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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 14:25
FRAKASM-'Century Of Decline'

GREAT DANE RECORDS/2017

 

 

Allons donc faire un tour dans nos Hauts de France en direction de Dunkerque afin de voir ce qu'il s'y passe.

Et aujourd'hui, nous y célébrerons nos retrouvailles avec une formation déjà passée par chez nous puisqu'il s'agit de Frakasm qui nous proposent leur premier album.

Tout d'abord, comment ne pas évoquer l'objet ?

Une pochette excellente et un artwork de malade avec le souci du détail effectué par Rémy de Headsplit Design qui déjà a le mérite d'attirer l'oeil. D'ailleurs n'hésitez pas à aller jeter le votre du côté du site en question.

 

Ils nous avaient déjà mis en appétit il y a quelque temps avec deux titres (que l'on retrouve d'ailleurs sur l'album) et cette fois encore, le death metal des Nordistes parvient à nous emplir la panse avec du bon gras des familles.

 

On retrouve avec plaisir cette aisance à mêler le death metal old school avec lequel on devine aisément ce dans quoi baignent les oreilles des gaillards à un côté plus actuel, et la fusion se fait naturellement.

 

Le côté mélodique est l'une des pièces maîtresses de Frakasm qui les maîtrise avec vélocité. Il suffit déjà de se prendre les premières notes de « Reaper's Return » dans la face pour ne plus pouvoir se défaire des serres de l'impitoyable combo qui ne vous relâchera qu'en charpie à la fin de la galette.

 

Pour en revenir à « Reaper's Return », l'ambiance thrash avec ces quelques touches plus heavy ici et là est terriblement accrocheuse.

Les riffs gèrent avec vélocité, le chant alterne entre le bien caverneux et le plus black metal, la basse alourdit à souhait l'atmosphère et le batteur se démène comme un beau diable.

L'énergie est puissante et les breaks sont bien ficelés, les soli bien balancés, preuve d' »une maîtrise technique déjà bien acquise.

 

« Hirosaki » ne vous laissera pas de marbre non plus avec sa patte old school et mélodique à souhait. L'accroche est indéniable avec à nouveau ce côté heavy qui pousse au headbang et qui vous rappellera cette bonne vieille veste à patches que vous aviez laissée au placard à côté de vos T Shirts d'Iron Maiden, d'Obscenity et d'Obituary.

 

Prenons également « In The Womb » qui est également un bon florilège d'efficacité.

Les rythmes varient, martelant où il faut et quand il faut. Les riffs sont toujours bien avancé, le chant appuie bien et met en relief le dynamisme de ce morceau encore bien addictif. Rapide et carré, on sent naturellement que Frakasm a porté un travail acharné à cet art dans lequel il excelle.

 

« Treachery » et sa putain d'intro ravira tous les adorateurs de la scène death metal 90s avec son côté à la Obscenity que nous évoquions d'ailleurs plus haut. « Treachery » c'est ce genre de morceau qui tu aurais pu retrouver à la bonne époque des cds Metal Explosion. Pas de blast beats incessants ici ni de gros branlage de manches, Frakasm la joue beaucoup plus subtile sans pour autant perdre dans l'énergie qui vous inflige tout de même une tarte qui vous piquera un sacré moment.

 

« Orgasmic Plutonium Warfare » fait partie également de ce genre de morceaux que l'on aurait bien retrouvé sur Metal Explosion d'époque, avec ses rythmes et mélodies qui fleurent bon le thrash des familles et ce chant burné qui en impose.

 

On accordera aussi une mention spéciale à « Inferi Gloria » et ses mélodies diaboliques et enchanteresses. A l'écoute de ce titre, on ne sera pas sans penser à la bande de Dave Rotten d' Avulsed.

Le morceau est carré à souhait, et il sait varier les passages tout en conservant sa lignée catchy. Des éléments un peu plus black, une complémentarité de chaque musicien, une force de frappe destructrice, « Inferi Gloria » s'ancre comme le titre le plus addictif de l'opus.

 

Et l'on retrouve également « Cerebral Torture » puis la très groovy « Nekrocannibal » que nous avions déjà découvert et qui avait déjà su nous conserver dans le piège alors tendu par les Dunkerquois et qui déjà à l'époque nous laissait impatient d'une suite.

 

 

Le death metal de Frakasm est aussi gras qu'un potjevleesch et mousse autant qu'une Ch'ti Triple, et à Dunkerque il n'y a pas que le carnaval. Ici, les carnages valent qu'on se remette l'album dès sa fin.

Une maîtrise totale des instruments, de la voix, des ambiances, une accroche inévitable, Frakasm fait déjà preuve de maturité dès ce premier album et « Century Of Decline » et l'album sait se hisser comme une valeur sûre et une fierté du metal hexagonal voire même international. Un must have que se doivent d'avoir les nostalgiques de la scène des 30 dernières années mais également les plus jeunes.

Hugh Grunt

 

 

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