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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 17:45

 

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Trois ans après leur premier album « La Voix Du Mal » chroniqué auparavant dans nos pages, les dunkerquois de Karnysera sont de retour avec ce 2eme opus «  A l'aube de la fin ». Un album de 20 titres divisés en 3 chapitres : « Le Malaise », «  Résistance », « La Chute ».

Le groupe évolue dans ce style propre à lui même, un thrash indus avec une évolution depuis le 1er album : un côté indus beaucoup plus ancré que le côté thrash.

Toujours aussi engagé, Karnysera décrie la situation de la société actuelle au travers de cet album.

Le combo allie des titres bien lourds avec toujours cette boîte à rythmes à des passages plus énergiques.

Prenons « L'exutoire » et ce côté un peu Bérurier Noir avec ces textes revendicatifs. Des relents punks qui s'avéreront par la suite nettement plus metalisés avec une atmosphère bien morbide.

Ce côté sombre, Karnysera parvient à le cultiver tout au long de ses titres.

Il est bien constatable que le groupe a su fournir des efforts depuis « La Voix Du Mal » et que de bonnes idées viennent enrichir le contenu.

Le chant français en bloquera peut être certains, mais pour ma part, bien que n'étant pas toujours fan du chant dans la langue de Molière je dois avouer qu'ici ça passe plutôt bien.

 

Un ensemble relativement oppressant, à l'exemple d '  « Hypocrite » ou encore « Libre Arbitre » pour ne citer que ceux ci. De la rythmique martiale, un chant vocoderisé clamant énergiquement toute sa rage et des riffs bien incisifs. Les soli venant souligner ces titres sont de bien bonne facture et viennent apporter un certain relief à la noirceur proposée par Karnysera.

Un petit côté Godflesh ou encore Proton Burst jouant dans la même cour qu'un Lofofora ou même Silmarils sont l'exemple que je parviendrais le mieux à vous donner pour décrire la musique des dunkerquois.

« La Dernière Guerre » bien qu'étant toujours sombre possède un côté assez barré et décousu (dans le bon sens du terme) au niveau de la structure mais aussi des riffs. Une bonne façon de déstabiliser l'auditeur.

Les passages doom ont cette particularité dans l'album de tout balayer sur le passage et de laisser place à sa révolte. Je prend un titre comme « En Grève » où l'on retrouve quelques samples mais aussi surtout ce côté tout dans la gueule bien apporté par le chant appuyé puis la rythmique industrielle. Les riffs de gratte quant à eux viennent apporter une certaine légèreté mais aussi un côté assez épique au titre.

 

Un deuxième album plutôt plaisant avec ces 20 titres engagés au rythme d'un metal industriel teinté de thrash chanté en francais. Le seul reproche que je pourrais peut être faire au groupe serait qu'une boîte à rythmes encore plus lourde et patate apporterait encore plus de hargne aux morceaux (mon côté trop bourrin qui s 'exprime là peut être lol) mais sans cela pas grand chose à en redire. Il y a de l'idée chez les dunkerquois. Support' em !

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Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 16:13

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Après une première démo sortie en 2006 que j'ai eu la joie de chroniquer pour Yargla, voici revenir les parisiens de Seaholder avec ce premier album autoproduit. Une belle petite pièce comportant 9 titres pour environ 45 minutes d'écoute.

 

Dès les premières notes j'ai pu constater que le groupe a mis l'effort sur la production et le son depuis son premier 6 titres. Concernant le style, les parisiens restent fidèles à eux mêmes. Leur musique vous attrape et vous accroche de son côté progressif et massif agrémenté de parties atmosphériques enrichissant le style d'un côté ambient.

J'ai pu remarquer par ailleurs que l'on retrouve deux titres de leur précédente galette : « The Box » et « Fiction » (qui ne m'avait déjà pas laissé indifférent à l'époque).

« Fiction » et ce côté pachydermiquement groovy à la limite d'un stoner/sludge qui tiendrait à combattre les sumotoris.

 

Les choses avaient déjà été annoncées par l' intro et « Skinballs » et ce côté terriblement lancinant qui forcent l'auditeur à voguer au rythme de ses mélodies. Une touche Post Metal que ne renieraient pas les adorateurs de Cult Of Luna mais encore ceux d'Isis et consorts. Une montée en puissance parvenant tout doucement comme par magie sans même que l'on s'en rende compte tant le groupe arrive à nous tenir attentifs de la première note au dernier murmure.

 

Seaholder m 'avait déjà apporté grand joie en 2006, et c'est partie remise à l'écoute de ce «HD855 12B ». Toujours ce côté digne d'apparaître en générique d'un film bien sombre. Un côté noisy et torturé se dégage des morceaux. Je pense au très bon « Scarcrow » qui transmet ce tourment hargneux au même titre que « The Box » . Une rythmique à en décoiffer un mammouth, des riffs hypnotiques et avant tout une putain d'émotion qui se dégage de l'ensemble.

 

Un côté assez sludge se dégage de certains titres comme le très bon « Dreamer's Creek » évoluant dans un style très planant. On fait toujours dans le massif avec ce petit touché « n roll » dans les riffs. Ce titre me fait penser aux ricains d' Unsane qui auraient ajouter une touche sludgy à leur style. Des arrangements assez malsains à la fin du titre viennent appuyer le côté lugubre du titre comme pour vous achever à l'écoute de cet album.

 

De l'efficacité vous en trouverez à revendre dans des titres comme« Red » ou encore « Mr Crayfish » . Un côté Desert Sessions dans le premier titre tout du moins dans l'esprit avec ce côté quasi session jam que dégage ce morceau. De très bons breaks et de la dissonance s'y font apprécier et ont cette tendance à nous maintenir englué sur place et incapable d'en avoir l'attention détournée. Non, on vogue, on flotte et se laisse emporter. Et ces termes sont d'autant plus adéquats pour un titre comme « Mr Crayfish » et cette touche psychédélique où se refléterait parfaitement des paysages désolés.

 

 

Un premier album qui fait bonne suite à la première démo. Seaholder a su faire évoluer son style en creusant encore plus le côté varié et en conservant la touche SHD. Un album à l'instru dominante de très bonne facture. Laissez vous donc tenter par ce trip massif et écorché que vous propose « HD855 12B ». A supporter tant sur scène qu'en acquérant cet album.

 

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Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 14:44

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SG RECORDS/ 2012

 

 

 

Systr sont nantais et proposent avec ce « GAZOLE »leur tout premier album évoluant dans un style electro/ indus metal assez varié dans l'ensemble.

Après une prévision pour 2010, cet album sort 2 années plus tard.

 

C'est donc dans un électro indus bien moderne qu'évolue le groupe. Des parties métal très rentre dedans pourront faire plaisir aux fans de Frontline Assembly, Prong voire encore KMFDM.

Je pense ici déjà au titre éponyme qui vient démarrer cet album de manière couillue avec le placement de différents vocaux apportant un côté efficace à un tel titre.

Je pense par là aussi à « The Race » qui reste dans l'esprit pêchu du premier morceau avec en plus un petit côté Eisbrecher pour la touche accrocheuse de la chose.

Une bonne dose d'énergie et de hargne se font aussi sentir dans « Sportswear » avec son côté très infernal et les vocaux rappés à la F.L.A. Et ces parties vocales bien agressives puis les rythmiques lourdes et rentre dedans. « Pointbreak » envoie aussi avec toujours la présence de refrain catchy venant apporter un certain contraste dans le morceau, contraste s'alliant néanmoins de manière efficace à l'ensemble du titre.

 

Le style varie selon l'album par certains passages très electro pop que l'on retrouvera dans « Protect Your Horizons » et son côté Lycosia d'un point de vue vocal ou encore dans « Understanding » qui possède un côté très accrocheur. Un titre que l'on pourrait aisément considérer comme le hit de l'album. « Superheroes » s'avère aussi très tubesque pour venir clore cet album, une façon volontaire (ou pas) du groupe de vous laisser une trace d'eux dans votre cerveau de par les parties très sing-a-longesque que l'on retrouve dans cet album.

Deux autres titres se démarquent de cet album. Le premier est « DBMB » où les guitares métal sont toujours présentes mais le côté dancefloor est ultra prononcé. Il faut oser me direz vous et bien eux ils le font. Le second est « Remaining Silence » qui pourrait s'apparenter comme un interlude dans cet album. Morceau le plus posé de l'album d'ailleurs. Une prédominance de vocaux féminins et un côté presque trip hop rendent ce titre je dirais très radiohitesque.

 

Un premier album avec de l'idée que je conseillerais aux fans des groupes que j'ai pu citer ci dessus. J'imagine que certains risquent de décrier les titres que j'ai pu citer à part mais le groupe a osé et c'est là l'une de ses forces. Tant qu'il se fait plaisir à lui même, je dirais que c'est le principal à retenir. A suivre...

 

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Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 12:42

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AUTOPRODUCTION/ 2011

 

 

 

Encore une découverte par mister Blue Wave Productions que je remercie à nouveau avec ce1er album autoproduit des toulousains de Battle Of Britain Memorial. A croire que mister Blue Wave se plaît à me faire découvrir des combos auxquels il est très difficile de mettre une étiquette précise tant ces groupes osent taper dans plusieurs styles à la fois. Et ici, avec BOBM c'est encore le cas.

Variant entre post rock, screamo ou encore post hardcore, les toulousains aiment apporter à leur art une touche teintée de variation des styles en pratiquant la tâche avec brio.

 

Il suffit des premières notes de « Welcome To Rapture » pour se rendre compte que BOBM aime allier un côté rageur et colérique à des moments plus éthérés, atmosphériques. Variation vocale, une voix screamo bien éraillée avec un petit côté qui me rappelle Love Lost But Not Forgotten.

Toutes ces atmosphères se déroulent de façon progressive. Mélodies efficaces venant souligner la férocité vocale ainsi que la montée en puissance de la rythmique s'avèrent tant appréciables que prenante.

 

Prenante le mot est lâché en poursuivant avec le titre suivant « Metaphysics Of The Lighthouse », titre avoisinant les sept minutes avec le côté progressif toujours de mise. Un début lancinant agrémenté de samples avec cette petite touche qui ne va pas sans rappeler Cult Of Luna ou encore les nippons de chez Envy pour ce qui est de l'apport mélodico-rageur ainsi que ce côté assez mélancolique.

 

 

« Those Who Hide Their Plight » poursuit l'album avec un chant clair venant apporter une nouvelle tournure à la musique de BOBM. Des riffs alternant entre ambiance légère et beaucoup plus massive avant de déchaîner le côté toujours aussi furax.

 

« Cum Tacent Clamant » nous fait voguer tout doucement de ses mélodies douces et sinueuses avec ce quelque chose de terriblement accrocheur qui apporte une force non négociable au combo. Le titre qui m'a le plus mis la claque même s'il n'est pas forcément des plus violents de ce « The Aftermath Of Your Bright Beings ». Cependant, cette alternance oscillant entre hargne et émotion plus posée m'a paru aussi des plus efficace.

 

L'album se termine avec les deux derniers titres « Midnight Blue » et « The Fall ». Le premier s'avère être le plus long de l'album puisqu'il dure ici presque neuf minutes. Fidèle à ses engagements depuis le départ de l'album, nous avons encore la joie d'être confronté à deux titres menant progressivement à la colère après une séance d'hypnose amenée dès le début de ces deux morceaux.

Avec cette mention spéciale à « The Fall » qui porte bien son nom et nous amène avec force vers cette profondeur sans égal. La hargne ne lâche pas prise et parvient à prendre le pouvoir sur tout auditeur avéré.

 

Un très bon premier album que vous pourrez trouver sur le site officiel de ce combo toulousain. Les amateurs de Cult Of Luna, Neurosis (pour le côté post hardcore), ceux de Envy, de post rock et consorts trouveront grand plaisir dans ce premier album qui tient bien là ses promesses.

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Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:25

 

Pochette avant Carr+® petite

 

BLUE WAVE PRODUCTIONS/ 2012

 

 

 

Après trois Eps sortis en 2006, 2007 et 2008, le groupe ABYSSE signe son premier album avec ce « En(d)grave »composé de 7 titres complétement instrumentaux.

Il serait d'abord bien difficile de leur définir un style à part entière tant le groupe se plaît à varier rythmes, ambiances et même styles.

 

Prenons un titre comme « Eagle Of Haast » qui ouvre les hostilités de cet album. Démarrant sur une tournure que je me permettrais de qualifier presque doomesque, le groupe parvient de manière progressive à ajouter quelques éléments qui rendent le style un peu plus brut. Aucun des instruments présents ne prédomine les autres et tous jouent leur rôle à part entière avec brio. Les mélodies rythmiques posent bien le décor avec la basse venant surplomber ce dernier, les parties gratte plus solistes complètent excellemment l'ensemble et apportent une atmosphère plus aérée au tout et les parties de batterie sont bien riches en variation.

 

« Ten Thousand Changes » vient s'enchaîner avec ces parties du début presque black metal avant d'annoncer un moment plus down tempo renfermant un groove des plus excellents. Un côté Karma To Burn... je dois avouer que ce nom m'est venu à l'esprit à l'écoute d'Abysse. Cela dit, pas question de clone car Abysse démontre bien qu'il possède son identité propre.

La force du groupe qui plus est, réside dans le fait que « malgré » des titres à durée considérable (entre 6 et 8 minutes pour certains), il parvient à nous tenir en haleine du début à la fin et nous évite toute forme de monotonie possible. J'évoquais au dessus le mélange des genres, pour vous dire, ce morceau arrive à passer donc de parties black metal (tout au moins d'un point de vue rythmique), à du doom mais encore à quelques parties légèrement plus « core ».

 

« Mastodon » (un hommage aux compères américains?) possède un côté bigrement massif. En même temps, avec un tel titre, qui cela étonnerait? Un changement de tempo excellent. Après une rythmique soutenue, une partie plus nerveuse vient injecter du boost à ce titre avec ses faux airs quasi punk puis un solo bien rock'n'roll à la pédale wah wah avant de venir terminer ce morceau avec des riffs bien sabbathesques qui raviraient je pense tout fan de la scène southern metal.

« Forest Monument » démarre sur un fond de dissonance générale introduite par du larsen ouvrant sur un riff et des arpèges entêtants. Une ambiance énorme se dégage de ce titre notamment grâce à l'effort apporté au niveau mélodique. Quelques breaks efficaces, une basse bien présente et une rythmique des plus envoûtantes venant apporter une certaine profondeur (idéale pour Abysse).

 

« Sharp And Chrome » démarre énergiquement presque à la manière d'un Down instrumental par le biais de cette lourdeur dans le son des grattes. Voici le titre qui s'avère à mes yeux être le plus pêchu de l'album. Un véritable mix entre Down donc mais aussi Cathedralmais encore comme dit auparavant une bonne vieille pincée de Karma To Burn. De la double pédale souligne le côté dynamique du titre, le tout occasionnant la bonne grosse baffe des familles.

 

« Golden Life » et son côté diaboliquement sludge fait plaisir tout autant que ce côté groovy les caractérisant qui est toujours de mise. Je pense bien que ce titre devrait ravir les fans de Kylesa par exemple (et pour ne citer qu'eux). Le genre de rythmes pachydermiques qui vous prennent des tripes jusqu'aux cervicales, une partie/ break vient alléger le tout et apporte un côté plus atmosphérique avant de renchérir sur un moment bulldozeresque venant clore ce titre.

 

« Light For Wheke »vient déjà nous emporter vers la fin de l'album de manière très progressif et parvient à s'emparer de nous de par sa rythmique et ses mélodies toujours autant accrocheuses, l'une des forces du groupe.

 

Un premier album vraiment excellent bien qu'étant entièrement instrumental. L'absence de chant ici, je vous le garantis ne se fait pas sentir tant Abysseparvient à maintenir l'attention de l'auditeur par la richesse de ses variations et pour le côté divinement hypnotique de la musique qu'il nous propose.

Amateurs de post-hardcore, post rock, sludge, stoner et même metal (pour le côté burné de ses morceaux), je ne peux que vous conseiller d'acquérir cette galette au plus vite, et pour les veinards qui se rendront au Hellfest en juin, d'aller les voir sur les planches.

 

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Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
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