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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 18:40

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Une fois n'étant pas coutume : merci Mr Black/Blue Wave Productions pour cette découverte qui s'avère une fois de plus tout simplement décapante.

Le genre de celles qui font toujours bien plaisir, et c'est encore un combo inétiquetable (de Limoges cette fois ci) tant ils balancent de plans variés. Du rock/noisy, post hardcore, des parties presque sludge avec un sens affiné des mélodies accrocheuses.

 

Des trips qui ne sont pas sans rappeler des combos tels que Botch pour ne citer qu'eux. Des alternances qui balancent même sur des plans assez mathcore par instants.

 

Les vocaux, gérés à mort, savent s'intégrer pleinement à l'ambiance désirée. Entre écorchés et rauques ou encore clairs, ils rendent le tout ultra catchy.

 

Je prend « Dirty Priest » pour exemple où l'on vogue entre super lourd et noisy apportant un côté limite indus, entre rock'n'roll ultra dansant massif et dissonant. Inutile de préciser que le voyage est plaisant au travers de la hargne du chant, de l'hypnose appuyées par les grattes dissonantes, la basse qui vient survoler ce mur ultra électrique et les rythmes qui tabassent et font leur effet.

 

« Koala Fury » et son début psychédélique digne d'un combo de Space/ Kraut Rock est appréciable également. Dès le début, on sait que l'on doit s'attendre à un truc barré, et plus l'on avance dans le morceau et plus l'on constate qu'ils sont fous ces koalas ! L 'eucalyptus a du taper sévère se dit-on à l'écoute de ce titre excellent où les barbares balancent des ambiances quasi pattoniennes et originales à mort.

 

Encore un groupe qui sait se démarquer ! Le côté riche en variation arrive avec brio à vous tenir en haleine du début d'un titre à sa fin et ce sans sourciller. Le but étant de vous faire planer et chavirer en l'espace de six titres, et ils y parviennent haut la patte !

 

Energie, folie et hargne font bon ménage sur cette galette. Des riffs organisés qui partent dans tous les sens, des décalages bien amenés, des incisions qui vous assaillent sans merci !

En écoutant les six titres, force est de constater que les gars sont quand même costauds dans le style. Ils bénéficient d'une technique aisée brillamment exécutée.

 

Impitoyables koalas ! Il me semble même que l'on en entende un grogner aux alentours des 02:25 de « Shaman » qui possède également son lot d'originalité.

 

Croyez moi, ce combo est à surveiller de très très près. Gardez un œil sérieux sur ces koalas qui sont bien prêts à en découdre en vous arrachant les cervicales de par ce noisy/rock hardcore sludgy mathcore maîtrisé avec une excellence certaine. Un bien bon trip qui, il est sûr, ne laissera pas indifférent. Quel qu'il soit, je pense que cette galette aura un impact sur vous ! Joignez l'aventure !

 

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:39

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SUPERSTRONG RECORDS/ 2012

 

 

 

Voilà qu'un encore un combo qui balance dans le stoner rock burné débarque. Six In Linearrivent de Colmar et offrent cinq titres qui proposent autant de patate que de groove.

 

Variant entre le stoner rock pur et dur et un stoner très rock'n'roll ; le combo injecte même une touche presque indus digne de Prongdans le titre « Sexual Tension », titre très dancefloor qui pourrait rallier les amateurs de Clawfinger ou encore Psycore.La basse pose une touche funky dans ce morceau qui se démarque des autres. Ce côté Prongdonc avec ce groove qui a tout dans le déhanché !

 

Les hostilités avaient démarré avec « Cardinal Sins » de manière boostée qui n'a rien a envier à Mondo Generatorpar exemple avec ce dynamisme explosif et vif. Déjà une bonne entrée en matière.

 

« Hero »est vachement détonnant dans le style également. Un stoner rock pêchu avec cette touche tant Q.O.T.S.Aque Kyussavec un côté plus 'n'roll que ne renierait ni Lazyni Bukowski.

Du refrain catchy en veux tu, en voilà ! Du break monstrueux à contre-temps et les vocaux se complètent les uns les autres. Ma monstruosité est au rendez vous et elle vous baffe sans aucun remord. Ce titre en live doit déchaîner les foules. Burné à mort et accrocheur à fond les ballons. LE titre sur lequel je jette mon dévolu.

 

Les autres n'ont rien à lui envier dans l'efficacité, loin de là. Chaque zikos impose sa présence dans chaque titres. Rien en retrait : tout à saluer ! Que ce soit de la première à la dernière en passant par la très bluesy « Monolith » . Un blues sombre et lancinant qui sent le cactus et le sable chaud. Le chant écorché et puissant vient violenter le tout et charge à mort dans la mêlée.

 

On appréciera également « The Larch »qui apparaît comme un titre que l'on pourrait qualifier de « Post Stoner » aux mélodies planantes et adhésives au cervelet. Un Karma To Burn qui jammerait avec un bon combo post rock tel que Godspeed You Black Emperor !

 

Pour résumer, Six In Linetape dans le mille en nous proposant cette galette efficace qui permet à tout types de sentiment d'éclore. Entre énergie, côté cru et un autre plus posé, chacun y trouvera son compte. Une formule très bien maîtrisée qui fait grand bien.

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:42

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Les français de Sad and Insane viennent de Montauban/Toulouse et ils présentent ici leur second méfait. Un six titres introduit de manière aussi intrigante qu'oppressante qui met déjà dans l'ambiance propre au combo. Un monde aussi glacial que lugubre et maladif.

 

C'est à nouveau un groupe inétiquetable qui nous est proposé ici dans la mesure où il puise son énergie dans un Hardcore/ Indus noisy par moment presque sludge.

 

En écoutant un titre comme « I Hate You », on ressent une mélancolie énorme alliée à de la rage pure. Ce titre reflète déjà bien l'originalité de Sad and Insane. L 'alliance glaciale de l'Indus avec des plans plus progressifs assez post rock/core avec un zeste de Neurosis dans l'ambiance. Le morceau ravira les fans de Godflesh (par exemple) et de Neurosis cité auparavant. On notera de ce titre également la touche ambiant bien prononcée, spatiale et interstellaire.

 

« Black Wings » démarre sur ce même ton interstellaire nappé d'un thrash/ hardcore supra glacial et déluré. Les riffs cisèlent à mort et grattent au sens propre du terme. Une atmosphère dérangée émane du tout par les interventions très barrées de la seconde guitare. Les vocaux sont eux aussi rageurs que grinçants.

 

« Nothing Left » est une instru qui jongle entre acoustique et indus presque trip hop agrémenté de samples et l'aspect ô combien planant s'avère également mélancolique.

 

Du hardcore/thrash ressurgit du dessous de l'iceberg avec « Restart » qui me rappelle les gaillards de Balles Perdues qui injecteraient un côté psychédélique et toujours aussi spatial à leur mode de composition. Un titre qui vous fera sautiller tout en conservant cet aspect barré et original.

 

« Sombre » force également sur le désarroi avec ce titre récité sur une bande sonore posée et néanmoins intrigante.

 

Ce « Departure » reflète bien le nom du groupe Sad and Insane car en effet, tristesse et folie vont de bon train dans les morceaux proposés. Des efforts très appréciables qui promettent. Beau boulot ! 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:32

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AUTOPRODUCTION/ 2013

 

 

 

 

Haiduk ! Mais Kézako ? Qu'est donc ce projet au nom peu commun que voilà ? Et bien Haiduk est un one man project (plutôt bluffant à l'écoute de l'album d'ailleurs) canadien formé en 2010.

Et alors, ce projet, je vous le dis, balance et détonne, agresse et assomme !

 

Puissance ! Voilà à quoi ce résume l'ensemble des titres proposés rageusement ici. Dès les premiers instants, on se prend de manière impitoyable une claque sévère. Oscillant entre le death aux plans thrash bien hargneux avec des parties également un peu black métal par moment.

Un ensemble qui se complète de manière magistrale et les atmosphères plus malsaines s'enchaînent à ravir.

 

Je prendrais « Maelstrom », tiens, pour commencer. Ses riffs diaboliques, la technique instrumentale de manière à en faire pâlir plus d'un, les variations rythmiques énormes ainsi que les vocaux death très lourds dans l'ensemble. Les ambiances que dégagent la putride aura de ce titre seront intenables pour les non avertis.

 

Haiduk propose des plans d'une rapidité déconcertante notamment dans le boulot des grattes. Qualité que l'on saluera également dans un titre comme « Stormcall » qui éclate tout sur son passage avec ses passages à la Kreator, Dissectionen bref un parfait mélange de ces deux combos avec un chant bien death old school suedois.

Les riffs, rien qu'eux laissent sur le cul tant ils sont entêtants et posent des couleurs vives et de l'énergie contagieuse.

 

Haiduktabasse efficacement sur son passage. Vous vous croirez sauvés mais c'est sans compter sur « Fire Wield » qui apparaît comme un tourbillon infernal qui vous happe et vous emporte dans ses profondeurs. Ce titre sent bon les bon gros plans old school et la richesse des mélodies est d'une perfection indéniable. Et l'on appréciera également la possibilité avec laquelle le bougre a su apporter une touche assez planante l'air de rien malgré le dynamisme ambiant.

 

« Hex » est le titre dont les premières notes fera plaisir aux amateurs de black metal glacial des années. Dissection était évoqué tout à l'heure et on y repensera avec ce titre mais on aura également une pensée pour d'autres combos style Immortal et Mörk Gryning. Les mélodies, les rythmiques et le chant toujours aussi imposant sont orientées black metal et nous ramènent quelques années en arrière. Bien bon ce titre aussi !

 

Je n'ai donné que ces titres pour exemple mais sachez que chaque titre possède son truc et accroche à mort ! Le mélange des genres proposé par Haiduk est maîtrisé de manière énorme et les titres cartonnent. La puissance j'y reviens est de mise dans les pages de ce « Spellbook ». Un grand coup de chapeau à ce one man band ma foi bien sympathique. Un album que j'ai apprécié largement plus que mon voisin qui véridiquement a tenté de défier Haiduk avec sa perceuse !

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:09

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CEMETERY RECORDS/ 2013

 

 

 

 

Revoilà le bougre d'Obszön Geschopf qui signe ici son 6ème album ni plus ni moins. Autant dire que le gaillard est expérimenté, lui qui est issu du bon vieux boulonnais !

Après 5 albums dont les premiers étaient purement EBM à l'époque, Obszön Geschopf a su tourner son art malsain vers un côté nettement plus métallisé avec ce côté presque dérangeant qui fait toujours son image de marque.

 

Autant dire que Remzi a déjà de la bouteille et la galette qu'il balance arrache pas mal. Elle plaira autant à toute grosse brute métallique qu'aux adorateurs d'indus. Pour cet album, O.G.A renforcé ses rangs avec de grands noms du milieu tels des membres de Mercyless, Eths, L'esprit Du Clan entre autres.

 

Après une promo qu'il a balancé déjà longtemps avant la sortie de cet album ou il nous prévoyait un album prometteur, il faut avouer que l'objectif est atteint. Dès les premières notes, on se prend un éclat pur d'hémoglobine et de tripes dans la face. Le massacre est dévastateur dès « Human Beast »où l'on se fait piétiner par la rythmique martiale et toujours aussi dansante et le freak reste fidèle à l'utilisation de samples qui a toujours été l'une des forces de ses morceaux. Les vocaux varient entre le murmuré et le plus guttural avec ce côté incisif qui taillera plus d'une paire d'oreille en pointe.

 

Un bon gros côté Pouppee Fabrikavec cette mélodie énorme de grattes dans le refrain et une puissance certaine éclate.

On constate dans l'album que les mélodies ont tendance à être répétées au sein d'un morceau mais elles ne le sont pas dans un défaut technique mais plutôt dans le but de s'ancrer dans toute cervelle qui se respecte et par la même occasion vous hypnotiser afin de mieux abuser de vous.

 

On appréciera également les jeux de mots balancés par le Remz.«  Easy Ride Corpse »par exemple. Ce titre je vous le dis est excellent dans la mesure où il jongle quelque part entre un Disbelief (pour son début), un Obituary ou encore Clawfinger, Biohazardavec ces passages presque hip hop qui vont faire jumper lourdement une bonne partie de la foule. Un morceau lourd avec une originalité qui n'est plus à démontrer chez Obszön Geschopf . L'un des titres les plus accrocheurs de l'album ainsi que l'un des plus efficaces selon moi. La variation vocale est maîtrisée entre le rageusement hurlé , le chanté (-d'ailleurs les parties chantées sont excellentes ndlr-) et les arrangements électroniques sont vraiment en osmose avec le tout.

 

« How I Eat Your Mother » encore fait dans le jeu de mot et le morceau ici proposé fait dans la montée rageuse progressive. J'aurais ajouté une partie un chouya plus patate avec de la grosse double qui détonne mais O.G ici décide de triturer votre intérieur sur un rythme permanent plutôt mid-tempo afin d'explorer la totalité de votre intérieur sans négliger de morceau.

 

Les influences hip hop reviennent au cours de « Slasher's Night »ainsi que l'écrasante rythmique qui assénera plus de coups de marteau que Thor sur la tronche de Loki. On aurait presque envie de lâcher un petit « Free Tyson Free »sur ce titre d'ailleurs tiens ! Efficacement proposé !

 

On prendra son pied également sur un titre comme « Insane Impulse »où l'on constate à nouveau que Remzy a du ressortir tout son panel de combos hardcore/ hip hop des 90s avec en plus un côté assez psychédélique alterné par de grosses parties bourrines et massives qui crachent un venin fatal à tout détracteur.

 

« Curse With A Teenage Slut »propose un côté assez heavy rock burné pour ce titre qui dégage un aspect très glacial en soi. Les amateurs de Stahlhammer apprécieront celle ci pour sûr.

 

Il ose le Remz. Comme d'habitude me direz vous. Il ose s'attaquer à « Painkiller »de Judas Priest.Pari risqué peut être notamment pour les purs heavy métalleux. Je ne serais pas objectif en disant que je préfère de loin celle ci (dans la mesure où Judas Priestet moi cela fait 3), mais on appréciera beaucoup l'aspect original apporté à cette cover. Un Judas Priestfuturiste et dérangé jusqu'à la moëlle ! Du bon heavy indus des familles avec ce côté qui lorgne un peu vers Die Krupps !

 

Et bien le 6ème ! Le chiffre de la bête qui reflète bien ce « Higway Of Horrors »qui propose cet indus/metal/hip hop malsain à souhait et qui laissera derrière lui plus d'une victime. Un album boosté (d'ailleurs masterisé par James Murphy) et furieux pour lequel on fera le signe de la Bête. Un excellent moment !

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:59

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2013/Listenable Records

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que sur le papier, l'"Expérience Omega" en jette. Jugez plutôt: une réputation de techniciens hors pair, un rattachement à la mouvance djent et des influences aussi variées qu'impressionnantes (Devin Townsend, Dream Theater, Pink Floyd, Meshuggah, Patton, Shai Hulud, Textures, Fear Fac...) qui pourraient ne rien vouloir dire mais qui ici sont à prendre très au sérieux. Ambitieux programme s'il en est. Les premiers éléments qui sautent aux oreilles quand "Gift" surgit des enceintes sont justement la maîtrise implacable des zikos, leur niveau absolument déconcertant et le fait que toutes les influences pré-citées planent effectivement sur ce qu'il nous est donné d'entendre mais sans porter le moins du monde atteinte à l'intégrité artistique de The Omega Experiment et sans occulter l'intime conviction que toutes ces références ont été parfaitement digérées et ne servent plus ici que de point de départ à une pure création. Cette dernière tire ainsi son essence de la capacité de la bande à Portnoy à développer de longues plages éthérées sur fond de déferlement de notes ou de claviers virtuoses, de celle du Floyd à faire de même avec un minimum de notes, de l'aptitude de Townsend à instaurer des atmosphères planantes non dénuées néanmoins de passages à l'offensive ultra-efficaces, du goût de Patton pour les expérimentations les plus inattendues, de l'affection portée par Textures aux changements de structure destructeurs ou encore de la manie de Meshuggah à pondre des riffs aussi alambiqués qu'efficaces, sans oublier bien entendu le talent des géniaux géniteurs de TOE qui ont su utiliser ce riche background au profit d'une oeuvre assurément unique et tournée vers l'avenir. Le choix des titres n'a vraisemblablement pas été laissé au hasard: alors que les sept minutes de "Furor" vous apporteront l'irréfutable preuve de la grande force de frappe des Américains, les deux minutes de "Bliss" qui leur succèdent emmènent l'auditeur encore sous le choc vers une planète parallèle pour se remettre tranquillement; on ne saurait d'ailleurs que trop lui conseiller d'en profiter, car les huit minutes suivantes referont partir le malheureux quidam dans des sphères hautement improbables, où l'inspiration des créateurs et la brillance des musiciens éclaboussent littéralement le pauvre pélerin trimballé de salves meurtrières à des plages paradisiaques sans même avoir le temps de dire "Balancez-moi ce foutu skeud par la fenêtre!" Les vocaux sont tout aussi réussis que le reste: généralement clairs, ils se muent à quelques occasions ponctuelles en instruments du mal, pour étayer le propos des plans -largement minoritaires- portés sur la violence. Des samples viennent également étoffer l'incroyable mixture, dans une veine similaire à ceux utilisés par Fear Factory sur Obsolete (Remember "Timelessness"). N'en jetons plus: si vous êtes amateurs de métal progressif, ce premier album éponyme est une claque monstrueuse, et si vous ne l'êtes pas, vous serez quand même sacrément scotché, tout en pestant sur l'utilisation de la voix claire à outrance et sur la longueur de certains plans, étirés/éthérés à souhait. Si vous faites partie de la seconde catégorie, je ne saurai que trop vous conseiller d'aborder la musique de TOE (non, pas sur la pointe des pieds, on est sérieux là) par les pavés que constituent "Furor" et "Karma", puis de vous hasarder sur le magnifique "Gift" inaugural, peut-être moins à-même de convertir les agités de tous bords à l'univers de ces aliens du Michigan. Des aliens qui, de toute évidence, sont appelés à devenir énormes, comme leur illustre prédécesseur cher à Sigourney Weaver ou comme un autre extra-terrestre de renom, peut-être un peu moins irréel celui-ci (et encore), à savoir leur incontestable parrain dans tous les sens du terme, né sur une terre fertile en précurseurs (Gorguts, Obliveon, Voivod) : Devin Townsend.

 

www.facebook.com/theomegaexperiment

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:38

supucube3

 

2013/Listenable Records

 

Qu'on parle de Supuration, de S.U.P. ou de Spherical Unit Provided, le résultat est toujours le même : on parle de qualité, de savoir-faire, d'inspiration, de la part d'un groupe absolument unique (qui eut les honneurs d'un triple tribute album il y a quelques années) qui réussit en permanence à créer sans lasser l'auditeur. Si mes calculs sont bons (chose ardue s'il en est vu la foison de sorties du groupe depuis ses débuts, sur de nombreux formats, maxi, E.P., album, live, réédition, remix, dvd, bootleg...), CU3E 3 est le dixième album de nos singuliers nordistes, la dernière partie de la trilogie commencée avec The Cube en 1993 et poursuivie avec Incubation en 2003. Une trilogie qui s'achève donc en 2013, vous noterez le souci du détail dans sa mise en place ! Pour l'occasion, S.U.P. a foncé dans une cabine téléphonique et s'est paré de sa panoplie de Supuration, mouture plus « death » du combo. Indubitablement, les atmosphères tant louées des albums de S.U.P. sont toujours prégnantes dans CU3E 3, les voix gutturales représentant a priori la véritable différence   entre les deux (id)entités. Et encore, le premier morceau de S.U.P. qui me vient à l'esprit, « Twins », est jalonné de growls à faire pâlir un loup-garou diphtérique. Dans ce cas, la démarcation est peut-être plus à chercher du côté du son de guitare, très lourd chez Supuration.

On retrouve quoi qu'il en soit ici tous les détails qui ont fait la gloire des géniteurs de chefs-d'oeuvre comme Anomaly, Room Seven ou Chronophobia, un certain minimalisme (comprenez: pas de débauche de notes inutile), des plans riches par contre, souvent mid-tempo, aux rythmiques hypnotisantes et aux mélodies entêtantes, des morceaux globalement planants, privilégiant les ambiances, bref une patte immédiatement reconnaissable et, comme précisé dans l'introduction de cette chronique, unique en son genre. Comme d'habitude, rien n'est à jeter dans les neuf titres proposés; l'ensemble est extrêmement compact et cohérent, à tel point qu'après avoir fait un album intitulé Hegemony il ne serait pas surprenant que les Valenciennois sortent un jour sa version remixée: Hegemony of Homogeny. Jeu de mot mis à part, ces derniers sont vraiment passés maîtres en matière d'homogénéité et de cohérence, le fait qu'ils affectionnent les histoires et les concepts n'y étant certainement pas étranger.

On se risquera néanmoins à avancer le nom d'une plage ou deux qui nous aurai(en)t peut-être plus marqué que les autres... Si vous souhaitez découvrir CU3E 3 à travers un seul morceau, nul doute qu'"Introspection" s'avèrera le meilleur V.R.P. qui soit, avec sa ligne mélodique si réussie et ses chants si envoûtants, et si vous préférez un condensé de ce que le groupe a produit jusqu'à maintenant, il semblerait que "Consumate" fasse assez bien l'affaire; "The Climax", quant à lui, porte plutôt bien son nom dans le sens qu'en tant que dernière pièce du puzzle, en tant que conclusion du propos, il donne une image très positive de l'ensemble par son côté speed (attention, tout est relatif) et dynamique. Ceci dit, n'oubliez pas que les disparités entre les neuf pièces de CU3E 3 sont très ténues et que, comme le soulignent toujours les footeux à la fin d'un match, l'important, c'est le collectif. A ce titre, ce nouveau skeud non seulement tient la route, non seulement tient la dragée haute aux autres sorties de ce premier trimestre 2013, mais surtout tient la corde pour figurer en bonne place dans les divers classements et tops de fin d'année; il est également un objet indispensable, de toute manière, pour tout fan de S.U.P. qui se respecte. D'ailleurs, quand on connaît la qualité de leurs packagings, il n'y a vraiment rien qui ne pourrait vraisemblablement empêcher que le nombre de ces fans ne s'accroisse irrémédiablement avec cette sortie...

www.supuration.fr

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:01

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Revoilà la Suisse dans nos pages. Et cette fois ci, les suisses balancent un stoner rock burné et efficace. Formés en 2008, le groupe a déjà sorti un premier album et ont pu par conséquent sortir celui ci avec de l'expérience déjà. Ce ne sont pas moins de treize titres qui nous sont proposés ici et le côté accrocheur du groupe est fulgurant ici.

 

Pour premier exemple, le titre « Landkreuzer » qui est est le type de morceau qui vous reste en tête à très long terme après seulement une écoute. Autant vous dire que c'est un plaisir à écouter pour un adorateur de Queens Of The Stone Agecomme moi. Feuerzeug ont cette même aisance que le combo de Josh Homme pour envoyer de lourdement efficace. On pourra faire une parallèle entre les deux groupes de par ce titre ici proposé. Excellent.

 

On peut également parler d'accrocheur un titre comme « I'll scratch until I bleed a Flood »avec sa force dansante et entraînante ou encore « Crusing The Desert part I » .Du riff lourd et saccadé en revoilà. Un côté accrocheur avec ce petit truc assez grungy. Les lignes de chant, les mélodies trouvées et les rythmiques y collant à merveille sont vraiment excellentes et le groupe parvient à se faire une entité propre et parfaite. La potion magique qu'ils vous proposent fait son effet dés que vous trempez les lèvres dans la première cuillère.

 

Vous aviez été prévenus avec l'entrée en matière proposée par « Cyclops Will Be Beheaded » le groupe démarre très fort avec ce titre qui vous booste dès le départ. Feurzeug vous donnent le ton par des riffs saccadés et du refrain ultra singalonguesque. Le stoner rock proposé est décapant et a cette facilité a vous foutre la joie et la patate.

 

On pourra apprécier également l'originalité osée de « Evel Knievel Has Kissed The Devil » . Ici le groupe ose amener une originalité à son stoner rock burné avec l'intrusion de passages quelque peu funky. La mayonnaise prend plutôt bien pour vous dire avec son début qui sonne assez Monster Magnet et ses passages qui vous renvoient directement dans le Bronx des annèes 70. Vraiment intéressant.

 

« Kometa » fait également dans le bien bon et le bien gras avec cette basse qui guide le trajet avec ce son bien vrombissant. Passages spatiaux,si je puis dire, viennent vous chambouler un peu le crâne. La partie du milieu de ce morceau appuie un peu plus sur l aspect hypnotique de ce titre avec ce riff qui se répète tout en conservant l'aspect massif dicté dès le départ. Le final, riche en dissonance apporte un peu plus ce côté space rock.

 

La puissance de « Nitroghostcar »est bien rock'n'roll. Ce genre de titre envoie sans doute le public en live dans un twist endiablé.

En parlant de live, j'imagine l'effet b?uf que doit procurer « Crusing the desert part II »  et ce putain de côté épique avec ce coté presque Kyussien. Alors ce morceau là mes aïeux, je le verrais parfaitement faire office d'outro de concert ! Une instru énorme qui prend aux tripes.

 

Avec « Release The Kraken »  nous attaquons l'un des deux morceaux les plus longs de cet album qui ravira je suis certain les fans de Kyuss, Dozer et consorts. Autant vous dire que j'ai pris mon pied à l'écoute de ce titre. Les riffs ont toujours cette faculté à vous agripper fermement.

Côté un peu bluesy et à la desert (jam) session. Ce morceau bien carré avec de bonnes variations rythmiques vous emportant dans des profondeurs, écrasés par une massue de 10 Tonnes. Un côté assez doom sabbathien bien énorme qui fait grand plaisir.

Release The Kraken colle bien au morceau au point que les mélodies de grattes donnent presque l'impression d'entendre des chants de baleines ou quelconque créature aquatique.

 

Que dire du groove diaboliquement efficace de « Lieuplorodon VS Giant Orthocorne »  si ce n'est que balancer un grand oh yeah et se laisser entraîner sur ce titre dansant au son fuzzy comme il se doit ! Laissez vous planer également sur le passage plus posé qui arrive pour calmer le jeu , juste le temps de recharger les batteries avant de vous replonger dans une lourdeur écrasante.

 

Un chapeau bas aussi à « Fusion Van »  et ses riffs saccadés, cette rythmique plus lourde et massive.Un côté Sparzanza, Zoe ressort de ce titre. Cette puissance et cette aisance à faire dans le totalement accrocheur un peu à la manière de Slut Machine. Un morceau assez burné en soi .

 

« Magma, Lava and Burned Karma » est bien sombre dès son départ de par sa rythmique lancinante très doom que ne renieront pas les fans de Reverend Bizarre par exemple. Le titre alterne avec un passage nettement plus stoner rock qui vient y injecter un certain dynamisme.

 

« Dead Wahines and Tsunamis » est le deuxième titre le plus long de l'album et c'est également celui qui vient mettre un terme à cet album. Un morceau ma foi très judicieux pour venir nous mettre une dernière bonne rasade de fuzz, de lourdeur, de mélodies vocales et instrumentales ultra catchy ainsi que de psychédélisme oppressant et quasi tribal.

 

Cet album est vraiment intéressant et Feuerzeugarrivent très facilement à faire adhérer l'auditeur à son univers stoner rock bourré de tripes. Les gaillards font dans l'accrocheur de la première à la dernière note avec ces refrains que l'on reprend avec joie et ces nappes de poussières de sable que l'on retrouve dans leur art. Bravo !

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 17:38

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AUTOPRODUCTION/2012

 

Les parisiens de Serments attaquent nos contrées avec ce second album. Formé en 2005, le groupe a auparavant sorti déjà un Ep puis un précédent album.

 

Comment démarrer si ce n'est que dire qu'il m'aura fallu du temps à m'attaquer à cette chronique. En effet, à réception de cet album, je l'avais écouté déjà deux trois fois mais pas trop attentivement.

Cet album, comme j'ai pu le constater, il faut vraiment l'écouter de manière concentrée et attentive. Histoire de bien se plonger dans l'univers proposé par le groupe.

 

Les douze titres de cet album font voyager l'auditeur entre le rock et un côté métal un peu plus affirmé. A noter qu' une certaine mélancolie vient se dégager du tout, parsemée d'un aspect atmosphérique bien présent sur certains titres.

 

Un album de bon aloi, c'est peu le dire tant lorsque l'on se consacre à l'écoute et que l'on se voit emporté par le tout, les ambiances planantes quasi psychédéliques comme par exemple sur « Heavy Night » qui s'avère riche en émotion. C'est une véritable envolée ici avec cette alternance riffs avec et sans distortion. Les passages posés alternent avec d'autres un peu plus nerveux si je puis dire.

 

Nous retrouvons la même patte psychédélique sur « Sweet Polar » atmosphérique et mélancolique. Un morceau qui s'avère également barré mais aussi mélodique à souhait tant instrumentalement que vocalement. Outre l'émotion, l'alternance entre arpèges et riffs de ce titre est bien trouvée.

 

Si planer est votre but, vous ne serez pas sans apprécier également un titre comme « ERW » avec ce refrain accrocheur à souhait et cet aspect un peu hors du commun qui ne sera pas sans rappeler Atrox par exemple.

 

Accrocheur. Serments doit aimer ce mot. Prenez « Prostitute » qui l'est dès son entrée en matière avec ces riffs saccadés lorgnant un peu sur le 'core'. Le chant, toujours de bonne facture, colle parfaitement aux riffs et à la rythmique. La montée en rage se fait progressivement avec ce titre au final qui vous en colle une bonne.

 

 

« 2pm » est plus nerveuse avec du riff du départ digne d'un Life Of Agony.. Le chant hurlé varie l'ambiance, y injectant un coté nettement plus 'brut'. Les riffs et rythmiques sont lourds et saccadés Quelque chose dans le coté barré me fait penser à Queen Adreena dans la folie. Le côté agressif est incisif et fulgurant. Ce morceau est trés bon.

 

Le monde du planant et celui du rageur font bon ménage sur des titres comme « Backpack »et « Sick Shit ». « Backpack » démarre sur les chapeaux de roue sur un ton agressif et imposant et les chants y alternent entre mélancolique, parlé et plus burné.

 

A l'écoute de cet album, on pourra penser à un nom comme Deftonesavec un chant féminin. L'impression se fera dès « Pocket Gun ». Les nappes de claviers viennent souligner et enrichir l'aspect ensorceleur et quasi hypnotique.

 

 

Voilà donc un album que je ne regrette nullement d'avoir écouté de manière attentive et posée. L'auditeur est facilement emporté par les mélodies et le chant. Entre mélancolie et énergie, le rock métal qui nous est proposé est fort bien maîtrisé et efficace. Les amateurs de groupes comme The 3rdand The Mortal, Atrox, Deftones, Queen Adreenavont vraiment trouver leur compte avec ce combo. Un excellent travail.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 07:49

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BASTARDIZED RECORDS/ 2013

 

The Green River Burial nous viennent d'Allemagne et c'est Bastardized Recordsqui nous présente leur premier album animé de hardcore métal bien brut assortis au cours d'onze titres aussi rentre dedans les uns que les autres.

 

Onze titres qui vous infligent une gifle fulgurante avec les variations proposées. Entre des parties rapides animales et pogotantes, des passages beaucoup plus lourds et assommants le tout guidé par des mélodies efficaces à souhait !

Des vocaux agressifs, rugueux penchant vers le death métal avec un timbre écorché font office de poing dans la face.

 

Tout amateur de brutalité côté guépard (pour le côté vif et incisif) ou côté éléphant/ rhinocéros (pour le côté lourd et écrasant!) trouvera plaisir avec cet album. Des parties hardcore, d'autres plus mosh puis des plus métal : il y aura de la tarte pour tout le monde. Une fougue comparable à Terror et autres formations du style détalant à 10000 à l'heure.

 

Un titre comme « Colossus »est énorme dans la mesure où il impose sur tout le long. Variant entre parties lourdes puis des séquences distribution de pains, le titre colle bien à ce morceau qui écrase tout sur son passage.

 

On notera aussi les qualités prédominantes dans le titre « Loose Lips ». Les grattes ont un groove qui dépote et elles arrivent en plus à venir inciser la brutalité à l'image d'une lame de rasoir qui vient vous en infliger un peu plus après le gant de béton que vous venez de vous prendre dans la gueule !

 

Le travail mélodique des grattes est bien balaise. Celles ci rassemblent tout concernant les ambiances imposant une touche un peu épique dans « The Big Rip », planante sur l'interlude « Sink Ships ».

 

« Matriarch/Utopia »est un bulldozer, celui qui m'a écrasé pour sûr. Ce mélange de thrash (niveau riffs de grattes), les riffs et rythmes saccadés, et les parties lugubres presque black métal puis les parties lourdes plus hardcore rend un ensemble détonant. Le blast arrache tout, bref, ce titre mettra aisément tout le monde d'accord.

 

« Separate and Coalesce »est riche et explosif. Regorgeant de brutalité aussi lourde que foudroyante, de mélodies acérées et plus épiques, de chant rageur et convaincant , les amateurs de hardcore métal groovy adoreront.

 

 

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