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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 01:12

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

Polly Nichols, groupe d'Indie Post Rock nous présente son tout premier EP 5 titres. Je n'avais pas encore entendu parler du combo basé à Poitiers et formé en 2009.

 

Ce premier EP renferme donc cinq titres comme dit auparavant qui proposent un post rock très varié au chant féminin.

Les titres proposés parviennent à explorer des horizons aussi bien posés, alambiqués, mélancolique avec une aura quelque peu glaciale.

 

Des mélodies bien agencées où le chant accompagne avec brio les montées en puissance arrivant de manière progressive.

Le groupe parvient à faire voyager l'auditeur avec des titres où le chant, reparlons en est aussi important que la musique dans les ambiances proposées. Une richesse vocale qui pourra ravir autant les amateurs de Patti Smith (je prends pour exemple le début phrasé de « Last Waltz »), des plus récents Royal Thunder (pour les montées en puissance vocales) ou encore de Queen Adreena pour la sensualité et la folie également.

 

Le chant accompagne donc parfaitement la trame musicale très bien effectuée, aux mélodies prenantes et progressives.

On appréciera également le côté assez barré d'un titre comme « 1955 » aux structures presque psychédéliques mêlant à la fois puissance et avec toujours ce côté bien poignant.

 

Je ne saurais que vous conseiller également leur version revisitée de « Never Let Me Down » de Depeche Mode fidèle à l'originale tout en étant originale elle même.

 

Un premier EP qui ne laisse présager que du bon pour l'avenir pour ce combo très prometteur. Originalité, travail énorme sur les ambiances, rien à redire. Du bon boulot et l'on attend la suite, un autre voyage !

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 18:09

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AUTOPRODUCTION/2013

 

 

 

 

 

Et si l'on mettait un peu le cap sur l'Est et plus précisément la Hongrie ! Une terre qui m'est presque inconnue musicalement parlant à l'exception de Stereochrist ou même Moss. Crowhill Tales seront nos guides pour ce voyage avec ce « Before Birth » fraîchement sorti d'il y a quelques mois.

 

Le moins que l'on puisse dire c'est que la visite est très variée dans la mesure où le combo propose 4 titres assez long (on ne fait pas en dessous des six minutes) ornés d'éléments death metal à la base mais certains passages plus black ; d'autres plus heavy et encore certains plus atmosphériques et planants.

 

Le constat à faire au départ est l'originalité qui fait le groupe. On oscille entre des passages agressifs bien punchy et détonants comme dans « Before Birth » au début assez lugubre avant de proposer un titre détonnant alliant death, black aux vocaux assez éraillés qui n'hésitent pas à monter dans les aigüs. Une belle entrée en matière en somme.

 

S'en suit « Behind The Mirrors », titre le plus long de la galette, au début assez doom riche en arpèges, et avec cette mélancolie bien prononcée. On pourra penser qu'Anathema voire même The Blood Divine se promène dans coin. Les vocaux contribuent également à l'originalité variant les humeurs au fur et à mesure des titres. Entre un côté presque plaintif, un autre plus colérique et encore un incisif et même épique.

 

« Behind The Mirrors » est également très lourd et d'excellents breaks parviennent à enrichir cet aspect diversifié.

Chaque titre est un voyage et ce titre en est un bien agréable. Les onze minutes ne se font pas sentir et ce titre à multi facettes fait dans le bon cru. L'ensemble est donc très doom/death aux consonances épico-mélancoliques très marquèes.

 

J'évoquais le côté épique du précédent morceau, je pourrais aisément remettre le couvert avec « Narporja ». Un début très « héroïque » qui entame sur une suite très punchy de death thrash accrocheur. Des influences old school dans le chant qui tire sur le heavy/thrash de la fin des 80s début 90s se font bien sentir mais en aucun cas cela ne casse le tout.

A nouveau nous tenons là un morceau riche en breaks aux variations hétéroclites qui posent toute l'originalité des hongrois. Chaque titre je le répète est un véritable concept, une histoire, un film qui défile par conséquent ici dans nos oreilles.

 

« Torn Apart The Motion » est le titre que j'ai découvert en premier. Et par conséquent celui qui m'a fait constater de suite que j'allais avoir à faire à un groupe qui n'hésite pas à balancer l'original et décoller toute éventuelle étiquette !

Une base très heavy, ou le chant du genre y est majoritaire, mais des passages très thrash vous ramènerons sans aucun doute quelques décennies en arrière. L'épique est toujours là et les gaillards maîtrisent.

 

Les hongrois qui ont du goût lâchent leurs nerfs sur ces 4 titres. (Facile celle là) !!!

 

 

Et bien un 4 titres de heavy/thrash/death atmosphérique qui s'avère bien cool et original. Voilà un troisième combo hongrois donc que j'aurais la fierté de déclarer dans mes connaissances de groupes hongrois héhé.

Plus sérieusement, c'est un très bon voyage que l'on passe avec ces gars là, et je pense qu'autant de metalheads old school que de new school prendront avec plaisir leur ticket pour ce tour mystérieux et magique. Il ne me reste plus désormais qu'à découvrir leur précédente sortie et attendre la suivante ! Good job guys !

 

Je terminerais cette chronique en ajoutant que les Hongrois seront en tournée francaise au mois de Novembre et notamment le 16 Novembre où ils se produiront à L'Art Gressif de Lille( merci Alix pour l'orga) avec pour 'guest' Monsieur Arno Strobl. Ils y joueront avec les calaisiens de Unwanted Drunken State (un peu d'auto promo au passage ne fait pas bien de mal héhé). Je ne pourrais que vous conseiller d'aller les voir où que vous vous situiez en France (où même ailleurs).

 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 15:10

 

 

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UFO RECORDS/ 2012

 

Lyon déboule par chez nous avec God Damn qui enfument l'atmosphère de par un stoner metal gras et bien huilé aussi puissant qu'éléphantesque.

C'est l'odeur du bourbon qui prend le dessus au cours de ces onze titres qui semblent venir tout droit de Nola.

Par conséquent, amateurs de Down, vous adorerez cet album !

 

Du riff gras, un chant rugueux qui accentuent par moment des touches plus gutturales et poussées à la Phil Anselmo, du groove énorme et même l'utilisation d'un orgue Hammond. Voilà d'une part tous les éléments efficaces et accrocheurs sur un titre comme « No Way To Overtake ».

 

Les lyonnais se font un plaisir certain à jouer leurs morceaux tous vraiment bien travaillés. La formule, ayant fermenté bien longtemps dans un fût de whisky, prend bien.

 

Ca sent bon la poussière, et la lourdeur domine, même dans un titre à l'ouverture puissante comme « I Could Be Jay » où le batteur tabasse à mort variant avec des parties burnées et massives. Les variations empruntées dans les titres sont balaises et chaque moment de chaque morceau parvient à se compléter l'un l'autre pour rendre un ensemble de très haute facture.

 

Prenez l'interlude par exemple, digne d'une bande son où le cow boy se retrouve seul et abandonné dans un désert proche du Mexique. Cette dominante mélancolie frappe fort l'auditeur bien vite ressaisi par un titre comme « Legends Come Down From Us », titre complètement accrocheur, toujours aussi pesant et au groove vraiment explosif. Il y a quelques faux airs à la Corrosion Of Conformity qui font bien plaisir dans ce titre.

 

God Damn vous montre dans un titre comme « Never Look Your Fate Down » que les gaillards sont là pour vous faire bouffer du cactus par la racine. Les riffs tâchent, le chant puissant en impose et tout cela au plus grand plaisir de chaque auditeur.

 

On sent que les gars ont de la bouteille (et qu'ils ne sont pas prêts de la lâcher!). Je me souviens d'ailleurs avoir été en contact il y a bientôt dix ans voire plus avec Bij' le batteur. Ca remonte !

 

On saluera en la rementionnant l'utilisation de l'orgue Hammond qui apporte une originalité et pose une atmosphère excellente aux titres. Pour exemple « The Lambest » pour ne citer que celui ci. Des apparitions discrètes qui amènent un truc en plus à ce titre excellent.

 

Les lyonnais font bien plaisir avec cet album là. Sûr qu'ils jouent sans bouchon (un comble pour des gones), ces gaillards !

God Damn parvient à vous parachuter tout droit vers Nola en l 'espace de quelques notes, riffs, rythmes et lignes de chant. Du gras, du lourd, du burné qui plaira à tout fan de Sludge/Southern Metal avec le genre de riffs qui ne ressortent jamais de la tête. Bien puissant pour cette valeur (déjà sûre) de la scène française.

 

 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:37

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PELAGIC RECORDS/ 2013

 

Ah le post rock, il en fait des adeptes !

Et parmi les combos de haute facture du genre, on ajoutera The Shaking Sensations, combo basé à Copenhague qui nous propose ici son 2ème album sorti par Pelagic Records suivant un précédent EP sorti en 2012.

 

The Shaking Sensations porte très bien son nom dans la mesure où le groupe parvient à provoquer des sensations qui vous feraient presque trembler d'émoi. Au cours des six titres, les danois vous font voyager par des riffs ultra planants mais parviennent à renforcer le ton par certaines mélodies plus rythmées.

D'excellentes mélodies flottent par dessus l'auditeur marquées d'une mélancolie affirmée.

 

L'ensemble est très progressif et entièrement instrumental.

 

Le genre d'album que l'on se passe volontiers histoire de se calmer d'une journée pourrie, afin de respirer un peu et ne penser à rien, se laisser porter par les rythmiques enivrantes.

 

Alors on pensera sans doute à des combos tels que Godspeed You ! Black Emperor ou encore Mogwaï pour ce côté atmosphérique des plus prononcés ainsi que cette touche psychédélique.

 

Les titres sont de toute beauté, présentés par « Rocket Summer » qui est un morceau intense en émotion à l'instar de ceux qui suivent. Le côté poignant du post rock est relativement puissant et l'on se laisse planer aisément sur l'ensemble de cet album.

 

« Anchors » par exemple détient cette force pure et quasi cristalline qui font de ce second album quelque chose d'extrêmement appréciable. Ce côté rassurant, ce fait de se sentir comme bercé musicalement à tel point que je conseillerais aux fans de brutal death/goregrind de jeter une oreille ouverte à ce groupe danois histoire de voir l'emprise de cet album sur des brutes épaisses haha !

 

The Shaking Sensations possèdent une poigne sacrément costaud (normal pour ces vikings!) et l'écoute des titres les uns après les autres se fait sans accroc. Vous serez avertis que cet album est composés de titres de post rock progressif bien posés, cependant même si ce n'est pas le genre que vous écoutez tous les jours, je vous prierais de jeter une oreille à cet album excellent. Et je pense bien qu'en live la musique des danois doit avoir une force encore plus affirmée. Good Job Danes !

 

 

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http://theshakingsensations.bandcamp.com/

 

 


 

 

 

 

 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 18:25

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Oyé Oyé! Afin de pouvoir assurer correctement leur tournée, les Hongrois de Crowhill Tales  (Thrash Death Atmosphérique) recherchent des dates dans le courant Novembre 2013.

 

A noter que des dates sont déjà prévues:

 

JEUDI 14 NOVEMBRE à Orléans, VENDREDI 15 NOVEMBRE dans L'Oise, SAMEDI 16 NOVEMBRE à L'Art Gressif à Lille où Monsieur Arno Strobl assurera également les vocaux et où ils joueront avec UNWANTED DRUNKEN STATE de Calais. (Merci Riffeater)

 

Le groupe recherche donc des plans concerts les MERCREDI 13 NOVEMBRE en Allemagne ou dans l'Est de la France, et les LUNDI 18 NOVEMBRE et MARDI 19 NOVEMBRE entre Paris, Le Nord et L'Est de Paris.

 

N'hésitez surtout pas à faire tourner l'info, vous manifester auprès du groupe ou même sur le facebook de Yargla Webzine.

 

 


http:// www.crowhilltales.com/


 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:53

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TEENAGE RIOT RECORDS/ 2013

 

 

 

 

Vous êtes prêts à vous prendre une énorme baffe ? En tout premier lieu, je vous mets au défi de retenir sans vous tromper le nom de ce EP et de me le ressortir directement ! Pas facile hein ?

 

Fake Asian Rolex sont de Paris et ils balancent de la sauce piquante aux oreilles des auditeurs même les plus avertis. Une bonne grosse branlée ultra dynamique ou s'entrecroisent et trouvent l'osmose des styles tels que le grind, le rock'n'roll, le hardcore, le punk, une once de powerviolence également.

 

Neuf titres vous tabassent, vous écrasent la tête sur le trottoir jusqu'à ce que vos oreilles saignent. Autant dire que vous n'en ressortirez que salement amochés.

 

On se prend des gros riffs au groove rock'n'rollesque affirmé de par lesquels on pourra penser à du Every Time I Die, du cri écorché et cinglant un peu à la Discordance Axis, des parties folles (le mot est petit je vous l'assure) dignes d'un Dillinger Escape Plan. Pour résumer, vous allez déguster, danser, remuer et tout exploser.

 

La claque rougit la joue comme le lion rugit et en impose. Ne vous fiez pas à cette pochette toute mignonne car le chat auquel nous avons à faire dans le cd, vous arracherait et vous boufferait les yeux en un rien de temps.

 

Même si « Pew Pew ! I'm A Lasergun » semblerait presque vouloir apaiser le truc avec un hardcore ultra tordu accompagné d'une partie plus posée, quasi planante et épique sur lesquels des samples viennent de poser, l'ensemble est sans pitié. A l'image d' « Excrete Flowers » où l'on se rend compte que F.A.R. Est plus malsain que Gozer le Destructeur ! C'est super barré et agressif à foison.

 

« Did You Put Something In My Pepsi Last Night ? » fait dans la marche de rhinocéros affamé et balance également du riff sorti de nulle part qui arrache.

 

Je vous assure que l'on se prend une claque fulgurante au cours de ces 11 minutes 36 et c'est le genre de claque qui laisse des traces. Qui marque à vie, détruit tout sur son passage ne laissant que des cendres. F.A.R. mettent le feu à tout au dans ce EP ma foi très convaincant bourré aux acides violemment rock'n'roll.

 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 16:27

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

Après une apparition déjà dans nos pages par l'opus précédent (qui était déjà le 3ème) puis une interview, Un Automne De Plus sont de retour !

Devrais je dire plutôt est de retour dans la mesure où il s'agit désormais d'un projet solo mené par Rom1, Lorenzo n'étant plus de l'aventure mis à part sur deux titres de cet album répondant au nom de « 2010 ».

 

Ce sont sept titres qui nous sont proposés toujours dans une mouvance screamo/ post rock avec, comparé à l'opus précédent un côté nettement plus ancré post rock encore.

 

Les sept titres sont posés dans l'ensemble mais renferment néanmoins toujours ce côté assez brut apporté notamment par le chant hargneux qui règne.

 

Les titres auxquels nous avons à faire sont très progressif, et se trament comme de véritables bandes sons de film. D'ailleurs on retrouve toujours pas mal de samples de films, prenez « Cette Vérité Pour Son Innocence » par exemple qui démarre sur des samples accompagnés de mélodies à la mélancolie toujours aussi affirmée et ce côté également très raffiné, planant.

 

Un Automne De Plus parvient toujours à balancer de l'émotion qui prend aux tripes et qui en vient, d'ailleurs. L'ensemble des titres ne font pas dans le bourrin ni dans le brutal mais ils s'enchaînent parfaitement au gré de leur écoute. Les titres possèdent un impact assez énorme. J'ai une certaine préférence pour « UTPPV2 » qui comme dit auparavant déchaîne la rage de manière progressive.

 

L'album est un très bon jumelage de mélancolie, colère et d'une atmosphère planante à souhait.

Pour en revenir à l'utilisation des samples, ils reflètent parfaitement l'image et la touche propre à Un Automne De Plus faisant partie intégrale des morceaux, j'oserais même presque dire qu'ils font office d'instrument à part entière.

 

Encore un très bon effort d' U.A.D.P. qui continue à faire son petit bonhomme de chemin sur le sentier éthéré de la désolation. Les ambiances qui se dégagent des titres sont excellentes, planantes et prenantes et l'on ne peut que saluer l 'effort fourni ainsi que le résultat qui en émane. Les amateurs de Post Rock apprécieront ce 4ème opus d'U.A.D.P. Toujours chanté dans la langue de Molière ! .

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 00:42

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2012/Noisehead Records

 

Forgotten, qui nous vient de Turquie, est un one-man band qui sent bon le groupe culte. D'abord, parce que justement, il vient de Turquie. Vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes turcs ? De métal, s'entend. Ensuite, et surtout, parce que son initiateur est un passionné qui, après avoir sorti deux démos, au milieu des années 90, s'est fait oublier presque dix ans pour mieux resurgir récemment et refaire parler ses émotions et ses riffs. Pas si éloigné que ça de son -légendaire, pour le coup- compatriote Pentagram, Forgotten et son 13 Martyrs viennent ainsi vous apporter un réconfortant heavy teinté de doom, qui transpire l'honnêteté, le savoir-faire et l'inspiration. De l'inaugural « Conquer », qui donne envie de se réécouter le Nightfall... de Blind Guardian, à l'épilogue nommé « Shadows », pas un titre ne donne envie d'être ailleurs, de passer à la suite ou d'aller planter des aubergines dans son potager, ce qui n'est pas un mince exploit, car il faut avouer que l'étiquette « heavy metal » sous-tend bien souvent clichés, caricatures voire ennui, à part quand elle est arborée par un groupe inspiré, tel que Grand Magus par exemple. A l'instar de l'une des sensations métal de l'an dernier, Tolga Otabatmaz, remarquable guitariste, a su insuffler dans sa musique un esprit, une âme qui remue cent fois plus les sens que 99% des combos estampillés « heavy » (allez, à vous, faites le calcul maintenant... « Soit le groupe F qui remue les sens 100 fois … »), en intégrant une dimension épique et des éléments sombres et mystiques à ses compos, capables d'évoquer un monument comme, disons, Solitude Aeternus. Un rapide coup d'oeil sur les influences du lascar confirme d'ailleurs nos allégations et présomptions : en effet, si on retrouve bien la présence de groupes de heavy plutôt traditionnel (largement sous-représentés), on compte bon nombre de formations plus « occultes » (Black Sab', Venom, Celtic Frost, Candlemass, Cathedral, Witchfinder General...), thrashy (les Teutons Sodom et Destruction, ou toute la clique de la Bay Area première époque, Metallica, Testament...), death (Death justement, Obituary) et de manière générale beaucoup d'entités portées sur la noirceur mais également tournées vers l'innovation et/ou l'expérimentation (Septic Flesh, Amorphis, Orphaned Land, Faith no More, et deux groupes proches de l'univers de Forgotten : Bal-Sagoth, dont on retrouve les ambiances ici et là sur 13 Martyrs (le clavier!), et Rotting Christ, dont les Turcs ont repris le « Sorrowful Farewell »). Pour être parfaitement complet, la présence de Joy Division dans cette liste d'influences achève de nous convaincre que le côté sombre est plus que prégnant chez l'ami Tolga, tandis que la revendication de l'héritage folk music (turc, entre autres) rappelle (et explique) immanquablement certains passages de ce premier full-length et l'utilisation ponctuelle de certains instruments traditionnels, à moins que cette impression ne soit l'oeuvre de ce versatile clavier (mentionnons au passage que le sieur Otabatmaz s'est entouré de musiciens de session pour enregistrer l'album). Il ne fait aucun doute que nous essaierons d'en savoir plus très prochainement au sujet de ces derniers détails et de bien d'autres, par le biais d'une interview qui s'impose vu le profil de « die-hard fan » du géniteur de Forgotten. En outre, pour rebondir sur ce constat et dans le même temps conclure cette chronique, sachez que le titre de l'album et le contenu des paroles revêtent une forte consonance historique et mythologique, ce qui constituera un autre sujet de discussion pour une éventuelle entrevue. Quoi qu'il en soit, franchissez sans plus attendre le pas, quitte à délaisser pour un temps un ou deux autre(s) artiste(s) plus gros et plus convenu(s), et partez à la découverte de cette terre inconnue qu'est 13 Martyrs, qui saura vous transporter et vous faire voyager, vous séduire à coups de plages éthérées et d'attaques incisives, portées par une voix (claire, toujours) de haute tenue. De toute évidence, l'étape suivante sera alors l'attente religieuse de la suite des aventures de ce groupe tout à fait... Unique.

 

 https://www.facebook.com/forgottenankara 

 

http://www.noiseheadrecords.com

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:18

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2013/Pelagic Records

 

Et un nouveau Terminator endorsé par Pelagic, un ! Voici le nouveau mastodonte apocalyptique du label allemand, un cyclone sévissant quelque part entre sludge et post-hardcore et qui bénéficie d'une aura maximale au vu des antécédents de son géniteur, qui n'est autre que Thomas Liljedahl, chanteur des mythiques Breach, responsable intégral des compos de The old Wind (au sein duquel il tient le micro et la guitare... Oui oui le Suédois est ambidextre) et rejoints ici par deux autres de ses anciens collègues à la basse et à la gratte, la 3e gratte étant assurée par Robin Staps (fondateur de The Ocean, ainsi que de Pelagic Records, et fan inconditionnel de Breach) ; le groupe est par ailleurs complété par le batteur Karl Daniel Lide'n, également responsable du projet Vaka, qui après vérification et investigation plus poussée semble mériter la plus haute attention (post-metal avec piano... Testez « I of Everything », vous ne serez pas déçus!). Bref, The old Wind a tout du all-star band, et tient pleinement son rang au vu de la qualité des six pavés lancés dans ma vitrine ce matin par ces hooligans suédois cagoulés (et leur acolyte allemand qui faisait le guet à quelques mètres de là).
Le sludge est un style qui n'est pas à la portée du premier venu, et il m'a d'ailleurs fallu bien des péripéties, au fil des années, pour que mes oreilles daignent accepter de supporter ses effluves plus de 30 ou 40 secondes. Si je ne suis pas encore tout à fait rompu à des exercices diaboliques comme l'écoute de la discographie complète d'Eyehategod ou d'Iron Monkey, je suis devenu avec le temps un grand fan de formations ayant pris soin d'ajouter un minimum de vaseline quand ils soignent votre popotin avec une poignée de graviers, les almighty Crowbar étant à mon sens les chefs de file de ces brutes « sanguinaires mais pas trop ». C'est ici à cette seconde catégorie d'assassins que nous avons affaire : des gentlemen qui prennent un malin plaisir à vous torturer à coups de vocaux de petits baigneurs du Styx et d'ambiances à décapiter des boucs mais à le faire en vous prodiguant moults massages enivrants et en vous délectant d'Irish Coffee et d'After Eight.
Feast on your Gone est ainsi un mélange de beauté malsaine et de sulfureuse lourdeur, qui se tient prêt à vous submerger sans toutefois vous noyer. Le rythme, jamais soutenu, mais jamais pachydermique non plus, vous permet de vous plonger dans l'ambiance la tête la première en vous délectant des atmosphères propagées avec rage et savoir-faire, sans avoir la tête comme une passoire en raison d'une trop grande vélocité, ou être pris de baillements compulsifs en ne rêvant que d'une chose, zapper ce riff de 22 minutes pour découvrir si l'herbe est plus verte au titre suivant. Ce mid-tempo perpétuel sert en effet à merveille les six morceaux au son écrasant, aux lignes de guitare cisaillées, au chant possédé et vindicatif, faisant de FOYG la bande-son d'une magnifique balade à la fois emprunte de noirceur et d'énergie positive (malgré la teneur pour le moins grave des paroles).  Une fois n'est pas coutume, bien malin qui pourrait dégager une chanson du lot pour en faire le porte-étendard, la vitrine de cet album, l'ensemble se tenant à merveille et faisant émaner une impression de parfaite homogénéité. A ce titre, la cadence extrêmement régulière vient apporter de l'eau à notre moulin : impossible de préférer ce brulôt ultra-rapide ou ce titre mystique hyper-lent, la star ici, c'est le skeud dans son entièreté, rien ne vient entâcher l'impression d'ensemble, rien ne vient ternir le sentiment général de réussite, la sensation d'excellente, ce côté intouchable qu'on ne peut que se résoudre à accepter tant Feast on your Gone s'apparente à une œuvre, tout simplement, et non à une succession de morceaux destinée à former un album par la grâce de Dieu, en espérant que ça passe, que ces titres cohabitent avec bonheur, plus par hasard qu'intentionnellement. Une œuvre, donc, qui ne se connaît aucun rival, qui soutient la comparaison avec n'importe quelle référence du genre, et même au-delà, qui ne saurait reconnaître la supériorité d'aucune d'entre elles, la faute à une expérience trop prégnante du géniteur de ce projet (et de ses comparses) appelé à devenir culte, à une aura trop développée, mais aussi à une science de la composition rarement observée et à une propension naturelle à exprimer ses sentiments sur le fil du rasoir, le tout avec ce qui ressemble fort à une aisance déconcertante et, last but not least, avec une simplicité qui force l'admiration. En une grosse demi-heure, Liljedahl et The old Wind assoient leur monde et forcent le passage de ce dernier directement vers les sommets. J'ai arrêté de miser de l'argent depuis belle lurette mais si je devais le faire aujourd'hui, je lâcherais sans sourciller quelques billets pour parier que vous aurez toutes les peines du monde pour trouver un observateur plus ou moins avisé disant du mal de Feast on your Gone de quelque façon que ce soit...

https://www.facebook.com/Theoldwind 

http://pelagic-records.com/

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 14:36

 

 

 

Nouveau clip pour les Dunkerquois d' A FAILING DEVOTION (déjà passés par nos pages): "The Fallen" et ce clip est réalisé par Arno Salek (un nom qui nous parle bien à nous, vétérans de la fac d'Anglais de Boulogne! Wipwizent!).

 

A noter que le groupe recherche actuellement des concerts dans le Sud:

 

"

"Nous recherchons actuellement 2 dates le mercredi 16 octobre et le jeudi 17 octobre dans le sud (Montpellier, Toulouse...), Sud-Ouest (Bordeaux, Nantes...) ou Nord-Ouest (Rennes, Rouen...) pour le groupe A FAILING DEVOTION. Merci par avance pour votre aide. Vous pouvez nous joindre pour connaître les conditions sur booking@naonoise.fr mais également en MP . "


 


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