Quantcast

Recherche

Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 19:19

lo_MH_cover_square.jpg

 

2013/Pelagic Records

 

Vous pensiez les beaux jours revenus ? Vous espériez pouvoir profiter du retour du soleil pour procéder à une accalmie musicale, pour recourir à une bande-son doucereuse et enjouée ? Pardonnez-moi, les amis, de me muer en oiseau de mauvais augure mais j'ai une bien désagréable nouvelle à vous annoncer : vous n'y êtes pas du tout, désolé. Vous allez devoir à nouveau revêtir le bleu de chauffe dans les plus brefs délais, et vous replonger dedans tout aussi rapidement...

Dans quoi, certains auraient peut-être l'impudence de me demander ? Je n'osais pas vous le dire mais vous me forcez à prononcer ces mots qui font si mal : violence, noirceur, aggressivité, pessimisme, chaos, stupre... Le Monstrorum Historia de Lo !, qui s'y connaît en monstruosité, arrive à point nommé pour endiguer cet air de nonchalance, ce souffle de farniente, ces relents de coolitude qui commençaient à pointer leur nez, et pour lancer une nouvelle série de chroniques d'outre-tombe (Lo !, The old Wind, NVRVD, Forgotten... Heureusement que The Fawn apporte une bouffée d'air dans tout ce bourbier, et encore)...

A la limite, on n'est pas si mal loti que ça avec ce 2e album de Lo ! , formation qui vient nous martyriser les tympans directement de son Australie natale. Ce n'est pas tant qu'il cherche par tous les moyens à nous faire plonger dans les abysses et à nous empêcher par tous les moyens d'entrevoir la lumière ; ça, certains de ses confrères récemment ou bientôt passés en revue dans nos pages s'y emploient déjà abondamment. Non, « heureusement », les compatriotes de The Amenta savent utiliser leur prodigieuse force de frappe avec parcimonie – toute relative, certes – et démontrer l'étendue de leur créativité en emmenant l'auditeur dans une multitude de contrées, pour le bien de sa santé mentale. Enfin, ne nous méprenons pas : cette soi-disant préservation réside uniquement en la non-annihilation pure et simple du cerveau de ce pauvre auditeur. En effet, le groupe, qui se présente globalement sous la bannière « sludge hardcore », ou « sludge post-metal », a le bon goût de ne pas se cantonner aux limites que pourraient sous-entendre l'évocation de ce genre, et croyez-moi, il faut s'en féliciter, tant ce qu'il démontre à travers les onze pistes de Monstrorum Historia est éclaboussant de puissance et d'efficacité. Nous échappons ainsi à une interminable descente aux enfers qui ne serait que désespoir et agonie sur fond de cris déchirants et de riffs dissonants, et au vu des qualités des quatre affreux, le rendu aurait été une implacable torture, absolument irrévocable. Au lieu de ça, Lo ! nous gratifie de changements de rythme, de structure, d'univers, et nous permet de conserver le sourire alors même que le disque n'est constitué que de remarquables attaques en règle. Cette diversité permanente – mais pas frénétique – confère une formidable couleur à ce disque pourtant si noir d'apparence, de même qu'il lui promet un intérêt et une durée de vie défiant toute concurrence. Un morceau comme « Lichtenberg Figures » résume à lui seul le niveau d'excellence de musiciens qui ont réussi à trouver à la fois l'inspiration pour donner le jour à des riffs et des plans époustouflants et l'alchimie, l'équilibre parfait pour les faire fusionner, ne former qu'un et au final apparaître comme une évidence. Et cet exemple est à peine plus que le fruit du hasard, tant cette description peut convenir aux dix autres pépites de Monstrorum Historia.


Chaque partie de ce skeud est enthousiasmante, chaque ingrédient judicieux, chaque idée brillante. Aux antipodes – après tout, rien de surprenant pour eux – d'une musique extrême lancinante et monolithique, objet de culte pour certains mais source d'ennui pour d'autres, la lourdeur côtoie ici les ambiances plus mid-tempo et les salves acharnées pour le plus grand bonheur de tous. De la maestria à l'état pur.


A ma connaissance, Lo ! est la seule drogue dure autorisée en 2013.
Espérons les revoir très vite sur Paie-la-suite Records !

 

www.facebook.com/lookandbehold
www.lookandbehold.net
http://lookandbehold.bandcamp.com/merch

Par Sacha Disto - Publié dans : CHRONIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 18:40

barbarianko.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Une fois n'étant pas coutume : merci Mr Black/Blue Wave Productions pour cette découverte qui s'avère une fois de plus tout simplement décapante.

Le genre de celles qui font toujours bien plaisir, et c'est encore un combo inétiquetable (de Limoges cette fois ci) tant ils balancent de plans variés. Du rock/noisy, post hardcore, des parties presque sludge avec un sens affiné des mélodies accrocheuses.

 

Des trips qui ne sont pas sans rappeler des combos tels que Botch pour ne citer qu'eux. Des alternances qui balancent même sur des plans assez mathcore par instants.

 

Les vocaux, gérés à mort, savent s'intégrer pleinement à l'ambiance désirée. Entre écorchés et rauques ou encore clairs, ils rendent le tout ultra catchy.

 

Je prend « Dirty Priest » pour exemple où l'on vogue entre super lourd et noisy apportant un côté limite indus, entre rock'n'roll ultra dansant massif et dissonant. Inutile de préciser que le voyage est plaisant au travers de la hargne du chant, de l'hypnose appuyées par les grattes dissonantes, la basse qui vient survoler ce mur ultra électrique et les rythmes qui tabassent et font leur effet.

 

« Koala Fury » et son début psychédélique digne d'un combo de Space/ Kraut Rock est appréciable également. Dès le début, on sait que l'on doit s'attendre à un truc barré, et plus l'on avance dans le morceau et plus l'on constate qu'ils sont fous ces koalas ! L 'eucalyptus a du taper sévère se dit-on à l'écoute de ce titre excellent où les barbares balancent des ambiances quasi pattoniennes et originales à mort.

 

Encore un groupe qui sait se démarquer ! Le côté riche en variation arrive avec brio à vous tenir en haleine du début d'un titre à sa fin et ce sans sourciller. Le but étant de vous faire planer et chavirer en l'espace de six titres, et ils y parviennent haut la patte !

 

Energie, folie et hargne font bon ménage sur cette galette. Des riffs organisés qui partent dans tous les sens, des décalages bien amenés, des incisions qui vous assaillent sans merci !

En écoutant les six titres, force est de constater que les gars sont quand même costauds dans le style. Ils bénéficient d'une technique aisée brillamment exécutée.

 

Impitoyables koalas ! Il me semble même que l'on en entende un grogner aux alentours des 02:25 de « Shaman » qui possède également son lot d'originalité.

 

Croyez moi, ce combo est à surveiller de très très près. Gardez un œil sérieux sur ces koalas qui sont bien prêts à en découdre en vous arrachant les cervicales de par ce noisy/rock hardcore sludgy mathcore maîtrisé avec une excellence certaine. Un bien bon trip qui, il est sûr, ne laissera pas indifférent. Quel qu'il soit, je pense que cette galette aura un impact sur vous ! Joignez l'aventure !

 

 

 

link

 

 

 

 

 

Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 11:39

871443022-1.jpg

 

SUPERSTRONG RECORDS/ 2012

 

 

 

Voilà qu'un encore un combo qui balance dans le stoner rock burné débarque. Six In Linearrivent de Colmar et offrent cinq titres qui proposent autant de patate que de groove.

 

Variant entre le stoner rock pur et dur et un stoner très rock'n'roll ; le combo injecte même une touche presque indus digne de Prongdans le titre « Sexual Tension », titre très dancefloor qui pourrait rallier les amateurs de Clawfinger ou encore Psycore.La basse pose une touche funky dans ce morceau qui se démarque des autres. Ce côté Prongdonc avec ce groove qui a tout dans le déhanché !

 

Les hostilités avaient démarré avec « Cardinal Sins » de manière boostée qui n'a rien a envier à Mondo Generatorpar exemple avec ce dynamisme explosif et vif. Déjà une bonne entrée en matière.

 

« Hero »est vachement détonnant dans le style également. Un stoner rock pêchu avec cette touche tant Q.O.T.S.Aque Kyussavec un côté plus 'n'roll que ne renierait ni Lazyni Bukowski.

Du refrain catchy en veux tu, en voilà ! Du break monstrueux à contre-temps et les vocaux se complètent les uns les autres. Ma monstruosité est au rendez vous et elle vous baffe sans aucun remord. Ce titre en live doit déchaîner les foules. Burné à mort et accrocheur à fond les ballons. LE titre sur lequel je jette mon dévolu.

 

Les autres n'ont rien à lui envier dans l'efficacité, loin de là. Chaque zikos impose sa présence dans chaque titres. Rien en retrait : tout à saluer ! Que ce soit de la première à la dernière en passant par la très bluesy « Monolith » . Un blues sombre et lancinant qui sent le cactus et le sable chaud. Le chant écorché et puissant vient violenter le tout et charge à mort dans la mêlée.

 

On appréciera également « The Larch »qui apparaît comme un titre que l'on pourrait qualifier de « Post Stoner » aux mélodies planantes et adhésives au cervelet. Un Karma To Burn qui jammerait avec un bon combo post rock tel que Godspeed You Black Emperor !

 

Pour résumer, Six In Linetape dans le mille en nous proposant cette galette efficace qui permet à tout types de sentiment d'éclore. Entre énergie, côté cru et un autre plus posé, chacun y trouvera son compte. Une formule très bien maîtrisée qui fait grand bien.

 

link

 

 

 

Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 10:42

sad.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Les français de Sad and Insane viennent de Montauban/Toulouse et ils présentent ici leur second méfait. Un six titres introduit de manière aussi intrigante qu'oppressante qui met déjà dans l'ambiance propre au combo. Un monde aussi glacial que lugubre et maladif.

 

C'est à nouveau un groupe inétiquetable qui nous est proposé ici dans la mesure où il puise son énergie dans un Hardcore/ Indus noisy par moment presque sludge.

 

En écoutant un titre comme « I Hate You », on ressent une mélancolie énorme alliée à de la rage pure. Ce titre reflète déjà bien l'originalité de Sad and Insane. L 'alliance glaciale de l'Indus avec des plans plus progressifs assez post rock/core avec un zeste de Neurosis dans l'ambiance. Le morceau ravira les fans de Godflesh (par exemple) et de Neurosis cité auparavant. On notera de ce titre également la touche ambiant bien prononcée, spatiale et interstellaire.

 

« Black Wings » démarre sur ce même ton interstellaire nappé d'un thrash/ hardcore supra glacial et déluré. Les riffs cisèlent à mort et grattent au sens propre du terme. Une atmosphère dérangée émane du tout par les interventions très barrées de la seconde guitare. Les vocaux sont eux aussi rageurs que grinçants.

 

« Nothing Left » est une instru qui jongle entre acoustique et indus presque trip hop agrémenté de samples et l'aspect ô combien planant s'avère également mélancolique.

 

Du hardcore/thrash ressurgit du dessous de l'iceberg avec « Restart » qui me rappelle les gaillards de Balles Perdues qui injecteraient un côté psychédélique et toujours aussi spatial à leur mode de composition. Un titre qui vous fera sautiller tout en conservant cet aspect barré et original.

 

« Sombre » force également sur le désarroi avec ce titre récité sur une bande sonore posée et néanmoins intrigante.

 

Ce « Departure » reflète bien le nom du groupe Sad and Insane car en effet, tristesse et folie vont de bon train dans les morceaux proposés. Des efforts très appréciables qui promettent. Beau boulot ! 

 

link

Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 10:32

images.jpeg

 

AUTOPRODUCTION/ 2013

 

 

 

 

Haiduk ! Mais Kézako ? Qu'est donc ce projet au nom peu commun que voilà ? Et bien Haiduk est un one man project (plutôt bluffant à l'écoute de l'album d'ailleurs) canadien formé en 2010.

Et alors, ce projet, je vous le dis, balance et détonne, agresse et assomme !

 

Puissance ! Voilà à quoi ce résume l'ensemble des titres proposés rageusement ici. Dès les premiers instants, on se prend de manière impitoyable une claque sévère. Oscillant entre le death aux plans thrash bien hargneux avec des parties également un peu black métal par moment.

Un ensemble qui se complète de manière magistrale et les atmosphères plus malsaines s'enchaînent à ravir.

 

Je prendrais « Maelstrom », tiens, pour commencer. Ses riffs diaboliques, la technique instrumentale de manière à en faire pâlir plus d'un, les variations rythmiques énormes ainsi que les vocaux death très lourds dans l'ensemble. Les ambiances que dégagent la putride aura de ce titre seront intenables pour les non avertis.

 

Haiduk propose des plans d'une rapidité déconcertante notamment dans le boulot des grattes. Qualité que l'on saluera également dans un titre comme « Stormcall » qui éclate tout sur son passage avec ses passages à la Kreator, Dissectionen bref un parfait mélange de ces deux combos avec un chant bien death old school suedois.

Les riffs, rien qu'eux laissent sur le cul tant ils sont entêtants et posent des couleurs vives et de l'énergie contagieuse.

 

Haiduktabasse efficacement sur son passage. Vous vous croirez sauvés mais c'est sans compter sur « Fire Wield » qui apparaît comme un tourbillon infernal qui vous happe et vous emporte dans ses profondeurs. Ce titre sent bon les bon gros plans old school et la richesse des mélodies est d'une perfection indéniable. Et l'on appréciera également la possibilité avec laquelle le bougre a su apporter une touche assez planante l'air de rien malgré le dynamisme ambiant.

 

« Hex » est le titre dont les premières notes fera plaisir aux amateurs de black metal glacial des années. Dissection était évoqué tout à l'heure et on y repensera avec ce titre mais on aura également une pensée pour d'autres combos style Immortal et Mörk Gryning. Les mélodies, les rythmiques et le chant toujours aussi imposant sont orientées black metal et nous ramènent quelques années en arrière. Bien bon ce titre aussi !

 

Je n'ai donné que ces titres pour exemple mais sachez que chaque titre possède son truc et accroche à mort ! Le mélange des genres proposé par Haiduk est maîtrisé de manière énorme et les titres cartonnent. La puissance j'y reviens est de mise dans les pages de ce « Spellbook ». Un grand coup de chapeau à ce one man band ma foi bien sympathique. Un album que j'ai apprécié largement plus que mon voisin qui véridiquement a tenté de défier Haiduk avec sa perceuse !

 

 

link

Par Hugh Grunt - Publié dans : CHRONIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés