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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 15:06

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2010/Killbody Tuning

 

Après les deux sorties labellisées Pelagic Records récemment présentées dans nos pages (impliquant à chaque fois les excellents Coilguns, pour leur split avec Kunz puis pour Stadia Rods, leur dernier effort), nous revoici sur le pont avec une série de chroniques réjouissantes.

Reprenons ainsi en premier lieu avec les post-rockers de Killbody Tuning (pour l'instant non signés) et leur dernier album au nom énigmatique : 47°0'40.00"N/6°42'20.00"E, produit par Jonathan Nido (membre de The Ocean, de Coilguns ainsi que de Pelagic Records). Les sept titres que renferme un très beau digipack constituent en fait la bande originale d'un film à la création duquel les membres de KT ont été étroitement liés (Dernière Chasse). La musique se veut majoritairement instrumentale, si on excepte deux chansons au cours desquelles non pas une mais deux chanteuses viennent prêter main (?) forte. En ce qui concerne ces deux morceaux, l'apport d'une voix féminine n'est pas sans surprendre car, si l'auditeur est coutumier du fait dans un style comme le trip hop, il y est certainement moins habitué pour un style comme le post rock. Nul doute que si « Marker of change » et « Muswell Hill » ne feront pas l'unanimité (mais d'ailleurs, qui leur demande de la faire?), il reste que cette union apporte quelque chose, les vocaux accentuant le côté planant, le rendant plus riche.

De manière plus globale, les compos sont ciselées et l'interprétation s'avère sans faille. Il en va en outre très certainement de même pour le live et un concert de KT doit être une expérience à connaître, comme l'atteste l'extrait disponible en ligne (voir ci-dessous). Sur cd, la musique proposée par nos esthètes de La Chaux-de-Fonds se révèle à la fois éthérée et percutante, atmosphérique et offensive. La puissance est sous-jacente et, à l'instar des sorties de Pelagic Records dont il est question ce mois-ci (parfois dans d'autres genres), c'est sciemment et avec une grande maîtrise que les zikos ne balancent pas les décibels et les riffs à tort et à travers, retenue qui n'amoindrit aucunement l'effet obtenu, bien au contraire. On est dans Match Point, pas dans The Expendables, si vous voulez. Je n'ai certes pas vu le second (allez savoir pourquoi ?), je suis revenu sur le premier un nombre non négligeable de fois (pas -seulement- à cause de Scarlett Johansson, je vous vois venir).

L'ensemble peut nécessiter du temps pour être appréhendé par certains, que ce soit pour le métalleux plus conventionnel amateur d'assauts sonores quasi-persistants ou pour l'auditeur de rock au format plus classique. Si vous faites partie de l'une des deux catégories, il faudra vous armer de patience et faire preuve d'ouverture d'esprit, mais le jeu en vaut la chandelle. Pour les premiers cités, une transition peut d'abord être pratiquée avec des groupes qui conjuguent post rock et agressions plus hardcores (Cult of luna, Ghost Brigade), quant aux seconds, certaines sorties de Radiohead feront l'affaire pour acclimater l'auditeur lambda (attention, on n'a pas dit « lambada » ... Là on ne peut plus rien pour vous).

Quoi qu'il en soit, cet effort inspiré en appelle irrésistiblement d'autres, et nous serons attentifs à la suite des événements concernant nos voisins suisses ! D'ailleurs, si la déferlante continue comme ça, on va peut-être devoir songer à déménager de l'autre côté du Jura pour être servi directement à la source, sans devoir dépendre de la wi-fi ou de notre chère Poste nationale !

www.myspace.com/killbodytuning

http://www.facebook.com/pages/Killbody-Tuning/225229324201902

Extrait live: http://www.youtube.com/watch?v=vFcFXRDbg3s

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Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 23:49

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SIEGE OF AMIDA RECORDS/ 2012

 

 

L'Angleterre nous envoie une biffle du nom de Demoraliser. Formés en 2010, le combo propose un metalcore avec de grosses parties bien agressives à la façon d'un Throwdown ou encore Awaken Demons mixées avec des envolées plus épiques ( à entendre mélodiques) à la August Burns Red voire même Killswitch Engage.

Suite à deux premier Eps, les britanniques sortent là leur premier album sous la bannière de Siege Of Amida Records.

 

En tout premier lieu, on constatera une puissance certaine dans ces dix titres avec de la variation rythmique à foison. Prenons un titre comme « Checkmate » où l'on appréciera l'alternance des grosses parties écrasant tout d'un tempo lent puis les accélérations efficaces qui envoient du lourd.

Pas de chant clair ici, on fait dan le rageur, l'écorché et l'explosif.

Concernant ce chant d'ailleurs, il vient apporter un dynamisme tout simplement énorme comme on le constate sur un titre tel que « Early Years » ou encore « Mother's Ruin » où celui ci dégage une colère tout simplement foudroyante.

 

Comme dit auparavant, le combo se plaît à varier les plaisirs. Prenez « The House Always Wins » avec des choix d'émotions judicieux mêlant instants mélodiques et parties marteau/enclume qui vous explosent la face sans même sourciller. C'est également le cas pour un titre comme « Eye To Eye » qui je pense en concert doit déclencher des mosh pits de furieux avec coups de pompes en option. Même type de violence avec « Reap What You Sow » qui s'avère comme un véritable appel à la baston générale par le biais d'une rythmique énergique à souhait et des riffs qui s'entremêlent avec brio.

 

« Blind Sighted » fait dans le dix tonnes avant de proposer une accélération appuyée par des mélodies finement exécutées. Une grosse claque avec le titre final « Blood Meridian » grâce aux mélodies bigrement accrocheuses proposées dès le départ du morceau. Ce titre, de plus, est agrémenté de certains riffs bien rock'n'roll et se termine d'une lourdeur prenante sur un tempo soutenu.

 

Alors je ne pourrais que conseiller cet album, qui parvient à alterner aisément des parties tant lourdes qu'agressives et des parties plus mélodiques, aux fans de groupes tels que Throwdown, As I Lay Dying, Killswitch Engage voire encore As Blood Runs Black. Bien sympathique.

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:56

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Voilà les américains qui viennent frapper à nouveau et cette fois ci c'est avec un impact on ne peut plus massif et conséquent. Demonaut se sont formés en 2010 à Atlanta et proposent leur premier EP autoproduit et laissez moi vous dire que pour le coup, ça tâche bien comme il se doit avec ce doom/stoner qui, je suis certain, ravira tout fan d'Electric Wizard qui se respecte .

 

Dès le titre « Woman In White » par exemple, nous retrouvons le même son de grattes bien fuzzy et lourdingue ainsi que l'ambiance hypnotique. Je vois déjà tous les adorateurs de la feuille verte s'agenouiller à l'écoute des premières notes proposées par Demonaut. C'est bien gras, bien lourd et psyché à mort. J'aurais d'ailleurs bien entendu ce bon vieux Wino Weinrich poser sa voix sur ce titre .

 

L'excellence de leur stoner/doom s'affirme encore plus sur le titre suivant « Falling Into Hell » tant les riffs sont diaboliquement accrocheurs. Un petit côté Tummler voire Greenleaf ou encore nos compatriotes de Blackstone. Y a pas à dire, les riffs enfumés de ce morceau sont tout simplement très bons. Demonaut parviennent à emprisonner votre esprit et l'ensorcellement est tant immédiat qu'inévitable.

 

« Pretty Little Lamb » poursuit avec ses breaks efficaces et les passages subjuguants qui arrivent dans vos oreilles, pénètrent votre cerveau et se voient immédiatement injectés dans votre sang. Désolé les ami(e)s mais vous êtes dedans et il vous sera impossible d'en sortir. Le tempo ici se veut massif et pachydermique.

 

« Fallen/Risen » m'a bien plu également et m'a rappelé ces bons vieux Ufomammut peut être du fait de cette voix légèrement en retrait. Et que dire de ces riffs puissants à la Sour Vein voire encore 35007 ? J'adore vraiment cette manière qu'a Demonaut d'apporter à son art ce côté psychédélique bien sombre comme il faut.

 

Une ambiance que l'on retrouvera d'ailleurs également dans le titre qui poursuit « Waterway » qui se présente comme ci Electric Wizard et Goatsnake s'étaient mis d'accord pour taper le bœuf ensemble ou encore « Battle Caravan » qui vient malheureusement déjà clore ce six titres et par dessus lequel flotte l'esprit d'High On Fire et celui de Sour Vein. A noter l'atmosphère tribale que l'on retrouve sur ce titre avec l'utilisation de percus venant appuyer une originalité supplémentaire.

 

Une bonne grosse galette qui s'écoute d'un seul trait, à la lourdeur fidèle à un Doom/Stoner des familles avec donc six titres tous aussi bons les uns que les autres. Nous avons là du lourd avec Demonaut et une valeur très sûre du milieu. Tout juste envoûtant as fuck !!!

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 12:04

Irrepressible-Wrath-Cover.jpg

 

 

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

 

Voici Irrepressible Wrath, groupe français formé en 2010, originaire de la région parisienne qui nous présente son premier EP à travers quatre titres d'un registre metalcore/ death d'une production très bonne.

 

En tout premier lieu, on pourra constater à l'écoute des morceaux que le groupe mise beaucoup sur les mélodies et se plaït également à varier les horizons d'un point de vue vocal.

A ce niveau, on trouve du chant criard haut perché, du chant clair, du core et également un bien guttural et caverneux (mention particulière à ce dernier qui m'a bien botté).

 

Pour en revenir aux mélodies, Irrepressible Wrath ne fait que dans l 'accrocheur. Ce type de mélodie qui parvient à captiver votre attention et vous colle aux neurones dès la première écoute. On retrouve pas mal de breaks efficaces. Certains puristes viendront dire que ce n'est pas des plus original mais cependant le groupe concocte sa formule avec brio. Rien à dire là dessus dans la mesure où les parisiens sont vraiment bien carrés et possèdent une technique bien propre. (Reportez vous déjà rien qu'aux soli finement exécutés).

L'originalité découle du chant de par ses variations bien maîtrisées même si j'en connais certains que le chant clair risque de faire un peu tilter. Et je réitère mon chapeau bas à ce chant death qui apporte une puissance supplémentaire.

 

« Torn Inside », si je peux me permettre est non seulement le morceau le plus long mais aussi celui qui résume le mieux l'ensemble des quatre titres proposés ici. On y retrouve les mélodies accrocheuses, les breaks avec variations rythmiques, ainsi que les différentes lignes vocales. On sent qu'il y a du boulot derrière tout ça et que rien n'a été baclé. C'est là l'un des points forts du combo.

 

S'il me faut choisir un titre parmi ces quatre, je pencherais pour « Sin Of Flesh » qui m'n a mis une bien belle. Le plus dansant (à entendre headbanguant) aux breaks qui m'ont botté le plus. Je pense également à ce final down tempo et massif qui à mon goût ne dure que trop peu de temps malheureusement.

Alors voilà un premier EP qui tient là toutes ses promesses. Avec de la variation qui permet de tuer l'ennui et un ensemble vraiment bien ficelé. Un metalcore tendance death qui je pense devrait bien plaire aux fans de groupes comme As I Lay Dying ou encore Trivium voire même Arch Enemy pour ne citer qu'eux. A noter que le groupe recherche en ce moment un batteur donc si parmi nos lecteurs certains sont intéressés, qu'ils foncent au plus vite pour permettre au combo de poursuivre l'aventure très vite.

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 11:35

INCRUST---A-Hate-Named-Revolt-EP--2012-.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Qui voilà donc qui s'incruste chez Yargla? Et beh à nouveau voici des suisses. Et ceux ci s'appellent Incrüst. Tout d'abord je tenais à remercier Yan de Colossus Fall(récemment chroniqués par chez nous) pour me faire partager cet autre côté de ses talents vu qu'il y officie (ainsi que chez Sedative) avec des membres de Mumakilet de Burning Flesh.

 

La Suisse frappe décidemment très fort ces temps ci et pour cette fois, nous voici avec une formation qui donne dans le bon gros crust patate avec de bonnes touches bien D-Beat. Autant dire que les fans de Disfear, Driller Killer et autres seront ravis à l'écoute de ce premier EP.

 

Alors, ne vous attendez pas à de la balade de chez RFM ou autre car ici ca tabasse bien comme il faut. Le son de grattes et de basse est ultra massif et défonce tout sur son passage, la rythmique brutalise tout le monde à coeur joie et vocalement ça vous déchire en deux également avec cette alternance chant criard et growls bien appuyés.

Tout le monde en prend pour son grade au cours de ces six titres. Un crust/ D-Beat donc énergique à souhait alterné avec de grosses parties plus lourdes qui viennent vous coller une baffe en plomb.

Quelques côtés Nasum dans l'idée, je pense notamment à la très bonne « Wall Crusher »ou encore le titre « Time To Act » »qui sonne Grind Crust des familles et qui ne fait pas dans la concession.

De la tuerie en six titres, et Incrüst va bien droit au but.

Ca varie au niveau de l'agressivité et balance de la colère sous différents aspects. Si la majeure partie des titres sont d'ordre crust/D-beat, on remarquera l'excellente « Free Mankind »qui sent bon le sludge à plein nez. Avec ses faux airs de Grief (d'ailleurs n'yavait il pas des membres de Grief dans Disrupt?héhé), autant vous dire que ce titre m'a botté à mort.

Un très bon titre donc qui vous balance une dose de 5000 Tonnes avec une part de dynamisme en milieu de parcours. Comme la piqure de rappel qui vous remémorise que nous ne sommes pas là pour nous endormir.

 

Alors, je ne peux que vous conseiller d'écouter, de jeter une oreille à tous ces titres, en commencant par « HxC Riots »avec son côté bien rock'n'roll. Alors amateurs de Disfear, Disgust, Nasumet autres qui ont besoin d'un gros coup de pied au cul, allez y, prenez votre branlée et vous verrez que vous en redemanderez. Autant dire que les concerts d'Incrüstdoivent valoir la peine.

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:32

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Kyzyl Kum. Voilà un nom pas banal. Avec ses aspects presque tolkeniens, je me suis penché pour en savoir un peu plus à ce sujet. Et bien messieurs dames, le Kyzyl Kum s'avère être un désert situé en Ouzbekhistan et sa signification en est Sable Rouge.Et beh...

 

Fondé en 2010, le duo nous vient d'Angoulême et nous propose avec ce huit titres un bon concentré de lourdeur et de poussière (et de sable). Huit titres qui sont donc totalement instrumentaux, une sorte de petite jam session qui rappelleront par moment les fameuses Desert Sessions proposées par la bande de Kyuss et consorts.

Un bon petit groupe qui comme vous le constaterez par les titres ne se prend pas au sérieux et c'est ça qui est bon.

Alors on se promène dans ce désert proposé par le groupe au grès d'un sludge doom à tendance rock des familles avec pas mal de variations de rythmes et des riffs tout bien trouvés. Y a par là un groove survitaminé et du catchy à souhait. On retient notamment l'énergie d': « Il ose défier l'art des trucks » alternée avec ce break plus lourd. L'image qui me viendrait à l'esprit serait une troupe d'éléphant qui esquisserait deux trois pas de disco/funk sur une piste.

 

Les mélodies sont bien en osmose avec les parties rythmiques martelées par le fûté.

« Close My Scars Fuck » a ce côté bien sludge poussée jusqu'à l'extrême avec ce down tempo qui ne feront qu'enfoncer encore plus dans le sol les plus cassés d'entre vous.

 

Kyzul Kum aime faire dans l'hypnose assez lugubre, on le constatera sur le mi parcours du morceau cité ci dessus avec son côté malsainement planant.

Fans de groupes comme Kylesa, Black Cobra, je pense que vous apprécierez l'ensemble de l'art proposé par le combo qui vous agrippera et vous emportera vers le néant.

 

Le son pèse beaucoup dans la lourdeur proposée par le groupe. Ce son de grattes bien fuzzy qui vous bourdonne le cerveau à foison. Prenons déjà rien que l'intro d'un titre comme « Cobaye Scorbut (Pose mon arme Chuck) » ou encore la bien pêchue « Goodbye Jean Luc ».

 

« Cause des smicards sur Du Funk » m'a bien botté avec son côté sabbathien et ce riff qui s'ancre dans la tronche dès le départ. Et l'album n'a beau être qu'instrumental, il fait plaisir à écouter même si le 'chanteur' que je suis est parfois tenté à freestyler sur leur son héhé.

 

Une autre qui m'aura bien plu, c'est « Because Death Of Icare sucks » avec ces riffs totalement « Desert Sessions » qui auraient pu nous être proposés par Kyuss voire même Queens Of The Stone Age des débuts et cette partie tribale à mi parcours. Du bien lourd!

 

 

Alors voilà, Kyzul Kum nous sort là un bien bon petit album de sludge/doom instru qui passe tout seul. De la potion catchy à mélanger à un petit whisky et hop vous voilà partis vers d'autres terres,celles là désertiques. Y a du massif et de l'accrocheur, vivement la suite. A encourager.

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 15:24

All-Hail-the-Yeti.jpg

 

AFM RECORDS/ 2012

 

 

C'est en 2006 que s'est formé le combo d'All Hail The Yeti. Avec un tel nom, on ne peut que s'attendre de leur musique à une lourdeur certaine. Et bien c'est le cas avec ce premier album que nous proposent là les ricains, suite à un EP précédemment sorti en 2010 du nom de « Trees on fire with songs of blood ».

 

Le son en général se veut très massif. Le groupe en impose déjà à ce niveau par le biais notamment d'une production bien patate.

 

Les mélodies proposées par les gaillards sont bien lourdes et les rythmiques massives ont un côté relativement core qui pourrait ravir les fans de Throwdown pour le côté bien puissant, voire même de Grope pour le côté rock'n'roll.

L'ensemble donne la bougeotte de par le dynamisme contagieux. Je prends pour exemple des titres comme « Deep Creek » ou « When The Sky Falls » qui en mettent déjà plein la tronche.

 

Le chant aime varier avec un air de Corrosion Of Conformity sur « When The Sky Falls » cité ci dessus par moment avec ces alternances donc excellentes avec le chant hurlé à core et à cri. « The Art of Mourning » est également un bon exemple pour la variation. Un côté Beaten Back To Pure également dans des lignées de chant que l'on trouve sur « Ruby Ridge (Every Knee Shall Bow) ». Ce morceau là envoie du lourd d'ailleurs, sans doute celui qui s'avère le plus lourd de cet album. Rythmiquement on approche du High On Fire sur le début avant de revenir sur du down tempo en gros béton armé.

Ah, ca du groove, je vous avais prévenu messieurs dames, vous en avez! Prenez rien qu «  I Am Wendigo » et je pense que vous serez ravis. « Bloodguilt » vous en injectera également une bonne grosse dose avec ses riffs gras à souhait.

 

Du dansant, tu en as également avec « Suicide Woods » qui est terriblement endiablée. Avec le genre de riffs qui te collent direct au cerveau. On alterne des parties élephantesques et des moments plus rapides. Que du bon. L'efficacité de faire aussi dans le refrain entêtant comme pour « After The Great Fire » et « When The Sky Falls ».

 

Puis le dernier titre de cet album qui marque 20 minutes au compteur. Ce « Judas Cradle » qui en fait musicalement ne nous propose que 6 minutes après quoi nous sommes plongés dans un bayou malfamé. Le titre se démarque des autres avec l'utilisation de claviers » qui amène une touche assez black métal. Genre de black metal à la Goatwhore qui possède sa touche rock'n'roll.

Les breaks y sont bien posés et les mélodies puis les montées en puissance des grattes sont excellentes. Bien joué!

 

Alors, voici un premier album qui est plutôt sympathique. Les fans de groove bien burné y trouveront leur plaisir je pense. Amateurs de gros moteurs comme 2 Ton Predator, Corrosion Of Conformity, Throwodown, je ne peux que vous conseillé que cette galette de bon augure.

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 14:14

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MASCOT MUSIC PRODUCTIONS/ 2011

 

 

Crippled Black Phoenix. Voilà un nom qui doit vous parler de près ou de loin. Venant d'Angleterre ce groupe renferme des membres ayant déjà officié dans des groupes tels qu' Electric Wizard, Iron Monkey, Gonga, Mogwai et d'autres, c'est vous dire s'ils ont déjà de l'expérience, expérience renforcée par le fait qu'ils nous proposent là leur 5 ème album sur fond très rock progressif.



Introduit majestueusement avec un tuba qui appuie le côté massif de cette entrée en matière, la poursuite est très atmosphérique avec gratte acoustique très progressive donnant un côté quasi Pink Floydien. L'ensemble est posé et lancinant avec des notes de piano qui viennent agrémenter une certaine mélancolie perceptible dès les premiers instants. Un psychédélisme très prononcé dans ce morceau, notamment avec ce final à la flûte bigrement 70s et ces chants apportant un côté world music. Bien reposant.



« Get Down And Live With It » démarre sur une rythmique tribale et les mélodies accompagnées de cuivres sont d'une originalité certaine. Chant féminin et choeurs rendent l'ensemble de cet album encore plus varié. Les titres sont tellement bien faits qu'ils sont catchy et déjà à la première écoute de ce titre par exemple, il est quasiment impossible de se défaire de la mélodie. Un véritable envoûtement. Certains breaks semble montrer des signes d'apaisement de cet envoûtement avant de venir rattaquer le cerveau par de petites séquences progressives.

Un interlude empli de distorsions psychédéliquement planantes et lugubres découle sur le morceau qui suit introduit par un très bon chant clair suave à l'ambiance 70s toujours dessinée avec le retour de l'orgue Hammond. La mélancolie et le côté lancinant sont toujours de mise. Crippled Black Phoenix a la force de ne composer que des « hits ». La preuve supplémentaire avec ce titre là. Juste excellent du début à la fin. Chaque morceau a une âme et c'est avec cette âme que le combo construit les bases solides de cet album superbe.

« The Brain/ Poznan » poursuit avec quelque chose à la Archive dans l'ambiance qui s'en émane. Le chant colle parfaitement à la musique. Un certain tourbillon dans ce titre se plaît à vous entraîner de plus en plus vite vers d'autres galaxies de par son côté atmosphérique et hypnotique de la musique. Le lead piano ici apporte un horizon différent encore.



Retour à une batterie tant tribale que lourde et une rythmique plus rapide avec ce « Laying Traps ». Un petit air bien 80s limite batcave se dégage de ce morceau. Je pense à Joy Division ou même Bauhaus avec ce côté glacial qui les caractérise.



Rythmique pachydermique et cuivres introduisent ce titre et ce post-rock guidé par le chant et les mélodies de grattes. Les breaks de « Born In A Hurricane » sont efficaces et l'on se plaît à poursuivre le trajet barré proposé par Crippled Black Phoenix.



« Release The Clowns » a été mon coup de coeur ici. Le côté horrorpunk voire à la Danzig m'a plu directement ainsi que ce chant qui vient être alterné avec un chant féminin...et Grand Joie! Ces deux chants se complètent parfaitement l'un l'autre.Le solo de ce titre est digne d'un bon vieux groupe de southern rock/blues. « Release The Clowns » s'est avéré m'être le titre qui a été le plus accrocheur de cet album terrible et pour certains, il sera peut être le plus 'accessible'.

Une fin jazzy digne d'un bon vieux film de la mafia des années 20 vient conclure le premier cd de cet album.

 

Et l'aventure se poursuit sur un ton bluesy bien planant en guise d'ouverture du second cd de cet album. Des chants et des choeurs ornent le tout, pouvons nous ici parler de 'post-blues'?



« (Dig, Bury, Deny) » continue avec une bonne grosse touche à la New Orleans voire redneck avec l'utilisation d'un banjo qui vient se voir compléter originalement par un violoncelle. Une véritable bande son digne d'une scène de lever de soleil en plein désert américain.

On continue à planer avec « Operation Mincemeat » qui s'avère monstrueux à souhait. Une balade où s'entremêlent chant masculin, féminin, cuivres, violoncelles, le tout opérant à la perfection. Cette balade possède son propre côté orchestral très peu expérimenté par d'autres formations.



Une instru suit au piano/orgue, le tout digne d'un croisement entre Nine Inch Nails et Anathema (je pense au titre « Sentient » sur l'album Eternity).

Et l'aventure se termine déjà avec le très long morceau « Faced With Complete Failure, Utter Defiance Is The Only Response ». Un nom aussi long que le titre (14:47). Nous y retrouvons le côté progressif ambiant. Crippled Black Phoenix,on peut le dire au travers de ce titre n'est pas qu'un simple groupe. C'est toute une entité orchestrale tant les différents instruments utilisés sont nombreux. Le côté symphonique apporte la véritable image de marque propre au combo anglais.

Entre cordes, cuivres, guitares électriques, arrangements électroniques, banjo, orgues, piano, le groupe n'a rien à envier à qui que ce soit en matière d'innovation. Ils osent et parviennent haut la main à tirer leur épingle du jeu et maîtrisent la capture de l'attention tout au long d'un long titre comme celui-ci, puis parviennent à peindre des paysages tous aussi variés les uns que les autres et ce avec une force tout simplement bluffante.

Ce titre, à l'instar de l'album est un véritable voyage dont il nous est bon de profiter de son départ à son arrivée. L'hypnotisme contagieux défilant de titre en titre est à son apogée au cours de « Faced with complete failure... ».



Un album tout simplement magique de par son effet captivant où Crippled Black Phoenix fait partie de ces groupes qui n'ont aucune oeillère, n'hésitant pas à tenter de nouvelles choses et se démarquent de cette manière de la masse.

Crippled Black Phoenix est tout simplement inétiquetable et parvient avec son art à exploiter plusieurs horizons différents. Entre le psychédélisme 70s, le côté froid des 80s, les accents bluesy et la lourdeur et le son actuel, tout y passe.

Alors je ne peux que vous conseiller cet album qui ravira les amateurs d'art, à noter que les fans de rock progressif auront grand plaisir à écouter cet opus. Vraiment excellent!!!

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 15:58

 

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Formé à Colmar par deux anciens Force Fed en 2007, Worn-Out avait déjà fait ses marques par le biais d'un premier cd 4 titres du nom de « Worn-Out ». Le style se voulait déjà relativement hardcore avec une bonne dose d'indus et un groove bien ancré.

Forts de plusieurs dates avec des pointures comme Pro-Pain, Entombed, U.D.O. et bien d'autres, les revoici qui nous re proposent ce « Loud As Fuck! » qui renferme ici pas moins de 4 nouveaux titres ainsi que les 4 titres de leur précédent opus « Trust Steel Only » qui n'avait édité que numériquement.

 

Le début est grassement rock' n' roll avec ces vocaux rauques et ce groove diabolique. Un quelque chose à la Gorefest tant musicalement qu'au niveau de la voix, et des parties au d'accélération que ne renierait pas un bon fan de Volbeat. Avec ce premier titre déjà: « Loud As Fuck! », le combo fait dans la chanson qui se retient bien vite et que l'on reprend en choeur.

 

« Says Who » débute avec ses faux airs de « Another One Bites The Dust » ( c'est vous dire si le groove est de mise...) avant de faire parler la wha-wha. Un petit délire un peu à la Prong voire Die Krupps et ça tâche toujours autant. « Says Who » donne l'envie d'esquisser un pas de danse et de sauter sur place en même temps lors de ses passages plus bruts.

 

« Rich and Famous » tabasse bien et alterne pas mal hardcore. C'est un peu comme ci Biohazard et Bodycount se taperaient une teuf rock'n'roll dans un coin malfamé.

Les riffs de « The Way I Feel » sont bien gros et thrash avec une énergie superbe. Encore une fois, niveau refrain, nous avons du sing-a-longesque et les breaks parviennent à chasser tout ennui improbable içi.

 

Que dire du riff de « Used To Hate » qui s'avère monstrueux as fuck? Le son est un peu plus lourd içi, je vous rappelle que nous avons la réédition du 4 titres de 2011 et l'on constatera que l'ambiance 'n'roll qui sent le Jack Daniel's à plein nez est déjà bien présent à cette époque.

 

« Infraworld » m' a énormément plus avec son début digne d'un Dismember voire même Dominus avec ce chant ultra guttural (le + guttural de ces 8 titres d'ailleurs) que l'on pourrait très facilement rapprocher de Mikael Akerfeldt. Le morceau se démarque des autres avec cette touche la plus purement metal tout en conservant le côté accrocheur. Ce titre est tant lugubre qu'excellent.

 

« Worn-Out » possède sa touche d'originalité avec l'ambiance redneck qu'amène l'incorporation de l'harmonica. Un mix de hardcore saupoudré d'arrangements electro apporte une touche supplémentaire d'originalité donc à leur art brut.

 

« Skin Deep » vous montre qu'il n'est pas nécessaire de faire dans le riff ultra complexe pour être efficace. Un excellent morceau du style Entombed qui lorgnerait vers l'indus pour venir conclure déjà ce « Loud As Fuck! ».

 

Et bien voilà un groupe qui tient méchamment bien la route. Je suis bien loin d'être déçu d'avoir été choisi pour m'occuper de leur cas. Un bon cru qui mélange tous les arômes de stoner bien burné, d'un hardcore bien relevé et d'une touche métal presque indus bien ficelée.

Worn-Out fait dans l'efficace, et c'est un groupe français qu'il va falloir à nouveau surveiller. A voir en concert!

Pour tout fan d' Entombed, Prong et Gorefest dans leur époque rock'n'roll.

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 14:20

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Vous avez pu constater ces derniers temps que la Suisse frappait fort au sein de nos chroniques. Avec des groupes comme Coilguns, Posthumangangbang et autres, nous avons eu la joie de connaître un peu plus dans différents styles ce qui se faisait chez les hélvètes.

Et là, c'est un autre missile scud que nous envoie ce pays avec Colossus Fall.

 

Formés en 2011, le combo nous présente son 1er EP avec 5 titres tant lourds que délurés.

 

Après une intro riche en nature, Colossus Fall démarre les hostilités bien massivement. Quelque part entre Burnt By The Sun ou encore un Soilent Green un chouya moins hystérique avec une bonne grosse touche rock'n'roll et une lourdeur bien sludgecore dans l'âme. Il y a un peu de Coalesce dans l'idée avec cette formule efficace au chant bien criard. Les morceaux (avec celui ci pour bon exemple) sont bien variés, entre passages ultra lourds et d'autres nettement plus survitaminés.

 

Les breaks sur « Despite » sont excellents avec ce son de gratte assourdissant et massif à foison ainsi que des parties quasi- freestyle et décalés. Les gars maîtrisent majestueusement leur technique d'une efficacité indéniable.

 

« Cold Night » porte bien son nom. Ca démarre sur des riffs de grattes assez incisifs pour débouler sur le morceau qui doit être le plus oppressant du cd. Ca vous prend par le bas et les tripes et vous soulève. La rythmique est quasi tribale nous rendant ce morceau bien grand avec une atmosphère maladive et piquante.

 

« Kill The Shepherd » commence de façon bien tordue et renferme des parties tant sludge que punk/hardcore. Les riffs se promènent tout au long du titre guidés par la rythmique qui vous en martèle les mélodies dans le plus profond du crâne. L'ensemble est assez cinglé et appréciabl en soi.

 

« Colossus » revient avec cette ambiance rythmiquement tribale sur fond de sludgecore. Les amateurs d' Iron Monkey risquent de se voir ravis sur certains plans instrumentaux dans ce titre. La partie que l'on trouve à 2:30 de ce titre est tout simplement catchy à souhait et vous restera dans le crâne à coup sûr. Une vraie grosse baffe dans la gueule avec un final pachydermique et majestueux.

T'en voulais de la lourdeur? Et bien tu vas en bouffer pendant une bonne minute. Du down tempo et du larsen à gogo pour accompagner tes 2/3 cachets de Tranxen.

 

Maladif. C'est l'ambiance qui se dégage de l'art de Colossus Fall parvenant à rassembler le côté oppressant et cynique du sludge, la puissance du hardcore et la folie au niveau des riffs relatant d'une technique excellente.

Voilà encore un groupe qu'il va falloir surveiller de très près suite à ce premier EP digipack tant beau que bon et encourageant.

 

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