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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 22:35

Spread_Your_Venom.jpg

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Amis de la castagne, du brutal et rageur approchez vous histoire de goûter un peu à la droite de Tetrazepam, combo basé dans le Sud Ouest qui balance un hardcore metal des plus énergiques.

 

Venez coller vos oreilles sur ce premier EP six titres, sorti il y a deux ans déjà et qui possède un puissant groove qui ravira tout amateur de mosh.

 

Un savant mélange de hardcore patate et d'un metal (presque death par moment) avec un son bien rodé qui parvient impitoyablement à emmener l'auditeur dans un circle pit violent qui laissera des traces, des bleus et autres contusions.

 

Des mélodies excellentes et des rythmiques qui varient et des vocaux rageurs n'hésitant pas à varier vers une gutturalité bien confirmée. Le hardcore brutal se déchaîne et propose un groove accrocheur dès « Fortune And Fame ». On pourra penser aux Toulousains de Disphoria pour l'aspect mélodies et flow, ou encore aux ricains de Sworn Enemy.

 

De vrais titres 'appels du pit' en veux tu en voilà. On se prend vingt cinq minutes de coups de poings dans la face comme par exemple sur « Heal Your Injuries » avec des parties lourdes, du tempo qui varie et tend à être plus energique, même si l'énergie ne réside pas forcément dans le tempo mais dans la structure entière du titre.

 

La pilule de Tetrazepam sera dure à avaler pour tout petit adorateur de lounge music, grand bien leur en fasse. Le titre éponyme « Spread Your Venom » possède aussi son petit lot d'efficacité. Variations rythmiques, gros breaks qui font plaisir et riffs catchy, on sait se faire plaisir chez les sudistes.

 

On appréciera aussi « Element» affublé de featuring qui en rendent un morceau bien fou et encore plus belliqueux. On se plaît à ressentir ce petit quelque chose à la Madball au cours des titres proposés, sans doute ces passages qui poussent à jumper et foutre des grosses pêches dans le sol. « Element » possède tous ces éléments dopants qui vous feront agir comme tel.

 

 

Un EP qui fait plaisir et qui va ravir les habitués du circle pit, les amateurs d'un mélange d'un bon vieux hardcore à l'ancienne et d'un metal thrashcore voire death et autres dérangés du bocal. C'est carré, plaisant et direct, je conseillerais aux amateurs de combos tels qu ' Alea Jacta Est, Sworn Enemy etc...

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:52

000paramnesia.jpg

 

LES ACTEURS DE L'OMBRE PRODUCTIONS/ 2014

 

Suite à leur très bon split avec les Allemands d' UNRU, Paramnesia revient avec ce premier album toujours sous la bannière Les Acteurs de L'Ombre.

 

Deux titres de vingt minutes composent cet album, et l'auditeur se verra emporté vers des univers sombres et lugubres au travers de ce black metal progressif et atmosphérique.

 

C'est sur des airs presque Funeral Doom que démarre le premier morceau avec ces arpèges au tempo très lent, et la force de ces premères notes réside sur l'aspect mélancolique qui définit le black metal proposé par ce combo français.

 

Le ton étant donné, c'est une déferlante progressive, sombre avec ce chant torturé aux sonorités aiguës comme l'on trouve par exemple sur les premiers Helheim. Le tempo varie au fur et à mesure des ambiances et les riffs de guitares tantôt incisifs, tantôt lourds sont ubéreux en variations.

 

Ce sont des passages aériens qui savent se fondre sur des parties plus brutes et agressives et l'aspect abyssal du titre n'en ressort que plus intense. La mélancolie se déchaîne, fait planer et accroche. C'est fluide, avec des enchaînements efficaces. La boucle infernale étant bouclée, on revient en fin de titre à une partie similaire à celle du démarrage, à entendre cette atmosphère posée assez funeral doom.

 

« V » poursuit le méfait avec cette introduction digne de Shining. Ici, le titre s'avère plus hystérique avec ce riff dément que l'on trouve dans la suite plus glaciale et violente. C'est d'ailleurs ce qui ressort de ce titre si l'on compare au précédent : une touche nettement plus brutale.

Cependant, le côté progressif est toujours de mise et nombreuses sont les mélodies épiques dans ce morceau. C'est toujours aussi efficace et l'attention auditive se conserve naturellement.

Les rythmes se durcissent et la voix toujours aussi torturée et déchirante sait approfondir la hargne désespérée de l'art sombre de Paramnesia.

Un excellent passage doom/black permet d'accorder une trêve à l'auditeur appuyant sur le côté empli de déprime du black metal.

On pensera sur certains passages à des combos tels que Leviathan ou encore Lurker Of Chalice.

Le titre, riche, marque une emprise totale sur l'audience et l'on apprécie vraiment l'expérience.

 

Un très bon premier album nous est proposé et le groupe confirme donc sa qualité déjà présentée sur le split précédent.

 

Amateurs de black metal qui passe par tous ses états, qu'il appuie sur le côté triste, ou le côté hargneux, je ne saurais que vous conseiller ce premier album progressif de ce groupe qui tient toute ses promesses.

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 18:38

000doppel

 

 

SEND THE WOOD MUSIC/ 2013

 

 

 

Doppelgängernous viennent droit de Seine et Marne, et c'est sous le label Send The Wood Music qu'ils proposent ce premier album sorti en 2013 qui propose huit titres d'un rock metal qui sonne très scène américaine et qui groove à gogo.

 

Rock Metal ou Metal Rock, le combo parvient à varier au cours de ces titres des instants rock'n'roll à d'autres plus pêchus au côté donc métal plus confirmé.

 

Une bonne énergie se dégage de titres comme « Dream About The End »avec ces grosses guitares, ce tempo qui donne envie de jumper. On pourra penser à des formations comme Godsmack, un petit soupçon de Raging Speedhornaussi dans la démarche, et le chant varie entre vocaux hurlés et un chant clair se rapprochant un peu du heavy.

 

C'est accrocheur comme pour exemple sur « Let Them Talk » et son départ très accrocheur qui ne sera pas sans rappeler une formation comme Soil avec ensuite toujours cette touche à la Raging Speedhorn pour cette ambiance groovy au chant alterné.

 

Les titres proposés sont variés avec ce dynamisme positif que l'on trouve dès le premier morceau « This fuckin nightmare is real » titre qui doit prendre toute son ampleur en concert tant l'ambiance balancée par le combo ravira autant les fans de Metallica, Disturbed et d'autres groupes issus de la scène rock metal de 1995/2000.

 

On retrouve des ambiances plus posées un peu à la Deftones sur « Drunk »ou le rythme mid tempo s'alourdit au cours des parties plus énergiques. Une basse bien présente avec de bonnes mélodies, le chant alterne entre le « parlé » et les cris rageurs.

 

« I' m Lost, I'm Dead »est bien efficace également. Le registre ici est plus épique et même planant avec ces arpèges accompagné de ce chant clair. Une ballade rock, (nous évoquions tout à l'heure cet aspect aussi rock plus présent que le coté metal dans certains morceaux et vice et versa!) qui durcit le ton sur le refrain avec la distorsion sur les grattes et le chant hurlé. Le titre s'avère assez intéressant.

 

C'est une autre ballade que l'on retrouve en guise de dernier morceau « But... »qui pourra rappeler une bonne vielle ballade acoustique à la Guns'n'Roses, preuve donc que Doppelgänger se plaît à explorer différents styles.

 

Un album plutôt sympa qui va ravir à coup sûr les amateurs de la scène metal rock américaine des années 95/2000, citons Godsmack, Disturbed, Soil avec donc du groove, un côté accrocheur et plaisant.

 

 

 

https://www.facebook.com/doppelgangerofficiel

 


 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:34

Wealldiel32n.jpg

 

KAOTOXIN/ 2014

 

 

Mesdames, Messieurs, vous êtes priés d'attacher vos ceintures. Aujourd'hui c'est l'écurie Kaotoxin qui nous paye le voyage avec ce premier album de We All Die (Laughing).

 

Derrière ce groupe se cache un duo représenté par Arno Strobl et Déhà. Pour les connaisseurs, vous savez sans doute qu' Arno Strobl a eu de multiples projets dont l'excellent et culte Carnival In Coal , duo (également) très éclectique qui a su marquer bon nombres d'esprits. Ici il s'occupe également du travail vocal avec l'instrumentation gérée par Dehà de COAG, Maladie. A noter également que certaines parties vocales black que nous retrouverons dans cette album sont assurées par ce dernier.

 

Les présentations étant faite, nous allons pouvoir attaquer le vif du sujet avec donc le contenu de ce premier opus. C'est avec un long titre avoisinant les 35 minutes que le combo décide de nous faire découvrir son monde tant mélancolique que raffiné avec également des côtés plus bruts.

 

Le décollage se fait en douceur avec cette intro aux arpèges légers sur lesquels le chant typiquement crooner du sire Strobl vient se poser calmement. Le côté progressif étant le mot d'ordre de l'art de W.A.D.L., nous aurons ici une montée en puissance passant d'un aspect mélancolique qui s'aventure vers des contrées plus lourdes et brutes. Un début presque blues, jazz, doom qui part sur un black metal que l'on pourrait rapprocher de la scène Dsbm.

 

Les chants collent bien a chaque ambiance proposée, la double pédale alourdit le tempo, donnant même plus d'impact à l'atmosphère.

 

C'est épique, majestueux, les mélodies excellent alors que le chant est accrocheur comme il faut.

Tous les éléments se complètent pour former un bloc très solide.

L'originalité ne faisant aucun doute, le duo incorpore même un cuivre (saxophone si je ne me trompe) dans la partie progressive et jazzy qui démarre vers les huit minutes.

 

Une excellente alternance des styles permet à ce titre de plus de trente minutes de maintenir celui ou celle qui s'est permis d'embarquer pour ce voyage en haleine du départ à l'arrivée.

 

Le chant ose aborder des intonations qui pourra plaire autant aux amateurs d'Opeth, de Mike Patton (pour ce côté crooner mentionné ci dessus), Leviathan et Carnival In Coal pardi.

 

Et que dire de ce passage, ce pont situé à 11:27, bien guerrier limite viking metal qui vient faire ressurgir une énergie certaine avant de se reconcentrer sur cette valse psychédélique.

L'auditeur plane dans les airs sur les nappes de pianos, les riffs hypnotiques tout comme il peut compatir de la colère dégagée par ce titre. Les émotions sont diverses, variées et c'est bien ce qui fait la force dudit morceau et du duo.

Il est totalement impossible de coller à une étiquette tant nous pourrons penser à plusieurs groupes au fur et à mesure de l'avancement du titre. Opeth, Letter Written On Dead Leaves, Ulver, Shining,Solefald (pour le côté fou que l'on trouve dans « The Linear Scaffold ») nombreux sont les auditeurs qui pourront trouver le bonheur dans l'écoute de cette galette.

 

Les chanceux qui auront acquis cet album en version digipack, sur les 1000 premières copies, se verront récompensés d'un morceau revisité d' Amy Winehouse.

 

Et c'est une version bien personnelle que nous propose le groupe là, avec une touche groovy à souhait, le morceau est rendu ici assez chaleureux. Un bel hommage proposé ici conservant la touche imposée par le premier morceau.

 

Classieux ! C'est le mot qui ressort de cette écoute fort agréable d'un album qui s' avère excellent. Un travail énorme, une maîtrise totale et un avis très positif qui ressort du tout. A noter que la suite vient tout fraîchement de sortir toujours sous la même écurie et qu'elle s'appelle « Tentoonstelling ».

A suivre donc !

 

 

 

https://www.facebook.com/wealldielaughing

 


 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 13:35

abr-coil.jpg

 

Hummus Records/2014

C'est avec une joie et une excitation non feintes que nous retrouvons non pas un, mais deux protégés de Hummus Records, dont Coilguns, le projet du boss himself, Jona Nido, entouré de ses deux compères habituels Luc Hess et Louis Jucker, ainsi que de trois autres musiciens, parmi lesquels le guitariste des inénarrables Baroness, Pete Adams (enfin, l'un des deux guitaristes, bien sûr, nous n'aurions pas l'outrecuidance d'oublier le légendaire John Baizley, également brillant vocaliste de son état). Les trois titres de Coilguns sont ici précédés d'une seule et unique piste des mighty Abraham (16 minutes quand même, la bestiasse), responsables d'un album de haute volée fin 2012 (The Serpent, the Prophet and the Whore). « Chasing Dragons, Chasing Lights », puisque c'est de ce morceau qu'il s'agit, introduit ce split de la meilleure des façons, en proposant un bel échantillon de ce en quoi Abraham excelle, à savoir la mise en place d'une bande-son apocalyptique,  alternant les humeurs destructrices et les ambiances apaisées en apparence (on évitera néanmoins les termes « oniriques » ou « éthérées » qui relèveraient indubitablement du contresens, tant ces moments d'accalmie ne servent que de prétextes évidents à l'arrivée en grandes pompes de nouveaux déferlements de violence). Le chant écorché, la batterie dévastatrice, les riffs malsains, la basse surpuissante, tous possédés, s'unissent pour former une chape de plomb qui, une fois de plus, scotchera l'auditeur masochiste ne pouvant s’empêcher d'en vouloir encore et toujours, et de réclamer la réalisation d'un album complet aussi vite que possible. Le pauvre hère, en attendant, ira noyer sa peine devant un assaut du groupe quelque part près de chez lui, pour une séance de lacération aussi jouissive que douloureuse...
« Drainers », la première salve des Coilguns, démarre au quart de tour, sans prévenir, et on se dit machinalement que les deux formations vont peut-être proposer deux atmosphères très différentes au final, tant Abraham s'appuyait sur de longues plages lentes et dépouillées, à l'opposé des premiers plans que nous découvrons maintenant, tout en fureur et en guitares explosives. Cependant, malgré l'âge avancé de votre serviteur qui pourrait le faire souffrir d'amnésie ponctuelle, celui-ci se rappelle rapidement que l'une des caractéristiques marquantes de Coilguns étant sa grande schizophrénie, il est inutile qu'il s'attende à passer ces trois titres en leur compagnie pied au plancher... Surtout que son œil avisé a repéré un petit « 12'53 » à côté du titre de leur 2ème chansonnette ! De toute manière, le temps que nous nous posions ces questions pendant « Drainers », sa folie inaugurale a déjà laissé la place à une complainte moins effrénée (mais pas plus docile, loin s'en faut, avec son cortège de hurlements et vociférations, agrémentés de petits sons zarbis). Et comme, bien souvent, ce qui doit arriver arrive, nous ne sommes que peu surpris d'assister auditivement à l'ouverture intimiste de « The Archivist », a.k.a. la track 2 de Coilguns. Il sera aisément permis de pardonner au quidam moyen qui se méprendrait et ne reconnaîtrait pas les responsables de ces premières secondes. Et si la suite aidera cette innocente victime (génération Club Dorothée, je vous avais dit que j'étais vieux... No Mercy for the Croissants !!!) à y voir plus clair, ce n'est pas faute de l'avoir emmené dans des confins aussi extrêmes que complémentaires, aussi beaux (si si) qu'assassins. En effet, après quelques minutes pachydermiques genre fin du monde entrecoupées de chant plaintif et guitares noisy, c'est un magnifique break rock qui déboule pour nous enchanter les oreilles, suivi d'un solo du meilleur effet distillé par Mr Nido et d'un final majestueux bouclant la boucle avec brio. Mine de rien, « The Archivist » vient de nous donner la leçon avec pas loin d'un quart d'heure au compteur, dont la moitié parcourue par le solo de Jona « Don't call me 'Le Mou' even though my music is more aggressive than a beastie New Zealand rugbyman » Nido !
On rassemble nos forces pour affronter l'ultime piste et on se lance tête baissée dans cette entreprise périlleuse... Qui sait ce qui nous attend encore au tournant...
Riff dantesque d'entrée de jeu, batterie prête à en découdre, feeling hardcore déstructuré... Bon bah le repos et les petits oiseaux ce n'est pas pour tout de suite à première vue ! Et ça dure, et ça dure... Et ça dure toujours plus longtemps (référence Duracello-HotShotsienne, décidément c'est la chronique des hommages), on se dit avec un sourire béat que l'usine à baffes va forcément s’arrêter pour un autre tour de passe-passe de nos chers helvètes... Manque de bol, le tour de passe-passe, ici, c'est justement qu'il n'y en a pas ! Les sacripants ! Imaginez, vous partez courir un 5 bornes tranquille avec celui que vous pensiez être votre ami, vous êtes limite fanfaron à vous demander si vous n'allez pas y aller en charentaises, et au bout de 4km500, alors que vous commencez à rougir comme ce jour au collège où la beauté du bahut vous a regardé dans les yeux pour la première (et dernière) fois, il vous apprend, rouge lui aussi mais hilare, qu'en fait il vous a inscrit au 15 kilomètres. Moralité de ce conte pour enfants (à paraître prochainement chez No Fashion Records) :
1. Bonne nouvelle, Coilguns vient d'inventer la machine à lancer des parpaings, baptisée « Leveling »
2. Mauvaise nouvelle, c'est sur vous qu'ils vont la tester (on comprend mieux le nom maintenant, le but étant d'aplatir votre gueule).
Toutefois, dans leur infinie magnanimité, ils se rappelleront que vous êtes un infâme geek autiste qui connaît d'avance la durée de chaque piste, et viendront vous délivrer une minute avant la fin officielle de votre calvaire, en rangeant les instruments et en laissant juste un petit vicieux vous torturer encore un peu en égrainant quelques notes sur sa diabolique six-cordes. Rassurez-vous, ils ne s'attendent pas non plus à ce que vous les remerciez.
Quand même, quel pavé ce « Leveling » ! Coilguns a cette faculté de tout détruire en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire comme il possède aussi celle de vous éblouir sur de longues plages (oubliez le sable fin, par contre) regorgeant de surprises et de moments forts. 
Il est de coutume de ponctuer un spectacle par « Clap clap clap !!! », pour nous ici ce sera plutôt « Claque claque claque !!! », car c'est bien ce que l'on a pris avec cette nouvelle association de malfaiteurs estampillée Hummus. A l'heure où certains groupes choisissent d'attendre des millénaires avant de se remettre à composer et de proposer du nouveau matériel à leurs fans au bord de l'apoplexie, d'autres musiciens enchaînent les compos et les sorties à un rythme propr... salement hallucinant ; et ce qui est encore plus hallucinant, c'est la qualité de ces sorties et de l'inspiration qui en est à l'origine. Aucun doute, à l'unanimité on vote pour la Swiss Democracy ! Ce soir, assurément, il n'y aura pas de roses sur la table, on ne mangera pas chinois, et si un intrus fait irruption dans la baraque, on ne se trompera pas de gun pour l'éconduire...
A croire qu'ils ont ça dans le sang, faire jaillir celui des autres...

www.facebook.com/abrahamtheband

www.facebook.com/coilguns 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 03:16

000morse.jpg

 

 

HEAD RECORDS/ 2013

 

 

 

 

Head Recordspropose un autre groupe de son écurie avec cette fois ci les très massifs Morse qu'il ne faudra pas confondre avec les Mörse lillois. Ici il ne s'agit pas des nordistes mais des originaires de Montpellier.

 

Les noms différencient mais également les styles car ici nous avons à faire à un hardcore aux touches bien noisy avec ces rythmiques bien déstructurées presque schizophrèniquement mathcore avec le côté massif propre au sludge.

 

Neuf titres d'une furie écrasante s'abattent sur l'auditeur en dix sept minutes bien enchaînées. Pour prendre exemple « Odobenus Rosemarus »vous fera atteindre les sommets de la hargne avec ces riffs aussi fous que cruels, ces rythmiques ultra lourdes et empruntes à la démence et ce chant bien puissamment vociféré, alternant même sur des airs parlés que ne renierait pas mister Patton. En bref, nous tenons déjà là un titre qui sait mettre le feu aux poudres.

 

Les titres sont relativement courts avec une moyenne globale de deux minutes, mais ils demeurent clairs, nets et précis.

 

« Guided By Evil »est le titre le plus long de ce cd et c'est celui qui pourrait s'avérer le plus abordable.

Renfermant le groove d'un sludge très bluesy avec le chant alternant entre le 'parlé' presque incantatoire et le plus guttural bien pêchu, la rythmique et le son des grattes/basse bien pesants, avant d'aborder une partie dynamique presque punk/hardcore tout en conservant cet aspect dérangé. Un titre qui doit tenir toutes ses promesses en live.

 

On pourra penser à Botch, Breach mais encore aux Melvins(pour l'aspect assez barré et lourd à souhait) au long de ces baffes en béton comme sur des titres tels que « Last Resort » et « Mugiform ».

 

Une bien bonne surprise que nous avons ici avec cette galette de plomb de Morse.Ici les gars de Montpellier ont tout gagné et il serait bon de voir tourner ce groupe non seulement dans nos contrées mais également vers d'autres horizons afin de les laisser répandre cette fureur de mordre. Un bien bel effort !

 

 

 

http://head-records.bandcamp.com/album/beliefs-destroyer

 

 


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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:15

Borracho---Borracho-Cortez-Split---cover.png

 

AM RECORDS/ 2014

 

 

Allez, enfumons un peu la place avec ce split de ces deux groupes américains que sont Borracho et Cortez.

Ici c'est avec du bon gros stoner bien gras, heavy, et groovy pour Borracho et un stoner plus rock'nroll avec également une touche 70's.

 

Deux titres, juste deux titres que se partagent les deux formations, ce qui sonne déjà bien peu.

 

Mais c'est avec du riff gras, groovy à souhait que l'on va devoir faire avec Borracho qui ouvre le bal avec ce « Know My Name » et ce côté bien bluesy tant dans le chant que dans l'ambiance dégagée. On pourra penser à Orange Goblin ou même Grand Magus .

Avec ce genre de riff élephantèsque qui sent le bourbon, bien fuzzy, genre de titre bien boueux élevé au Z.Z.Top.

Le titre bien écrasant qui trace sa route en vous emportant derrière lui, et l'on se surprend à le suivre sans ne même plus contrôler son corps. Accrocheur je vous le dis.

 

C'est ensuite à leurs collègues de Cortez d'attaquer la suite et d'attirer l'attention. Et ici, on joue sur une touche plus burnée, plus rock'n'roll avec ce côté qui ravira à coup sûr les amateurs de Motörhead.

Le son est toujours fuzzy et le côté hard rock'n'roll 70's est bien là. Le titre met bien la pêche et l'on pourra vocalement penser à Terra Firma.

Un titre de bon augure, tout aussi accrocheur que le premier tout en jouant dans un autre registre.

L'ensemble dynamique vous remettra sur de très bons rails après l'écrasement groovy infligé par leurs prédécesseurs.

 

Deux titres, cela me semblait bien juste pour pouvoir me faire une idée sur chacun des groupes. Et pourtant, ce split est un réel plaisir à l'écoute et une bien bonne découverte. Que tous ceux qui aiment le gras, le bigrement groovy, le patator, le rock'n'roll des familles se jettent sur cet excellent split.

 

 

https://www.facebook.com/BorrachoDC

 

 

https://www.facebook.com/cortezboston

 

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 00:05

000crowling.jpg

 

 

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Cap vers le Sud aujourd'hui et plus précisément à Avignon pour nous pencher sur l'équipe Crowling formée en 2012 et qui nous propose un heavy thrash mélodique avec une ambiance bien old school des familles.

 

Ce sont quatre titres qui nous sont proposés ici avec cet esprit bon enfant et festif, ramenant l'auditeur à une consultation avec le Docteur Emmet Brown, puisque l'on se croirait revenir quelque part entre 1985 et 1995.

 

Ce bon esprit veste en jean à patches et bonne vieille bière sur fond de headbang.

 

Les compos sont bien entraînantes dans l'esprit avec l'utilisation de choeurs typiquement old school, un côté qui pourra ravir les amateurs de Judas Priest sur « Human Madness »par exemple et ce côté qui 'détruirait la loi'.

 

Une rythmique mid-tempo, qui fait remuer les cervicales et des vocaux ceci dit nettement moins haut perchés que ceux de Rob Halford. On pourra se rapprocher ici de certaines consonances à la Tom G. Warrior (époque « Cold Lake ») puis un tantinet plus growlés.

 

On attaque plutôt la ballade avec « Flames Of Sorrow » avec cet ensemble qui rappellera The Black League tant au niveau du chant que de la lourdeur.

Le début s'avère donc très posé avant d'attaquer un côté plus épique.

 

C'est « Guru »qui avait ouvert le bal avec ce côté assez Metallicamais également Danziget cette touche décidément bien 80s. Le genre de titre qui vous rameute tous les assoiffés de la gymnastique cervicale, poing brandi en l'air à reprendre le refrain qui colle bien aux neurones. On pourra aussi se rappeler de Loudblastépoque « Cross The Threshold » pour ce côté mélodique catchy.

 

« Walking Dead »que nous n'avons pas encore évoqué, tire son épingle du jeu aussi, paraissant comme le « titre phare » de l'album car le plus abordable et accrocheur. Bien lourd, mid tempo, heavy thrash à souhait et surtout cette touche 'sing a longesque'.

Des breaks plus lourds et prenants apportent une bonne énergie positive et c'est ça qu'on veut.

Nul besoin parfois d'être une bête technique et faire dans la démonstration. Quand l'esprit est là, alors cela suffit même avec des riffs qui pourront paraître basiques injecter une bonne dose de boost qui fait plaisir.

 

Un premier EP des plus sympathiques pour les amateurs de heavy thrash mélodique, les nostalgiques et même les plus novices avides de bon esprit festif ! Bien sympa, je réitère !

 

 

 

 

https://www.facebook.com/crowling84

 

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 19:59

pornpand.jpg

 

 

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Amateurs de finesse et de volupté, fuyez face à ce panda déluré qui s'approche de vous. Impitoyable, le

combo de Porno Pandanous vient droit d'Orléans pour nous proposer un bon gros grindcore qui tâche.

 

Principalement féminin, à l'exception du batteur, le combo dégomme du goulot mêlant hargne,

lourdeur et bon gros côté bien D.I.Y..

 

Paix et amour sont mis à l'épreuve sur des titres comme « What Is On Milou » , « Bobofuck », ou encore

« Porn Fete Papa ».

 

Ca tabasse avec de bons breaks qui viennent apporter la légendaire lourdeur bonhommique du panda, et l'on

se fait enchaîner par neuf titres de débauche ultra énergique.


On pourra penser à Excruciating Terrorpour le léger côté crustou encore Brutal Truthpour le côté

typiquement grind avec du blast et de la violence vocale qui défouraille.

 

« Pe William»colle sa dérouillée également, et l'auditeur se fait malmener pendant les 15 minutes où le panda

impose son style.

 

Un bien bon petit moment passé avec cette odeur d'eucalyptus poisseux à nous prendre des mandales

grind/crust dans la tronche. Energique, efficace, bon enfant et crade à souhait, les plus dérangés d'entre vous

adhéreront !

 

 

 

 

https://www.facebook.com/pages/Porno-Panda/486084848149263?sk=info

 

 

 

 


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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 00:31

000fomento

 

 

 

CORONER RECORDS/ 2012

 

 

 

Et voilà que l'Italie décide de sévir à nouveau dans nos pages. Après entre autres Carcharodon et Bleeding Eyes, c'est Fomento qui vient poser sa touche dans une démarche nettement plus brutale puisque c'est un death très thrash brutal que nous imposent les gaillards.

C'est ce deuxième album, de 2012 auquel nous allons nous attaquer, pour ne pas dire que c'est eux qui nous attaquent avec ce dernier.

 

Très lourd, c'est l'effet porté par les rythmiques très écrasantes bien que dynamique. Jugez par vous même la puissance de la double pédale sur un titre comme « The Skeleton Coast »qui balance des patates thrash à souhait avec ces breaks encore plus broyeurs. La double est diaboliquement cinglante et l'impact de l'ensemble est porté par ce chant rageur qui ne sera pas sans rappeler celui d' Altar.

 

Bon nombre de formations différentes pourront trouver leur bonheur dans ce groupe. Je pense à Slayer, Testament, Hatebreed, Morbid Angel (sur certains breaks lourds et décalés).

 

Une énergie déborde de titres comme « Monster Mobster » où les mélodies efficaces varient entre thrash brutal incisif, et un death mélodique écrasant tout sur le passage.

 

« In The Sixth Day »présente également de sérieux arguments pour décrocher plus d'une tête. Un savant mélange entre Morbid Angel(les fans sauront d'entrée de quoi je parle)et Hatebreed. Digne d'une bataille sans fin, massacrant les ennemis, l'heure est à la destruction. La guerre est lancée. Puissant, violent, avec ce batteur qui se donne à cœur joie pour assommer l'auditeur et ces riffs tant incisifs que lourdingues.

 

« Desecrators » impose également le respect avec cette montée en puissance dès le début, ce chemin jusqu' à l'explosion de par le blast, la double, et le riff rentre dedans.

Des choeurs imposent une certaine hardcore touch, et ce titre vous martèle littéralement le tympan.

 

 

Sorti il y a deux années déjà, cet album impose le respect. Peut être pas des plus originaux, mais avec une maîtrise certaine et sans pitié. Enérgique, puissant, brutal, la douleur imposée par cette galette est plaisante à subir !

 

 

 

http://www.fomento.it/

 

 

 

 

 

 

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