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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 17:22
WITHOUT MERCY- 'Mouichido'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Vancouver nous appelle vaillamment par le biais de Without Mercy avec ce Ep de quatre titres d'un death metal puissant qui en impose pour un peu moins de vingt minutes de furie canadienne.

 

Le death metal proposé est carré et sans fioriture, il met les choses au clair dès le départ : les canadiens ne sont pas là pour vous servir du sirop d'érable mais plutôt une lave incandescente qui fatalement ne laissera plus de vous qu'un tas de cendres.

 

Le groove s'impose autant dans les passages brutaux et rapides mais également pour ceux qui se font plus mélodiques comme par exemple sur « Worthless » et ce solo signe d'une maîtrise technique irréprochable.

 

La rythmique martèle violemment et s'emplit de folie comme sur les passages décalés et barrés assez Meshuggaesques où la tartine de crépit s'écrase sur votre face. Les canadiens proposent même un featuring de Mark Hunter de Chimaira sur « In Waves » afin de violenter encore un peu plus la donne sur un point de vue vocal, alors que ce dernier tout au long du Ep est déjà bien à l'apogée d'une violence annoncée.

 

Without Mercy explorent plusieurs facettes du death metal tant que l'ensemble soit brutal. On trouve des passages très power et même un peu plus 'core' sur « Burn » qui explose le score en matière de lourde distribution de douloureuses baffes, des breaks plus décalés tels que nous l'avions déjà mentionné pour le précédent morceau avec en plus une hystérie totale au niveau mélodies de grattes.

 

« Morphine » clôt l'ensemble avec un excellent passage au départ où le chant est bien mis en avant, des mélodies accrocheuses qui rendent le morceau excellent et qui ne sera pas sans rappeler sur certains passages nos compatriotes de Colossus. Ce titre là est aussi catchy qu'agressif et lourd et l'on saura s'en réjouir.

 

Elles sont bien appréciables ces presque vingt minutes canadiennes, et elles sauront vous apporter toute la douleur attendue. Puissance, groove et énergie démesurée, ce à quoi l'on ajoutera un zest de folie. La recette est là pour mettre tout le monde sur la même longueur d'ondes auditives et elle se déguste avec plaisir.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 23:45
WORSHIP OF KERES- 'Bloodhounds For Oblivion'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

 

Un petit passage aux Etats Unis avec le doom metal bien gonflé de Worship Of Keres qui au biais de trois titres, nous proposent leur premier EP.

Fraîchement formés fin 2015, les américains donnent le ton d'un doom traditionnel emmené par un chant féminin qui ne sera pas sans rappeler Jex Thoth entre autres.

 

C'est lourd, lent, sombre et le psychédélisme accentué par le côté atmosphérique du chant font un bel hommage au grand Black Sabbath. Les trois titres savent aisément vous emporter avec une rythmique massivement accrocheuse, des riffs bourdonnants avec des breaks en arpèges nettement plus légers comme les alternances que nous avons dans « Book 3 » où la variation se fait aussi rythmiquement lorsqu'une accélération plus rock cependant toujours enfumée s'opère.

 

L'ambiance musicalement est bien lestée et cimentée à bloc et l'odeur des seventies embaume la pièce comme sur « Book 2 » et ce doom rock occulte. On pourra penser aux mastocs d'Acid King sur ce voyage sombre ou encore à Cathedral ou Smog quand se lance le groove au rythme plus énergique et ce solo où la wah wah s'exprime en prenant grand plaisir.

 

Le démarrage de « Book 1 » rappellera également la défunte bande de Lee Dorian par ce son brut et gargantuesque, alors que le chant vient alléger et inclut des nappes planantes pour mieux charmer le cerveau de l'auditeur déjà sous l'emprise musicale accrocheuse.

 

Quinze minutes en trois titres ne sont que trop peu pour ce premier Ep déjà bien prometteur de ce doom au doux revival d'antan. Les friands de combos comme Cathedral, Acid King ou encore Royal Thunder apprécieront.

L'évolution à noter se fait au niveau du line up où se sont opérés quelques changements notamment au niveau du chant, ainsi Worship Of Keres est désormais Keres.

 

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 22:05
ENTROPY O.A.C.- 'Dark Clouds And Clarity'

PAVEMENT MUSIC/ 2015

 

 

Petit passage aux Etats Unis, dans le Wisconcin avec cet EP de trois titres d'un metal/rock proposé par Entropy O.A.C.

 

Dès « Failure To Thrive », on trouve un esprit très groovy et assez Metal de la fin des 90's avec ce chant clair très rock et ses variantes plus hurlées. Les rythmes varient, sachant s'accorder aux riffs bien liés et le chant puis les choeurs fusionnent bien ensemble. Les riffs accrochent bigrement l'écoute.

 

« Endless Fire » arrive ensuite plus calme, avec ce début lancinant auquel s'en suit un passage plus brut où les guitares se font plus lourdes et le chant, plus appuyé.

L'alternance entre les deux passages se fait aisément. Une certaine mélancolie se dégage du titre et le groove toujours présent, permet ici et là quelques automatiques balancements de tête.

 

Les larsens démarrent le ton brut et hardcore de « Realm Of Grey » et le démarrage au chant est bien patate, puis le retour se fait d'un passage au chant clair toujours vaillamment exécuté mais aussi plus burné que sur les titres précédents.

De bons breaks lourds pour moshpit viennent lester l'ambiance et imposer une tarte au ciment. La superposition des deux chants sur le final colle bien au rythme et les riffs poursuivent leur ligne groovy.

 

Un EP sympathique de Rock/Metal ou Metal/Rock, c'est vous qui voyez, qui pèse son poids en matière d'accroche.

https://www.facebook.com/Entropyofall/

 

 

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 00:35
Everto Signum- 'Synergy'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Encore une production proposée par Satanath Records arrivant dans nos pages avec ce Ep d' Everto Signum sorti en 2014, et il s'agit du fruit d'une collaboration musicale Portugal-Autriche.

 

Quatre titres de black atmosphérique sont proposés et « Cold Inception » fait guise d'intro sur une ambiance très planante entièrement au clavier qui pourra rappeler Mythological Cold Towers avec ce côté épique et mélancolique.

 

« Stirred Ambiance » démarre ensuite sur un black metal mid tempo variant également sur certains passages plus doom. Rythmique lancinante, voix sombre et mélodies dissonantes, l'atmosphère dans son ensemble s'avère très obscure. Le break qui suit est plus brut et la batterie impose son jeu plus énergique. Les claviers bien présents contribuent à cet esprit plus atmosphérique. On se remémorera ici quelques groupes dark metal des 90's comme Aeternus, Bloodthorn, ou encore les hongrois de Sear Bliss.

 

« Elemental Synergy » continue l'offrande musicale à base de riffs très accrocheurs et cette mélodie diaboliquement entraînante. Le style évolue par rapport au précédent titre dans la mesure où le côté atmosphérique se fait moins présent, en revanche le côté épique, lui, est bien focalisé. Un excellent break sur le final reprend les guitares lourdes, la double pédale bien carrée et impose sérieusement un côté guerrier.

 

Pour terminer, une reprise de Lux Ferre : « Atrae Materia Monumentum ». La face atmosphérique moins en avant et l'épique plus appuyé, le batteur rythme toujours lourdement le mouvement à adopter. On trouve un bon break intriguant en milieu de parcours et l'ambiance oppresse à foison. Le black metal qui nous est délivré ici plaira également aux adorateurs des norvégiens de Gehenna (old).

 

Cette contribution internationale se fait bien sympathique donc de la part d' Everto Signum qui base le thème de son black metal sur la nature, et la curiosité de jeter une oreille sur la suite se fait sentir.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 00:24
CREST OF DARKNESS- 'Evil Messiah'

MY KINGDOM MUSIC/ 2015

 

 

Crest Of Darkness. Le nom de ces norvégiens pas nés de la dernière pluie acide ne vous sera sans doute pas inconnu. Formés en 1993, le groupe a déjà sorti pas moins de six albums et un EP. On se souvient d'ailleurs de l'excellent et original « The Ogress » sorti à l'époque chez Listenable Records.

 

Avec cet Ep donc sorti en 2015, les norvégiens côtoient toujours autant le lugubre mais l'on peut constater que le black metal teinté de death se fait beaucoup plus brut avec une touche assez rock par moment que ne renieront pas les amateurs d'un groupe comme Carpathian Forest.

De très bonnes variations sont toujours au rendez vous comme sur l'oppressante « Abandoned By God » avec également ces nappes de claviers qui viennent imposer un côté assez inquiétant.

Les vocaux s'allient entre voix black purement diabolique, gargarismes plus death et murmures. Le titre en question possède un bon gros passage décalé progressif.

 

Ce Ep suinte la hargne avec le titre éponyme « Evil Messiah ».

Nous évoquions plus haut le côté rock et nous en avons ici une bonne dose avec cette rythmique bien lourde, ces mélodies infernales et ces vocaux qui en appellent au Malin.

 

Les démons se déchaînent également sur « Armageddon » et son agressivité sans mesure. Le refrain est destructeur mais aussi fortement accrocheur. Sombre et violent, le morceau balance à tout va et incluse des passages plus thrash. On saluera aussi le groove pachydermique qui démarre le final dudit titre.

 

Les sombres comparses s'approprient également une reprise d' Alice Cooper , « Sick Thing » sur un aspect progressif, avec cette basse bien en avant histoire d'alourdir l'atmosphère, ce clavier qui participe à la montée en puissance, ajoutant même quelques dissonances ici et là, et les guitares qui viennent ensuite se mêler à cette sombre messe.

 

Nous tenons ici un agréable et obscur Ep de Crest Of Darkness (et d'ailleurs à titre personnel, n'ayant pas suivi leur parcours depuis « The Ogress », je vais bien vite rattraper le retard accumulé).

Un black metal bien burné, toujours malsain et envoûtant qu'apprécieront les amateurs du genre.

 

https://www.facebook.com/crestofdarknessofficial/?fref=ts

 

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 23:25
DIG ME NO GRAVE- 'Cosmic Cult'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Une étape en Russie avec ce combo proposé par le label du même pays et habitué à nos pages , Satanath Records, et nous voici en présence de Dig Me No Grave qui après une première démo en 2011 balancent ce premier album d'un death métal à l'esprit old school bien affirmé.

 

Parce que le death metal de ces russes n'est pas un death metal bourré de technique et de branlage de manche à tout va, parce que leur death metal n'est pas agrémenté de parties lourdes et mosh part en tout genre. Juste parce qu'il respecte à 666% l'esprit des racines du genre. Sombre, groovy et avec cette odeur d'entrailles qui se propage.

 

Le métal présenté ici ne révolutionnera certes pas le milieu, certes, mais les éléments que l'on retrouve sont l'essence pure du style qui vous fera headbanguer à foison.

Des riffs agressivement groovy, une voix hyper gutturale qui ne sera pas sans rappeler celle d'Immolation accentuant encore plus la face obscure, des cassures de rythme, sur un fond généralement mid tempo et des blasts pour marteler la victime quand il le faut.

 

« Reptile » se faufile lourdement et sa morsure est fatale, notamment sur ce passage down tempo au solo lugubre, « Mortician » démarre sur une touche martiale et impose une atmosphère putride où la bidoche fait office de crépis sur les murs avec ce côté assez Sinister (old), « Shrine Of Blasphemy » se fait riche en variations toujours aussi prenantes avec ces accélérations puis cette touche groovy qui s'apprivoise fort bien.

 

Old school jusqu'à la moëlle est un fait qui se précise encore plus à l'écoute de « Rise Of Madness » tant nous sommes projetés plus de 20 ans en arrière.

 

Du très bon death fidèle à l'esprit d'antan, du bon gras, des rifs accrocheurs, un menu qui rassemblera tous les amateurs de groupes comme Deicide, Sinister, Krabathor et autres orchestres morbides de metal de la mort.

Le combo bosse actuellement sur un deuxième opus, autant dire que suite à cette première galette bien encourageante, on ne peut qu'espérer que l'attente ne soit pas trop longue.

 

https://www.facebook.com/digmenograveband/?ref=ts&fref=ts

 

 

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:53
COLOSSUS-'Lobotocracy'

KLONOSPHERE/2014

 

 

 

On avait déjà eu les nordistes de Colossus il y a quelques temps avec leur premier opus qui avait su imposer un death ultra lourd avec des passages plus core et une technique certaine, c'est donc un retour des plus fulgurant proposé par cette galette en béton armé sorti chez Klonosphere en 2014.

 

Dix titres sont proposés et l'ambiance est toujours pleine d'une hystérie brutale tant sur un plan instrumental que vocal.

La branlée se fait encore plus cinglante sur ce nouvel opus, alternant l'épique, mélodique, entraînant à une boucherie féroce comme sur « Evilution Failure » et son démarrage ultra catchy. Ces mélodies de damnés qui s''acharnent à vous marquer les neurones au fer rouge, et ces rythmiques complètement dingues et saccadés, alors que les deux chants encore une fois font fort bien le boulot.

 

Les démarrages accrocheurs. Voilà l'un des points forts du combo avec cet art d'emprisonner votre cerveau dans une cage sonore addictive au rythme lancinant avant d'opérer férocement sur vous comme pour un titre comme « We are the ones called devils » ou encore « Worse clone award ». Les mélodies bercent alors que la rage suit lourdement puis l'hystérie s'empare hâtivement de l'ambiance. On pourrait évoquer un côté brutal mathcore sur les parties dingues aux mélodies puissantes appuyées par la basse bien burnée.

Les breaks ne sont pas en reste et calmeront à grand coups de masse.

 

A retenir également « Uninvited Guest » qui donne dans le brutal de luxe. On saluera également l'excellent clip bien dégoulinant de ce titre qui hume bon l'aliénation. Purement brut, agressif et fou, le titre défouraille et l'on pourra même retrouver un certain côté à la Cephalic Carnage pour cette richesse de passages nuancés mais tous dérangés.

 

On se trouve tel un pantin désarticulé sur lequel un défilé de char viendrait de passer face à tant de technique maîtrisée et percutante. La doublette « Hellsurection (Part I) et(Part 2) » est également un opulent acte en matière d'efficacité. Des cassures rythmiques en veux tu en voilà, de la torgnole par quintal, une sombre exécution sans remord, on ne pourra nier une expérience désormais plus qu'acquise depuis le temps qu'ils maltraitent la scène.

 

La maturité est là et Colossus se pose comme un sérieux représentant du genre. A noter également que cette violence est d'autant plus cinglante sur les planches tant les nordistes en imposent et qu'il est juste plaisant de les voir prendre un gôut démsuré à torturer le public au décibel prés. Mélangeant nombreux genres bruts, passant du brutal death au mathcore aisément, ils ne lésinent pas sur le côté gras du deathcore. Amateurs de groupes comme Beyond Creation, Cephalic Carnage,All Shall Perish (du début),la mayonnaise devrait prendre pour vous. Vivement le prochain album !

 

https://www.facebook.com/WEARECOLOSSUS/?fref=ts

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 22:51
PISS ME OFF et NURSE'S DEAD BODIES AU DO IT YOURSELF CAFE (LILLE) LE 21 MAI 2016

Oyé Braves Punks!

 

Ca se passe le 21 Mai au Do It Yourself à Lille!

 

Les potos de NURSE'S DEAD BODIES se produiront avec PISS ME OFF!

 

A noter également au cours de cette soirée qu'organise la BARAK'A PUNK, l'expo PANTOUFLE (Bande Dessinée) puis la présence du stand DRAGON'S FART pour tous les amateurs de bon son en vinyles et cds!

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 00:00
EXPLICIT SILENCE- 'Condemned To Struggle'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

C'est de Normandie que nous viennent Explicit Silence, et c'est avec un brutal hardcore metal bien trempé qu'ils viennent nous infliger la sentence.

 

L'ambiance est au hardcore à l'ambiance mosh qui tabasse. Entraînant et droit dans la face, avec des rythmes qui varient du lourd au plus énergique, alliant metal thrashy et hardcore punk par moment en passant des passages bien lourds et down tempo.

Le chant explore un ton death/hardcore éraillé et se voit appuyé par des cris plus gutturaux ou encore des choeurs bien old school hardcore.

 

Ca tabasse, les titres tombent à pit comme « Through Struggle » et ses riffs bagarreurs, cette variation entre ce début énergique sur lequel on verrait volontiers un circle pit se lancer et cette grosse partie groovy à souhait qui scinde plus massivement ce titre.

 

Les morceaux dans l'ensemble sont fidèles à cette lignée tel également le très bon « Human Genocide », sautillant avec du bon break ancré hardcore old school, des accélérations qui arrachent bien et qui s'allient aisément aux passage two step en béton.

 

L'entrée en matière avec « Bagdad » avait déjà laissé présager que ce serait la guerre avec ce démarrage bon à distribuer de la baffe dans la tronche avec également ce mix entre débordement explosif d'énergie puis ce groove bien lesté de burnes de T-Rex.

 

« System Failure » se fait fougueux dès le début très metal où le blast mitraille à tout va. Ce morceau a le mérite d'envoyer tout valser tout en conservant l'aspect accrocheur, c'est une véritable volée de briques qui s'abat sur nos tronches et l'on en redemande.

 

On saura retenir également « Call To Arms » à l'intitulé justifié tant l'ambiance ici est au combat. Une bonne grosse touche thrash/hardcore aux riffs efficaces qui sentent bon la vieille école et le poing américain rouillé sur la mosh qui elle vient tout écraser sans répit.

 

En un peu plus de 35 minutes, Explicit Silence parvient à tout chambouler, à vous pousser dans la fosse aux lions, à vous malmener avec ce hardcore/metal bien brut. Les amateurs de combos comme Sworn Enemy seront ravis par ce très bon troisième album de ce combo à l'expérience déjà bien forgée et qui doivent encore plus en imposer sur les planches.

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 20:29
CEPHEIDE- 'De silence et de suie'

MISANDRE PRODUCTIONS/ 2014

 

 

Un détour vers Paris avec le sombre combo Céphéide qui ont proposé cette première démo en 2014 dans un registre black metal aussi atmosphérique que dépressif et surtout bien raw.

 

Quatre titres. Quatre hymnes au désespoir et à la colère viennent torturer l'auditeur qui se retrouvera ancré dans le désespoir à l'écoute de cette démo.

Le son bien raw et underground accentue l'aspect incisif des titres, et les riffs tranchants reflètent une hargne acharnée qui sait allier un aspect atmosphérique à un autre plus brutal.

L'ambiance mélancolique de « L'homme ruine » pour exemple, avec ce chant aigu, distordu et torturé à souhait. On trouve les éléments chers au bon DSBM mais également des ambiances qui se rapprochent du post-rock.

 

La mélancolie est également à son apogée dès les premières notes légères d ' « A la croisée des âmes » qui sauront rappeler les débuts de Katatonia avec qu'un ouragan de rage n'emporte tout sur son passage, un concentré de tristesse torturée, un tonnerre ivre de dépit qui gronde et s'abat sur vous. Les passages alternent sur plus de légèreté cependant emplie de désarroi et l'on parvient à accrocher sur l'ambiance riche du titre.

 

Les titres sont longs voguant entre environ 7 et 8 minutes, mais l'ennui ne trouve pas sa place tant ils arrivent de par leur art à mettre le grappin sur l'auditeur. On pourra penser à Ash Borer ou encore Lurker Of Chalice pour ce côté puissant qui décime tout tel « Déluge ». Les mélodies se répètent, hypnotique comme le rythme qui sait varier à bon escient, et ce chant, qui fait la force également, crache le feu du courroux.

 

L'ambiance oppressante est un grand plus dans l'univers de Céphéide et le ton avait déjà été donné dès « Là où les idoles demeurent ». Massif et à vous glacer le sang tant l'atmosphère se fait algide. Le pessimisme et la neurasthénie sont à leur comble accompagnés d'une fureur dévastatrice.

 

Tout auditeur, qu'il soit lambda (surtout lui) ou confirmé, ressortira avec une marque certaine après l'écoute de cette démo sombre et tourmentée. Une très bonne proposition et exécution de cet art, une maîtrise plaisante et aboutie, une vraie mise à mort de tout espoir d'optimisme. Esprits torturés, voici la bande son de votre dernier jour.

 

 

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