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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 23:30

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Dirgenera/2014

 

En avant vers le Grand Est et plus particulièrement la Russie avec EndName qui proposent cet album : « Demetra » comprenant quatre longs titres pour 43 minutes. Les morceaux instrumentaux sont planants et progressifs et se déroulent sur un fond de sludge rock instrumental.

C’est donc « Duplication Of The World » qui ouvre le bal avec sa base assez rock, mais un rock lourd et hypnotique. Un riff entêtant suit un rythme down tempo et l’ensemble se veut progressif avec  des passages plus variés en rythmes et mélodies. L’ambiance est atmosphérique dans l’ensemble et la seconde partie offre des breaks mélodiques. On pourrait penser avec ce titre à certains morceaux destructurés des Melvins dans le trip.

« Union »poursuit ensuite avec cette grosse basse bien en avant. La lourdeur rythmique est agrémentée de passages à la double et des sonorités spatiales venant appuyer l’aspect planant d’EndName. Le groove ambiant est fluide et le combo se plaît dans le down tempo qui met en valeur le côté anesthésique.

Un esprit bien jam session se ressent dans les morceaux et l’on flotte bien haut avant d’être redirigé vers des ambiances assommantes qui elles s’amenuiseront vers un final très zen, et ce n’est pas l’atmosphère tibétaine finale qui me contredira (Oh, cool ! Un bonze !).

« Forest » est bien glaciale dans son genre et le vent du Grand Est nous fait à nouveau planer à foison. Le début laisse songeur et peut rappeler Neurosis à certains avec les sonorités qui aident facilement le cerveau à flotter de ciel en abysse, le psychédélisme envahit les lieux avec ces battements tribaux. Le space doom rock parégorique proposé prend plein pouvoir sur l’auditeur.

Le final s’opère avec « DOTW RX » qui s’avère être une version revisitée du premier morceau de l’album. Nettement plus noisy/ambient, le titre est assez dérangeant pour toute personne non avertie. Cassures de rythmes, sons tordus, la descente s’avère oppressante promettant un décalage du cerveau.

 

 

Un album donc très planant au psychédélisme affirmé qui ravira tous les voyageurs musicaux confirmés, qui vous embarquera lentement mais lourdement vers des paysages froids et glaciaux néanmoins enfumés. Le trip est intéressant et ravira tous les amateurs du genre.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:00

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Retournons un temps en Belgique avec ces messieurs de Your Highness qui balancent ce EP 3 titres, sorti en 2012, officiant dans un bon gros stoner burné, lourd, groovy et varié qui fait s’unir mélodies et rythmiques catchy à souhait.

C’est « Low Country Exiles » qui démarre la fête avec ce côté massif et ces mélodies plus légères un peu à la manière d’un Baronness, High On Fire, voire même Mastodon.

Le démarrage du titre s’effectue tout légèrement un peu à la Kalas, avant que la basse et la batterie bien pesantes ne viennent imposer la ligne directive qui envoutera l’auditeur de par ce groove élephantesque. Ca rocke bien et l’on ressent même une ambiance 70’s notamment avec les soli bien fuzzy. Le début de la galette est déjà bien prometteur.

« Wrack and Ruin » poursuit bien au niveau de l’ambiance bien grasse dominante. Le nom d’ High On Fire reviendra nous effleurer l’esprit. La spirale groovy nous envahit avec un passage plus posé en milieu de parcours et le chant bien rugueux colle parfaitement au tableau.

Les mélodies même si elles ne sont démonstrativement pas techniques sont tout simplement bien trouvées et accrochent à mort.

L’œuvre se termine sur « Blue Devils ». Le morceau flaire bon le boogie à enclume à la manière d’un blues boueux et diabolique. Les grattes sont lourdes, la rythmique fait remuer les cervicales, bref : tout y est pour plaire. L’interlude bluesy atmosphérique du morceau permet de faire planer un peu, atténuant l’aspect  mammouth dégusté jusqu’ à présent mais la boucle se referme sur un final aussi couillu que son départ.

 

Il est très bon ce EP très grassement groovy des Anversois de Your Highness. Les amateurs de stoner rock bien huilé bourré au whisky et aux amphets seront servis et l’on se délecte goulument de ces titres qui doivent sacrément dépoter en live. A noter que le combo vient tout récemment de sortir un album. A suivre !

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:23

worselder

 

AUTOPRODUCTION/ 2014

Un petit détour par le Sud de la France par le biais de ce EP trois titres de Worselder.

L’aventure se passe donc au cours de trois titres proposant un agréable mélange de rock metal thrash agrémenté de petites touches plus stoner.

« The Sickening » démarre le bal par des arpèges orientaux qui partent progressivement sur un rock metal très sautillant. On pourra penser à Godsmack mais encore à Metallica et Am I Blood. Le mid tempo est de mise et les vocaux varient d’ Hetfieldiens à d’autres plus heavy. Ce bon morceau accrocheur poussera l’auditeur à lâcher une paire de « Yeah Yeah » pour accompagner l’ensemble. Des chœurs efficaces accompagnent le chant principal tantôt plus guttural pour burner encore un peu plus et injecter une dose de fuel supplémentaire.

On passe ensuite à « Home Of The Grave » qui attaque sur un terrain heavy plus prononcé dès son départ et cette touche très 80s (notamment niveau voix) sur un fond musical qui tape plus dans le rock metal. Les vocaux death viennent ensuite booster et le jeu de question/réponse des deux voix ensuite est intéressant. Les grattes sont lourdes, saccadent et s’accélèrent avec le rythme qui avoisine un bon vieux heavy/thrash des familles avant de se conclure par un passage posé au clavecin.

Le Ep se voit finalisé par du très bon boulot sur « The Haven ». Les breaks sont prenants, les variations des genres également : on y côtoie le heavy, le thrash et un zeste de doom. De bons décalages rythmiques, des instants énergiques et d’autres plus épiques, le morceau possède son taux d’originalité.

 

Les ariègeois proposent donc un EP plutôt prometteur avec un son de bonne qualité et ravira les personnes éclectiques qui ne rechignent pas à varier les plaisirs musicaux. Une petite date Worselder / Crowling (passés récemment dans nos pages) collerait bien. Bon petit Ep !

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:11

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CORROSIVE METAL CORPORATION/ 2014

 

Les revoilà les fiers Savoyards de Chaosis. Ceux qui étaient déjà venus brutaliser nos pages par le biais d’un précédent EP « Too Late To Repent… » en proposant un death bien lourd et martial aux accents hardcore mais aussi indus.

C’est avec cet album que le combo nous propose ces dix titres ( 8 titres+ une intro et un outro) et une petite vidéo en bonus.

Les airs martiaux sont toujours présent, on retrouve toujours ce côté bien lourd et old school ainsi que des passages hardcore massif dignes d’un pit de mammouths.

A noter également que les gaillards non contents de proposer cet album couillu se paient le luxe de deux featurings : Steeve de Zuul Fx vient vociférer sur They Don’t Play Anymore » alors que Crass de Crusher (entre autres) vient gutturaliser à souhait sur « Beautiful War ».

Les rythmiques et le son lourds se retrouvent dans l’excellent « Scum Of The World » avec cette touche bien thrash qui ravira les amateurs de Testament (pour ne citer qu’eux). Les mélodies entêtantes  et le chant death burné font bon office. Le passage qui vient alourdir l’ensemble est tout simplement écrasant. On retrouve ce côté old school que l’on trouvait à l’époque chez des combos comme Sinister. Pas forcément bourrin à blaster à tout va mais avec cette brutalité mid tempo bien cinglante.

Pour y venir aux featurings, le premier se fait donc sur « They Don’t Play Anymore » avec Steeve de Zuul Fx. Le titre est bien patate et catchy. La double pédale éléphantesque tabasse, les deux chants s’accordent bien, d’un côté le chant power death et de l’autre le death bien grave. Ca pulse bien et vous écrase la trogne contre le Mont Blanc. Le final du titre lui saccadé vous explose littéralement.

S’en suit donc l’intervention de Crass (Crusher) sur « Beautiful War » et ce titre qui colle on ne peut mieux au morceau. Hyper martial, les parties alternent entre gros Panzers et mitraillettes. C’est lourd, saccadé mais également terriblement groovy. On pensera à une rencontre entre Jungle Rot et Bolt Thrower. Les deux chants s’accordent également ici en totale alliance pour vous détruire. De la bonne rage, un travail positif et une bonne variation au sein du morceau. Les rythmiques détalent, les riffs déboulent et les chants devastent.

« Suffering Of The Innocents »promet également le massacre avec ce début bien lent à la Autopsy qui galope ensuite vers le puissant groove limite hardcore qui ne laisse pas indifférent. L’excellent riff death/black scandinave du refrain reste également inévitablement en tête. Un bon titre qui tape fort encore.

On remarquera également « Fool’s Dream », titre qui a tendance à se démarquer des autres.

Une ambiance excellente très scandinave ne sera pas sans rappeler Dismember, Entombed (old), cet excellent côté sombre et pesant. Le titre possède une touche originale avec un duo de voix death et un chant féminin. L’ambiance est assez lugubre, down tempo et écrasante.

Nous avions déjà pu avoir un aperçu de cette galette avec le clip de « Doomsday » que l’on retrouve donc dans l’album. Le titre avait déjà su marquer par ses passages alternés lourd et plus thrash et cette touche très hardcore death massive. On en revient au pit de mammouths évoqué déjà plus haut. Du bon 15000 tonnes dans la face voilà l’effet provoqué par ledit morceau.

 

 

Et bien, Chaosis confirme avec cet album ce qu’il avait déjà laissé présager avec l’œuvre précédente c'est-à-dire un massacre dans le bon sens. Une lourdeur impitoyable, de la tatane gros calibre à vous scotcher au plafond. Du beau taf messieurs.

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:18

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AUTOPRODUCTION/ 2014

 

Enola nous arrive de la ville rose et s’est formé en 2010. Le groupe nous propose un EP de 5 titres où il base son art sur un mélange Post Hardcore mélodique, mélancolique, torturé, planant mais également plus brut.

Beaucoup de variations dans les styles se remarquent donc dès « The Light Fröm Below ». Démarrage aux arpèges mélancoliques donc, voix bien tourmentée avant d’alourdir l’ensemble avec des plans grattes assez mathcore. Le groove très puissant est appuyé également. Une excellente mise en bouche (à l’oreille).

« A Pilot » démarre plus lourdement avec cette rythmique tribale, cette basse bien lourde sur lesquelles s’envolent légèrement les mélodies de grattes. Une atmosphère digne de Neurosis et ces riffs dignes d’un bon vieux combo de doom death mélodique. Puis l’énergie débarque aussi lourde que puissante. De bonnes cassures de rythmes, des arpèges planants : le pilote conduit brillamment l’auditeur vers l’oubli. Il l’enfonce même à nouveau de par l’aspect costaud du final.

« The Door » s’ouvre avec des airs plus post-rock qui pourraient nous rappeler certains plans à la CxOxNxTxRxAxSxTx, chroniqués il y a quelques années dans nos pages. Un début très léger et progressif qui par contretemps ensuite s’intensifie sur quelque chose de très prenant.

On redémarre un voyage riche en émotions dès le début de « Fog » : un tempo lent, des mélodies aux arpèges emplis de spleen et ce chant clair qui colle parfaitement. Le ton se durcit ensuite empreint de folie hystérique bien brute. D’excellents breaks et une instrumentalisation accrocheuse et bien torchée prend aux tripes aussi bien dans les instants pêchus que dans les instants plus atmosphériques où le chant clair met l’emphase émotionnelle. Le morceau offre une bonne dose saisissante d’énergie, de puissance pour finaliser ce 5 titres.

« Desolated Landscapes » pose puissamment les armes avec ces riffs frénétiques, ces breaks à foison, cette lourdeur névrosée et le dynamisme global s’avèrent  bien captivant.

 

 

Enolasait taper juste avec cette galette proposée ici. Entre folie, émotion, lourdeur et puissance, les toulousains savent conserver l’attention de l’auditeur tout au long de l’œuvre. A suivre de très près. 

 

 

http://enolatlsband.bandcamp.com/

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 22:40

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AUTOPRODUCTION/ 2014

 

Un petit détour par chez nos cousins germains avec un trajet plein de groove de l’autre côté de la frontière et un très bon stoner/rock bien lourd.

Des tons doom, du bon gros rock’n’roll et de l’hypnose sur « Goathead ». Le chant varie entre burné doom rugueux et vocaux clairs.

On appréciera la touche enfumée du paysage, le passage 70s à la wah wah et des airs de Cathedral. Du bon doom sabbathien vieille école et ce final qui se fait de plus en plus écrasant jusqu’ à l’anéantissement final.

Le larsen d’introduction du premier morceau avait laissé présager que le trip serait lourd et le groove terrible de « Suns Turns Black », lui, avait prévenu qu’il serait accrocheur. La tournure plus pêchue du titre, variant sur un tempo plus appuyé assez heavy/stoner est un appel au headbang.

Une excellente ambiance bluesy se dégage de « Caravan Of Slaves » et l’air se veut de plus en plus embrumé sentant bon le végétal et le whisky. Lourd et efficace, l’esprit du blues couillu vous pénètrera aisément les oreilles et le cerveau. Les breaks sont très psychédéliques avec le retour judicieux de cette pédale wah-wah. Le séjour que nous passons outre-Rhin s’avère décidemment agréable.

L’énergie rock’n’roll de « Eyes Of The Unseen » accapare également l’auditeur pour l’emmener sur des passages variés comme ceux plus doom traditionnel du refrain qui occasionnent des mouvements de têtes automatiques.

 

 

Il s’avère très bon ce 5 titres du groupe teuton qui pourra rappeler un groupe comme Naevus par exemple. Un trip très plaisant pour tout amateur de stoner/rock doom.

 

http://facebook.com/blackwasteland

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 21:38

Huldra---Pulling-Us-Down---cover.gif

AUTOPRODUCTION/2014

 

C’est avec un deux titres qu’Huldra fait sa première apparition dans nos pages. Venant tout droit du New Jersey, le combo officie dans un Sludge agrémenté de touches plus death metal et même hardcore.

Une grosse basse bien lourde, une caisse claire claquante, une rythmique assommante et un cri guttural c’est ainsi que démarrent les hostilités du groove annoncé avant de partir sur une accélération qui dynamise bien l’ensemble. Les vocaux gravement ecorchés sont rageurs et l’ambiance générale, dansante.

Huldra peut rappeler Soilent Green dans un style certes différent. Entendons ici à cause de la variation des genres qui gravitent autour du sludge. Concernant la lourdeur constante, l’ambiance raw c’est vers une formation telle que Lair Of The Minotaur que l’on se tournera.

 

« Maintain-Detain »   tartine un peu plus dans le genre. Les grognements sont furieux, les rythmiques diffèrent tout en prenant soin de tabasser ici et là l’auditeur.

Des passages plus hardcore s’invitent boostant l’addition et parviennent à épouser des envolées planantes mais massive comme celui que nous avons sur le final emaillé de larsens dérangés.

 

 

Huldra parvient en deux titres à convaincre l’auditeur sur son emprise, son énergie et sa lourdeur. Le sludge/death/hardcore proposé, rugueux et brut confirme donc les bons avis basés sur ce combo américain.

 

http://huldranj.bandcamp.com/

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 21:42

zoe2.jpg

LX/BRENNUS MUSIC/ 2014

 

Et nous revoici dans le Nord de la France, plus précisément à Calais pour cette chronique au ton rock’nroll.

Zoe, formés en 1997 ont déjà eu le temps de se forger une expérience musicale et scénique et nous propose leur 3ème album intitulé « Raise The Veil » composé de onze morceaux (1 intro+dix morceaux) imprégnés de rock’n’roll varié et bien huilé.

Le démarrage met l’accent sur un côté vintage et psychédélique avant de partir sur un style alliant rock’n’roll, stoner et hard rock selon les titres.

On pourra mettre le doigt également sur la très bonne production de la galette et ce son bien burné.

On passe par un rock très catchy et dansant comme sur « The Wolf » avec cette rythmique qui fera taper du pied, ces vocaux aigües avec ce grain qui pourra rappeler Acrimony ou encore Sunride. Titre qui rassemblera les foules j’en suis certains lors des prestations scéniques avec ce refrain ‘sing –a- longesque ‘, genre de refrain accrocheur que l’on retrouve également dans l’excellent  « Slam Dance Union » avec ce côté boogie à la Blackstar. La force du titre se situe également dans la variation des vocaux avec la participation de Sam de Drums & Guns. Le son bien fuzz des grattes fait vibrer les enceintes et le passage planant vous permet de vous égarer quelque peu quelque part dans la nature avant de vous reprendre de force dans cette emphase dansante.

On passe aussi par l’aspect rock’n’roll/punk à la Hellacopters sur « Dusty Truck », titre bien couillu avec l’appui des chœurs sur le refrain bien plaisant.

« Roller Coaster Blues » et « Astral Projection » proposent eux une atmosphère plus bluesy avec cette ambiance whisky strip bar pour le 2ème  et ce groove infernal ou l’on verrait parfaitement Salma Hayek se déhancher.  « Roller Coaster Blues », lui, donne plus dans le stoner bluesy down tempo et lourd, poussiéreux avec ce riff répétitif qui hypnotise l’auditeur.

On notera un côté Queens Of The Stone Age dans le titre « Raise The Veil » et les excellents passages de batterie exécutés ici par Vincent (Lofofora, Le Bal des Enragés) que l’on retrouve aussi sur « Roller Coaster Blues » et « Workie Of The Despair ». Les rythmes bien ficelés et tribaux apportent une certaine patate au titre et les parties musicales poussent au headbang. On pourra noter ce petit clin d’œil sur « Don’t Hold My Gaze » et son son fuzz enivrant.

Un bon titre pour s’enchaîner des verres de Jack, se laisser enivrer par le son et swinguer sur ce titre bien chiadé ! Des breaks plus lourds violentent l’auditeur qui s’était laissé piéger par les aspects plus posés du titre.

Chapeau aussi à « Workie Of The Despair » avec la participation de Carl de Dee n Dee. Le titre est bien lourd, groovy à mort, le son fuzz un peu comme ci Nebula ou Fu Manchu tapaient le bœuf avec Orange Goblin. Le titre fait son effet et s’avère être le plus entraînant pour tous les bons gros stonerheads du coin et d’ailleurs.

« Eternal Boy » avec le guest de Jex Spector de Spermicide peint une atmosphère aux tons plus cow boyesque genre bon gros blues rock du désert. Très appréciable également.

 

Un très bon album, plein de graisse de whisky et de rock’nroll qui tient ses promesses. Catchy, groovy, alternant style ancien et style plus actuel, une bonne petite formule signée Zoé. Le Nord frappe encore bien fort !

 

https://zoestonerrock.bandcamp.com/

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 15:26

Torture-cover.jpg

 

VIOLENT JOURNEY RECORDS/ 2014

 

Allez! Départ immediat pour la Finlande avec les brutes de Torture Pulse.

Suite à un premier album « Plague Poetry », c’est un EP 7 titres très graveleux qui nous est proposé par la meute de bouchers finnois.

Nous avons ici un death metal purement old school appuyé par ce son si culte, si raw et si scandinave.

On fait dans le bien lourd et bien crade et les nostalgiques deDismember, Entombed (old), Grave et autres combos qu’il était jouissif d’écouter en cassette.

Pas de concession, juste du gros gras de jambon.

Les morceaux sont bien couverts de purulence. Prenons « Contaminated by Holiness » et ses parties bien lourdes qui vous enfoncent dans une mélasse de viscères. Un chant bien guttural et caverneux, des mélodies de grattes qui s’implantent dans votre crâne à coups de hache et les massues massives du batteur sont destructrices.

« Ride Of Deathtime » est elle très rock’n’roll avec ce côté un peu crust sur certains passages que l’on peut retrouver chez Driller Killer.

Toujours aussi lourde et percutante, la torture imposée s’avère exquise lorsque votre tête se retrouve inerte, sur le sol à force d’avoir subi la puissance de « Necrorapist » dans la face. Véritable foudre impitoyable, le titre arracherait un rictus de plaisir à un cadavre, avec toujours cette touche rock’n’roll typique des combos de l’époque.

Il est clair que l’intention de Torture Pulse est de détruire. Vous dépecer lentement au rythme de « MPA ». Titre down tempo, pachydermique, lugubre et malsain avec cet aspect crade à la Autopsy. Doom/ raw death, c’est l’étiquette que nous pourrions remettre à ce titre.

Véritable descente dans la cave d’un serial killer en pleine action, le death old school proposé par Torture Pulse vous défigurera forcément et les plaies seront très longues à se refermer.

 

Amateurs de bon vieux combos comme Dismember, Entombed, Fleschcrawl, Autposy, ce EP est pour vous et aussi pour les plus sadiques des chirurgiens.

 

https://www.facebook.com/torturepulse

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 20:51

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

Le Nord de la France (et la Belgique) reviennent dans nos pages avec Treyharsh qui nous présentent leur 1er album sorti en 2013.

Proposant un style à fond ‘core’, le groupe parvient à agrémenter également des passages plus thrash, d’autres plus progressifs, et d’autres encore plus lourds et sludge.

Des passages bien déstructurés et complexes originaux comme sur « From The Flesh Of My Ghost » avec des cassures rythmiques bien pensées, des arpèges et passages hystériques aussi bien vocalement qu’au niveau du boulot des grattes. On pensera à Mastodon sur certains passages également.

« The Gate » se referme, puissante sur l’auditeur avec cette voix core toujours aussi écorchée, ces bons gros changements de rythmes avec un groove affirmé dans les passages lancinants du titre.

Des passages plus Hardcore/ Metal avec de la bonne grosse gifle dans la tronche sont à noter comme sur « Hundred Names » qui remuerait le moshpit à souhait tout en alternant par folie avec des passages plus planants et hypnotiques avant de remettre une couche de pains dans la face. Les passages psychés ne seront pas sans rappeler Gojira.

Déstructuré et oppressant, c’est ce qui ressort du titre « Reverse » variant une première partie agressive, hargneuse et distordue avant de s’achever sur un final à la gratte acoustique qui apaise les tensions pour conclure.

« Concrete Deserts » tape dans le bon gros southern metal bien burné avec ce riff bluesy au groove incontournable. Le genre de titre lourd et festif que l’on pourrait comparer à l’hymne « Walk » de Pantera pour ce côté digne de rassembler la troupe autour d’une bonne bière. Bien accrocheur, le titre est peut être celui que l’on pourrait juger comme le plus accessible d’écoute aux auditeurs non avertis qui leur permettra d’entrer dans la gigue

« Mechanism » est aussi sujet au défoulement le travail des grattes est excellent avec  ces variations démentes mais tellement bien ficelées et les parties brutes sont bien rageuses. Entre sautillements et headbang le titre fait bonne œuvre.

« Envy No Pain » nous emmène dans une valse maléfique, un labyrinthe de structures mélodiques, une hystérie rythmique et ce chant toujours aussi rugueux colle comme il se doit.

 

Un album fou, avec un son très correct, progressivement brut, complexe et très bien travaillé voici un premier album bien prometteur. A suivre.

 

http://www.treyharsh.com/

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