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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 00:13
KROKODIL DENTAL PLAN-'S/T Ep'

M&O MUSIC/2019

 

 

Passage en région parisienne avec cette première galette de Krokodil Dental Plan sortie en 2019 proposant cinq titres d'un bon gros rock'n'roll bien gras qui sent bon le whisky et les diverses ambiances enfumées.

 

Cinq véritables appels à tracer le bitume, cinq morceaux du diable tellement accrocheurs sont injectés et empruntent quelques sentiers parfois plus punk et d'autres plus stoner'n'roll.

 

On se laissera happer par l'énergie communicative d'un titre comme « Stockholm Syndrome » mais aussi par ses mélodies riffesques bien entêtantes et ce chant rockailleux qui fout la pêche.

 

Appuyons aussi sur le travail des soli s'avérant efficace et prenant toute son importance dans le style proposé.

Ces soli sont posés haut la main et collent complètement au dynamisme de Krokodil Dental Plan.

 

Nous avons deux schémas sur ce skeud : « Free Fire », « Take It » et « Stockholm Syndrome » sont les morceaux les plus rock'n'roll et énergiques au niveau tempo alors que « Piss Me Off » et « Bird Of Prey » se présentent sous une forme plus nuancée et mid-tempo avec cette touche stoner sur « Bird Of Prey ».

 

Une belle entrée en matière des rockeurs de Meaux qui aiment quand l'auditeur met l'doigt (Ndlr :facile oui!) dans la prise pour se prendre une bonne décharge de rock'n'roll.

Le combo a depuis sorti un second Ep, celui ci en tout cas ne déçoit aucunement en matière d'accroche

https://www.facebook.com/krokodildentalplan

 

Hugh Grunt

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 00:14
FEED THEM DEATH-'Panopticism: Belong/ Be Lost'

VOIDHANGER RECORDS/2020

 

 

Pour cette chronique, nous retrouvons un projet déjà paru dans nos pages et ayant laissé une forte impression, j'ai nommé : Feed Them Death.

 

Fort d'un premier album qui proposait déjà un brutal death grind des plus détonants, Void, chef d'orchestre de Feed Them Death que l'on a aussi pu connaître dans le combo italien Antropafagus, s'est accaparé quelques sombres esprits en featuring pour apporter encore plus d'ambiance dérangée à son art.

 

On y retrouve donc toute l'énergie dévastatrice du 1er album avec une touche encore plus oppressante mais néanmoins accrocheuse avec par exemple de très bonnes ambiances mélodiques comme sur « Apologue Of Descent ».

Le travail rythmique y est fou, les blasts déroulent, les vocaux alternent toujours cette voix death ultra gutturale à un chant plus black.

 

Nous parlions d'oppression ; « For Our Insolent Death » en est le porte drapeau avec son ambiance presque doom/sludge aux mélodies dissonantes ici puis lourdes à d'autres instants.

 

Cette oppression s'affiche sous une forme plus noisy/ ambient sur « Prescience/Evokism III » avec cette mélodie de guitare qui se répète, hypnotisant l'auditeur puis des notes de violons stridentes ainsi que des samples qui laissent place à un ressenti maladif dérangeant.

 

« Break The Infi-Nite » en impose également, se faisant riche en changements rythmiques complètement fous, proposant des passages blastés ultra bourrins puis d'autres plus punk/grind, et une vélocité énorme et toute aussi dérangée.

 

Un concentré déjanté de rage opère aussi votre malaisance avec « Dead Is Better » où les riffs déchirent à l'extrême alors que la batterie et les chants vous ensevelissent sous un amas de ruines tant l'ensemble vous explose en pleine face.

 

Un second album terrible de brutal death/grind schizophrénique, Feed Them Death reprend sévèrement là où il nous avait déjà laissé gravement atteints.

Depuis, un Ep est sorti et l'opus à suivre est déjà sur le point de voir le jour.

Autant dire que Void se plaît à brutaliser nos frêles esprits.

Du lourd, catchy et violemment addictif, à ne pas mettre entre toutes les oreilles sauf si vous souhaitez la désintégration des non avertis.

 

https://www.facebook.com/feedthemdeath

Hugh Grunt

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 23:13
BESTIALORD-'Black Mass Wedding'

GRIMM DISTRIBUTION/2019

 

C'est maintenant un combo américain qui arrive dans nos pages avec cet album « Black Mass Wedding » sorti en 2019 chez Grimm Distribution et le moins que l'on puisse dire c'est que Bestialord propose un death metal ultra accrocheur aux variantes heavy doom rock.

 

Le combo met en avant un côté très groovy sur la rythmique mais aussi sur les riffs catchy.

 

N'attendez pas un death ultra technique mais comptez plutôt sur un death certes plus basique mais qui pousse au headbang dans le bon esprit.

 

On pensera automatiquement à Metallica sur des morceaux comme « Coven Of The Dead » ou encore « Now It Begins » avec leur mid tempo entraînant, les soli bien balancés et toujours ce côté groovy doomy rock.

On appréciera les nappes de clavier sur « Now It Begins » qui posent un esprit plus atmosphérique sur les refrains.

 

Un côté doom seventies démarre « Magna Mater » avant d'embarquer sur cette ligne conductrice de l'album mid tempo chauffant les cervicales.

 

S'en dégage un petit quelque chose à la « Swansong » de Carcass (notamment au niveau du chant) en certes plus simpliste mais proposant ce même sentiment addictif dans une exécution très bien ficelée.

 

Nous pourrons parler aussi de « Writhe With Serpents » qui dégage une aura plus brute que les autres avec le démarrage doublé niveau tempo, ses bonnes variations rythmiques aux breaks efficaces.

« Black Mass Wedding » est un album qui saura trouver un public large tant l'accroche de leur death/doom/rock se fait de manière naturelle.

 

Bigrement catchy !

 

https://www.facebook.com/Bestialord93

 

Hugh Grunt

 

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 22:35
THORNS OF GRIEF-'Anthems To My Remains'

SATANATH RECORDS/ DYING SUN RECORDS/2019

 

 

Un petit détour sur les passages de la désolation s'impose avec Thorns Of Grief, projet de Pologne qui propose cinq morceaux assez longs ancrés dans une profonde mélancolie puis une instrumentale :  « A Longing » au piano qui dépeint déjà complètement le tableau général en matière de non optimisme.

 

Ce premier album est le fruit d'une collaboration entre Satanath Records et Dying Sun Records datant de 2019.

 

Un death très caverneux et doom à souhait émane de « Till Our Rebirth ».

Le tempo alterne un death poisseux et un doom à son apogée, un sentiment d'oppression et d'anéantissement s'emparent de l'auditeur.

Riffs lourds comme incisifs, vocaux death malsains et nappes de clavier savent imposer un aspect très lugubre.

 

Les amateurs du genre seront en émoi sur les divers passages breaks qui prennent aux tripes allégeant l'ambiance tout en y conservant cette touche dérangeante.

 

Nous avons cet esprit à l'ancienne que l'on retrouve chez les pionniers du funeral doom/death Evoken, cette lente descente abyssale maladive et pessimiste à foison.

 

L'album s'avère des plus obscurs, les lourds riffs vous plombent l'atmosphère, le chant caverneux s'allie à un autre plus black et nuisible, les claviers vous transportent alors que les rythmiques se chargent de creuser votre sépulture.

 

Très sombre mais appréciable.

Amateurs d'oppression doomesque à l'ancienne, vous voilà servis.

 

https://www.facebook.com/thornsofgrief

 

Hugh Grunt

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 23:48
LUNEEGONDE-'Fables de pitié'

AUTOPRODUCTION/2019

 

 

Permettons nous un petit détour dans le Boulonnais avec un album un peu particulier, œuvre de Guillaume Dallery qui a su se forger une sacrée expérience au gré de divers groupes (Black Dust, Sweet Gorers, Belenos, Ondéelune, Letters Written On Dead Leaves...) et continue à exercer son art avec beaucoup de verve en véritable stakhanoviste.

 

Pour l'album du jour, le gaillard a ressorti en 2019 des morceaux des vieux placards puisque datant de 2007.

Ne les ayant pas encore mis au grand jour depuis, il vous faudra vous attendre à un monde barré très electro voguant sur plusieurs horizons du style puis des passages plus posés, planants, d'autres mélancoliques puis d'autres diaboliquement violents.

 

Comme dans beaucoup de ses projets, on reconnaît des touches mélancoliques tant sur la voix que sur les mélodies.

 

Je pense ici par exemple à « Gloves Made Of Water » qui propose un trip hop 'doom' avec des passages electro décalés à la Das Ich, l'ambiance reste inquiétante et le chant joue sur plusieurs tableaux : suave, plus pincé, guttural et lyrique. L'ensemble est théâtral à souhait.

 

Je pense également à « The Daughter Of Elements » où le désarroi s'allie à d'autres humeurs.

L'interlude folk augmente l'atmosphère calme et posée alors que la rythmique se pose de plus en plus lourde.

 

Sachant que ce projet a vu le jour avant Ondéelune, on peut se dire que ces deux morceaux auraient pu être de l'aventure pour ce futur projet.

 

L'oeuvre, en plus de cette touche mélancolique possède une certaine folie, tel un exutoire lorsque notre intérieur bouillonne et que le besoin d'hurler se fait imminent.

 

L'aspect théâtral s'avère balaise.

Prenez l'intro du morceau « Le Journal de Dieu » qui se passe dans une ambiance de vieux film d'horreur (un peu à la Notre Dame) symphonique avant de partir sur un trip electro breakcore bien barré à la Autechre.

Les nappes de claviers peignent une ambiance magistrale mais inquiétante, des nappes de grattes bien saccadées interviennent et cette rythmique toujours démente est appuyée d'un chant de damné avec ce quelque chose qui rappellera Dodheimsgard.

Le morceau est complètement fou : on passe d'un breakcore black barré d'une violence certaine à quelque chose de plus trip hop.

L'auditeur traverse un panel d'humeurs incroyable en un morceau à l'exécution spectaculaire comme sur « Old Enough To Be Forgotten » qui se fait très touchante comme « The Weather Will Be Grey ».

 

Chapeau aussi à « Return To Your Childhood Mode » et ce début electro oppressant et sombre également qui en fait le titre de plus inquiétant de l'album.

 

De la folie à revendre sur la courte et brutale « Plus rien... ». Black metal violent et pessimiste où le chant déclame d'une hargne déchaînée, ce morceau est un véritable concentré de haine explosive.

 

Vous serez touchés aussi par l'excellente orchestrale « Les Ténèbres de L'Harville » qui aurait pu trouver place dans un film de Tim Burton.

 

Lunéegonde a su produire une œuvre poignante où chaque titre est une histoire constituée d'idées et d'expérimentations très riches.

Il sait produire de par les multiples facettes black, electro, gothique un résultat aussi intéressant qu'explosif.

 

https://www.facebook.com/Lun%C3%A9egonde-270782976825973

Hugh Grunt

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 22:19
DEGRAGORE-'From sin To redemption'

 

Satanath Records/Metal Ör Die Records/Rebirth The Metal/2018

 

 

Une nouvelle co production de chez Satanath Records arrive dans nos pages avec cet album des brutes hongroises de Degragore.

 

Ce qui nous est proposé ici saura rassembler tant les amateurs de slam death que certains adorateurs du mouvement black metal pour ce qui est des ambiances malsaines et passages percutants.

 

« Newborn Sacrifice » par exemple regroupe une voix ultra gutturale , du blast bien énervé puis du riff assez black voire même rock agrémentés de samples malsaints dès le départ.

 

On retrouve le côté evil du black metal dans les riffs de « Cannibal Priest », et son intro trompeuse qui laissait présager un morceau plus 'core' alors que la gutturalité, elle, est toujours caverneuse.

 

Des gras gore titres poursuivront et accrochent toujours comme « Book Of Sin » qui alterne une puissance blastée puis du passage plus lourd et mid-tempo aux riffs graves intégrant un solo.

 

« Down To The Cellar » démarre sur d'atmosphériques mais lugubres et fantomatiques nappes de clavier avant de venir slammer lourdement avec des variations plus mid-tempo.

Rythmique éléphantesque et riffs en béton posent quelque chose d'ulta-lourd et c'est dans cette ambiance putride et nauséabonde que se déroule l'album.

 

Parvenant à mixer le slam/death bien lourd aux riffs et rythmes plus black metal, Degragore parvient à proposer quelque chose de très intéressant qui, certes pourra paraître encore dur d'accès aux non-initiés des genres.

 

On pourra encore mentionner « Forgive Me... » et ce début au riff hypnotique enchaînant ensuite sur une ambiance plus lourde et groovy.

 

Degragore ravira les amateurs de mélange de genres, ici le slam/black sait apporter une accroche certaine.

https://www.facebook.com/degragore

Hugh Grunt

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 23:46
SIGMA EPSILON-'Svi putevi Vode Do Smerti'

MINER RECORDS/2019

 

 

Pour la chronique à venir, nous nous rendrons en Serbie pour évoquer le 1er Ep du combo Sigma Epsilon sorti en 2019.

J'en appelle alors aux amateurs de bon thrash/speed/heavy à venir se ravitailler à cette agréable source.

 

Le disque me fût envoyé par mister Fab que nous avons pu connaître pour avoir géré Infernö Records et Bleed Records et s'il y a bien ici un lien, c'est que nous retrouvons dans ce combo à la guitare Aleksandra, la chanteuse guitariste de Jenner (signés alors chez Infernö Records).

 

Les quatre titres proposés feront plaisir aux nostalgiques des riffs bien saccadés, des breaks épiques et tout simplement de headbanging.

 

Prenez un titre comme « Trofej », thrash à souhait où le chant heavy se voit accompagné d'un chant plus guttural.

C'est super entraînant, les paroles sont chantées en serbe et l'on se laisse aisément imprégner par le côté ô combien accrocheur des 4 titres.

 

Le travail est bien fait, les riffs sont catchy et les soli apportent un côté très épique.

 

On mentionnera également « Zaborav » et ses riffs d'intro aussi terribles qu'inarrêtables ainsi que les divers breaks où vélocité puis technicité sont au rendez vous.

 

Une très bonne expérience vécue à l'écoute de ce premier effort, une bonne découverte qui pourra plaire également aux amateurs de combos comme Phrenetix (que nous retrouverons dans nos pages prochainement).

 

https://www.facebook.com/sigmaepsilonserbia/

 

Hugh Grunt

 

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 23:40
VEHEMENTOR-'Dungeons Of Grotesque Symmetry'

SATANATH RECORDS/MURDHER RECORDS/2019

 

 

Aujourd'hui, présentons une coproduction entre nos fidèles Satanath Records et Murdher Records qui nous emmènent faire un tour en Macédoine avec cet album du groupe Vehementor.

 

Neuf titres sont proposés ici et le style balancé est un death metal ultra groovy et plutôt actuel avec de bonnes mélodies accrocheuses.

Rien de brutal en soi, on reste sur un mid tempo dominant mais un death ambiancé et dominé par un groove efficace.

 

On aura un peu d'old school avec le premier morceau « Reaper » et cette intro qui ne sera pas sans rappeler Carcass période Swansong.

On est avec ce morceau sur quelque chose qui allie rythmiques saccadées et d'autres plus liées. Une voix death bien gutturale avec un flow bien utilisé.

 

Cet album s'écoute aisément d'une traite, proposant aussi des variations ici et là.

Pour exemple sur « Notorious » très mélodique et éthérée qui ne sera pas sans rappeler un combo comme Dark Tranquillity.

 

Chapeau aussi en matière de groove à « Lay Low Stay Down » qui balance à tout va. Plus dansant que ça tu meures. Des petites accélérations ici et là qui font plaisir, un groove présent également dans le chant, un petit solo des familles qui twiste, en bref, le morceau le plus accrocheur de l'album (selon votre serviteur).

 

 

L'ensemble se passe sans accroc, Vehementor ravira avant tout les amateurs de metal actuel.

 

Je pense par exemple au morceau qui clôt l'album « Burden », ultra carré, efficace qui n'est pas sans rappeler Gojira au niveau de ce côté technique et lourd.

 

Un bien bon album ici, pour tous ceux qui veulent se procurer du groove en ces temps difficiles et austères.

 

https://www.facebook.com/VEHEMENTOR-558208834224949

 

Hugh Grunt

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 23:19
CONCEIVED BY HATE- 'Putrid Realms Of The Occult'

SATANATH RECORDS/MORBID SKULL RECORDS/ 2020

 

 

Ce que l'on aime chez Satanath Records, c'est qu'il parvient à nous faire découvrir des groupes de destinations variées du globe, nous permettant de nous intéresser à des destinations sur lesquelles on ne met pas assez de lumière.

 

Aujourd'hui, c'est une sortie en collaboration avec Morbid Skull Records dont nous allons parler, et c'est au Salvador (là où on en rit) que nous poserons nos valises avec un combo qui porte bien son nom Conceived By Hate tant le death metal rugueux et à l'ancienne qu'il nous propose est empli d'une haine qui tâche.

 

Neuf titres sont proposés dans une ambiance poisseuse mais néanmoins mélodique à souhait où l'ont sent aisément que les gaillards ont mis du death scandinave à l'ancienne à la Entombed, Dismember ou encore Grave.

 

On y retrouve ce son typique de gratte scandinave, le gras, le gros, le crasseux mais surtout le massif.

Car oui, à l'exception du morceau de fin « Cipreses Funebres » qui apaise les tensions sur un arpège très posé et mélodique, c'est une véritable chape de plomb qui immobilisera tous vos membres.

Les gutturalités sont assez axées black alors que les grattes vrombissent et tabassent avec lourdeur au gré de la rythmique qui elle non plus n'est pas en reste niveau dégommage de crâne.

 

Prenons « Centroamerica Bellica », l'un des 4 titres chantés en espagnol, on se prend une gifle sur tout le déroulement des opérations et l'on appréciera ce break hypnotique avec ces notes répétitives appuyées par des riffs plus costauds.

 

« Corpsetellations » plaira énormément aux fans d'old school, avec ce début death doom des familles puis cette mélodie qui transite régulièrement. Le morceau alterne entre ce passage doom bien lourd et un passage plus accéléré mais néanmoins encore très pesant qui serait également un bien bon déchaînement de moshpit.

 

Le combo n'invente peut être rien mais il propose une très belle lecture de son art sombre à souhait.

https://www.facebook.com/conceivedbyhate

Hugh Grunt

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 00:14
VICTIMS OF CONTAGION- 'Lamentations of the flesh bound'

SATANATH RECORDS/REBIRTH THE METAL PRODUCTIONS/2019

 

 

Petite note avant de démarrer, les amateurs de choses ternes et basiques risquent de développer de l'urticaire à l'écoute de ce très bon groupe.

 

Bien que sorti il y a deux ans chez Satanath Records en collaboration avec Rebirth The Metal Productions, le nom de ce combo américain est totalement raccord avec le contexte actuel.

 

Victims Of Contagion proposent ce premier album et n'y va pas de main morte de par ce death brutal et technique de très haute facture.

L'album proposé est un véritable voyage dans une atmosphère à la fois agressive et raffinée, d'ailleurs, le morceau « The Promethean Flame » est totalement à l'image de ce constat avec son intro posée au piano qui s'oriente après sur un véritable rouleau compresseur aux riches idées riffesques, rythmiques et aux vocaux enragés à souhait.

 

Un travail titanesque est porté sur la 'déstructuration des structures' passant de passages blastés ultra violents à quelque chose de plus planant en un millième de seconde, en passant par des instants plus saccadés.

 

Une brutalité schizophrénique s'allie par instants à des ambiances plus black metal aux riffs plus dissonants et des vocaux plus éraillés.

 

Notons la plus apte à résumer nos dires à ce propos : « Sisyphus (Virtue Of Suicide) » qui joue sur un terrain plus progressif que les autres.

Un constat à faire sur cet album est que le groupe allie parfaitement des passages old school à d'autres plus actuels.

 

Prenez aussi le bulldozer de plus de 12 minutes « Autophagous Horizons » qui vous colle une sacrée tarte et ne dégage aucun signe d'affaiblissement ni d'ennui au cours de ce presque quart d'heure américain.

Une folie rageuse copule avec un côté plus lourd et malsain.

Le travail rythmique est monstrueux et les alliances vocales très costauds.

 

Cet album est une véritable pépite en matière de technique et de vélocité, un chef d'oeuvre détonnant et il laisse présager du très lourd pour la suite.

Trente huit minutes de confinement forcé mais plaisant dont vous ne sortirez pas indemnes.

https://www.facebook.com/victimsofcontagion

Hugh Grunt

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