Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:32

face-down-runaway.jpg

 

2010/Autoproduction

 

Waow!! Les premières secondes, les premiers riffs, les premières lignes de chant, bref, les premières impressions à l'écoute de ce E.P. ne laissent a priori aucune place au doute: branle-bas de combat, sortez les casques, nous avons ici affaire, de toute évidence, au nouvel effort d'un poids lourd U.S. de la scène "métal plombé/groovy aux relents Dimebago-Anselmesques"... Si on devait mettre une petite pièce sur l'implantation géographique de ces nouveaux fournisseurs de pains bien cuits en pleine tronche, on se risquerait probablement à évoquer la Louisiane, plus particulièrement la Nouvelle-Orléans.

Et pourtant...

A y regarder de plus près, après une investigation un peu plus poussée, quelle n'est pas notre surprise de découvrir que nos forgerons de Face Down, pourvoyeurs d'ass-auts ac-érés ass-ass-ins in your ass (C'est la Journée Mondiale de l'Ass-onance et de l'Allitération aujourd'hui, désolé), viennent d'un endroit beaucoup plus proches de l'"Ancienne" Orléans, c'est-à-dire Paris! Et oui, les cinq titres dévastateurs qu'il nous est donné de découvrir sur The Runaway portent fièrement le label "Made in France" et confirment la montée en puissance des groupes énervés franchouillards. Le son est dantesque, les compos sont brillamment mises en place et parfaitement exécutées, et l'intérêt des titres est élevé. Les références à Pantera (et, plus proches de nous, Down ou Lamb of God) sont incontournables mais Face Down se détache de ses influences à travers la voie qu'il s'est choisie, à savoir un métal certes ultra-burné mais à la direction résolument rock'n roll. Chacun des morceaux est ainsi très direct (tout en regorgeant de riffs à décorner la femme de Strauss-Kahn, ne vous y trompez pas!), la musique des parigots têtes de ... euh... crânes de veau (voir la cover) déborde de feeling et de groove. Les zikos sont extrêmement en place et le maître-hurleur (titre réducteur) parvient à évoquer le Maître tout court, c'est-à-dire le père Anselmo, en alternant, comme son illustre aîné, chant écorché et chant clair dans un époustouflant sans-faute. Une gageure, tout simplement.

Alors on a beau chercher ci et là, on ne voit absolument rien à redire à cette première production. Au delà de tout ce qui a été mentionné jusqu'ici, c'est justement le professionalisme des gaillards qui retient l'attention. Rien n'a été laissé au hasard, la production est énorme, aucun détail n'a été négligé pour laisser la place aux mauvaises langues d'ass-éner leur venin et de critiquer leur "southern rock/thrash" de quelque façon que ce soit; ce n'est pas non plus l'artwork soigné qui viendra apporter du bourbon au moulin de leurs éventuels détracteurs. Malheureusement pour ces derniers, je doute enfin que ce soit en live que le bât blesse, vu les retours dithyrambiques que j'ai pu dégoter à propos de leurs récents shows (notamment au Glad Stone Festival, où ils jouaient à domicile).

Sur ce, je vous laisse, je cours me choper un package t-shirt Face Down/Magnum de Jack Daniel's sur leur site. C'est mon facteur qui va encore faire la gueule...

www.reverbnation.com/facedownattitude

www.myspace.com/facedownattitude 

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 15:45

letters.jpg

 

Autoproduction/ 2010

 

Me revoici pour vous présenter une fois de plus un groupe de ma région très productive qu'est le Nord/ Pas De Calais. Nous venant cette fois ci de Boulogne/mer-St Omer, Letters Written On Dead Leaves nous proposent leur tout premier EP. A noter que le groupe n'est pas novice dans le milieu,  comprenant dans ses rangs des membres ayant déja officié chez Black Dust, Belenos ou encore The Lull.
Formé en 2009, le groupe a déjà pu connaitre quelques expériences scéniques dans la région et les échos se sont chaque fois avérés tant positifs que concluants.
Car écouter et voir ce groupe sur scène, c'est un véritable voyage dont le retour est difficile.
Il n'est pas évident de leur attitrer un style précis. En effet, le combo parvient à nous offrir une fusion de post rock plutôt progressif, de métal à tendance goth (je pense notamment à certains timbres vocaux), de passages un peu doom/rock à la Katatonia/ Anathema et de structures un peu plus complexes pouvant rappeler par moment des groupes comme Atrox par exemple.

La grande force de L.W.O.D.L. tout au long de ces 5 titres repose sur la retranscription des ambiances poignantes. Mélancolie s'allie parfaitement à une certaine rage. Le chant varie constamment puisant dans un registre suave et énergiquement torturé. Les mélodies quant à elles s'enchainent de manière très appréciables et ont ce "truc" qui fait qu'elles restent facilement en mémoire. Une certaine variation est à noter aussi au niveau sonore des guitares oscillant entre un son clair apportant un côté assez planant et psychédélique et  une distortion qui vient booster et faire beaucoup dans la différenciation des atmosphères.
Je pense notamment à un morceau comme "Ways" qui est un parfait exemple en la matière. Un morceau riche en structures varièes. Un début qui me rappelle  Moonspell sur la rythmique de départ, puis ce côté psychédélique qui s'allie à une rythmique assez destructurée et une montée en puissance. Et que dire de ce final très épique à la manière d'un Primordial dans ses grands jours qui m'a vraiment fait accrocher ce morceau jusqu'au bout?

Prenons aussi un morceau comme "Hidden Behind The Curtains", autre composition tout aussi représentative de la richesse des ambiances diverses. Le groupe innove et se permet d'inclure un orgue Hammond dans ce titre venant apporter une certaine originalité fort appréciable. Le jeu entre les différents chants apporte aussi ici une touche accrocheuse à l'écoute.

On se plaît à laisser passer le cd tout au long des vingt-cinq minutes, de suivre le chemin imposé par le groupe et de se laisser emporter dans ce voyage dont ils sont les guides. Arpentant des sentiers émotionnels très riches en rebondissements, on prend un certain plaisir à s'évader tout au long des morceaux. Et c'est à ce moment que l'on se rend compte que vingt cinq minutes peuvent très vite passer. Mais on est retenté de relancer l'expérience dès la fin de "Blood Of Nature".

Un 1er EP très encourageant au son et au mixage très honorable. A noter aussi l'effort apporté sur l'artwork qui s'avère être le tableau représentant le plus parfaitement possible le voyage proposé à l'auditeur. Un côté psychédélique allié à un côté obscur. Je ne peux donc que vous encourager à vous procurer au plus vite cette oeuvre qu'ils parviennent à retranscrire de manière encore plus poignante sur scène. Par la même occasion réclamez les sur vos planches. On attend la suite....  

 

 

http://www.myspace.com/lwodl

link

 


Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 22:57

elvroad-monsters.jpg

 

2010/Autoproduction

 

Mes amis, célébrons ensemble le retour de l'un des projets représentant le mieux la raison de vivre de notre webzine, j’ai nommé Elvin Road. A l’écoute de Monsters, deuxième bébé (musical) du maître d’œuvre Antoine Saison, l’éclectisme de l’ensemble saute aux yeux (enfin, surtout aux oreilles), aussi bien dans le choix des morceaux que dans leur structure elle-même. La première piste annonce d’ailleurs directement la couleur, en particulier au niveau du chant, schizophrène à souhait.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? La musique d’E.R. ne peut décemment être cloisonnée dans une catégorie, les styles abordés foisonnent, dans une grande cohérence cependant. Disons que, toujours très cinématographique (voir la chronique d’Intersections, le fabuleux premier jet du groupe), les ambiances sont très variées, parfois planantes, parfois pêchues. Du métal le plus incisif au trip-hop le plus éthéré, en passant par le rock efficace, tout y passe. Au fur et à mesure que les plages s’égrènent, on se régale des atmosphères que ce savant fou d'Antoine nous concocte.

Si vous voulez vous faire une idée d’ensemble, prenez ce disque comme la bande-son de votre film idéal. De brillants/bruyants rebondissements viennent interrompre un agréable calme, un calme rassurant, mélodieux mais forcément… Ephémère !

Et si vous souhaitez maintenant un point de vue plus détaillé à propos de chacun des morceaux, et bien… Suivez le guide!

 

Belle entrée en matière que ce « Kill the Hype », chanson rock-métal très réussie dans laquelle on retrouve le chant versatile, chargé d’émotion, évoqué précédemment. La musique est elle aussi pleine de surprises, avec ses guitares en son clair et ses sons électro. On ne demande qu'une chose, découvrir la suite !

 

Cette suite, c’est « American Fury » qui nous la délivre. Une chanson qui dépote, très efficace, un peu plus agressive que la précédente mais uniquement instrumentale. Gros son au menu ! Des cassures dans la structure, le clavier et des samples divers nous rappellent l’importance du 7e Art dans cet album, ainsi que celle de l’aspect onirique. Next !

 

Très atmosphérique, « Sutured » m'a immédiatement fait penser à une tuerie fear factorienne (l'intro de « Timelessness » dans Obsolete) mais la comparaison s'arrête là car ce qui n'était qu'une ouverture pour la bande à Burton C.Bell en ce miroir (vanne déjà utilisée dans une chronique précédemment, mais laquelle? L'internaute qui me la retrouve gagne un jeu de mots sur Dino Cazares) tient ici une place plus importante puisque tout ce pavé de six minutes réside sur cette belle ballade. Six minutes au terme desquelles cette composition s’installe dans les esprits… Difficile de l’en déloger ensuite ! Superbe !

 

L’auditeur a ensuite le droit à un « Colimaçon » au début Addam's Familiesque. L’atmosphère horrifique est confirmée par un chant féminin que n'aurait pas renié les déjantés franchouillards de Pin-Up Went Down, ainsi que par des cris d’effroi masculins. Morceau relativement court (surtout comparé à « Sutured ») qui fera office de transition…

 

Avec « Division of Love », on passe à un cocktail atmosphérique, avec un chant clair assuré par un représentant de chaque sexe. « Assuré » est un terme convenant par ailleurs très bien aux voix, le summum étant atteint lorsqu’il nous est donné de les entendre simultanément. Notons également le côté un peu jazzy de l’ensemble, qui fait partie de ces éléments qui contribuent à apporter une touche de fraîcheur et d’originalité à la musique d’Elvin Road.

 

A ce stade de l'écoute, on se sent d'abord convaincu, puis on se dit qu'on n'a pas tout assimilé et qu'il sera indispensable de revenir sur les lieux de crime pour obtenir une "vision" (oui, pour la musique d'Elvin Road, le terme est parfaitement approprié) complète; enfin, on est désireux de connaître la suite car on sait qu'Antoine Saison n'a pas dit son dernier mot et qu’il en a encore sous le pied pour nous étonner dans la deuxième partie de son œuvre.

 

Poursuivons donc notre exploration... On revient sur les plates-bandes de « Sutured » avec une plage (plutôt normal pour un titre nommé « Récif ») toute en retenue, des vocaux à la Sigur Rós… Là, l'auditeur est plongé, que dis-je, immergé dans une ambiance de film où on prend plaisir à retrouver un thème, développé différemment au fur et à mesure qu’on le recroise.

 

Nous nageons d’abord en parfaite continuité avec « The Marauder » et son ambiance éthérée à souhait. avant de sortir finalement de notre agréable torpeur avec des guitares plus acérées pour conclure, mais toujours au service de l'ambiance. Où on reparle de Sigur Rós.

 

« Prom Queen » marque quant à elle le retour d’un format plus classique, plus en phase avec les attentes des inconditionnels du triptyque couplets-refrains-rock métallisé. Attendez-vous quand même à des parties sortant des sentiers battus (sons électroniques, samples…) Le tout est servi par un chant clair masculin toujours impeccable. Saluons à ce sujet la qualité des musiciens choisis par Antoine Saison pour nous proposer un tel skeud, de même que la performance des personnes l’ayant aidé à enregistrer Monsters. Qu’on se le dise, tout chez Elvin Road sent le professionalisme à plein nez. Tant que cela ne lui retire pas cette spontanéité et cette imagination, on ne peut que s’en réjouir.

 

« Monsters » et « Moonwaltz » viennent conclure notre rêve et nous rappeler à la dure réalité, en nous berçant paradoxalement d’effluves oniriques. Le générique de fin est lancé. On s’imagine une salle de cinéma revenant à la lumière, avec ces spectateurs se regardant d’un air hagard, levant les yeux au ciel pour signifier le plaisir pris. Certains préfèrent rester assis pour être sûrs de rien manquer, d’attraper au vol une dernière subtilité.

 

Ces spectateurs n’ont pas notre chance. A l’heure où ils regagnent péniblement leur logis, en se remémorant les moments qui les ont marqués dans de grands éclats de voix, nous nous contentons d’appuyer sur « Play » à nouveau, et de réembarquer pour un autre voyage, sans plus attendre.

 

 www.myspace.com/elvinroad

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:50

ON SE BOUGE NOMBREUX A VALENCIENNES CE 05 FEVRIER !!!!

 

pro1


 

 


Repost 0
Published by Hugh.Grunt - dans INFOS
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:53

album11337.jpg

 

Autoproduction/2010

 

Messieurs, dames me revoici ici. Et encore une fois, me voici avec un groupe de la région du ….Nord Pas de Calais ! Quel suspens décidément. Vous allez bien finir par me taxer de promoteur régional. La faute à qui ? La faute à notre région qui regorge de bien bons groupes productifs à souhait. C’est vous dire si nous n’avons pas le temps de nous ennuyer.

Cette fois ci, les lillois de Sin Cera feront l’objet de cette chronique. Formés en 2006, le combo nous offre ici son premier album  L’autre fera le lien  après avoir fait plusieurs concerts dans la région.
Le groupe officie dans un style avant tout métal avec quelques bribes de hardcore le tout chanté en français. N’étant pas un grand friand du chant français, je dois avouer m’être demandé si ça allait passer ou casser. Et bien heureusement ici ça passe plutôt bien. Déjà un bon point ! L’album se compose de dix titres ainsi qu’une intro pour une durée approximative de 50 minutes.
Une intro qui d’ailleurs fait monter lentement la sentence pour enchaîner sur « Ce qu’il nous reste » aux riffs tant syncopés qu’accrocheurs dès le départ. Un rythme assez mid tempo (comme d’ailleurs pour l’ensemble des morceaux de l’album : ici, on ne fera pas dans le blast beat fou furieux mais un énorme travail est apporté au niveau du groove) et un ensemble pouvant ravir les fans de Gojira par exemple. Une basse bien présente venant peindre le fond du tableau agrémentée des mélodies de guitares bien catchy. Une voix death bien écorchée et compréhensible (et même si c’est en français cela ne ‘choque’ pas).
« Enchaînés » vient suivre avec ce début sur un rythme un peu plus rentre dedans et capable de décrocher plus d’une vertèbre pour poursuivre sur un côté mid tempo puis découler sur une partie bien lourde et j oserais même dire apportant une touche un chouya bluesy. On appréciera les changements de rythmes d’ailleurs. Et que dire du final du morceau s’avérant assez progressif dans l’idée ? Solo et jeu d’accompagnement de gratte rythmique qui se complètent bien. C’est tout bon !
Les titres s’enchaînent avec efficacité avec notamment « Vrais visages » qui s’avère être celle sur laquelle j’ai le plus accroché dans cet album. Toujours cette présence de riffs accrocheurs et de variations d’ambiances. Le mouvement de tête s’est fait automatique et régulier. Ça envoie bien, ça donne envie de remuer un peu la masse et ça motive bien à se lâcher. Que demande le peuple ?

« A l’intérieur » fait guise du morceau qui vient booster la machine. Un petit truc à la The Arrs en un peu moins pêchu mais beaucoup plus groovy viendra nous titiller l’esprit. Un petit côté Lofofora aussi par moment se fait sentir.
« Mille réalités » avec son intro assez hypnotique viendra clore cet album. Ce titre est à lui-même un bon résumé de l’album mélangeant parties bien burnées avec le chanteur qui vocifère sa rage, instants plus lourds au groove indéniable puis une partie acoustique qui vient apporter un petit break de légèreté.

Certains reprocheront peut être un manque d’originalité. Or ce serait oublier de s’arrêter sur le travail fourni par le groupe pour primer ce côté accrocheur avant tout et non ce côté « je t’en mets plein la face gratuitement ». Les amateurs de groupes français tels que Gojira, The Arrs ou Lofofora (en + métal) devraient trouver avec L’autre fera le lien chaussure à leur pied ! Une démarche sincère (elle était facile) qui nous donne plaisir de constater que la région Nord Pas De Calais regorge une fois de plus d’un groupe prometteur dont nous attendons une nouvelle galette impatiemment, puis pour ma part un concert à voir prochainement. A noter aussi pour conclure l’effort apporté sur le côté graphique et général du livret puis du cd vraiment excellent. Du très bon boulot ici encore !

 

http://www.myspace.com/sinceraband

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:43

hate-erebos170-copie-1.jpg

 

Listenable Records/2010

 

Arpentant les sentiers du metal extrême depuis près de 20 ans, Hate nous propose ici son nouvel album répondant au nom d’Erebos. Inutile de préciser donc que le groupe n’en est pas à ses débuts et qu’il aura su au fil des années faire évoluer son style au fil des albums. Je reste notamment sur la très bonne impression que m’avait faite Morphosis que je m’étais procuré à l’époque. Issus de Pologne, le groupe a su se forger une réputation de leader de la scène au côté de groupes comme Decapitated, Behemoth et Vader pour ne nommer qu’eux.

Hate nous offre donc un death metal toujours aussi brutal et teinté de black en l’espace d’une intro et de neuf titres.
Cette intro mêlant ambiance dissonante et guitare acoustique au ton un peu oriental vient mettre en appétit l’auditeur qui ressentira la montée poindre avant de se prendre une décharge mêlant agressivité, mélodies et néanmoins un certain groove sur certains morceaux qui viendra trancher un peu les ambiances brutales. « Lux Aeterna » s’avère d’ailleurs être le titre clef pour venir suivre cette intro et démarrer le carnage offert par l’album.

Jeu de batterie complètement bien maîtrisé, contre temps et voix death assez grave aux paroles compréhensibles et mélodies incisives bien ficelées. On notera que la production est excellente et que le son vaut son sacré pesant de cacahuètes. Que dis je ? De pépites !
On pourra certes avoir l’oreille qui tilte un peu, on pourra, oui, l’espace d’un instant vérifier le nom du groupe sur le boîtier du cd pour voir si nous n’écoutons pas un album de Behemoth. La ressemblance y est bien, je vous l’accorde. Ce serait le seul point a reprocher à cet opus d’ailleurs. Ceci dit, nous pourrons au cours de cet album apprécier le jeu technique offert par le groupe puis la violence qui se dégage de cet album.
Fans de blast beats, croyez moi, vous en aurez pour votre grade. Ceci dit, le groupe ne se cantonne pas qu’à vous en mettre plein la tronche. Hate varie les ambiances et cela fait leur force. Je pense notamment à un titre comme « Quintessence Of Higher Suffering » au rythme très mid-tempo avec par moment des accents presque gojiresques. Une ambiance bien malsaine ressort de ce titre d’ailleurs, preuve étant que la brutalité n’est pas forcément nécessaire à peindre une atmosphère ‘pesante’ : riffs et rythmes saccadés et vociférations bien lourdes.
La présence d'éléments indus venant appuyer certaines parties un peu black est aussi l’une des forces de l’album ceci apportant une ambiance encore plus néfaste aux compositions, notamment sur « Hexagony » et « Wrists » pour ne citer que ceux là.

Un titre comme  « Transsubstance » possède aussi son ambiance bien à lui. Une rythmique presque lancinante, presque doom avec un côté rythmique aussi légèrement martial parvient à venir apporter un certain interlude apaisant à Erebos.

Avec Erebos, Hate nous présente donc un album riche en riffs catchy, avec une rythmique offerte par une déferlante double pédale de tous les diables, et ce chant bien hargneux. Un très bon mélange de death aux mélodies et solis efficaces, de black métal haineux teinté de nappes industrielles renforçant le côté diabolique des compositions. Comme précisé ci-dessus, bon nombre d’auditeurs risquent de faire un rapprochement avec leurs collègues de Behemoth, et c’est le seul reproche qui pourrait être fait à cet album qui s’avère au final très efficace.

 

http://www.myspace.com/hatepoland

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:34

Colossus.jpg

 

DTTH/2010

 

Le Pas de Calais. Revenons y. De par mes chroniques, vous ne pourrez que constater que ce pays qui est le mien regorge de groupes qu’ils soient métal ou hardcore. Et pour ne pas manquer à la règle aujourd’hui, je vais m’occuper du cas de COLOSSUS nous venant de Noeux Les Mines. Composé de six membres, le groupe donne dans un style tant lourd que violent, un bon brutal deathcore grind des familles. Un style tant mélodique qu’agressif grâce auquel on peut facilement percevoir que le groupe a bien la rage que leur maire soit à la tête de Noeux.(elle est facile celle là je vous l’accorde à Noeux.)

Colossus sort donc ici son 1er album chez un label qui est sur la pente ascendante puisqu’il s’agit de Don’t Trust The Hype Records qui se bouge bien le cul pour la scène du genre. A première vue, on ne peut qu’être charmé par la qualité visuelle du cd. Un cd totalement pro avec une belle pochette/livret dans le genre on s’en fout pas de l’auditeur. Un effort aussi apporté au niveau de son très favorable sachant mettre l’accent sur, comme dit auparavant, le côté lourd et les mélodies.
A noter que le groupe n’en est pas à ses débuts et cela s’entend sur l’ensemble de l’album. Colossus compte dans ses rangs d’anciens membres de Blah Keenk, de Shoemaker Levy 9, Craven, Ink Under The Blood et And The Angels Die. Rien que ça.

Dès les premières notes de « Stuck In My Ivory Tower », nous voici jeté dans la fosse aux lions. Pas de concession, les riffs assassins s’enchaînent telle une rafale de morsures directement dans la tronche, rythmiques bien lourdes et plus mid tempo s’allient à merveille, et la présence des deux chanteurs ne vous offrent aucune issue favorable. Vous voilà condamné à vous en prendre plein la tronche. Et les amateurs de buibui en auront pour leur compte, qu’ils se rassurent. S’en suit « Hammer rises » avec des changements de tempos de dingues. L’hystérie collective s’empare du combo, c’est indéniable. Le titre débute tel un défilé de mammouths survolés de deux ou trois ptérodactyles pour évoluer de manière pré-apocalyptique. Ca blaste, la double se démène, les mélodies bien lourdes vous offrent l’opportunité de succomber à cette gigue ou de tenter d’en fuir les dommages collatéraux en fuyant au plus vite. Pour faire plus simple, on se prend une bonne claque.

Jonglant quelque part entre des mélodies aérées à la Black Dahlia Murder, Heaven Shall Burn puis des passages bien lourdingues à la Carnifex, Job For A Cowboy des débuts ou encore quelques parties me rappelant par moment Skinless, nous avons ici le cocktail idéal pour mettre tout le monde d’accord.

Et l’expérience est sans merci tout au long du cd. Ces deux premiers titres cités et décrits si dessus tirent déjà les premiers traits de la torture à laquelle est condamné l’auditeur qui aura osé s’aventurer sur ces sentiers. Un côté technique bluffant montre qu’un travail considérable a été apporté aux morceaux et la richesse de variations des riffs et des rythmes ne laisse aucune place à l’ennui je pense notamment à un morceau comme « Inner Insanity » ou encore « The Alzheimer’s Project » . Au niveau vocal, c’est du grand art aussi. Les deux hurleurs se complètent et leurs gouttières respectives semblent bien se porter et ils se plaisent à chanter des hymnes à la gloire de la laideur de Pete. Et cela plait au moche Pete qui se déchaîne tel un possédé. Des rythmes un peu plus lancinants comme nous pouvons en retrouver dans un titre comme « No Signal Cellphone » avec ce moment que je citerais de Valse Deathcore juste avant de se faire aligner tel un malpropre qui aurait voulu manger à la cantine du pensionnat sans se laver les mains. La correction est bien lourde et dans le même cas, elle pique au cul. De riffs bigrement accrocheurs, je pense notamment à ce riff qui débute à partir de 1 minute 45 pour être précis. Le kiff ! Le genre de riffs qui ne me fera regretter que le lendemain ce mal de cou.

Une grosse claque générale donc. Tous les éléments y sont ! Pour résumer donc : richesse de riffs, de rythmes, ambiances pachydermiques, riffs accrocheurs, voix de bouchers se demandant souvent ce qu’elles font dans ce bouiboui, en bref, cet album explose tout. L’une des valeurs aussi que détient « Fragments » est une originalité certaine se démarquant de bons nombres de combos officiant dans le même genre. Colossus parvient à se forger sa propre identité et c’est rien que pour cela que nous ne pouvons déjà que les féliciter. Fans de Brutal Deathcore tendant vers un petit côté grindcore par moment, créatures avides de gros marteaux piqueurs, fans de la moulinette vous faisant casser des lustres, cet album est pour vous. Et je ne saurais donc que vous conseiller de tenter de checker ce groupe qui va sillonner les routes de France, de Belgique, de Hollande et d’Allemagne courant Mars avec nos collègues boulonnais de Netfastcore précédemment chroniqués dans nos pages et cela serait un euphémisme de dire que cette tournée risque de promettre un max !

 

http://www.myspace.com/colossusdeathgrind

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 14:57

Kalodin.jpg

 

SELF RELEASED / 2010

 

 

Ladies and Gentlemen, let’s go and see what is happening musically in Asia. Today, we will deal with Kalodin, a band that has the particularity to share members both from Singapore and Nepal. We already had the pleasure to enjoy Singaporean bands here such as Absence Of The Sacred, Zushakon and Draconis Infernum. And we also know about Impiety. So here with Kalodin we can partly say that Singapore’s scene got very talentuous bands.

 

On a first hand, what is amazing here is the booklet and the cd by itself. The quality is very good and professional.

On a musical point of view, listening to this cd is very enjoyable. Kalodin offers us a very good symphonic black death metal that has influences from bands like Dimmu Borgir and other bands such as Agathodaimon but Kalodin manages to create and keep its own personality.

 

The album contains nine tracks for 42 minutes. Nine tracks where the band variates pleasure in this mix of symphonic black metal filled with heavy metal, thrash and some death metal stuff too.

Efforts are made on the melodic side. Kalodin got a talentuous way to show their technicity. Lots of heavy metal moments with solos are included to their tracks (I especially think to tracks such as “Face Of War” for example played in mid tempo where they give some folkloric aspect to their melodies.)

 

Tracks like “Forsaken Virgin Demonlord” emphasizes on this folkloric touch brought to their melodies. The riffs are catchy and the mood of this track has something very gloomy. This song is a perfect mix between a dose of violence (the beginning reminds me a bit of some Behemoth), hellish mood and a dark side of hate. Some kind of Morgul-like moments are really enjoyable.

 

“Necrophiliac” reminds me of old Cradle Of Filth stuff. The voice is variated too here and brings that famous gloomy side to Kalodin. Feels like the singer has just been haunted by some demons and is struggling against an exorcism.. Just to tell you which hate is spit by this demoniac singer.

 

“Dark Whisperer” is , I have to admit, my favourite track in this album. I had the chance to know this track in its instrumental version (thanks a lot Davin) and I have been charmed with this final version. The guitar works is enormous and Kalodin, here again, demonstrates all its technicity. This song is a real pleasure: All is various, different kind of vocals cross each other and complete themselves, the keyboards come and give an atmospheric and more lightening touch.

 

“In Glorificus Luctus (The Mourning After)” starts slowly in a unplugged way. A real calm before the storm is provided by this introduction that has some spanish touch. All is very well done in this track. The riffs are catchy, the rythms variated, the solis amazingly executed. I really enjoy the way the track is reaching its energic side and the symphonic touch of that track. A fist rising and headbangable song that we have here. Very good job dudes!

 

 

So the whole album is a real kick in the ass. The band succeed in offering to the listener a great dose of brutality. A grim brutality with catchy melodies. Their black/death metal is a real pleasure to hear and I bet to see on stage. Recently and unluckily, their singer had to leave the band but no worries, they are still alive as they re about to tour in Nepal this month with sessionists from the band Garudh. So please people, just visit their myspace and have pleasure while listening to their killer masterpiece!

 

www.myspace.com/kalodinsic

 


Repost 0
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:30

coverkariotype1024x768.jpg

 

 

UNDERCLASS RECORDS/2010

 

 

 

NecropsyNecropsy ! Lorsque il m’a été demandé de chroniquer ce groupe, je pensais avoir à faire aux teutons ou encore aux polonais. Que nenni ! Nous avons ici un Necropsy de France et plus précisément de la région de Tours. Totale découverte pour moi donc. Et pourtant ce groupe n’est pas né d’hier : formés en 1998, ils signent déjà avec « Kariotype » leur 2ème album officiant dans un brutal death que je qualifierais d’assez new school. Donc, même sans première écoute, on peut constater que ce groupe n’en est pas au stade de novice dans la mesure où l’on peut noter qu’ils se sont déjà produits sur scène avec des groupes tels que Avulsed, Origin, Entombed pour ne citer qu’eux.

 

Dès le premier titre, ça envoie bien. Riffs agressifs, hurlements et grognements et que dire de cette déferlante double pédale ?

Moments assez thrash aussi bien accrocheurs. Un petit côté Depraved je trouve. Variations de riffs et de rythmes, rien que tout ce petit cocktail vous scotche au mur.

L’album continue dans cette lignée avec des moments plus « core » sur certains morceaux et ça envoie du bien lourd et du brutal. Le batteur se fait plaisir en matière de blast beats et le chanteur fait tourner la gouttière gutturale à souhait. Si je ne m’abuse nous avons là à faire au frontman (ou ex vu que je ne connais pas l’actualité du groupe) de Happy Face. Mélodies accrocheuses, je pense notamment au morceau Infini qui est l’un de ceux sur lesquels j’ai le plus pris mon pied avec notamment sa partie très buiibuiiesque comme je les aime. Dave Rotten d’ Avulsed est il dans la place ? J

Par moment un petit côté Dying Fetus/ Entorturment  notamment au niveau « core » et de l’alternance des vocaux et aussi des tempos rapides et agressifs puis des parties plus mid tempo apportant une lourdeur aux titres. Pour apporter une nouvelle comparaison (pardonnez m’en) certains moments m’ont aussi rappelé Inhumate de par ce côté énergique et puissant.

 

L’album se clôt au bout de presque 40 minutes avec « DNA 666 » à l’intro jazzy et poursuivant le cours du plein dans ta face. Toujours du riff efficace, de la violence en barre et de la gutturalisation en veux tu en voilà. Un bon break à la basse avant de se reprendre une bonne dose dans la tronche pour vous achever. Puis en guise de bonus track un petit délire d’un de leur titres passé au format 45 tours.

 

Un bon petit album même si certains reprocheront au groupe de ne pas faire dans l’originalité. Certes cet album ne révolutionnera peut être pas le milieu, mais il a l’honneur de nous mettre d’accord sur le fait qu’il balance ce qu’il faut comme il le faut. Alors désormais, hâte de voir comment ils canalisent cette énergie sur scène. A supporter !

 

 http://www.myspace.com/necropsydeathmetal

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:26

jtemmerde.jpg

 

PUTRIDE ATTITUDE RECORDS/2010

 

 

 

  1. 1.Pays de Merde
  2. 2.Dechavanne va t’faire enculer
  3. 3.Relooké par M6
  4. 4.Sale Flic
  5. 5.République= Machine à Fric
  6. 6.Génération Anti-Diam’s
  7. 7.Ultra Violence Verbale

 

 

Cyber Punks et Grindeux, levez vous ! La démo qui suit devrait vous faire plaisir. Sorti tout droit de Calais, J’t’emmerde de par son nom met déjà les choses au point : nous savons que nous n’aurons pas à faire à un projet dans la lignée d’Evansescence ou Tokio Hotel.

 

Ici, on se déguste une bonne dose de Grind/ Punk cyber offert par le sieur Old Dirty Bongmasta (connu aussi pour ses autres projets Boggy Bong, Insane Consanguineous Farmer, K-nnibal Proktolog,etc… mais aussi fondateur et gérant de Putride Attitude Records).

 

Pas d’instruments réels ici, le bougre fait dans la M.A.O.(Musique Assistée par Ordinateur). Un projet assez minimaliste donc aux riffs et rythmes synthétiques.

Minimaliste oui. Esprit bien punk et éléments grind, chansons courtes, riffs simplistes, utilisation (par moment de pitschifter) ou encore paroles qui balancent à tout va. Personne n’est épargné, jugez vous-même par les titres.

 

Le tout s’avère très basique mais c’est l’effet escompté. Le bonhomme se fait plaisir et se fout que ça plaise ou pas. Pour ma part la formule a bien pris.

 

Vocalement donc, un mélange de voix. De registre assez oï dans l’ensemble mais la haine se déverse aussi au travers d’un pitschshifter. Rythmiques typiquement punk/grind et riffs à 3 accords, il est sûr que les fans de Dream Theater et consorts n’en seront pas fans. J’t’emmerde s’avère comme un échappatoire contre tant de choses qui ont le don de foutre en rogne. Et si t’aimes pas… j’t’emmerde ! (Ok je vous l’accorde, elle était facile).

 

Sept titres pour se faire plaisir, treize minutes où ca balance dans la tronche, il est à noter que cette 1ère démo est disponible en téléchargement gratuit. Je le répète donc, amis cyberpunks grindeux, jetez vous sur J’t’emmerde !

 

http://www.myspace.com/emmerde

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article