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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:15
SCOLOPENDRA CINGULATA- 'Kuoltuu Kaikin Kohetah'

MORE HATE PRODUCTIONS/NARCOLEPTICA PRODUCTIONS/2015

 

 

Un détour vers une destination jusqu'alors encore inédite dans nos pages puisque c'est au Kazakhstan que nous poserons notre attention.

Les sombres élus du jour sont Scolopendra Cingulata, et suite à deux premières démos déjà proposées, c'est un Ep 4 titres d'un peu plus de vingt cinq minutes sorti en 2015 chez More Hate Prod et Narcoleptica Prod puis distribué par Satanath Records (qui prouve que la solidarité underground fait toujours bon effet) auquel nous avons à faire aujourd'hui.

 

Les quatre morceaux composant cet opus balancent un black metal bien raw qui sent bon la froideur des pays de l'Est.

L'esprit underground domine et suinte des titres avec un départ lugubre dès l'intro de « Помрут - Все Хорошими Станут » à l'arpège dissonant et lent dans un esprit très DSBM avant de démarrer en tapant sec sur un black mélodique à souhait et cette basse mise en avant qui vrombit comme il se doit  ainsi que cette voix qui respire bon l'esprit slave (on pourra penser ici aux tchèques de Maniac Butcher).

Le morceau, qui est d'ailleurs le plus long des quatre (dépassant les neuf minutes) sait tirer son épingle du jeu an offrant les variations nécessaires pour maintenir l'attention.

Les mélodies sont accrocheuses et l'auditeur se trouve emporté à mis parcours par un passage ambient où le clavier se forge une place importante à l'ambiance projetée avant de repartir sur ces riffs guerriers et ces blasts bien vifs.

 

Les deux titres suivants conservent cet esprit black metal traditionnel à entendre des mélodies toujours entraînantes mais également des variations dans les structures des titres.

Même si le rythme de « Шакалы » reste sur une constante tout au long du morceau à entendre sur un mid tempo sans trop de blast, le groupe pose un passage dans l'esprit folk sur la fin du titre. L'atmosphère dudit titre est épiquement glaciale.

Concernant « Ветер Войны », le titre joue sur un aspect plus énergique où les blasts mitraillent et le clavier pose une touche bien symphonique soulignant vouluptueusement les riffs de gratte et de basse et de cette cohésion globale résulte quelque chose de sombrement malsain.

 

« Меч Смерти Клеймор » clôt cet Ep et force est de constater que ce titre se démarque des précédents.

On retrouve une intro similaire à celle du titre d'ouverture c'est à dire un arpège de guitare qui démarre sur un fond sonore de blizzard et le tempo se remplit du groove dans une mouvance assez doom 70's.

On pourra penser à Carpathian Forest dans l'esprit du titre avec cette alternance entre cette partie presque dansante au groove endiablé qui ensuite vient se fondre sur une partie purement black metal où le tempo accélère radicalement avec ces blasts secs, puis les riffs liés et répétitifs qui portent haut l'esprit de dépravation.

 

Une bien bonne découverte nous venant du grand Est, qui sait préserver l'essence de l'underground et de l'esprit du black metal mélodique scandinave des 90s.

Le Ep accroche et il saura aisément détourner tout esprit pur qui s'aventure sur ce chemin.

 

 

Hugh Grunt

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 16:09
PUTRIDITY PLEASURE PARTY-'Godless'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Putridity Pleasure Party est un jeune projet solo d'Andy Berrier crée en 2016, alliant slam, blastbeats et breakdown assaillis par des lyrics ultra-gore. Deuxième album numérique et autoproduction du projet disponible depuis le 6 Février 2017, "GODLESS" nous propose 8 saveurs pour une durée totale de 22 minutes de violence.

L'album commence avec "Serial Corpse Fucker" qui donne déjà le ton général de l'album: PPP n'est pas là pour rigoler ! Chant bourdonnant des cochoneries et entêtant, GROS breakdown qui donne envie de marteler le sol du pied, blastbeats rapide et double-pédale à foison, riff lourds... Autant dire que c'est intense pour 2min14 !

Vient ensuite "Nauseating Human Putrefaction", le son le plus court de l'autoproduction (1min33) qui laisse une plus grande place au riff lourd et entêtant de la guitare, avec une batterie plus en retrait que le son précédent. Présence d'un breakdown en dernière partie du morceau qui est une porte ouverte aux headbangings des plus pachidermiques !

 

"Godless", le 3ème titre et éponyme, est lui plus rapide que le son précédent avec une belle alchimie du riff lourd à la cymbale, aux lyrics et au chant d'Andy plus important aux blastbeats. Et toujours présence d'un breakdown peu après la moitié de la chanson, lourdement machinale !

Le 4ème titre "Bitches Disfigurement" est un feat avec le vocaliste-mais-pas-que Hell Unwanted (Unwanted Drunken State, Dunwich, Guest, Roukmouths, Gouda's Hole... Aussi connu sous le nom de Hugh Grunt dans le coin !). Démarrant d'entrée de jeu sous un long bruit guttural, des blastbeats et un riff assassin, l'introduction annonce la violence du featuring.Les gutturaux de Hell se collent à merveille aux blastbeats d'Andy, on obtient un titre cruellement efficace et exemplaire pour une autoproduction. Et cette fois ce n'est pas un mais DEUX breakdowns. Deux personnes, donc deux breakdown !

 

Le titre suivant "Workship Lucifer", le plus long de l'album (4min53), propose une sympathique introduction à la guitare avant de reprendre les bonnes habitudes à la batterie et au chant. Blastbeats, double-pédales, guitare pachiderme... Mais ce titre joue énormément avec le tempos, passant des rythmes rapides à des rythmes plus lents et lourds, s'en suit d'un long solo de guitare à la fin du morceau dont PPP ne nous a pas encore habitué, et qui agit comme un de ces maïs caramélisés dans un sachet de popcorn.

"I, Satan" (Mieux que Izombie) est lui un morceau plus lent et lourd qui pourrait s'approcher à "Nauseating Human Putrefaction" dans son tempo mais où la batterie possède un rôle plus important que ce dernier. Mention spéciale pourle riff final qui ajoute un sentiment particulier au morceau !

"New Conception Obsession" est un autre titre qui joue beaucoup avec les tempos, notamment grâce à la batterie et à la force du riff de la guitare. Un breakdown extrêmement lent et lourd s'ajoute en milieu de morceau avant de laisser le morceau repartir de plus belle dans les blastbeats... avant de retomber dans un autre breakdown toujours lourd qui s'alourdit de plus en plus.

 

Le dernier titre "Voices" conclut l'album en beauté sur un morceau au chant plus important dans une musique lourde de breakdown et de riff meurtrier, mais un morceau qui laisse l'auditeur respirer après avoir mangé tant de blastbeats.

PPP livre une nouvelle autoproduction dans le signe du travail minutieux: Slam, beakdown, bastbeats; Tout est là ou il faut, tout est pensé pour l'oreille ! Que ce soit seul ou accompagné de Hell, Andy a su gérer avec brio le second album de son projet, qui a bien évolué depuis son premier album "New Born Porn" !

Skarjay Nygma

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 22:36
359- 'The Path Of Ayin'

SCHATTENKULT PRODUKTIONEN/2016

 

 

Le souffle glacial et malsain du jour nous arrive droit de Finlande, l'une des terres promises du black métal avec une scène très active, et c'est avec 359 que nous allons aujourd'hui parcourir l'un des multiples chemins vers la débauche et l'avilissement.

 

Bien que formé en 2006, c'est ici la seconde production proposée par ce projet hautement mené par Sunken qui officie également dans Goatsignal mais qui a également officié derrière les fûts de Catherine La Voisin et Inverted Virtue.

 

Ce one man band propose donc cet Ep de trois titres d'un black metal très cru aux doux accents underground avec ce son raw qui accentue l'agressivité ambiante.

 

Les hostilités démarrent avec « To Radiate Your Hopelessness », morceau le plus long d'un peu plus de 8 minutes 30 et dès son départ, suite à une intro inquiétante, le finlandais met dans le bain poisseux de la haine maladive.

Le blast reste sur une constante, les riffs sont répétitifs et hypnotiques et les vocaux grinçants vomissent toute la rage du possédé qui les émet.

On sent bien la touche old school et l'esprit qui plaira aux nostalgiques. On pourrait évoquer ici Darkthrone par ce tourbillon rythmique et mélodique teinté de variations où la double pédale déroule un peu plus avant de revenir sur cet air envoûtant qui glace l'auditeur.

 

Les deux autres morceaux proposés diffèrent du premier.

Dès les premières notes de « Cold Void Spirit », l'auditeur se prend plus de lourdeur et de mélodies infernales.

La rythmique passe sur quelque chose de plus galopant et plus rock'n'roll tout en alternant biensûr sur des parties blastèes mais également des passages où le headbang se fait de mise posant un aspect plus accrocheur.

On pensera à une démarche qui s'approcherait plus de celle d' Azaghal avec de bonnes variations efficaces.

 

On reste sur le même schéma pour le troisième titre « Ajna Satan Anahata » à entendre un black'n'roll toujours aussi gorgé de colère et de malignité.

Le lugubre sait trouver son compte dans le dynamisme du morceau (guidé par les vocaux d'outre tombe, les riffs entêtants et le batterie qui tabasse à bon escient) et les divers changements que l'on y trouve poussent aisément à la gigue.

 

Un Ep dans la plus pure tradition underground du black metal : un son raw, de la hargne et de l'énergie malsaine.

Les amateurs du genre seront plus que ravi par l'agression sonore imposée par 359.

 

Hugh Grunt

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 21:18
SLEEPY SUN- 'Maui Tears'

DINE ALONE RECORDS/ 2014

 

 

Si vous allez à San Francisco et que vous y croisez Sleepy Sun, alors vous constaterez que le psychédélisme de l'époque y est resté.

En effet, par le biais de ce beau digipack, c'est un album de neuf titres d'un peu plus de trois quart d'heure américain d'un rock stoner bien enfumé que nous propose le combo.

 

Alors si vous êtes dans l'espoir de vous faire brutaliser les neurones, il vous faudra patienter une future chronique car pour l'heure, nous allons nous enfoncer dans un nuage kaléidoscopique qui planera un bon moment.

 

Des grattes bien gonflées au fuzz puissant, de la wah wah qui dure, des passages planants et de la mélodie entêtante.

A ce titre, nous pouvons déjà saluer « Galaxy Punk » qui s'avère être la plus catchy de cet album.

Un son bien saturé mais aussi un couplet aussi accrocheur que le refrain. On navigue en pleines années 60/70 avec cette ambiance assez T Rex et glam rock.

 

Si l'on prend « Words », rassurez vous, les substances feront toujours effet car l'on reste dans le psychédélisme mais le morceau est proposé en semi folk au rythme lancinant. Ce titre bien posé diffère des autres et ce clavier de fin appuie bien l'atmosphère flottante.

 

On retrouve une touche similairement posée sur « Outside » avec la présence d'une guitare folk encore et l'on pourrait penser à du City and Colour qui balancerait un morceau complètement seventies. La voix se voit emplie de reverb et les airs de guitares prennent des airs blues/country.

 

« The Lane » se fait également pleine de nostalgie avec cette rythmique jazzy/rumba. Les guitares bien éthérées définissent un aspect atmosphérique pour l'ambiance qui se fait plus légère et les lignes de basse sont bien présentes et groovent à cœur joie.

 

« Everywhere Waltz » possède plus d'une facette aussi, et elle les dévoile progressivement en incorporant au fur et à mesure du parcours une hypnose psyché menée par cette ligne de basse qui bourdonne bien et ces sons de guitares dissonantes. Le titre est bien approprié à ce morceau dans lequel on retrouve une rythmique de valse qui oscille sur le jazzy.

On prend part à deux parties : l'une plus brute avec les lourdes guitares, puis l'autre où celles ci se font plus discrètes de par leurs arpèges plus légers.

L'hypnose évoquée ci dessus se profile dès les notes de basse et le chant accompagné de choeurs enfume le reste.

 

Le voyage intersidéral s'opère parfaitement sur le long morceau éponyme « Maui Tears ».

Le démarrage sonne doom toujours avec cette basse qui guide rythmiquement le titre, puis le ton général se fait rock, avec un long break jam où la guitare s'amuse à rendre le titre encore plus inspiré par Morphée et Dionysos car il enivre l'auditeur qui s'abandonne et plonge dans l'oubli. Des flûtes viennent s'ajouter puis un harmonica. Avec Sleepy Sun, chacun en a pour son compte.

 

Découvrant Sleepy Sun avec cet album, l'envie qui se présente après son écoute approfondie est de découvrir leurs précédentes productions.

Et si c'est votre cas également, il est certain que vous ressentirez ce besoin, d'autant plus si vous êtes friands des 70's.

Un album très sympathique de ces américains.

Hugh Grunt

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:07
MORKULV-'Where Hollowness Dwells'

SATANATH RECORDS/2014

 

 

Pour la chronique suivante, nous nous aventurerons dans les sombres contrées espagnoles pour faire les frais des méfaits des infernaux Morkulv

Ce sont déjà deux âmes expérimentées en diverses tortures qui composent ce duo dans la mesure où nous y retrouvons Funedeim de Svipdagr, The Funeral Rites et Alldead puis Wulfheim de Wulfheim, Umbra et Svartden.

 

Avec cet unique album sorti en 2014 sous la bannière de Satanath Records, le duo propose un black metal axé sur des ambiances horrifiques et maladives avec la présence (ou devrais je dire l'omniprésence) du clavier qui s'impose comme étant l'un des éléments clés de cette atmosphère inquiétante.

 

L'intro « Prologue-Mork » offre dès son départ un aperçu du flippant moment qui sera à subir dans une ambiance qui ne sera pas sans rappeler Denial Of God après quoi s'enclenche donc un black metal ultra raw au son de gratte old school à souhait, la voix, quant à elle se fait aussi grinçante que tranchante et l'atmosphère qui règne possède un plus avec cet aspect putridement noisy.

 

Plusieurs passages s'allient dans cette barbarie espagnole

Certains se font bien martiaux dans la rythmique comme pour « Red, dark...infinite » ou « Prayer-The Fear », alors que d'autres posent une certaine mélancolie comme « The Quiet Voice ».

 

Vous l'aurez compris, l'agressivité du combo ne se pose pas tant dans un florilège de blasts incessants mais bel et bien plus dans un travail dirigé sur des ambiances plus oppressantes les unes que les autres.

Le clavier en est un élément incontournable et l'on pourrait aisément faire le lien avec les premiers Emperor ou encore Tartaros en nettement plus cru.

 

Morkulv enchaîne donc au gré des morceaux un festival d'ambiances instrumentales déroutantes abordées sous divers aspects : brutaux, angoissants ou plus épiques (comme pour « The Lake Of The Dead » et ses airs de Bathory).

Les morceaux sont également, pour certains, constitués de breaks plus atmosphériques qui savent mettre l'emphase sur une tournure mystérieuse, lugubre et emplie de suspense.

 

Les adorateurs d'art maléfique seront également charmés par un morceau comme « Oath-The Unseen » qui sait également reprendre une forme épique évoquée ci dessus et aussi par « Iron Throb » qui s'impose comme le titre le plus varié tant sur un aspect vocal qu'instrumental tout en conservant sa force nauséeuse.

 

Un très bon album très dérangeant proposé par deux esprits pernicieux.

Les espagnols savent retranscrire un état cauchemardesque que les plus possédés apprécieront pleinement.

Hugh Grunt

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 19:37
RÜCKWATER-'Bonehead'

INVERSE RECORDS/ 2016

 

 

 

Rückwater arrive fraîchement de Finlande et le combo nordique ne donne pas dans le black metal mais dans un stoner rock alternatif avec une touche grungy assez prononcée.

 

Pour ce 3eme Ep, le groupe nous laisse découvrir six titres de ce stoner rock varié où plusieurs groupes viendront à l'esprit de l'auditeur attentif.

On y trouvera ici et là quelques zestes d'Alice In Chains, de Soundgarden, de Dozer, d'Acrimony et j'en passe.

Si déjà à la lecture de ces noms, votre esprit se voit intrigué alors vous ne serez pas déçu par « Bonehead » qui nous délivre un sentiment agréable à l'issue de l'écoute.

 

Rückwater sait alterner des passages rock'n'roll assez bluesy comme sur « Once More With Feeling » et son début qui vous emmène par ce riff magique dans un bayou bien poisseux.

Le son lourd des grattes fait bien le boulot, la rythmique accroche tout au long et l'ensemble avec ces vocaux bien énergiques posent une ambiance presque hard rock stoner 70's.

 

Petit instant pêchu et barré pour « No Gain » qui déborde donc d'énergie avec des structures qui ne seront pas sans rappeler Queens Of The Stone Age avec ces choeurs, ces riffs décalés et saccadés ainsi que pour les riffs liés des parties encore plus patate.Un esprit très rock'n'roll ici encore qui pourra plaire aussi aux amateurs de The Zico Chain.

 

En évoquant ci dessus Alice In Chains, vous ne serez pas surpris de cette allusion à l'écoute de « Labyrinth » et encore plus de son refrain toujours aussi prenant.

L'ambiance bluesy fait son retour sur la première partie posée du titre.

Suite à quoi, le ton se durcit pour nous offrir un passage lourd et bigrement dansant tant le groove en déborde.

Le chant hausse le ton avec une maîtrise certaine et le titre s'avère comme le plus accrocheur de ce Ep avec ces deux excellentes nuances proposées.

 

Les choses se fortifient avec ce qui est le morceau le plus sévèrement burné de cet Ep « Super Frustration ».

Le morceau se démarque radicalement des précédents dans la mesure où ici l'ambiance est plutôt dans un thrash/punk déchaîné où les vocaux laissent place à quelques gutturalisations bien barbares.

Le morceau est court et pulse à foison et les finlandais prennent plaisir et se lâchent à grands coups de riffs répétitifs et de rythmique dynamique.

 

« Bonehead » revient sur des sentiers plus tranquilles mais ne délaisse pas pour autant un côté rock'n'roll des familles. L'ambiance sonne assez hard rock 70's avec cette force de riffs catchy et de rythme qui forcent au headbang.

On pourra penser à Kiss pour ce côté très abordable mais entraînant ou encore des français de Zoe.

 

L'instant finlandais se termine sur « Flame Doesn't Cast A Shadow » qui, lui aussi, se démarque de l'ensemble des titres proposés jusqu'ici.

Nettement plus progressif que ses prédécesseurs, le titre dépasse les neuf minutes.

Plusieurs parties composent ce morceau.

 

Dès le début, le chant se fait plus posé et rock/grunge et pour l'ensemble musical on se dirige sur ce que l'on pourrait approcher d'un grunge/rock progressif.

C'est ensuite qu'un psychédélisme envahit la pièce avec des dissonances planantes avant de terminer sur un passage totalement instrumental tout aussi progressif.

L'atmosphère est plus détendue, le down tempo prend le contrôle accompagné par des arpèges légers.

Les saturations des guitares et leur son fuzzy s'empare de l'ensemble et monte en puissance au fur et à mesure de l'avancement. Des passages noise s'ajoutent à la fête histoire d'emmener l'auditeur toujours plus en hauteur pour l'y maintenir jusqu'à la fin du voyage.

 

Un troisième Ep très varié et entraînant qui saura ravir les amateurs de stoner rock, de rock'n'roll, de grunge.

Vingt cinq minutes environ qui passent naturellement dans une ambiance intéressante.

Hugh Grunt

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 20:05
IDENSITY-'Serenity'

AUTOPRODUCTION/2011

 

Groupe français crée en 2008, Idensity est un groupe qui a su s'installer sur la scène française avec ses deux albums "Serenity" et "Chronicles" sorti en 2013. Ayant pour influence Opeth, Nevermore ou encore Devin Townsend, le groupe propose dans son premier album un large éventail de sonorités où les 6 membres du groupe ont chacun leurs places même si la violoniste semble plus en retrait même si elle gère quasiment seule l'introduction "Let's Introduce..." d'une ambiance très film gothique. Le groupe joue énormément avec les tempos qui varient pas mal tout le long de l'album.Des tempos lents mais jamais rapide, ce qui est étonnant surtout vue la présence de la double pédale ! Une autre spécificité du groupe se trouve être dans le chant, qui, d'un guttural passant crème, varie à un chant clair atypique qui rébute lors des premières écoutes mais qui se fait aimer au fur et à mesure des écoutes.

 

Dès que le second morceau "The Hatred" se fait retentir, pourtant lourd au niveau de la batterie et des cordes, on ne peut qu'être surpris qu'à la première écoute du chant clair du vocaliste Christophe Ferreira. Au niveau des lyrics, on a un beau song-writing, des textes assez recherchés mais un peu cliché parfois, avec pour thème l'amour, la haine, le surpassement de soi, la mélancolie dans le titre "New Year's Eve" ou encore la mort voire la paralysie du sommeil dans "Night Terror" (qui, heureusement, n'as rien à avoir avec le film de Tobe Hooper)... Le tout dans une atmosphère assez sombre.

Une bonne galette qui dévoile l'univers particulier d'Idensity, qui, même si influencé en grande portion par Opeth, se démarque totalement et possède une touche particulière que seuls eux semble maitriser. Un travail d'une grande Idensité en somme et qui, comparé au deuxième album "Chronicles", rassure sur la qualité musicale du groupe et sur cette touche si unique dont ils ont le secret !

 

Skarjay Nygma

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:52
GOODBYE, KINGS-'Vento'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Goodbye, Kings, nous vient de Milan, et s'est formé fin 2012 avec pour vision de faire une musique instrumentale. Pouvant être classé dans la sphère Post Rock, il serait absurde de se limiter à cette simple étiquette qui au final, ne veut pas dire grand-chose, tant la variété de la musique Post Rock est aussi vaste que le désert du Kalahari.

 

Avant de sortir cet album sur Argonauta Records, deux démos sont sorties en autoproduction, de même qu'un premier album « Au cabaret Vert » , concept se basant sur Toulouse Lautrec et sur les poèmes de Rimbaud et Masaoka Shiki. Sur ce « Vento », le concept est le vent ( vous avez vu je suis polyglotte…). Concept très intéressant, qui n'est pas chose aisée de mettre en musique. C'est pourtant avec brio que s'en sortent ces romains, qui par leurs backgrounds différents parviennent à offrir une musique éthérée, céleste, onirique et incroyablement personnelle.

 

Si l'ambiance générale du disque reprend les codes chers au post-rock , la longueur moyenne des morceaux avoisinent les dix minutes, les textures sont répétitives, l'absence totale de voix, Goodbye Kings se permet de sortir des sentiers battus en mixant des éléments Post Metal, des riffs limites sludge, des soupçons de jazz, des rythmes tribaux. Ce qui a pour conséquence direct de proposer un album à mille visages.

 

L'album s'ouvre sur « How do dandelions die », titre ambiant, où les textures sonores s'enchevêtrent . Pour commencer, le souffle du vent, accompagné d'un synthé et d'une batterie. La guitare vient se poser, la puissance monte, l'intensité est perceptible. Emmenant l'auditeur tel un pappus porté par le vent. Une magnifique mise en bouche.

 

« Fujin vs Raijin », début de manière tribale, l'ombre de Neurosis plane. La guitare est incisive. On sent que le combat entre les jumeaux antiques japonais bat son plein. Au milieu de l'opposition, l'accalmie. Le piano nous envoûte par une mélodie incroyablement subtile. Le tout soutenu par la guitare qui répète un riff à l'infini, pendant que le piano se lâche complètement. Un des meilleurs morceaux que j'ai pu entendre depuis bien longtemps.

 

« Shurhùq », démontre tout le talent du pianiste. Qui nous offre ici une interlude jazzy qui n'est pas sans rappeler l'immense Keith Jarrett. « Tri State Tornado », la piste suivante, nous offre un mix jazz et post rock. Encore une fois, le sens de la mélodie est présent. Le tout sans tomber dans la mièvrerie.

 

Le reste de l'album nous propose des titres tout aussi magnifiques, avec une mention spéciale pour « The Bird whose wings made the wind », qui est à lui seul la vision que je me fais de la poésie. Ce mélange de guitare acoustique, avec des longues plages ambiants, avant que la machine ne se mette tout doucement en marche afin d'arriver à une explosion de sons et d'émotions. Ce qui a pour effet direct de me faire hérisser les poils. Magique.

 

Bref, vous l'aurez compris, pour un style de musique que l'on dit mort depuis quelques années, certains groupes parviennent encore à largement tirer leur épingle du jeu et à nous proposer quelque chose de magnifique. Messieurs, je n'ai qu'une chose à dire, chapeau bas.

 

Doomyan

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:04
NIHILISTINEN BARBAARISUUS- 'Madness Incarnate'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Un passage aux USA avec Nihilistinen Barbaarisuus (qui en finnois signifie barbarité nihiliste) actifs depuis 2012. Précédemment, le groupe a déjà sorti 2 albums, 2eps puis un single et c'est sous la bannière de Symbol Of Domination que nous les retrouvons aujourd'hui.

Concernant le genre, le combo propose un black metal à l'atmosphère des plus glaciales avec des passages plus atmosphériques voire ambient.

 

Le froid domine donc pour cet Ep et ce dès « Traversing the frozen North » à l'aspect très cristallin où le son et les mélodies de guitares glacent le sang. Cette ambiance est d'ailleurs décuplée sur « Immaculate Deconception », nettement plus brutale où les effets sonores paraissent telle un blizzard qui s'abat sur nous.

Le deuxième titre en question voit cette agressivité atténuée par un break léger où dominent les arpèges, et l'on revient à ce fatal souffle de givre nuancé par des parties plus heavy.

 

« Virgin Essence » poursuit dans cette atmosphère mais propose néanmoins un aspect plus dansant. Les claviers soutiennent bien les mélodies, leur permettant de glisser aisément dans une fluidité naturelle. La rythmique ralentit pour poser un aspect plus épique.

Le chant, tout au long des titres, (sauf pour « Comte Sponville ») est typiquement black metal et bien éraillé.

 

Pour « Comte Sponville », justement, l'ambiance est à l'instrumentale avec des tons folk aux riffs répétitifs. La mélodie du début se fait posée, puis les accélérations la font évoluer vers quelque chose de plus épique. Pas de gros son ici, juste des arpèges mélodiques pour apaiser l'atmosphère et espérer le dégel qui vous permettra de retrouver vos esprits.

 

Une sortie intéressante, où les ambiances glaciales dominent, un black métal mélodique et atmosphérique qui saura plaire aux amateurs du genre.

 

Hugh Grunt

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:05
EDxKEMPER- 'Cut Her Head And Love Her'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

Avec un tel nom de groupe, les amateurs de metal romantique tout en dentelle savent déjà qu'ils ne trouveront pas leur compte en matière de sensibilité.

Les grecs qui débarquent dans nos pages aujourd'hui ne sont là que pour beurrer des tartines avec vos cervelles.

Dix titres, neufs minutes déjà ici nous savons qu'ils vont droit au but.

N'attendez pas de technique, de solo à n'en plus finir parce que les gars tabassent à foison dans une folie grindcore ultra dynamitée.

Dix furieux titres boostés aux amphets dans une ambiance crade relatant des faits du célèbre tueur en série.

Dix titres où les blasts font de vous de la charpie, où les riffs vous découpent en lamelles et où le chant grinçant, lui, vous trépane le cerveau.

On pourra penser dans l'ensemble à des combos comme Phobia,Excruciating Terror ou encore LxAxRxDxOxNx et la sentence infligée par les gaillards est sans issue. C'est la tête explosée sur le mur que vous en ressortirez, victime de l'impitoyable Ed.

 

Neuf minutes de démence qui raviront tous les esprits dérangés en quête d'une bonne fessée qui pique.

Hugh Grunt

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