impressions de cafouillages dans certains passages progressifs, mais aussi un attrait qui tire vers un Deathcore basique et monotone malgré tout ces ajouts qui font de la musique de MMAD une particularité.

Le groupe a sorti un deuxième album en 2015 et sera présent au festival Euroblast qui se déroule en fin Septembre 2017.

Skarjay Nygma

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:00
ET MORIEMUR-'Ex Nihilo In Nihilum'

MINOTAURO RECORDS/ 2016

« Ex Nihilo in Nihilum » est sorti originalement en 2014 sur le label russe Solitude Productions et avouons le est passé relativement inaperçu lors de sa sortie initiale. C'est donc en toute légitimité que Minotauro Records, gratifie ce sont album des doomsters de Prague, d'une ressortie mondiale, et pour la première fois l'album se verra offrir une version vinyle, qui ravira tous les fans du genre, dont je fais immanquablement partie.

 

Dès le premier titre, vous êtes directement plongé dans une ambiance Doom/Black old school avec des influences Black Metal marquée notamment dans la voix. Les compositions directes, sont agrémentées d'éléments d'ambiance qui apportent un énorme plus à l'atmosphère lourde qui se dégage de ce « Ex Nihilo ».

 

Les harmonies de guitares sont remarquablement travaillées et mise en valeurs par les rythmiques monolithiques. On sent que le travail sur les guitares a été soigné.

Habituellement, le style veut un mélange de voix claires et hurlées. Ca ne manque pas ici. Les voix claires sont relativement parlées limites murmurées, ce qui renforce ici l'impression de mélancolie morbide, pendant que la voix hurlée apporte un sentiment de puissance et fait ressortir de manière impressionnante la musique en background. On sent que dans cet album rien n'est laissé au hasard. Tout est millimétré.

 

La production est claire, limpide. Ce qui fait de cet album une pièce importante du Doom de ces dernières années. Certaines parties rappellent Draconian, d'autres My Dying Bride, et surtout ça me fait penser à Dissolving Of Prodigy qui avait sorti l'excellent « Lamentations of Innocent » qui a toujours une place de choix dans ma discothèque. C'est d'ailleurs à la mémoire de René "Fusaty" Krystyn, chanteur et  guitariste de Dissolving Of Prodigy  qu'est dédié cet album. Un splendide hommage.

 

D'après ce que j'ai pu lire, Et Moriemur rentrera en studio en avril pour nous offrir le successeur de ce Ex Nihilo in Nihilum, et autant vous dire que je suis d'une impatience rare à l'idée de découvrir ce futur nouvel album.

Doomyan

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 23:32
DIGITAL NOVA-'Orphelins'

NFFP RECORDS/ 2016

 

 

C'est Solstice Promotions qui nous présente l'album du jour :« Orphelins » proposé par les français de Digital Nova.

Dans cette galette, nous retrouvons onze titres pour 40 minutes d'une fusion rap/metal.

 

Le côté rap se trouve surtout dans l'aspect vocal et plus particulièrement pour les variations offertes au chant clair, car en effet, le chant renferme plusieurs facettes.

Même si la dominance est au flow parlé, la tendance se pose également avec plus de hargne et de vifs hurlements.

A noter de plus que le chant déclame tout au long de l'album dans la langue de Molière. On pourra penser ici et là à Silmarils, Lofofora, Oneyed Jack pour les parties rappées mais aussi à The Arrs par exemple pour les moments plus gutturaux.

 

Au niveau musical, l'approche générale rappelle la vague Neo Metal de l'époque ou même pour certains passages ce petit côté à la Disturbed.

Touche Disturbedienne d'ailleurs bien ancrée sur « Esclave et Maître » et son démarrage planant avant qu'une rythmique et du riff sautillant ne prenne le relais.

 

L'ensemble s'unit aisément à entendre le flow toujours bien posé sur les riffs de gratte (proposés en accords ou en arpèges plus légers) et la basse bien massive guidée par une rythmique carrée.

 

Plusieurs breaks apportent une certaine fraîcheur et accrochent comme pour exemple le passage lourd et groovy gratte/batterie de « Sous Les Cris ».

 

Digital Nova sait également tarter et dynamise l'audit avec par exemple ce démarrage tonitruant de « Les Dés Sont Jetés », « A Son Instinct » qui poutre également comme il se doit ou encore l'excellent « Le Monde Est Beau » qui doit déchaîner les foules en concert. On appréciera dans ce titre l'alternance des riffs saccadés aux passage plus rock'n'roll. L'énergie qui émane de ce titre est efficace.

 

Les amateurs de Korn trouveront aussi leur compte sur « Immortels » avec ces arpèges longs et planants, et cette basse bien gonflée que l'on trouve sur les passages rappés.

 

Un sympathique album de la part de ce combo marseillais que sauront pleinement apprécier les amateurs nostalgiques du style qui cependant, ici, conserve un aspect actuel grâce aux nombreuses variations au sein des titres.

Une fusion appréciable d'émotions et de dynamisme.

 

 

Hugh Grunt

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:45
UNCHAINED-'Oncoming Chaos'

M&O MUSIC/2012

 

Créé en 2010, Unchained est un groupe de Death mélodique originaire de Nice composé de 5 membres dont Olivier Gavelle (ex-batteur de Ace et de Dirty Side, le premier groupe de rock français a remplir des salles en URSS), Jonathan Rabache (ex- Stolen Innocence), Joël Forneris (ex- Gorgon et Neverend), Thibaud Vuille (Scornforger/Dividead) et Pierre Jourdan Gassin (Scornforger/Dividead). Après un premier EP "Russia" sorti en 2011, le groupe propose son premier album "Oncoming Chaos" masterisé par Logan Mader, connu pour avoir travaillé avec Gojira, Soulfly, Cavalera Conspiracy... et la liste s'étend encore. Sur le papier du projet, tout est déjà là pour plaire.

Proposant une musique energique, puissante et maitrisé, Unchained possède une belle liaison dans ses cordes. Dès le premier morceau de l'album "Infernal Death Machine", les riffs sont énervés et puissants, rattrapés par les solos mélodiques de Thibaud qui sont d'une beauté transcendante (Mention spéciale au solo de "Cosa Nostra"). La batterie d'Olivier est survitaminée, d'une précision quasi chirurgicale sur les rythmes des mélodies ou même sur les morceaux les plus agressifs de l'album tel "The God Delusion". Au terme du chant, le vocaliste démontre sa maitrise des gutturaux et d'un chant clair qui pourrait rappeller aux plus vieux d'entre nous un bon Heavy d'époque tel Sortilège comme dans le titre "Freedom Through Fire". Cependant, il arrive parfois que ces passages clairs (en dehors du dernier titre cité) palissent un peu les chansons. Autres défauts que l'on pourrait reprocher à cette production (parce qu'il en faut), c'est un soucis de structure beaucoup trop classique qui fait "couplet/refrain catchy/couplet" et qui peut porter une certaine lassitude aux oreilles friandes de nouveauté. La nouveauté n'est d'ailleurs pas tant à rechercher dans cet album, mais attention, par nouveauté entendez par là prise de risque, structure expérimentale ou sonorités excentriques empruntés ailleurs qu'au Death, au Melodic ou au Heavy.

Ce premier album d'Unchained est donc une réussite, autant sur le plan de l'execution que sur la masterisation. Le groupe sait ce qu'il fait et maitrise son oeuvre, les musiciens sont talentueux et ils proposent un album qui, même s'il emprunte quelques codes du Heavy, reste avant tout du Death mélodique qui plaira sans aucun doute à ceux qui cherchent du bon Death mélodique ou même tout simplement une bonne production française !
À noter d'ailleurs que le groupe est actuellement en tournée avec The Arrs et qu'un nouvel album est en prévision pour cette année 2017 !

 

Skarjay Nygma

 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:28
EPHEDRA-'Can'ka No Rey'

ARGONAUTA RECORDS/2017

 

 

Lorsque je regarde un peu ma discothèque et que je me fais des top 10 ( un peu comme dans High Fidelity, si tu ne l'as pas vu, fonce mon bonhomme ). il en ressort souvent des groupes suisses. Shora, Knut, Nostromo, Kruger, Monkey 3, Coroner, Mirrothrone, Samael, Mordor, Celtic Frost, Young Gods… Assez impressionnant pour un pays de 8 millions d'habitants.

 

Même si Ephedra sera probablement moins influent que les groupes sus-cités. On ne peut douter une seule seconde qu'il se fera une place de choix dans la catégorie stoner-rock burné.

 

Fondé en 2012 dans le but de faire un groupe à la cool instrumental ayant pour influences les trois monstres sacrés que sont Karma to Burn, Monster Magnet et Kyuss. Après un premier album en 2013, voici donc le second effort du quatuor helvétique.

 

Si les influences sont marquées, la musique d'Ephedra se veut plus subtile. N'hésitant pas à agrémenter la base stoner d'éléments post-metal, voir post-rock. Ce qui a pour avantage certain d'offrir un album se différenciant de la masse des groupes instrumentaux. A n'en pas douter l'expérience doit encore être plus intense en live. On sent leur musique taillée pour la scène.

 

La force principale de ce « Can'ka No Rey » est que l'album se révèle de plus en plus à chaque écoute, ce qui est en général signe que la musique proposée est d'un grand cru.

 

En attendant de pouvoir voir le quatuor sur scène, je vais continuer à faire de « l'air guitare » en écoutant cette petite pépite de musique instrumentale.

 

Doomyan

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:37
GRAVE PLAGUE- 'The Infected Crypts'

CACO-DAEMON RECORDS/REDEFINING DARKNESS/GIVE PRAISE RECORDS/2017

 

 

L'effroi du jour nous arrive des Etats Unis avec Grave Plague qui est là pour vous faire passer un moment aussi sombre que putride à souhait.

Sorti sous forme cassette et vinyl, le Ep conserve pleinement l'esprit du death metal old school graveleux, sombre et lourd qui éveillera pour sûr une certaine nostalgie.

 

Les riffs sont gras à souhait et ne sont pas sans rappeler l'école scandinave des 90's avec Dismember et les débuts d'Entombed voire même Grave mais le combo sait emmener également l'auditeur dans une ambiance cradingue et poisseuse à la Autopsy et encore cet aspect film d'horreur que l'on trouve à la fin d'  « Arise The Infected » et qui ne sera pas sans remémorer Necrophagia.

On se fait malmener sur ces deux titres pour un total de 6 minutes, et le death metal proposé par les sbires agit telle une perceuse au foret des plus affûtés.

Sur le point de vue vocal, l'ensemble est agressif et éraillé un peu à la manière d'un Martin Van Drunen en bonne forme.

 

On appréciera également cette lourdeur qui impacte sévèrement et assombrissent encore plus le death metal déjà bien dénué d'espoir.

Pour exemple, le second titre « Halls Of The Rotten » et cette alternance entre donc ce côté doom death et ces passages plus groovy toujours aussi éléphantesques.

L'ambiance est maladive et tâche bien grassement.

 

Un excellent Ep aussi malsain que nauséeux et qui surtout permet de se faire un bon retour en arrière à la bonne époque du death metal underground de la fin des années 80/début 90.

Si vous êtes adeptes de viscères et de headbang violent, cet Ep est fait pour vous.

 

 

Hugh Grunt

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:29
EXTERMINAS-'Dichotomy'

SATANATH RECORDS/ METALLIC MEDIA/ 2015

 

 

C'est en collaboration avec Metallic Media que Satanath Records nous envoie une nouvelle troupe malfaisante en la personne des italiens d'Exterminas et notamment cet album « Dichotomy » qui propose un black metal varié avec une grosse touche heavy.

 

Huit titres composent cet album et la traversée se fait dans un black metal aux allures épiques, belliqueuses et bourré de mélodies trempées dans le heavy tout en restant fidèle à la scène scandinave de death/black mélodique scandinave des 90's.

 

Les riffs sont accrocheurs, galopants et collent parfaitement à cette rythmique qui impose quelques blasts bien vifs.

On pourra retenir « In Apotheosis of Pandemonium » avec ces variations justes, cette voix qui elle ne sera pas sans rappeler The Meads Of Asphodel.

Les passages alternent entre des riffs scandinaves à souhait, du blast et du passage bien guerrier.

Les mélodies s'allient sur le rythme d'une double effrénée, et des breaks plus liés poussent au headbang.

 

L'album conserve cet esprit général, usant d'une atmosphère sombre, aux énergies injectées variablement.

Selon les passages, on se plaira à retrouver quelques influences à la Behemoth sur « God's Hammer », du Dissection aussi sur ces riffs enjoués mais noirs à souhait et encore Skymning pour ces passages plus heavy poussant à guerroyer comme par exemple sur « Upheaval seems Anathema ».

 

Pour revenir à « God's Hammer », plusieurs tableaux sont proposés dans la mesure où l'on alterne des instants dynamiques à d'autres plus progressifs, lourds et lancinants.

 

Les variations au gré de l'album sont bien dosées et annihilent toute forme d'ennui comme pour «  Wandering from Death's shore »

 

 

« Wandering from Death's shore » propose un côté beaucoup plus constant dans sa rythmique qui se fait lourde par la double et lancinante et l'on vogue lentement dans un climat héroïque.

 

« The Dawn Of Deceit », dernier titre de cet album de huit titres, s'avère comme le morceau le plus long mais également le plus accrocheur avec ce départ en force sur ces mélodies et rythmes capiteux.

L'aura nous plonge en plein combat et les variations y posent une trêve au ton plus groovy et malsaine avant de replonger l'auditeur sur une percutance encore plus lugubre et acérée.

 

Un album plaisant et bien effectué par les maléfiques italiens d'Exterminas, huit bons hymnes d'un voyage infernal et épique qui ravira les amateurs de death black mélodique et heavy.

 

 

Hugh Grunt

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 21:40
THE SILVERBLACK- 'The Grand Turmoil'

SLIPTRICK RECORDS/2015

Groupe de Metal Industriel Italien crée par Alesso NeroArgento (qui travaille et collabore avec bon nombre de musicien italien tel que The Stranded ou encore Zombie Sam) et Claudio Ravinale (chanteur de Disarmonia Mundi, The Stranded et 5 Star Grave), The Silverblack est une groupe qui mélange sonorités metal industrielles catchy, synthé omniprésent et une variation entre agressif et atmosphérique. Dans ce deuxième album "The Grand Turmoil", le groupe présente beats industriels, assaut rock'n'roll, passage metal énervé et une dimension complexe et profonde dans les thèmes évoqués.

L'album commence d'entrée de jeu avec le titre éponyme, "The Grand Turmoil", qui est une introduction puissante, bruyante et agressive dans laquelle The Silverblack joue ses cartes en main, sans bluff: puissant beat électronique, bonne basse et batterie, guitare lourde, effet d'écho/repeat cybernétique sur le vocal... On peut y sentir l'ombre de Sybreed dans ce morceau d'ailleurs.

Vient ensuite "Anymore", une chanson plus électro que metal qui se veut très catchy, presque pop, qui est en total contradiction avec le morceau précédent. On aime ou on n'aime pas.

"King-Size Vandalism" est un son plus agressif que le précédent qui montre un Silverblack plus énergique, un NeroArgento plus énervé et un son moins catchy que le précédent.

Le titre suivant "Retaliation" , lui, offre une plus grande place à l'autre vocaliste Claudio Ravinale, une voix plus grave. Cette chanson est plus lente, avec des beats et des basses plus lourdes mais toujours avec un refrain catchy. Par la voix de Claudio et les effets de synthétiseur il est très dur de ne pas ressentir Deathstars, la présence de Whiplasher Bernadotte fortement présente. Et il s'en va de même pour le prochain morceau "Make It Worth The Grime", qui lui est plus rapide mais aussi pour le 7ème son "Attic Hime", plus rythmée avec des beats qui font très EBM rappelant la sonorité des anciens sons rythmés d'Unheilig.

 

Ce deuxième album de The Silverblack est ce qu'on pourrait appeler un pari réussi: ils mélangent assez bien les notions du Metal Industriel en prenant ses composantes unes par unes, mettant à leurs manières et de façon catchy ce qu'ils en dégagent, le tout en montrant des inspirations multiples. Le fan de Metal Industriel façon KMFDM, Ministry n'y trouvera peut-être pas son compte, mais il peut plaire à un public plus large, fan d'EBM, Electro ou même de musique catchy en général !

https://www.facebook.com/thesilverblack/?fref=ts

 

Skarjay Nygma

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:52
TEMPLE OF NIHIL- 'Soul Extremist'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTION/ NARCOLEPTICA PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Petit voyage sur les fertiles terres de Russie avec les maléfiques Temple Of Nihil qui proposent cet Ep de 4 titres sorti comme fruit d'une collaboration entre Symbol Of Domination et Necroleptica Productions .

Le groupe russe propose un black metal aussi polaire que pernicieux.

 

Le travail est mis en avant au niveau des ambiances en prenant soin des les rendre moribondes au possible.

 

C'est « Devilution » qui ouvre le bal avec son tempo lent et lourd, les mélodies l'accompagnant dans cette maudite valse, la basse bien mise en relief avec ce son massif et claquant, puis la voix purement black qui possède ce timbre, ce grain éraillé qui ne sera pas sans rappeler les norvégiens de Gehenna.

Un break vient violenter brièvement le trajet avec une accélération rythmique ici et là et il permet de nuancer le black metal rampant pour lui insuffler une dose supplémentaire d'énergie par des blasts sans merci.

Pour clore ce morceau, on revient sur cette envoûtante mélodie où s'expriment les soli de guitare.

 

« Ov Spiders » se fait nettement plus brute et violente. Sans concession, le batteur impose un incessant martèlement de ses fûts sans oublier de dérouler à la double pédale s'accordant même des accélérations sur un rythme déjà costaud.

Des changements s'opèrent, plus lourds, décalés aux nombreux breaks et accentuent un aspect assez épique. Les passages diffèrent, donc, mais fusionnent comme il faut.

 

« Iblis » vous mène droit à l'autel, prêt pour le sacrifice avec un départ aussi tonitruant que le morceau précédent.

L'ambiance du titre est pesante et les rythmes, eux, tabassent de manière schizophrène par saccades et décuplent l'aspect fou et féroce de Temple Of Nihil.

Les coups frénétiques s'allient à d'autres plus barbares. On sent par le profil des morceaux que le combo a su puiser au plus profond des entrailles de la Bête pour maîtriser l'art de l'inquiétante intrigue qui prend cours.

 

L'éponyme « Soul Extremist » démarre sur un rythme catchy avec des mélodies efficaces comme on peut les apprécier chez un groupe comme Dissection.

Temple Of Nihil joue bien la carte en s'accaparant de l'auditeur par des riffs et rythmes entêtants avant de le brutaliser par des passages soit plus violents, soit oppressants et morbides.

 

Une bonne production nous arrivant donc de Russie de la part de ces deux labels.

Quatre titres bien ficelés qui, par ce black sombre, mélodique, varié et inspiré risquent de bien plaire aux amateurs du genre.

Hugh Grunt

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:15
SCOLOPENDRA CINGULATA- 'Kuoltuu Kaikin Kohetah'

MORE HATE PRODUCTIONS/NARCOLEPTICA PRODUCTIONS/2015

 

 

Un détour vers une destination jusqu'alors encore inédite dans nos pages puisque c'est au Kazakhstan que nous poserons notre attention.

Les sombres élus du jour sont Scolopendra Cingulata, et suite à deux premières démos déjà proposées, c'est un Ep 4 titres d'un peu plus de vingt cinq minutes sorti en 2015 chez More Hate Prod et Narcoleptica Prod puis distribué par Satanath Records (qui prouve que la solidarité underground fait toujours bon effet) auquel nous avons à faire aujourd'hui.

 

Les quatre morceaux composant cet opus balancent un black metal bien raw qui sent bon la froideur des pays de l'Est.

L'esprit underground domine et suinte des titres avec un départ lugubre dès l'intro de « Помрут - Все Хорошими Станут » à l'arpège dissonant et lent dans un esprit très DSBM avant de démarrer en tapant sec sur un black mélodique à souhait et cette basse mise en avant qui vrombit comme il se doit  ainsi que cette voix qui respire bon l'esprit slave (on pourra penser ici aux tchèques de Maniac Butcher).

Le morceau, qui est d'ailleurs le plus long des quatre (dépassant les neuf minutes) sait tirer son épingle du jeu an offrant les variations nécessaires pour maintenir l'attention.

Les mélodies sont accrocheuses et l'auditeur se trouve emporté à mis parcours par un passage ambient où le clavier se forge une place importante à l'ambiance projetée avant de repartir sur ces riffs guerriers et ces blasts bien vifs.

 

Les deux titres suivants conservent cet esprit black metal traditionnel à entendre des mélodies toujours entraînantes mais également des variations dans les structures des titres.

Même si le rythme de « Шакалы » reste sur une constante tout au long du morceau à entendre sur un mid tempo sans trop de blast, le groupe pose un passage dans l'esprit folk sur la fin du titre. L'atmosphère dudit titre est épiquement glaciale.

Concernant « Ветер Войны », le titre joue sur un aspect plus énergique où les blasts mitraillent et le clavier pose une touche bien symphonique soulignant vouluptueusement les riffs de gratte et de basse et de cette cohésion globale résulte quelque chose de sombrement malsain.

 

« Меч Смерти Клеймор » clôt cet Ep et force est de constater que ce titre se démarque des précédents.

On retrouve une intro similaire à celle du titre d'ouverture c'est à dire un arpège de guitare qui démarre sur un fond sonore de blizzard et le tempo se remplit du groove dans une mouvance assez doom 70's.

On pourra penser à Carpathian Forest dans l'esprit du titre avec cette alternance entre cette partie presque dansante au groove endiablé qui ensuite vient se fondre sur une partie purement black metal où le tempo accélère radicalement avec ces blasts secs, puis les riffs liés et répétitifs qui portent haut l'esprit de dépravation.

 

Une bien bonne découverte nous venant du grand Est, qui sait préserver l'essence de l'underground et de l'esprit du black metal mélodique scandinave des 90s.

Le Ep accroche et il saura aisément détourner tout esprit pur qui s'aventure sur ce chemin.

 

 

Hugh Grunt

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