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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 11:58
MISSILES OF OCTOBER- 'Better Days'

 

POGO RECORDS/EBUS MUSIC/TRUMMER POGO RECORDS/SKATE PIZZA RECORDS/ 2016

 

Les personnes qui s'intéressent à la scène belge, et plus particulièrement bruxelloise, savent à quel point la majorité des groupes ont incompréhensiblement une renommée confidentielle. Pour moi c'est un réel mystère, car bon nombre de ces groupes proposent des albums de qualité et très régulièrement avec une identité qui leur est propre. Ce qui est clairement le cas de ce « Better Days », le second lp, de ce trio nous venant tout droit de la capitale belge.


 

Il faut dire que les membres de M.O.O ne sont pas nés de la dernière pluie. Bob Seytor ( Contingent ), Mathias Salas ( Frau Blucher and the drunken horses ) et Lionel Beyet ( [P.U.T]). Rien que ça.


 

En toute franchise, la première fois que j'ai écouté ce « Better Days », je n'ai pas accroché. Je sentais le potentiel mais je n'avais pas l'emballement ne suivait pas. Cependant, au fur et à mesure des écoutes, l'album se révèle. A ma décharge, il faut bien avouer que ce mélange de punk, noise rock, stoner n'est pas des plus accessible et nécessite plusieurs écoutes.


 

Et puis, petit à petit, tu te dis que la guitare dissonante et le travail des deux voix sur « No Brain No Headache »( je me demande si c'est un hommage à l'ancien webzine ou pas...) sont vraiment bien foutus. Que le côté punk du titre éponyme ne peux t'empêcher de taper du pied et de secouer la tête. Que le travail sur la wha wha d' « Everyday » est simplement mortel. De même que le côté planant de ce même morceau qui apporte un peu de répit dans ce vortex de violence. Que « Looser Man », qui est ce que je considère comme le « hit » de ce « Better Days ». Cette chanson fourmille de bonnes idées et est incroyablement catchy. Que le travail des voix ( rappelant volontairement ou non Vandal X), sur « Blah Blah Blah » est des plus réussi.


 

C'est donc vraiment un album plein que nous livre Missiles of October. Si jamais vous aimez Jesus Lizard, Lightning Bolt, Vandal X, Dazzling Killmen… Donnez la chance à cet album. Vous ne le regretterez pas.



 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 23:07
UFORIA-'Fight Or Flight'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Nous voici aujourd'hui au Canada pour cette chronique d'Uforia qui nous propose un Ep de 5 titres d'une vingtaine de minutes et il s'agit ici de leur troisième production.

 

En tout premier lieu, force est de constater que le rock heavy/grungy du combo est vraiment très abordable pour tout auditeur lambda.

En effet l'ambiance est bien rock avec des côtés plus pêchus par moment, et les canadiens incluent également quelques parties de grattes bien seventies, un peu psyché rock'n'roll comme sur « Is Anybody Living ? » .

 

Les mélodies instrumentales et vocales se complètent bien et d'ailleurs vocalement, on pourrait faire un rapprochement avec le chant d' Incubus voire même quelques intonations du chant clair que l'on retrouve chez The Dillinger Escape Plan.

 

Les morceaux sont souvent appuyés de choeurs sing-a-longesques comme à la fin du titre en question conclu par une mélodie mélancolique au piano.

 

« Fight or Flight » se fait accrocheur par sa rythmique très dansante, rock'n'roll et le refrain avec encore une fois les choeurs restent en tête. Un bon passage à la gratte apporte même ce côté 70's à nouveau. C'est assez planant puis l'on revient à cet air catchy.

 

« Wake Me » démarre à l'acoustique, et pour le coup, concernant cette ballade, on pensera à Silverchair. Un jeu de questions/réponses entre ce couplet posé légèrement aux arpèges et ce refrain qu'il lorsqu'il démarre injecte une énergie avec les guitares plus lourdes. Une ballade aux variations plus brutes dont l'assemblage dégage un concentré d'émotions.

 

Les émotions sont également mises en avant sur « Overthrow » qui se démarque de ses comparses puisqu'ici le côté acoustique dure tout le long du titre. L'ambiance est toujours principalement rock très abordable et le groupe sait maîtriser à nouveau cette patte catchy.

 

« Radiation » appuie quant à elle sur l'ambiance rock psychédélique avec d'excellentes mélodies et soli de gratte qui renvoient directement à l'époque, et le boulot rythmique,lui, bien balancé.

 

Un Ep frais et sympathique pour tout amateur de (hard) rock accrocheur, et c'est du Canada qu'il nous arrive. Jetez y donc une oreille.

 

Hugh Grunt

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:27
CITIES OF MARS- 'Celestial Mistress'

SUICIDE RECORDS/ 2016

 

 

La Suède est un pays fascinant à plus d'un titre. Spécialement lorsqu'il s'agit aux nordiques et leur rapport à la musique. A croire qu'il y a un gène spécialement dédié aux suédois qui leur prodigue une capacité de créer et de composer tout style musical proche de la perfection et ce peu importe la scène dans laquelle ils évoluent. Je ne compte pas les groupes suédois qui parviennent dès la première écoute à me scotcher, me laissant la bouche ouverte totalement pantois ( je vais vous éviter l'épisode où il m'arrive, également, de baver )

 

Cities of Mars ne déroge pas à cette règle, et parvient avec seulement 3 titres ( approchant les 27 minutes tout de même ), à nous emmener dans leur univers fantastique. Fantastique, car « Celestial Mistress » à l'instar de leur premier e.p « Cyclopean Ritual/The Third Eye » nous conte l'histoire de Nadia, une agent du KGB qui est partie en mission sur Mars en 1971 afin de ramener une ancienne civilisation à la vie. Un récit qui est en parfaite adéquation avec le «  Fuzzed out Sci-fi Doom » que nous délivre C.O.M ( à ne pas confondre avec Church Of Misery hein )

 

Le groupe nous vient de Gothenburg et est composé de Danne Palm ((ex-Marulk & Monolord)), Christoffer Norén (ex-Benevolent) et Johan Küchler. L'album a été enregistré et mixé par Esben Willems au Berserk Audio ( qui est connu pour avoir,entre autre, produit et enregistré les trois premiers Monolord ). Le travail réalisé sur cet E.P est remarquable. J'ai, très honnêtement, rarement entendu un album aussi bien produit. La cover, elle aussi est incroyablement réussie. Après autant d'éléments positifs, il ne reste plus qu'à voir si l'élément principale ,qu'est la musique en elle même, répond à nos attentes.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est un grand oui.

 

Doom, Cities of Mars l'est assurément. Mais le cantonner à ce style serait injuste tant les influences Post-Hardcore, Grunge, Et parfois même Post-Metal viennent agrémenter le tout de façon très homogène. On pense à un mix de groupes entre Suma, The Sword (premier album), Alice in Chains, Black Sabbath, Sleep, mais le tout avec une identité qui est vraiment propre au trio suédois.

 

Durant ces trois titres, vous allez être plongé dans le désespoir, la peur, les angoisses de Nadia ( Notre agent du KGB), tantôt par les riffs acérés , par les ambiances éthérées, par la batterie incisive et puissante, par ces voix criées, sombres, qui combattent en duel, par ce mur de Fuzz qui vous accule au point de vous faire suffoquer, par cette basse tout en rondeur qui joue son rôle à la perfection en proposant des plans originaux… Et par tellement d'autres choses qu'il est tout simplement impossible de reproduire avec de simples mots.

 

Vous l'aurez compris ces trois titres vous enivreront à vous en faire perdre toute notion de réalité.

Le plus surprenant c'est la maturité qu'a déjà ce groupe et ce seulement avec deux méfaits à son actif. Ce qui pousse à croire que si ils continuent dans cette voie, ils n'auront aucun problème, à l'instar d'un Monolord, à s'installer en figure de proue de la scène Doom européenne.

 

A noter, pour finir, que le groupe sera en tournée en Novembre 2016 un peu partout en Europe, et que ce « Celestial Mistress » va sortir en 10 ''. Un excellent cadeau à demander pour les fêtes de fin d'années.

 

Doomyan

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:00
Chez Yargla, les coups de mains se suivent mais ne se ressemblent pas

Nouvelle recrue chez Yargla et c'est en la personne de l'expérimenté Doomyan que vient encore une aide précieuse.

Baignant également dans le grand lac Eclectik, Doomyan est le gaillard de Belgique  qui gérait pour ceux qui se souviennent le zine (et le forum) Times Of Grace axé stoner/sludge/doom etc.

 

Bienvenue à lui dans nos rangs! 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 19:28
MaxDmyz-'The Hate Plane'

RENEGADE RECORDS/ 2014

 

 

Existant depuis 2000, MaxDmyz est un groupe qui a connu une véritable évolution au fur et à mesure de ses enregistrements. Aujourd'hui, son dernier album en date "The Hate Plane" sorti en 2014 est ce que le groupe a de meilleur à nous offrir (d'un point de vue studio, je vous conseille vivement d'aller les voir en live si vous en avez l'occasion) et autant vous dire que cet album, en 13 titres pour un total d'une heure, propose une panoplie rarement entendue.

Le premier morceau, "Cyanide" est une bonne introduction à l'oeuvre de MaxDmyz: une lourde sonorité oscillant entre Heavy et Thrash de près de 3 minutes, le chanteur Twister nous montre déjà ses capacités en passant d'un chant clair très caractéristique du Heavy à des gutturaux de Death Metal, le batteur Jamie est archi-présent, le guitariste Roger Kirchner nous gratifie d'un bon solo en plus de ses lourds riffs, le bassiste A'Zedd pose une superbe rythmique qui met tout le monde d'accord et le clavieriste Vortex est lui plus discret dans ce morceau mais agit tout de même dans l'ombre !

 

"Grieve" (disponible sur le net) est lui plus long, plus dans le Thrash et l'Indus, donnant moult moment tantôt plus Indus et plus Thrash mais aussi des moments plus calme et une sorte de Breakdown. On y trouve aussi un petit solo en fin morceau.

"Hate Injustice" est lui une grosse critique sociale n'épargnant aucun domaine, que ce soit politique, religieux, morale ou même de langage, tout en prend pour son grade. Twister possède d'ailleurs un bon flow sur ce morceau, qui possède des passages Nu-Metal.

"Nothing Ever Change" propose le début le plus bourrin de l'album avec le batteur Jamie qui implose, accompagné par la guitare de Roger et de la basse d'A'Zedd. Un superbe morceau qui joue superbement bien sur l'équilibre, entre les riffs lourds de guitare, le chant de Twister et la batterie au grisou.

"Void" est lui unique dans l'album: Le clavier se fait déjà plus entendre et une voix féminine accompagne le chanteur dans une envoûtante mélodie faisant office d'hymne au Néant.

"A.K.A" est un morceau d'un amour sombre sous le ciel de Camden, dans des sonorités plus Thrash.

"All" montre des instruments supplémentaires, notamment un violon. Le morceau le plus calme et le plus triste de l'album dans une sonoritée plus Heavy dans laquelle Twister joue entièrement le personnage malade de la chanson.

"Zog Choffin" rappelle énormément les meilleurs morceaux de Pantera, le clavier s'entend bien à la fin du morceau.

"Side With Satan" est un morceau très Heavy aussi dont la thématique est notre cher Satan. La cohérence entre les titres et les morceaux est aussi indéniable chez eux.

"Turncoat Soul" est un autre titre qui m'a rappelé Pantera par sa guitare au début, mais qui évolue par quelque chose de plus violent par la suite, plutôt Thrash.

"First Coming", dernier titre original (les deux derniers étant des remix) montre plus de sonorité que les derniers titres, il propose bien quelque chose de plus Thrash, plus Heavy, plus lourd et lent qui fait headbanger.

Le titre "Hate Injustice (Thrash)" et le dernier titre est "Grieve" remixé par Bixie Lix, concluent l'album avec un titre electro très dansant.


Cet album de MaxDmyz est fastidieux, le travail y est varié,de quantité et on sent que le groupe possède de la maturité tant par les sujets évoqués que par ses sonorités diverses qui tournent autour de nombreux genres. Fan d'Heavy, de Thrash, de musique Metal en général, je vous conseille vivement cet album qui possède tout ce qu'il faut pour faire plaisir l'oreille affamée !

 

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Published by Skarjay Nygma
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:46
DEAD ACID PEOPLE-'Mocker Fuzzers'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Les parisiens de Dead Acid People se sont formés en 2014 et ils viennent ici nous proposer leur premier album de huit titres pour un peu moins de 40 minutes d'un rock bien ancré stoner fuzzy old school.

 

A l'écoute des morceaux, on retrouve ces ambiances assez grunge/stoner et même rock/noise des années 90.

Un son bien lourd avec des grattes fuzz, un chant bien rock, des passages planants comme sur « Sell Me To The Dust » par exemple.

 

Le son et l'ambiance sont assez vintage dans l'ensemble et varient au gré des morceaux qui diffèrent rythmiquement mais également en matière de concentration d'énergie.

 

On a par exemple « Happiness » et cette basse bien en avant qui ne sera pas sans rappeler l'atmosphère que l'on peut retrouver dans la scène post-punk/ batcave avec en plus une accentuation de la mélancolie qui règne dans ce titre.

 

« Burn Out » a un potentiel groovesque et accrocheur de haut niveau.

Dès l'intro et cette basse puissante, nous voici secoués à une amplitude de 800 sur l'échelle de Groovechter. Ce refrain mélodique, lui, vous accroche comme le plus cher des Van Gogh c'est à dire avec le plus grand soin pour que vous y prêtiez/laissiez l'oreille.

Un break down tempo fait bien planer puis le groove refait surface, signant ce retour très efficacement.

 

« Burning Man » gonfle également le ton avec ces guitares bien lourdes à la Fu Manchu. Mid tempo, elle enferme un côté assez bluesy dans l'idée au départ puis une accélération vient injecter une dynamique.

 

« Blood Red Ride » semble avoir été composé pour faire remuer l'auditeur et doit amener une bonne pêche en concert sur ce fond de rock'n'roll capricant. Encore une fois, Dead Acid People tape bien fort en matière d'accroche.

 

Bien prometteur ce premier album qui ravira les amateurs de rock très stoner fuzzy, aux nostalgiques du groove des 90's, et il se laisse écouter sans encombre. Prenant, fuzzement lourd, chapeau.

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Published by Hugh Grunt
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:14
KOSMOS -'Le Voyage'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Dirigeons nous aujourd'hui sur des contrées obscures black metal avec le 4eme album du projet français Kosmos qui au fil de huit titres nous emmène dans un voyage d'un peu plus de 40 minutes d'un black metal aux tons progressifs et atmosphériques.

 

Fort d'un artwork bien agencé par xOv, l'oeuvre proposée renferme un ésotérisme bien présent.

 

Introduit par « Revelations » avec un début rituel, les mélodies arrivent petit à petit sur un blast qui déjà hypnotise, renforcé ensuite par des sons cristallins de gratte, puis le rythme s'accélère ensuite emmenant avec lui un aspect épique et mélancolique.

 

C'est ensuite « Light » qui s'impose dès l'ouverture bien lancinante, avec cette alliance vocale et musicale qui dégagent un aspect glacial.

Des breaks accélérés viennent porter plus de puissance et l'on découvre ensuite des nappes atmosphériques qui assurent des ambiances assez intrigantes.

Le morceau rayonne déjà d'idées intéressantes, un pont aux arpèges et aux rythmes plus complexes viennent finaliser ce qui s'avère déjà comme un solide titre.

 

Les dissonances et la lourdeur démarrent « Thriving Wisdom » qui ensuite propose un jeu de cassures de rythmes et l'on s'achemine progressivement vers un aspect plus violent où le blast fait rage. Le ton des riffs revient lui sur cet ambiance épique que l'on trouve beaucoup chez Kosmos.

Les variations sont riches et elles permettent l'accroche constante de l'auditeur qui se retrouve plongé dans une certaine méditation à l'écoute de ce black techniquement bien balancé.

 

« An Angel Behind Each Star » donne dans l'accrocheur dès le début. Le rythme puis le riff restent aisément en tête qui se voit remuante et l'on appréciera également les nappes de clavier planantes comme il se doit. Le démarrage se fait donc dans cette entraînante lourdeur et l'aspect progressif étant, on retrouve ces touches plus légères et complexes qui injectent une certaine originalité dans ce black riche. Le riff solo qui nous emmène à l'issue du titre, le fait naturellement arrivant de nulle part mais agrippant l'esprit pour ne le relâcher qu'en fin de parcours.

 

« Divine Sword Anthem » débute sur ce ton assez folk avant qu'un tonnerre d'énergie puissant, brutal mais encore une fois mélancolique dans l'enchaînement des notes.

On retrouve dans le black de Kosmos un sens des structures barrés comme l'on pourrait pense pour Fleurety ou encore Ved Buens Ende également avec cette présence de riffs dissonants et de passages aux rythmes labyrinthiques.

« Mountains Are Talking » vient instrumentalement imposer une certaine légèreté au voyage en cours et la mélancolie est ici à son apogée. Planant et prenant, le morceau progresse vers une orchestration qui prend aux tripes.

 

« Shamanic Visions » revient sur cette lancinante rythmique qui contribue à l'aspect hypnotique encore une fois soutenu par ces dissonantes guitares et cette lourde basse.

Les vocaux sont toujours aussi perçants , rythmiquement, une accélération insuffle de l'énergie puis l'on revient dans l'hypnose.

 

L'aventure se termine avec « Le Voyage » toujours richement constitué de variations de thèmes. Les dissonants arpèges, le rythme mid tempo : un ensemble qui s'ancre facilement en mémoire, accélération avec une double affirmée pour alourdir, nappes de claviers orchestrant le tout et solo qui permet d'accompagner l'auditeur dans cette expérience qui déjà se termine.

 

Kosmos maîtrise son art de manière bien confirmée et parvient à nous maintenir dans son voyage avec haleine.

Technique et prenant, ce projet ne sera pas sans déplaire aux amateurs de formation telles que Blut Aus Nord ou même Smohalla.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 14:23
SLUDGEHAMMER- ' The Fallen Sun'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Si nous devions faire une liste des villes canadiennes les plus affluentes, Toronto serait forcément dans le lot. Berceau de nombreuses personnalités tel le "rappeur" Drake, le catcheur Edge, les "acteurs" Stephen Amell ou Keanu Reeves ou même la princesse de l'EBM Jennifer Parkin du groupe Ayria (Un de mes groupes préférés, je profites de cette occassion pour la citer !), Toronto ne manque pas de ressource. Et si les gars du groupe Sludgehammer sont à rajouter sur cette liste ?

Existant depuis 2013, le groupe nous propose son premier LP "The Fallen Sun" composé de 11 titres pour un total de 55 minutes groovy et rythmées qui vont faire bouger les têtes à l'ancienne ! Car si il y a quelque chose de mystique dans ce groupe, ça doit bien être cet aspect old-school. Les sonorités sont assez conventionnelles, on est bien loin de l'originalité du progressif ou du djent, mais c'est tellement bien foutu que ça en est génial ! Avec une dominance Thrash très 80s et Heavy façon Iron Maiden, le groupe s'amuse et se moque d'être avant-gardiste; mais il nous propose tout de même une pléthore de sonorité dans laquelle le groupe s'affirme et s'essaye à merveille.

Le groupe joue assez subtilement avec la variante du Death Metal par exemple; les lyrics sont une critique sociale jonchée de délire horrifique à la Evil Dead, le chanteur Chris Szarota varie entre un chant clair très énergique et des gutturaux maitrisés tout le long du LP et certains titres sont clairement à dominance Death, notamment "Ectogenesis", le très énervé "Revolting" ou encore le très très lourd "Casualties" ! On retrouve aussi quelque sonorité Heavy et Power dans le titre "Black Abyss" qui possède une superbe introduction mélodique au piano et aux violons.

 

Les guitares de Jeff Wilson et de Tyler Williams résonnent à merveille peu importe le titre, d'ailleurs il y a un magnifique solo de guitare dès le premier titre "Demons From The Woodwork", Dan Ayers guide tout le monde avec sa basse et accompagne le chanteur sur le vocal et Fernando Villalobos suit parfaitement tout ce petit monde mais se permet d'exploser de temps à autre, comme sur "Revolting" où il est omniprésent.
 

Sludgehammer fait parti de ces groupes sans pression, ceux qui font de la musique pour le fun, qui s'amuse à créer et à jouer sur scène. Leur premier LP est un succès, une belle pièce old-school qui montre une synergie des membres du groupe et un bel éventail de variation sonore, clairement à recommander à tout les fans de Thrash et de Death 80's qui cherchent à rajeunir leur musicothèque !

 

Skarjay Nygma

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 13:26
MOROST-'Solace In Solitude'

AUTOPRODUCTION/2014

 

 

Dans le grand foutoir de ma musicothèque ultra variée comprenant moult genres, j'ai rarement vu un nom aussi évocateur que "Solace in Solitude" pour nommer le travail de MOROST dans cet album !
Album autoproduit, le groupe nous offre 7 titres pour un total de 40 minutes, qui, en dehors de l'introduction et de la conclusion instrumentale, rend donc 5 titres d'une longueur assez consistante d'au minimum 6 minutes, voire plus de 9 minutes pour le plus long morceau "Mitos" ! Autant dire que l'aspect progressif du groupe s'affiche un minimum via la longueur de ses morceaux.



Mais que vaut donc cette autoproduction slovène ?

Loin des ambitions superfétatoires, l'album met grandement en avant une ambiance contrastuelle, clair-obscurale, dont l'aspect sombre et froid laisse parfois place à quelque chose de lumineux, de réconfortant. Oui, c'est ce qu'insinue le titre de l'album, traduit littéralement "Réconfort dans la Solitude".

 

L'album commence donc avec une introduction musicale à l'ambiance peu commode, qui est plutôt en retrait du reste de l'album. (D'ailleurs, l'outro est sensiblement la même chose que l'introduction, mais avec des moments supplémentaires). Arrive donc le seconde titre "Human Debris" qui nous plonge directement dans le vif du sujet: une diction gutturale précise (le chanteur Jonas Savšek faisait autrefois parti d'un projet Black Metal et cela se retrouve bien dans son chant), des lyrics faisant office d'observation et de critique sociale ainsi que de sentiments tortueux, de guitares rythmiques et imposantes guidées par une basse plus profonde, suivies par une batterie jaugée au millimètre près et accompagnée par un clavier apportant un effet de lumière crépusculaire au tout. Et c'est ainsi que l'album progresse au fur et à mesure de ses morceaux, jouant sur une de ses grandes forces, l'équilibre; car c'est tout un jeu de placement qui s'installe, tout est à sa place, tout est dosé convenablement afin d'apporter ce qu'il faut pour donner vie à cette ambiance; de passer d'une musique violente et concentrée à une mélodie plus posée, plus mélancolique et apaisante.

 

Au final, une belle pièce qu'est ce premier album autoproduit venant tout droit de Slovénie: On y trouve une ambiance unique, une qualité musicale indéniable, un équilibre rare et remarquable pour un premier assaut; et il suffit de laisser son oreille sur le morceau "Mitos" pour retrouver la quintessence de leur force ! Une bonne découverte en soi, loin de mes écoutes habituelles et qui ne m'a pas laissé stoïque. C'est avec une oreille intéressée que je reste à l'écoute des futurs projets de ce groupe fort prometteur !

 

Skarjay Nygma

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 22:47
GLOOMY GRIM- ' The Age Of Aquarius'

MURDHER RECORDS/ SATANATH RECORDS/ 2016

 

 

Est il bien nécessaire de présenter Gloomy Grim, pilier du black metal lugubre qui sévit déjà depuis 1995 ?

Le groupe finlandais a toujours su se démarquer avec ses ambiances bien particulières, ces atmosphères malsaines et originales tirées tout droit de films d'horreur.

On se rappelle notamment de leur premier album « Blood, Monsters, Darkness » qui déjà à l'époque avait fait parler de lui.

Le style a su évoluer avec l'incorporation d'un vrai batteur, mais le combo a toujours su conserver sa propre identité.

 

Les atmosphères varient, donc, au fur et à mesure des morceaux, et Gloomy Grim propose ici une bonne dose brute de décoffrage avec par exemple « A Lady In White » démarré par ces notes de piano toujours également fidèles au poste pour poser cet aspect mélancolique.

Les échanges instrumentaux se font ensuite plus vifs avec une rythmique agressive, la voix quant à elle est toujours aussi habitée et l'on se plaît à constater qu' Agathon vocifère avec encore plus de hargne au vu des cris hystériquement perçants que l'on retrouve. Un break plus ambient avec la présence de choeurs (encore d'ailleurs l'un des points forts et typiques à ces finlandais) et l'on notera également le break hispanisant qui vient injecter encore plus d'originalité.

 

Un lourd panel d'ambiances cauchemardesques se voit imposé sur « One Night I Heard A Scream », et la partie la plus planante/inquiétante fera frissonner tout auditeur qui se respecte. Les orchestrations renforcent l'entité de Gloomy Grim, vocalement, les forces infernales s'expriment en growls ou en hurlements encore plus endommageants qu'un pic à glace.

 

Le ton martial est récurrent dans cet album, tel un appel à la guerre contre les culs bénis et l'agressivité en est accrocheuse. Suivez l'exemple de « The Rise Of The Great Beast ». Mélancolie portée par le piano, chant qui fait appel au Malin et mélodies de grattes oppressantes qui pèsent lourd.

 

Des racines thrash démarrent « Germination »  qui alterne également sur des breaks très caverneux, massifs et incantatoires.

 

« The Mist » est également costaud en matière d'efficacité. On retrouve dans ce titres les bonnes vieilles touches d'antan, aux claviers inquiétants et cette rythmique stable qui en hypnotisera plus d'un.

 

« Time » est le titre au démarrage le plus théâtral et donc doté de plus de passages orchestraux flippants qui triturent bien le cerveau. La rythmique est lancinante et l'ampleur du titre se fait telle qu'une violence sans remord émane ici. Des variantes plus thrash viennent casser le trip mais injectent une pêche empoisonnée. Le final du titre avec ces violons maladifs est puissant.

 

« Trapped In Eternal Darkness » fait office de conclusion, au piano et la mélancolie encore s'en dégage avec ferveur. Le titre apparaît comme la bande son finale et fatale de votre cauchemar.

 

Et bien il aura fallu attendre huit ans pour cet album, et l'on retrouve Gloomy Grim en pleine forme, encore plus anticlérical qu'avant. De plus le groupe a su conserver leur identité originale. Rien à prouver de plus, les amateurs de lugubre et de malsain apprécieront.

 

https://www.facebook.com/AgathonTheBeast/?fref=ts

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