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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 18:29
Du Doom à Boulogne sur Mer

Ce Vendredi 3 Novembre, LOUD ART propose une affiche bien fumante et doom à foison.

A l'occasion d'une trilogie de dates, les Manceaux de Presumption et les Poitevins de Mantras (passés récemment par nos pages) feront une halte au Red Bar de Boulogne sur Mer.

Dunwich (da Calais) assurera la 1ère partie de cette affiche!

Venez prendre votre bonne dose de groove.

 

https://www.facebook.com/loudart.asso/

 

 

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 18:20

Y avait un p'tit moment qu'on n'avait pas parlé d'eux mais ils sont toujours bien (morts) vivants!

 

P'tit extrait du show de NURSE'S DEAD BODIES à Lille la semaine dernière à l'occasion de leur show avec les LUCKY DEVILS

Toujours aussi accrocheur!

 

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:34
HITWOOD-'As A Season Bloom"

AUTOPRODUCTION/ 2017

 

Hitwood est un projet solo de l'italien Antonio Boccellari crée en 2007, qui a pour but de créer une sonorité unique par le mélange de sonorités Death Metal Mélodique à des sonorités Post-Metal. Dans cet EP gratuit de 23 minutes qu'est "As a Season Bloom", le musicien se donne pour défi d'exprimer, en 4 musiques distinctives, ses émotions sur chaque saison de l'année, et cela en proposant une musique moins tournée Metal qu'à l'accoutumée.
Cette chronique ne s'attardera pas sur l'aspect technique mais plus sur l'interprétation des sentiments, de ce que peuvent transmettre les instruments d'Antonio. Cet EP ne se veut pas une force technique, ni même une prouesse musicale, mais c'est un projet d'abord poétique, personnel, et je vais donc suivre l'artiste là ou il veut nous mener.

 

L'EP commence donc comme l'année, sur le Printemps avec "The Spring Glare When Green Shine The Brightest", morceau de presque 7 minutes avec pas mal de sonorité Post-Rock, traduisant un sentiment de bonheur simple, une complaisance dans une nature renaissante et verdoyante. La fin, plus énergique grâce à un rythme de guitare, renforce l'idée d'une mémoire figée dans le temps, lié à cette saison. Un petit sentiment de mélancolie ou de nostalgie peut se sentir lors de ce passage. C'est une musique plutôt joyeuse, jonchée de nostalgie par-moment: L'idée d'un Printemps comme un renouveau, mais qui pourtant regarde derrière lui afin de pouvoir continuer le prolongement de la vie.

Vient ensuite l'Été pendant 4min30 avec "Memories From a Gentle Summer Evening". Ce morceau possède plus de sonorité Folk, et qui comparé à l'ancien titre qui était principalement en guitare électrique, et un morceau à la guitare accoustique la majeure partie du temps, soutenue par un violon nostalgique. Le titre aiguille bien les sentiments mis en avant dans le titre: des émotions de l'ordre de la mémoire, du souvenir. La lenteur du morceau et les instruments amplifient parfaitement cet aspect mélancolique. La fin du morceau voit la guitare électrique sortir du silence et se lier tout à la fin du morceau par des percussions plus lourdes, mettant ainsi terme à la "remémorisation" du souvenir.

 

Les temps obscurs arrivent, et c'est à l'Automne de tomber dans nos oreilles pendant 4min40 avec "Catch the Autumn Scent", un morceau plus Death Melodic (ndr: un genre qui s'apprête bien à l'Automne au final). Un morceau plutôt lent et une batterie plus présente. Le morceau inspire un Automne venteux et pluvieux, plus sombre que les deux saison précédents (Cpt.Obvious) mais c'est un son plutôt combattif, qui transmet des émotions moins nostalgiques que les deux précédents.

Arrive la fin de l'année et donc l'Hiver pendant 6mins25 avec "Awake by a Winter Blast", un titre qui démarre directement par une musique rapide avec une batterie frénétique, totalement connotée Black Metal. Le son est froid, la guitare électrique est plus rapide et les riffs sont plus courts, qu'on peut aisément comparé à la faible longueur des journées hivernales. Les sentiments sont au final assez sombres, le morceau est même froid, difficile d'y déceler quelque chose hormis une impression de ténèbre constant...


Au final, cet EP d'Hitwood est ce qu'on appelle une oeuvre atypique. La force de la musique ne se traduit pas dans la technicité mais dans la transmission d'émotion et par la manière dont l'artiste y parvient. Après avoir chroniqué pas mal de bon groupe qui possédaient une âme ou une touche particulière, je dois dire que cet EP m'a très agréablement surpris et a réveiller en moi un intérêt pour ce projet qu'est Hitwood. La note est subjective, mais je ne vois nul moyen d'être objectif avec cette oeuvre tant le but n'est pas de toucher les oreilles, de faire bouger la tête ou les pieds mais bel et bien l'imagination, la mémoire et le coeur. La meilleure idée qu'on peut se faire de cet EP au final, c'est de l'écouter soi-même et de s'en faire un propre avis; mais pour ma part, le pari est entièrement réussi !

Skarjay Nygma

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:20
UFOSONIC GENERATOR- 'The Evil Smoke Possession'

MINOTAURO RECORDS/ 2017

 

 

Ufosonic Generator est un quatuor italien de 70's Doom, qui tire vers le côté sombre et ésotérique initié par des formations telles que Black Sabbath , Pentagram et autres Bedemon. « The Evil Smoke Possession » est leur premier effort et contient 8 offrandes au malin.

 

Si Ufosonic Generator ne prétend pas réinventer le style de ses aînés, il n'en est pas pour autant une vulgaire copie sans âme et intérêt. C'est en picorant des éléments dans ses différents influences que le quatuor parvient à sortir des sentir battus que l'on rencontre régulièrement par les groupes actuels évoluant dans ce style.

 

C'est dans le côté le plus Heavy qu' Ufosonic tire son énergie. Il n'est d'ailleurs pas rare que certains passages fassent penser aux hard rock des 70's. Les compositions sont d'ailleurs, assez courtes dans l'ensemble. Chose assez inhabituelle dans ce style.

 

Les riffs sont chirurgicaux, la batterie est survoltée, les frappes sont sèches et nettes, la basse est tonitruante, le chant bien qu'assez commun, apporte des lignes vocales efficaces. Le tout forme un album aussi intense que rock'n'roll, d'ailleurs, l'appellation doom n'roll correspond parfaitement à la musique offerte par USG.

 

Au final c'est un album plus que correct pour un premier essai. Si vous ne jurez que par les 4 premiers albums du Sabbath, cet album devrait agréablement vous surprendre.

 

https://www.facebook.com/ufosonicgenerator/

 

Doomyan

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:54
BLACK BLEEDING-'The Awakening'

NIHILISTIC HOLOCAUST/ 2017

 

 

Nihilistic Holocaust est un label français que l'on ne présente plus dans l'underground dans la mesure où il y a un sacré paquet d'années qu'il sévit dans le milieu par le biais de galettes ou cassettes proposant des artistes tout aussi underground qu'old school.

Aujourd'hui nous nous pencherons sur le cd « The Awakening » des franco-belges de Black Bleeding (forés en 1998) sorti en 2005 et remis au goût du jour par le label français.

 

Les amateurs de death metal vieille école seront comblés par cinq titres rugueux et accrocheurs pour un peu plus de vingt cing minutes de tabassage en bonne et due forme.

 

Les riffs sont sombres, le chant guttural et caverneux death se voit accompagné de backing vocals plus black. Les riffs varient, entrecoupés de breaks soit plus rapides ou plus lourds et c'est d'ailleurs cet aspect massif qui sait impacter au long des titres proposés.

Pour exemple « One With The Universe » propose bien ce profil poisseux qui étouffera les plus débutants d'entre vous. Les blasts déroulent, les mélodies se font malsaines et le chant vocifère à foison.

 

Le style sait varier comme pour « Lord Of The Worms » et sa touche plus black et mélodique.

Le rythme brutalise impitoyablement par ses blasts déments, le chant colle bien aux mélodies plus prononcées. Une véritable rafale s'abat sur l'auditeur et l'énergie explose brutalement et laissera des séquelles incurables

Le côté mélodique s'impose également sur « Proxima Centauri » où l'accroche est également de mise avec ce côté assez hispanisant.

 

« Demonic quantum boundaries » par son intro s'avère comme un leurre pour tout auditeur qui aurait cru à une trêve, à quelque chose plus posé, limite doom/ sabbathien.

En effet, suite à cet apaisement bref, les choses tournent au vinaigre pour les moins averti avec le death infernal et obscur.

Morceau le plus long de la galette, il sait varier considérablement les atmosphères, jonglant toujours entre blasts et parties plus hypnotiques où se répètent les riffs qui vous plongeront dans vos derniers retranchements pour ensuite se clore sur un passage ambient et planant au clavier.

 

Une sympathique réédition pat Nihilistic Holocaust, et une bonne découverte pour qui ne connaissait pas encore le combo franco-belge.

Les amateurs de death d'antan avec ce côté sombrre à la Incantation mais aussi aux mélodies plus accès black puis à la tatane blastienne impitoyable seront ravis.

 

Hugh Grunt

 

 

 

 

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 23:02
ECHELON- ' Indulgence Over Abstinence Behind The Obsidian Veil'

2015/ METAL INQUISITION RECORDS

 

 

Il est relativement fréquent chez Yargla de devoir se coller à des chroniques d'oeuvres de combos internationaux.

C'est donc sans surprise, suite à la phrase précédente que nous allons nous pencher aujourd'hui sur Echelon groupe avec cette particularité puisque ici, nous avons des membres très expérimentés de Suède, d'Angleterre.

 

Vous jaugerez vous même le degré d'expérience dans la mesure où nous retrouvons ici Dave Ingram que l'on a pu déjà entendre vociférer dans Bolt Thrower ou encore Benediction par exemple, et Rogga Johansson que l'on connaît également dans Paganizer, Ribspreader ou encore Putrevore pour ne citer qu'eux.

 

Concernant le style proposé, c'est à nouveau sans suspense que le duo opère dans un death metal des familles.

 

On fait dans le puissant, le lourd et le bien huilé qui plaira énormément aux amateurs de la scène d'antan. L'esprit est là.

 

Les morceaux se font variés maintenant tout de même une lignée mélodique riche alliée à une puissance lourde.

 

Les morceaux s'enchaînent naturellement, énergiques et entraînant comme pour « Cadre » où se déchaîne le multi instrumentaliste Rogga Johansson. On retrouve une véritable alliance du death metal un peu punk à la sauce british (d'ailleurs la voix du sieur Ingram n' est pas anodine à cet effet) et du metal plus scandinave, à entendre mélodique et lourde agrémenté içi de quelques envolées plus épiques.

 

Prenons également pour exemple « Adversary » qui démarre en trombe tel un véritable panzer, riffant par rafales tout en écrasant tout rythmiquement sur son passage. Le titre évolue ensuite vers quelque chose de plus saccadés semés d'accélérations bien pogotantes.

 

Les nostalgiques, les vieux de la vieille deviendront incontrôlables sur le titre éponyme « Indulgence over Abstinence Behind The Obsidian Veil » et ses premières notes thrash à souhait. Ce qui suit colle également au carreau, à savoir une rythmique accrocheuse, des riffs lourds, et ce chant de sieur Ingram fidèle à lui même.

 

Un bien bon album, sorti en 2015 déjà, qui saura donner du plaisir gras aux death metalleux de l'ancienne école.

Lourd, aux mélodies facilement mémorisables, des rythmiques à porter une minerve pendant 2 ans, avec quelques nuances épiques un peu plus black.

A noter qu'un album est sorti un an plus tard avec un line up renforcé de deux membres supplémentaires. A l'écoute de ce premier opus, il vous sera naturel d'attaquer la suite rapidement.

Hugh Grunt

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:30
RHINO-'The Law Of Purity'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Lorsque j'ai reçu cet album à chroniquer, j'ai de suite pensé au combo hispanique Horn of Rhino ( qui s'appelait Rhino avant de se renommer ), et qui s'était séparé il y a de cela quelques années ou encore avec le groupe post-metal montréalais qui a sorti l'excellent « Footnotes » en 2015. Je faisais littéralement fausse route, car le Rhino dont il est ici question est un combo italien qui est signé, je vous le donne dans le mille, chez Argonauta Rex.

 

Comme souvent, lorsqu'un groupe utilise une pédale fuzz grassouillette, qu'il est influencé par les 70's et le désert, il est catégorisé dans la case stoner, qui au final fourmille de groupes estampillés de la sorte et qui sont aussi stoner que le groupe de pop rock de mon voisin de 16 ans. J'étais donc impatient de découdre avec « The law of Purity » afin de voir si il méritait ou non cette appellation si chère à mes yeux.

 

Après une intro banale et passe partout, enchaîne le titre éponyme. Et dès les premières notes, on sent que Rhino, le stoner, ça le connaît. L'influence de Kyuss est indéniable, on croirait même pas instant entendre le Josh Homme de la grande époque tellement les riffs sont des copycats des rois du Desert Rock. La rythmique, midtempo est groovy as fuck, le batteur martèle sèchement son instrument. La basse, rondelette soutient le tout et la voix rocailleuse ( me rappelant le groupe norvégien Pawnshop), achève le travail.

 

« Bursting out » et « Grey », les titres suivants, lorgne vers un côté plus trippy-psychédélique. L'intro flanger-chorus comme à l'époque, les riffs fuzzy, les soli de guitares puissamment efficaces. Ça sent le sable chaud, et la bière fraîche.

 

« Nuclear space » et son intro funkysante enchaîne sur des riffs commun à Unida ou Kyuss. La ligne vocale est addictive. Le batterie encore une fois est sèche, le refrain est entêtant. Parfait.

 

« Eat My dust » est sans aucun doute mon morceau préféré de l'album, le groove que le titre dégage est tout simplement addictif. Les bonnes idées s’enchaînent et forment un morceau massif, et enfumé.

 

« Nine Months » est lui dans l'énergie. Limite hard rock 70's. Et ce n'est rien comparé à « A.&B.Brown », titre déboulant à toute berzingue. Ça tabasse sec, et on aime ça bordel.

 

L'avant dernier titre est « Cock of the dog ». Comment ne pas aimer un titre s'appelant « Cock of the Dog »? Je vous le demande…

Pour finir en beauté, « I see Monsters », a une approche Bluesy. Mais le blues enfumé. Gras. Sale. Le blues que j'aime. Le tout mixé avec un groove imparable, fait de ce titre un final parfait pour un album qui n'est pas loin de l'être.

 

Vous l'aurez compris, si vous êtes fan de ce que le Desert Rock a de meilleur à offrir, jetez vous sur cet album, vous deviendrez à votre tour accro et me remercierez tous les jours du reste de votre vie ( j'exagère à peine ) de vous avoir fait découvrir cette pépite.

 

Doomyan

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:12
VON JUSTICE-'Bret Hart'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Si il y a une chose qu'on ne peut enlever à la musique Punk, c'est bien cette liberté qu'elle offre à ses pratiquants.

Von Justice est un groupe danois qui a pour leitmotiv d'exprimer sa passion pour le catch kitsch des années 80, d'où le titre du EP "Bret Hart", légende du catch de cette époque.

 

En 3 titres de moins de deux minutes chacun, le groupe tente de nous inspirer cette odeur musclée du catch en lui rendant un hommage. Le groupe est composé du vocaliste High-Flyer E.Von Justice, du Technical-Guitariste El Magro, aux riffs rapides et instinctifs, et du Powerhouse-Batteur El Gordo qui offre une présence remarquable.

 

Délire absolument assumé par le groupe, la prestation du match de Von Justice est malheureusement un peu court et manque de compréhension: Voyez-vous, l'un des désavantages quand on chante avec un masque de lucha-libre sur la tronche, c'est qu'on ne pige quasiment rien ! Les connaisseurs me diront que cela reste tout de même plus compréhensible qu'un discours du Great Khali en anglais, ce à quoi je reponds "oui", mais tout de même, c'est dommage de ne pas pouvoir comprendre entiérement le trip !

Cet EP est une belle curiosité en soi, un peu comme l'était Papa Shango avant de devenir le Godfather, malheureusement cet EP fait plus le taff de jobber que main-eventer et même si on apprécie le monde du catch et ses grands noms, il ne suffit pas d'un petit plus de 5mins un peu brouillones pour espérer gagner par tombé et encore moins d'obtenir une quelconque ceinture ! Malheureusement pour Von Justice, c'est direction les vestiaires !

Skarjay Nygma

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 11:05
Interview avec Auré (basse) de FRAKASM

1. Salut les mecs ! Bienvenue à nouveau chez Yargla. En tout premier lieu pourriez vous nous balancer un petit descriptif du groupe depuis les débuts ? Venez vous d'autres formations ?

 

Salut à toi ! Frakasm est né sur les cendres de Soul Of Death et a bien failli ne jamais voir le jour, un groupe ne peut sortir de terre que lorsque les bonnes personnes sont réunies. Nico (guitare) après le split de SoD a maintenu un cap seul s’entourant de Thomas (batterie) et Guitch (guitare) après plusieurs mois d’errance.

Si je parle des cendres c’est pour deux raisons : le local de répète fut maintenu et un morceau jamais utilité, conservé ( « In The Womb » ) .

Il y a eu des balbutiements avec d’autres zikos mais des univers musicaux différents freinaient toute avancée. Quand Nico m’a proposé de me mettre à la basse pour relancer un truc sérieux, c’est là que tout est parti. Je connaissais Butcher depuis plusieurs années et je savais ô combien il avait une voix puissante, je l’ai tout de suite contacté pour nous rejoindre.

Les 5 hommes réunis, nous avons trouvé un nom et aidés par pas mal de points communs on s’est dit « on fonce ! ». Tu peux considérer que Frakasm existe depuis mai 2015, c’est donc tout récent.

Concernant Thomas il a joué dans Each Day Dying, Deny All, Short track, Twilight Zone, Butcher a eu trois groupes qui n’ont jamais joué « live » à savoir Tannisia, Scatophagia et Gastrowarius, pour Guitch c est son premier groupe. Nico avant Soul Of Death était dans Resurrection et Twilight Zone. Pour ma part j’avais fondé Soul of Death en 2001 à la mort de Chuck Schuldiner, qui est devenu un « vrai » groupe en 2009.

 

2. Quelles sont les méthodes de composition par chez vous ? De quoi traitent les titres ? Qu'est ce qui vous inspire justement dans l'écriture des paroles ?

 

Pour la composition des titres, au tout départ Nico ramenait les riffs et des structures de morceaux que l’on faisait évoluer tous ensemble, on assemblait à la façon puzzle.

A présent, c’est lui qui compose les morceaux de A à Z , il rapporte le produit fini. Bien entendu, le groupe discute s’il est judicieux de changer ça ou ça, mais bien souvent, il n’y a rien à jeter. Il compose énormément de riffs, alors parfois il nous en fait écouter toute une série et on fait notre sélection. Cette méthode est la plus simple et convient à tout le monde, il a toute notre confiance.

Pour notre album, nous nous sommes focalisés sur des thèmes qui se relient les uns aux autres et qui transpirent d’ailleurs de nos visuels. La décadence du genre humain, l’apocalypse, l’ésotérisme, l’auto destruction, la mort, beaucoup de sujets inhérents au Death Metal en somme.

Ce qui nous inspire c’est toute l’hypocrisie ambiante, et ce sentiment réel que le genre humain court à sa perte. Il suffit d’écouter les donneurs de leçons et regarder toutes les souffrances de part le monde, la mort est partout.

Alors qu’au début je m’occupais de l’écriture des paroles comme à l’époque de Soul Of Death, Butcher a pris le relais et fonctionne en autonomie. Sur l’album, il a écrit les paroles de cinq titres et fera celles de tous les morceaux à venir, il puise dans ses expériences personnelles ou aborde des sujets déviants dont il a le secret ! Je rassure tes lecteurs, nous sommes dans la vie des gens très drôles, positifs et optimistes malgré tout, car nous avons les yeux bien ouverts justement ;)

 

3. De par votre visuel et votre son, on sent bien que vous adulez la scène death metal old

school. Que représente pour vous cette époque ? Quels groupes de death actuels savent vous mettre la tarte ?

 

Nous sommes des fans ultimes des premières heures du Death Metal, Made in Florida ! Je ne vais pas te faire l’affront de te les citer, je sais que tu les connais tous par cœur. Nous aimons le Death en général, nous avons su aller vers des groupes comme Psycroptic, Obscura dans leur approche plus moderne.

C’était une époque dorée, celle qui vit naître nos héros, tous ces mecs qui ont défini les bases, posés un genre, tous ces chanteurs aux voix reconnaissables entre 1000. On pourra faire tout ce qu’on voudra, le meilleur a déjà été fait. Un groupe de Death technique aujourd’hui pourra faire tout ce qu’il veut, il n’arrivera jamais à égaler un album comme « Human » de Death.

Aujourd’hui, on se prend quand même de bonnes tartes quand on écoute des groupes comme CUT UP, ENTRAILS, GRUESOME, BLOOD RED THRONE, OBSCURA, GOROD .

Mais il faut l’admettre, les patrons ce sont encore BROKEN HOPE, CANNIBAL CORPSE, OBITUARY, SUFFOCATION, ASPHYX et j’en passe… quand ils sortent un skeud, ça calme encore les jeunes loups que nous sommes.

 

 

4. Quels sont les projets à venir de votre côté ?

 

Nous sommes signés sur le label Great Dane Records qui couvre la sortie de notre album « Century Of Decline » , celui ci sortira courant septembre 2017.

Première étape : le défendre partout où nous pourrons et aussi loin que possible, il faut se le dire, sinon ça ne sert à rien de chercher à avancer, il faut croire en sa musique.

Puis nous continuons de composer et travailler pour, nous l’espérons, un second album.

On veut faire plein de choses, de nouveaux clips, des concerts, faire des rencontres et continuer de se faire plaisir.

On essaye d’entreprendre le groupe comme une aventure où certes l’aspect musical prime mais jamais faire défaut au coté humain.

 

 

Interview avec Auré (basse) de FRAKASM

5. Vous enchaînez les concerts depuis quelques temps. Quelle a été votre pire/meilleure expérience ? D'ailleurs ou faites vous vos concerts généralement?(Region ? Autre?)

 

On a été pas mal pris par l’album ce qui nous a fait espacer les concerts, on espère avoir des plans cools dans les mois qui viennent.

On s’est jusqu’ici focalisé sur la région, pour se roder déjà et parce qu’il faut bien se faire connaître. La propagation du Frakasm va commencer réellement avec l’album et notre prochain clip. On espère avec ces bagages, aller jouer plus loin.

La meilleure expérience je pense que c’est notre concert aux Noeux Rockéennes, la scène était cool, on était bien dans l’énergie, on a passé un putain de moment.

La pire était à Calonne ricouart (62) « le forum fait son festival », Butcher avait eu la mauvaise idée de lutter contre l’insolation en buvant de la bière, si tu vois ce que je veux dire. Ce fut un cas isolé, on s’est fixé de jouer sobres par respect pour notre public. Et pour la petite anecdote apparemment ça ne s’est pas vu, donc tant mieux ;)

 

 

6. Quels sont les artistes hors metal qui vous intéressent ?

 

A l’exception de Thomas qui a des goûts musicaux plus larges, les autres ne sont intéressés par rien d’autre que le métal. Nico , Guitch et moi sommes plutôt attirés par le Death metal en priorité même si évidemment notre spectre reste large, Butcher est plus Black Metal et bien fan des grands classiques Thrash et heavy, Thomas touche un peu à tout comme je te le disais. Je pense pouvoir dire qu’on a une bonne culture, on baigne dedans depuis très jeune !

 

 

7. Frakasm est il votre unique projet ou jouez vous dans d'autres combos ?

 

Frakasm est notre unique projet, je vois mal comment un de nous pourrait avoir un second groupe vu toute l’énergie que nous demande Frakasm si l’on tient en plus compte de nos vies respectives déjà bien remplies.

 

 

8. Les derniers mots sont à vous merci d'être repassés par chez nous !

On voudrait te remercier sincèrement pour la tribune que tu nous offres et te dire au combien ça nous fait plaisir de répondre à un mec qui a une culture du Death aussi solide.

Nous saluons bien bas le « Frakasm crew » et tous ces gens qui nous soutiennent, ils ne se doutent pas à quel point ils sont importants pour le groupe .

Si vous n’achetez pas notre cd, écoutez le de bout en bout. Aujourd’hui les groupes laissent beaucoup d’énergie pour avancer et produire, soutenez ceux que vous aimez pour ne pas avoir à regretter qu’un jour vous ne puissiez plus les écouter.

Longue vie au Death Metal, j’espère que nos enfants pourront un jour nous regarder dans les yeux et nous dire «  t’avais raison papa, sur cette putain de planète les gens ont enfin compris qu’il n’y a que le Death Metal qui est vraiment bon pour eux »

 

 

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Published by Hugh Grunt - dans INTERVIEWS
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 01:08
VIOLENT LIFE VIOLENT DEATH- 'V-EP'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

 

Premier Ep d'à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s'avère être un concentré de boost dans lequel s'allient un crust rock'nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d'un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

 

Agressif mais dansant c'est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock'n'roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d'une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d'ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

 

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock'n'roll old school et de parties moshpit à l'ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c'est le groove et l'efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

 

La folie tourne à l'extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s'avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

 

« Straight Teeth », titre d'ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

 

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.

Hugh Grunt

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