DEAD DEAD DEAD RECORDS/ 2012
Après ce split avec Kunz chroniqué auparavant par mon collègue Sacha Disto (chez Yargla Webzine) qui m'avait déjà laissé une très bonne impression, revoici les helvètes de Coilguns qui proposent un EP de six titres. Pour la petite précision, forts d'une maîtrise technique, Coilguns comptent dans leurs rangs des membres de The Ocean qu'on ne présentera plus.
Six titres rageurs sont proposés. Ancrer Coilguns dans un quelconque style bien précis est loin d'être tâche facile tant le combo parvient à apporter une richesse certaine à la musique qu'il nous propose.
Un côté barré et hystérique se dégage de l'ensemble, des riffs et cassures de rythmes que l'on pourrait par moment rapprocher d'un mathcore digne de The Dillinger Escape Plan pour ne citer qu'eux. "Zoetropist" par exemple possède des parties de ce style avec des parties grattes dans leurs structures auxquelles on pourrait accorder une étiquette quasi psychédélique. Je pense aussi à l'instant presque free style de "Parkensine à 4:07 mins.
Coilguns dégage aussi un bon gros côté rock'n'roll à la Everytime I Die ou encore Krüger. Ce côté bien lourd qui vous entraîne et vous donne cette envie incontrôlable de vous lancer dans un twistcore infernal un peu comme dans "Parkensine" ou encore "Witness The Kern Arc".
Une touche bien sludge tant dissonante que pachydérmique ressort de certains morceaux. Le genre d'ambiance venant appuyer lourdement le côté sombre des morceaux, leur apportant une ambiance encore plus dérangée et maladive. Prenez par exemple la partie finale de "Witness The Keen Arc" composée de larsens et de rythmes se plaisant à vous achever après toute la hargne emmagasinée au cours de ce même titre.
Un certain désir d'hypnotiser l'auditeur, de l'emporter vers d'autres contrèes et de lui permettre de s'élever peut être constaté à l'écoute de "In The Limelight" joué sur ce rythme que l'on rapprocherait presque d'une sombre valse agrémentèe d'ambiances lugubres. Une mélodie certes répétitive mais qui reste en mémoire juste après la première écoute. Un côté progressif dans ce titre, à entendre une montèe progressive de l'armosphère lourde du morceau. La rythmique du batteur, appuyèe par ces arpèges incisifs, se voit accompagnée d'une basse très massive.
Le côté envoutant est également de la partie dans "The Shuftan process part II" et c'est peu de le dire. Ici aussi tout vient en progression et l'ensemble paraît à nouveau venir tout droit d'un combo des late 60s/70s (avec un son certes plus actuel) dès l'introduction.
Une petite ressemblance à Neurosis ensuite jouè sur un tempo lent et cette batterie presque tribale vient couronner le tout accrochant donc l'auditeur de manière très efficace avant de revenir au thème du morceau précèdent ("The Shuftan process part I") joué lui sur un rythme plus patate et énergique.
Un EP ma foi très convaincant variant les plaisirs entre schizophrénie et oppression proposé par les suisses. Le groupe se fait plaisir à nous proposer ces six morceaux diaboliquement efficaces et ravageurs. A noter que Coilguns sont actuellement en tournée, je ne saurais donc que vous encourager à aller voir ce que donne le combo sur les planches car leur fougue doit y être, à mon avis décuplèe.







