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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 01:08
VIOLENT LIFE VIOLENT DEATH- 'V-EP'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

 

Premier Ep d'à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s'avère être un concentré de boost dans lequel s'allient un crust rock'nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d'un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

 

Agressif mais dansant c'est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock'n'roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d'une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d'ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

 

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock'n'roll old school et de parties moshpit à l'ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c'est le groove et l'efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

 

La folie tourne à l'extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s'avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

 

« Straight Teeth », titre d'ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

 

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.

Hugh Grunt

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 23:12
FADERHEAD-'FH1'

ACCESSION RECORDS/2006

 

 

Faderhead est le nom de scène de Sami Mark Yahya, producteur de musique EBM allemand. Après avoir sorti son premier morceau "The Protagonist" dans la compilation "Advanced Electronic Vol.3", il obtient un contrat avec Accession Records pour sortir son premier album "FH1", le commencement de sa carrière. Aujourd'hui reconnu dans la scène Electro allemande, adulé et détesté à la fois par la "scène gothique" (Faderhead tourne assez souvent au festival M'Era Luna et au Wave-Gotik-Treffen) et suite à son dernier single "Know Your Darkness", faisons une petite rétrospection de "FH1", son premier succès !

Album de 9 morceaux (mais de 11 en réalité, avec "Burning/Dancing" et "Disappear" caché à la fin), d'une quarantaine de minutes (54min avec les morceaux cachés), il commence de suite avec le morceau qui est à l'origine de cet album "The Protagonist": Gros égotrip dansant et entrainant partant dans un délire plutôt hollywoodien. Suivi par la suite par "The Beat Has Started", un morceau plutôt léger, aux lyrics simplettes, qui explique bien à elle seule pourquoi Faderhead est contesté dans la "scène gothique".

Une image légère, assez proche du "Clubber-kéké" qu'on connait tous, trop éloigné de l'image "dark" et sombre que veulent se donner certains membres de la communauté gothique.

L'album est un beau mélange d'EBM et de Futurepop, on y retrouve des lyrics pas ultra profondes ou déprimantes, des beats intéressants comme dans "O/H Scavenger" ou "Melt Into Your Eyes", des morceaux plutôt léger avec "Vanish" et "Disappear" ou groovy comme "Naughty H" et même une touche d'exotisme avec "Mattaku", le featuring avec Myoonji Sadamune qui donne sa voix et son japonais de Yakuza à des beats pachidermes. Mais l'album porte aussi ses quelques morceaux douteux et peu intéressants tel "Hey Girl" ou "The Line", qui semble un peu anedoctique tant ils sont durs à qualifier mais qu'on pourrait ranger à titre de rapidité dans la case "Pas terrible".

La force de FH1 est vraisemblablement dans sa légéreté. La plupart des sons n'est pas prise de tête, ne cherche pas à suivre une image prédominante et possède clairement une patte qu'on ne trouve pas ailleurs. Les morceaux s'enchainent facilement, sont entêtants et font hôcher la tête au rythme des beats et du groove. Cet album est quitte-ou-double: soit on apprécie, soit on le déteste, mais c'est clairement accessible pour ceux et celles qui veulent écouter de la musique électronique sans prise de tête, sans soucis d'image ou de recherche d'une complexité musicale à la Tool. Personnellement, un petit coup de coeur que j'écoute régulièrement quand je dois bouger, lunettes de soleil et crête en l'air...

SkarJay Nygma

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 22:52
MANGOG- 'Mangog Awakens'

 

Adeptes du Sabbath Noir, ce groupe venu tout droit de Baltimore est fait pour vous. Composé de vétérans de la scène doom ( les gaziers ont évolués dans des formations connues et reconnues, telles que, Revelation, Iron Man, Against Nature, Etc ), « Mangog Awakens », premier album du combo, est sorti début de cette année sur Argonauta Records.

 

Alors, qu'est-ce qu'il nous propose ce « Réveil de Mangog » ? Passons rapidement la pochette qui est incroyablement kitsch pour nous concentrer sur la musique. Musique lourde, massive, sépulcrale. Doom tout simplement. Les chansons sont variées, variant les tempos, le tout en gardant une homogénéité appréciable. La production de l'album est quant à lui intéressant et parvient à mettre en valeur les compositions. Bref toutes les qualités sont réunies pour avoir là un grand album.

 

Soyons franc, cet album est plus qu'honnête. Il y a vraiment des riffs et des passages incroyables. Que ce soit le riff d'introduction de « Time is a prison », ou le solo de « Of your Deceit ». Cependant, ces moments de bravoures sont assez rares. On est rarement surpris, happé, par des idées vraiment originales et innovantes. On est en territoire connu tout au long que les titres déroulent, d'autant plus si vous connaissez déjà les anciennes formations des musiciens.

 

Cela n'en fait pas pour autant un mauvais album, mais un album prévisible. On va dire Mangog est encore un peu endormi, mais lorsque le réveil sera total, on peut s'attendre à un prochain album solide , plus mature, et peut être moins marqué de ses influences.

A suivre.

 

Doomyan

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 22:36
MANTRAS- 'Psychedelic Stoner Blues Maze'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

La région poitevine signe son retour dans nos pages telle qu'elle nous avait laissée avec The Bottle Doom Lazy Band, c'est à dire sur une note fort embrumée.

Et là où ce n'est pas étonnant, c'est que l'on y retrouve Pierre de TBDLB qui assure ici le chant et la gratte.

 

Ce sera sans surprise, au vu du nom de ce 1er long Ep de 41 minutes que dès les premières notes de « Smokes », c'est un doom stoner ultra planant aux tons orientaux, qui renforcent l'aspect désertique, qui s'annonce psychédélique à souhait et qui s'impose ici.

Le ton s'alourdit ensuite sur un groove très lancinant où fuzz et wah wah s'allient gracieusement.

Puis le chant démarre avec ce timbre de voix qui ne sera pas sans rappeler Danzig. La maîtrise vocale est bien présente et ce ton apporte beaucoup à l'ambiance des morceaux, imposant ce côté chaleureux.

Un rythme festif s'ensuit de manière bien doom traditionnel, ce dernier ne sera pas sans déplaire aux adorateurs de Reverend Bizarre.

 

Un psychédélisme lourd prend la mainmise sur ce cd et l'on trouve d'ailleurs dans ce morceau ce genre de passage posé aux mélodies de basse qui bercent aisément l'auditeur au gré de la rythmique, qui elle, laisse flotter la barque.

 

« Sirens » suit sur un ton bien groovy seventies limite funky, avec une certaine sensualité. Le tableau serait facilement celui d'un strip bar qui sentirait bon l'herbe de Provence et le bourbon.

La ligne de basse se répète parallèlement au rythme, mais l'ambiance que provoque cet air entêtant s'avère excellente.

Le style desert session en plus doom est complètement incontournable dans l'ensemble de cet Ep.

Force est de constater que Mantras laisse nettement plus de champ au côté instrumental et sur les aspects ultra planants que sur les lignes vocales, mais comme mentionné ci dessus, ces interventions ont le mérite d'être placées au bon moment posant ce bonus à l'ambiance générale.

 

Pour le troisième titre, les gaillards proposent un morceau live au son bien propre principalement instrumental où le chant, sur la première moitié, ne s'exprime que par brèves nappes. Ce titre « The Hangman Blues » sait allier pour le premier passage un bon vieux stoner des familles dansant pour ensuite imposer plus de vocaux alors que l'ambiance revient plus sur quelque chose de planant ou la gratte s'en donne à cœur joie et où le psychédélisme se voit décupler.

L'atmosphère revient sur l'aspect dansant du départ au groove pachydermique sur lequel Dyonisos danserait volontiers la gigue.

 

Nous parlions de doom traditionnel en début de chronique, c'était sans évoquer encore le morceau de clôture « Chinggis Khaani Magtaal » où se mêlent didjeridoo, violon et percus.

Ce titre propose une ambiance sur lequel l'auditeur se verra téléportée sur les steppes à hauteur d'Oulan Bator.

 

« Psychedelic Stoner Blues Maze » : ce titre ne pouvait être mieux choisi pour imager ces 4 titres fort plaisants.

Le trip se fait poussiéreux, lourd mais sait également faire flotter l'auditeur sur un nuage vert au gré des kaléidoscopes.

Un très bel effort pour une première production à conseiller aux plus baroudeurs d'entre vous.

Hugh Grunt

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 23:27
NORDLAND-'European Paganism'

SATANATH RECORDS/MORE HATE PRODUCTIONS/ 2017

 

 

C'est encore une production de chez Satanath Records, du moins une co-production avec More Hate Productions qui vient s'ajouter à nos pages et cette fois c'est en Angleterre que nous nous dirigeons avec le one man band Nordland qui sévit depuis 2010 dans un black metal pagan.

 

« European Paganism » est le 4ème album dudit projet et il nous propose trois titres dont le premier, relativement long, avoisine les 28 minutes.

 

Le pagan black auquel nous avons à faire s'avère très progressif et joue sur nombreuses atmosphères et passages bien ficelés.

 

Prenons le titre d'ouverture « The Mountain » qui dès le début propose un tableau posé, flottant sous l'emprise du vent toutefois nuancé de breaks plus lourds aux rythmes lancinants.

L'ampleur arrive au fur et à mesure lorsque les vocaux bien éraillés s'en mêlent et que la double se met à dérouler.

On reste sur quelque chose de lancinant avant qu'un passage purement black métal s'en mêle.

Du blast, des mélodies tranchantes et une puissance vocale bien rageuse.

La suite repart sur quelque chose progressif avec des breaks fort efficaces, des rythmiques plus décalés et des attaques plus violentes ici et là.

Les structures sont riches et permettent d'éviter toute redondance.

Le morceau passe tout naturellement et les amateurs de Bathory par exemple y trouveront leur compte. D'une part pour le nom du groupe et d'autre pour ce côté qui sait allier côté épique à une progression plus brute.

On se laisse embarquer et diriger dans ce vaillant et imposant drakkar voguant sur plusieurs nœuds.

La double pédale apporte une force massive et entraînante, les riffs alternent cet aspect épique évoqué précédemment et l'autre plus belliqueux.

 

« A Burning Of Idols » prend toute son ampleur sur une ambiance bien lourde et sombre.

Les blasts alternent des rythmiques littéralement assommantes.

Le ton ici se fait beaucoup plus brut mais sait néanmoins préserver ce côté épique notamment au niveau des soli des gratte proposés.

Les nostalgiques des 90's seront ravis par la formule proposée alternant mélodies excellentes, rythmiques qui hument bon l'esprit de l'époque, puis cette voix sombre et grinçante.

 

« Rites At Dawn » vient clore l'opus avec cette atmosphère glaciale.

Le tempo est entraînant au même niveau que les mélodies répétitives. Le chant rappellera les norvégiens de Gehenna.

Les mélodies sont piquantes, les breaks injectent une certaine folie cinglante et les idées sont de bon aloi.

 

 

Un bien bon album qui parvient à faire voyager l'auditeur sur trois titres aussi épiques que lourds et sombres.

Le pagan black metal de Nordland ravira tant les nostalgiques des 90's que les amateurs de metal extrême plus progressif.

Hugh Grunt

 

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 21:25
MARS ERA-'Dharmanaut'

ARGONAUTA RECORDS/2017

 

 

Voilà, ça devait arriver. A force de sortir moult albums et de signer moult groupes, il fallait bien qu'à un moment, je n'apprécie pas un album sorti sur Argonauta Records.

Pas de chance pour eux, c'est tombé sur Mars Era. Quatuor florentin qui nous délivre ici leur premier album, « Dharmanaut ».

 

Cet album est un concept album basé sur le dialogue de deux entités symbolisant le yin et le yang. Selon le communiqué de presse, l'histoire se développe chanson après chanson telle une expérience cinématographique composées de métaphysique et d'atmosphères transcendantales. Chose que je ne saurais confirmer vu que je n'ai pas reçu les paroles. Mais c'est un peu un affront que de considérer l'écoute de cet album comme une expérience cinématographique connaissant la qualité du cinéma transalpin.

 

Musicalement, on oscille entre un rock faussement stoner, des passages limites grunge, des passages rock 70's et on peut même discerner certains gimmicks du neo metal. Le problème est selon moi la construction des morceaux où la cohérence est tout sauf de mise. J'ai l'impression que le groupe colle chaque riff trouvé l'un à l'autre, ce qui donne un patchwork informe.

 

La production est brouillonne, le son choisi pour les guitares est selon moi pas vraiment adapté.et la voix n'est pas ce qui se fait de mieux dans le genre.

 

Après l'album a des qualités, il y a des bonnes idées de temps en temps. Certains riffs sont agréables. Et je n'en doute pas que les paroles soient intéressantes.

 

Bref, vous l'aurez compris, je vous conseille largement de vous tourner vers d'autres groupes d'Argonauta Rec si vous désirez découvrir ce que l'Italie a à nous proposer en matière de rock qui tache.

 

Doomyan

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 21:04
THE BROOD- 'The Truth Behind'

GIVE PRAISE RECORDS/2017

 

 

The Brood nous vient tout droit de la capitale de l'Angleterre et nous propose une petite bombe de grind-crust-core de derrière les fagots. A ce grindcore new school sont ajoutés des éléments de Death, Black Metal et punk. Un sacré melting-pot pot qui va te foutre une sacrée rouste mon ami, te voilà prévenu.

 

Avant de parler musique, un point très positif pour The Brood, est leur rapport avec le cinéma de genre. Déjà leur nom, The Brood, vient d'un film de David Cronenberg, sortir sous le nom de Chromosome 3 dans nos contrées. Ensuite, plusieurs références cinématographiques viennent agrémenter le maelström sonore de l'album. Que ce soit dans les titres, tel que « Barbie Vorhees » ( Incontestablement un rapport avec Jason Vorhees de Vendredi 13 ) ou dans des samples de films tels que Dawn Of the Dead, In The Mouth of Madness, utilisés dans différents morceaux. J'aime quand un groupe affirme haut et fort ses influences cinématographiques.

 

Bon, attaquons nous à la matière principale, la musique. Après une introduction lente, lourde, oppressante, on est directement pris à la gorge par « BarbieVorhees ». Morceau intense, court. C'est vorace. « Of Guts and fire » nous montre qu'il est tout à fait possible de mixer crust et death metal de manière homogène. La batterie « toupa toupa » donne immédiatement l'envie de faire un circle pit. La voix me rappelle très fortement l'excellent groupe tchèque Cerebral Turbulency ( principalement sur l'album « Impenetrable »), Suivons avec « Lobotomised » et son refrain incroyablement entêtant.

« One by one » est plus metal dans l'approche, autant au niveau des guitares que de la voix. « Latent Dementia » est un titre ambiant qui laisse respirer l'auditeur pendant 1:30.

« Gil » revient à ce mélange grind crust, encore une fois je ne peux que penser à Cerebral Turbulency. Ce morceau est fabuleux. Entre partie mid-tempo, partie rapide. La basse s'en donne à cœur joie, le batteur également.

« Descending into Madness », porte magnifiquement son titre. « Reign of the Leechees » et « Seeds of Demise », ont des structures assez similaire. Riffs directs, une influence black metal. Des breaks incendiaires, une voix possédée.

« Free range meat « est une intro composée de cris et de cris… « Mud Doll Factory » commence avec un riff de basse groovy as fuck, j'aime beaucoup la variations des ambiances dans ce titre. Autant un titre n'a aussi bien porté son nom que « Mindfuck. Swallow by the earth » est plus punky dans l'esprit. Encore une fois les riffs sont dantesques.

Et on finit l'album en grande pompe avec « Repeated Slaughter of the Undead », avec ce côté hardcore et grindcore qui se mélange afin de proposer un titre d'une efficacité imparable.

 

Putain que ça fait du bien d'écouter un album comme ce « The Truth Behind » , une galette qui même si il ne réinvente pas le style a l'audace de le dépoussiérer et de lui apporter le coup de frais qu'il avait bien besoin. Incroyablement efficace. Bravo.

 

Doomyan

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 20:38
CONCRETE JELLY-'Getting Noticed'

SLIPTRICK RECORDS/2017

 

Avant de commencer à écrire pour Yargla, je ne me doutais pas à quel point la scène italienne était riche et variée. Au fur et à mesure que je me plonge dans le microcosme de l'univers rock transalpine je découvre régulièrement des pépites méconnues. Et ce « Getting Noticed » en fait partie.

 

Concrete Jellÿ se sont formés en 2014 à Trieste, et « Getting Noticed » est déjà le second album de cette formation Hard-prog-70's-rock. Dans la biographie, on peut lire que les gaziers sont simplement une bande potes qui ne se prennent pas la tête et aiment s'amuser. Et ça s'entend sur cet album qui est d'une sincérité détonante.

 

« Elicse Atarme Pt1 » ouvre le bal. Riff en boucle, percussion. L'ambiance fait penser à « Planet Caravan » du vénéré Black Sabbath. Le tout prend de l'ampleur au fur et à mesure que le temps passe. On est emmené dans une fresque épique rendant hommage au meilleur du rock 70's. Les guitares sont incisives, le basse rondelette soutient la batteur qui d'une frappe sèche fait office de métronome. Bonne entrée en matière.

 

« Apeshit », avec son intro chevaleresque me rappelant Led Zeppelin qui forniquerait avec un groupe stoner. Le refrain reste dans le crâne et on se met à chantonner « Apeshit » toute la journée au travail. Terriblement efficace

 

« Lure », est une chanson courte, cradingue, la face dégueulasse du rock'n'roll est ici délivrée en 03 minutes.

 

« Mr Monroe » ou comment ne pas penser aux Australiens d'AC/DC avec cette guitare si caractéristique. Le riff est répété un nombre incalculable de fois, à tort ou à raison, suivant vos affinités avec le groupe des frères Young ou pas. Si la chanson n'est pas mauvaise, elle est à mon sens la moins aboutie de l'album.

 

« Amless Outburst « est à mon sens LE morceau de cet album. Une intro avec un son fuzz, un rythme entraînant, des riffs qui font mouche à chaque fois, une intensité remarquable et un putain de Sing a Long. Chef d’œuvre.

 

« Elicse Atarme Pt2 »: Les sonorités de l'intro ne sont pas sans rappeler le Pink Floyd des grandes années. Le tout est suivi par, encore une fois, une succession de riffs prodigieux. Le groupe est en place, tout le monde fait ce qu'il a à faire. Que ce soit au chant, à la batterie ou à la basse, tout est carré et mûrement réfléchi. Génial.

 

« Who Cares » , avec ses 9:21 est la plus longue chanson de l'album. Offrant un trip épique entre rock psychédélique, des passages limites « doom » stoner. On se laisse bercer au son des notes, on accompagne Concrete Jellÿ dans ce long trip kaléidoscopique. Un sacré bon trip.

 

« Shelters », chanson plus classique. Peut être un peu moins inspirée que la majorité des autres compositions. Ce n'est pas mauvais pour autant, juste un peu moins excitant.

 

« The Witch » : Cette dernière chanson pue le groove des 70's. La batterie s'en donne à cœur joie. Encore une fois le travail sur les guitares est impressionnant. De même que la ligne vocale qui te donne envie de t'époumoner seul dans ta chambre. Une très bonne fin d'album.

 

En conclusion, ce second album de Concrete Jellÿ est d'une maturité étonnante, varié, et est d'une sincérité dont beaucoup de groupes devraient s'inspirer.

Doomyan

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:54
VAKHARM/BORDURE/LIES MATTER A LA RUMEUR (LILLE) CE 22 AVRIL

Petit concert ce Samedi 22 Avril à La Rumeur à Lille organisé par l'asso LOUD ART.

 

Les amis calaisiens de VAKHARM que l'on avait pu revoir dernièrement au Madfest s'exportent à Lille en compagnie des lillois de  BORDURE et de LIES MATTER.

 

Amateurs de Post Hardcore, de Death Metal et tout simplement de son, n'hésitez pas à vous y rendre.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 22:10
DARKESTRAH/AL NAMROOD- 'Akyr Zaman/Tajer Al Punqia split cd'

SHAYTAN PRODUCTIONS/ 2016

 

 

C'est aujourd'hui un split axé black metal auquel nous allons jeter l'oreille, et ce split international regroupe deux formations loin d'être voisines.

D'un côté Darkestrah donne dans un black metal assez atmosphérique et nous viens d'Allemagne (et d'origine du Kirghizistan) alors que de l'autre, nous avons Al Namrood qui avec ce black metal oriental nous arrive d'Arabie Saoudite (terre peu commune et ultra discrète en matière de metal).

 

C'est Darkestrah qui démarre les hostilités avec une ambiance oppressante dès son départ proposé par du chant polyphonique avant qu'une mélodie de clavier rythmée par des percussions ne poursuive cette entrée en matière d' « Akyr Zaman », titre d'environ treize minutes.

Quatre minutes se déroulent dans cette ambiance avant que ne surgisse le dynamisme porté par le chant black puis les guitares distordues qui poursuivent.

Le blast s'entame ensuite ainsi que des arrangements au violon venant enrichir l'atmosphère.

Le titre varie ensuite sur un aspect plus guerrier où la double pédale injecte encore plus d'impact et d'agressivité.

La rythmique belliqueuse se voit agrémentée de bien lourds tambours épiques.

 

Al Namrood vient poser cette autre pierre à cette collaboration avec pour sa part deux titres, et là, force est de constater que les saoudiens s'y attellent avec beaucoup plus d'agressivité que leurs prédécesseurs.

Dès « Tajer Al Punqia I », le rythme dynamique tape sèchement et blaste à souhait, les riffs sortent des mélodies orientales très entraînantes, et le chant clair caverneux vocifère en saoudien (langue collant bien au style).

On trouve pas mal d'interludes instrumentaux traditionnels qui savent poser ce charme supplémentaire à l'effet provoqué.

On pourra penser à un mix entre Nile et Melechesh, et une folie plaisante émane de cet art saoudien.

 

Le titre suivant « Tajer Al Punqia II » calme un peu plus le jeu.

Le départ est lancinant et serpentueux, les instants traditionnels sont toujours de mise et en imposent pleinement puis renforcent cette aisance à l'accroche.

Le rythme s'est considérablement ralenti et sur ce titre, le travail est plus basé sur les ambiances.

L'auditeur se trouve en plein désert assommé par cette rythmique caniculaire et emporté par des riffs ensorceleurs et ce chant varié.

 

Une bonne collaboration entre deux combos aux facettes black metal différentes.

Epique et plus atmosphérique pour Darkestrah et plus axé sur les tons orientaux pour Al Namrood, chacun des groupes sait apporter quelque chose de très catchy.

Hugh Grunt

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