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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 19:07

                                               

2005/Dinosaur

 

Tout d'abord, pour débuter cette chronique, je tenais tout particulièrement à remercier le groupe pour m'avoir envoyé ce cd. Depuis réception, j'ai déjà écouté cet album des centaines de fois.

 

Grâce à cet opus, je peux vous confirmer qu'en effet le ROCK'N'ROLL ces temps-ci est aussi bien présent au Pays de Galles. Les premiers contacts échangés avec le groupe furent sur Myspace où je les ai découverts et appréciés tout spécialement au travers de leur morceau "Freakshow" (la numéro 3 de l'album). Tout de suite, ils ont réussi à me rendre accro à cette chanson jouée dans un tempo assez lent dans l'ensemble sur lequel viennent se coller des riffs et un refrain fort accrocheurs. Sans oublier l'inévitable "Yeeah" bien rock'n'roll que l'on retrouve dans ce dernier. Possédant maintenant l'album complet, je dois avouer que m'en voilà désormais féru.

Aprés Zero, chroniqués précedemment dans ces pages, le Royaume-Uni nous envoie à nouveau un groupe fort groovy et "ultraburné". Bien que leur style soit essentiellement stoner Rock , ils le jouent avec des guitares accordées bien bas et une batterie plus que pachydermique. Chers lecteurs, pour en revenir à "Freakshow" , vous devriez voir/entendre comme il leur est facile de vous faire remuer les hanches. Et encore , il ne s'agit ici que de leur morceau le plus "calme".

Dans certains morceaux, ils me rappellent un peu White Zombie dans leurs meilleurs moments , plus précisément dans le morceau "John Deevies & Murder" autant pour sa structure musicale que pour la voix du chanteur oscillant entre celle du Señor Rob Zombie et celle de Lars Ulrich. On retrouve aussi certaines influences comme Corrosion of Conformity période "Wiseblood" et Ectospazz nos propose aussi bien des morceaux au tempo lent/mid tempo évoluant au fur et à mesure vers des rythmes nettement plus Hardcore et il nous faut avouer que la formule utilisée ici s'avère etre fort efficace. En ce qui me concerne, les moments les plus forts se situent au travers de morceaux tels que "Douglas Bader", "Voodoo Seedy Rack Man" (un morceau parfait à écouter surla route), "Mr Feebus", puis la très douloureuse pour les cervicales "New Animal". Cet album est truffé de bien bonnes idées endant le tout terriblement accrocheur.

Ectospazz est un autre groupe que je suis impatient de voir se produire sur scène car je suis persuadé qu'ils doivent en coiffer plus d'un au poteau. Leur musique est faite avec les tripes, chose facilement perceptible sur le cd et c'est sans plus tarder que je recommanderai ce groupe à tous les organisateurs de concerts qui lisent cette chronique en leur disant de sauter sur l'occasion, de les contacter et de les faire venir jouer en France pour botter quelques culs un jour car ils le méritent tant sur un côté musical qu'humain.

www.ectospazz.bravehost.com

www.myspace.com/ectospazz

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 19:10

                          

                                        Virgin / 2005

P****n!! C’est dans ces moments-là qu’on se demande comment on a pu attendre tant de temps avant d’acheter un album, pour quelle obscure raison on a préféré choisir tel ou tel skeud en lieu et place d’un cd qui, une fois acheté -et le pire, c’est qu’on le sait pertinemment-, ne quittera plus notre espace sonore et s’imposera comme une bombe voire, soyons fous, comme un chef d’œuvre. A cela, plusieurs réponses potentielles:

·                 On attend que le chef d’œuvre en question daigne revoir son tarif à la baisse (et tout le monde sait que, depuis quelques temps, les bonnes affaires sont légion pour qui sait attendre un peu)

·                 La soif de découverte nous étreint tellement qu’on s’aventure vers des horizons mystérieux, guidé par une pochette accrocheuse (?), un nom de label dont on sait qu’il est une usine à groupes de qualité, un titre entendu ici ou là, un conseil d’un pote, une réputation grandissante, un article intriguant et/ou un prix attractif (le nerf de la guerre, sauf quand on peut se lâcher…)

Dieu (ou Francis Lalanne, après tout c’est ce qui se rapproche le plus de ce à quoi G-Zeus est censé ressembler et, contrairement à celle de son illustre sosie, l’existence du bon Francis a été reconnue par le monde de la science -à défaut de l’être par le monde de la musique…) Dieu sait, disais-je, que j’ai découvert des groupes intéressants voire énormes avec cette approche, donc je ne vais   pas la renier! Le premier album de Mary Beats Jane (1er groupe de Peter Dolving de The Haunted) à dix francs (!), ça vous marque   un homme…

·                 Enfin, on se dit parfois également, comme ce fut mon cas pour ces Retrouvailles de l’inénarrable Yann Tiersen, que l’on peut tenir encore quelques semaines grâce à la ration de survie que l’on s’administrera régulièrement avec les autres albums de la discographie de l’artiste en question. Vous allez me dire: « Ah aaaaaaaah… Et quand c’est son premier album?!? »

C’est vrai.

Pour le dernier Yann Tiersen, j’avais justement de quoi tenir, entre mon premier achat Tiersenien (les B.O. de Goodbye Lenin et   Amélie Poulain), son double live C’était Ici et ses albums ‘96, ‘98 et 2001, c’est-à-dire respectivement Rue des Cascades, Le Phare   et L’Absente… Et, à dire vrai, tout cela pèse déjà bien lourd dans une discographie, même fournie…

C’est donc ces trois éléments principaux qui expliquent que je ne me retrouve qu’aujourd’hui avec cette heureuse trouvaille (héhé) dans les mains… Acquise pour la modique somme de 9,99€, soit mon plus cher investissement pour une œuvre du brestois!

Ah, mais, je vous vois venir… Vous voudriez que je vous parle de ce disque, c’est ça hein…?

J’en étais sûr.

Oh, bah, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Que les arrangements sont excellents et variés, que le petit Yann est toujours aussi doué pour nous faire voyager dans un délicieux univers onirique et fantasmagorique ou simplement, plus près de chez nous, à travers divers paysages celtiques virtuels, à cela près qu’on n’est pas obligé de s’acheter un parapluie? Que ses invités (Jane Birkin, Dominique A, Miossec, Liz Fraser des Cocteau Twins, Stuart Staples des Tindersticks) ont, une fois de plus, été choisis de façon fort judicieuse et apportent une touche, une couleur supplémentaire à l’ensemble? Que la touche repeat va devenir votre meilleure amie?

Mais vous le savez déjà, tout cela…

Pour paraphraser la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols, Les Retrouvailles, c’est d’la balle… « Et pis c’est tout! »

18h47… Bon, je vous laisse, je cours chez le disquaire du coin avant qu’il ne ferme, histoire de le délester de divers objets qui pourraient lui prendre trop de place –oui, oui, toujours prêt à rendre service–, genre le dvd La Traversée, La Valse des Monstres, son premier album, celui avec Shannon Wright ou encore On Tour, son dernier compte-rendu scénique…

Tout en sachant que je reviendrai avec quelque chose qui n’a rien à voir, mais bon… Vous avez compris le principe!!

www.yanntiersen.com 

www.myspace.com/yanntiersencomposer  

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 20:03

                                 

                             Killer Bananas / 2005

Que cela fait plaisir quand un cd vous fait vibrer à peine le premier riff balancé et le premier refrain scandé! Sex, Blood and Gore’n Roll, le nouvel effort des français de Banane Métalik, reformé en 2005 et qui ne nous avait pas gratifiés d’un LP depuis 1994 , réussit cette gageure en nous proposant 13 brûlots extrêmement entraînants et vindicatifs sur fond de rage électrique et de textes rentre-dedans. Le punk hardcore du groupe (comment? Ah oui oui, « le gore’n roll », pardon, pardon… Non, pas dans la tête!), qui fleure bon à la fois le sens de la compo léchée des mythiques Shériff et l’irrésistible force de frappe des non moins mythiques Mass Murderers, est distillé avec une énergie communicative et une conviction dans la musique et dans les textes qui, à la fois, force le respect et impose la crédibilité des méchantes bananes. Ici, point de démonstration instrumentale, de grandes envolées guitaristiques ou encore de longues plages ambiantes pour déstabiliser l’auditoire; celui-ci doit savoir à quoi s’attendre, c’est-à-dire une douzaine de parpaings dans la tronche, directs et sans bavure, constitués de lignes mélodiques simples mais entêtantes, de rythmiques carrées et d’un chant possédé crachant, que dis-je, vomissant avec verve et détermination des paroles jouissives, en français pour la plupart, s’attaquant à certains fléaux de notre société comme l’hypocrisie, le star system ou la manipulation, et, inversement, glorifiant l’hédonisme, le libre arbitre, la luxure et, tout simplement, le rock’n roll –arrangé à leur sauce bien sûr… Attention, elle est épicée! Mention spéciale aux paroles, à la fois intelligentes, contestataires, imagées, subtiles (si, si…) et drôles. Surtout, elles sont parfaitement intelligibles et servent à merveille les salves sonores en accentuant le côté film d’horreur et en donnant à l’auditeur la possibilité de s’approprier les morceaux pour les hurler à tue-tête… Imparables, vous verrez! Cerise sur le gâteau empoisonné, l’utilisation régulière de la wah-wah apporte un groove certain aux compos. Manifestement proche du mouvement psychobilly, dont les représentants se démarquent par un certain esthétisme (Mad Sin, The Meteors), et d’entités comme Punish Yourself, Banane Métalik est également un concept visuel et scénique poussé, déguisements  fracassants et litres d’hémoglobine seront donc, n’en doutez pas, au rendez-vous si vous allez les voir live! Ceci dit, le groupe se consacre en ce moment à la préparation de son nouvel album et d’un dvd qui ne devraient pas manquer de peser leur pesant de cacahuètes; nul doute qu'ensuite, ils reprendront rapidement le chemin des salles de concert et festivals pour insuffler à nouveau leur chaos scénique...

Vous voilà donc avec les clés en main, ruez-vous sur les sites des Enfants des Ténèbres pour vérifier et étayer mes dires, et faites ensuite… Ce que votre conscience vous dicte!!

www.bananemetalik.com  

www.myspace.com/bananemetalik

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 13:18

                                      

                         Autoproduction / 2007

Attention à tous, l'heure est venue de faire place aux furieux d'Emergency Bloodshed, combo de hardcore lillois débarquant dans la place avec un 6 titres "well burnède" en guise de démo, répondant au doux patronyme de Aimless (« sans but », « désoeuvré », « futile », au choix!) Info non négligeable: la démo est téléchargeable gratos! Voir lien à la fin de la kronik...

Aaargh, je vais devoir reparler de l’intro et, du coup, réveiller le traumatisme qu’elle a provoqué dans mon cerveau. Parvenant pourtant à peine à la minute et demie, cette plage inaugurale s'avère réellement fracassante, avec, notamment, un tout premier riff pas piqué des canetons; l'auditeur peut d'entrée de jeu entrevoir le style du groupe oscillant entre le gros lourd mid tempo bien old school et le deathcore (de par la voix, lourde elle aussi, mais également hurlée, et certains riff très « speedés »). Tout juste un quart d’heure après avoir (par inadvertance certainement, il faudrait être fou sinon!) déclenché les premières notes de ce brulôt, on s'aperçoit que c'est déjà fini, et on se pose alors de graves questions existentielles: est-il bien raisonnable de remettre le couvert? N'est-il pas plus indiqué d'aller s'oxygéner l'esprit en se tapant une petite partie de mini-golf pour se requinquer? Pourquoi diable les parents de George Sand l'ont-ils appelée ainsi? Ni une, ni deux, n'écoutant que notre courage, on y retourne finalement et la 2e écoute confirme nos premières impressions, en pire. Somme toute assez variées, les pistes s’enchaînent en laissant les deux styles dominants décrits précédemment (le hardcore old school et le deathcore, pour les victimes d’Alzheimer) prendre successivement le dessus avec, pour aérer le tout, quelques transitions bien senties. Les 6 morceaux défilent sous nos yeux et surtout nos oreilles dans un déchaînement de violence cautionné par le dieu Headbanging. Mise en place: carrée. Stop. Son: Puissant. Stop. Intérêt du skeud: Important. Stop.

Terrrrrrminé.

Pour la suite des événements et de la carrière du groupe, deux alternatives paraissent se dessiner: la première, délicate, est de persévérer sur le chemin de cette démo en s’exposant à une rude concurrence dans le créneau, prenant ainsi le parti de proposer une musique efficace, in your visage, à l’énergie communicative, et de s’imposer à coups de tournées, comme c’est le cas pour le groupe actuellement (France, Italie, Slovénie, Autriche, Allemagne, Belgique… Impressionnant!!), minimisant cependant les risques d’échec vue la côte de popularité élevée du genre à l’heure actuelle; l’autre perspective qu’Emergency Bloodshed peut explorer, non dénuée d’intérêt, consisterait à se construire une destinée plus personnelle encore, en incorporant d’autres influences, d’ailleurs ressenties sur certains riffs entendus sur ce 6 titres, et confirmées sur leur page web (Converge,  Poison the Well, Norma Jean…)

 

 Quoi qu’ils décident, nos lillois démontrent de toute façon un réel potentiel et on ne se fait pas trop de souci quant à leur avenir… On attend donc avec impatience et curiosité leur premier LP!! A noter également qu’hormis Aimless, E.R. a composé 5 nouveaux titres dont 4 vont atterrir sur un « three-way split cd » avec No End in Sight et Devil May Cry, sur Pray For Nothing Records, sachant que ce bel objet sort… Demain!!

Vous êtes prévenus...

www.jamendo.com/fr/album/4400

www.myspace.com/emergencybloodshed

(site web en construction: www.emergencybloodshed.com )

www.myspace.com/noendinsightmetal

www.myspace.com/devilmaycryhc

www.myspace.com/prayfornothingrecords

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 16:08

                                              

                                   Az / 2006

 

Autant le dire tout net, le 1er album de Grand Corps Malade est une de mes grandes révélations de ces dernières années. Ayant toujours eu de récurrentes velléités d’écriture, c’est, par la plus grande des coïncidences, quelques semaines après avoir lancé mon blog de textes ( http://grankadmaleur.over-blog.com , hop, ça c’est fait) que j’ai découvert les textes, la musique et l’univers de Grand Corps Malade, un monde fait de sensibilité, de pertinence, de talent, de passion, d’inventivité, de confiance en soi mais aussi de persévérance et d’humilité. Figure de proue du mouvement slam en France, en compagnie d’autres artistes/amis, membres pour la plupart du collectif 129H, Fabien, de son vrai nom, transporte sur ce Midi 20 cet exercice de style avec sa verve et sa voix, avec aussi quelques transgressions des règles originelles des concours de slam: addition d’un accompagnement musical -majoritairement composé par son ami S Petit Nico- et dépassement, par moments, de la limite de trois minutes par texte. Vers la fin de l’album, vous avez d’ailleurs l’occasion d’entendre le très populaire "Ma Tête, mon Cœur et mes Couilles" présenté en version live et en format slam, c’est-à-dire a capella; cela vous donne la possibilité de vous rendre compte que le résultat est aussi probant que pour les textes/chansons qui précèdent. D’un autre côté, cela force encore plus le respect puisqu’ici l’artiste est seulement jugé sur sa voix, sa diction et, bien entendu, ses textes. Pour revenir à cet album dans sa globalité, il est nécessaire de préciser qu’en plus de la force de ses écrits, que nous évoquerons plus tard, Grand Corps Malade possède un atout considérable: sa voix, chaude, grave, puissante, charismatique, évocatrice… Très agréable donc, et déterminante dans l’arsenal artistique du natif de Saint-Denis. Tour à tour vindicatifs, apaisés, mélancoliques, détachés, son ton et son timbre font vivre ses poèmes et confèrent à sa voix un rôle d’instrument à part entière. Des instruments, on en compte d’autres sur ce Midi 20: du piano (surtout), du violon, du clavier, de la guitare, des percussions (…) Très réussie, la musique supportant les textes déclamés s’avère être, indubitablement, un ingrédient prépondérant du succès massif de cet album (500 000 exemplaires vendus à ce jour). Globalement mélancolique, notamment lors de l’utilisation du piano, le spectre musical de Midi 20 s’oriente parfois vers des sonorités plus jazzy. Ne restait plus à Fabien (et ses quelques invités ponctuels: Rouda, John Pucc’ Chocolat, Sancho…) qu’à boucler la boucle avec, en somme, l’essentiel: les textes. Des textes qui, disons-le clairement, justifient amplement la gloire actuelle de ce brillant représentant de la famille slam. Il est, en effet, parfaitement compréhensible, à la vue des écrits proposés, que le nom de Grand Corps Malade ait fait irruption sur la scène médiatique française tel un véritable pavé dans la mare. Alliant avec subtilité qualité technique d’écriture -métaphores, jeux de mots, ironie, rimes, etc-  et intérêt des histoires contées, les récits de Fabien et son fluide phrasé nous emmène dans un inoubliable voyage au départ de Saint-Denis et à destination des cieux, en passant par une mosaïque de lieux concrets ou oniriques. A travers des thèmes fédérateurs et universels comme l’ambition, l’amour, la tolérance, la volonté, la vie qui s’écoule sous nos yeux et qui réclame que l’on se bouge pour la faire vibrer un peu, qui partagent l’affiche avec des sujets plus personnels -les handicapés, Saint-Denis, le slam...-, le tout récent vainqueur de deux Victoires de la Musique –trophée qui, d’accoutumée, n’est pas toujours gage de qualité mais qui, pour le coup, porte magnifiquement son nom– a réussi à développer un réseau de salves poétiques parfois drôles, parfois tristes, parfois graves, parfois plus légères, mais, en tous cas, toujours intelligentes et judicieuses. Ce réseau, une fois construit, revêt à la fois l’allure d’un monde homogène et d’un assemblage multicolore au sein duquel chacun d’entre nous peut se reconnaître, s’identifier, trouver sa place. La générosité  et l’altruisme déployés au fil des morceaux sont tellement tangibles qu’on ne peut que se sentir à l’aise pendant cet inoubliable trajet, qui n’a finalement qu’un seul défaut: si on admet sans problème qu’il fallait à ce Midi 20 un commencement, était-ce absolument nécessaire qu’au bout de ce qui ne nous paraît qu’une poignée de minutes, cette belle aventure ait un terme?

 

 

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:32

                                                        

                             

                              Autoproduction / 2006

Etant donné l'étendue de l'interview qui complète cette chronique, je vais tâcher d'être concis à propos de cette oeuvre qu'est Intersections. Sachez simplement que si vous êtes mélomane, vous risquez d'adorer cette odyssée versatile, éclectique et extrêmement riche, et que si, en plus, vous êtes cinéphile, Elvin Road va tout simplement vous passionner et vous impressionner. Sans me positionner de quelque côté que ce soit, si ce n'est de celui de l'objectivité, force est de constater que la musique d'Antoine est très inspirée et novatrice, ses influences ayant été finement assimilées, pour un résultat apportant réellement de nouvelles pistes, au propre comme au figuré. Des parties les plus calmes, planantes, oniriques, aux passages les plus pêchus et rentre-dedans, avec, au milieu de tout cela, des plans mid-tempo très entraînants, rien n'est laissé au hasard ni négligé, et la musique d'Elvin Road représente un superbe produit fini à l'esthétique soignée mêlant grand éclectisme musical et B.O. de films potentiellement plus divers les uns que les autres. L'accroche: "When rock and films fuck together"... Le résultat: mission accomplie! Et brillamment avec ça. Cerise sur le gâteau, les moyens mis en place ont été à la hauteur des ambitions artistiques d'Antoine, les musiciens sollicités très compétents, la production clinquante. On l'a déjà dit dans le compte-rendu de l'entrevue mais c'est sympa de le rappeler: vous serez heureux d'apprendre -cela va même faire frémir les plus métalliques d'entre vous- que les parties les plus saturées ont été réalisées avec l'aide d'un ami légendaire nommé Mesa Boogie. Attendez-vous à du lourd, donc. Mis à part cet aspect, intéressant mais réducteur, d'Intersections, sachez également qu'il n'y a pas de paroles et de toutes façons très peu de chant (mais c'est très réussi quand on en entend!) L'auditeur est placé au centre de l'expérience et c'est à lui de se construire son propre univers par rapport à ce qu'il entend, c'est-à-dire une succession envoûtante de plages au cours desquelles guitares et claviers prennent le pouvoir à tour de rôle pour exprimer divers sentiments, très énergiquement ou de façon plus posée voire mélancolique; on imagine tout à fait l'évolution d'un film avec du suspens, des drames, un dénouement... 

Voilà! Il ne vous reste plus qu'à foncer emprunter la route d'Elvin, sans oublier de lire le compte-rendu de la rencontre avec Antoine...
Procurez-vous -en cd ou numériquement- cet album, vous ne le regretterez pas!

www.myspace.com/elvinroad

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 22:10


                                                                    

                                                    2006/Roadkill

Eh bien, "Zero"...


"Zero" serait à peu près le nombre de mauvaises choses que je dirai à propos de ce cd! Le seul point négatif pour moi serait que le plaisir n'a pas assez duré! Arf, ce n'est qu'un EP. Zero, qui nous vient d'Angleterre, nous propose ici une intro suivie de 4 morceaux pour un peu plus de 17 minutes, qui ont nettement suffi à réveiller mon esprit rock'n'roll le plus pur, endormi depuis bien longtemps!

Ce Darker Days, quelle claque! Tout au long de cet enregistrement datant de 2006, ils ont réussi à me convaincre qu'ils sont maîtres dans leur style! Ils nous proposent un power métal à la Pantera agrémenté d'un groove assez stoner auxquels viennent s'ajouter des éléments thrash/hardcore (notamment quelques passages à la Testament).

Tous les moyens utilisés ici parviennent à apporter un côté burné à leur musique, plus précisément dans un morceau comme "Nightmare" (mon préféré) où, par moments, ils me rappellent un groupe comme Accusser! Le batteur frappe comme un beau diable, les riffs de guitare nous entraînent  vers les plus maléfiques Enfers et la voix, proche de celle de Phil Anselmo, capte efficacement notre attention et nous aide à faire ressortir notre côté le plus sombre!

Un autre morceau-clé est celui qui vient mettre fin à ce plaisir malheureusement trop succinct : "Race for Pride(Pride for Race)"? Celui-là, j'espère sincèrement l'entendre/le voir un jour sur scène! C'est un peu le genre de morceau qu'il fait bon écouter le matin sous la douche ou alors en rentrant chez soi après une putain de journée de travail acharné!

Sur ce morceau, on imagine aisément un bon gros pogo général à l'origine d'un joyeux bordel! Donc, si vous voulez de la musique bien couillue, un bon gros truc rock'n roll qui vous épuisera les cervicales, eh bien vous devriez aller vous chercher quelques bonnes bières ou une bonne bouteille de whisky, mettre ce cd dans votre lecteur et pousser le son à fond! Tant pis pour les voisins!

Pour conclure, je dirais que Zero serait la note que je mettrai sans appel à celui que je surprends à ne pas headbanguer à l'écoute de ce cd !

www.myspace.com/whiskymetalandsex  

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 22:05

                                      

                                             2003/Vomitcore Music

5 morceaux/8:50
1.Highnoon 2.Hookworm 3.Butcher 4.Stillborn 5.Raining Glass
www.watchmeburn.com

Amis lecteurs, vous voulez votre bonne grosse dose de brutalité? Faites donc la queue et servez vous à volonté en Watch Me Burn, dont j’ai reçu la galette suite au contact effectué par le biais de Myspace {Merci Myspace}, et qui se déchaîne sur celle-ci pendant 5 titres pour un peu moins de 9 minutes… Inutile donc de s’attendre à un groupe de progressif!Bien au contraire! Tout au long de ce mini cd, le groupe nous montre son potentiel bien efficace dans un registre assez étendu quelque part entre le sludge, le grindcore et le crust… Sévèrement burné! [Note de Sacha: et pourtant!!]  Un parfait mix de lourdeur et de violence aussi hystérique qu’enragée! L’originalité du groupe se situe surtout dans les  vocaux très haut perchés assurés par une demoiselle… eh bien, contrairement à ceux de Nightwish ou autres choses tout aussi mielleuses, la demoiselle s'en donne à coeur joie et nous en met plein la face par son chant haineux et torturé, quelque part entre Today is The Day et Bongzilla! Par ailleurs, on note de bonnes mélodies, qui peuvent parfois paraître basiques mais qui s’avèrent tout de même bien efficaces! L’auditeur en a pour son compte!
Mention spéciale aux morceaux "Hookworm" et  "Butcher", véritables hymnes pour les plus pogoteurs d’entre vous! On retiendra aussi le morceau "Stillborn" et son côté légèrement épique et mid tempo ajouté à ce côté hypnotique/"sludgy", entre mélodies accrocheuses et rouleau compresseur droit dans la tête!

Mini cd ultra efficace donc, à la fois porteur d'un "pachydermisme" ultra-lourd et d’une explosive énergie... Qui pourrait convenir à merveille aux fans de Today is the Day, His Hero is Gone, etc… Après écoute de ce cd éponyme, on a qu’un seul désir: Voir Watch me Burn en concert car ils doivent mettre le feu sur scène !!!

www.watchmeburn.com

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 22:01

Musea Records / 2006

Dans la famille "Barréfromfrance", je demande ceux qui ajoutent un petit côté "Orchestre du Splendid" à leur métal déjà bien déjanté qui n'avait pas besoin de ça, croyez-moi. Au risque de me répèter, je vous demanderai également de me croire si je vous dis d'entrée de jeu -oui, on jouera à Alfred Hitchcock (quelqu'un qui soit dit en passant a bien fait de ne pas naître français au vu de son tendancieux patronyme) plus tard- qu'une fois de plus, le tout sonne incroyablement bien, puissant, varié, original, bref, la totale, ils ont même eu le bon goût de ne pas oublier les cacahuètes pour faire passer l'ensemble comme une lettre à (René) Lacoste. Et ils ont un nom, ces fantaisistes? Sebkha-Chott, il paraît. Nous voilà bien avancés... N'empêche, avec ce mélange de... euh, beaucoup de choses en fait, ce disque nous envoie au tapis avec son extraordinaire éclectisme et la façon peu commune dont cet éclectisme parvient à se matérialiser concrètement en une musique évidemment riche, ultra-diversifiée, une mosaïque d'influences parfaitement digérées qui permet à l'auditeur d'aller de surprise en surprise et d'en vouloir toujours plus, tout en se demandant ce que ce groupe peut bien encore lui réserver -cette fois éventuellement, nous pouvons nous permettre d'évoquer notre ami Alfred (et son sexe qui le démange) pour ce qui est du suspense. Dans la horde -bienvenue!- de groupes novateurs qu'il nous est donné d'entendre ces derniers temps, la particularité majeure qui peut être dégagée s'avère être, outre le découpage en 48 plages -ha ha ha désolé pour cette auto-esclaffade mais je viens de me rendre compte que chacune commence par un nom de plage, ce qui nous donne quand même un morceau 36 dont le nom commence par "Berck/Plage"!!!- pour un total d'un peu moins de 70 minutes, la prédominance du chant en français, avec un grand nombre de parties de chant lyriques, assez captivantes car majestueusement effectuées et s'inscrivant dans un véritable schéma narratif dont la logique, pas forcément évidente aux premiers abords, se dessine naturellement au fur et à mesure que la folie musicale de Sebkha-Chott nous emporte. Nous voilà donc face à face avec un drôle de disque, au sein duquel cette véritable fanfare mélange avec bonheur métal (du bien plombé à l'extrême arrache-tête), musique espagnole, variété française (enfin... pas n'importe laquelle!), reggae, salsa, jazz, disco et autres (je ne vais pas tout vous dire, non madame je ne fais pas partie de cette famille qui raconte la fin du Sixième Sens ou qui vous donne le score du match que vous avez enregistré, je laisse de la place pour l'imagination et la découverte, moâ), pour le bonheur de l'auditeur si celui-ci aime être bousculé, chahuté, que dis-je, brinquebalé d'un point à un autre sans ménagement. "Le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite?" Pfff... Rangez-moi ça au placard, ce genre de formule n'a pas sa place dans le monde d'entertainers tels que les Sebkha-Chott!! Premièrement, pour joindre un point A et un point B, eux préfèrent passer par tous les autres points de l'alphabet (plus les signes de ponctuation, tiens ça vous fera les pieds!) Deuxièmement, cette troupe de l'au-delà (des frontières musicales) ne cherche pas à faire court de toute façon, elle semble tellement s'éclater à nous divertir et à partir dans ses délires musicaux qu'elle pourrait, a-t-on l'impression, jouer inlassablement pendant des heures et des heures. Seulement, ce doit être épuisant, physiquement mais aussi (surtout?) nerveusement! Très théâtrale, l'entité qui nous propose cette bonne heure de détente (?) se compose de huit membres et ne demande assurément qu'à être vue en live pour se rendre compte de l'ampleur du mal qui les frappe et de la maestria de leur démarche. Que reste-t-il à ces pourvoyeurs de "Mekanik Metal Disco" à obtenir pour arriver au stade de leurs glorieux aînés Zappa, Magma, Mr Bungle, Fantômas ou Fishbone? A part la gloire, justement, difficile de dire. Toujours est-il que le jour du Jugement Dernier, si vous voulez partir sur une bande-son appropriée mais pas forcément glauque, ne vous y trompez pas, inutile de chercher plus loin: on la tient bel et bien, notre véritable Salsa du Démon!

www.sebkhachott.net

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 16:51

autoproduction / 2006

Voilà donc la première production de nos amis audomarois de Nohnayme, une bande de djeunns fort sympathiques basée à Blendecques et avec laquelle j'ai eu le plaisir de partager deux affiches lorsque je jouais avec Netfastcore. Quid donc de la version studio de leur musique? En live, le groupe est impressionnant par l'énergie déployée par chacun de ses musiciens, les deux chanteurs assurant parfaitement la communication avec le public, affichant une forte proximité avec celui-ci. Leur "néo-core" recueille beaucoup de suffrages et provoque pas mal de remous dans le pit.  Qu'est ce que cela donne sur ce Silence Hurlant? Tout d'abord, pour terminer le parallèle avec le live, on note une similarité au niveau du son, à savoir de la puissance  mais aussi un côté brouillon largement compréhensible et excusable pour une jeune formation de 7(!) membres -et donc autant d'instruments à mixer-, au budget forcément pas illimité et qui, en fait, propose avec ce 9 titres d'une petite demi-heure un instantané de sa musique telle qu'elle est en ce moment, en attendant une échéance plus importante, c'est-à-dire l'enregistrement d'un album pour l'été 2007. Une fois cet aspect assimilé, on peut se lancer dans cet EP et se prendre les salves de Gils et Moon, riffeurs en chef, qui ne se privent pas pour nous distiller des parties très intéressantes et variées. Le style du groupe se dévoile au fur et à mesure que les pistes s'égrènent, on découvre ainsi un hardcore/métal rentre-dedans, dans lequel on reconnait certaines influences mais qui au final se montre désireux d'affirmer sa propre personnalité, avec un chant en français s'il vous plaît, une initiative délicate qui force le respect et qui prouve, si besoin était, la volonté de Nohnayme de se démarquer de la meute et d'évoluer dans sa sphère personnelle. Les deux hurleurs, à la voix bien écorchée (Tomtom) ou gutturale à la façon d'Arno de Black Bomb A (Ludg), se complètent avec efficacité pour apporter rage et dynamisme à l'ensemble. Les deux compères savent également calmer le jeu et passer en mode voix claire lors de passages plus tranquilles, ce qui permet de s'attarder sur les paroles et de découvrir les textes engagés ou introspectifs du septette, ayant pour thèmes la défense des animaux, les rapports entre ados et parents ou encore les enfants victimes de pédophiles (les paroles n'étant pas encore dispo sur le site du groupe ni dans le livret, nous en saurons plus avec l'interview du groupe). Sur ce plan, dans la catégorie "J't'arconnos t'es d'min coin!", les passages en français nous rappellent parfois leurs aînés audomarois d'Obscuration, qui avaient notamment enregistré un titre avec Stéphane Buriez en guest. Exercice périlleux, le chant clair en français est effectué avec soin et sans fausse note; espérons que le groupe poursuive ses efforts dans cette voie pour donner encore plus d'intérêt à l'exercice en question et pour faire passer ces parties vocales du statut d'intéressantes et prometteuses à celui de remarquables. Globalement, le "néo-core" de Nohnayme, mélange de néo métal (sans les rythmiques sautillantes bardées de "Jump! Jump!") pour certaines parties de chant et certaines rythmiques plus mid-tempo, de hardcore pour les parties plus agressives et de métal à vocation originale (d'ailleurs on reconnaît l'ombre de nos boulonnais de Tronckh, avec qui Nohnayme a également joué, lors du morceau d'ouverture), remplit sa mission en proposant 9 titres riches, puissants et variés qui prennent tout de suite l'auditeur à la gorge et ne le relâchent que 27 minutes plus tard. Le produit final est de fort belle facture, les compositions sont inspirées et bien exécutées, à 100 à l'heure ou parfois de manière plus saccadée, ce qui profite à cet EP en l'empêchant d'afficher des titres trop ressemblants. Indéniablement, on sent que le groupe a encore une grosse marge de progression, avec un effectif si fourni, donc une capacité de composition très ouverte et très large. La composition, comme nous l'avons souligné au début de cette chronique, c'est ce à quoi les Nohnayme s'emploient tranquillement en ce moment, ils vont donc, à n'en pas douter nous pondre quelques bombes d'ici à l'été 2007. Avec une grosse production mettant en avant les nombreuses qualités du combo (ouuuuuuuh quel vocabulaaaaaaire!!), nul doute que Nohnayme parviendra vite à se faire repérer et à se faire... un nom!

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