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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:56

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PUTRID ATTITUDE RECORDS/ 2012

 

 

 

Que les plus dérangés s'avancent, la dose médicamenteuse arrive d'Australie.

 

Un bon gros neuf titres de Fiend qui ne fait pas de détail m'est parvenu aux oreilles grâce à Putrid Attitude Records (Allez de ce pas télécharger l'opus sur le site de ce label de Calais), et les australiens balancent un porno gore grind aussi lourd, gras et dégueulasse que groovy et dansant.

 

On paiera au passage un hommage au gratteux GoreSlug depuis décédé.

 

Les neuf titres de Fiend vont vous coller au carreau, membres éclatés et vous tritureront les entrailles à coup de riffs lourdingues, de rythmiques à l'effet batte de base ball dans les dents, et d' un groove sans appel qui varie entre instants mid-tempo bien dansants et instants bien plus lourds.

 

Vocalement ça régurgite pas mal avec cette variation grosse voix grave grasse et guttural (dites le vite pour voir) pitschée et voix plus « vomissantes » un peu à la Haemorrhage.

 

Des ambiances dégueulasses donc au titre de « Rectal Tetris » par exemple avec déjà rien que le nom qui annonce large sur ce programme qui vous restera dans les annales.

 

« Roller Derby Dykes »vous fera faire la farandole, bière à la main dans une salle d'autopsie, alors que « Saturated Skin » vous fera pogoter dans une maison de retraite.

 

Il vous faudra bien resserrer la camisole quand vous allez parcourir cet opus où chacun d'entre vous luttera pour la minuscule portion de boyaux dégoulinants laissée par hasard au coin de la pièce.

 

Ca dégouline, ça suinte, ça sue, ça déchire, bref un instant raffiné passé en compagnie de ces kangourous dérangés.

A consommer avec abus surtout pour tout amateur de Goregrind à la Rompeprop, CBT, qui se respecte et qui aime se remuer les membres.

 

 

https://www.facebook.com/pages/Fiend/284242821638429


 

 

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 12:29

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SIRONA RECORDS/ 2013

 

 

Sortez vos bouteilles de Jack , y a Croak qui débarquent avec six titres bien poussiéreux.

 

Croak, groupe basé entre Grenoble et Montréal (pour le chanteur) qui fait dans le gras, copieux et qui parvient à calmer votre soif de riff lourd et de rock'n'roll bien suant.

 

Des ambiances southern metal/ stoner très couillues se dégagent de l'ensemble avec des rythmiques assommantes, du riff purement rock'n'roll qui semblerait sorti tout droit d'un Black Label Society en forme et d'un chant graveleux accompagné de lignées claires qui renforcent l'efficacité du tout.

 

« Raising Fist » par exemple avec ses riffs décalés, ce refrain sautillant qui fera remuer les hanches de tout auditeur qui se respecte, le groove est un des maîtres mots du combo.

 

Le ton vous fût donné dès les premières notes de « Beneath » avec ces riffs gras et huilés, ces envolées à la wah-wah qui font dans l'épique.

 

« Odorless Acid » est le genre de titre qui ravira pour sûr les amateurs de Down, Brand New Sin, ou encore B.L.S. cités ci dessus. Voix bien rauque, refrain accrocheur puis break instrumental sur la fin où le batteur tape aussi fort que le soleil le plus torride de La Nouvelle Orleans.

 

Des passages acoustiques notamment dans l'interlude musical « Faking God » qui vous laisse assis sur les marches d'un saloon, bouteille de Bourbon en poigne ou encore la planante « Devil's Reject ».

 

« Devil's Reject » , titre concluant ce EP qui est le plus posé. Un titre planant donc avec ce chant bien grave qui pourra rappeler « Planet Caravan » dans l'ambiance.

 

« Boogie Time In Topanga » semble avoir été composé par une horde de mammouths et joue aussi la carte de l'ultra catchy. Les passages vocaux rappellent Pungent Stench tranchés par les insertions de chant clair qui sont excellentes puis du bon gros solo de gratte qui tâche.

 

Les gaillards de Croak ont pour mission de faire remuer un peu plus vos corps inertes à base de groove diabolique, de riff catchy et d'un chant rugueux et c'est une mission accomplie avec brio.

Six titres qui balancent une formule des plus riches en burnes, en whisky et en baffe dans la tronche. Le genre de groupe que l'on aimerait voir dans un saloon/strip bar du fin fond de la Louisiane.

 

 

http://anasaziprog.wix.com/croak

 

 

 

 

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 00:34

Pigs-Gaffe-Artwork.jpg

 

SOLAR FLARE RECORDS/ 2013

 

 

Voici Pigs de retour toujours sous les couleurs du label français Solar Flare Records avec ce Ep trois titres qi poursuit l'aventure déjà entamée avec leur album « YouRuinEverything » précédemment chroniqué dans nos pages.

 

Un petit trip d'un quart d'heure toujours dans l'esprit de leur acte précédent, c'est à dire toujours avec cette veine noisy à la Unsane et cette ambiance très rock bien lourd presque sludge.

 

Trois titre que l'on arrive aisément à s'écouter d'un trait avec cette basse bien présente, ces rythmiques lourdingues et le chant couillu avec ce travail vocal qui met l'emphase sur les émotions.

 

L 'évolution par rapport au premier album réside dans le fait que les titres ici proposé sont peut être un peu plus posés tout en possédant néanmoins toujours cette énergie rageuse bien prenante.

 

Ca reste toujours aussi bon et ce EP appelé « Gaffe » est bien loin d'en être une.

 

On appréciera le côté très sing a longesque autant dans les mélodies entraînantes que dans les lignes vocales de « Elo Kiddies » que l'on reprend en choeur avec entrain avec également cette rythmique , ces dissonances qui ne seront pas sans rappeler quelque part QueensOfTheStoneAge.

 

« Gaffe »apporte également un plaisir certain à l'auditeur avec le côté très prenant de l'ensemble guidé par une basse bien présente puis toujours l'ambiance catchy des refrains.

 

Et que dire de « If I'm In Luck » , titre avoisinant les sept minutes pendant lequel on se prend une bonne dose de groove bien lourd qui vous fera danser avec des éléphants une gigue à n'en plus finir. Une atmosphère écrasante et couillue emplit l'air et vous cloue au sol sans pitié.

 

Un EP qui, tout en restant fidèle à l'esprit de l'album, s'avère des plus plaisants à l'écoute. Groovy à bloc et béton à souhait, le retour des phacochères se fait de manière très efficace. Vivement la suite !

 

 

http://www.pigsnyc.com/

 

 

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 21:03

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AUTOPRODUCTION/  2013

 

Après les Dunkerquois de Kill Me This Monday, et le combo instrumental de The Komodo Experience, nous allons nous attaquer aujourdh'ui au combo instrumental dunkerquois de Psychedelic Horsement Castle.

 

En tout premier lieu je remercierais Les Editions Hurlantes pour la mise en contact avec ce combo que je ne connaissais du tout bien qu'étant presque voisins.

 

C'est un trip de neuf titres auquel vous invitent les nordistes pour quarante minutes d'un rock aux accents psychédéliques très affirmés et l'on constatera que leur coller une étiquette stoner ne serait que trop réducteur dans la mesure où le combo va bien au delà de ce style.

 

C'est déjà de bon augure et cela démontre que l'ennui ne vous atteindra pas, chose pas toujours évidente pour un groupe qui ne propose que de l'instrumental.

 

Vous dire à qui ce groupe peut faire penser n'est pas tâche facile et je pencherais peut être à Don Caballero avec une touche nettement plus 70s et dépouillée.

 

Le rendez vous avec du riff lourd, de la dissonance, de la rythmique totalement décalée, de break efficaces, de groove bien gras et d'atmosphère très enfumée se passent parfaitement bien et passent comme une lettre à la Poste avec ce côté légèrement timbré.

 

Prenez le titre « Space Program » qui joue bien sur une basse très présente, une guitariste qui emmènera très loin l'auditeur sous Lsd et ces rythmiques totalement décalées, presque jazzy. Cette impression d'être monté dans la Dolorean de Mac Fly et d'atterrir droit entre1967 et 1970, parachuté au beau milieu d'une pièce qui sent l'opium à plein nez.

 

 

« Structure Of Solar Wind » fait dans l'efficace également et l'on trippe bien avec cette wah wah qui dégage un groove du tonnerre ainsi que cette ambiance qui rappellera Black Sabbath. Vousdiresicetitreenvoie, je peux même vous dire qu'il envoie de toutes les couleurs et que l'atmosphère vous emmène dans un kaléïdoscope tourbillonant.

 

Une force de l'image de P.H.C. réside dans le fait de vous mener dans ce même tourbillon de manière progressive un peu à l'image d'un titre comme « Psychedelic Horsemen Castle - Part One » avec ce début très posé , calme et planant qui vient introduire cette hypnose nettement plus massive ou chaque instrument remplit son rôle d'aimant guidé par ces dissonances aux claviers qui vous font monter bien haut. Alternance entre psychédélisme donc profondément planant et lourdeur également qui parvient à vous matraquer massivement le crâne en vous enfoncer dans le sol.

 

Il y a aussi « Star Rider » qui balance dans le rock seventies un peu plus pêchu, sur lequel on serait presque tenté de pousser quelques lignes vocales en l'écoutant tout en prenant plaisir à se laisser aller aux battements de rythmes avec la têt et les yeux (mi-) clos.

 

 

C'est du très bon ici donc que nous proposent les nordistes avec cet album qui en fera planer plus d'un et qui parvient à mélanger des plans stoner, rock psychédélique, des parties jazzy voire même math-rock, en bref la maîtrise de leur art est excellente.

Il serait trop facile de les comparer à Karma To Burn juste pour le côté instrumental dans la mesure où les morceaux sont très axès sur l'aspect psychédélique.

Un excellent moment, un trip fort appréciable passé avec ces neuf morceaux qui enfumeront votre salon.

 

 

 

http://temple59.bandcamp.com/album/psychedelic-horsemen-castle

 

 

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 22:55

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GREAT DANE RECORDS/ 2013

 

 

 

L'aventure Great Dane Records continue pour nous et cette fois le label ultra productif nordiste nous propose le deuxième album des parisiens de Fractal Gates.

 

Formé en 2007, le combo a déjà sorti un premier opus en 2009 et compte en son sein deux membres d' Inborn Suffering chroniqués précédemment. On notera aussi que derrière les manettes, ce n'est ni plus ni moins que Mr Dan Swäno.

 

Ce ne sont pas moins de 14 titres qui nous sont proposés ici dans un registre death metal tant mélodique que progressif.

 

Tout d'abord, à l'écoute des morceaux, on se croirait replonger une vingtaine d'années plus tôt, à l'époque où de grands noms comme Paradise Lost ou Septic Flesh trônaient sur le genre.

 

Le travail mélodique est donc bien présent et fait toute la force de cette galette.

Le démarrage se fait sur des chapeaux de roue avec le très détonnant « Dissonance » qui alterne une partie bien brute à la double qui tabasse, les riffs bien lourds et les vocaux death écorchés qui me rappellent ceux de Mike Priest d' Absence Of The Sacred ou ceux d' Opeth. A ces passages pêchus s'intègrent aisément d'autres assez atmosphériques et planants histoire de reposer un temps soit peu les cervicales.

 

Les mélodies, pour revenir à celles ci, sont épiques à la manière des grecs de Septic Fleshcités auparavant. La touche est presque flagrante sur « Everblaze » sans pour autant dupliquer leurs compères. Les parisiens proposent une formule des plus efficaces et son résultat est des plus concluants. Des passages vocaux clairs assurés par Dan Swäno viennent trancher l'ensemble avec une maîtrise des plus confirmées.

 

Dans « We Are All Leaders » , on retrouve l'esprit assez 'rock' de Paradise Lost à l'époque. J'entends par là les riffs de grattes du début par exemple, simples dans leur structure mais aussi percutants qu'accrocheurs.

 

« Beyond The Self » balance de l'énergie avec ce rythme destiné au headbang. Certes les morceaux sont très mélodiques mais le groupe fait également dans le bien burné. Les alternances rythmiques sont efficaces et maintiennent l'attention de l'auditeur.

 

Chapeau également à « Reverse Dawn » qui est le titre qui a su me la coller comme il faut. Il s'avère être le plus accrocheur et addictif de tous, véritable hymne du point de vue catchy, il reste en tête un long moment.

 

On notera également la présence de Sotiris (SepticFlesh)sur par exemple un titre comme « Timeless »fidèle à l'esprit de l'album.

 

Un esprit assez thrash se dégage de « The sign » et les envolées posées énormes que l'on y trouve vous emmènent majestueusement le plus loin de votre état normal avec les interventions du clavier (d'ailleurs sur plusieurs titres) qui balancent un effet assez psychédélique.

 

Quatorze titres, donc, d'un deuxième album de death metal mélodique axant sa force sur ces mélodies justement aussi épiques que mélancoliques et oscillant entre l'atmosphérique et le dynamique. Un album qui ravira les amateurs de combos tels que Paradise Lost, Septic Flesh ou encore Exhumation. Encore une belle trouvaille de Great Dane Records et encore un fier cocorico.

 

 

 

http://www.fractal-gates.com/

 

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 23:25

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AUTOPRODUCTION / 2013

 

Et beh ça bouge plutôt pas mal en Savoie également entre Sedative (chroniqués il y a quelques temps), Eating Shit, Chaosis et ici le groupe en question The Komodo Experience que je ne connaissais ni de Dave ni d' Adam !

 

Voici un premier trois titres, que l'on peut avoir l'honneur de télécharger gratuitement sur leur site qui, pour commencer cette chronique, décape, tout simplement !

 

On se mange une claque royale et l'on se rend compte que le trio vous nourrit au biflidus actif.

 

Un savant mélange entre un mathcore de dingues avec des parties plus hardcore, d'autres plus planantes dans un esprit à la Mastodon et le tout qui vous pulse malgré l'absence de chant.

 

Des morceaux courts et directs qui vous arrivent droit dans la face, emplis de breaks hystériques avec une énergie des plus détonante.

En écoutant les trois titres, on constate qu' en concert les gaillards doivent finir trempés jusqu'à l'os (surtout si Annecy n'ging in the rain!)

 

Sept minutes, juste sept minutes pour mettre tout le monde d'accord par des riffs complètement décalés comme sur ' « Eleonore Empire » et ses dissonances stridentes et barrées, la rage groovy de « Belinda Express » où tout défile sans être pour autant fouilli bien au contraire (mention spéciale également à la partie 'posée' du morceau, moment intense) et l'explosive « Naita Island » qui vous fait passer d'un simple headbang à une pure explosion de tronche à coups d enclume.

 

Pour être prometteur, ça l'est ! Et ce combo instrumental ravira autant les fans de combos comme Dysrythmia, Pneu, The Dillinger Escape Plan ou encore Mastodon.

L'un des groupes qui je pense doit être vu au moins une fois en concert et qui vous distribuera de la claque avec grand joie !

 

 

 

http://www.thekomodoexperience.com/

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 18:33

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DREAM ON PRODUCTIONS/ 2013

 

 

 

Allez, un petit détour/retour sur nos terres du Nord avec un vent assez rock/grungy métallisé qui souffle de Dunkerque : Kill Me This Monday.

 

Formés il y a un peu plus d'un an, c'est un premier EP trois titres sorti chez Dream On Production qui nous est proposé ici.

 

Trois titres qui savent jouer sur les ambiances mélodiques autant sur l'aspect musical que vocal.

On parvient à entrer facilement dans les morceaux et ce sans accroc tant l'aspect mélodique des grattes, les rythmiques, l'accompagnement de la basse et le chant s'avèrent bigrement accrocheurs.

 

Au niveau chant, le registre est plutôt axé sur les aigüs, un peu à la manière de From First To Last époque « Heroïn ».

 

Il suffit des premières notes dissonantes de « Killed In Action » pour se laisser emporter dans le trip très rock du combo. Joué sur un rythme mid-tempo, le chant varie entre un principalement chanté et quelques cris plus incisifs.

 

« Like A Porn Movie » est plus prononcé grunge rock un peu stoner avec ce son de grattes bien fuzzy. Les parties instrumentales prennent toute une ampleur avec cette basse très présente, et l'apport psychédélique des grattes qui se plaira à vous faire planer un peu.

 

« Copycat Conspiracy » est déjà le titre qui vient clore l'aventure de ce premier EP. Toujours aussi catchy, ce titre est le genre de morceau qui vous pénètre le cerveau tout naturellement. La maîtrise niveau ambiance est toujours d'actualité. Les riffs jonglent entre un aspect assez pêchus et lourds et d'autres instants plus posés et délicats. Plaisant en somme !

 

 

Et bien voilà qui promet bien pour un premier opus. L'ensemble des titres est balancé avec plaisir et ravira les amateurs de rock grungy très accrocheur. Des titres qui bottent bien où il faut et comme il faut (tel un hareng balancé d'une fenêtre et parfaitement rattrapé) et l'on ne s'étonne pas que Dunkerque est une ville portuaire car navale ! Bon boulot de ces rockeurs de l'église de la dune.

 

 

 

 

 

https://www.facebook.com/killmethismonday?fref=ts

 

 

 

 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 22:12

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AUTOPRODUCTION / 2012

 

C'est en 2008 que se sont formés les parisiens de Former Lifeet c'est déjà le 2ème opus du combo faisant suite à un premier album qui nous est ici proposé. Une certaine expérience est déjà forgée pour ce EP qui arrive après quelques changements de line-up.


Pour les huit titres proposés, l'auditeur se verra proposé des morceaux qui savent varier une pop rock avec des touches punk ainsi que quelques touches un peu plus métal.

Alors je vois déjà les puristes métalleux qui railleront ici et là, certes ,bon, l'album ne conviendra à un fanatique de GoreBeyondNecropsy, Darkthroneou autre à moins de posséder un éclectisme affirmé.

 

L'aspect qui fait avant tout fort impression dans les compos est l'aspect mélodique tant instrumentales que pour les lignes de chant. Qu'il s'agisse des mélodies qui introduisent les morceaux, le boulot émotif y est bien effectué comme pour exemple le titre « Wake Up » , où progressivement on monte en puissance.

 

 Le chant féminin varie (comme tout au long des morceaux) les humeurs, entre chant clair assez chaleureux, chant plus appuyé avec quelques gutturalisations ou encore un chant plus éraillé.

 

L'un des points forts du combo réside d'ailleurs dans ce chant qui colle vraiment bien en fonction des morceaux et fait ressortir toutes les émotions que tissent déjà les parties instrumentales.

 

On appréciera la fougue également du premier titre proposé « New One », fougueamenée également de manière progressive.


Un début qui pose une ambiance qui rappellerait Deftones dans ce côté alternancerock/metalainsi que des parties plus énergiques plutôt pop punk et ce final bien hardcore/métal ou Nell n'hésite pas à appuyer la gueulante de façon bien maîtrisée.

 

On pourra dire ce que l'on veut, oui il y a un côté très easy listening dans ce groupe mais le chapeau se devra d'être baissé dans le côté très catchy qui ressort de l'ensemble.

 

Et pour réussir à forger ne serait ce que quelques mélodies de ce EP dans le cerveau, on peut déjà tout simplement apprécier.

 

Prenez les mélodies qui démarrent « LifeBlade »également, ce riff de grattes qui reste bien en tête et constatez l'aspect catchy du tout.

 

Il y a le titre « Anchored To My Mind »également qui vient comme le titre posé de l'album avec cette atmosphère assez mélancolique formulée par l'ensemble des éléments qui font le titre. Que ce soit les textes, les arpèges de grattes, les lignes de chant. Mélancolique, facile à l'écoute mais je n'insisterais jamais assez sur l'aisance à proposer du catchy.

 

Le titre patate de cet album « Here We Go Again »fait office de chant de ralliement avec cette ambiance que je jugerais proche d'un heavy des 80s. Je veux dire par là qu'elle a ce genre de refrain assez typique du genre, posé là pour foutre la patate et qui ne demande qu'à être repris par une foule adepte de headbang.

 

Un EP qui est donc bien sympathique à l'écoute. On pourra penser par ici et là à Skunk Anansie, Deftones, Dominion (avec un côté un peu plus 'pop'), mais l'effort des parisiens est sincèrement à saluer que ce soit le genre que l'on apprécie ou non. En tout cas, j'ai pu apprécier ces huits titres et je ne peux qu'en conseiller de même à mes collègues et vous même qui possédez une once d'éclectisme.

 

 

http://www.formerlifemusic.com


 

 

 

 



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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:55

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LIFEFORCE RECORDS/ 2013

 

 

Formé en 2004, le combo finlandais d' Hanging Garden présente déjà son troisième album qui arrive après quelques changements de line-up. C'est déjà dire si le groupe possède une expérience, d'ailleurs l'on constatera que chaque membre a déjà joué dans pas mal de groupes en parallèlle ou auparavant.

 

Huit titres assez longs sont proposés aussi dans une lignée doom death purement mélancolique. On constatera facilement à l'écoute de l'album ne nous balance pas dans le festif, bien au contraire, nous ne retrouvons plutôt aux funérailles de quelqu'un qu' à son enterrement de vie de garçon.

 

La mélancolie, voilà le mot maître des titres. Tout se joue sur un rythme très posée, lancinante pour certains titres et un côté progressif s'en dégage pleinement.

 

Vocalement, on oscille entre un chant death bien guttural (qui rappellera Opeth à certains) et du chant clair / chuchoté plutôt bien maîtrisé qui vient bien contraster les passages bruts de cette voix caverneuse. Et les deux se complètent bien.

 

Prenons un titre comme « The Cure », tous les éléments du doom death y sont. Rythmique certes lente mais lourde comme il se doit, des rythmiques de gratte qui accompagnent les battements de fûts et du riff d'arpèges hypnotiques. Le chant comme dit auparavant apporte une note aussi massive qu' allégée et parvient à poser une atmosphère poignante de par ses variations..

 

« Hegira » démarre sur une apogée désespérée de par les notes de piano qui introduisent ce titre et poursuit ce long voyage vers le néant. On pourra penser ici à un groupe comme Rapture (groupe du fameux label Spinefarmque les amateurs de combos finlandais n'auront pas oublié), Daylight Dies, Swallow The Sun voire même Evoken (en tout de même nettement moins 'dépressif'). Le rythme varie et l'ambiance est moins pesante et les mélodies parviennent toujours à avoir leur effet riche en émotions.

 

Le désespoir se présente également sur « Evenfall » qui s'avère un peu différente de ses comparses. Une rythmique plus punchy et groovy, et les breaks plus posés chantés en voix claire et également ce clavier que nous n'avons pas encore évoqué posant un effet presque 70s ( Orgue Hammond). Il apporte d'ailleurs un effet original sur l'ensemble des titres de l'album.

 

C'est donc un univers bien sombre que nous propose « AtEveryDoor » que l'on classerait aux premier abord dans le doom/death mais certains éléments assez gothiques sont présents (voir même un peu cold wave) de par le côté donc glacial qui fait la force de leurs titres. Huit titres assez longs dans l'ensemble sont proposés pour cet album de 55 minutes environ, et c'est au cours de ceux ci que vous serez happé dans les abysses de l'oubli et de la désolation. Alors je ne peux que vous conseiller de vous faire toucher par cette main glaciale et de vous laisser guider dans cette chute.

 

 

https://www.facebook.com/pages/Hanging-Garden/8829792427?ref=ts&fref=ts

 

 

 

 

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:47

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DEADSUN RECORDS/ 2010

 

 

 

Cet été, nous avons eu le soleil, le vent.

Pour le coup ceux ci nous viennent du pays de Soleil Levant avec ce cd sorti déjà en 2010 sur le label français Deadsun Records. Il s'agit là du second album de ce groupe nippon de death très thrash formé en 1997.

 

Dix titres s'enchaînent en 48 minutes dans un death/thrash donc guidés par des mélodies dignes de la scène suédoise et l'ambiance générale est bien old school. Le chant torturé et assez black métal fait dans le bien corrosif.

 

Quand on écoute cette galette on pourra se rappeler d'un combo comme Centinex pour ne citer qu'eux pour ce sens de la mélodie. Ceci dit l'empreinte thrash est bien marquée. Pour exemple le titre « Blood Proved » qui envoie le steak et on appréciera le sens du changement de rythmes, des breaks. Les lignes de grattes sont tout simplement excellentes, prenez l'envolée qui se situe a 1:45 minutes qui vous balance une ambiance méchamment épique suite à quoi s'en suit un passage plus saccadé et assez guerrier. On encaisse là un titre vraiment puissant.

 

Il est certain que le groupe n'invente rien de neuf mais force est à constater que l'ensemble est vraiment très agréable à l'écoute et ravira je pense les amateurs de death mélodique old school dans la mesure également où les mélodies s'avèrent être le point fort de cet album.

 

« The Happening Park »propose également dans le très bon avec ce mix multi genre dans ce titre. Le début est très heavy et l'on se prend également une ambiance assez punk dirais je avec des passages très baffes dans la tronche. Dynamisme et côté catchy égal headbang  inévitable ! Et ce titre vous procure la joie de tester vos cervicales.

 

Le batteur tabasse avec entrain, blaste à foison et est l'un des points forts de l'agressivité du combo japonais. Avec cet album, ils parviennent à vous mettre hors d'état de nuire de par un ippon .

« Inthisaginglife »est également un plaisir à l'écoute. Entre le batteur qui reste digne à lui même variant les bastonnades sur ses fûts, les mélodies destructrices qui arrachent autant qu'un trop plein de sauce Samouraï et le chant écorché et enragé la formule prend bien.

 

 

Un second album de death thrash qui ravira les fans du genre. Comme dit auparavant, le groupe ne tape pas forcément dans l'original mais l'ensemble est carré et dégage une énergie des plus plaisantes. Sorti en 2010, il ne nous reste qu'à espérer que quelque chose de nouveau ne tarde plus à se présenter. Diaboliquement mélodique et explosif.

 

 

 

https://myspace.com/bereavedjapan

 

 

 

 

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