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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 14:18
DOOMCULT-'Life Must End"

LONERAVN RECORDS/ 2018

 

 

Il y a un peu plus de deux ans était chroniqué « End Of life », premier album du one man band hollandais Doomcult. Si l’album m’avait convaincu, quelques petits griefs étaient à gommer pour que Doomcult rentre dans la cour des grands. Le moins que l’on puisse dire est que ce « Life Must End » franchit haut la main l’épreuve tant redoutée du second album et fait même mieux que ça en en voyant Doomcult dans la catégorie des groupes majeurs de la scène Doom Hollandaise au côté de Celestial Season, Officium Triste, Bunkur , Uur, Hooded Priest et tant d’autres.

 

Si l’influence de la sainte trinité du Doom britannique est encore présente, Doomcult s’en éloigne petit à petit pour se frayer un chemin qui est certes toujours aussi noir et désespéré mais qui est indéniablement plus personnel. Au premier regard du tracklisting, on remarque que les chansons sont majoritairement plus longues que sur « End of life », la plupart dépassent les 7 minutes. Format qui semble incontestablement mieux convenir à J.G. Les chansons devenant de véritables paysages désolés au fur et à mesure que les notes vous soutirent le peu d’espoir qu’il vous restait dans votre misérable vie.

 

Les mélodies sont toujours présentes. Toujours aussi belles, prenantes, étouffantes sans tomber dans le pathos de supermarché. Jetez une oreille sur « Inferno » ( avec ses dissonances ) et l’incroyable « King Of Bones ». Vous ne pourrez qu’en ressortir bouleversé, troublé.

 

La voix est toujours aussi personnelle. Pas vraiment chantée, pas vraiment parlée, pas vraiment claire, pas vraiment gutturale. Là ou elle ne paraissait hasardeuse sur le premier opus, elle est nettement plus convaincante, assurée et en parfait adéquation avec la musique plus sombre qui est proposée sur « Life Must End ».

 

Si dans le premier opus, Doomcult se cherchait musicalement mélangeant plusieurs gimmicks qui nous donnaient l’impression d’être face à un patchwork inharmonieux, dans « Life Must End », les digressions vers des atmosphères plus Black ou Death Metal sont cohérentes et renforcent ce sentiment de malaise et de désespoir.

 

La production, même si elle s’est nettement améliorée, a toujours ce côté « raw » qui a pour conséquence directe de donner une identité sonore facilement identifiable, ce qui est de plus en plus rare à l’ère du numérique et des studios aseptisés.

 

Ce « Life Must End » est un disque intéressant et envoûtant. Si les qualités sont visibles dès la première écoute, l’album continue à se révéler lecture après lecture, tous les détails dont il fourmille. J’espère vraiment que Doomcult aura la reconnaissance dont il mérite, car il serait criminel qu’un album de cette qualité reste enfouit dans les limbes de l’underground musical.

Doomyan

 

 

 

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