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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 12:21

Coilguns_Stadia-Rods.jpg

 

DEAD DEAD DEAD RECORDS/ 2012

 

 

 

Après ce split avec Kunz chroniqué auparavant par mon collègue Sacha Disto (chez Yargla Webzine) qui m'avait déjà laissé une très bonne impression, revoici les helvètes de Coilguns qui proposent un EP de six titres. Pour la petite précision, forts d'une maîtrise technique, Coilguns comptent dans leurs rangs des membres de The Ocean qu'on ne présentera plus.

Six titres rageurs sont proposés. Ancrer Coilguns dans un quelconque style bien précis est loin d'être tâche facile tant le combo parvient à apporter une richesse certaine à la musique qu'il nous propose.
Un côté barré et hystérique se dégage de l'ensemble, des riffs et cassures de rythmes que l'on pourrait par moment rapprocher d'un mathcore digne de The Dillinger Escape Plan pour ne citer qu'eux. "Zoetropist" par exemple possède des parties de ce style avec des parties grattes dans leurs structures auxquelles on pourrait accorder une étiquette quasi psychédélique. Je pense aussi à l'instant presque free style de "Parkensine à 4:07 mins.

Coilguns dégage aussi un bon gros côté rock'n'roll à la Everytime I Die ou encore Krüger. Ce côté bien lourd qui vous entraîne et vous donne cette envie incontrôlable de vous lancer dans un twistcore infernal un peu comme dans "Parkensine" ou encore "Witness The Kern Arc".

Une touche bien sludge tant dissonante que pachydérmique ressort de certains morceaux. Le genre d'ambiance venant appuyer lourdement le côté sombre des morceaux, leur apportant une ambiance encore plus dérangée et maladive. Prenez par exemple la partie finale de "Witness The Keen Arc" composée de larsens et de rythmes se plaisant à vous achever après toute la hargne emmagasinée au cours de ce même titre.

Un certain désir d'hypnotiser l'auditeur, de l'emporter vers d'autres contrèes et de lui permettre de s'élever peut être constaté à l'écoute de "In The Limelight" joué sur ce rythme que l'on rapprocherait presque d'une sombre valse agrémentèe d'ambiances lugubres. Une mélodie certes répétitive mais qui reste en mémoire juste après la première écoute. Un côté progressif dans ce titre, à entendre une montèe progressive de l'armosphère lourde du morceau. La rythmique du batteur, appuyèe par ces arpèges incisifs, se voit accompagnée d'une basse très massive.

Le côté envoutant est également de la partie dans "The Shuftan process part II" et c'est peu de le dire. Ici aussi tout vient en progression et l'ensemble paraît à nouveau venir tout droit d'un combo des late 60s/70s (avec un son certes plus actuel) dès l'introduction.
Une petite ressemblance à Neurosis ensuite jouè sur un tempo lent et cette batterie presque tribale vient couronner le tout accrochant donc l'auditeur de manière très efficace avant de revenir au thème du morceau précèdent ("The Shuftan process part I") joué lui sur un rythme plus patate et énergique.

Un EP ma foi très convaincant variant les plaisirs entre schizophrénie et oppression proposé par les suisses. Le groupe se fait plaisir à nous proposer ces six morceaux diaboliquement efficaces et ravageurs. A noter que Coilguns sont actuellement en tournée, je ne saurais donc que vous encourager à aller voir ce que donne le combo sur les planches car leur fougue doit y être, à mon avis décuplèe.


 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:49

 

Aeon-s-War.jpg

 

SIEGE OF AMIDA RECORDS/ 2011

 

 

 

Formés en 2007, les parisiens d' As They Burn ont déjà sorti précédemment un EP en 2009 ayant le nom de " A New Area For Our Plagues" qui avait reçu déjà des critiques plutôt prometteuses.

 

Deux ans plus tard, les voici qui remettent le couvert avec ce premier album et des concerts avec entre autre Despised Icon ou War Harlot From A Mouth.
Neuf titres proposés ici dans un esprit bien deathcore mélodique. Le tout se tisse dans une lourdeur certaine agrémentée de très bonnes mélodies dans l'ensemble bien efficaces. Un chant qui n'hésite pas à varier le ton et le jeu à l'exemple du titre "Scarlet The Sacred Whore" avec son début plutôt heavy et ce chant donc oscillant entre le death bien graveleux puis un chant plus "chanté et mélodieux" ainsi que des murmures ou encore dans un registre plus clair comme dans "Distorted Rules"

Des moments assez épiques sont à noter par exemple dans "City Ov Pyramids" ou l'alternance avec des passages plus atmosphériques que l'on retrouvera aussi dans "Bless My Will" permettant d'apporter des variations ma foi efficaces aux morceaux de cet album.
La technique bien maîtrisée est aussi de mise. Je pense au morceau éponyme "Aeon's War" aux allures explosives mariées à des moments nettement plus massifs où les faux airs Meshuggesques (sur un tempo plus posé) de "Beg For Death".

Ça rentre dedans et on en redemande avec "Philosophical Research Society" qui m'a paru être la plus headbangable de cet opus avec de l'excellente mosh part bien lourde et une progression rythmique bien ficelée.
Un album qui, pour une première, laisse présager du très bon. Même si le groupe semble ne pas révolutionner la scène pour le moment, il propose néanmoins un album très pro et auquel on attend une suite encore plus rentre dedans.
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:43

 

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AUTOPRODUCTION/ 2011

 

 

Après la chronique de Johann Wolfgang Pozoj, revoici une déferlante de l'Est dans un tout autre style.

 

Cette fois ci, Loudrage nous arrivent de Roumanie et officient dans un style death metal à tendance bien groovy. Après un premier album sorti en 2008, le combo remet le couvert avec ce 3 titres répondant au doux nom de "Pungent Roots".

Trois titres donc introduit par "Doomed" joué sur un rythme mid-tempo dans l'ensemble. Quelques faux airs de Six Feet Under vous viendront à l'esprit notamment dans la structure des riffs assez basiques mais possédant néanmoins une certaine efficacité. Quelques variations techniques oscillant entre moments très lourds et quelques blast beats, ainsi qu'une variation vocale allant d'un chant death bien grave et burné à un chant plus criard le tout relativement écorché.

"Fear Me" arrive ensuite nettement plus lourdement. Un côté assez "core" toujours dans la mouvance Six Feet Under/ Obituary ou encore Debauchery. Une acceleration rythmique sur la fin, dans l'ensemble, Loudrage me rappelle un peu les mexicains de Disgust que j'avais eu plaisir à chroniquer chez Yargla il y a quelques années de cela déjà.... Que le temps passe vite!
La dernière, "Suffo-Kate" présente des riffs assez saccadés et une vocalise ultra gutturale dès le début. Son rythme est lancinant et entraînant. Le tout s'avère certes basique mais c'est parfois dans les plus petits pots qu'on fait les meilleures confiotes.

Un petit 3 titres de death metal groovy qui devrait plaire aux fans de l'équipe actuelle de Chris Barnes ou encore de celle de John Tardy. Comme dit ci dessus, le groupe ne révolutionne peut être pas le genre mais c'est plutôt bien exécuté. Attendons le prochain opus avec plus de titres espérons le car il est toujours difficile de se forger un avis avec si peu de titres. A suivre, on en redemande...
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:36

 

crown-the-one.jpg

 

 

AUTOPRODUCTION/2012

 

 

 

Voici venir CROWN, groupe français formé tout récemment. Pour reprendre leur biographie : "Après des expériences avec HOLLOW CORP. (Prosthetic Records) et SKULL (Dirty 8 / Night & Day), à l’été 2011, le projet CROWN nait sous la forme d’un duo hors norme, ou trio hommes-machine".
Ce duo ou devrais je dire trio nous propose avec "The One" donc son tout premier EP que l'on pourrait oser considérer comme du Sludge Industriel tant lourd et oppressant que basé sur une mise en avant du côté émotif.
Un côté envoûtant s'en dégage, quasi hypnotique et selon les morceaux la mélancolie s'allie parfaitement avec une rage certaine.
De la rythmique down tempo toujours très pachydermique démarre déjà avec le premier titre de ce cd j'ai cité "Cosmogasm". Une approche qui pourrait rappeler les anglais de GODFLESH ou encore certains morceaux de PITSCHIFTER. De la gratte hypra lourde vient contribuer à cette envie de vous assommer et un chant rageur vocifère sur cet ensemble oppressant à souhait.
"The One" arrive ensuite sur une ambiance différente bien que demeurant lourde par ce tempo et cette guitare abyssale et profonde. La rage percutante du titre précédent laisse place à une atmosphère plus nuancée et mélancolique dans l'ensemble. Le chant clair excellemment exécuté et les arrangements de violons/ violoncelles apportent un plus au tout.
Variations bien sympathiques en somme et le travail vocal alternant chant clair et voix death me rappelant celle d'Orphanage est bien plaisant. 
"100 Ashes" démarre de façon très planante avec l'utilisation de l'orgue Hammond appuyant encore un peu plus l'hypnotisme de ce morceau. Un côté Pink Floyd plus actuel, les arrangements electro sont vraiment en osmose avec les mélodies et la rythmique afin d'atteindre l'effet escompté. Un petit quelque chose de Neurosis se dégage de Crown.
"Mare" poursuit de manière très posée et parvient de manière progressive à évoluer vers ces profondeurs sombres et rageuse. Une suite parfaite pour "100 Ashes".  Des instants très atmosphériques au cours de certains breaks viennent alléger ce côté maladif, d'ailleurs peut on parler ici de la maladie de Crown? ;)
Une intro aux relents assez tribaux sur une dissonance amènent les premières notes d' "Orthodox". Le chant se veut quasi incantatoire et presque dérangeant (pas dans le sens péjoratif biensûr) sur ces tamtams futuristes et mélodies excellentes. Un break à mi parcours fait monter la pression toujours de manière progressive avant que le T-Rex mis de côté repointe le bout de son nez avec sa démarche tout autant lancinante. Un titre qui s'avère comme l'ensemble de l'oeuvre offerte par Crown encore une fois très axé sur l'émotivité.
Un premier EP très agréable à l'écoute et donc très prometteur pour un premier jet. Une production excellente et une richesse au niveau des idées et de ce travail tant sur le côté oppressant qu'entêtant. Amateurs de son infra basse, de tempo pachydermique je ne peux que vous conseiller ce premier effort de Crown qu'il va falloir surveiller je pense.
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:30

 

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LISTENABLE RECORDS/ 2012

 

 

 

 

Gorod. Est il bien nécessaire de présenter ce groupe? Formés en 1997 sous le nom de Gorgasm, le combo bordelais est devenu Gorod en 2005.  Et le groupe a déjà su mettre tout le monde au tapis avec 3 précédents albums : "Neurotripsicks" (sous le nom de Gorgasm en 2004), Leading Visions en 2006, puis l'énormissime "Process Of A New Decline" en 2009 ainsi qu'un EP lui donnant suite en 2011 "Transcendence"
Au travers de ces différentes sorties, le groupe avait déjà réussi à acquérir une notoriété solide au travers d'un death metal tant costaud que technique. Et les revoici donc avec ce 4ème album "A Perfect Absolution".

Introduit par une ambiance symphonique assez lugubre, "Birds Of Sulphur" pose déjà la base de l'énorme claque. Et déjà l'on peut constater que malgré les changements au sein du line up, le groupe n'a strictement rien perdu de sa technique ni de sa puissance. Dès le début, c'est de la folie: des changements de rythmes de malade, des breaks de dérangés et de la véritable démonstration technique rassemblant tous les éléments qu'il faut. Des instants très violents à la double incessante mais aussi des passages nettement plus aérés et limite atmosphériques. L'évolution vocale est à noter et ce chanteur change aisément de registre apportant une touche plus variée un peu + "core" à entendre plus hurlés et moins gutturaux.

D'excellents passage lourds dans "Sailing Into The Earth" s'accompagnent de passages de blasts qui évoluent ensuite sur un rythme beaucoup plus oppressant et rendent le tout trés appréciable. De quoi rendre l'auditeur proche de l'hystérie. Des passages quasi-jazzy dignes de Cynic ou des riffs décalés à la Atheist pour ne citer qu'eux montrent que les bordelais parviennent à proposer un excellent mélange entre Old School et New School.

"Elements and Spirits" se joue sur un rythme mid-tempo lancinant et assez posé introduit par une ambiance atmosphérique rendue par des nappes de clavier avant une déferlante tant lourde que rageuse. Des breaks où le chant garde ce côté varié; alternant entre clair et murmuré permettent de dire que Gorod alterne entre ce côté Caterpillar détruisant tout sur son passage puis ce côté très distingué. De la brutalité toute en finesse pour résumer le tout.

Dès le départ de "The Axe Of God" la grosse branlée sévère est de mise dès le départ sur le fond d'une gutturalisation bien caverneuse. Gorod va droit au but, là où ça fait mal, c'est à dire droit dans la face. Des riffs et rythmes qui vous laissent sur le carreau et se plaisent à vous y laisser. Des passages atmo et plus nuancés pour calmer le jeu avant de vous reprendre par le colback et vous rebalancer dans le décor d'une violence certaine.

Un début très calme pour "5000 At The Funeral" au piano, arpèges et violoncelle apporte une touche mélancolique. Une véritable bande son sur laquelle il nous est facile d'imaginer des paysages sombres et désolés. Puis la bête ressurgit en sortant ses (g)riffs saccadés. Le gros travail vocal est encore à saluer ici.
Ce titre démarre presque de façon "core" et les riffs s'enchaînent toujours autant efficacement. Le côté heavy apportant une touche épique au travers de l'hystérie collective est toujours bien présent.

La richesse des différentes ambiances est encore constatable avec "Carved In The Wind". Des breaks à foison, des moments speed et d'autres plus démonstratifs avec cette production leurs donnent encore plus d'arguments pour en découdre. Le groupe a beau proposer des mélodies complexes, ces dernières restent ancrées dans notre crâne et c'est là l'une des nombreuses forces de Gorod: rendre du complexe ultra catchy.

Ca casse du rythme, ça maîtrise absolument tout point de vue. Les soli laissent sans voix et les blasts se débitent telle une Uzi sur un champ de bataille.

"Varangian Paradise" arrive ensuite, se démarquant nettement des autres. De la pédale wah wah ouvre sur une férocité de renom, les rythmiques sont assez saccadées. Un côté superbement original assez samba/jazzy avec des faux airs quasi Pattonien ou encore Carnival In Coal pourra paraître étonnant aux puristes mais le groupe se fait plaisir et je dois avouer que c'est contagieux.

"Tribute Of Blood" vient (déjà) clore ce 4ème album. Le début est bien agressif et la voix death est caverneuse à souhait (un peu à la manière des premiers Decapitated). Ce titre possède lui aussi un côté assez barré et les riffs sont exécutés d'une rapidité sans faille. Un côté dissonant à la rythmique hachée avant de revenir vers ce désir de vous botter le cul un peu plus se met en place pour terminer cet excellent moment passé à l'écoute de "A Perfect Absolution".

Un nouvel album donc qui tient là encore ses promesses. Le groupe n'a certes plus rien à prouver et là le plaisir est vraiment bien complet. Un opus donc juste excellent, tant brutal que technique toujours aussi riche en idées, Gorod confirme donc qu'il a bel et bien sa place dans le milieu.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:31

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Le « Chimère Fest», festival gratuit et bénévole,
a pour but de renforcer les liens déjà bien présents entre les acteurs de la scène
belge et française,
et de faire découvrir ou redécouvrir quelques uns de ses groupes passionnés ainsi
que cet établissement
qui accueille bon nombre de groupes depuis plusieurs années.

 

 

AU PROGRAMME LE 9 MARS ( à partir de 19h):

 

 

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HAIRCUT THAT KILLS

 

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NO FATALITY

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THE LOSTS

 

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DOOMFORGE

 

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LE 10 MARS ( à partir de 17h)

 

 

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DEHUMAN

 

 

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HAST

 

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LAPPALAINEN

 

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CUMSHOT

 

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HUMAN JAIL

 

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LAMSTER

 

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NIGHT HOWL

 

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BLACK JUJU

 

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Du beau monde en somme. N'hésitez donc pas à vous y rendre très nombreux pour ce fest qui entame là sa première édition.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:49

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HELLBOUNDS RECORDS/ 2011

 

 

 

En tout premier lieu, je tenais à remercier mister Blue Wave Production pour l'envoi de cette galette. Retenez d'ailleurs bien ce nom car il s'agit d'un nom dont on risque de reparler très prochainement et qu'il bosse déjà avec des groupes tels que Krüger, Valient Thorr, Zubrowska, et Abysse pour ne citer qu'eux.

Colossus Of Destiny, ce nom parlera sans doute aux fans de la première heure des Melvins. Ce combo originaire de Paris propose ici son deuxième EP après un premier sorti deux ans auparavant. Le registre dans lequel ils officient, je dois vous l'avouer m'est tout à fait plaisant. Et il le sera d'autant plus aux amateurs de formations telles que Taint, Kylesa ou encore Mastodon.

Une technique parfaitement exécutée est mise en avant et de nombreux arpèges rendent un ensemble assez barré comme dans "Uncover The Cosmic Blue" qui introduit ce EP. Assez barré tout en restant uniforme. J'entends par là que leur folie et leur fougue ne part pas dans tous les sens. Le travail est axé sur une certaine lourdeur et un petit esprit Kylesa dans la tâche musicale se fait bien ressentir.

"Eden" démarre sur des chapeaux de roues. Energie, rage et dynamisme s'allient à des breaks puis des changements de temps. Le côté groovy est de mise et le chant vociféré dans un registre core/power torturé colle bigrement bien au style. A noter l'excellent jeu de question/réponse au niveau des grattes à mi parcours de ce morceau puis l'efficacité des variations rythmiques et cette ambiance se voulant plus dissonante sur la fin.

"As The Universe Runs Black" enchaîne avec un début assez heavy au niveau instru et dans la mélodie dominante du titre. (Un petit côté "Over The Mountain" d' Ozzy). Le groupe parvient à nous faire apprécier son EP tout en technicité et maîtrise de la variation. Le travail est énorme et parfaitement calculé.

"The Whirlwind Of Life" vient conclure ce EP d'environ vingt minutes. L'ambiance se fait très lourde dès le départ. Une rythmique démarrant telle une danse de la pluie exécutée sur des tambours de 3 mètres de haut avec des massues gargantuesques en guise de baguettes. Autant vous dire que l'ensemble est massif à souhait. Des variations rythmiques également, entre partie typiquement stoner et autres plus lourde et oppressante. Ce titre aura été celui qui m'aura le plus parlé. Que dire de la partie de conclusion avec ce côté quasiment jazzy bien "jam session" et ce solo de basse venant accentuer un peu plus l'ensemble massif.

Encore une valeur sûre à surveiller ici avec Colossus Of Destiny qui propose ici son second mini cd à la production et l'artwork très très honorables et aux titres on ne peut plus prometteurs.
Les fans de Mastodon/ Kylesa seront ravis de cet "Eden" mais pas qu'eux. Les amateurs d'art musical et de technique efficace devraient y trouver pour compte. Surveillez les de près....


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:19

Yuck 2011 ThisOneIsGood cover

 

POSTGHOST/ 2011

 

Yuck nous viennent de France et sont composé d'anciens membres de Hyadningar et d'actuels membres de Mhönos, le groupe propose ici son deuxième album, le premier opus portant le nom de « Do It Yourself » sorti en 2009.

 

Dès les premiers retentissements de cet album, aucune concession, le rock'n'roll sera de mise. Ce genre de rock'n'roll tant burné que crasseux, celui qui tache et qui bave à grandes eaux sur un fond evil à souhait.

« Legacy » purement evil dès son début avec ces faux airs de Carpathian Forest, une vocalise totalement haineuse et éraillée, des mélodies qui vous enchaînent dos au mur se plaisant à vous torturer, des breaks infernaux tout à fait efficaces afin de foutre un bon gros coup de botte à la morosité. Mais ce n'est pas tout. Le travail vocal est aussi à la variation avec des intonations qui m'a fait comprendre par la suite leur étiquette 'grunge'. A noter aussi ce putain de passage bien heavy rock'n'roll avec un petit côté Motörhead lors de ce solo bien ficelé avant de vous replonger dans l'obscurité énergique de ce morceau.

 

« I Will not Close My Eyes » arrive ensuite continuant la destruction escomptée. Energique avec un certain côté qui me rappelle Gorefest tant au niveau du chant guttural que dans l'atmosphère du morceau. Quelques breaks bien black metal avec du blast au niveau du refrain suivi de parties bien lourdes et groovy.

 

Une mélancolie et un rythme lancinant démarre « Alone In Heaven » avant que ceux ci diverge vers un côté nettement plus pêchu avec ces lignées de guitare on ne peut plus plaisantes. Les rythmes de par leur variation permettent de nous captiver comme il se doit.

 

« Bad Luck » et son début très doom Cathedralien fait plaisir à entendre ainsi que l'évolution de ce titre vers un registre plus doom traditionnel à la Candlemass lorgnant vers un petit black métal des familles. Un titre très catchy véritable hymne dirais je. Un côté sévèrement épique se dégage de « Bad Luck » et c'est peu le dire. Ce genre de côté entrainant que l'on peu retrouver chez (The Lord Weird) Slough Feg par exemple pour ne citer qu'eux.

 

« We Search For Soul » apporte à nouveau un petit retour sur ce côté Motörheadien avec un côté bien boogie. Le genre à remuer votre jambe en la tournant sur le talon, vous laissant envahir par le démon du rock'n'roll et la voix rocailleuse qui elle parvient à coller parfaitement au tout.

 

« Nocturne » est le titre le plus barré de cet album. Les riffs sont assez « tordus » mais pas dans le sens péjoratif et bien loin de là. Rythmique ultra variée et changements vraiment bien foutus. Deux parties consituent ce morceau la première avec ce côté original et la seconde plus rock'n'roll rentre dedans.

 

« Gimme More ». C'est un peu ce que l'on a envie de dire dès que chaque morceau se termine. Et ils nous en donnent pour notre compte avec ce morceau qui vous tenterait presque d'aller chercher votre bouteille d'eau de feu et vous envoyer d'innombrables rasades avant de vous en aller franchir les portes de l' Enfer. Rock'n'roll un jour, rock'n'roll toujours.

 

« To Redemption (plugged version) » vient (déjà) clore cet album. Nettement plus posée et aux accents rock bien prononcés, elle apparaît comme le morceau qui semble venir apaiser votre douleur malgré le côté mélancolique omniprésent.

 

 

Un groupe qui fait plaisir et qui montre aux mauvaises langues qu'il existe dans le milieu black métal des esprits ouverts. Ne connaissant pas encore leur première œuvre, il va falloir urgemment que j'y remédie. Un côté sans chichi et avec un côté rock'n'roll avant tout, se foutant de plaire ou non et faisant juste ce qui leur plaît. Et par conséquent ici, ça plaît. Bien hâte de découvrir leur originalité sur scène.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:09

badscape destroy

 

 

Les amis calaisiens de DESTROY YOUR ENEMY que nous avions précedemment chroniqué dans nos pages (http://yargla.over-blog.com/article-destroy-your-enemy---demo-2011-82246918.html) sont actuellement à la recherche de leur nouveau marteleur....

 

Alors avis aux intéressés, contactez les au plus vite!

 

URGENT! DESTROY YOUR ENEMY recherche son batteur. Personne motivée, mobile, maîtrisant la double pédale, pour un projet de long terme, avec nouvel enregistrement studio prévu en juin 2012. Si vous êtes un batteur et intéressé, ou que vous connaissez des batteurs autour de vous, contactez moi : sur Facebook ( Cédric Dubuis)  ou sur mad62100@yahoo.fr. A bientôt!"

 


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:01

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AUTOPRODUCTION /2011

 

 

Crud. Inconnus au bataillon. Et au vu de leur pochette ultra kitsch, typiquement nippone avec Jane et Sheetah à tête de mort qui lui jappe au nez, je m'attendais à un groupe sorti tout droit du pays du Soleil Levant. Un album qui compte 9 titres mais quand on nem on ne compte pas.

 

Que Nenni... Ce groupe nous vient en fait de Detroit aux States. Et en me penchant un peu plus sur le parcours du groupe, j'ai pu constater qu'ils comptaient parmi eux en fait le chanteur de Sponge officiant dans un style plus post-grunge.

Crud fait plus dans un rock assez electro teinté d'indus.

 

Les premières notes de l'album tirent les premières couleurs sur un ton assez barré de par son début. Un petit côté Pattonien quelque part mais aussi un côté à la Shewantsrevange. Un ensemble plutôt catchy, entrainant et entêtant avec des guitares assez pêchues. Des breaks un tant soit peu martial dans le rythme et un retour à ce côté légèrement dancefloor.

 

« We'll Not Be Broken » suit avec un son de gratte que ne renieriait pas tout fan de Q.O.T.S.A. maintenant toujours ce côté electro/indus. Clavier et backing vocals féminins venant renforcer ce côté bigrement entêtant comme dit ci dessus. Et je crois qu'il va falloir vous faire à ce mot car c'est ce qui résumerait parfaitement cet album. Le êtit côté stoner pop (surtout vocal) me rappelle par moment les suédois de Sparzanza.

 

« Baalam' Ass Speaks » remet le côté très indus et ce côté Ministry en avant. Alternance vocale homme/femme, rythmique saccadée bonne petite formule pour ne pas vous laisser le cul collé à la chaise sans quelques petits accompagnements de la tête. Un petit côté Waltari sans le côté heavy se fait sentir dans ce morceau.

 

Puis « Monster A Go Go » arrive s'avérant la plus dansante, le mot est lâché. Les accents electro goths sont très prononcés et le refrain quant à lui est vocalement suave. Il est sûr que les fans de brutal death n'aimeront peut être pas mais Crud a caché dans ses morceaux une potion où je ne sais quoi qui fait qu'il est très difficile de se débarrasser de la mémorisation des morceaux à votre cerveau.

 

« The Devil Is A Patient Man » et ses tons Rob Zombie me fait aussi penser à Flying Pooh que nous avons eu la joie de chroniquer déjà dans nos pages. Rythmique foutant la pêche, impossible de rester indifférent.

 

« I'll Be Damned », ma préférée. Excellents couplets avec ces variations vocales, une maîtrise parfaite sur tous points de vue. Un refrain bien chiadé, cette impression que ce groupe tout au long de cet album nous propose uniquement des titres qui pourraient faire guise de single. Un côté chaleureux et prenant se fait ressentir de par les mélodies et l'ambiance amenée vocalement. C'est très riche je vous l'accorde.

 

« The Man Goes Down » ou pour résumer la rencontre entre Al Jourgensen et Josh Homme. Genre de morceaux qui feront énormément plaisir aux fans des 2 groupes des artistes cités.

 

« Fire » revient sur la touche la plus barrée de l'album. Comment dire ? Un style qui s'aiguille du côté Samba/ Rock. Bien barré. Cuivres, Percussions tout y est. Sans doute le morceau qui se démarque des autres tout en maintenant le plaisir auditif.

 

« Die With The Sinners », vient clore cet album gardant l'esprit fidèle aux autres morceaux. Toujours aussi facile d'écoute ce bon indus rock très 'n'roll.

 

Un album tant surprenant qu'appréciable. Moi qui n'avait entendu parler d'eux ni de Dave ni d'Adam, je dois avouer avoir été bien agréablement surpris. Un cd qui a le don de mettre la pêche... Crud, retenez leur nom !

 

 

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