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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:46
ASA-NOIR - 'Fall Of The Idols

WormHole Death/ 2014

 

 

Ce sont sur les terres glaciales de la Finlande que nous allons nous aventurer aujourd'hui avec Asa-Noir qui proposent cet album de dix titres axés sur la mythologie scandinave dont une intro (et une outro) riches en orchestrations et passages variés.

 

Les mélodies qui composent « Fall of The Idols » sont assez guerrières tout comme les rythmiques qui martèlent. Les chants alternent un chant clair qui pourra rappeler Sentenced et des vois death/black. L'ambiance est très épique, renforcée par les claviers qui y apportent encore plus de grandeur, incluant même un côté assez folk (qui pourra plaire aux amateurs de groupes comme Moonsorrow par exemple).

 

« The Cosmogenic Process » démarre sur des riffs décalés par rapport à la rythmique. On pourra penser aux excellents Einerjer pour cet aspect déstructuré mais néanmoins épique. Le clavier cristalin accompagne les lourdes notes de guitares et le chant narre la saga sur ce ton éraillé.

 

On appréciera amplement la facilité des morceaux à conter chacun une histoire. Les parties symphoniques s'avèrent costauds et l'on imagine aisément un film relatant cette histoire de Loki avec l'aspect belliqueux en sus.

 

Pour prendre un autre exemple, « Naghlfar Lounge Music » s'impose comme terriblement catchy avec cet excellent refrain, cette rythmique fougueusement galopante, les breaks enrichis par les nappes de clavier, l'ensemble dépeignant parfaitement les ambiances.

 

Le bon point d'Asa-Noir réside également dans l'art d'enchaîner des parties bien puissantes et dynamiques comme dans « Torn By Thorns » à d'autres plus posées. Les décalages rythmiques entre guitares et batterie sont effectués brillamment, les parties orchestrales apportent énormément de relief un peu à la manière de The Vision Bleak et le résultat est plaisant.

 

Asa-Noir sait avec cet album poser les armes adéquates et le death mélodique et symphonique est vraiment de bonne facture : épique, varié et riche.

 

 

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 23:26
Breakhead- "Human Perdition"

AUTOPRODUCTION/2014

 

 

Cela faisait un petit moment que nous n'étions revenus dans la région Nord/Pas de Calais et pour la peine, il y aura un Calais puisque Breakhead en sont originaires.

Les cinq gaillards proposent leur tout premier jet ici. Un premier EP de quatre titres constitué d'un Metal/Hardcore balancés dans un esprit D.I.Y.

 

Ce que l'on pourra constater dès le départ, c'est l'atmosphère bien lourde qui englobe les morceaux. La rythmique sait varier au gré des titres tout en maintenant l'aspect massif, le son des guitares et basse charge bien la mule également et le chant guttural death enrichit l'ensemble déjà bien burné.

 

Les influences purement Metal sont bien prononcées dès le début de « Bullet Time », bien lourde avec cette ambiance guerrière que ne renierait pas Amon Amarth. De bonnes variations avec notamment cette alternance sur un gros passage lourd et groovy. On saluera (d'ailleurs tout au long du EP) le flow du chant parfaitement bien posé et fluide.

Les styles savent varier entre un death metal bien lourd, des passages plus épiques limite viking metal, un passage pesant down tempo hardcore relayé par un autre qui ferait galoper un mulet.

 

« Human Perdition » démarre sur des mélodies plus death metal mélodique à la scandinave, et que dire mes aïeux de ce break lourd et efficace qui précède une partie plus heavy/black/rock.

Les titres sont riches en styles différents et Breakhead ne se contente pas d'en faire un simple patchwork. Les alliances se font naturellement et ce sans choquer grossièrement. Le final du titre parvient également à foutre la patate avec la bonne double qui mitraille.

 

« Adrenaline Rush » propose le bien énergique aussi et alterne sur des passages avec un groove des plus appréciables. De très bons changements vocaux sont à noter, oscillant entre le death gravement guttural et le black. Un titre qui met d'entrain, sévèrement accrocheur, un véritable appel au combat.

 

C'est « S.A.D. » qui clôt l'affaire. Les mélodies sont bien ficelées, le flow toujours aussi efficace, la basse accentue bien le côté éléphantesque et les rythmes alternent à bon escient. Les membres remuent uns par uns nerveusement sur les moments plus hardcore agrémentés de choeurs, une bonne envie de bastonnade et de défoulement. Un bon petit solo vient augmenter le côté épique du titre qui vient s'achever avec grandeur.

 

Un très bon premier jet, varié et riche en influences. Vingt minutes pendant lesquelles on ne s 'ennuie pas dans ce Metal/Hardcore qui rassemblera les amateurs de Lamb Of God, Amon Amarth (pour ce côté lourd, épique et guerrier) ou encore Hatebreed. Le point fort réside dans les bonnes variations, il est d'ailleurs vrai que les breaks aident. Bon boulot !

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 22:50
ANTIGONE PROJECT- "S/T"

SAMLA MUSIC/ 2014

 

 

Les Parisiens d' Antigone Project débarquent par ici par le biais de cet EP quatre titres officiés dans un registre electro pop/rock.

Les ambiances au synthé prédominent sur un rythme mid-tempo dans l'ensemble.

On pensera à des influences telles que Depeche Mode sur certains passages ou encore Paradise Lost époque « Host »(notamment au niveau vocal).

 

« Alphabot »par exemple propose une atmosphère progressive avec cette mélodie répétitive démarrant lentement avant que le morceau ne vienne s'achever sur des choeurs.

 

« Lux Machinae » s'impose comme plus dansante, introduite par les premières lignes de chant qui peuvent rappeler le début du refrain de « Seven Nation Army ». Le titre reste en tête avec des mélodies accrocheuses, une basse bien présente, des nappes de claviers plutôt sympathiques et ici la montée énergique s'opère également progressivement.

 

S'en suit « Egolist » chantée dans la langue de Molière avec ce côté très 80's/New wave qui pourra rappeler « Fade To Gray » de Visage, par conséquent, l'atmosphère fera se remuer les plus férus du genre. Un break en arpèges vient découler sur une partie plus prononcée tant au niveau du chant plus énergique que de la lourdeur des guitares.

 

« The Voyager » propose également son lot de mélodies entêtantes avec ce passage de synthé déjà présent en guise d'introduction. Le ton est toujours électro pop/rock, les nostalgiques apprécieront.

 

Un Ep sympathique proposé par Antigone Project au son très propre qui ne manquera pas de faire danser nos lecteurs les plus éclectiques.

 

 

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:24
ART 238- "Atavism"

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Nous allons nous aventurer désormais sur des sentiers plus indus death black metal avec ce cd trois titres d'environ vingt minutes proposé par le combo français d' Art 238.

 

« Repressive Evolution » démarre les hostilités. Le titre est bien varié en ambiances passant par une atmosphère electro/indus des plus glaciale et le metal les accompagnant varie entre le violent avec du bpm en rafale et des passages plus planants.

Le death/black metal proposé est bien technique et entrecoupé de breaks très intéressants. La touche Diabolicum se fait bien sentir et les rythmiques oscillent entre folie et finesse, entre techniquement barré, incisif et brutal. De grosses dissonances posent également un aspect plus oppressant.

 

« Mephetic Mephisto » poursuit diaboliquement et avec un départ aussi malsain que brutal. Les voix varient entre black et death et les rythmiques dévastatrices se font ensuite plus lourdes et martiales. Les nappes de clavier apportent elles un côté planant et spatial alors que la violence opère sévèrement burnée. La tension s'apaise ensuite laissant place à un passage plus flottant où l'auditeur se laisse happer par les mélodies mélancoliques.

 

Le dernier morceau se voit enrichi d'un invité et ce n'est pas moins que Mr Slo (que nous avions déjà eu dans nos pages par le biais de Smohalla et The Overider) et l'ambiancedu titre est barrée et l'on pourra se remémorer l'aspect martial des vieux Ministry avec biensûr toujours cette touche death/black.

Les arrangements des chants sont bien agencés, l'un soulignant l'autre avec brio. Les passages énergiques sont explosifs et la hargne domine rageusement.

 

Un très bon cd proposé par Art 238, qui envoie comme il le faut. Trés glacial et violent, le black/death industriel puissant du combo ravira les amateurs de Diabolicum, Mysticum et Aborym pour ne citer qu'eux.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 22:30
A FAILING DEVOTION- "The Fallen"

M&O MUSIC/ 2014

C’est Dunkerque cette fois qui vient frapper lourdement à nos portes. Déjà chroniqués dans nos pages avec leur précédent EP, les voici qui nous proposent leur premier album de dix titres dans une lignée toujours metalcore mélodique et efficace encore plus énergique et plus varié que l’opus précédent.

Les gaillards n’ont rien perdu du côté mélodique entêtant. Prenez « Devotion » avec de bonnes petites variations. Entre lourd/sombre, plus épique et plus dynamique, le titre est joué de manière très carrée, preuve de beaucoup d’expérience acquise. Le chant bien enragé colle bien à l’ensemble, les gutturalisations sont bien placées et les parties plus hurlées arrachent bien.

Le titre éponyme « The Fallen » envoie bien le bousin également. Le batteur envoie à cœur joie, les grattes se complètent bien. On pourrait penser facilement à Killswitch Engage pour l’alliance des passages lourds et de ceux plus sing-a-longesques (et plus mélodiques).

Le côté émotionnel est bien ancré dans des titres tels que « No Regrets » ou la plus planante et originale « My Cross ». Bien entendu, l’émotion se fait plus par le biais d’arpèges et de passages plus posés mais l’énergie est toujours de mise. Cette énergie qui se dégage est très constructive et renforce le côté accrocheur de la formule.

On pourra apprécier le fait qu’A Failing Devotion propose ce qui peut se rapprocher d’un Metalcore par le côté mélodique et n’use pas de chants clairs qui pourraient venir gâcher le côté pêchu. Ils conservent ainsi l’attention de l’auditeur avide de son burné.

« One Way To Survive » va ravir les avides amateurs de mosh-pit. Ca bastonne bien sec à coups de double pedale, de riffs saccadés et d’un chant bien puissant avant de venir poser un passage plus planant. Ce titre qui ouvre l’album (juste après l’intro) peint déjà donc bien le tableau sur lequel les dunkerquois ne font pas dans la dentelle.

« Opium » est assez détonnant également dans son impact. Des breaks appréciables, des rythmiques qui assomment, une puissance globale qui tabasse.

La palme d’or du morceau le plus catchy de l’album revient à « Shameless » riche en variations et avec ce refrain qui reste en tête telle une sangsue dans un bain de sang.

On se prend un bien bon pied à l’écoute de cet album proposé par les Nordistes. Tellement accrocheur que même si tu es le mec le plus flemmard qui ne bouge jamais, tu mets le cd, tu te dis je ne bougerais pas mais t’as l’corps qui bouge. De l’énergie, de la mélodie, de l’accroche, du bon taf !

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 17:15
BROKEN DOWN - "First Spit"
ALTSPHERE PRODUCTIONS/ 2015

Broken Down est un ovni propose par Altsphere Productions, label déjà mis en avant dans nos pages avec Wizard’s Beard, Carcharodon, Surtr etc…

Intrigué par les divers retours que l’on a pu voir de part et d’autres sur le net, je me suis demandé à quelle sauce j’allais bien pouvoir déguster la galette. Comme il faut toujours se faire son avis par soi même, je m’aventure donc à cette découverte.

Officiant dans un style très original, on retrouve dans ce one man band des éléments doom, indus, groove metal, une pincée de death (sur certains vocaux), en bref voilà déjà un cocktail qui fera fuir les plus fermés d’esprit.

Car l’écoute des sept titres demande un minimum d’ouverture. Il est sûr que ce projet ne rentrera pas dans le star system (et l’intention n’y est certainement pas) mais le mérite se pose sur le fait de proposer quelque chose qui ose, qui ne va pas cloner untel ou untel, se faire plaisir avant tout avec cet esprit D.I.Y. jenfoutiste, et tout le charme réside ici.

Une boîte à rythmes guide donc les mélodies de gratte et de basse, vocalement le chant clair est très doom traditionnel bien éthylique, des passages sont plus murmurés et des gutturalisations viennent violenter le bazar.

Nous évoquions le star system ci-dessus, Broken Down s’y attaque par le biais de deux parodies rigolotes d’Eiffel 65 et de Boney M. (« Doom » et « Like a dirty witch, Daddy Doom »).

Un tempo lent et lourd agrémenté de la froideur industrielle et de variations vocales viennent composer « Doom ».

« Like a witch, Daddy Doom » fera danser le disco funéraire à tous les plus doomeux d’entre vous. Tempo bien lent, atmosphère froide et sombre, les esprits obscurs se rassemblent pour invoquer le grand Disco Stu.

« A Pill Hard To Swallow » est bien catchy dans le genre. Mid tempo avec un esprit bien old school, c’est du bon whisky qui se degage du tout. Des appuis vocaux death, l’ambiance est bien rock’n’roll. Le final sautillant qui pourrait rappeler Prong fout bien la pêche.

« On The Way To Be Yourself » démarre à l’acoustique, propose des riffs simples mais entêtant et enrage l’ambiance sur des parties plus black/death. Le titre aussi original qu’intéressant balance des variations vraiment sympathiques.

« Southern Wave Goodbye » fait office de final instrumental très hispanisant et vous téléportera en compagnie de Doom Diego De La Vega.

Il fallait oser et il l’a fait. Je conseille l’album aux personnes ouvertes d’esprit, pour sûr vous en serez ravis. Le sentiment qui se dégage est vraiment positif et l’esprit Do It Yourself est à saluer. Bien joué !

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 23:07

TOX044 Putrid-Offal Artwork 480x480

 

KAOTOXIN RECORDS/ 2014

 

Putrid Offal! Voilà un nom qui va faire se redresser bon nombre de death metalleux amateurs d’old school.

Non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien du combo nordiste qui apportait grand joie sur les cassettes audio (entre autres) au début des années 90. On se souviendra par ailleurs du split culte avec Exulceration.

La petite galette que nous avons ici fait un peu office d’avertissement à toute âme sensible de la part de Kaotoxin : Putrid Offal sont de retour vingt ans après avoir mis à tripes et à sang la scène death/grind de l’époque.

Proposant quatre titres (dont trois fois « Suffering » et « Livor Mortis »), le résultat est bien dégoulinant.

Les fans seront invités à un flashback avec « Suffering » dans sa version originale, et nous retrouvons deux autres versions actuelles (2014) : une version démo et une autre.

Le son est nettement plus boosté mais la crasse ambiante n’a pas perdu de sa putridité. On retrouve ce bon gros côté à la (old) Carcass ou encore Haemorrhage. De bonnes grosses mélodies bien lourdes, et les voix bien vomissantes alternant entre gros guttural death et plus crié et expectoré.

« Livor Mortis » tout aussi malsain alterne les blasts et la double pédale bien barbare avec des grosses parties plus rock’n’roll accrocheuses à base de bons gros riffs qui tâchent.

 

Ils sont de retour à la plus grande joie des nostalgiques et avertissent donc ici qu’ils sont bel et bien là pour en découdre via leur death/grind poisseux. Prochaine étape avec l’album sorti récemment « Mature Necropsy », toujours sous la bannière Kaotoxinienne.

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 23:47

ACOD.jpg

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Cap sur le Sud avec les Marseillais d’A.c.o.D. qui ne démarrent pas dans le milieu puisque formés en 2007, ils ont déjà sorti deux albums.

C’est ici un E.P. de cinq titres intitulé « Another Path… » que nous propose le groupe est la qualité du son est notons le frappante. Chaque instrument a sa place, les vocaux bien dosés, c’est fort appréciable déjà.

C’est par le biais d’un métal hybride que les gars nous font voyager. On y trouve du bon gros death thrash brutal, du black, des passages plus heavy, le tout riche en mélodies vieille école suédoise et un blast qui vous réduit en bouillie.

La double pédale redouble de puissance sur « Black Wings » qui ne sera pas sans nous rappeler ces bons vieux Soilwork sous amphets. De bons passages plus épiques viennent varier et l’aspect mélodique prédomine. Les vocaux varient également de death à un peu plus ‘core’. Le côté accrocheur du titre est envoûtant avec ce refrain, ces chœurs et cette énergie.

« Abuse Me »tabasse autant qu’elle varie, agrémentant les plaisirs avec des breaks sautillants, saccadés, des mélodies énormes et une double pédale qui se fait plaisir. Le travail est bien carré, les soli bien exécutés : les bases sont très solides. Le final du titre s’apprécie de par l’ambiance épique véhiculée par les riffs et le chant.

Le début d’ « Another Path » ravira les amateurs de Gojira et la suite propose de bons gros changements avec pour exemple les chants, death pour l’un et plus hurlé pour l’autre. Le chant clair intervient également pour nuancer l’atmosphère. Ce titre, qui fait guise d’ouverture du cd, détonne déjà bien.

Le début d’  “Unleash The Fool” est excellent et met en joie. Le morceau, toujours aussi riche en riffs mélodieux s’avère explosif. On pourra penser à Scarve également. Les riffs nous ramènent vraiment 15/20 ans en arrière avec un son et une puissance actuelle. Bigrement efficace.

Et ca se termine avec « Words Of War » avec l’ambiance assez black metal du début. La rythmique martiale du refrain « Words of War » est vraiment écrasante. On trouve du bon gros thrash des familles, du death lourd, du black, du vocalement plus épique, des notes de violons : en bref, le morceau est aussi original que réussi.

 

C’est un peu le cinq titres que l’on propose dans toutes les chaumières, histoire de les exploser et d’en faire enfin sortir les trois petits cochons. A.c.o.D. parviennent puissamment à continuer à faire leurs marques. On attend donc la suite avec impatience !

 

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 22:44

ja

AUTOPRODUCTION/2014

 

Direction la Bretagne, avec les Rennais de Jackhammer qui proposent leur premier EP cinq titres avec un southern metal stonerisé très lourd qui prouve que les bretons sur cette galette sont chauds comme la Breizh.

Ce sont cinq titres totalement imbibés de whisky qui nous sont proposés, proposant des passages assommants et d’autres plus énergiques et dansants.

Pour évoquer le dynamisme, nous évoquerons le titre qui ouvre le bal : « No Place For Reason » qui s’avère comme la plus énergique. Le bon boogie qui décape avec des grattes lourdement mélodiques. Niveau voix c’est bien couillu. On pourra penser à Kill II This sur les parties chantées on ne s’en tiendra pas qu’à ce groupe au vu des riches variations niveau chant. On pourra évoquer outre les sonorités ‘Anselmiennes’ les hongrois de Stereochrist. D’ailleurs les compos proposées seront dans l’esprit dudit groupe.

L’ensemble qui suit donc nous offre une ambiance plus mid-tempo avec une lourdeur affirmée comme dans « Serial Fucker » avec sa rythmique assommante et cette ambiance plus massive alternée par un break très sabbathien. On appréciera les bons gros soli de wah-wah posant une variante plus seventies.

« Lady Rider » s’impose plus bluesy dans l’esprit. Le chant et le trip ne seront pas sans rappeler Boogieman, autre excellent combo défunt. Toujours aussi pesant niveau rythmique, les grattes alternent bien les riffs toujours aussi entêtants et le groove de la basse qui nous entraînera dans une autre gigue lors d’un break efficace. Très lourd et enfumé, on appréciera également la touche un peu grungy du titre.

Touche que l’on retrouvera également dans le titre suivant « Swindle » mais le genre de grunge qui a su manger un peu de Black Label Society au petit déj’. C’est très catchy, et l’on se plaît même à planer en milieu de titre avec cette atmosphère plus légère avant de revenir sur l’ensemble lourdement énergique avec cette mélodie qui se répète.

Pour terminer, « Human » vient se démarquer avec cette ambiance très poussiéreuse, ce début acoustique et ce down-tempo élèphantesque. On varie à nouveau sur un son clair et ce trip country blues. Il ne serait pas étonnant que le nom de Beaten Back To Pure vous vienne en tête, niveau ambiance on y est. Du Jack, de la poussière, l’odeur d’essence et de cuir de motard y sont. Les variations de style également rappelleront les gaillards de La Nouvelle Orleans.

 

Un excellent EP proposé donc par les bretons, groovy et accrocheur qui doivent dégommer plus d’un pneu sur scène. A s’écouter d’une lampée avec un bon bourbon.

 

http://www.jackhammer-stoner.com/

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:08

spectral-haze-iev-transmutated-nebula-remains-1400.jpg

SOULSELLER RECORDS/ 2014

 

Messieurs, dames: Spectral Haze!

Ils nous arrivent du grand Nord et plus particulièrement de Norvège et c’est avec un album totalement space doom rock qu’ils s’apprêtent à nous faire voyager.

L’ambiance très fuzzy s’impose dès le départ de « I.E.V. I- Circumambulating Mount Meru », titre instrumental où la basse lourde se présente comme gargantuesque avec que des sonorités et dissonances spatiales, la wahwah fuzzy de la guitare et ce riff en boucle laisse prévoir du lourd et du planant.

Le groove flotte et perdure avec l’arrivée de « Mercurian Mantra » où l’on découvre la voix qui elle aussi en impose pas mal de par son originalité dans ses variations.

J’entends par là que l’ambiance globale, l’instrumentalisation donne dans le bon gros space rock très stonerisé alors que la voix est plutôt dans un registre doom traditionnel. L’ensemble colle bien et le psychédélisme général pèse bien lourd. On est en plein trip à l’écoute, la voix durcit le ton sur des aspects plus gutturaux par intermittence.

Les rythmes varient alors que l’atmosphère enfumée plane tout au long de ce morceau (et de l’album également) de plus groovy à plus posés. Les riffs efficaces s’en donnent à cœur joie à nous amener tout droit vers les seventies, pour sûr que les amateurs de plantes vertes apprécieront ce combo norvégien.

« Black Gandharvas »ensuite démarre lourdement avec cette batterie assommante, hypnotique, accélérant le rythme au fur et à mesure pour vous emmener dans une spirale brumeuse avant d’amener un groove très dansant. Le chant un peu en retrait appuie l’aspect hypnotique du tout. C’est entraînant et le nom d’ Hawkwind pourra aisément caresser l’esprit.  On tombe aisément sous le pouvoir de la Haze, on se laisse transporter et l’on ne remarque pas que le morceau dure presque onze minutes. Un excellent boogie psychédélique en somme.

« I.E.V. II- Observing The Centre Of Infinity » intervient comme un interlude instrumental qui apporte une bonne continuité à son prédécesseur avec cette rythmique très prenante, et ce côté bien « jam » limite desert rock.

« Descent Through The Intravoidal » démarre de manière plus énergique, redynamisant un peu plus l’ambiance. Ca doome bien, avec un excellent break comme on peut retrouver sur les premiers albums de Witchcraft, et l’on se retrouve sur la planète Spacedoom sans s’en être rendu compte. Avec ce petit côté Saint Vitus, on évoquera plutôt ici un Saint Venus.

Sans transition « Triads and Trishulas » vient, déjà, conclure l’album avec ses seize minutes. On part sur une base doom très lourde et très lente avec une prédominance instrumentale et rythmique et ce ton très grave. Le rythme varie au fur et à mesure en space rock mid tempo. On se laisse prendre au jeu en remuant la tête, on se laisse guider, conduire et planer, on laisse la musique prendre le contrôle et le trip faire son effet.

Ca accélère et ca donne bien et le côté desert space rock revient à la charge avec d’excellentes interventions de gratte soliste qui pose de bonnes variantes. La basse en impose également toujours autant, la batterie fait voyager dans l’espace à coups de cymbales et un Mars.

 

Spectral Haze, messieurs, dames. Voilà, les présentations sont désormais bien faites. Le groupe norvégien ravira les esprits les plus enfumés d’entre vous, les âmes les plus psychédéliques, les amateurs de bon gros doom space rock d’une autre planète, en bref, un excellent voyage à tenter.

 

link

http://spectralhaze.bandcamp.com/


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