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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:57

Too-Late-to-Repent.jpg

 

WHITE VALLEY RECORDS/ 2012

 

 

 

Allons donc voir ce qu'il se trame du côté de la Savoie du côté d'Annecy avec les bien bons Chaosis qui présentent ce premier EP sorti en 2012 déjà et qui propose un death metal bien direct au cours de ces quatre titres (auxquels s'ajoute une video live).

 

L'ensemble à constater c'est que nous avons à faire à un aspect aussi massif que vif. L'auditeur est entraîné dans des parties bien lourdes comme sur « Gehenne »qui propose un death metal très lourd qui s'approcherait de Bolt Thrower au niveau des riffs qui peuvent paraître basiques pour certains mais terriblement efficaces avec même un aspect hardcore n mais il est également entraîné sur des parties plus vives et cinglantes où la double se veut dévastatrice.

Déjà ce titre est de bon aloi et l'on se prend à headbanguer sans avoir à se forcer.

 

Ecouter Chaosisc'est avoir cette impression d'être en fusion avec un death metal old school des familles (à entendre notamment le son de gratte qui me rappelle Autopsysur « Too Late To Repent » ou même encore ce côté martial que ne renierait pas un fan du « ...For Victory... » de Bolt Thrower) et un death metal plus actuel avec même quelques éléments indus (je pense là en partie à « Forgotten World »avec cette intégration de nappes électroniques.)

 

Concernant « Forgotten World » d'ailleurs pour y revenir, on fait un bond quelques années en arrière avec ces riffs bien thrash et ce batteur qui martèle massivement ses tommes ...de Savoie. C'est pêchu, vif et dynamique et l'ensemble des titres vous balancent un groove des plus prenants.

 

Les prouesses vocales contribuent également énormément à l'aspect rageur de Chaosisalternant entre une grosse voix death éraillé et un chant plus hargneux. Le genre de chant qui pourraient rappeler Martin Van Druinen époque Asphyx.

 

Ce chant qui fait beaucoup sur le titre qui clôt de manière audio ce cd « Respect ». Saccadé, se complétant avec la lourdeur de riffs et rythmes martiaux le chant décape tout sur le passage.

Les brutes proposent en bonus un titre live en vidéo « Beautiful War » et force est de constater que le groupe possède la même fougue, hargne et puissance avec ce death metal très power.

 

 

Avant de conclure, nous pouvons ajouter que le groupe a sorti un clip récemment et le résultat déjà obtenu laisse déjà promettre que de bonnes choses.

 

Cinq titres donc d'un death metal bien forgé où groove et pêche plonge tout auditeur non averti dans l'oubli. Nous avons du lourd, du carré et de l'entraînant alors je recommanderais à tout le monde de bien vouloir venir se délecter de cette galette avant d'en reprendre une bonne grosse part avec ce qu'ils ont à nous proposer pour la suite.

 

 

http://www.reverbnation.com/chaosis

 

http://www.youtube.com/watch?v=E0Upq4dOcfA

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 01:15

Sarkom_Doomsday_ElitePR_zps72e847c1.jpg

 

DARK ESSENCE/ 2013

 

C'est en Norvège que nous abordons pour cette chronique à venir et nous voici en compagnie de Sarkom qui signe son retour après cinq années d'absence.

 

Ah la Norvège, terre du true black metal dont sont issus grand nombre de formations des plus cultes en la matière. Fidèle à ce qui la caractérise, cette terre promise nous envoie ici encore un combo aussi malsain que glacial.

 

Ceci dit, les norvégiens de Sarkom qui nous avaient habitué à un black avec une touche thrash très prononcée ont su évoluer vers une touche plus nuancée, conservant biensûr la base black metal.

Il y a toujours un côté thrash, certes, notamment sur l'énorme titre brutal « I Utakt Med Gud » qui allie rage, fougue et haine ultra dynamique avec des riffs tant agressifs qu'hargneux, une rythmique survoltée ou ça blaste à tout va et le charme du chant en norvégien qui est définitivement fait pour coller au style.

On se colle une dose de brutalité explosive d'on on ne revient que rarement vivant avec un concentré de colère et de destruction auditive. Le chant varie également du pur black metal eraillé à un chant parlé presque murmuré qui apporte cette touche nordique excellente.

 

On pourra saluer le travail massif apporté sur les ambiances plus malsaines et lugubres les unes que les autres.

 

Ambiance martiale, guerrière et accrocheuse sur « Predators In Disguise » avec ces riffs proche de la dissonance maladive accompagnés de riffs et rythmiques écrasants ainsi que des breaks qui varient la rythmique où le blast arrache les têtes de tous ceux qui se refuseront au headbang. On pourra penser avec l'ambiance de ce morceau aux excellents australiens de Deströyer 666.

 

Une explosion de colère se passe aussi sur «No Loose Ends » avec cet aspect typiquement norvégien avec un travail mélodique des plus judicieux, genre le riff qui comporte une ambiance épique avec ce type de mélodies qui restent ancrées en tête à l'instar d'un Dissectionpour ne citer qu'eux.

D'excellentes nappes d'instruments à vent viennent poser une touche symphonique qui complète parfaitement le côté majestueux du titre. Apport symphonique que l'on retrouve d'ailleurs sur d'autres morceaux tel que « Solemn Disorder 'Til Human Extinction » qui ravira les amateurs de formations des années 90 comme Limbonic Art, Covenant (sur les premiers albums) ou encore Mörk Gryning. Morceau qui opère un impact des plus appréciables.

 

Les morceaux proposés par Sarkomsavent braver l'embourbement dans un quelconque ennui dans la mesure où ils sont tous variés et proposent une richesse d'idées qui ne va pas sans ravir l'auditeur. Les idées, les breaks, les riffs savent poser des paysages différents tout en conservant cet aspect de désolation et de destruction comme l'illustre si bien la pochette.

 

Ce sont donc huit titres d'un grand art macabre que nous propose ce nouvel album de Sarkomavec ce black metal empreint d'une originalité et d'un aspect puissant. La scène black metal norvégienne sait perdurer dans le temps tout en évoluant et cet album de Sarkom s'inscrit parfaitement dans la tradition. A posséder !

 

https://www.facebook.com/sarkom?fref=ts

 

link

 

 

 

 

 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 19:53

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AUTOPRODUCTION /2007

 

 

 

 

 

Déjà apparus dans nos pages avec l'excellent « Roachstomper », revoici les bougres de Carcharodonqui ont célébré leurs dix ans d'existence cette année. Et pour l'occasion ils ont mis à disposition en téléchargement gratuit ce quatre titres aux doux nom de « Las Fecas » sorti en 2007.

 

Ce n'est donc pas du nouveau matériel là mais une belle occasion de voir ce qui se passait déjà dans l'esprit du trio à cette époque.

 

On se prend une crasseuse dose d'un death'n'roll bien raw qui hume la sueur et le gras avec de gros riffs bien lourds, une basse en avant et de la rythmique assommante.

On entre direct dans le vif du sujet avec l'ultra dansante « Champagne and Caviar » véritable hymne de disco-death où l'originalité est de mise avec l'utilisation d'un orgue Hammond qui vous fout un flashback direct dans les 70s.

 

Et du groove, aaah le fameux groove de Carcharodon qui en impose. On retrouve cet esprit à la Pungent Stench par exemple sur la bluesy boogie « Zombie Jesus »titre excellent de surcroît. Ce titre envoie du lourd à gogo et fera danser j'en suis certain tout auditeur qui se respecte. Ca balance du catchy, ça arrose tout le monde de whisky, ça s'enfume à l'extrême bref l'esprit rock'n'roll cradingue est bel et bien de mise.

 

« Cadillac Grinder » propose une bonne grosse dose d'énergie. Celle qui vous maintient en vie, vous fait headbanguer à en perdre haleine, variant les tempos de vos mouvements qui s approcheront d'un quadrille hystérique. On galope en compagnie des italiens au cours de ce Western Spaghetti de l'enfer.

 

« Pits Of Mammoths » porte bigrement bien son nom avec ce côté écrasant qui vous donne cette impression de vous faire piétiner par un troupeau entier. Un esprit dans celle ci ne sera pas sans rappeler Motörheadet le bourbon coule à flots. On se fait tataner à tout va et le pire c'est que c'est si bon qu'on en redemanderait.

 

« Las Fecas »arrive donc à prouver qu' à l'époque déjà Carcharodontapait dans le lourd, l'efficace et l'enivrant. Alors jetez vous le plus rapidement sur ce EP de grande facture, et accompagnez le du plus fin des whiskies et d'un cigarillo. Un retour en arrière qui donne encore plus l'envie d'une suite rapidement.

 

 

 

https://www.facebook.com/Carcharodonband?fref=ts

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:34

Couverture-Lurking-cd--final.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2013

 

 

 

Continuons l'aventure avec cette fois ci une formation parisienne qui a vu le jour en 2007 et qui présente son premier album suite à deux précédents Eps.

Le groupe propose un death metal aux consonances thrash où un certain côté heavy n'est pas à dénigrer avec une alternance de chant guttural death masculin et un chant death et clair féminin. (Oh je vois déjà quelques 'trues' s'offusquer dans le fond de la salle, mais rassurez vous c'est de très bonne facture.)

 

Ce premier album de 9 titres est un savant mélange du côté carré du death métal auquel le thrash injecte une dose d'énergie/agressivité qui pousse au headbang puis le côté épique du heavy.

 

Force est de constater à l'écoute de l'album que le combo a amené dans ses valises le grimoire qui renferme toutes les formules magiques pour proposer du riff et de la mélodie catchy. Et il n'en est pas que pour les parties instrumentales. Prenez la furie du titre qui ouvre l'album « So Weak »et venez me dire que vous n'avez pas le refrain qui vous trotte depuis en tête.

 

Ce morceau démarre très fort niveau imposition de headbang et les idées s'enchaînent de manière excellente. Des rythmiques qui varient parfaitement les plaisirs et ce mariage entre la voix death bien gutturale qui n'est pas sans rappeler Haggard et les voix de Delora qui maîtrise aussi bien le clair (du refrain d'tueur vous dis-je) que le chant death ecorché.

 

Alors on aura à l'esprit le nom d' Arch Enemy d'une part biensûr pour les vocaux féminins proposés mais également pour le style proposé, ce death métal aux mélodies bien accrocheuses et les différents passages que l'on trouve au sein d'un seul et même morceau.

 

Il y a du bon break et du bon catchy en veux tu en voilà sur « My Own Hell » avec ce côté assez progressif dans la montée en puissance du riff/rythme qui poussera l'auditeur à lever la main bien haut lui faisant faire le signe de la bête.

Les lignes mélodiques du refrain sont méchamment bien trouvées et l'on s'arrache encore lors de l'accélération du morceau où l'on notera que les membres jouissent d'une maîtrise technique affirmée. Prenez vous une bonne rafale de soli au cours des huit morceaux, vous n'en reviendrez que plus reboosté.

 

Du boost vous en pendrez une bonne dose sur « Run From Your Life » également avec cette alternance entre riffs saccadés/ riffs pêchus et cette batterie qui se plaît à jongler entre blasts et grosse double qui mitraille mais en prenant soin également d'alourdir le tout sur les passages plus posés.

 

Ca envoie de toutes les couleurs, croyez moi. Les morceaux s'enchaînent et ne se ressemblent pas. On reste certes dans la même ligne directive mais les éléments inclus poussent à garder l'attention.

 

Plusieurs claques sont proposées et pour ma part « The Wreck » en aura été une bien piquante. Le côté mélodique me rappelle les très bons amis de Singapour Absence Of The Sacred déjà passés plusieurs fois par nos pages. Un excellent jeu de question/réponse entre les grattes enrichit l'efficacité du titre et les instants épiques tombent à foison.

 

 

Et bien Lurking est encore un nom à surveiller de près. « Betrayed »possède la bonne formule pour vous graver dans le crâne un bon nombre de mélodies, de rythmes qui vont vous trotter à gogo dans le crâne et s'emparer de votre esprit. Les adorateurs d' Arch Enemy, Dominion, The Agonist(avec le côté moins 'core') et de mélodies efficaces tout simplement trouveront leur plaisir dans cet album. Well done Lurking !

 

 

https://www.facebook.com/lurking.band

 

 

 

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:01

000betrayd.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2011

 

Allez faisons place cette fois à un groupe nantais formé en 2011 qui répond au nom de Betrayed Heaven.

 

C'est ici leur premier EP qui nous est proposé et ce dernier est sorti en 2011 (mieux vaut tard que jamais me direz vous) et propose six titres dont une intro electro/dubstep qui ne laisse nullement présager que c'est un enchaînement de six titres qui tapent dans le deathcore mélodique qui vont nous arriver droit dessus.

 

Que les adorateurs de riffs de grattes bien mélodiques et de rythmiques ultra lourdes se pointent ici en courant car la recette proposée les fera entrer dans un mosh dance des plus mouvementées.

De la bonne grosse alternance niveaux voix qui jonglent entre une voix hurlée assez éraillée ainsi qu'une grosse voix death ultra couillue et des passages de chant clairs viennent s'interposer avec brio comme sur un titre tel que « Betrayed Heaven ».

 

 

On se mange du riff galopant qui fera tourner plus d'un poing dans les airs et une rythmique à la double qui suit sur un rythme infernal chaque saccade imposée par les grattes. On a du lourd , on se prend une mélopée de coups dans les côtes et le deathcore bien mélodique devrait plaire aux amateurs de formations telles que After The Burial pour ne citer qu'eux.

 

Un titre comme « Upside Down »saura vous retourner comme il se faut avec les variations qu'il impose. Entre passage ultra éléphantesque, accélération bien catchy, passage assez planant avec le retour du chant clair et également une partie électro qui pose une certaine originalité.

 

Vous pourrez même faire tourner la galette dans les postes de vos jeunes frères et sœurs qui se feront plaisir sur leur reprise bien personnalisée de Bob L'éponge durant laquelle les étoiles de mer semblent être entrées en putréfaction.

 

 

C'est un premier EP bien sympathique donc qui nous est proposé et ma petite claque aura été sur « God's Slut » qui déboule avec du riff qui reste en tête à mort et toujours ce voyage que l'on parcourt à dos d'éléphant .

 

Un bon premier jet de la part de ces canaris de dix tonnes, d'ailleurs il est à noter que les gaillards ont depuis sorti un premier album qu'il me tarde de tester suite à cette écoute. Deathcore Freaks avides de mélodies cette galette est pour vous !

 

 

https://www.facebook.com/Betrayedheaven44

 

 


 

 

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 00:46

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

Nous voilà voguant vers le Portugal à la découverte de Destroyers Of All, groupe fondé en 2011 qui propose ce premier EP intitulé « Into The Fire ».

 

Ce que l'on constate en premier lieu, c'est le côté progressif de ce métal hybride riche en breaks et variations de styles.

Ce sont plusieurs genres que l'on découvre au fur et à mesure des titres. Entre un death metal brutal très carré, un death aux accents plus thrashy, un metal penchant sur le black par les blasts et les mélodies, un côté heavy dans les moments épiques et un aspect aussi psychédélique par moment.

 

Déjà là vous ferez constat que les six titres des lusitaniens renferment une richesse certaine niveau idées et ambiances.

 

Vocalement de pures variations sont au rendez vous. Entre une voix death bien corrosive et écorchée, des choeurs à la voix claire qui posent un aspect assez symphonique (tout comme les passages au clavier qui renforcent cette atmosphère.).

 

Véritable boule à facettes, le combo définit ses ambiances sous plusieurs angles. Prenez l'outro « Nothing Left »alliant acoustique tant épique que mélancolique.

 

Vibrez dès le début de « M4 »de par cette introduction qui monte en puissance, de par un panel de riffs monstrueusement bien ficelés. Les breaks qui l'en caractérisent font également leur effet. Le travail consacré aux variations excelle pour le rendu original de l'art de ces destructeurs. L'excellence réside également dans le passage groovy presque doom en milieu de parcours de ce titre qui arrache et les instants plus bruts rentrent dans le lard comme il se doit.

 

Le constat qui va ressortir de cette écoute est que les gars ne sont pas manchots et qu'ils maîtrisent leur technique avec perfection. Tout est bien calculé mais reste naturellement entraînant. Ennemis de l'ennui, le titre éponyme du cd vous collera également une bonne grosse dynamite dans le dos. Entre blasts, riffs oscillant entre heavy/thrash et death puissants agrémentés de soli de tarés, et petit passage free-jazz, bref, votre voyage s'avère riche en paysages.

 

C'est avec « Astral Project »que je les avais découvert et je pense que vous comprendrez aisément dès les premières notes la raison pour laquelle j'ai été scotché par ce combo. Dans le genre pur titre qui vous injecte une dose de Pep's encore plus efficace qu'une quarantaine de Red Bull, les mecs arrivent à varier des ambiances entre Kreator, Raise Hell, Opeth (pour les passages planants du truc)voire même Orphanage, constatez à nouveau que le choix est large.

 

Et bien aucun répit d'avoir découvert cette sensation portugaise, bien au contraire.

Véritable expérience originale qui vous accroche pour ne plus vous laisser sans vie. Une bonne gifle riche en couleurs qui ne laisse qu'impatient pour la suite. Et dire que ce n'est qu'un premier cd.

 

 

 

http://www.destroyersofall.com/

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:57

ivy.jpg

 

NASONI RECORDS/ 2012

 

L' Italie débarque à nouveau dans nos pages. Destination décidément très productive ces temps ci si l'on reprend les gaillards de Carcharodon (chroniqués il y a peu de temps), Bleeding Eyes (chronique à venir), et là Ivy Garden Of The Desert qui de par leur stoner rock un peu grungy nous confirme que l'atmosphère là bas doit être très enfumée.

 

Un cinq titres nous est ici proposé et on tape dans le stoner un peu grungy et aux accents bien desert rock.

Un son très fuzz au niveau grattes et basse fait l'ensemble et l'ambiance est excellente avec des passages assez jam qui laissent chaque instrument s'exprimer et poser sa propre touche en se complétant parfaitement l'un l'autre et laissez moi vous dire que l'on plane bien haut.

 

Je prend « I Ate Of The Plant And It Was Good » pour résumer mes dires et l'on devinera aisément le type de plante puissante dont il est question en appréciant ce morceau à sa juste valeur.

 

Vocalement le riche registre sait avoisiner Pearl Jam sur certaines intonations mais donne également dans un registre plus grave, je pense à Kilgore( souvenez le pur album « A Search For Reason ») où encore Sparzanza.

 

L'ensemble des ambiances rappellera Kyusspour ce côté desert rock qui parvient à s'imposer dans les titres.

 

On voyage également au grè des arpèges, se laissant guider par les lignes de basse, soulignées d'une rythmique posée et raffinée, bercé par le chant aux mélodies accrocheuses sur « Hang Glider ».

 

Quelques variations rythmiques plus en break sur lesquelles s'impose une guitare fuzzy agrémentée de wah wah permettent au trip d'atteindre son apogée. Véritable blues ensablé, ce titre s'avère des plus plaisants.

 

On termine sur une instru de qualité avec « Ivy (Part II) », et l'on en sort un peu sonné, vision brouillée, dans un coltard sans nom mais avec l'honneur d'avoir été frappé par une foudre psychédéique.

 

Cinq titres bien chaleureux, fumants, bourrés de groove et de feeling offert par ces italiens qui vont ravir tout fan de stoner rock désertique. Et dire que ce groupe m'était totalement inconnu, j'i eu donc droit à une surprise bien agréable.

 

 

 

http://www.ivygardenofthedesert.com/

 

 

 

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 22:29

chabtan-eleven-cover-by-Pierre-Alain-D-500.jpg

 

CHABTAN PRODS/ 2013

 

 

Cocorico !

 

Allez attaquons nous à ce EP de Chabtan, groupe parisien formé en 2011, un EP que l'on peut télécharger gratuitement sur le site du groupe.

 

Les huit titres vont furieusement arracher le goudron sur leur passage à base d'un savant mélange de brutalité assez deathcore, mais un deathcore qui comme dit auparavant détonne de par une rythmique de malade où parties de double pédales écrasent tout, où le chant alterne parfaitement cris rageurs et chant guttural bien massif, puis où les riffs incisent, dépècent et se complètent dans le travail d'exécution fatale de votre cerveau.

 

« Betrayer » vous fera passer par tous les étatsn maintenant tout auditeur plus qu'éveillé, sautillant et parfois même dansant en alternant même sur un passage très épique autant au niveau des mélodies qu'au niveau du chant qui n'hésite pas à explorer un registre clair.

Des parties où les blasts mitraillent et d'autres plus lourdes qui vous décrochent la tête à grands coups de gants de plomb.

 

« Bloodstained Hate » fait dans le gras qui tâche avec une ambiance assez rock'n'roll dès le début. J'évoquais le terme dansant sur le précédent titre, celui-ci provoque le même effet. Les interventions du chant clair peuvent sembler trancher la chose mais elle parvient à se marier aux autres gifles vocales que l'on se prend. D'ailleurs les passages où chant clair et gutturales suivent le même phrasé mutuellement sont exécutés de façon excellente.

 

Il y a « Worshipping Death » aussi avec ce début intrigant au clavier dans le genre ambiance rituelle. D'ailleurs les lignées de clavier dans ce titre apportent une originalité certaine.

 

On saluera aussi les prouesses vocales de ce titre (ainsi que sur les autres d'ailleurs). Nous avons des chants variés qui s'allient avec brio, du riff bigrement assassin, des ambiances de débauche et du pain dans la gueule en rafale. Un côté assez core se dégage des morceaux mais la brutalité (-rassurez vous chères créatures impitoyables) est bien à son comble et lorgne sur un brutal death aux mélodies judicieusement choisies.

 

En bref, nous avons un EP huit titres de malade (six titres + une intro et outro) dans lequel Chabtanse plait à balancer la sauce et du rondin à foison.

 

De la puissance, de la lourdeur, du décrochage de tête, vous en trouverez aisément et vous ne serez pas laissés pour compte.

 

Le genre de EP que l'on apprécié à la première écoute comme à la quinzième et qui jouit d'une maîtrise d'exécution excellente. C'est donc avec impatience que nous attendons la suite de ce EP bien prometteur, un album est d'ailleurs prévu pour 2014.

 

 

 

http://www.chabtan.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:23

culzif.jpg

 

 

2012/ Tanquam Aegri Somnia

 

C'est un match Belgique-Turquie qui se joue avec la chronique de ce split totalement black metal qui regroupe les belges de Cult Of Erinyes puis les turcs de Zifir.

 

Une collaboration qui met tout en œuvre pour dégager une ambiance des plus malsaines de par les titres de chaque combo.

 

C.O.E. met d'emblée les points sur les «i » avec trois titres très axés sur des atmosphères bien glauques.

Un travail énorme est porté sur les ambiances caverneuses et tout de même puissantes variant parties brutales où le blast tabasse à n'en plus pouvoir, et d'autres nettement plus lourdes, au tempo oppressant surplombé de mélodies malsaines.

 

Trois titres quais thêatraux où les prestances vocales, complètement déchirantes et glaciales arrivent à varier en passages plus incantatoires.

 

Glacial est bien le mot qui ressort de ce black qui allie mélodies aussi accrocheuses qu'épiques et complètement brutes. Je pense à « The Escathologist »par exemple.

 

Le dérangeant rode aussi aux alentours du très cinglant « Hermitry » qui brutalise violemment l'auditeur, le laissant inerte, crâne éclaté et grand ouvert. Tout survivant verra son esprit et sa raison complètement ravagés et très gravement endommagés. Et ce morceau, quel final, mes aïeux ! L'ambiance qui en émané pourra rappeler d'ailleurs les excellents Craft.

 

De l'autre côté, c'est la Turquie qui s'en même avec Zifir, qui nous proposent pour leur part un black metal plus traditionnel et accentue ses ambiances sur un côté raw. Un bon panel de riffs et d'arpèges dérangeants et incisifs sont au menu des quatre titres proposés.

 

« War » est le genre de titre qui vous rentra totalement hystérique tant il est teinté d'une aura possédée. Un ensemble très dissonant entoure ce morceau sans rythmique/batterie et vous triture les neurones au point que ce qui vous dégouline des oreilles semble être une compote de cerveau.

 

« Sole Wrong »est bien perché également dans le genre avec ces bonnes variations rythmiques, les vocaux dérangés puis ces grattes qui parviennent à bâtir les bases solides de la folie certaine qui fait l'image du groupe.

 

C'est avec « Chroud» que se terminent les hostilités, titre instrumental regroupant la mélancolie du début, les rythmiques ritualistes puis toujours cette dissonance.

 

Une collaboration donc bin sombre entre ces deux groupes qui ravira je pense autant les « Trues » que les autres . Si vous voulez votre dose de malsain, putride et dérangeant, je vous conseille de vendre votre âme au Malin et de vous procurer ce split qui en vaut le détour.

 

 

https://www.facebook.com/cult.erinyes?fref=ts

 

 

https://www.facebook.com/zifirband?fref=ts

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:56

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PUTRID ATTITUDE RECORDS/ 2012

 

 

 

Que les plus dérangés s'avancent, la dose médicamenteuse arrive d'Australie.

 

Un bon gros neuf titres de Fiend qui ne fait pas de détail m'est parvenu aux oreilles grâce à Putrid Attitude Records (Allez de ce pas télécharger l'opus sur le site de ce label de Calais), et les australiens balancent un porno gore grind aussi lourd, gras et dégueulasse que groovy et dansant.

 

On paiera au passage un hommage au gratteux GoreSlug depuis décédé.

 

Les neuf titres de Fiend vont vous coller au carreau, membres éclatés et vous tritureront les entrailles à coup de riffs lourdingues, de rythmiques à l'effet batte de base ball dans les dents, et d' un groove sans appel qui varie entre instants mid-tempo bien dansants et instants bien plus lourds.

 

Vocalement ça régurgite pas mal avec cette variation grosse voix grave grasse et guttural (dites le vite pour voir) pitschée et voix plus « vomissantes » un peu à la Haemorrhage.

 

Des ambiances dégueulasses donc au titre de « Rectal Tetris » par exemple avec déjà rien que le nom qui annonce large sur ce programme qui vous restera dans les annales.

 

« Roller Derby Dykes »vous fera faire la farandole, bière à la main dans une salle d'autopsie, alors que « Saturated Skin » vous fera pogoter dans une maison de retraite.

 

Il vous faudra bien resserrer la camisole quand vous allez parcourir cet opus où chacun d'entre vous luttera pour la minuscule portion de boyaux dégoulinants laissée par hasard au coin de la pièce.

 

Ca dégouline, ça suinte, ça sue, ça déchire, bref un instant raffiné passé en compagnie de ces kangourous dérangés.

A consommer avec abus surtout pour tout amateur de Goregrind à la Rompeprop, CBT, qui se respecte et qui aime se remuer les membres.

 

 

https://www.facebook.com/pages/Fiend/284242821638429


 

 

 

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