Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:30

giveemblood-cover.jpg

 

BASTARDIZED RECORDS/ 2012

 

 

 

Les autrichiens de Give' Em Blood sont dans la place depuis 2009 dans le milieu metalcore et ils proposent leur premier album suite à un premier split EP sorti il y a déjà deux ans.



Que les amateurs de metalcore pur avec ses lourdeurs et ses breaks se rapprochent. Ils vont avoir ici de quoi se délecter.

Axé sur une bande son electro/ drum'n'bass en guise d'intro, l'aventure se poursuit par le biais de riffs bien lourds à la rythmique tout aussi massive avant d'entrer dans un engrenage nettement plus énergique. On pensera aisément à l'esprit de Lamb Of Goddès le début de « Beautiful Black Heart »mais également pour les parties vocales.

Le chant tout au long de cet album alterne le chant death et le chant plus criard et enragé. De nombreuses variations rendent la majeur partie des titres présentés très intéressants.



Une originalité vient se faufiler dans certains titres comme « Lifeless »par exemple où des passages électros sont inclus. Dans ce même titre on notera la présence également de chants grégoriens au niveau de refrain venant renforcer cette idée d'originalité. Au niveau de l'interlude proposé par le morceau du même nom, on la constatera également avec l'utilisation de violons/violoncelles adoucissant nettement les moeurs.



Les pachydermes marchent tout au long de cet album avec par exemple « Brakish Rain » qui s'avère être le titre sur lequel ma préférence s'est penchée. Les variations rythmiques sont excellentes jonglant entre parties très lourdes et autres nettement plus épiques.



Ah ce côté épique! On le retrouve tout au long de cet album, je pense par exemple à « Save Me... »également agrémenté de passages éléctro puis de chants alternés minutieusement ou encore les parties de « Love 2.1 » qui s'infiltrent dans les parties bien sombres ainsi que les dissonances.



« Heroical Dreams »démarre sur les chapeaux de roue en guise de conclusion de ce premier album. Les rythmiques saccadées, les riffs lourdingues et les voix rageuses se complètent avec efficacité dans ce morceau bien patate. Tout est bien carré et les rythmes sont à nouveau variés pour le plaisir de l'auditeur. Le final quant à lui est bien original avec les arrangements éléctro qui viennent soutenir une ambiance lugubre ensuite relayée par le violoncelle.



Un premier album sympa de la part de ce groupe autrichien avec de bonnes idées, de bons petits riffs, de bonnes grosses lourdeurs que les amateurs purs et durs de metalcore apprécieront sans doute plus que quiconque. A conseiller fortement donc (surtout pour ces derniers!)

 

link

 

 

 

 





 



Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:53

 Et Blim!!!

La voici la nouvelle rageuse des collègues de Netfastcore!

Listen and Enjoy!!!

 

 

 


Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans INFOS
commenter cet article
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:40

There-s-No-Place-Like-Home.jpg

 

BASTARDIZED RECORDS/ 2012

 

Formés en 2009, les teutons de Bust A Move proposent leur premier album sous la bannière de Bastardized Records. Onze titres d'un deathcore tant agressif que mélodique sont proposés pour ce premier opus. Un deathcore avec une voix bien torturée qui ne sera pas sans rappeler Pestilence voire même Illdisposed pour sa puissance.

Après une intro, « Contaminated » démarre sur des chapeaux de roue. Ce titre qui s'avère le plus mélodique de l'album met directement l'auditeur dans le bain avec ses mélodies efficaces, ses passages bien massifs alternés de parties épiques. Les passages éléphantesques pousseront tout auditeur au headbang dès le départ. On peut en revenir à Illdisposed à l'écoute de ce combo tant on pense aisément aux danois qui inclueraient des parties deathcore oppressantes et pachydermiques.

Les passages sont bien variés sur tous points de vue : rythùique, mélodique et également au niveau de leur ambiance. Il n'y a pas à dire, « Contaminated » tient déjà bien en haleine.

 

Le départ d'  « Inner Demon » est impitoyable à souhait avec une ambiance assez dissonante qui vient imposer une trame quelque peu maladive et presque dérangeante pour tout novice.

 

« Swallow The Pill Of Disrespect » fait dans le brut aussi avec les bons gros contre-temps, les riffs saccadés, la lourdeur et la violence. Le genre de morceau qui donnerait presque envie d'avoir des cheveux bien longs pour faire des soleils dans les parties rapides de ce titre et l'envie d'être réincarné en éléphant pour danser aussi lourdement que possible sur les parties nettement plus oppressantes.

 

« Desperation » est le titre qui se rapprocherait le plus de la formule proposée actuellement par Pestilence. On peut saluer ce passage mêlant le lourd et le malsain dissonant. Efficace !

 

« Dominantes Diabolus » arrive en interlude instrumental de bonne facture qui arrive pour faire respirer un peu suite à la lourdeur imposée.

 

Avec « The Lions Prey », la patate est toujours d'actualité avec ce côté typiquement death metal énorme agrémenté d'excellentes mélodies. Ce titre s'avère aussi agressif que dansant si je puis me permettre.

 

« Misanthropic Hell » possède une originalité avec l'utilisation de clavier venant appuyer les mélodies en prenant soin de leur fournir un côté plutôt majestueux. Puissant !

 

L'album touche à sa fin avec les deux ultimes titres : « Catharsis Of The Damned » tant épique que dynamique, et « The Apocalypse » avec son début bien barré au niveau mélodique, ses variations rythmiques de bon aloi ainsi que ses passages poing dans la gueule puis ses riffs toujours aussi bien ficelés.

 

Un bien bon album où se varient les plaisirs. Les amateurs de death métal avec un côté core où l'on trouve également quelques parties décalées limite Meshuggesques devraient apprécier ce groupe à juste titre. De très bons morceaux aux passages tout simplement excellents variant du marteau de trois tonnes aux instants plus envolés avec des mélodies presque scandinaves à la Illdisposed (que l'on prendra également en comparaison pour la profonde gutturalité digne de Bo Summer, en bref, une bien bonne partie de plaisir proposée par ce groupe. Une très bonne découverte.

 

link

 

 

 

 

 


 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:57

"Unconventional power trio (Drums, Guitar and vocals), Swiss standard bearer of a new wave of chaotic-post-hardcore COILGUNS have released their 3rd ep in the shape of a split album with german hardcore-trashers NVRVD.  Coilguns's members, more known as all being part of German proggers THE OCEAN recorded their share of this ep when they were touring Australia with The Ocean. 

The EP is available in a fancy limited 10'' vinyl and, as the band habits, in a deluxe hand-made cd (homemade silk-screen printing, handnumbered, sealwaxed). To listen to the full thing:

www.coilguns.bandcamp.com

Never resting and after a summer of good support slots w/ Baroness, Norma Jean and Nasum, the guys are currently writing their first full length that will be released in february 2013 followed by a full european tour. Coilguns will hit the Studio in about a month. 

"This time even vocals will be recorded live and we are flying over guest musicians from other bands to play and record live with us. We'll have plenty of other instruments at hands and have only booked 4 days of studio for about 50 minutes of music." comments frontman and crowd killer Louis Jucker.

Trailer for the split w/NVRVD:

http://www.youtube.com/watch?v=BJP4OJGbpPw

Repost 0
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 14:32

Coilguns_Never_void_front.jpg

 

2012/Dead Dead Dead Music, Hummus Records, Savour Your Scene Records, Invektiv Records

 

22, rev'là les Coilguns, planquez les gosses, mettez les casques, brûlez un cierge, et serrez les dents en espérant que ça passe vite. Aïe... Ca risque d'être dur, d'autant que nos envahisseurs helvètes ne débarquent pas seuls (une fois n'est pas coutume!): après les vicieux bruitistes de Kunz (rien à voir avec Francis), ce sont cette fois les sanguinaires allemands de Never Void (a.k.a. NVRVD) qui servent de sparring partners maousse costauds au sein de cette mystérieuse pochette surprise nommée « split ». Au risque d'être redondant, l'objet est encore et toujours magnifique, digipack A5 fait main (je n'ose imaginer le vinyl!) Sur le plan musical, la seule bonne nouvelle dans cette boucherie annoncée est qu'effectivement, ça passe plutôt vite. Mais les 8 titres de cette collaboration (2 inédits et 2 lives chacun) vous auront de toute façon tellement compressé les neurones et fait vriller les tympans que vous aurez probablement rendu l'âme avant la fin de cette infernale demi-heure.
A tout seigneur, tout honneur, commençons par le sieur Nido et ses sbires (qui ne sont que deux en fait, là où on a l'impression d'entendre une escouade de hardos déchaînés). Deux titres flambant neufs nous sont proposés, plutôt antithétiques a priori sur la forme puisque le premier, « Mandarin Hornet », annonce sept minutes à la pesée, tandis que « Dewar Flasks », faisant réellement figure de petit frère, envoie balancer la purée à la tronche des invités en cent-vingt secondes top chrono. Néanmoins, de la même manière que des parents voient en chacun de leurs enfants des caractéristiques très distinctes sans se soucier de savoir si l'un a vingt ans et l'autre dix-huit mois (euuh, deuxième fois que j'utilise cette allusion dans une chronique en un très court laps de temps, je devrais peut-être songer à consulter un psy, pourtant à première vue je m'en tape, étant fils unique... A moins qu'étant légèrement schizo sur les bords j'ai peut-être souffert du fait que mes parents ont privilégié une de mes personnalités plutôt qu'une autre, allez savoir...), les deux pistes apportent leur pierre à l'édifice chacune à leur façon, et de belle manière. Alors évidemment, on sera tenté d'ériger le morceau inaugural en pierre angulaire, de trouver même qu'il marque cette sortie d'une pierre blanche, tant il est monumental et fait appel à différentes sensibilités et éveille différentes humeurs chez l'amateur d'émotions (fortes mais pas seulement). L'intro est un modèle du genre (« quel genre ? », bonne question!), noisy mais lancinante, calmement entêtante mais annonciatrice des pires déchaînements ; cette entrée hypnotique nous permet d'avancer à pas feutrés dans ce split mais sans que nous ne soyions dupes pour autant : la tension est palpable, de même que l'envie d'en découdre, d'ailleurs l'arrivée de la batterie ne saurait dire autre chose. Grand bien nous a pris d'être sur nos gardes car après ces deux minutes de mise en bouche (soit autant que le 2e morceau dans son intégralité), c'est complètement acculés que nous subissons les salves qui lui succèdent, qu'on qualifiera de harcore-punkoïdes avec les petites touches de dissonance de rigueur. Nous aurions tort de penser que le pire est derrière nous après ces deux nouvelles minutes, la structure que nous venons de décrire étant ensuite prolongée mais entrecoupée de plans démoniaques, véritables condensés de violence partant dans tous les sens. Douloureux mais jouissif. Chouette, les parties chères à TDEP ou Converge sont toujours de la partie, mais pour les moins jusqu'au-boutistes elles ont l'avantage d'être intégrées dans un mélange de genres aérant ces sept minutes et leur permettant d'être (un peu plus) supportables, moins éreintantes pour qui ne passent pas ses journées à se pilonner au math-core ou au métal hardcore ultra-intense. La fin (baptisée « issue de secours » par les non-initiés) nous permet de confirmer ce jugement car, bien que Coilguns nous  piétine par quelques derniers riffs bien sentis et pour le moins écrasants, les nuances apportées dans les styles choisis ainsi que dans le rythme, sans oublier les sons d' « outer space » que Jona extirpe de sa guitare, apportent ce souffle frais (si si) et cette  douce (?) brise de renouveau qui nous donne la force de garder la tête hors de l'eau. Superbe et novateur. Tandis que « Mandarin Hornet » donne un aperçu très consistant (à défaut de complétement exhaustif, bien sûr, tant le potentiel créatif -et technique!- du groupe semble important) de ce que peut et veut offrir Coilguns aux métalleux en cette fin d'année 2012, « Dewar Flasks », lui, semble être né pour enfoncer le clou et tout ravager de manière plus directe et explicite que son glorieux aîné. Riffs destructeurs, dissonances, accélérations, hurlements, la panoplie est toujours de mise, mais en version « edit », presque mini, et les (grosses) variations d'atmosphère en moins. Toujours est-il que ce morceau, si short soit-il, peut être écouté inlassablement des dizaines de fois tant il reste riche (mention spéciale aux toutes dernières secondes « lâchées » par Coilguns sur ce split, qui tout simplement achèvent de démonter le pauvre hère ayant naïvement accepté de prêter l'oreille -il peut toujours courir pour espérer la récupérer un jour, en bon état en tous cas- ni vu ni connu, un power chord habité par le Malin soutenu par un martèleur fûts-nambule). En ce sens, ce deuxième titre expéditif de nos cousins suisses opère une transition parfaite pour le métal hardcore ultra-urgent des Allemands de Never Void, qui vont se charger de rectifier sans anesthésie ce qu'il reste de notre cerveau avec « Hungry for Needs » et « Direktor » qui se partagent sans ménagement cinq petites minutes comme deux  hyènes affamées s'arracheraient les restes d'une carcasse encore fumante. Là encore, intensité et efficacité sont présentes à tous les étages, NVRVD nous faisant suffoquer à l'aide d'une vieille recette de grand-mère absolument infaillible, esprit punk, force de frappe hardcore, rythmiques métal implacables, sonorités décalées surprenantes se taillant la part du lion, gueulantes surpuissantes mais variées, et même, MEME, des ralentissements au milieu de ce vacarme millimétré, de ce chaos parfaitement orchestré, de cette véritable expédition punitive. Là encore, une telle maîtrise force le respect, impressionne, appelle toujours plus d'écoutes, qui sauront rendre hommage à l'extraordinaire subtilité qui se cache derrière cet apparent bordel. Là encore, on applaudit et on reste sans voix en décelant tous les styles abordés et les ambiances « délicatement » parfumées ci et là. Cette urgence rappelle les loubards de Totalt Jävla Mörker, évoqués pour la récente chronique du dernier Khoma, mais Never Void apparaît comme plus alambiqué et plus... Dérangé !
Bon, bah, tous ces gens sont fous, il va falloir en prendre notre parti. Si on accepte ce postulat de départ, alors on peut éventuellement espérer survivre dans leur univers musical et entrevoir l'espoir de les suivre pour leurs prochaines sorties, ou se hasarder sur leurs précédents travaux. Cette dernière tâche sera d'ailleurs facilitée puisque chaque groupe offre gracieusement (« Vous êtes sûrs ? On voudrait pas abuser, vous savez ! » « Si si, on se permet d'insister ! ») deux lives pour compléter ce split. Honnêtement, il ne reste que peu de force à votre serviteur (qui a dit « votre esclave ? ») pour réussir à décrire toute la débauche supplémentaire de décibels esgourdie, entre la furia « mathcore-mais-pas-seulement-sinon-ce-serait-trop-simple » de Coilguns sur "Parkensine" et "Mastoid", et le cyber-métal-punk ambiance « fin du monde » de Never Void, au sein desquels nos sympathiques (mais inquiétants quand même) germaniques réussissent l'exploit d'égaler, quand ils s'en sentent l'envie, le nombre de notes à la seconde de certains plans supersoniques de Coilguns, de même qu'ils réussissent à enchaîner par des petites plages jazzy (!) ravissant apparemment le public... Et on comprend ce dernier !
Non, vraiment, on va s'en tenir là, ça en devient écoeurant, et surtout, surtout, effrayant pour l'avenir. L'heure est grave, ma ptite dame. Que va-t-on bien pouvoir devenir ?
C'est à se demander si on ne préfèrerait pas que Maya l'abeille ne se soit pas plantée dans ses re-calculs et qu'on clamse effectivement tous le 22 décembre prochain, parce qu'au train où ça va, ils sont capables de nous pondre une nouvelle sortie pour Noël. Et ça, je ne saurai le supporter.

www.coilguns.bandcamp.com

www.nevervoid.de

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 13:33

Family_Portrait_frontcover.jpg

 

2012/Pelagic Records

 

Un pachyderme. Pour l'impact que sa musique imprègne sur l'auditeur, pour l'écrasant attrait de ses compositions et pour l'étroit cousinage (après tout, on parle d'un groupe qui s'appelle Family) avec Mastodon, la métaphore semblait toute indiquée pour résumer l'effet provoqué par Portrait sur le quidam moyen, celui d'être piétiné par un animal surpuissant mais aussi, ce que l'on oublie souvent, extrêmement intelligent (et c'est parfois pire). Qu'avons-nous donc à nous mettre sous la dent en guise de pièces à conviction? La liste est longue. Epique, déstructurée, originale, lancinante, agressive, éthérée, inspirée, hallucinée, noire, aérée, alambiquée, simple, technique, n'en jetez plus, la musique de Family évoque des qualificatifs pas forcément compatibles au premier abord mais ses géniteurs démontrent toute leur maestria en parvenant à intégrer toutes ces caractéristiques à leur oeuvre et à les faire cohabiter pour le meilleur (et pour le pire si vous êtes férus de formats plus classiques), tels de véritables Frankenstein du métal, ouvriers de son renouveau. Le monstre a-t-il échappé une fois de plus au contrôle de ses géniteurs? L'éléphant s'est-il joué de son cornac pour laisser libre cours à sa folie furieuse, faite de démence meurtrière mais également de périodes de calme, d'apaisement onirique? Ou est-ce le cornac qui a savamment su s'emparer du potentiel de la bête et en tirer profit pour ses propres ambitions schizophrènes? Le savoir n'a finalement que peu d'importance, l'essentiel étant le résultat final et le skeud grandiose que nous tenons entre nos mains. Bien sûr, il est toujours intéressant de s'intéresser et de s'appesantir sur la genèse de ce mystérieux objet, cette ode envoûtante et hypnotique. En bref: que diable est-il donc passé par la tête de ces deux New Yorkais d'origine (un blogueur sévissant sur Metalsucks et un ancien employé du CBGB perpétrant également ses forfaits au sein de Cobalt, du black avant-gardiste, et avec Jarboe, chanteuse hautement barrée qui s'est ponctuellement acoquinée avec Neurosis), guitaristes de leur état, et des comparses sudistes les ayant rejoints sur Brooklyn (qui nous viennent tout droit de la Nouvelle-Orléans pour un batteur dont on souligne dans la bio ses racines funk et jazz, et de la Caroline du Sud pour le bassiste-chanteur) pour se décider à enfanter un tel hybride? La réponse réside en partie dans la question, ça  pue l'hétérogénéité, la pluralité, la diversité, l'ouverture d'esprit, l'éclectisme à plein nez, l'expérience et la connaissance musicales également, à qui il ne manquait plus qu'un certain sens du délire et de l'extravagance pour s'embarquer sur un voie sans retour (mais pas sans issue, bien au contraire!) Un ultime regard sur l'univers du groupe, sur ses influences et ses références, achèvera de nous convaincre sur son potentiel dans ce dernier domaine: Mars Volta, Led Zeppelin, Unsane, Tool, Baroness, Thin Lizzy, sans oublier les Melvins, Torche et autres... Mastodon (what else?) pour ce qui concerne les précédentes collaborations des producteurs de Portrait. Autant dire la fine fleur des riffs irrésistibles, plans abracadabrantesques® (Copyright Jacques Chirac), structures versatiles, lignes mélodiques imparables, directions musicales innombrables. En somme, tout ce que vous aurez la joie, que dis-je, l'allégresse, de retrouver sur ce "debut", fait d'une arborescence inépuisable de parties de guitare, d'une assise rythmique sans faille et d'un chant clairement destiné à ne laisser aucun survivant. Le tout s'écoutant (pourtant!) avec une facilité déconcertante.

 Family band 

Cette famille-là va devenir énorme, dans tous les sens du terme. A l'image de la "photo de Family" ci-dessus et de la tornade qui semble apparaître en fond, ces Américains vont tout emporter sur leur passage, de manière néanmoins beaucoup plus sympathique et positive que l'ouragan Sandy qui a justement frappé Big Apple (entre autres) ces derniers jours. Avec Portrait, ils rejoignent la caste des groupes novateurs qui ont tout fracassé dès leur premier album, comme Gojira et leur Terra Incognita, pour ne citer qu'eux. Souhaitons-leur de construire la même carrière, et en attendant de garder la motivation et l'inspiration pour nous pondre leurs prochains rejetons, surdoués comme le grand frère!

www.familyslays.com
www.facebook.com/family.slays
www.reverbnation.com/familyslays
www.twitter.com/familyslays

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 13:21

Khoma_frontcover_dig.jpg

 

2012/Pelagic Records

 

D'après les derniers souvenirs que j'avais du groupe, recevoir le petit dernier de Khoma à chroniquer constituait forcément une agréable surprise. J'avais en effet dégoté il y a quelques années le Second Wave des Suédois et m'était véritablement entiché de cet album. Pour autant, je n'avais pas creusé pour découvrir l'intégralité de leurs sorties, ni n'avais suivi leur actualité pour suivre leur évolution récente. J'ai donc découvert qu'après avoir traversé des hauts et des bas (hibernation pendant trois ans avant une réformation récente, couronnée de succès : nomination aux Grammy Awards suédois, élection en tant que meilleur groupe de rock pour le Swedish national radio award...), Khoma sortait son 4e album, composé de neuf chansons inédites écrites entre 2002 et 2012, et que la fine équipe s'apprêtait à prendre la route pour sa première tournée européenne depuis cinq ans. La dite équipe, par ailleurs composée de membres de plusieurs formations dont Cult of Luna et les furieux de Totalt Jävla Mörker, nous propose ainsi avec All Erodes neuf perles gorgées d'émotion et de mélancolie, qui ne sont pas sans évoquer les éminents Radiohead. Pour des compositions parfois enfantées à dix ans d'intervalle, l'ensemble se révèle d'une grande cohésion, et au-delà de cette complémentarité, c'est tout simplement du label « grande qualité » que peut bénéficier cette 4e rondelle. Les chansons (terme qu'on a parfois du mal à utiliser dans nos lignes en raison de l'agressivité et de la multitude d'assauts généralement constatées dans les albums sur lesquels nous nous attardons, même si, par contre, il est bien évidemment toujours question de musique, de bonne musique a fortiori) prennent aux tripes ; à aucun moment un quelconque ennui n'est à déplorer, et ce du début à la fin, le niveau des morceaux ne baissant pas au fur et à mesure. Ce rock de haute volée, rappelant donc la célébrissime bande de Thom Yorke époque The Bends mais avec une peinture beaucoup plus métallisée, accroche donc son auditeur grâce à sa tension lancinante, ses riffs et ses trames mélodiques judicieusement mis en place, son chant poignant, ainsi que ses envolées plombées venant durcir le propos ci et là. All Erodes est une bouffée d'air frais dans un monde de brutes mais saura également parler aux amateurs de musique heavy, pour trois raisons :
1. nos Suédois ne sont pas les derniers quand il s'agit de faire parler la poudre, à ce détail près qu'ils la distillent à doses homéopathiques au lieu d'en vider des citernes sur le malheureux fan lambda.
2. les styles plus cool, quand ils sont pratiqués par des rejetons de genres extrêmes, font ressortir la même impression d'urgence, de frustration exprimée, de points à mettre sur les « i ».
3. la zik en acier trempé et aux sons destructeurs sait reconnaître la valeur de ses cousins germains plus éthérés quand ils en sont dignes.
Cerise sur le gâteau, une autre référence à Radiohead ponctue cet objet (magnifique à n'en pas douter, une édition limitée faite-main étant disponible), mais « période expérimentale » cette fois ; c'est ainsi avec un remix de toute beauté d'un morceau initialement présent sur Final Storm, « All Like Serpents » (8 mn 30!) que se termine cette odyssée onirique, enivrante, addictive.
Et comme pour celle d'Ulysse, il ne fait aucun doute que vous aurez toutes les peines du monde à  vous défaire de l'appel des sirènes vous invitant à replonger dans cet album la tête la première. Vous voilà prévenus, courez acheter vos masques !

www.khoma.se

www.myspace.com/khoma

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 12:02

effl---coma.jpg

 

2012/Generation Prog Records

 

« Ouch... » (« Aïe... » pour les non-initiés à la langue de Sir Alex, Sir Robbie ou Sir Sourire (?)
Telle a été ma première réaction à l'approche de cette chronique, non pas en découvrant les influences d'Effloresce (Dream Theater, Opeth, Epica, Porcupine Tree, le prog des 70's) mais plutôt à la lecture de la mention « Female-fronted ». Loin de moi l'idée de déplorer la présence d'une femme au chant, bien au contraire, mais il y a bien longtemps que je n'ai apprécié ni même pris la peine d'écouter du métal (traditionnel, s'entend) avec chant lyrique féminin, peut-être bien depuis le Wishmaster de Nightwish... Autant dire depuis des lustres ! Hors, c'est bien de cela qu'il semble s'agir d'après la bio et lorsque retentissent les premières mesures de "Crib". La musique du quintette allemand est par ailleurs bien torchée, clavier accueillant, rythmiques enlevées, solo clinquant, super son, c'est décidé, ce ne sont pas nos vieux démons qui vont nous empêcher de nous appesantir sur cet album et de lui laisser la chance de s'exprimer. En fait, sur la suite, ce sont précisément de vieux démons que l'on aimerait croiser ici et là, un peu de vice, d'agressivité, de folie. Coup de chance, le morceau qui emboîte le pas aux huit minutes (!) de "Crib" nous permet de découvrir -déjà- une nouvelle facette de la musique du groupe : après un riff inaugural plutôt vicieux digne d'un Morgul, le tempo s'accélère et on a le bonheur d'entendre des plans qui auraient pu figurer sur un skeud de Carcass époque Swansong ou sur un Arch Enemy. On jette dès lors un regard un peu plus bienveillant sur l'apport de la voix cristalline de Nicki, et notre patience se retrouve instantanément récompensée : après un passage clairement dreamthéatral, nos tympans ont la surprise d'être pris d'assaut par des hurlements maléfiques, qui confèrent un aspect « horrifique » au heavy des allemands (on nage en plein Arcturus, si vous voulez), et ils passent même de la surprise à la stupéfaction quand ces cris sont suivis d'un riff parfaitement barré, aussi bref (malheureusement) qu'inattendu. Un peu plus tard (oui oui, toujours dans le même morceau... Douze minutes au garrot quand même!), c'est de la flûte qui viendra nous indiquer la sortie, avant qu'un plan de guitares/clavier onirique puis la voix (apaisée) de la maîtresse de maison ne nous raccompagne définitivement, sous la garde rapprochée de son cerbère (le riff à la Morgul). Intro/outro malsaines, grattes incisives, screaming vocals, plan barré, flûte du meilleur effet, aucun doute, c'est pour ce Effloresce-là qu'on vote, même si les amateurs de métal acéré trouveront certainement le temps long, les parties classiques dominant assez largement les parties atypiques au moment du décompte. Intrigué, on vérifie quand même si on n'a pas omis deux ou trois détails sur la bio du groupe, et bien nous en prend, puisque ce sont des références à Dan Swanö (producteur) et à Morningrise d'Opeth (album produit par le cultissime frontman d'Edge of Sanity et instigateur de pléthore de projets) que l'on retrouve en cherchant mieux. Engageant, donc. Sans plus attendre, on retourne à nos moutons, c'est parti pour le troisième morceau de Coma Ghosts ; on ne cache pas notre appréhension pour la durée de celui-ci (ce sera neuf minutes) ni notre impatience à savoir à quelle sauce on va être mangé cette fois (« épicée, la sauce, pleaaase Monsieur Jeff Loresce! »)
Pour le coup, nous ne serons au final pas beaucoup plus avancés, étant donné que "Pavement Canvas" coupe un peu la poire en deux, faisant cohabiter des plans heavy peu offensifs et des hommages plus marqués au death mélo (où l'on reparle d'Arch Enemy, la ressemblance avec Angela Gossow étant frappante).
Dans le langage d'Effloresce, un morceau de trois minutes s'appelle une transition. C'est ainsi "Undercoat" et son agréable mélodie guitaristique qui se chargent d'assurer celle-ci, en prélude aux sept minutes réglementaires de "Swimming Through Deserts" et aux seize (!) clôturant Coma Ghosts ("Shuteye Wanderer"). Le premier s'avère tout ce qu'il y a de plus calme et planant, avec un indéniable côté Gathering (registre qui rallie beaucoup plus les suffrages de votre serviteur pour ce qui est de l'utilisation de ce que l'on entend généralement par « voix féminine ») ; le second se veut un melting-pot de ce qui a été présenté jusque-là, au sein duquel on retrouve chaque point marquant évoqué précédemment, du chant clair à la flûte, des cris aux passages planants, en passant par les accélérations déterminées (fort réussies d'ailleurs, écoutez-moi doncces grattes après le passage des dix premières minutes syndicales...)

Bref... A l'heure des comptes, on ne sait plus trop sur quel pied danser, comme a coutume de dire mon cousin mille-pattes. D'un côté, Effloresce a su nous démontrer son aptitude à composer des chansons dignes d'intérêt dans une gamme de styles plutôt large, de l'autre, il a à mon sens également réussi à pondre une galette en forme de patchwork qui saura déconcerter avec une grande facilité tout amateur d'album compact, à la cohérence évidente, et encore plus tout afficionado de schémas rassurants couplets-refrains. Plus gênant peut-être, le côté déstructuré des morceaux, aucunement dérangeant au demeurant (en tous cas pas chez Yargla!), n'est pas forcément compensé par un intérêt constant auquel est censée contribuer chaque nouvelle partie, chaque nouveau plan, chaque nouvel emprunt à un style. Néanmoins, si les réserves émises au début de cette chronique à propos du heavy plutôt traditionnel porté par un chant féminin « classique » ne vous concernent pas, alors cet album est fait pour vous, car à chaque fois qu'il part explorer d'autres contrées, c'est une réussite.
Quoi qu'il en soit, le potentiel d'Effloresce est énorme et ce premier jet longue durée nous forcera sans l'ombre d'un doute à faire preuve de curiosité lorsque son successeur verra le jour. Il sera alors temps de ressortir ce vieil adage bien pratique qui mettra un terme aux stériles querelles de clocher : les goûts et les couleurs...

www.effloresceonline.com
 www.facebook.com/effloresceonline

Repost 0
Published by Sacha Disto - dans CHRONIQUES
commenter cet article
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:55

20592BIG.jpg

 

 

GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

Altered Beast. Les fans de Master System ayant connu ce jeu à l'époque se verrons sans doute reprojetés plusieurs années en arrière, se prenant par la même occasion un sacré bon coup de vieux.

Pour l'occasion, ici, il n'est pas question de jeu de chez Sega mais d'un combo français d'Amiens présentant son premier album de 14 titres chez Great Dane Records.

 

Quatorze titres proposés ici dans une ambiance bien old school. Le groupe parvient à marier tant des éléments heavy/ hard-rock, d'autres assez thrash métal ainsi que des moments rock'n'roll émanant du tout.

Les titres sont énergiques dans l'ensemble et hument bon la sueur, l'essence, la bière et le whisky. Le côté cradingue se dégageant de cet album s'avère bien plaisant d'ailleurs.

Les mélodies de gratte ont un côté assez incisif et le son se range presque du côté d'une formation black métal underground.

Côté black métal que l'on trouve par exemple sur « Final Assault » dès son début. Ce titre est vraiment excellent. Les instants particulièrement heavy ( y compris les choeurs), les passages rock'n'roll, les autres boogie ainsi que cet instant doom à souhait et les variations de rythme donc offrent à ce titre une richesse certaine.

De bon gros soli bien ficelés viennent renforcer la puissance et le dynamisme ambiant.

 

Un petit clin d'oeil à Testament peut se constater sur les toutes dernières notes de « Jesus Christ and My Motorcycle », et « Living For The Sin » possède un côté bigrement dansant avec même quelques faux airs à la Guns'N' Roses.

 

Altered Beast sont bien rentre dedans et son efficaces comme il faut. Bien que n'étant pas trop fan de tout ce qui a attrait au heavy, je dois reconnaître que le combo parvient presque à m'y convertir.

Tout au moins, l'écoute de cet album m'est plaisante. L'énergie contagieuse, les variations rythmiques, les ambiances excellentes font de ces 14 titres des titres bien foutus.

 

Chapeau bas à « Lost In Paradise » et son ambiance ultra épique poussée et son final quasi guerrier, un tout digne d'un groupe de heavy doom traditionnel. (Candlemass es tu là?)

 

Un travail acharné est également à saluer au niveau vocal. Entre voix haut perchée purement heavy et autre nettement plus gutturale et écorchée le chanteur maîtrise parfaitement son domaine.

On pourrait faire un rapprochement avec des formations telles que Cranium, Exodus, Necrodeath, Hirax et autres à l'écoute d'Altered Beast.

 

« No Compromise » s'avère également catchy du débu à la fin avec ses martèlements infernaux, ses mélodies tranchantes, sa basse claquante à foison et l'agressivité vocale. L'un des nombreux titres de cet album qui en poussera plus d'un à lever bien haut le bras tout en faisant le signe de la Bête et à headbanguer à tue tête.

 

 

Altered Beast tire donc très bien son épingle du jeu avec cet album alliant heavy, thrash, rock'n'roll dans une puissance qui a de l'impact. Un album de très bon aloi pour un premier jet avec ses ambiances pleinement retransmises au cours de ces 14 titres excellemment maîtrisés par les membres. Chapeau bas donc pour Altered Beast.

 

link

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 11:34

inbornsuffering.jpg

 

SOLITUDE PRODUCTIONS/ 2012

 

 

 

 

Inborn Suffering, voilà un nom qui ne m'était pas inconnu. Formés en 2002, les parisiens ont déjà sorti une démo en 2005 ainsi qu'un album en 2006 : « Wordless Hope » et présentent ici leur second album. Officiant dans un doom death des familles, le groupe signe donc ici son retour après six années d'attente.

 

Sept titres proposés ici, dans une atmosphère emplie de noirceur à la mélancolie appuyée.

Le son est puissant au cours de ces morceaux et le désespoir est l'un des maitre mots de cet opus.

On passe aisément de riffs très lourds à des mélodies plus aérées accompagnées de nappes de clavier qui viennent instaurer une touche plus atmosphérique. Le chant quant à lui varie d'un répertoire très death et caverneux à un autre aux tons nettement plus torturés et plaintifs.

 

Même si le down tempo prédomine, certaines variations rythmiques sont apportées. « Born Guilty » par exemple serait le morceau qui à lui seul résumerait bien l'album, regroupant tous les éléments cités ci dessus et dont les émotions tout au long du titre sont poignantes. On pensera à des groupes tels qu' Officium Triste ou encore Paradise Lost du début.

 

Les titres sont tous plus noirs les uns que les autres et un côté doom death old school est à remarquer. Avec un titre comme « Apotheosis » je ne peux m'empêcher de penser à des formations comme My Dying Bride voire encore Anathema (du début également).

Les mélodies sont vraiment bien exécutées et il est agréable d'avoir ces notes de claviers qui ne sont pas envahissantes. Ses apparitions sont bien équilibrées et fournissent un plus à l'art proposé par le combo parisien.

 

« Slumber Asylum » joue énormément également sur ce côté très atmosphérique, où l'auditeur flottera sans doute guidé par l'hypnotisme du désarroi ambiant. Le travail sur tout point de vue est à saluer et Inborn Suffering possède cette force quant il s'agit de jouer sur les ambiances ma foi très catchy.

 

Sept titres qui méritent qu'on leur tire notre chapeau, et Inborn Suffering prouve ici que rien n'est à prouver avec ce deuxième album et qu'il parvient à jouer dans la cour des grands. Sept titres qui donc s'écoutent d'un seul trait, d'une seule rasade dans ce calice du désespoir. Un grand moment de doom death que je conseillerais vivement aux fans des groupes sus nommés mais également aux amateurs de formations telles que Monumentum et consorts.

 

 

link

 

 

 

 

Repost 0
Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
commenter cet article