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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:48

                          prova-5.jpg

2006/Self-released

4 songs/11 mins
 
  1. Here comes to head
  2. More Humility…Less bullshit
  3. Competence
  4. Words Unspoken

Coming from Montebelluna, Italy, Bleeding Eyes plays what we should call some power sludgecore and they play it very well. They remind me of bands such as Raging Speedhorn (I just saw that they’re about to tour with them), Hardtoswallow, and so on... In fact, they continue where Raging Speedhorn has stopped. I mean, I recently bought the new Raging Speedhorn album and I noticed that they lost their “stoner” side. Here, with Bleeding Eyes, the groove is amazing and powered as well.

They play on both sides: one is very catchy, groovy and tends to more violent rhythms, more hardcore metal parts. “Competence” is my favourite and it is for me the one that represents perfectly the whole cd: between Raging Speedhorn for the sludgecore part and Pantera/ Superjoint Ritual and Pungent Stench (in a less death metal way).
  

I really enjoyed this demo that left in my mouth a good taste of old whisky and in my brain some smoky feeling. It is totally inadvisable to listen to these tracks in your shower. Ok, the groove will make your hips shake but the "power" moments should see your shower damaged by the way you will jump. It’s such a pity but I have to admit, here, Italy still kicked some french ass and took its revenge with a really groovy headbang in my chest ;). 
This cd should find a place on your shelf between Hardtoswallow, Facedowninshit and Bud Junkees. Support this band!
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:30

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2006/Autoproduction


          Cock O Rico ! Voici un groupe hexagonal, régional et même local qui voudrait rentrer dans les annales!
Cumshot défend en effet les couleurs boulonnaises. Avec ce cd, les joyeux drilles descendent de leur bateau afin de débarquer sur L'île aux palmiers couillus, explorée en 8 titres pour environ quinze minutes.
Le tout s’avère très exotique, on y retrouve gargouillis et divers bruits d’animaux de la jungle, ce qui agrémente un peu plus le côté tropical du groupe. Officiant dans un pornogrind mid tempo un peu à la manière de Cock and Ball Torture, N.C.C., ou encore Gut, nos compères locaux se permettent d’ajouter du clavier, ce qui apporte un côté original au tout en créant parfois des ambiances très "vieux films d’horreur" un peu lugubres, tels un train fantôme un peu kitsch. Un côté festif vient nous rappeler Finntroll par moment, notamment au niveau de l’intro.
          Les morceaux sont fort accrocheurs et les titres annoncent déjà à l’auditeur qu’il pourra s’offrir une bonne tranche de poilade, par exemple l’excellent "Zombiahu (jus de couilles putréfiées)" , ou encore -mon préféré- "Dressée comme un sapin de Norvège".
Voix bien graves, dans la lignée d’un C.B.T. comme dit plus haut, en alternance avec des vocaux plus "vomis" à la Haemorrhage pour ne citer qu’eux, mélodies facilement mémorables, rythmes dansants, bref tout est bon dans leurs morceaux cochons. "Partisans de la Gamahuche" a su aussi capter mon attention et, c’est pour dire, j’ai déjà du l’écouter une quinzaine de fois avec sa partie gore twist’n’roll.
 
Les titres parviennent à s’enchaîner sans problème, le tout est très bonne ambiance à tel point qu'on en redemande. Alors on se remet le cd une fois, puis deux, et, que nenni, pas de détail, on ne compte plus. Et là tu as la mélodie de "Zombiahu" dans la tête dès la fin de la rondelle. Bref, amateur de joie, de bonne humeur, de goregrind, pornogrind festif, tu trouveras ton bonheur dans cette Ile aux palmiers couillus fort appréciable. Allez Boulogne !!!
 
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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 23:44
C'est ce week-end que l'asso AnticAbject organise la nouvelle édition du Death October Fest!!!
 
Une soirée 100% death, avec à l'affiche :
 
- ETERNAL  http://eternal666.free.fr
 
- ANNIHILATION  www.myspace.com/annihilationband
 
- HERITIER DE LA HAINE  www.heritiersdelahaine.com
 
- HYSTERIA  www.myspace.com/hysteria999
 
- FURIA www.myspace.com/furiaman
 
Et les bières à 1€!!!!
 
Nous vous attendons nombreux pour cette soirée, le Samedi 27 Octobre à partir de 19h00 au Korrigan!
Paf : 8€
Le korigan : 2422 avenue Fortuné Ferrini 13080 Luynes / Aix en Provence
 
 
 
AnticAbject http://www.anticabject-asso.aesolange.fr/
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Published by Sacha Disto - dans LIVE REPORTS
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 22:53

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                                                              2001&2003 / Parade Records

  
Here we have two bands, Looking For An Answer from Spain and Catheter from Usa. This split cd is not so new: L.F.A.A.'s tracks are from 2001 and Catheter's from 2003 but Parade Records lately sent me this bombastic stuff from their label. Both bands play very fast grindcore and the overall impression is really good here!


One can say Looking for an Answer plays grindcore/crust, somewhere between bands such as Nasum, Cripple Bastards or Phobia, in Spanish language. Track number 3, "Los Olvidados", reminds me of some good old Pig Destroyer. The songs don't last more than one minute and a half, they manage to give us 6 tracks for 5 minutes. Two kinds of vocals: crazy screams and lower and more guttural ones copulate for a good dose of brutality. All is very fast, a real punch in one's face. Man, can you imagine just for a second the moshpit during one of their show?

 

Catheter "only" delivers two songs, longer than two minutes each. They are a bit in the same vein as L.F.A.A. but tend to include more "death metallic" parts and soli as well as parts that sound a bit sludgy to me for the groovy moments. Very good stuff , my fave being the song called "Power", which reminds me a bit of Impaled.

 

We have two good bands here, as catchy as violent, that I really enjoyed. The only bad point is this cd is damned too short but I always have that problem with grindcore bands, the stuff can be really good but the pleasure is always too short.

 

www.lookingforananswer.cjb.net

www.paraderecords.galeon.com 

www.myspace.com/catheter 

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:52
                                             poulpa.jpg

 

Festival du 12/10/2007 au 14/10/2007
Zone de l’Inquéterie - Saint-Martin-Boulogne - France
Prix du pass : 7€
Journée : 3 ou 5 euros

 
Axé sur l'originalité et la découverte, le Poulpaphone est un festival immanquable pour tout amateur d'originalité et d'expérimentation...

vendredi 12 octobre - 19h00 - Zone de l’Inquéterie - Saint-Martin-Boulogne

Queen Adreena - Psykup - FMR.exe - Messerchups - Beat Torrent - Maniacx - Enfants 2 la Basse - Puzzle

samedi 13 octobre - 19h00 - Zone de l’Inquéterie - Saint-Martin-Boulogne

The Bishops - Sharko - Body Machine - The Sugar Plum Fairy pr - Yolk - Acoustic Ladyland - Amphytrion - Sleepytime Gorilla Museum

dimanche 14 octobre - 18h30 - Zone de l’Inquéterie - Saint-Martin-Boulogne

Babet - Ukulele Girls - Imbert Imbert - Joseph - N&SK - Boogie Balagan - Molécule - Elze

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Published by Sacha Disto - dans LIVE REPORTS
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:30





605 Fiches de films, 119 Critiques, 127 Fiches biographiques, 314 Bandes d'annonce et 14 articles et dossiers...    

C'est géré par un pote et c'est là: www.cineannales.com 

Allez y faire un tour, vous pouvez même donner une note à chaque film...       

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 20:05

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2007/Autoproduction

Accueillons comme il se doit les lillois d’Averse (cherchez plutôt le rapport avec « aversion » qu’avec la pluie) qui, sous couvert d’une étiquette alléchante (« black métal, progressif et baroque »), nous livre, avec cet EP de 33 minutes pour 5(!) titres, un objet plus qu’intéressant. Se réclamant de groupes actuels à l’avant-garde de leurs scènes respectives (Borknagar, Enslaved, Opeth, Porcupine Tree, Anathema, Emperor…) ainsi que des grands noms du rock atmosphérique des années 70 (King Crimson, Caravan, Camel), nos nordistes parviennent à marquer les esprits et même à frapper un grand coup avec cette grosse demi-heure onirique et hypnotique en guise de 1e ligne d’une carte de visite qu’on souhaite voir se remplir rapidement. Récemment vu en ouverture d’Antimatter, c’est à un autre groupe extrêmement talentueux qu’Averse nous fait penser, aussi bien dans l’esprit que dans la musique: Solefald. A l’instar des norvégiens, dont l’empreinte est sous-jacente sur ce "Scolopendrian Perception Haze", Averse mêle éclectisme, mystère, originalité, mais aussi savoir-faire et ambition, tandis que défilent les 5 titres de cet EP et leur cortège de plans éthérés, de salves black destructrices, d’envolées acoustiques, de parties de violon, de mélodies folk/orientales (entre autres, je ne vais pas tout dévoiler non plus). Attention, point n’est question ici d’un quelconque plagiat! Les membres du groupe développent leur musique, sous l’impulsion de Tim (principal compositeur, parolier, guitariste, chanteur, clavier), au gré de leurs idées, nombreuses, pour un résultat qui fleure bon le talent et l’avenir radieux. De plus, l’aspect extra-musical est également élaboré: les textes sont des poèmes et l’EP présente un concept où est exposée « une possession empirique par la « Brume de Perception Scolopendrienne » (rassurez-vous, nous allons tenter de tirer ça au clair lors d’une prochaine interview…) Preuve du potentiel et de l’ambition d’Averse : d’une part, le combo prépare un album pour 2008 et joue déjà la quasi-intégralité de celui-ci en live; d’autre part, il vous propose sur son blog myspace l’intégralité d’un de leur concert, lui-même 100% acoustique. Restez en éveil, il est en train de se tramer quelque chose de costaud sous la brume nordiste…

www.myspace.com/aversejourney    

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 19:24

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                                              2006/Enrage Productions

Headbanging time! Pour ce 3e pavé de l’Esprit du Clan, les franciliens nous plongent direct dans l’arène avec une intro ultra-plombée, augurant du meilleur pour la suite des événements. "Circus Frénésie" débarque alors dans nos enceintes avec ses super riffs, son mix détonnant de hardcore et de métal, son refrain entêtant, ses breaks bien sentis… Bref, tout y est! Le chant en français fait passer le message de façon intelligible et communicative, avec cette lourde voix power -virant parfois sur le death- du meilleur effet. D’entrée de jeu, le ton est donné : on se dit que si l’opus dans son ensemble est du même acabit, c’est à une sacrée bombe que l’on va se frotter… Le doute n’est rapidement plus permis : "Dans cette Fournaise", le morceau suivant, se déchaîne sur un énorme riff de départ mid-tempo et hyper accrocheur, et, quand le maître-hurleur se met à scander « Noiiiiiiire… Est ma destinéééééééééée », c’est avec une vive émotion que l’on réagit et que l’on appréhende la suite avec une fébrile impatience… Suite qui s’avère nous planter des parpaings dans la tête, riff après riff, refrain après refrain, morceau après morceau… La musique bétonnée et les paroles enragées sont parfaitement complémentaires, rien n’est à jeter dans cette amalgame de rage sonore et vocale. Les thèmes abordés dans les textes accrocheront sans aucun doute la plupart des métalleux (ou excités d’autres horizons) qui se reconnaîtront dans ces sujets aussi introspectifs qu’universels, Arsène et Shiro exposant leurs démons à la fois de manière sincère et efficace. Les mots employés sont simples mais ô combien percutants, et l’on ne peut qu’être pris à la gorge par la diction ultra-puissante et le caractère déterminé et écorché des idées. A ce titre, ce qui aurait pu s’avérer un assemblage de lieux communs n’est rien d’autre qu’une pure réussite. Preuve de sa forte personnalité et de son envie de faire ce qui lui plaît, le Clan se permet quelques incartades salvatrices (guest au chant pour un titre « boostien », ballade chargée d’émotion, breaks en son clair) pour éviter la redite. Vous l’aurez compris, pas grand-chose à critiquer sur ce 3e skeud (celui de la maturité paraît-il)… Certainement pas le son en tous cas, massif. Pour clore le tout, ces messieurs ont l’air d’avoir toujours les pieds sur terre et de savoir rester humbles et accessibles, comme en attestent la vitesse et l’amabilité avec laquelle ils m’ont répondu pour la chronique. On ne voit pas ce qui, désormais, pourrait les arrêter. Et tant mieux…

www.espritduclan.com  

www.myspace.com/lespritduclan
 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 16:31

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                                                          2006/Interference

Il y a de cela quelques mois, j’évoquais avec un ami la période lointaine et révolue où le magazine Rage nous abreuvait chaque mois de chroniques, interviews et autres dossiers qui nous faisaient découvrir des groupes dont nous n’aurions jamais soupçonné l’existence autrement (précisons qu’il faut se situer dix ans en arrière et qu’en ces temps reculés, la divinité Internet n’appartenait encore qu’à la mythologie). Mary Beats Jane, Prohibition, Sixpack, Snot, Basement, Jesus Lizard, Kepone, Mass Murderers, tous appartiennent désormais à l’histoire du métal, du punk ou encore de l’indé (à défaut d’être connus du grand public, Snot mis à part -et encore, on reste loin d’un Linkin Park) et avaient droit de cité, comme des centaines d’entités qui ne vous diraient aujourd’hui pas grand-chose, dans les pages de cet auguste représentant des veuves et orphelins électriques. Sorte de Versus des années 90 (Vs qui d’ailleurs semble avoir disparu de l’horizon, malheureusement), Rage savait apporter de la lumière à des groupes et des styles originellement peu médiatiques, tout en permettant à ses lecteurs de naviguer dans d’autres sphères culturelles grâce à d’intéressants dossiers.
Quelques heures après cet épisode emprunt de nostalgie, je découvre parmi mes mails une «friend request» myspace de… Basement! Ce doit être ce que l’on appelle le hasard… Basement, groupe indé qui partageait avec les combos cités plus haut, à mes yeux du moins, la particularité de ne plus être en activité. Après leur avoir relaté la même anecdote, ils me proposèrent de m’envoyer la preuve de leur reprise d’activité, en l’ocurrence Everything Gets Distorted, 3e enregistrement mais 1e album nous proposant une bonne demi-heure de salves sonores réparties en 8 titres.
Passons d’emblée à l’étiquetage… Pas évident à première vue d’apposer une catégorie précise et définitive à ce bouillonnant ensemble sans prendre le risque de passer à côté d’un style ou de cantonner la musique du groupe dans une prison de qualificatifs laconiques. Mettons-nous donc d’accord, pêle-mêle et sans prétention d’exhaustivité, sur les termes de « post-rock », « post-core », « noise-rock » et autres « emo-core », réunis sous la plus générale bannière de l’indie. Pour ceux qui n’en sont pas plus avancés, on peut, sans recourir à leur bio, gager qu’outre leurs contemporains français ou anglo-saxons évoluant ou ayant évolué dans le même style depuis le début des 90’s, un groupe comme Fugazi ne doit pas être étranger à l’univers des libournais. Cependant, alors que j’ai toujours eu un peu de mal à entrer dans « Red Medicine » (le seul album que je possède des américains), la musique de Basement m’a, elle, immédiatement paru accessible et entraînante. Ceci ne signifie pas que nos compatriotes du sud-ouest sont moins subtils que leurs glorieux aînés de Washington, seulement que le côté rentre-dedans des premiers m’a plus parlé que les structures saccadées des seconds. N’allez pas pour autant vous imaginer rentrer dans un album des Ramones ou de Slayer au niveau des BPM : dès le 3e morceau ("Maelström"), Basement ralentit la cadence pour nous offrir un superbe instru mid-tempo. Côté français, je dirais qu'ils me rappellent parfois nos nordistes de Tang, la voix notamment. Pour ce qui est du son de ce LP, il est pêchu et, en cela, a de grandes chances de titiller les oreilles des plus métalliques d’entre vous, si toutefois ils ne rechignent pas devant des ambiances plus rock, plus posées parfois… Mais toujours énergiques et judicieuses (imaginez des Isis ou Cult of Luna en moins apocalyptiques, sans l’alternance parties extrêmement calmes et plans hurlés). Ce groupe a pour moi de nombreux atouts pour rallier des partisans de nombreuses castes musicales, avec ce 8 titres très varié (que ce soit au niveau des riffs, du rythme ou des ambiances), à la fois accessible et fouillé, tour à tour accrocheur et feutré, alternant judicieusement rage expressive et énergie contenue. Maelström (on y revient…) d’influences parfaitement assimilées, Everything Gets Distorted, nous présentant des compos bénéficiant de la maturité évidente de leurs géniteurs, devrait apporter à ces derniers une reconnaissance méritée. Pour éviter qu’une fois encore un excellent groupe ne disparaisse, dans l'indifférence générale...

www.basement-dept.com     

www.myspace.com/furianoise   

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 12:42

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2006/Autoproduction

Bienvenue chez Abitbollus. Vous pénétrez dans cette (ces) enceinte(s) à vos risques et périls. Voici l’annonce qui aurait pu ouvrir Clock Me Jesus, ce 1er album (succédant à la démo De Mysteriis de Don Camillo - 2003), tant il faut être assuré d’être solide mentalement parlant pour espérer ne pas sombrer dans la folie à l’écoute du black/death génétiquement modifié des amiénois (opération Blague Métal qu’ils appellent ça…) Si, musicalement, on est tenté d’accoler une étiquette à cette troupe de foufous, on doit bien vite se rendre à la raison (humm…) sous peine d’être bien trop réducteur. Tandis que les premières minutes s’égrènent, l’auditeur se retrouve déjà sous le joug des changements de tempos (ah c’est italien… Bon, « tempi »), des variations vocales (black, grind, chant clair…) et des intrusions de parties instrumentales (de clavier, en l’occurrence) franchement décalées pour un tel monde de brutes. Le chant, quand il n’est pas extrême, distille des textes subtils et déjantés valant le détour(nement) et qui ont la particularité d’être parfaitement compréhensibles car exprimés dans la langue de Molière et Gustave Parking. Avouez qu’on n’a pas souvent l’occasion d’entendre un album dit « extrême » commencer par une phrase du type « Les choux du jardiiiiiiiiiiiin », raclée par une gorge canal-sataniste. C’est tout un univers à part qui nous ouvre ses portes avec Abitbollus, même si, musicalement, les fans de métal (métal méchant inclus) ne seront pas dépaysés et pourront largement trouver leur compte pour peu qu’ils ne soient pas déboussolés et dérangés par le côté décalé (attention euphémisme!) de ces représentants de Damien et d’Amiens. Excellente surprise, la section instrumentale assure et les plans sont aussi variés qu’efficaces. Abitbollus évite ainsi les écueils d’un monolithisme lassant (malheureusement fréquent dans le genre), aidé en cela par l’ajout de divers samples cinématographiques incongrus (on pouvait s’y attendre, ces ostrogoths-là ne regardent pas que la radio…), issus de la Classe américaine (forcément), Wayne’s World, Cité de la Peur (j’en passe et des plus cultes), parfois intégrés au sein même d’un morceau. Cornemuse, claviers cartoonifiants, berceuses, flûte soupochouesque, pastiches d’Eros Nécropsique, de Maiden ou Mercyful Fate, les clins d’œil sont innombrables, on s’amuse décidément beaucoup, mais cela sert vraiment la musique en l’aérant. On pense bien sûr aux autres illustres régionaux de l’étape, Carnival in Coal, ou à un Costa Gravos (pas très éloigné non plus géographiquement… Visiblement, There’s something wrong in the air of the North, that makes us crazy). Elément important mais non rédhibitoire quoi qu’il arrive, l’assise technique est très bonne (mention spéciale à “M666 Television Bizarre” et ses envolées guitaristiques). Les structures des morceaux sont construites de manière à surprendre et on se retrouve, au final, avec un nombre impressionnant de voies empruntées. Saupoudrez le tout d’un son à la fois bon et underground, vous obtiendrez, à l’arrivée, un skeud-ovni indispensable à tout membre du club « Métal, Folie et bonne Humeur » (association loi 1901 à but non lucratif) qui se respecte. Et pour ceux qui ne supportent pas les infidélités au sacro-saint Dieu Troumétol, ils n’ont pas fini de déplorer la marche en avant de ces groupes franchouillards résistant encore et toujours à l’envahisseur Yves Morozité… Et d’être victimes de persistence crétinienne!

www.abitbollus.fr.tc  

www.myspace.com/abitbollus

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