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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 18:48
VOLKER- 'S/T'

KAOTOXIN/ 2016

 

 

Avec un line-up composé d'anciens membres d'Otargos, Regarde Les Hommes Tomber et de la belle Jen Nyx ex-Noein (et d'anciens membres de Demented et Lifestream dans un précédent line-up), Volker est un projet qui donne déjà l'eau à la bouche. Produit par Kaotoxin, le supergroupe nous livre un apercu de leur Rock sombre dans un EP de 4 morceaux pour un total d'11 minutes qui promettent du lourd.

L'EP commence avec une rapide et angoissante introduction sobrement intitulé "375-405" qui nous montre d'un doigt squelettique qu'on n'a pas affaire à un album de rock façon Oasis, ce qui m'a personnellement rassuré (J'aime le morbide).

Vient ensuite le second morceau nommé "Bitch" qui commence d'office sous une musique lourde et rythmée. C'est d'ailleurs la chanson la plus énervée de l'EP mais aussi la plus rock: Le refrain est entrainant, Jen Nyx nous gratifie, en plus de sa voix roque et cassée, quelque passages gutturaux qui font plaisir (Et qui feront aussi plaisir aux fans de NOEIN), la guitare d'Ulrich W. est la basse de M. Pliszke se marie à merveille et la batterie survitaminée de John A. rythme le tout à la perfection ! Un son qui plaira notamment aux fans de Roxy Saint ou de Djerv.

Le troisième morceau intitulé "Pavor Nocturnus" est lui plus lent que le précédent mais d'autant plus torturé: la chanteuse nous offre une démonstration plus large de ce qu'elle peut faire, entre gutturaux, claires et hurlements déchirants. La musique est parfaitement menée, s'accordant à laisser une place plus importante au chant mais un passage plus Metal au milieu de la chanson permet aux musiciens de se lâcher un peu plus.

Le dernier morceau (mon coup de coeur) "Zombie Heart" est la plus rythmée de l'EP: Alchimie parfaite entre la voix de Jen Nyx, les profondes paroles, une guitare rythmée qui a droit à quelque trémolo, une basse harmonisante et d'une batterie frénétique qu'on ne cesse d'entendre; ce morceau est certainement le plus varié de l'EP, proposant une belle perspective et conclusion à cet EP.

Maitrisé, puissant, frais & Rock & Roll, le line-up est d'envergure à ce All-Star Band dont la sortie de leur premier album est prévu pour cet année. Autant dire que VOLKER va faire parler de lui et ça ne sera clairement pas volé !

 

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Published by Skarjay Nygma - dans CHRONIQUES
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 18:52
ABIGORUM- 'My Haemophilia'

SATANATH RECORDS/ 2013

 

 

"My Haemophilia" est le projet d'Abigorum one-man band Russe. C'est un single Doom/Black sorti le 29/12/2013 sous le label Satanath Records. A noter que sous le pseudo Abigorum se cache en fait le patron de Satanath Records, Aleksey Korolyov. Voilà pour la mise en bouche. Passons maintenant aux choses sérieuses. Et attention, car après cela, vous aurez bien du mal à vous en remettre.

 

Ce morceau, d'une durée de 3,17 mn est une explosion d'intensité. Aprè une introduction puissante, nous voilà plongés dans une atmosphère des plus glauques.
"My Haemophilia" vous glisse immédiatement dans une extrême torpeur, mais même temps provoque une certaine extase (N.D.L.R. grrr).

 

Du début à la fin, on ressent le mal-être; une voix d'outre-tombe avec une base rythmique assez linéaire. Mais nul besoin de break superflu tant cette pépite vous transporte dans les tréfonds de votre âme.


Ici, Abigorum nous délivre un morceau d'une superbe noirceur et croyez-moi, je n'en suis toujours pas revenue.


A écouter d'urgence

 

Steph C.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 18:41

Après l'arrivée de Skarjay Nygma, Steph des environs de Lille viendra nous aider aussi occasionellement pour les chroniques axées black metal.

 

Première petite chronique d ' Abigorum (Satanath Records) à venir sous très peu de temps.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 18:30
IMMINENT ANNIHILATION-'The Annex Between Creation and Annihilation'

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

 

Dans le comté de Buckinghamshire en périphérie de Londres se trouve la ville d'Aylesbury, coin sympa avec moins de 100.000 habitants dont les 5 lascars d'Imminent Annihilation, qui nous livrent une petite préparation dégustative avant le grand banquet !

 

Leur premier EP "The Annex Between Creation and Annihilation" nous offre en à peu près 13 minutes 4 morceaux de tailles différentes aux diverses saveurs dont l'oreille affamée de sonorité en tout genre saura se délecter !

 

L'introduction de l'EP "Mother War" est une bonne mise en bouche instrumentale mélodique ou les riffs de guitare s'accordent dans une ambiance annonçant le caractère plus prononcé et épicé du reste de l'EP introduit par l'historique déclaration de guerre de Chamberlain en tout début du morceau. Les deux plats de résistance font le travail: batterie furieuse et énergique, guitares aux rythmes entraînants et évolutifs et chant guttural dosé comme il faut, Imminent Annihilation nous montre l'aspect très propre et travaillé de leurs compositions. Les titres "Somme" et "Martyr" peuvent être séparés en deux parties au vu de l'évolution de l'instru au fur et à mesure de l'écoute, tout en ayant droit à des transitions: Pour "Somme" par exemple, on passe d'une structure Death Metal aux tempos variés avec un vocaliste mis en avant à un second temps plus "core", au chant plus en retrait avec un breakdown aux petits oignons qui plaira aux jeunes moulineurs de bras des moshpits en familles !

 

Et pour clôturer cette dégustation, le dernier titre "Human Culling Farm" est un véritable déssert au chocolat où le groupe nous sert tout ce qu'il sait faire: batterie frénétique et puissante, guitares et basse lourdes, chant énervé qui tient en haleine l'auditeur... On a un son violent et puissant qui force à bouger la tête sur la lourde composition et le rythme saccadé qui peut rappeler Meshuggah [Une de leurs influences].

 

Ce premier EP est une belle démonstration du travail d'Imminent Annihilation: une instru puissante et évolutive, un chant entraînant convenablement dosé, influences diverses et sonorités variées dans un même morceau. Pas de doute, cet EP d'Imminent Annihilation donne suffisamment de matière pour ouvrir l'appétit sur le futur premier album, actuellement prévu pour la moitié de l'année 2017.

 

Skarjay Nygma

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:36
AZZIARD/ NIRNAETH- 'Dramatis Personae'

KAOTOXIN/ 2016

 

 

Un autre petit split de chez Kaotoxin, ça ne se refuse jamais tant la réputation du label n'est plus à douter. Et à l'honneur de ce split, ce sont les groupes AZZIARD et NIRNAETH qui s'assemblent pour ce "Dramatis Personae", deux groupes ayant fait leurs parcours dans le Black Metal français depuis plus de 10 ans. Chaque groupe est invoqué le temps d'un morceau, ce qui est assez frugal mais suffisant pour se faire une idée de leurs messes noires.

En premier temps, c'est AZZIARD qui s'y colle avec son titre "Unus Mundus" (ndlr:Jamais je ne pigerais cette tendance Blackeuse à mettre du latin quand ils le peuvent...) et autant dire que la formule est intéressante. C'est puissant, violent, chaotique. Le groupe jouit d'une étiquette de War Metal et ça se ressent pleinement, par la rapidité de la musique, des riffs et des blast-beats, des trémolo de guitare... On a là un bon rituel à la violence qui se fait sentir de toute part et qui ne manque pas de plaire aux misanthropes confirmés.

Vient ensuite le tour de NIRNAETH avec son titre "Nihil in Me", qui lui propose un Black Metal plus orthodoxe, plus "classique" avec quelque touches de Thrash par-ci par-là. C'est aussi violent, le chant est torturé, la batterie démoniaque et les cordes sont sataniques. Tous les brûleurs d'églises et adorateurs du Démon sauront trouver bonheur dans ce sombre morceau transpirant le soufre.

N'étant clairement pas fan ni même très sensible à la formule Black, j'ai une préférence pour le morceau d'AZZIARD, moins traditionnel et plus violent que celui de NIRNAETH, mais en tout cas, le travail et l'aspect daron de ces deux groupes sont clairement présents dans ce split qui va surement plaire aux fans de Black Metal !

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 23:31
RECTAL SMEGMA- 'Gnork'

ROTTEN ROLL REX/ 2016

 

 

 

Tu aimes taper du pied, headbanger et sautiller partout comme un guerrier-puceau devant un mec dégueulant des trucs puant la bite et le cadavre sous un max de bpm ? Si oui, alors tu fais partie de la sainte et prude caste des adorateurs de Grind ! Et devines quoi ? Les néerlandais de Rectal Smegma t'ont préparé un petit quelque chose qui va te faire mongoliser comme tu l'aimes !

Mêlant audacieusement des sonorités tantôt plus Grind, tantôt plus Death (voir Brutal Death) tantôt Crust, ce 5ème album studio propose 17 titres pour une durée totale de 31 minutes qui frappent bien où il faut; avec des blast-beats à foison, une guitare et une basse qui font te font passer d'un Necrophagia à un old-Carcass en 3 secondes et de vocalise bien grasse et vénère dont les non-initiés au Grind cherchent encore la signification des lyrics... (Private Joke, les vrais savent)

 

Donc, comme dit plus haut, le groupe glisse beaucoup de sonorités diverses dans ses titres avec des dominances assez remarquables: Le titre éponyme “Gnork” par exemple, est plus dans une tonalité grind que le titre suivant “Zombie Zuigtocht (Je Probeert Wat)” qui lui est dans une tonalité plus death, avec des guitares au rythme plus lentes et lourdes.

Cependant, une limite qu'on détecte assez rapidement à l'écoute de cet album c'est une vite impression de “Déjà-Entendu” du chant, pas assez crade et se résonnant trop d'un son à un l'autre, mais dont le titre “Foreskin Mask” et le final “Beers and Benefits” ajoutent un air de fraicheur aux titres de Rectal Smegma grâce à la participation de nouvelles voix qui enlèvent cette petite redondance de la partie vocal de cet album.

 

En somme, une bonne petite pépite que tout bon adorateur de Grind saura apprécier: Un délire comme on aime, dégoulinant du sang de l'arrière-train en mode “On s'en bat les yocou”, et c'est bien suffisant à prendre son pied même si peut reprocher un manque de renouvellement sur le plan vocal mais que du bénin !

 

Skarjay Nygma

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 23:02
SKARJAY NYGMA renforce les rangs de Yargla Webzine

 

 

 

Du renfort chez Yargla!!!

 

Suite au départ de l'ami Sacha Disto ( d'ailleurs vous retrouverez prochainement une p'tite interview du gaillard pour se tenir au jus de ses nouvelles activités), Yargla renforce ses rangs et dans un premier temps, je vous présente Skarjay Nygma qui va venir refiler un bon coup de main.

 

Gamer et passionné de musique, Skarjay, jeune boulonnais possède l'esprit éclectique cher à Yargla. 

 

On lui souhaite donc la bienvenue!

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 00:51
GARGANTUA- 'Avant Propos'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

 

Un petit tour en terre parisienne aujourd'hui, et c'est dans une ambiance aussi folle qu'originale que nous effectuerons ce trajet auditif de l'art proposé par Gargantua.

Premier fruit de leur carrière, « Avant Propos » ouvre une prometteuse montée vers une histoire en béton.

 

Alors, que les plus bornés et fermés d'esprit se sauvent, car Gargantua propose un style des plus variés.

La mixture propose des ingrédients death metal, d'autres plus heavy, progressifs, certains zests 'core' également et ils poussent l'expérience jusqu'à même incorporer un accordéon qui impose une touche bien enjouée.

 

Une richesse d'idées s'abat dans les oreilles qui en demanderont toujours plus dès « A Delightful Sense of The Absurd ». Et là,chers lecteurs, le nom de ce morceau est en lui même un parfait résumé pour évoquer ce qu'ils proposent généreusement.

Un piano ouvre vivement les hostilités, les riffs lourds galopants s'en suivent déjà fort accrocheurs et l'on part sur un ton assez heavy avec ce parfait sens de la mélodie (et le clavier) qui ne sera pas sans rappeler les japonais barrés de Sigh. Le titre passe facilement d'une partie à l'autre, explorant donc les divers styles et pléthore d'ambiances.

Du headbang à la prosternation, de l'épique au plus planant, on trouve même une partie brutale Pattonienne avec un chant bien perché.

D'ailleurs la richesse vocale est démente dans cet Ep : on passe d'un chant clair à death en un claquement de doigts sans oublier ces hystériques hurlements plus black.

Un luxueux patchwork en un seul morceau donc, parvenant à ne pas nous faire apercevoir qu'il dure un peu plus de huit minutes. Vraiment fort ! Et ce final où vient s'imposer l'accordéon est simplement excellent.

 

La technique du groupe n'est certainement pas à démontrer tant la maîtrise est affirmée. Tâtez donc du riff ultra accrocheur qui démarre (et revient) sur « Threshold Of Death Pt I : Gutters ». Il s'ancre dans votre mémoire pour revenir même après écoute.

Véritable pièce de théâtre, le morceau se joue ici aussi en plusieurs actes. Energie pêchue et mélodies rapidement enchaînées deviennent également nettement plus planantes, progressives avec des airs d'Opeth/Farmakon. L'accordéon encore une fois vient s'annoncer comme un instrument clef et l'on se laisse aller à l'apprécier.

Les cloches viennent en début et fin marquer les rythmes et appuyer une ambiance à la Gloomy Grim.

 

Les amateurs des vieux albums de Septic Flesh seront ravis par le début de « Threshold Of Death Pt II : Inherent Lunacy» avec ces bien bons riffs et l'on arrive ensuite sur un passage black rythmiquement lourd et brutal aux vocaux Attilesques, puis le black metal s'adoucit ou plutôt il tourne vers un aspect plus baroque à la Morgul ou encore Pensées Nocturnes. Encore du très lourd en un seul titre.

 

Et déjà nous nous acheminons vers la fin de la pièce avec « Ne Mot Dire » qui en plus d'être le morceau le plus court (du haut de ses 4 minutes 40) de l'oeuvre est également le plus énergique, tout en conservant son côté hystériquement bon.

Encore une fois, les voix varient au gré des parties instrumentales, il y a également un passage qui plaira les adorateurs de Misanthrope. Le titre met en joie, avec du groove, des cassures de rythmes, un clavier qui encore vient poser plus d'originalité, de la double et du blast à en décrocher des têtes, en bref encore une solide preuve de grande maîtrise.

 

 

Et bien mes aïeux, pour un premier Ep, c'est un repas copieusement appréciable que nous offre Gargantua.

Excellente prestation proposée ici, malgré des titres relativement longs, quatre titres ne sont pas assez. On ne pourra que saluer un tel effort et l'on ne pourra qu'être impatient de prêter l'oreille à ce qui est à suivre. Du très bon boulot. A supporter urgemment !

 

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 17:22
WITHOUT MERCY- 'Mouichido'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Vancouver nous appelle vaillamment par le biais de Without Mercy avec ce Ep de quatre titres d'un death metal puissant qui en impose pour un peu moins de vingt minutes de furie canadienne.

 

Le death metal proposé est carré et sans fioriture, il met les choses au clair dès le départ : les canadiens ne sont pas là pour vous servir du sirop d'érable mais plutôt une lave incandescente qui fatalement ne laissera plus de vous qu'un tas de cendres.

 

Le groove s'impose autant dans les passages brutaux et rapides mais également pour ceux qui se font plus mélodiques comme par exemple sur « Worthless » et ce solo signe d'une maîtrise technique irréprochable.

 

La rythmique martèle violemment et s'emplit de folie comme sur les passages décalés et barrés assez Meshuggaesques où la tartine de crépit s'écrase sur votre face. Les canadiens proposent même un featuring de Mark Hunter de Chimaira sur « In Waves » afin de violenter encore un peu plus la donne sur un point de vue vocal, alors que ce dernier tout au long du Ep est déjà bien à l'apogée d'une violence annoncée.

 

Without Mercy explorent plusieurs facettes du death metal tant que l'ensemble soit brutal. On trouve des passages très power et même un peu plus 'core' sur « Burn » qui explose le score en matière de lourde distribution de douloureuses baffes, des breaks plus décalés tels que nous l'avions déjà mentionné pour le précédent morceau avec en plus une hystérie totale au niveau mélodies de grattes.

 

« Morphine » clôt l'ensemble avec un excellent passage au départ où le chant est bien mis en avant, des mélodies accrocheuses qui rendent le morceau excellent et qui ne sera pas sans rappeler sur certains passages nos compatriotes de Colossus. Ce titre là est aussi catchy qu'agressif et lourd et l'on saura s'en réjouir.

 

Elles sont bien appréciables ces presque vingt minutes canadiennes, et elles sauront vous apporter toute la douleur attendue. Puissance, groove et énergie démesurée, ce à quoi l'on ajoutera un zest de folie. La recette est là pour mettre tout le monde sur la même longueur d'ondes auditives et elle se déguste avec plaisir.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 23:45
WORSHIP OF KERES- 'Bloodhounds For Oblivion'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

 

Un petit passage aux Etats Unis avec le doom metal bien gonflé de Worship Of Keres qui au biais de trois titres, nous proposent leur premier EP.

Fraîchement formés fin 2015, les américains donnent le ton d'un doom traditionnel emmené par un chant féminin qui ne sera pas sans rappeler Jex Thoth entre autres.

 

C'est lourd, lent, sombre et le psychédélisme accentué par le côté atmosphérique du chant font un bel hommage au grand Black Sabbath. Les trois titres savent aisément vous emporter avec une rythmique massivement accrocheuse, des riffs bourdonnants avec des breaks en arpèges nettement plus légers comme les alternances que nous avons dans « Book 3 » où la variation se fait aussi rythmiquement lorsqu'une accélération plus rock cependant toujours enfumée s'opère.

 

L'ambiance musicalement est bien lestée et cimentée à bloc et l'odeur des seventies embaume la pièce comme sur « Book 2 » et ce doom rock occulte. On pourra penser aux mastocs d'Acid King sur ce voyage sombre ou encore à Cathedral ou Smog quand se lance le groove au rythme plus énergique et ce solo où la wah wah s'exprime en prenant grand plaisir.

 

Le démarrage de « Book 1 » rappellera également la défunte bande de Lee Dorian par ce son brut et gargantuesque, alors que le chant vient alléger et inclut des nappes planantes pour mieux charmer le cerveau de l'auditeur déjà sous l'emprise musicale accrocheuse.

 

Quinze minutes en trois titres ne sont que trop peu pour ce premier Ep déjà bien prometteur de ce doom au doux revival d'antan. Les friands de combos comme Cathedral, Acid King ou encore Royal Thunder apprécieront.

L'évolution à noter se fait au niveau du line up où se sont opérés quelques changements notamment au niveau du chant, ainsi Worship Of Keres est désormais Keres.

 

 

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