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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:58

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Les Sétois de Stuntman intègrent nos pages toute en finesse et discrétion avec cet album puissant qu’ils nous proposent ici.


C’est à grands coups de coups dans le bide, de bleus, de coups de lattes qu’ils proposent leur art déstructuré as fuck.


Formés en 2012, on peut dire que le combo a déjà eu le temps et l’occasion de tabasser large de par une expérience certaine en live, compils, démos et albums. C’est d’ailleurs ici leur 2ème album.


C’est de la pure folie qu’ils nous balancent avec une énergie positive over boostée aux amphets comme dans « Horn Of Misery » par exemple où blasts hystériques collent parfaitement au survoltage ambiant  alterné a des passages plus…nous ne dirons pas plus posés mais nettement plus lourd. Vocalement c’est la hargne qui l’emporte furieusement haut le poing.


Le chaos, je vous le dis. Mais ce n’est pas un chaos anarchique dans la mesure où tout est parfaitement calculé, structuré, il faut dire aussi que les gaillards ont eu le temps de forger leurs armes depuis, et l’écoute de ces morceaux pour tout auditeur résultera sur une schizophrénie certaine.


Vous aimez vous prendre des coups ? Alors je pense que « Chaos Shepherd » vous en procurera jusqu’ à jouissance de par la puissance des blasts, l’agressivité et la dissonance des riffs, la lourdeur de la basse et toujours ces vociférations qui arracheraient la tête du colosse de Rhodes avec une facilité aisée.


« Bag Of Dicks » tient également son bon lot de promesses avec cette variation entre un refrain mélodiquement accrocheur et ces parties complètement décalées qui explosent tout sur leurs passages et cette lourdeur digne d’un sludgecore dissonant.


Le dernier titre instrumental « Scarecrow Warefare », lui, se démarque des autres avec un côté très massif et noisy qui pourra rappeler les trips des américains  de Nightstick, à entendre le côté lourd tout en groove, dissonance. Un long titre de huit minutes environ qui lui a pour but de vous assommer après l’excès de chaos que vous avez pu déguster grâce aux morceaux précédents. Un riff répétitif où le tempo ralentissant vous enfonce un peu plus dans le goudron.


Une bien bonne sensation avec cet album, certes court, mais qui aura permis en peu de temps de mettre les pendules à l’heure. Amateurs de combos comme Pig Destroyer ou même Converge, il est quasi certain que vous accrocherez à l’appel cruel de Stuntman.

  


 

 

 

https://stuntmannoise.bandpage.com/

 

 


 

 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:13

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AUTOPRODUCTION/2013

 


 

C’est vers un groupe suédois que nous allons nous tourner aujourd’hui avec Svarta Stugan, formés en 2012 proposant un post rock novateur aussi planant qu’expérimental.

 

 

 

http://svartastugan.bandcamp.com/

 

 


 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 11:41

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THROATRUINER RECORDS/ LOST PILGRIM REC./2013

 

 

 

Allons jeter un coup d’oeil et même une oreille chez les Helvètes voir ce qui s’y passe avec ce EP d’Elizabeth, groupe de Genève formé en 2010.

Quatre titres proposés pour environ sept minutes : autant se dire qu’il ne sera pas question de doom ou de drone, non. Ici, c’est un crust survitaminé teinté de black metal qui nous est envoyé droit dans la face.

Une bonne grosse poigne d’énergie avec de la mélodie punk patator, de l’agressivité véhiculée par une rythmique démentielle  et de la vocifération hargneuse font de ce EP un véritable cocktail molotov en matière de baffe musicale.

Prenons « Ravens » qui déboule comme un Caterpillar dans une cristallerie, alternant entre furieux riffs et rythmes et arpèges un peu + légers pour poser une touche plus nuancée, le résultat est que l’auditeur s’en prend une bien trempée au final.

Véritable combo explosif, on pourrait penser à Victims ou encore Rise And Fall et les titres s’enchaînent naturellement représentant chacun un véritable appel au pogo.

Les touches black font également place à une touche un peu plus rock’n’roll comme dans « Created Enemies » par exemple. On appréciera l’excellent break avec cette basse bien présente et toujours cette judicieuse rythmique.

Blast, rage et rock’nroll c’est également ce qui en ressort d’un titre comme « Cemetary Feeling » qui s’avère directe et sans chichi et bigrement catchy.

 

Force est de constater que ces temps ci les suisses ne déçoivent pas du tout. Et Elizabeth se place en digne représentant de la rage helvète avec ce crust taillé dans le granit aussi destructeur qu’entraînant ! A l’écoute de ce Ep, on ne peut que deviner que les gaillards doivent enflammer les planches à gros coup de napalm.

 

 

 

 

 

  http://www.facebook.com/elizabethpunk


 

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:09

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ATAMAN PRODUCTIONS/ 2011

 

Amateurs d’art extrême, approchez ! C’est avec Stillborn que nous allons passer le voyage chaotique au cours de ce 4ème album sorti en 2011. C’est à un thrash/black détonnant avec quelques touches war metal que nous allons devoir goûter.

Dès les premières notes, on constatera que ça arrache quand même encore plus qu’un tabasco à l’harissa, et les giffles sont déjà en cours de distribution.

La guerre ce déclare déjà dès l’intro et les riffs infernaux s’allient parfaitement à des rythmes aussi hystériques que destructices avec des vocaux alliant black et death écorchés. Une potion des plus diabolique en somme.

 

Ca tabasse donc, vous l’aurez compris un peu à la manière d’un Bestial Warlust ou même Deströyer 666 des débuts pour les accents bien thrash, mais d’autres parties plus lourdes viennent enrichir le côté accrocheur de la diabolique poigne.

« Son Of The Holy Motherfucker » est là pour mettre tout le monde d’accord: les plus old school avec les new school avide d’un bon gros headbang des familles. Aussi thrash que black,  l’agressivité se fait dès le départ avec du riff catchy et guerrier à foison. Spirale infernale dans laquelle ce titre nous emprisonne, le blast est de rigueur et sans pitié.

Il y a aussi « Antonym » qui axe son ambiance sur brutalité ainsi qu’un côté maladif et malain à base de riff bien (dis)tordu et quelque peu barré. Le morceau fait autant dans le dérangé , le barbare mais également dans le riff bien épique et martial.

« Whore Of The Whores » est lui le morceau qui m’a collé la plus grande baffe de cet album avec ce début lourdingue et ce riff groovy digne d’un Hypnos ou encore Orth, avant de partir dans des mélodies qui vous dépècent de l’intérieur ainsi que la lourde agonie du titre où la double se démène pendant que le pachyderme vous broie le corps.

« Stillborn II (Singularities of the Ordinary Vulgar Boor)”  propose également du riche en breaks et variations mélodiques  parvenant à vous arracher les tripes avec ce type de riff qui vous taillade sans que vous ayez eu le temps de respirer.

 

Vous voulez du titre oppressant, le titre éponyme « Los Asesinos Del Sur » correspondra donc à vos attentes. De bonnes grosses ambiances alternant lourdeur et brutalité un peu à la manière d’un bon vieux Morbid Angel.

 

Un quatrième album donc très réussi pour ces polonais qui maîtrisent tout au long de cet album de thrash black bien sombre, le genre d’album qui ne vous laissera pas indemne tant l’énergie encaissée se devra de ressortir aussitôt.

 

 

 

 


http://www.stillborn.pl/ 

 

 

 

 

 


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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 20:48

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MASCOT RECORDS/ 2013

 

Adonnons nous aux grand joies du stoner rock dans nos pages avec cet album des australiens de Tracer qui répond au nom d’ « El Pistolero ». De par le titre, on sait déjà que l’on s’immisce dans des sentiers ensablés où l’odeur du mescal et de la tequila émanent du stoner rock gonflé à bloc proposé par le groupe.

 

L’album propose treize titres. Treize titres au son de grattes bien lourdes, de rythmiques massives et de morceaux ultra catchy notamment par le biais de refrains très ‘sing-a-longuesque’.

Stoner rock est l’étiquette qui colle parfaitement au style proposé au cours de cet album. On pensera aisément à des combos comme Kyuss évidemment ou encore Dozer notamment sur l’aspect vocal (prenez l’excellente « Lady Killer » à ce sujet).

« El Pistolero » dégage une énergie des plus positives et l’on se plaît à enchaîner les morceaux au fur et à mesure qu’ils passent.

Un côté Queens Of The Stone Age plane sur Dirty Little Secret”, une ambiance un peu plus lancinante se fait sur « Dead Garden » avec ses accents grungy et les intonations de voix avoisinent parfois celles de Mr Chris Cornell. En bref, les gars de Tracer parviennent à proposer un panel assez important tout en gardant une lignée stoner rock.

D’excellents passages ‘Jam’ tel le break proposé sur « Dead Garden » viennent apporter une touche de feeling énorme car force est de constater que l’art des australiens renferme énormément d’émotions qui rend cet album accrocheur à souhait.

« Scream In Silence » sonne bigrement posée, planante et alterne avec du refrain où la distortion et le son fuzzy des grattes sont de mise. Le titre en lui-même est certes bien easy listening mais l’on soulignera une fois de plus la force avec laquelle le combo donne vie à ce feeling accrocheur.

Soulignons également les qualités vocales ici proposées, qualités d’ailleurs présentes tout au long de la galette avec ce chant qui sait alterner entre une voix assez suave et une autre plus haut perchée et l’exécution est parfaitement maîtrisée.

On appréciera également « Wolf In Cheap Clothes » , morceau très psychédélique avec tam tam, banjo, violons ainsi qu’une touche orientale venant ensuite déboucher sur du couillu bien fuzzy ainsi que « Manic For Ya » qui vient booster la machine à grand coup d’un rock’n’roll pêchu à la MC5.

 

Un très bon album qui va ravir tout amateur d’ambiance poussiéreuse, fuzz et rock qui propose des morceaux stoner desert rock aussi accrocheurs les uns que les autres. Enjoy that trip.

 


http://www.tracer-band.com/

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:59

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NON SERVIAM/2013

 

C’est désormais aux choses sérieuses que nous allons passer avec cet album des Calaisiens de Bliss Of Flesh qui donne suite à « Emaciated Deity » sorti en 2009 chez Twilight Vertrieb.

Nous parlons donc ici d’un groupe qui n’a plus à faire ses preuves dans la mesure où il a su tirer une solide expérience dans le milieu notamment en matière de concerts et se doter par la même occasion d’ une maîtrise et un sens de la composition des plus confirmés.

 

Alors on pénètre avec ce second album dans une spirale infernale aux ambiances tant lugubres que plus mélodiques, d’ailleurs le travail axé sur les mélodies est toujours aussi impressionnant chez les Nordistes.

Les neufs titres proposés tirent tous sans exception leur épingle du jeu et l’effort de composition apporté  à chacun d’eux les excuse largement de nous avoir fait patienter quatre ans avant de nous offrir cet acte diabolique.

C’est une brutalité raffinée qui nous est imposée avec un excellent panel de variations d’ambiances alliant le majestueux au violent avec des passages déchaînés niveau rythmique.

Prenons pour exemple « Disciple » qui comporte tous les éléments d’une barbarie très accrocheuse par le biais de riffs ultra catchy, des vociférations variant du caverneux au plus incantatoire , des breaks aux riffs saccadés et lourds et ce côté oppressant et lugubre qui fait toute la force de ce titre.

Ce morceau met les pendules à l’heure par son départ tonitruant et sait varier les plaisirs. On saluera la maîtrise vocale qui ose explorer différents registres où les amateurs de Nergal, Attila prendront grand plaisir.

 

La force de « Sadistic Abstinence » réside également dans l’aspect varié des idées au sein de ce même morceau. Rafales rythmiques, riffs cinglants, vocaux féroces, le mélange entre le death metal et le black aux mélodies glaciales est juste la formule parfaite. Alliant passages agressifs à d’autres nettement plus lourds, ce titre regorge d’atmosphères dérangeantes et maléfiques.

A ce stade, Bliss Of Flesh n’a certainement pas à rougir face à d’autres groups tells que Behemoth, Belphegor ou encore Gorgoroth tant leur art comporte un professionnalisme certain.

Des richesses sur tout point de vue, de la rage injectée dans toute émotion (même la plus atmosphérique si je puis dire) et de l’originalité.

Originalité apportée notamment par la présence d’un violoncelle dans des titres comme « Forgotten Epitaphs »  qui assied une certaine mélancolie au départ ainsi qu’une poignante étreinte avant de laisser place à une orgie déchaînée de mélodies excellentes, d’un courroux décapant et toujours de cette mélancolie dominante. Du grand art !

L’excellence est donc de mise vous l’aurez bien compris. Sortis tous droits des enfers, ces titres risquent d’avoir de graves répercussions sur tout auditeur non averti. Avec pour exemple une autre pièce ultime telle que « Pariah » et son esprit dérangé et vicieux où encore l’hypnotique « Rosary Of Shame » aux riffs dissonants.

 

Une très bonne surprise donc proposée par Bliss Of Flesh qui ne déçoit aucunement avec ce nouvel opus, fruit d’intenses efforts acharnés, à la production excellente. Un fier cocorico qui frise la perfection et que je ne saurais que conseiller à tout amateur de métal qui se respecte. C’est une fierté de trouver une formation aussi talentueuse sur nos terres, et sa renommée se forge donc une fois de plus dans la scène internationale. Excellent !

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 20:26

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VIOLENT JOURNEY RECORDS/ 2013

 

Paraît qu’en ce moment ca biffle pas mal du côté de la Finlande, pour le coup il y a Redeye qui débarque avec ce premier EP (qui donne suite à 3 précédentes démos) qui laissera des traces sur plus d’une joue.

Quatre titres à la production très ‘raw’ sont envoyés dans le simple but de vous décrocher la tête à grands coups d’un death/grind aux accents bien thrash et ils raviront pour sûr autant les fans de Napalm Death que de Slayer par exemple.

Les quatre titres de par leur côté cradingue renversent de la bière avec du riff brut, de la voix crasseuse death et une batterie qui vous assommerait Mike Tyson en deux temps trois mouvements.

C’est un esprit ultra thrash death qui émane de « Pit Of Blood » où l’on se croirait revenir tout droit entre la fin 80’s/début 90’s. Du break bien lourd vient balancer un côté massif et coup de poing dans la tronche sans compter sur les lignées où la double se fait dominante et écrasante.

« Visions Of Violence » fait aussi dans le gros qui tâche démarrant avec une partie lourdement burnée pour varier avec une partie plus énergique et complètement death old schoolgrind, adoptant ensuite un passage plus mélodique où le chant varie sur des tons plus criards. Efficace !

Que dire de « Die, Die, Die » qui détruit tout sur son passage ! Caterpillar impitoyable de thrash/death/grind, ce titre est court et précis atteignant son but au plus profond du sujet.

Et « Cut Open » arrive pour vous achever à grandes émanations de violence aux breaks précis qui en fera jumper plus d’un au plafond au point de s’y retrouver le crâne enfoncé dedans.

 

Une bonne grosse dose de brutalité, d’énergie avec un côté old school très confirmé, en bref, de la claque douloureuse au programme de ce quatre titres de thrash/death/grind que nous envoient ces finlandais très en colère.

 

 

 


https://www.facebook.com/redeye.metal

 

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:57

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PAGAN RECORDS/ 2012

 

 

C’est de Pologne que débarquent les sombres esprits de Pandaemonium qui présentent ici ce qui est déjà leur 4ème album qui propose un metal très dark et satanique très basé sur le côté émotif des ambiances

Un bouquet de huit titres sont ici proposés par le combo qui parvient à jouer énormément sur les atmosphères bien sombres où les tempos varient de morceau en morceau.

A noter qu’un esprit old school émane de cette galette et les variations oscillent entre un côté très lourd, un autre beaucoup plus rentre dedans et brut de décoffrage puis un autre tendant vers le plus planant.

 

« Stones Are Eternal » propose un rythme lancinant avec un riff répétitif mais efficace digne de grandes formations de doom death des années 90, et l’ambiance créée par les vocaux variant entre un chant féminin lyrique, un chant death bien burné et un chant plus vomitif, bref nous avons un morceau aussi oppressant que lugubre.

« Necro Judas » promet également en côté malsain. De bonnes mélodies toujours catchy et cette efficacité sur l’aspect lugubre où l’auditeur se sentirait presque menacés par des créatures diaboliques.

Huit titres donc qui parviennent à capter l’esprit continuellement  en parvenant à vous hypnotiser avec un titre comme « Morass Opus » , à vous enfoncer bien profondément avec l’ultra massif « Only The Dead Will See The End Of War » où les riffs tranchants sont rythmés par des parties de doubles hystériques, des mélodies plus envolées et planantes , ou encore à vous rentrer dedans avec « Everlasting Opposition » qui allie mélodie et nappes de claviers et qui possède son côté bien patator dans le genre. Rythmes plus agressifs, riffs décalés avec de bon breaks, en gros on tape de le bon ici.

Un 4ème album donc bien percutant de la part de ce groupe qui n’a pas grand-chose à prouver (notez qu’ils se sont formés en 1990), et les huit titres parviennent à faire plaisir à tout auditeur amateur d’un dark/doom/death metal des familles.

 

 http://www.pandemonium.metal.pl/

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 21:49

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Et c’est un nouveau cocorico que nous balançons avec les français d’ Idensity combo parisien formé en 2008 avec ce premier album sorti en 2012. Je remercie tout d’abord M&O Music pour la découverte de ce groupe qui s’avère déjà bien talentueux et qui nous propose un death metal basé sur aspect progressif et également orchestral avec notamment la présence d’un violon qui donne toute une identité à ce combo.

 

Neuf titres (dont une intro) se suivent ici alliant aspect tantôt brut et tantôt raffiné aux mélodies efficacement accrocheuses.

« Night Terror » fait partie de ces titres qui vous mettent la poigne dessus dès le début avec ces riffs et rythmiques saccadés, entrant dans votre cerveau prenant le contrôle de votre nuque qui se ploie et se relève nerveusement au fur et à mesure de l’avancement du morceau.

De très bonnes variations viennent trancher cet aspect pêchu par le biais de passages plus posés où le chant clair, excellemment maîtrisé (un chant qui me rappelle par moment celui de Vision Of Disorder qui donnent dans un tout autre style certes, ou encore Ulver) vient poser un aspect plus épique. On se plaît à voyager sur des ambiances très progressives et le côté orchestral renforce encore plus l’emprise que peut avoir ce combo sur l’auditeur. Le travail vocal pour en revenir à ce dernier est impressionnant de maîtrises variant d’un chant death à un autre plus criard pour en revenir à ce fameux chant clair.

On peut prendre aussi un titre comme « Do Not Forget » qui possède également cet aspect original, avec le flow du chant qui varie du narré au chant clair et cette riche variation musicale où l’on voit que les membres possèdent une technique confirmée, qu’elle concerne les soli, les lignes rythmiques, vocales et surtout cette aisance à varier les ambiances et atmosphères au sein d’un morceau.

Et autant dire que « The Hatred » avait déjà donné le ton avec cette force accrocheuse amenée par ces riffs assez heavy/thrash, ces interludes de refrains qui laissent planer le tout d’un aspect presque hypnotique, et ces rythmiques plus burnèes et massives, en bref une formule appropriée pour mettre l’auditeur en haleine dès les premières notes.

On pourra certes avoir en tête le nom d’Opeth tant l’aspect varié de l’art des parisiens se fait de manière progressives, renfermant de riches mélodies qui savent alterner entre l’épique et le plus mélancolique (à noter que l’apport du violon pose son emphase sur la mélancolie).

« Picture », titre qui vient clore ce premier album apparaît comme le titre le plus touchant si j’ose dire, avec justement cet aspect mélancolique évoqué ci-dessus renforcé par le violon. Le titre en lui-même possède une ambiance qui rappellera les très cultes Pentagram avec ces passages assez doom traditionnel. Nous tenons là un titre très riche et à l’exécution parfaite qui en font un titre des plus appréciables de cet album.

 

Et bien, c’est un cocorico qui retentit encore bien fort ici dans la mesure où nous avons un combo qui fait dans la qualité de par ce death progressif très accrocheur. A noter qu’un nouvel album est sorti depuis mais rien que celui-ci leur trace déjà un avenir très prometteur. Beau boulot.

 


http://www.idensity-metal

 

 

 

 

 


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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:26

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DARK ESSENCE RECORDS/ 2013

 

Osons nous à un nouveau voyage en Norvège avec une nouvelle production de chez Dark Essence Records avec ce premier album de Slegest.

En tout premier lieu, sachez que nous avons là à faire au projet solo d’un ancien guitariste de Vreid et vous ne serez donc pas étonnés d’être confrontés à un album de black metal.

 

Cependant, pas question de blasts, de war paints et de brutalité extrême dans la mesure où le bougre fait tourner son black metal sur une sauce très heavy doom 70s au son très sabbathien.

 

Du riff ultra entraînant, du groove à n’en plus pouvoir les huit titres de cet album ont le don de vous rester en tête avec ce côté seventies bien affirmé.

Huit titres dont trois chantés en norvégien, ce qui apporte un effet très plaisant autant que glacial. Je pense à « Logna Sin fiende » avec ce riff de départ qui pourrait rappeler les ambiances ozzyesques comme sur « Over The Mountain », cette basse très présente qui sait alourdir l’ambiance et ce son ô combien vintage. Car c’est bien sur le côté vintage que s’appuient ces morceaux pour dégager l’excellence du tout.

 

On pensera aisément à Satyricon à l’écoute de ces morceaux (notamment d’ailleurs pour y revenir sur les morceaux chantés en norvégien) pour l’esprit groovesque mélangé à l’aspect glacial et bienfaisant du black metal.

 

On peut penser aussi au côté très stoner/rock 70’s de Witchcraft (époque 1ers albums) sur un titre comme « Dirt Life Death » avec certes un côté plus burné et des mélodies très catchy telles que nous les retrouvons tout au long de l’album.

 

Le heavy doom black balance un côté bien crasseux ici et vous entraîne aussi bien dans un headbang acharné que cette envie de vous boire d’un trait d’un seul une bonne grosse goulée de Jack Daniel’s .  « Past Burden Strength » est l’un des titres qui pourrait vous pousser à cet étape tant son emprise se fait puissante.

 

 

Et bien c’est un album bien sympathique que nous propose donc Slegest et ce fin mariage entre heavy doom 70s et black métal s’avère des plus accrocheurs. On se plaît à se laisser guider par le groove béton des titres et à taper du pied par terre, et c’est donc avec grand joie que l’on attend la suite.

 

 


http://www.slegest.no

 

 


 

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