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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 14:20

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Vous avez pu constater ces derniers temps que la Suisse frappait fort au sein de nos chroniques. Avec des groupes comme Coilguns, Posthumangangbang et autres, nous avons eu la joie de connaître un peu plus dans différents styles ce qui se faisait chez les hélvètes.

Et là, c'est un autre missile scud que nous envoie ce pays avec Colossus Fall.

 

Formés en 2011, le combo nous présente son 1er EP avec 5 titres tant lourds que délurés.

 

Après une intro riche en nature, Colossus Fall démarre les hostilités bien massivement. Quelque part entre Burnt By The Sun ou encore un Soilent Green un chouya moins hystérique avec une bonne grosse touche rock'n'roll et une lourdeur bien sludgecore dans l'âme. Il y a un peu de Coalesce dans l'idée avec cette formule efficace au chant bien criard. Les morceaux (avec celui ci pour bon exemple) sont bien variés, entre passages ultra lourds et d'autres nettement plus survitaminés.

 

Les breaks sur « Despite » sont excellents avec ce son de gratte assourdissant et massif à foison ainsi que des parties quasi- freestyle et décalés. Les gars maîtrisent majestueusement leur technique d'une efficacité indéniable.

 

« Cold Night » porte bien son nom. Ca démarre sur des riffs de grattes assez incisifs pour débouler sur le morceau qui doit être le plus oppressant du cd. Ca vous prend par le bas et les tripes et vous soulève. La rythmique est quasi tribale nous rendant ce morceau bien grand avec une atmosphère maladive et piquante.

 

« Kill The Shepherd » commence de façon bien tordue et renferme des parties tant sludge que punk/hardcore. Les riffs se promènent tout au long du titre guidés par la rythmique qui vous en martèle les mélodies dans le plus profond du crâne. L'ensemble est assez cinglé et appréciabl en soi.

 

« Colossus » revient avec cette ambiance rythmiquement tribale sur fond de sludgecore. Les amateurs d' Iron Monkey risquent de se voir ravis sur certains plans instrumentaux dans ce titre. La partie que l'on trouve à 2:30 de ce titre est tout simplement catchy à souhait et vous restera dans le crâne à coup sûr. Une vraie grosse baffe dans la gueule avec un final pachydermique et majestueux.

T'en voulais de la lourdeur? Et bien tu vas en bouffer pendant une bonne minute. Du down tempo et du larsen à gogo pour accompagner tes 2/3 cachets de Tranxen.

 

Maladif. C'est l'ambiance qui se dégage de l'art de Colossus Fall parvenant à rassembler le côté oppressant et cynique du sludge, la puissance du hardcore et la folie au niveau des riffs relatant d'une technique excellente.

Voilà encore un groupe qu'il va falloir surveiller de très près suite à ce premier EP digipack tant beau que bon et encourageant.

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 14:54

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M-O MUSIC/ 2012

 

 

 

Bienvenue dans l'antre lugubre de Pervert Asshole avec ce concept de sexe bien cradingue un peu à la manière de Pungent Stenchà l'époque sur une ambiance complètement rock'n'roll.

Ces esprits dérangés sévissent déjà depuis 2009 et proposent leur 1er album pour un choix judicieux de 69 titres (avec pas mal de blanc pour parvenir à cette fin).

Un album qui hume la semence et la sueur et des titres qui s'enchaînent telle la victime de leurs méfaits odieux.

 

Pas mal de samples de films viennent agrémenter cet opus, à noter certains tirés d ' « Une nuit en Enfer »où se retrouveront tous les pussy lovers avertis.

Des titres avec une rythmique tant boogie qu'entraînante avec une voix que l'on pourrait rapprocher d'un Lemmy Kilmister.

 

Au cours des titres proposés, ces pervers ont encore plus la Gaule qu' Obelix dévoilant son plus gros menhir. Des titres bien gras qui tâchent plus que vos draps et laissent des traces dans votre esprit sain.

Des morceaux énergiques qui font plaisir à l'image de « ...Zombie Cathouse »par exemple qui doivent faire remuer à l'auditeur/trice plus que ses reins. Pervert Assholepourrait rappeler également Nashville Pussymais avec un côté nettement plus dégueu.

 

Ca tabasse au niveau de la batterie, les samples d'orgasmes entre autres viennent accentuer le côté luxurieux de la chose et les mélodies donnent cette envie d'entrer dans une gigue endiablée. Pour résumer le tout, nous avons là le genre d'album que l'on se ferait grand joie à imposer à Christine Boutin attachée dans une chambre capitonnée.

Le groupe varie les rythmes comme dans « Living Dead Slut », « Come Taste The Love Of God »et le début de « Nice To Meat You ». Le côté sombre de la deuxième citée est excellent avec ce début bien lancinant puis ce côté stoner voire même quasi sabbathien que l'on retrouve aussi dans « Nice To Meat You ».

Le chant varie également sur « Holocausto Über Alles »amenant une atmosphère heavy black'n'roll appuyant encore plus l'efficacité du groupe et qui risque de faire baver les fans de groupes tels que Carpathian Forest(qui aiment aussi faire dans la dentelle).

Nous évoquions Motörheadun peu plus au dessus: « My Dog's Pussy »et « I cum Whiskey »devrait faire plaisir aux amateurs de la bande à Lemmy avec ce rock'nroll bien couillu sur lequel le cul sec de Jack Daniel's est inévitable et où le batteur encore une fois prend plaisir à montrer son fut.

 

Le groove se veut de mise du début à la fin de l'album comme il est facilement constatable sur le 69ème titre. Véritable BANDE son de film X avec des Hell's Angels avec ce côté bluesy pondu par le Malin en personne. Les grattes y vont de bon train (et pas que de l'arrière) et avec ce titre, nous nous FIONS à l'ambiance que Pervert Assholeveut faire perdurer et c'est plutôt RAIE-ussi. On peut dire alors que le groupe BOSSE DURE.

 

Un premier album tant crade que plaisant qui réveillera certainement la bête qui est en vous. Il ne vous reste plus qu'à vous munir d'une bonne grosse bouteille de whisky et vous laisser guider par les jeux pervers de ces parisiens sans merci.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:49

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GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

 

 

 

Est- il encore bien nécessaire de présenter No Return qui ont déjà eu le temps de faire ses preuves depuis 1989 dans le milieu du métal francais?

Qui n'a pas eu au moins une cassette de ce groupe dans les siennes au bon temps du tape trading? Qui?

Après déjà 8 albums à leur actif (et 2 démos), le groupe remet le couvert après le très bon « Manipulated Mind » sorti il y a déjà 4 ans.

Et No Return redéboule dans un registre death bien technique avec de fortes consonances heavy.

 

Que de la bonne formule: du riff death saccadés assez thrashy, des mélodies ingénieuses, une rythmique endiablée et un chant écorché n'hésitant pas à varier de registre.

Le chant possède ce timbre digne d'un Thomas Lindberg et n'hésite pas à montrer les richesses qu'il renferme en alternant vers un chant clair fort bien exécuté.

 

Avec cet album, le groupe fait part d'une technique excellente tant soit au niveau des mélodies, des soli et de la rythmique. Prenons l'exemple d'un titre comme « Inquisitive Hegemony » avec ces grattes qui se complètent très bien l'une l'autre autant que dans « The Death Inside » qui s'est révélé le titre qui m'a le lus botté de par ses variations de rythmes oscillant entre le mid-tempo et d'autres moments plus pêchus.

 

Les breaks sont l'un des points fort de cet album haut en couleurs. L'efficacité de ceux ci est fort appréciable dans des titres comme « Backdoor »avec ses mélodies rageuses et « Death Scars »et les vocaux ultra gutturaux.

 

« Morgane's Song » vient s'imposer en tant qu'interlude instrumental à la mélodie positivement entêtante, au ton plus posé et aux variations rythmiques de haute facture.

On pourra noter une formule assez death old school suédois dans cet album notamment d'un point de vue mélodique où l'on sentirait presque pointer les amis d' At The Gates ou (old) Dark Tranquillity agrémenté d'une touche heavy bien marquée ou encore Night In Gales voire même la formation plus récente Shadows Fall.

Le titre éponyme de l'album possède l marque la plus flagrante heavy métal. Le batteur martèle à foison et le chant vient apporter un côté assez épique un peu à la manière d'un Candlemass où autre formation de heavy/doom traditionnel. Un passage à la Testament fait bien plaisir vers les 3 minutes et oblige tout auditeur à se tordre le cou.

 

 

Un 9ème album bien plaisant où No Return montre qu'il ne débute pas dans la scène death métal. La maîtrise est axée tant au niveau technique, qu'au niveau de la variation d'idées exploitées par le groupe. Un bien bon retour en somme du combo parisien rageur, énergique et riche en idées.

 

 

http://www.myspace.com/noreturn2006

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:26

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GREAT DANE RECORDS/ 2011

 

 

Formés en 2001, les parisiens de 7thNemesis ont déjà de la bouteille et pas mal d'expérience à leur actif. Après une démo, deux splits et un (en fait deux albums ayant exactement la meme tracklist) album, les revoici après un remaniement au sein du line-up pour ce deuxième album rageur de death metal ultra original.

 

 

 

 

L album démarre sur une note de folie pure et dure avec ce premier titre d un peu plus de 10 minutes, titre à plusieurs facettes. Morceau ultimement schizophrène ou jonglent énergie, moments plus posés et progressifs, breaks excellents et une technique maitrisée avec brio. On pourrait s attendre à trouver ce titre lassant ou tout le moins regarder à quel moment nous sommes dans le morceau à un moment donné .. et bien que nenni! J ai ,pour ma part, fait le voyage entier sans arrêt du début à la fin tant ce morceau nous tient en haleine. Un véritable ovni ou se complètent trash, death technique et prog.

 

« Seeding devolution » poursuit de manière bien brute et sans concession. Un coté qui me rappelle Altar époque «  Egoart »ou encore «  Youth against the Christ »avec des changements de rythmiques bien foutus et headbangable à souhait. Le chant bien hargneux se veut bien écorché.

La maitrise technique de 7thNemesis est tout simplement bluffante et les orchestrations apportent un coté majestueux à la musique proposée par ce groupe.

 

« Legacy of supremacy » avec ses grands coups de riffs saccadés possède à nouveau un air des hollandais d Altar. Ce titre est entrainant et laisse poursuivre le plaisir que l on prend au long de l écoute de «  Deterministic nonperiodic flow ». Un break plus lourd en milieu de morceau renforce le coté ,quelque part, avant gardiste du groupe de par ses dissonances « spatiales » utilisées.

 

On sent vraiment qu' un travail acharné a été apporté par le groupe dans l ensemble de ses compositions et qu' ils ne sont pas nés de la dernière pluie. Leur technique n est en rien à discuter, pour prendre exemple : « Reverse engineering » avec son rythme martial, ses mélodies de grattes hypnotiques et ses arrangements super planant. Le tout vous filerez le mal de l air, à peu de choses près.

 

7TH Nemesis a le mérite d être vraiment original dans sa démarche et de se démarquer de bon nombres de groupes dans leur style. J ai eu cette joie d écouter les titres sans me rendre compte qu' ils avoisinaient les 6 minutes ou plus tant les idées sont riches et les variations excellentes.

 

« The sacarstic maze »joue aussi avec les humeurs en tirant plusieurs portraits au sein d un même titre. On vogue entre l enragé, le hargneux fournis par le chant et la dynamique du coté purement death metal, mais également un certain groove pas dégueu du tout puis ce coté prog.

 

« Random ascension » attaque avec de la wah-wah à fond les ballons avant de partir sur les plans déstructurés à la Coroner avec cependant la patate purement death metal plus prononcée que le coté trash. Un pont encore teinté d ' un psychédélisme appréciable apporte à nouveau de l originalité à cet opus, qui frise tout simplement l ' excellence, et qui je pense, risque bien de finir comme l' un de mes « albums de chevet ». En tout cas je pense faire pas mal de pubs pour ce groupe autour de moi tant la sauce a pris!

 

C est malheureusement déjà la fin avec «  Ashes of a new era » , 7thNemesis, nous offre ici en conclusion de cet excellentissime album, un concentré de pure folie en démarrant sur les chapeaux de roue. Les plans de ce titre sont tous plus plaisants les uns que les autres. Le groupe se fait plaisir et c est ça qui est bon! Je n ose même pas imaginer la fougue que doit procurer ce morceau en concert. Les mélodies et les solos explosent tout , avec un certain coté épique, le chant, est quant à lui, toujours présent pour vous écorcher les oreilles. La batterie, elle, assommera même les plus braves d entre vous!! Un interlude qui vous plonge dans les fins fonds de l espace temps avant de revenir sur une instru qui vous remet une bonne dose d énergie en guise de digestif.

 

 

Un second album tout juste parfait et méchamment innovateur. Un plaisir que je tiens à vous faire partager tant la technique, les univers explorés et l'excellence sont au rendez vous. 7th Nemesis s'impose comme l'une des valeurs sûres du métal français et s'impose haut et fort. Alors n'hésitez plus. Jetez vous sur cet album d'urgence.

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:14

 

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DREAM ON PRODUCTIONS/ 2012

 

 

 

A Dunkerque, il n y a pas que le port, le carnaval et les 4 écluses, il y a aussi A Failing Devotion, formé par d ex  Kay Ton Kaze proposant ici leur 1er mini cd.

 

Formés en 2009, ce ne sont pas des harengs que nous balancent les Dunkerquois mais un bon metalcore bien sympathique au travers de ces quatre titres énergiques,

 

Le combo fait dans la mélancolie catchy et ce dès les premières notes de « Destiny ». Le chant a de bons accents power.

Des breaks au niveau des refrains avec du chant clair contrastant bien et apportant à l ensemble des compos un coté Killswitch Engage, n est pas à renier. Oui j adore Killswitch Engage, et alors?

 

Une énergie se dégage de leur style, le groupe envoie vraiment et possède un sacré potentiel ( ou ami stewart), Ils gèrent leurs instru, y a pas à dire! Les grattes rythmiques et solistes se complètent comme il le faut et la double pédale martèle plus que Gervais.

 

En restant eux même A.F.D. propose un bon In Flames celui sans le coté gnan-gnan ( je vais me faire des amis), Les changements rythmiques de « Summer's Gone » sont excellents. Je vois déjà certains d entre vous, à qui le chant clair fait peur, lever le sourcil en entendant ces parties de chant d A.F.D. mais je vous rassure, je trouve que cela contraste très bien et apporte un plus à l ensemble des morceaux.

 

Un ensemble de morceaux derrière lesquels on sent qu il y a eu pas mal de boulot, Les gaillards sont bien carrés et l on sent une certaine cohésion au sein du groupe.

 

Je ne peux rester sans évoquer Killswitch Engage, tant écouter le 4 titres proposé par A.F.D. me procure autant de plaisir qu écouter du K,E, c est vous dire si c est positif.

 

A.F.D. parvient à faire dégager une énergie positive, dynamique et motivante. Une mention à « Catharsys » qui avec son break bien progressif apporte une corde de plus à leur arc.

Alors je dis oui et ne peux que vous conseiller de vous dégoter un bon petit cd de metalcore si toutefois pour le hareng vous n avez pas de mayo(d) core.

 

« Énergique, carré et fort bien exécuté

Voici le résumé de cet opus d A.F.D. »

 

Oui, oui ce sont des alexandrins!

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:51

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Encore une découverte de par Mister Blue Wave Productions avec ce EP 5 titres de  Taste the Void  qui officie dans un registre post-rock hardcore avec des éléments bien sludge, Vous l aurez compris, encore un groupe très difficilement étiquetable.

 

Taste The Void sont nantais, et sort ici son 2 eme EP proposant 5 morceaux aussi bien ficelés les uns que les autres.

 

 

Des morceaux emplis de dissonances à la lourdeur explosives ou encore de la rage à revendre, Un coté ultra maladif se dégage de « Monolith », Cinq titres qui se plaisent à allier les éléments que l on retrouve dans le sludge à savoir larsens à gogo et rythmique très down tempo avec une lourdeur et une noirceur oppressantes , un peu Cavity avec une touche plus rock n roll, Le chant quant à lui, criard, sent la haine à plein nez et complète ,de par son agressivité incisive, le coté étouffant de l instrumentalisation,

Des élèments post rock dans la manière progressive de peindre le paysage désolé sont à constater dans des morceaux comme «  Sun's heat » véritable interlude plus éthéré de ce 5 titres éponyme

 

« Between Walls » se sent aussi lourde que les 2 premiers morceaux tout en incluant un break post rock à la manière du titre précédent « Sun's heat » , Un titre assez assommant en somme avec une touche bien mélancolique apporté par les mélopées ambiantes

 

« Disruption » , dernier titre, débute également avec ces faux airs d Explosions In The Sky ou Abestoscape encore avec toujours cette prédominante mélancolique à laquelle vient grandir une rage fougueuse, Une lignée de chant clair vient ajouter une touche plus atmosphérique et un complément enrichissant pour la variation d ambiance,

 

Un mini cd très intéressant même si 5 titres pour 21 minutes font nettement trop court, après cela dépend du point de vue duquel on se place, Pour un fan d Anal Cunt, 5 minutes pour 21 minutes pourrait lui donner l impression d écouter un album de doom à la Evoken

De très bonnes idées alliant rage et mélancolie avec ce parfait mix entre sludge, post rock et hardcore, Des passages variant du coté brut et dissonant, d une touche très progressive et d une rythmique down tempo, le tout, baignant dans une mare de désespoir,

 

Encore une fois, Mister Blue Wave Productions a été d un bien sage conseil, et j espère que cette découverte vous fera autant plaisir qu à moi,

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 12:40

 

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AUTOPRODUCTION/ 2010

 

 

Formés en 2007, Forget Your Fears proposent leur seconde autoproduction avec ce "Despair Won't Hold Us Back" sortie en 2010. Bon, je sais ce que vous allez me dire: j'ai un train de retard. Certes mais le groupe a eu la bonne initiative de mettre cet opus en téléchargement gratuit il y a quelques temps et d'ailleurs je remercie mister Dan Vador pour m'avoir fait partager ce lien.

Hardcore Old School. Le mot est lâché pour ce qui est du plat principal proposé au menu par ces lillois avec ce second opus. Sept titres qui sentent bon la sueur et la poussière occasionnées par le circle pit endiablé et un esprit bien NYHC.
Sept titres avec de la partie bien énergique, de bons putains de breaks, de la mosh part bien lourde et un petit quelque chose qui nous permettrait de les rapprocher de Madball, 25 Ta Life ou encore Biohazard.

"Earth Feels bad" pour prendre un exemple me rappelle un bon vieux Sick Of It All des familles avec son côté punk/hardcore. Si instrumentalement les gars se démènent comme de beaux diables, il est à noter que le chant assez "écorché" vient apporter une énergie certaine de par la rage qu'elle fournit.

"Existence" m'a aussi bien plu par son côté varié au sein de ce même morceau et par le fait de comporter tous les ingrédients qui en font un morceau efficace et plein de jus.

Des titres en général très courts mais qui parviennent à envoyer la patate en allant droit au but. Hop! Pas de concession. C'est tout juste comme il faut: ni trop, ni pas assez et l'on se plaît à vouloir les accompagner. Et que dire de ce passage Hardcore'n'roll au milieu du morceau "Rugged & Ruff" qui ferait remuer les genoux aux plus estropiés d'entre nous.

"Desillusion" alterne début complètement hystérique et suite complètement lourdingue aussi puissante qu'un marteau de 1000 tonnes.

Le cd se termine sur la très dansante "Take A Last Breath" où l'éclectisme du groupe vient s'affirmer avec ce break reggae/dub ancré dans ce morceau hardcore à souhait uis ce délire en guise de 'bonus track' à coup de rythmique jazzy et hurlements de gargouille.

Bref, un très bon cd dont vous ne sortirez pas indemne, tout au moins avec quelques bleus et bosses car l'écoute de ce dernier est comme la main qui vous a poussé de force dans le pit. Vous ne vous y attendiez pas mais vous avez été pris dans la fièvre du mosh.
De l'énergie, de la lourdeur, de la patate, du 2 step bref, un bien bon moment pocuré par ce 7 titres qui doit envoyer sévère en live. A supporter!!!

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:57

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GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

 

 

Un nouveau Cocorico avec les bordelais de Withdrawn qui nous présentent leur 2ème album dans un registre brutal death metal teinté de bonnes doses de black. Formés en 2004, le groupe avait déjà sorti 2 démos et un album qui avaient déjà reçu de bons retours en général.
Voilà alors que le combo décide à nouveau d'en découdre avec ce cd du nom de "The Strongest Will" avec ce son vraiment excellent ( 1ère chose à noter).

Une brutalité ambiante déjà annoncée dès le premier titre
"Thy Decimator"où les blast beats vous étalent dès le départ avec un accompagnement de mélodies bien incisives. Le chant bien écorchés agrémenté d'appuis plus gutturaux apporte une lourdeur certaine à l'ensemble de la démence proposée tout au long de l'album.
Il est à noter que le groupe se plaît à vouloir rendre fou l'auditeur de par ses nombreux breaks qui apportent une richesse au tout avec ce côté patator et également quelques passages plus black métal amenant une ambiance encore plus malsaine.

On pourra trouver quelques influences à la Behemoth dans des titres comme
" Hunt To Slaughter", qui lui possède une touche à la Angelcorpse également avec les breaks rendant les compos efficaces, riches et varièes, ou encore "Kingdom Nothing"avec ce début lourd, oppressant dégageant une rage contagieuse. C'est simple: Withdrawn fait dans l'ultra carré et son excellente production aide fortement à mettre en avant les qualités du groupe.

Que dire d'un morceau comme
"Dusk Of The Cursed"avec son début lourd menant sur une entame rythmique plus martiales emportant l'auditeur vers le champ de bataille tissé par Withdrawn? Rien à redire sur la maîtrise technique des bordelais et sur la richesse d'idèes que l'on retrouve dans l'ensemble de "The Strongest Will". C'est brutal, violent, on jongle entre les parties blasts qui dévastent tout sur le passage et les parties tant grasses que pachydermiques qui assoment un peu plus l'auditeur déjà laissé sur le carreau dès les premières notes de l'album.

Un petit côté Morbid Angel est à noter dans
"Giant In Shadow"dans les parties lourdes et avec ses riffs monstrueux et ses blasts dignes d'un Vader en grande forme ou encore "Ignominious Shell"et ses riffs de grattes qui se complètent bien l'une et l'autre d'un point de vue mélodique.

Deux bons gros coups de coeurs sur les titres
"Flesh Made Weapon"et "Tombwomb"."Flesh Made Weapon"entre en matière de manière assez flippante et possède un côté tant catchy que progressif dans sa brutalité. Le headbang est obligatoire sur ce titre ultra riche en breaks apportant un côté schizophrène au death metal proposé par Withdrawn. La voix me rappelle un bon vieux groupe de thrash français de la fin des 90s: Bloodless.
"Tombwomb"fait dans l'excellentissime. Une véritable giffle infligée par ce gant de plomb. Les riffs tuent et l'alternance parties bourrins/ blasts et lourdes est toujours de mise. Le pont que l'on trouve à mi parcours de ce morceau apporte une certaine légèreté au titre avant de revenir sur une partie complètement destructrice ( d'ailleurs introduite par les mots " Destroy, Destroy" ).

"Anthem"vient clore l'agonie de l'auditeur mis à la merci de la brutalité du combo avec ce côté terriblement oppressant qui fait l'image de marque de ces bordelais (outre d'autres nombreuses qualités) avec ce côté tant dissonant que fantomatique. Bon nombre d'esprits malins semblent voguer au dessus de ce titre.

Un album qui fera plaisir à toute personne avide de brutalité tant lourde qu'énergique. Un deuxième album riche en idées, pas monotone pour un sou avec quelques influences de la scène death metal polonaise tout en gardant leur propre touche par des breaks vraiment efficaces. Un album donc très agréable à l'écoute que je ne peux que vivement conseiller à tout fan de Behemoth, Vader, Hate, Yattering, ou encore Withdrawn qui prouvent une fois de plus qu'il faut bien garder un oeil, et une oreille, sur eux.

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 19:03

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SOPHIANE RECORDS/ 2012

 

 

Voici encore une chronique que je démarrerais par la mention: « Honte à moi ». En effet, voilà déjà dix années que ce groupe clermontois s'est formé, et je n'avais encore jamais entendu parler d'eux. Déjà un troisième album qui nous est proposé ici, autant vous dire que le combo a su se forger un nom, et nous pouvons noter aussi d'ailleurs que le groupe apparaît dans la BO du film Hellphone.

 

Les présentations faites, passons désormais à cet album éponyme que nous propose donc ce groupe multi-nations. S'il n'y avait qu'un mot à dire tout d'abord ce serait « Rock'n'roll » dans la mesure où l'on s'en prend une dose bien bien lourde et le ton en est donné dès les notes qui introduisent le premier morceau: «  Here Til Dawn ». Un son de grattes tant gras que fuzzy mène un groove lâché d'une efficacité monstre. Le chant tend vers les aigües un peu à la manière d'un Fireball Ministry. Des refrains très « sing-a-long »esques, bref un premier morceau qui remet les pendules à l'heure pour les retardataires comme moi qui ne connaissaient ce groupe ni d'Eve ni d'Adam. Un bon gros stoner rock bien lourd lorgnant vers le heavy avec une guitare soliste maîtrisée comme il se doit. Attention, c'est très très catchy.

 

« You should have known » et ce côté diablement Q.O.T.S.A.esque au départ nous emmène ensuite vers un côté assez boogie/blues à la AC.DC agrémenté d'un refrain légèrement plus pop. Un orgue hammond vient renforcer le tout apportant un certain côté 70s à l'ensemble du titre dans lequel la gratte conserve son côté fuzzy et de plus wah wah.

 

« Thermostat 7 » s'introduit dignement à la manière d'un Led Zep qui poursuivrait son chemin avec Hellacopters ou encore avec l'équipe de Josh Homme mais encore Sparzanza. Un côté énergique donnerait presque l'envie d'appuyer sur l'accélérateur de sa Dodge au long de la route 66 poussiéreuse. Le changement de rythmique est efficace à souhait. Il y a vraiment du très bon chez ces clermontois.

 

« Waiting to Come Around » vient calmer le jeu fougueux apporté par le titre précédent avec ce côté assez purement rock. Un morceau plus simple venant apporter une légèreté supplémentaire variant un peu plus l'univers de The Elderberries. Question variation, le morceau « Dually Note it » en apporte une bonne rasade avec ce chant hardcore qui fout une énorme pêche dans le morceau et ces breaks ô combien efficaces. Un côté question/réponse hardcore/stoner tout simplement excellent constitue ce titre cependant court mais net et précis.

 

A grand coups de riffs saccadés, « Pity's The Only Thing » apporte ce petit côté Hard/Glam 80s au niveau couplet avec ce refrain venant casser le rythme de par son côté un peu plus brut.

 

« Hard To Find » démarre bien lourdement et s'avère riche en variation rythmique jonglant entre mélodie typique du strip bar que l'on trouverait dans le désert d'Amérique digne d' « Une Nuit en Enfer » et un côté bien pêchu.

 

« Holy Roller » joue aussi sur les breaks efficaces agrémentés de parties plus bluesy, de plusieurs chants et de ce son de gratte enivrant. La formule qui rend ce morceau bigrement intéressant et permet d'éviter une routine.. La fin du titre devrait faire plaisir aux amateurs des Desert Sessions.

 

La fin arrive déjà avec « Judgment Day » qui se veut plus long que ses prédécesseurs. Le chant par moment me rappelle Chris Cornell et l'alternance batterie tribale et chant eux ont un léger côté High On Fire. En guise de « bonus track » le groupe nous offre une petite outro acoustique plutôt sympathique.

 

 

Un 3ème album très bon avec ce côté lourd qui ravira les fans de groupe tels que QOTSA, Zoe, 7 Weeks et les amateurs de groupes qui ont le côté burné du Rock'n'Roll dans la peau. Le genre d'album qui renferme des titres qui restent dans la tête à long terme a^rès très peu d'écoutes. C'est vous dire... Bravo les Clermontois.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:45

 

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Trois ans après leur premier album « La Voix Du Mal » chroniqué auparavant dans nos pages, les dunkerquois de Karnysera sont de retour avec ce 2eme opus «  A l'aube de la fin ». Un album de 20 titres divisés en 3 chapitres : « Le Malaise », «  Résistance », « La Chute ».

Le groupe évolue dans ce style propre à lui même, un thrash indus avec une évolution depuis le 1er album : un côté indus beaucoup plus ancré que le côté thrash.

Toujours aussi engagé, Karnysera décrie la situation de la société actuelle au travers de cet album.

Le combo allie des titres bien lourds avec toujours cette boîte à rythmes à des passages plus énergiques.

Prenons « L'exutoire » et ce côté un peu Bérurier Noir avec ces textes revendicatifs. Des relents punks qui s'avéreront par la suite nettement plus metalisés avec une atmosphère bien morbide.

Ce côté sombre, Karnysera parvient à le cultiver tout au long de ses titres.

Il est bien constatable que le groupe a su fournir des efforts depuis « La Voix Du Mal » et que de bonnes idées viennent enrichir le contenu.

Le chant français en bloquera peut être certains, mais pour ma part, bien que n'étant pas toujours fan du chant dans la langue de Molière je dois avouer qu'ici ça passe plutôt bien.

 

Un ensemble relativement oppressant, à l'exemple d '  « Hypocrite » ou encore « Libre Arbitre » pour ne citer que ceux ci. De la rythmique martiale, un chant vocoderisé clamant énergiquement toute sa rage et des riffs bien incisifs. Les soli venant souligner ces titres sont de bien bonne facture et viennent apporter un certain relief à la noirceur proposée par Karnysera.

Un petit côté Godflesh ou encore Proton Burst jouant dans la même cour qu'un Lofofora ou même Silmarils sont l'exemple que je parviendrais le mieux à vous donner pour décrire la musique des dunkerquois.

« La Dernière Guerre » bien qu'étant toujours sombre possède un côté assez barré et décousu (dans le bon sens du terme) au niveau de la structure mais aussi des riffs. Une bonne façon de déstabiliser l'auditeur.

Les passages doom ont cette particularité dans l'album de tout balayer sur le passage et de laisser place à sa révolte. Je prend un titre comme « En Grève » où l'on retrouve quelques samples mais aussi surtout ce côté tout dans la gueule bien apporté par le chant appuyé puis la rythmique industrielle. Les riffs de gratte quant à eux viennent apporter une certaine légèreté mais aussi un côté assez épique au titre.

 

Un deuxième album plutôt plaisant avec ces 20 titres engagés au rythme d'un metal industriel teinté de thrash chanté en francais. Le seul reproche que je pourrais peut être faire au groupe serait qu'une boîte à rythmes encore plus lourde et patate apporterait encore plus de hargne aux morceaux (mon côté trop bourrin qui s 'exprime là peut être lol) mais sans cela pas grand chose à en redire. Il y a de l'idée chez les dunkerquois. Support' em !

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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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