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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 00:02

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En tout premier lieu, pourriez vous nous expliquer un peu le parcours du groupe ?

Formé début 2013, Breakhead finalise son line-up pour son 1er concert en décembre 2013. Depuis Breakhead étoffe son set largement orienté métal hardcore et cumule depuis 8-9 dates aux 4 coins du Nord-pas-de-calais, ainsi que 3 autres de prévus, aux cotés de KILL FOR PEACE (29.11.14 AMNESIA CALAIS), BLISS OF FLESH (13.12.14 MPT CALAIS), NETFASTCORE (06.02.15), et d'autres... Notons que le groupe sort très bientôt son 1er EP.

 

Qu’est ce que la philosophie BREAKHEAD ?

La bonne entente, la rigolade, l'esprit d'unité, le respect de chacun vis à vis des idées et points de vue, Breakhead c'est avant tout une bande de potes qui ont pour ambition de se donner à fond pour ce qu'ils aiment, avec sérieux, mais aussi en s'amusant, en rencontrant des gens, en se produisant en concerts, en en allant voir..., en créant des réseaux de contact / potes / connaissances car il est important de s'ouvrir l'esprit un maximum.

 

 

On peut vous voir pas mal sur scène ces temps ci. D’où vous vient cet essor ?

Nous sommes pourvus d'une grande ambition pour arriver un jour à un stade plus élevé. Pour cela, nous savons qu'il faut et nous voulons nous produire un maximum en concert afin de propager notre passion et être présent un max sur la scène métal... ce qui explique cet essor, c'est cette ambition, cette motivation à se bouger le cul!!!

 

 

Vous venez d’univers musicaux différents , qu’est ce qui arrive à vous unir autour des compos ?

Très ouverts d'esprits, nous écoutons tous de tout, mais ce qui nous unit avant tout, c'est le métal, peu importe son style, contrairement à tout autre style de musique celui ci nous colle à la peau comme un aimant. Cette ouverture offre à chacun comme au groupe un panel d'influences très large à la composition, nous faisons en sorte que, la façon dont nous agençons nos riffs mette au monde des morceaux dont chaque riff fasse vivre et prenne aux tripes notre public, et nous aussi bien sûr.

 

 

Quand est-ce que le public aura l’occasion d’écouter vos morceaux hors concert ?

 

Mis à part quelques vidéos de live sur notre page facebook, pas encore à ce jour ; mais nous sortons bientôt notre EP (big up à la Boîte De Crabe) et sera à disposition dès le 13.12.14 à notre show à la Maison Pour Tous de Calais.

 

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Avez-vous d’autres projets musicaux ?

Mis à part le batteur (également batteur de Unwanted Drunken State, drunk'n'core de notre bled aussi), les autres musiciens se consacrent à Breakhead.

 

Pourriez vous nous balancer un petit mot sur la scène locale ?

Il est important de créer un réseau de contact le plus large possible pour saisir les meilleures occaz, et ça, ça ne se fait que si on se bouge le cul, en jouant, en allant voir des concerts, rencontrer et échanger avec les gens, supportant en participant aux évènements. Le secteur n'est pas dépourvu d'artistes, d'assos, d'organisateurs qui en veulent, mais le milieu du spectacle est de plus en plus difficile... La scène locale bouge bien, mais il est indispensable de se bouger avec elle et de faire bouger les gens avec elle.

 

 

Quels sont les groupes qui influencent Breakhead ?

Nos influences offrent un panel de style large en matière de metal, mais chacun a dans son jeu deux ou trois prédilections dont il s'inspire : Psyko comme Loïc de Unearth, Lamb of God, Whitechapel. Sylvain et Fab sont plus dans le roots-metal avec Machine Head, Pantera, Killswitch Engage et Meeroof, plus thrashcore avec Maroon, Heaven Shall Burn.

 

 

Quels sont les projets à venir pour Breakhead ?

Des plus gros concerts, des plus grosses scènes voir festochs, des albums, du merchandising, plus de bière, plus d'échanges et de rencontres et re-plus de bière...

 

Les derniers mots vous sont attribués, faites vous plaisir !

SODOMIIIIIIEEEEE!!!! (déconne) Sérieusement, un grand grand merci à tous ceux qui nous suivent, qui nous supportent et permettent à Breakhead de s'élever, tant que tous ces gens seront là, nous le serons pour eux, pour leur pondre du son qui vient de nos tripes, et nos coeurs, pour des mégas shows pour eux, et pour trinquer avec davantage de monde après chacun de nos shows... STAY FUCKIN' METAL!!!

 

link

https://www.facebook.com/XXBreakHeadXX?fref=ts


 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:34

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AUTOPRODUCTION/ 2014

 

Pour la chronique du jour, nous allons nous acheminer dans la région de Saint-Etienne avec les messagers de l’Apocalypse que sont Poumon.

Un premier album proposé dans une mouvance post rock bien barrée et très originale avec un son vraiment très bon pour ce premier acte.

Le groupe, on pourra s’en rendre compte aisément, ne se compose pas de débutants dans la mesure où l’on y retrouve des membres de formations telles qu’Aabsinthe et High For A Dive.

Forts par leur originalité, les titres que nous retrouvons dans cette galette en font un album bien accrocheur. Pour le coup l’on peut dire que Poumon ne manque pas d’air et ose !

Le climat passe de très oppressant dès « Preacher » avec ces cassures de rythmes, ces sonorités electro indus aussi lourdes qu’incisives, et ces vocaux bien colériques, à plus rentre dedans et direct comme sur « Fukushima, mon amour » avec ce début qui pourrait faire croire à une collaboration entre Gojira et Neurosis par exemple.

Parties rythmiques assommantes, passages bien basés sur les émotions, je pense à l’instant massif en milieu de parcours qui permettra à l’auditeur de s’enfoncer encore un peu plus dans les noirceurs de l’Apocalypse. Les doubles vocaux déchirent bien et collent bien au marasme.

Les stéphanois proposent également du plus « dansant » façon noisy rock sur « Run Little Bastard ». Côté noisy qui n’ira pas sans rappeler Unsane par exemple.

On pourra planer facilement sur « I Set Fire To Your House », titre alternant entre instants lourds et distordus puis passages beaucoup plus posés véritablement plus post rock “simple” si je puis me permettre. « The Revenge Of a Dishonored Horse » fait partie également des morceaux plus posés avec cette entité post core mid tempo berçant l’auditeur.

« Do It Abraham, Do It ! » renferme un gros côté très math rock trés psychédélique dès le départ.

L’atmosphère est toujours tout aussi dissonante, déstructurés et les passages plus lourds raviront aux amateurs de Neurosis voire même Mastodon. La tarte imposée par ce titre là en particulier colle et marque la joue d’un rouge bien vif.

Les délires musicaux de Poumon, ces variations de rythmes, ces breaks hystériques, ce son bien lourd de basse en avant, les guitares perçantes rassembleront les amateurs des cultes Melvins. Il suffit de se passer un titre comme « « Zombie Tick Attack !!! » pour retrouver ces éléments solides et efficaces.

«Worms » quant à lui est le titre plus long proposé. C’est également le titre qui prend le plus aux tripes avec le même impact qu’un Neurosis lourd, froid. Inutile de préciser que la force de ce titre réside dans le travail sur le côté bien émotif, poignant prêt à vous ronger de l’intérieur. Sombre, froid, lourd et mélancolique c’est ce que l’on pourra ressentir sur ce titre.

 

C’est donc un album très pro, bien riche, original et fou que nous propose les stéphanois. Varié tant sur les styles que les émotions qu’elles soient agressives, posées ou plus oppressantes, le groupe parvient à garder l’auditeur attentif au long de ces 40 minutes. Bravo !

http://poumon.bandcamp.com/

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:07

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URBAN DEATH RECORDS/ SEASON OF MIST/ 2014

 

 

 

En ce moment, vous aurez remarqué que nous aimons collectionner les bonnes grosses tartines et nous resterons encore une fois fidèles à la tâche avec cette fois ci les français d’Absurdity.

Pas nés d’hier, le groupe nous propose ici son 2ème album qui donne suite au précédent « D : Evolution » sorti il y a trois ans déjà.

« Undestructible » apparaît ici comme une suite qui écrase déjà tout sur son passage des le premier titre annonçant donc un Death avec un côté « core » se plaisant à mêler également des passages plus indus.

Un riche panel d’émotions se voit proposé au gré des morceaux proposés par les strasbourgeois et l’on pensera facilement à plusieurs combos actuels comme Hatebreed, Gojira mais encore les anciens Fear Factory.

Absurdity sont prêts à en découdre sur des titres puissants comme « …..And Blood Will Run » et son côté assez Fear Factoryen  au niveau des rythmiques glaciales et trigguées, ainsi que ses ambiances thrash, « Undestructible » véritable appel à la mosh déchaînée façon Hatebreed avec des ambiances indus bien ancrées, l’utilisation de samples enrichissant ces dernières, « Spawn » et son démarrage bien tribal qui rappelera parfaitement Sepultura avant de partir dans l’ultra patate dans la tronche.

La phrase précédente est bien longue certes, mais le côté bien dynamique et varié de ces titres méritait la peine d’être souligné.

Pour en revenir à « Spawn », ce titre détient la palme dans l’album de la meilleure alternance des passages tous aussi brutaux les uns que les autres avec ce côté ultra catchy. Le genre de morceau qui aide et fait du bien pour se déchaîner.

On appréciera également « Wounded Animal » et son intro intrigante limite film d’horreur et ce départ en plan très progressif qui pourtant parvient à tout écraser sur son passage avec ce son de gratte bien mastoc, alternant sur des plans plus épiquement atmosphériques à la Gojira  et cette double pédale déchaînée qui alourdit et brutalise encore plus l’atmosphère. L’alternance des chants, death et claire, l’alliance des deux provoque un rendu des plus appréciables également.

« Rebellion » avec Julien de Benighted en guest, fait bien dans la distribution de fessée intersidérale, violente directe et douloureuse. Du « bui » par moments (on en devinera facilement l’auteur), de la vocifération diabolique, un côté core bien lourd (tel un corps mourant, ou une mouette…pas banal à Strasbourg). Le bon titre où chaque musicien se déchaîne à foison.

Les mélodies de grattes sont toutes aussi efficaces, apportant énormément dans « Prelude : First Infected » jouant sur un côté aussi rugueux que mélancolique sur certains passages, « Information Killed Information » où elle fait twister à coup sûr un auditeur déjà lacéré par les autres riffs tranchants et affûtés à point

 

Le côté indus joue beaucoup dans un titre comme « Truth-Out.Org (Anakata) , englobant et guidant même l’ambiance relativement fou, décalé et hypnotique de ce titre. Un côté Diablerie ressort de ce titre par ce côté « brutal mais pas trop » et groovy à souhait.

Il fait fort aussi sur ses aspects dubstep de « Criminal » qui permettra de décompresser, le temps d’ouvrir les portes pour évacuer la fumée, je vois déjà les puristes s’affoler, après tout est question d’enlever certaines œillères et ce n’est pas si douloureux que ça je vous le promets.

« Hatred Fuel » possède ce côté qui va ravir très certainement les amateurs d’un Machine Head bourré aux amphets mais l’on pourra aussi se rappeler d’un Kill 2 This en certes plus vitaminés.

« Can’t Stop The Machine »possède une richesse niveau ambiances qui n’est pas à nier. Entre passages bruts et d’autres plus « dansants » si je puis dire avec les mélodies de grattes, les rythmiques bien placées et ce chant tout aussi fourni en émotion.

 

Un putain d’album, j’avoue. Le style est très actuel, et le côté accrocheur de l’ensemble, avec ses instants surpuissants, ses alternances plus posées et entraînantes, parvient à garder l’auditeur éveillé.

Le groupe qui doit dégager quelque chose d’énorme en live, d’ailleurs je les verrais bien partager l’affiche avec certains combos comme Chaosis les savoyards et les boulonnais de Defragment. Encore une belle découverte, merci les gars de l’Est !

 

 link

https://www.facebook.com/Absurditycrew


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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 22:33

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

Chambéry, la Savoie et son metal. De ces alentours, nous avions déjà eu à faire à Sedative, Chaosis (dont le retour dans nos pages se fera d’ici peu par le biais d’une chronique à venir), cette fois ci on fera dans le légèrement moins brut de décoffrage mais nous restons sur la planète Metal.

C’est un huit titres que nous propose le groupe dans ce Ep. Officiant dans un style varié pas facilement étiquetable, on constatera quelques influences ‘néo’ metal, à entendre ici un bon gros côté à la Korn mais également des passages plus progressifs limite psychés.

Le chant alterne entre voix claire (avec un côté variant entre le Pearl Jammesque et le death rock des années 80) et voix nettement plus gutturalement burnée avec de la bonne profondeur death metal.

Les titres proposés sont carrés, des interludes electro, une basse bien présente, le style est essentiellement bien actuel.

On plane autant qu’on se prend une bonne dose d’énergie sur « Slaves Of Senses », on groove à gogo sur « Pendulum », on monte en puissance sur « Rise », en bref, nous avons là un Ep bien sympathique.

Les riffs proposés et l’ensemble ne sont pas une grosse démonstration de technique, mais Hypnosis parvient à varier les ambiances et c’est d’ailleurs sur ce point que le groupe accentue son travail.

« Rise » est, selon moi, le titre le plus catchy de la galette. Avec cette mélodie de gratte simple, certes, mais foutument entêtante.

On saluera également le travail de la basse qui pèse bien lourd sur les titres.

 

 

Une bonne expérience proposée ici par ce jeune combo. Que s’approchent les amateurs de Korn, Disturbed, avec de la voix death bien grasse (elle est grosse Sa voie !), de voyages aux sonorités un peu psyché et de passages trotte-menus, Hypnosis est (bien) dans la place !

 

 

http://hypnosis205.bandcamp.com/

link

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 23:32

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FINISTERIAN DEAD END/ KLONOSPHERE/ 2012

 

Allez activons nous à la tâche pour la chronique de cet album de Pictured sorti en 2012.

Suite à deux eps, les bretons proposent ici dans un album de neuf titres un thrash death mélodique bien énergique.

Niveau vocal, on penche sur un thrash black qui ne serait pas sans rappeler Mr Jeff Walker. Concernant l’ensemble, l’aspect mélodique est très présent et s’impose comme la trame à suivre.

Prenons exemple sur « Metal » qui démarre sur les chapeaux de roues. Très thrash, l’esprit dominant ici flaire bon l’old school des familles. On pourra penser à des combos comme Arch Enemy pour la puissance des mélodies ou encore aux allemands de Night In Gales.

Les parties varient d’agressivité imposée par la folle double pédale et les passages à la gratte collent parfaitement à l’hystérie collective.

« The Howling Forest » démarre d’une intro au clavier et de ce tempo digne d’une valse. Ce titre ne sera pas sans ravir les fans de Dark Tranquillity époque « The Mind’s I ». Le côté black quant à lui pourra rappeler Dissection.

L’album est un véritable bond presque vingt ans en arrière lorsque des groupes comme Sacramentum, Dark Tranquillity et Dissection (donc) imposaient leur touche.

On se sent un plaisant brin de nostalgie nous émoustiller à l’écoute de « The Strand Of Time ».

La maîtrise se constate entre autre sur la richesse des soli, des breaks, de ces passages qui renforcent l’aspect épique des titres. « Black Bile » illustre parfaitement ces ambiances.

Prenez vous un sacré coup de blizzard nordique sur « Curses » et son côté martial aux limites du viking metal épique. C’est accrocheur dans l’ensemble et le batteur se plaît à varier les rythmiques au gré de la progression de l’emprise du titre.

« Stranger » est également du genre à vous décrocher la tête avec ces rythmiques entreprenantes, ces mélodies qui virevoltent et s’imposent, riches et varièes, puis ce chant écorché bien puissant.

 

C’est donc d’un pas, d’une rythmique prononcée que Pictured impose son style mélodique et épique au cours de ces neuf titres d’un death/thrash/black varié.

 

Ca en impose et c’est plaisant, le rendu en concert doit s’avérer encore plus intéressant.

http://pictured.bandcamp.com/releases

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:28

BROKEN2.jpg

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

Sad And Insane. Ce groupe avait déjà laissé des traces dans nos pages avec une précédente production du nom de « Departure », où l’on avait pu apprécier un métal aussi glacial que déjanté proposé par, à l’époque, un duo.

Ici, les morceaux sont entièrement composés et interprétés par Cedric et là on remarquera une différence relativement frappante.

Si l’on retrouve cet aspect glacial qui faisait déjà la force du combo de Montauban, on remarquera que le côté metal est nettement moins présent laissant grand place à l’électro/indus.

Les ambiances sont étranges, étrangement hypnotiques et le travail d’arrache cœur apporté met un point d’honneur sur l’originalité.

On pourra penser en entendant « Addicted (Just Like Us) » à un Filter planant. Exit le chant hurlé, le chant clair avec de la disto, mélancolique, se fait un plaisir à vous triturer la cervelle.

L’ambiance générale s’exécute dans la folie, véritable scénario hystérico-schizophrène qui vous arrache les tripes.

« Fight Agains Love »démarre planante, lourde et berçante, hypnotique à nouveau : véritable tableau d’une descente aux Enfers. Le rythme se maintient, posé, vole ensuite dans les airs telle une plume avant de rentrer dans les votre avec « Bitch ».

Ce titre est complètement décalé et pousse à la démence. Ce sont plein de sons qui vous arrivent de partout sur un rythme entraînant. Le travail est excellent et l’on en perd la raison.

« Puppet World », très bon également, ne sera pas sans rappeler Godflesh dans cet aspect Iceberg massif.

« Six Feet Under » propose une lourdeur digitale avec un côté bigrement accrocheur au sein de cette noirceur. Le morceau est plus long que ses prédécesseurs  et son emprise se fait telle que l’on reste impuissant face à la hargneuse dose de vallium injectée dans nos veines sur la partie finale du titre.

« The Pain » apparaît fantomatique, presque en retrait, immergée dans la Terre du Milieu. Ambiance dérangeante imageant bien que la douleur est profonde.

La fin de l’album se fait toute aussi oppressante, le bout du rouleau est proche et le cerveau termine le parcours sérieusement endommagé.

 

« Broken » n’est pas ce genre d’album qui se contente de vous proposer des morceaux uniquement musicaux. « Broken » est une véritable histoire, écrite et contée par une âme torturée qui a osé oser.

Dérangeant, dérangé, l’art de Sad And Insane n’aura jamais autant collé à son propre nom.

 

Un excellent voyage dans la débauche et une marque propre et inspirée nous sont proposés dans cet album. Il fera pour sûr fuir les esprits fermés mais fera réagir. Original et fou !

 

http://sadandinsane.bandcamp.com/album/broken

link

 


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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 22:29

SCHWARZ-cover-1400x1400.jpg

2014/Hummus Records

On commence à comprendre pourquoi on les aime autant, nos p'tits gars (mais pas seulement) issus de Suisse (mais pas seulement) gravitant dans la sphère Hummus Records : ils n'en ont jamais marre de nous surprendre, de nous attendre dans des lieux insoupçonnés, de nous prendre à contre-pied. De deux choses l'une, soit vous faites partie des gens réfractaires aux moindres écarts, aux moindres sorties de piste stylistiques, et dans ce cas la lecture de cette chronique risque de se voir écourtée, à moins que vous ne vouliez l'achever pour le simple plaisir (merci, je suis honoré), soit vous appartenez à cette espèce peu encline aux clivages de toutes sortes et simplement désireuse de voir (et d'entendre) la musique avancer, encore et toujours, et ses limites continuellement repoussées. En effet, les inconditionnels de la violence et du matraquage (que les membres de la seconde catégorie peuvent également représenter, de façon juste un peu moins exclusive) qui pourraient porter les Coilguns, Abraham et autres NVRVD aux nues risquent fort d'avoir de soudaines envies de pétanque en découvrant le nouveau poulain du label, Schwarz. Heureusement, même les brutes d'une épaisseur à faire pâlir une crème à 30% de matière grasse paraissent miraculeusement s'ouvrir et s'intéresser à des projets beaucoup plus atypiques et/ou « calmes » dès lors que ces nouveaux groupes, ces nouvelles associations sont fondées ou complétées par des individus familiers, des habitués de leur sphère (hautement agressive mais si réconfortante). Et ce qui est vrai de manière générale l'est encore plus avec les zouaves de Hummus. Un exemple flagrant : Coilguns. Le trio est capable des pires exactions sonores, pour le plus grand bonheur des fans de barbaque volante, et lorsque l'un d'eux décide de s'investir dans une expérience plus apaisée et apaisante, il aura beaucoup de chances d’être observé avec un œil au moins bienveillant par ces die hard fans. L'exemple n'ayant pas été choisi au hasard, cette courte (héhé) intro nous amène donc à évoquer plus en détail la « dark pop » de Schwarz, responsable d'un premier album éponyme disponible incessamment. Il serait très facile de vous forcer à investir dans l'achat de cet objet rien qu'en mentionnant les formations originelles des composantes de ce néo-combo (rien à voir avec la néo géo, mais je sais que certains y auront pensé) helvète : Coilguns pour l'infatigable Jona Nido, toujours responsable de la rubrique guitaristique, mais aussi des merveilles sémantiques telles que monpetitponey (pas de majuscule apparemment) ou Méga Lâcher de Ballons (mention spéciale à celui-là). N'oublions pas le Projet Virgile Crelier, moins hilarant aux premiers abords mais non dénué de mystère pour autant, d'autant plus qu'il est la première terre d'accueil de Danaé, la chanteuse de Schwarz, élément indissociable du succès du groupe si succès il y a, et succès il risque d'y avoir (1er prix du jury au Festival de la Phrase pourrie de Cahors 2014). Oui, l’envoûtante vocaliste de ces surprenants Suisses est assurément un atout majeur de cette entreprise, tellement la musique de cette dernière, déjà parfaitement ficelée et efficace au possible, est portée et sublimée par ce chant féminin gracieux et enchanteur. La légèreté de la pop et l'onirisme de la facette électronique se marient en effet merveilleusement à la beauté de cette voix survolant avec délicatesse et une force toute nuancée, pour un résultat final, justement, de haute voltige. On pense tour à tour à The Gathering, Kadebostany ou Lana del Rey, en sachant que Miss Leitenberg jongle de toute évidence avec son répertoire au gré de ses envies. Il en va de même pour les chansons à proprement parler : si elles peuvent éventuellement rappeler certaines productions de certains de leurs homologues musiciens, elles s'avèrent avant tout uniques. En cela, on touche ici le point névralgique de notre exposé de début de chronique : la variété des backgrounds des uns des autres est souvent à l'origine des projets novateurs, et au plus les atmosphères de prédilection seront éloignées, différentes voire même contradictoires ou incompatibles à première vue, au plus le produit fini a des chances d’être un nectar pour les oreilles et d'atteindre des confins jusque-là inexplorés. Or, c'est bien ce qui semble être le cas ici, l'addition de talents qu'aucuns pourraient qualifier d'antithétiques en apparence (mais, après tout, qui a réellement la moindre idée de qui doit faire de la musique avec qui?) découle sur une formidable réussite, forgée par des musiciens pour qui « originalité » n'est pas un vain mot. Pour s'en convaincre, on se ruera (oui oui, vous vous ruerez) sur « My Friend » et sa guitare à la fois étonnante et rafraîchissante, sur les tubesques « Hide » et « Sighs », sur l'inquiétant (ou réjouissant, c'est selon) « Oval », ou encore sur l’entraînant « Cracks and Dust »). Quelle que soit la piste choisie, vous ne pourrez de toute façon que vous rendre compte que leur piste choisie n'appartient qu'à eux, pour le coup.
Ce premier jet de Schwarz s'avère ainsi un véritable hymne à la gloire des unions contre-nature mais aussi, et surtout, un super album.

http://hummus-records.com/portfolio/schwarz/

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 20:29

infectious-hate.jpg

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

Alerte rouge ! Evacuez femmes et enfants… Carnage pré-apocalyptique en vue, les parisiens d’Infectious Hate débarquent avec chars, massues, pelleteuses, puis toute l’artillerie lourde au travers des six titres proposés ici.

Parce qu’Infectious Hate, c’est de la distribution de biffles intersidérale à gogo, du groove à foison et du sévèrement burné de haute facture.

Le combo masqué propose un death groovy des plus massifs en incorporant quelques passages qui ne seront pas sans déplaire aux amateurs de combos à la Machine Head, Slipknot etc…

 

Ca pulse tout au long du parcours, c’est encore plus carré que la racine d’un baobab, les mélodies assurent, autant lourdes que puissantes et le chant guttural est énorme. Un ton qui rappellera Benighted ou encore Bo Summer d’Illdisposed.

Les ambiances sont variées, on retrouve un passage heavy dans « Corroded By Time », excellent morceau très riche et accrocheur à mort qui vous explose en pleine face sur toutes les différentes parties.

« Sins »possède un côté bien épique, avec ce passage un peu viking/martial de chez Amon Amarth. Des breaks plus planants alternent avec des riffs plus ‘core’ à la Machine Head que nous évoquions plus haut.

Et que dire de « Dead End » le titre qui m’a le plus botté et éjecté à des milles tellement la claque fût rude grâce notamment aux riffs monstrueusement catchy. Nous évoquions Illdisposed précédemment : ce titre en particulier en ravira les fans. Le groove est si dansant que j’ose mettre quiconque au défi de ne pas remuer la tête sur ce titre.

« Insanity Begins », titre d’ouverture, a ce côté Slipknot dont nous parlions tout à l’heure, mais un Slipknot qui se serait affublé d’une centaine de mammouths. Bien dynamique et plaisant, la qualité ici s’avère de haute facture.

Une première production qui tape déjà bien fort, qui défouraille et se fait dévastatrice, une énergie contagieuse et dangereusement agréable,Infectious Hate fait partie de ces combos à suivre de très près ayant réussi à imposer son style et ses capacités en tout juste vingt minutes.

 

link

 

http://www.reverbnation.com/infectioushate


 

 

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:27

 

Impure-w---bh.jpg

Hummus Records/2014

Impure Wilhelmina ou comment allier puissance et beauté, richesse de composition et efficacité maximale. Le post-rock tellurique de ces mystérieux Suisses, taillé dans le granit, est sur ce Black Honey magistral taillé dans la dentelle à coups d'instruments chirurgicaux finement aiguisés et capables de ciseler les détails comme de porter des attaques fatales avec une aisance déconcertante. L'ambiance enivrante et envoûtante transportant l'auditeur, résolument sur un nuage, laisse aléatoirement la place à des montées d'adrénaline et d'intensité dévastatrices mais tout aussi magnifiques que les subtiles mélodies qui nous ont portés jusqu'à elles ; montée de bpm, tôt dans l'album ("Submersible Words", dans lequel le batteur nous emmène sur une cavalcade déchaînée, aussi rare que rafraîchissante), et montée de hargne et de tension dans le morceau suivant ("Chest"), avec des vocaux déchirants mais également bienvenus pour contribuer à la diversité de l'ensemble, à la variété des humeurs. Jamais, au cours des onze pistes de ce cinquième effort, la maestria et l'habilité du groupe ne se démentent. Jamais, au grand jamais, l'ennui ou le désintérêt ne nous menacent en aucune façon. Et pour cause. Les membres d'Impure Wilhelmina s'y entendent comme personne pour gérer les tempos, distiller leur insidieux venin, lancer leurs assauts fracassants, séduire, envahir, annihiler, réconforter. On ne se jette pas dans l'aventure pour se prendre tel ou tel riff en pleine tronche, on s'étend à travers leurs mandibules pour les laisser tisser leur œuvre et nous bercer de leurs salves. Une chanson comme "Joseph" illustre parfaitement cette synthèse parfaite de la force et de la nuance, bref, cette force tranquille. On a le droit de trouver que son intro, par exemple, est du grand art, sans que celle-ci n'ait quoi que ce soit à voir avec les milliards de notes du djent ou les descentes de gammes du thrash, mais progressivement on cessera de penser en termes de plans ou de structures pour simplement admettre que Black Honey n'est finalement qu'une succession de moments beaux dont il est difficile (et somme toute vain) d'extraire des bribes marquantes, aussi mémorables soient-elles.
Impure Wilhelmina ou comment redéfinir les notions d'album en tant que tel, de collection de chansons pour le plaisir global du fan, d'assemblage de morceaux au service de la musique dans sa globalité, sans chapelles qui accourent pour tenter de diviser pour mieux régner.
Merci les gars.

http://impurenet.com/ 

http://hummusrecords.bandcamp.com/album/impure-wilhelmina-black-honey 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 23:46

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HELLBOUND RECORDS/ 2013

 

Nous avions déjà eu la joie de goûter au plaisir nommé Colossus Of Destiny il y a deux ans grâce à mister Blue/Black Waves Productions avec le EP « Eden », et c'est encore grâce à ce gentilhomme que nous découvrons ce 3ème effort du combo.

 

Six titres pour un peu moins d'une demi heure de riffs lourds, de groove massif d'un mélange dur à définir alternant entre éléments post hardcore et même post rock (pour les parties posées un peu plus planantes par exemple dans « Dismay in Empty Eyes ») et d'une lourdeur sludge.

 

L'empreinte Mastodonienne que nous avions déjà à l'époque est toujours de mise mais l'on constatera une évolution dans le style avec ici des morceaux peut être un peu moins sombre que sur la précédente galette.

 

Au travers des six titres, on retrouve toujours une maîtrise technique encore plus confirmée, avec ces breaks et ces décalages puissants. Prenons « Heavy Loads » l'une des plus groovy avec ce côté qui ne va pas sans rappeler tant vocalement que sur la structure du côté 'groovy-core' les excellents Godspeed (rappelez vous l'excellentissime album « Ride ») avec des accélerations énormes et cette lourdeur qui démarre à 2 minutes, à entendre une partie qui vous décroche la tête dès le premier riff.

 

Nous évoquions Mastodon ci dessus, les amateurs du combo ricain s'y retrouveront sur des titres tels que « In Lesser Brightness » et « Unleashed » et leurs démarrages éléphantesques.

 

La première avec ces jeux de grattes aux riffs qui se complètent l'un l'autre apportant une grosse atmosphère émotive, ces riffs coordonnés et propres qui montent et s'écrasent naturellement sur des parties plus lourdes. Un groove énorme se dégage également de celle ci.

 

La seconde plaira aussi aux amateurs des ricains et l'on peut se permettre d'ajouter une petite pincée de plomb qui rappellera High On Fire dans son départ tonitruant. Une batterie qui assomme, se déchaîne, les grattes et la basse bien présentes et les vocaux éraillés qui collent parfaitement sur ce genre de son.

 

« Get Lost » est la plus dynamique, genre de titre qui décroche les tympans avec ce soupçon de Kylesa/ Baroness, entraînant au niveau du refrain et cette tornade punky. Ce titre mes aïeux doit être des plus impressionnants sur scène.

 

On pourrait passer au peigne fin chaque titre de la sorte, mais si nous nous concentrons sur l'ensemble, sur l' atmosphère qui s'en dégage alors nous trouverions que les mots, lourds, groovy, carré et pro sont ceux qui colleraient le mieux au ressenti.

 

Les atmosphères varient, tout en restant dans ce qui est des plus pesants, les mélodies accrocheuses sont un véritable piège dont il est impossible de se dépêtrer, la basse accompagne et guide parfaitement l'écrasement général, et la voix est dans son élément avec un travail d'émotions maîtrisé avec brio.

Un cd de très bonne facture encore, comme il est plaisant de recevoir et encore plus lorsque le combo vient de chez nous.

 

 

 

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