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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:20
LUCIFER'S FALL- 'II: Cursed and Damned'

NINE RECORDS/ 2016

 

 

Lucifer’s Fall est un groupe de « Raw Traditionnal Doom » qui nous vient d’Australie. « Cursed and Damned » est leur second album.

 

C’est toujours difficile de chroniquer des albums de Trad Doom, du moins pour moi, car je ne suis pas le plus expert dans ce domaine, et de ce fait, je me retrouve toujours avec l’impression d’entendre et de réentendre le même album. Comme tout bon groupe de Trad qui se respecte, les influences de Pentagram, Saint Vitus, Reverend Bizarre, Solitude Aeturnus ( et tant d’autres ) sont perceptibles des les premières notes.

 

Lent, lourd, accompagné de passages tantôt plus rapides, tantôt geignards, les 9 titres de cet album sont prévisibles bien que correctement exécutés. La production assez vintage, colle bien au style défendu par les adélaidiens. Ce son caractéristique nous donne cette impression de se retrouver dans le milieu des années 80, en pleine émergence de la NWOBHM.

 

Ce « Cursed and Damned » n’est pas un mauvais album, loin de là, et je suis persuadé qu’il trouvera une place de choix dans chaque discothèque des fans du genre. Fans qui ont tendance à aimer les groupes qui sont figés dans le temps et qui s’aventurent rarement en terrain inconnus.

 

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire, si vous êtes fan du genre.

 

Doomyan

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:07
MOTHERSLOTH-'Moon Omen'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Alors, mettons les choses au point directement. Si vous vous attendiez à une site logique de « Moribund Star », le premier album des madrilènes sorti en 2015, vous faites fausse route. L'évolution qu'à pris Mothersloth peut être assez déroutant pour les auditeurs de la première heure.

 

Si j'avoue encore à l'heure actuelle préférer « Moribund Star », album qui m'a fait saigner les cages à miel un certain nombre de fois, il faut admettre que ce « Moon Omen » a des qualités indéniables.

 

Là où « Moribund Star » évoluait dans un style assez convenu, cette nouvelle galette est plus personnelle, originale, nettement plus expérimental, le tout en gardant ce côté lourd et puissant qui caractérise leur Doom Sludgisant.

 

Le moins que l'on puisse dire c'est que les ibériques ne sont pas avars en riffs surprenant, il suffit d'écouter l'excellent titre éponyme pour s'en rendre compte. Les riffs pachydermiques côtoient des passages plus atmosphérique. Passages qui ne sont pas, ne me demandez pas pourquoi, sans me rappeler Anathema.

 

Le travail sur les voix est très intéressant. Tantôt chuchotées, tantôt « grunge » ( on n'est pas trop loin d'un Alice in Chains par moment ), supportent idéalement le déferlement sonore qui se trame au long des 6 titres.

 

La production quant à elle, est à l'image du reste, parfaitement dosée entre la puissance et la subtilité. J'aime vraiment le son de la basse distordue, et de l'espace sonore qu'occupe la batterie. Très bon travail.

 

Au final, ce « Moon Omen » est un bon album, et je pense que si je n'avais pas connu le groupe avant, je l'aurais encore plus apprécié que ce que je l'apprécie actuellement. C'est un album qui a besoin d'énormément d'écoutes pour délivrer tout son potentiel. Et je suis persuadé que mon avis va évoluer favorablement dans les prochains mois.

 

Bref, si vous êtes en recherche de nouvelles sonorités sludge/doom, n'hésitez pas à donner une chance à cet album, car il le mérite bien.

Doomyan

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 15:47
FVNERAL FVKK-'The Lecherous Liturgies'

SOLITUDE PRODUCTIONS/ 2017

 

 

Lors de la promotion faite à ce premier ep des allemands de Fvneral Fvkk, j’avoue ne pas m’y être attardé outre mesure, pensant avoir à faire à un groupe True Black Metal, ou Death Metal. Funeral Fuck étant un titre d’Exhumed, préférant les originaux aux clones, j’ai zappé sans même avoir écouté une seule note.

 

C’est donc, une énorme surprise, lorsqu’à la réception de ce premier effort, la biographie m’indique que FF, je cite « combine (musicalement) la beauté pastorale et la solennité d'une cathédrale avec l'infidélité et la bassesse d'une prostituée de cimetière (sémantiquement), avec des paroles qui traitent exclusivement de la débauche du clergé et / ou de nécrophilie au nom de Dieu ". Me voilà nettement plus avancé.

 

J’y apprends également que Fvneral Fvkk, est un projet parallèle des membres d’Ophis ( excellent groupe Doom Death hautement recommandable ) , du groupe culte allemand de black metal dépressif, Fäulnis, et de Crimson Swan. C’est début 2015 que ce beau monde décide de s’unir pour redonner à l’Epic Doom Metal ses lettres de noblesse.

 

Si le concept anticlérical peut s’avérer intéressant, encore faut il que ce soit bien fait. Et force est d’admettre que la lecture des paroles confirme que les gaziers ont décidé de ne pas tomber dans la facilité. En effet, celles ci sont matures, et poétiques et, au final, très peu vulgaires.

 

Musicalement parlant, c’est une excellente surprise. Tant les trois titres de cet ep sont proches de la perfection. Le tempo est lent et épique. Les guitares, tantôt harmoniques, tantôt heavy ( avec des réminiscences du sieur Iommi ) distillent des riffs accrocheurs et efficaces. Les voix sont harmonieuses, profondes, mélodiques, presque solennelles.

 

C’est donc trois titres solides et incroyablement réussis qui nous sont proposés sur ce premier effort. Si le concept peut en refroidir quelques uns, passez outre de votre première impression et laissez vous emporter par la magnificence de « The Lecherous Liturgies », vous ne pourrez qu’en ressortir conquis.

Doomyan

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:34
HITWOOD-'As A Season Bloom"

AUTOPRODUCTION/ 2017

 

Hitwood est un projet solo de l'italien Antonio Boccellari crée en 2007, qui a pour but de créer une sonorité unique par le mélange de sonorités Death Metal Mélodique à des sonorités Post-Metal. Dans cet EP gratuit de 23 minutes qu'est "As a Season Bloom", le musicien se donne pour défi d'exprimer, en 4 musiques distinctives, ses émotions sur chaque saison de l'année, et cela en proposant une musique moins tournée Metal qu'à l'accoutumée.
Cette chronique ne s'attardera pas sur l'aspect technique mais plus sur l'interprétation des sentiments, de ce que peuvent transmettre les instruments d'Antonio. Cet EP ne se veut pas une force technique, ni même une prouesse musicale, mais c'est un projet d'abord poétique, personnel, et je vais donc suivre l'artiste là ou il veut nous mener.

 

L'EP commence donc comme l'année, sur le Printemps avec "The Spring Glare When Green Shine The Brightest", morceau de presque 7 minutes avec pas mal de sonorité Post-Rock, traduisant un sentiment de bonheur simple, une complaisance dans une nature renaissante et verdoyante. La fin, plus énergique grâce à un rythme de guitare, renforce l'idée d'une mémoire figée dans le temps, lié à cette saison. Un petit sentiment de mélancolie ou de nostalgie peut se sentir lors de ce passage. C'est une musique plutôt joyeuse, jonchée de nostalgie par-moment: L'idée d'un Printemps comme un renouveau, mais qui pourtant regarde derrière lui afin de pouvoir continuer le prolongement de la vie.

Vient ensuite l'Été pendant 4min30 avec "Memories From a Gentle Summer Evening". Ce morceau possède plus de sonorité Folk, et qui comparé à l'ancien titre qui était principalement en guitare électrique, et un morceau à la guitare accoustique la majeure partie du temps, soutenue par un violon nostalgique. Le titre aiguille bien les sentiments mis en avant dans le titre: des émotions de l'ordre de la mémoire, du souvenir. La lenteur du morceau et les instruments amplifient parfaitement cet aspect mélancolique. La fin du morceau voit la guitare électrique sortir du silence et se lier tout à la fin du morceau par des percussions plus lourdes, mettant ainsi terme à la "remémorisation" du souvenir.

 

Les temps obscurs arrivent, et c'est à l'Automne de tomber dans nos oreilles pendant 4min40 avec "Catch the Autumn Scent", un morceau plus Death Melodic (ndr: un genre qui s'apprête bien à l'Automne au final). Un morceau plutôt lent et une batterie plus présente. Le morceau inspire un Automne venteux et pluvieux, plus sombre que les deux saison précédents (Cpt.Obvious) mais c'est un son plutôt combattif, qui transmet des émotions moins nostalgiques que les deux précédents.

Arrive la fin de l'année et donc l'Hiver pendant 6mins25 avec "Awake by a Winter Blast", un titre qui démarre directement par une musique rapide avec une batterie frénétique, totalement connotée Black Metal. Le son est froid, la guitare électrique est plus rapide et les riffs sont plus courts, qu'on peut aisément comparé à la faible longueur des journées hivernales. Les sentiments sont au final assez sombres, le morceau est même froid, difficile d'y déceler quelque chose hormis une impression de ténèbre constant...


Au final, cet EP d'Hitwood est ce qu'on appelle une oeuvre atypique. La force de la musique ne se traduit pas dans la technicité mais dans la transmission d'émotion et par la manière dont l'artiste y parvient. Après avoir chroniqué pas mal de bon groupe qui possédaient une âme ou une touche particulière, je dois dire que cet EP m'a très agréablement surpris et a réveiller en moi un intérêt pour ce projet qu'est Hitwood. La note est subjective, mais je ne vois nul moyen d'être objectif avec cette oeuvre tant le but n'est pas de toucher les oreilles, de faire bouger la tête ou les pieds mais bel et bien l'imagination, la mémoire et le coeur. La meilleure idée qu'on peut se faire de cet EP au final, c'est de l'écouter soi-même et de s'en faire un propre avis; mais pour ma part, le pari est entièrement réussi !

Skarjay Nygma

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:20
UFOSONIC GENERATOR- 'The Evil Smoke Possession'

MINOTAURO RECORDS/ 2017

 

 

Ufosonic Generator est un quatuor italien de 70's Doom, qui tire vers le côté sombre et ésotérique initié par des formations telles que Black Sabbath , Pentagram et autres Bedemon. « The Evil Smoke Possession » est leur premier effort et contient 8 offrandes au malin.

 

Si Ufosonic Generator ne prétend pas réinventer le style de ses aînés, il n'en est pas pour autant une vulgaire copie sans âme et intérêt. C'est en picorant des éléments dans ses différents influences que le quatuor parvient à sortir des sentir battus que l'on rencontre régulièrement par les groupes actuels évoluant dans ce style.

 

C'est dans le côté le plus Heavy qu' Ufosonic tire son énergie. Il n'est d'ailleurs pas rare que certains passages fassent penser aux hard rock des 70's. Les compositions sont d'ailleurs, assez courtes dans l'ensemble. Chose assez inhabituelle dans ce style.

 

Les riffs sont chirurgicaux, la batterie est survoltée, les frappes sont sèches et nettes, la basse est tonitruante, le chant bien qu'assez commun, apporte des lignes vocales efficaces. Le tout forme un album aussi intense que rock'n'roll, d'ailleurs, l'appellation doom n'roll correspond parfaitement à la musique offerte par USG.

 

Au final c'est un album plus que correct pour un premier essai. Si vous ne jurez que par les 4 premiers albums du Sabbath, cet album devrait agréablement vous surprendre.

 

https://www.facebook.com/ufosonicgenerator/

 

Doomyan

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:54
BLACK BLEEDING-'The Awakening'

NIHILISTIC HOLOCAUST/ 2017

 

 

Nihilistic Holocaust est un label français que l'on ne présente plus dans l'underground dans la mesure où il y a un sacré paquet d'années qu'il sévit dans le milieu par le biais de galettes ou cassettes proposant des artistes tout aussi underground qu'old school.

Aujourd'hui nous nous pencherons sur le cd « The Awakening » des franco-belges de Black Bleeding (forés en 1998) sorti en 2005 et remis au goût du jour par le label français.

 

Les amateurs de death metal vieille école seront comblés par cinq titres rugueux et accrocheurs pour un peu plus de vingt cing minutes de tabassage en bonne et due forme.

 

Les riffs sont sombres, le chant guttural et caverneux death se voit accompagné de backing vocals plus black. Les riffs varient, entrecoupés de breaks soit plus rapides ou plus lourds et c'est d'ailleurs cet aspect massif qui sait impacter au long des titres proposés.

Pour exemple « One With The Universe » propose bien ce profil poisseux qui étouffera les plus débutants d'entre vous. Les blasts déroulent, les mélodies se font malsaines et le chant vocifère à foison.

 

Le style sait varier comme pour « Lord Of The Worms » et sa touche plus black et mélodique.

Le rythme brutalise impitoyablement par ses blasts déments, le chant colle bien aux mélodies plus prononcées. Une véritable rafale s'abat sur l'auditeur et l'énergie explose brutalement et laissera des séquelles incurables

Le côté mélodique s'impose également sur « Proxima Centauri » où l'accroche est également de mise avec ce côté assez hispanisant.

 

« Demonic quantum boundaries » par son intro s'avère comme un leurre pour tout auditeur qui aurait cru à une trêve, à quelque chose plus posé, limite doom/ sabbathien.

En effet, suite à cet apaisement bref, les choses tournent au vinaigre pour les moins averti avec le death infernal et obscur.

Morceau le plus long de la galette, il sait varier considérablement les atmosphères, jonglant toujours entre blasts et parties plus hypnotiques où se répètent les riffs qui vous plongeront dans vos derniers retranchements pour ensuite se clore sur un passage ambient et planant au clavier.

 

Une sympathique réédition pat Nihilistic Holocaust, et une bonne découverte pour qui ne connaissait pas encore le combo franco-belge.

Les amateurs de death d'antan avec ce côté sombrre à la Incantation mais aussi aux mélodies plus accès black puis à la tatane blastienne impitoyable seront ravis.

 

Hugh Grunt

 

 

 

 

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 23:02
ECHELON- ' Indulgence Over Abstinence Behind The Obsidian Veil'

2015/ METAL INQUISITION RECORDS

 

 

Il est relativement fréquent chez Yargla de devoir se coller à des chroniques d'oeuvres de combos internationaux.

C'est donc sans surprise, suite à la phrase précédente que nous allons nous pencher aujourd'hui sur Echelon groupe avec cette particularité puisque ici, nous avons des membres très expérimentés de Suède, d'Angleterre.

 

Vous jaugerez vous même le degré d'expérience dans la mesure où nous retrouvons ici Dave Ingram que l'on a pu déjà entendre vociférer dans Bolt Thrower ou encore Benediction par exemple, et Rogga Johansson que l'on connaît également dans Paganizer, Ribspreader ou encore Putrevore pour ne citer qu'eux.

 

Concernant le style proposé, c'est à nouveau sans suspense que le duo opère dans un death metal des familles.

 

On fait dans le puissant, le lourd et le bien huilé qui plaira énormément aux amateurs de la scène d'antan. L'esprit est là.

 

Les morceaux se font variés maintenant tout de même une lignée mélodique riche alliée à une puissance lourde.

 

Les morceaux s'enchaînent naturellement, énergiques et entraînant comme pour « Cadre » où se déchaîne le multi instrumentaliste Rogga Johansson. On retrouve une véritable alliance du death metal un peu punk à la sauce british (d'ailleurs la voix du sieur Ingram n' est pas anodine à cet effet) et du metal plus scandinave, à entendre mélodique et lourde agrémenté içi de quelques envolées plus épiques.

 

Prenons également pour exemple « Adversary » qui démarre en trombe tel un véritable panzer, riffant par rafales tout en écrasant tout rythmiquement sur son passage. Le titre évolue ensuite vers quelque chose de plus saccadés semés d'accélérations bien pogotantes.

 

Les nostalgiques, les vieux de la vieille deviendront incontrôlables sur le titre éponyme « Indulgence over Abstinence Behind The Obsidian Veil » et ses premières notes thrash à souhait. Ce qui suit colle également au carreau, à savoir une rythmique accrocheuse, des riffs lourds, et ce chant de sieur Ingram fidèle à lui même.

 

Un bien bon album, sorti en 2015 déjà, qui saura donner du plaisir gras aux death metalleux de l'ancienne école.

Lourd, aux mélodies facilement mémorisables, des rythmiques à porter une minerve pendant 2 ans, avec quelques nuances épiques un peu plus black.

A noter qu'un album est sorti un an plus tard avec un line up renforcé de deux membres supplémentaires. A l'écoute de ce premier opus, il vous sera naturel d'attaquer la suite rapidement.

Hugh Grunt

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:30
RHINO-'The Law Of Purity'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Lorsque j'ai reçu cet album à chroniquer, j'ai de suite pensé au combo hispanique Horn of Rhino ( qui s'appelait Rhino avant de se renommer ), et qui s'était séparé il y a de cela quelques années ou encore avec le groupe post-metal montréalais qui a sorti l'excellent « Footnotes » en 2015. Je faisais littéralement fausse route, car le Rhino dont il est ici question est un combo italien qui est signé, je vous le donne dans le mille, chez Argonauta Rex.

 

Comme souvent, lorsqu'un groupe utilise une pédale fuzz grassouillette, qu'il est influencé par les 70's et le désert, il est catégorisé dans la case stoner, qui au final fourmille de groupes estampillés de la sorte et qui sont aussi stoner que le groupe de pop rock de mon voisin de 16 ans. J'étais donc impatient de découdre avec « The law of Purity » afin de voir si il méritait ou non cette appellation si chère à mes yeux.

 

Après une intro banale et passe partout, enchaîne le titre éponyme. Et dès les premières notes, on sent que Rhino, le stoner, ça le connaît. L'influence de Kyuss est indéniable, on croirait même pas instant entendre le Josh Homme de la grande époque tellement les riffs sont des copycats des rois du Desert Rock. La rythmique, midtempo est groovy as fuck, le batteur martèle sèchement son instrument. La basse, rondelette soutient le tout et la voix rocailleuse ( me rappelant le groupe norvégien Pawnshop), achève le travail.

 

« Bursting out » et « Grey », les titres suivants, lorgne vers un côté plus trippy-psychédélique. L'intro flanger-chorus comme à l'époque, les riffs fuzzy, les soli de guitares puissamment efficaces. Ça sent le sable chaud, et la bière fraîche.

 

« Nuclear space » et son intro funkysante enchaîne sur des riffs commun à Unida ou Kyuss. La ligne vocale est addictive. Le batterie encore une fois est sèche, le refrain est entêtant. Parfait.

 

« Eat My dust » est sans aucun doute mon morceau préféré de l'album, le groove que le titre dégage est tout simplement addictif. Les bonnes idées s’enchaînent et forment un morceau massif, et enfumé.

 

« Nine Months » est lui dans l'énergie. Limite hard rock 70's. Et ce n'est rien comparé à « A.&B.Brown », titre déboulant à toute berzingue. Ça tabasse sec, et on aime ça bordel.

 

L'avant dernier titre est « Cock of the dog ». Comment ne pas aimer un titre s'appelant « Cock of the Dog »? Je vous le demande…

Pour finir en beauté, « I see Monsters », a une approche Bluesy. Mais le blues enfumé. Gras. Sale. Le blues que j'aime. Le tout mixé avec un groove imparable, fait de ce titre un final parfait pour un album qui n'est pas loin de l'être.

 

Vous l'aurez compris, si vous êtes fan de ce que le Desert Rock a de meilleur à offrir, jetez vous sur cet album, vous deviendrez à votre tour accro et me remercierez tous les jours du reste de votre vie ( j'exagère à peine ) de vous avoir fait découvrir cette pépite.

 

Doomyan

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:12
VON JUSTICE-'Bret Hart'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Si il y a une chose qu'on ne peut enlever à la musique Punk, c'est bien cette liberté qu'elle offre à ses pratiquants.

Von Justice est un groupe danois qui a pour leitmotiv d'exprimer sa passion pour le catch kitsch des années 80, d'où le titre du EP "Bret Hart", légende du catch de cette époque.

 

En 3 titres de moins de deux minutes chacun, le groupe tente de nous inspirer cette odeur musclée du catch en lui rendant un hommage. Le groupe est composé du vocaliste High-Flyer E.Von Justice, du Technical-Guitariste El Magro, aux riffs rapides et instinctifs, et du Powerhouse-Batteur El Gordo qui offre une présence remarquable.

 

Délire absolument assumé par le groupe, la prestation du match de Von Justice est malheureusement un peu court et manque de compréhension: Voyez-vous, l'un des désavantages quand on chante avec un masque de lucha-libre sur la tronche, c'est qu'on ne pige quasiment rien ! Les connaisseurs me diront que cela reste tout de même plus compréhensible qu'un discours du Great Khali en anglais, ce à quoi je reponds "oui", mais tout de même, c'est dommage de ne pas pouvoir comprendre entiérement le trip !

Cet EP est une belle curiosité en soi, un peu comme l'était Papa Shango avant de devenir le Godfather, malheureusement cet EP fait plus le taff de jobber que main-eventer et même si on apprécie le monde du catch et ses grands noms, il ne suffit pas d'un petit plus de 5mins un peu brouillones pour espérer gagner par tombé et encore moins d'obtenir une quelconque ceinture ! Malheureusement pour Von Justice, c'est direction les vestiaires !

Skarjay Nygma

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 01:08
VIOLENT LIFE VIOLENT DEATH- 'V-EP'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

 

Premier Ep d'à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s'avère être un concentré de boost dans lequel s'allient un crust rock'nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d'un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

 

Agressif mais dansant c'est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock'n'roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d'une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d'ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

 

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock'n'roll old school et de parties moshpit à l'ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c'est le groove et l'efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

 

La folie tourne à l'extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s'avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

 

« Straight Teeth », titre d'ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

 

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.

Hugh Grunt

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