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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:50

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                CODE 666/ 2011

 

 


Pour la chronique suivante, destination la Croatie. Avec un nom à vous couper le souffle, le combo propose un black metal assez avant-gardiste et plutôt progressif dans l'ensemble. Créé en 2004, le groupe propose un album d'environ 1heure et 10 minutes composé de 5 morceaux ( 4+1 outro) alliant côté sombre et relativement psychédélique dans l'ensemble.

 

Le premier titre « Bellum Omnium Contra Omnes » avoisine presque la demi-heure. Un titre très progressif donc comme il faut vous y attendre...ou pas ! Un début ultra planant et minimaliste un peu à la manière de Swans avec ce chant narré, ces nappes de claviers amenant un côté psychédélico/atmosphérique et un son de basse bien mis en avant. Trippant à souhait en somme avec des tons assez ambiant. Le tempo s'accélère peu à peu maintenant l'auditeur dans l'obscur et le ton vocal s'envenime par la biais d'une voix black nettement plus poussée accompagnée de chuchotements quasi incantatoires, un petit côté qui me rappelle d'ailleurs par moment Christ Agony. Puis arrive un côté black metal traditionnel beaucoup plus prononcé avec des mélodies épiques à souhait. JWP parvient à jouer avec ce côté bien lugubre et malsain au travers de ce titre. Un retour s'opère ensuite vers un côté très ambiant avec quelques accents tribaux à la manière d'un Neurosis/ Tribes Of Neurot, vous constaterez par ici les nombreux changements d'atmosphère qui font la force du groupe tout au long de cet album d'ailleurs.

 

« Queen Emeraldas » poursuit l'oeuvre de manière plus brut et directement black metallesque. Le clavier est toujours présent et apporte une touche originale de par son son pas très banal pour un groupe du style. Ce morceau respire la hargne par tous les pores et les ambiances restent toutes aussi variées que dans le premier titre. Entre brutalité et côté planant avec ces moments vocaux plus rauques, leur côté avant-garde est sincèrement appréciable et parvient à ne pas nous faire décrocher « malgré » les dix-sept minutes qui composent ce morceau, au même titre que pour le titre précédent. JWP se fait le guide parfait qui arrive à nous maintenir dans le voyage cosmique proposé par ses titres.

 

« Autodistraktiv » démarre sur un ton presque Floydien. Guitare acoustique et pas de distorsion ainsi qu'une voix suave avant d'évoluer sur un ton assez doom/death avec la mélodie prédominante répétée tout au long du morceau. Un titre assez entêtant qui vient s'intégrer comme une interlude entre ces morceaux de longue facture, celui ci ne durant « que » 5 minutes 30.

 

Rythme lancinant, voix claire et piano, c'est avec ces éléments que débute « Hisperia » le 4ème titre de cet opus. L'ensemble sonne assez mélancolique et c'est progressivement que ce morceau tire vers sa fin sur un rythme qui collerait parfaitement sur une valse voire même une gigue renforcée de vocalises death metal assez écorchées.

 

Le voyage se termine avec cette outro de deux minutes, une véritable fin cosmique venant accentuer encore un peu plus le psychédélisme que J.W.P.a su nous faire partager tout au long de ce 1er album.

 

Un album très original, avant-gardiste qui devrait ravir plus d'un esprit ouvert. A noter que cet album a vu une suite nommée « Escape Of Pozoj » qu'il me tarde de découvrir. Amateurs de black métal barré, amateurs de style pas banal, je ne peux que vous conseiller ce groupe qui nous vient avec le grand froid de l'Est.

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:19

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LISTENABLE RECORDS/2012

 

 

Coldworker nous viennent de Suède. Ce combo vit le jour en 2006 avec, entre autres, le batteur de Nasum ainsi que l'un des gratteux de The Project Hate MCMXCIX. Après 2 albums puis un split avec Pig Destroyer et Antigama, le groupe nous propose ici son 3ème album sorti pour cette fois chez Listenable Records.



Treize titres bien bruts composent cet album. Treize titres dont le premier, « A new era », propose des riffs bien lourds sur un rythme généralement mid-tempo. Une voix death bien caverneuse avec quelques relents à la Dan Swäno (qui est d'ailleurs derrière le mastering et mixage de cet opus) et ce côté old school typiquement suédois.

Puis l'ensemble et la suite se veulent plus directs et sans concession. La brutalité et l'agressivité sont de mise. Du blast beat et de la rapidité comme notamment dans « The Reprobate », titre presque Napalm Deathien qui lorgnerait chez Dismember ou Entombed. Des riffs limite punk/grind et cette alternance entre une violence certaine et des rythmes plus saccadés restant n éanmoins rentre dedans.

« The Glass Enveloppe »poursuit dans la même lignée avec cette intro sans merci, un break annonciateur d'un carnage à venir. Les riffs sont efficaces et le ton se fait plus lourd à mi-parcours.



« Flesh World »possède un côté massif avec un léger côté Morbid Angelau niveau de la mélodie. Le blast revient mettre les pendules à l'heure ainsi que l'excellente alternance rythmique.

Plein la face, vous en prendrez au cours de cette galette. Ne serait ce qu' avec les riffs assassins à souhait de « Murderous », la bourrinitude de « Violent Society », les riffs accrocheurs de « Becoming The Stench »(mention spéciale à celle ci d'ailleurs) où la violence de « Vacuum Fields »avec ce petit truc qui m'a rappelé Rotten Sound.

« The Walls Of Eryx »reprend un rythme assez soutenu, dans la même lignée que le morceau ouvrant le bal «  A New Era »avec cette massivité du mid-tempo proposé ici.



Un album d'environ trois quart d'heure qui fait office de parfait défouloir. Encore une bonne formule scandinave pour tout avide de violence et de death metal fort couillu. Les fans d'old school tels que Dismember/Entombedou encore Napalm Deathmais aussi de scène plus actuelle tels que Rotten Sound/ Bloodbath devraient trouver leur bonheur avec ces treize titres dévastateurs. 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:07

Stage Bleeding & La Chimère présentent :

 

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KAUSE 4 KONFLIKT (Offensive WarCore)
GNAWED BY ORGANS (Brutal Death Metal )
SLAUGHTERED (Open Death Metal)

http://www.kause4konflikt.com/
http://www.myspace.com/kause4konflikt
http://www.facebook.com/kause4konflikt
http://www.myspace.com/slaughteredmusic

La Chimere, 95 Boulevard Montebello 59000 Lille

PAF 5 Euros

 


[img]
https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/s720x720/399705_10150478780626299_720821298_8975819_1388157347_n.jpg[/img]

http://www.kause4konflikt.com

www.kause4konflikt.com

 

 

VA Y AVOIR DU SPORT LES AMIS!!!! ALLEZ Y NOMBREUX!

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 22:58

Carnifex-Until-I-Feel-Nothing.jpg

 

VICTORY RECORDS/2011

 

Carnifex. Est il bien nécessaire de les présenter ? Tout au moins aux férus de la scène deathcore ? Formés en 2005, ce groupe américain a déjà su prouver qu'il détenait toutes les armes nécessaires à infliger une sévère branlée auditive au cours de trois albums. Et c'est donc leur 4ème rondelle qu'ils proposent ici afin d'en trouer plus d'une à un auditoire même averti.

 

Le ton est donné, vous voici donc prévenu. Une tuerie introduite par « Deathwish » durant laquelle la lourdeur pachydermique est déjà de mise dès les premières notes. Le genre de mosh-part qui prévient que tout va vous exploser en pleine face et c'est bel et bien le cas dès « We Spoke Of Lies ». Du blast à gogo, du riff dantesque et de l'alternance vocale à foison. Entre la grosse caverneuse couillue et l'ultra criarde bien haineuse.

 

Le genre d'album qui vous assomme et vous laisse sur le cul un peu à la manière du type qui se prend une raclée dans la pub Fisherman's Friend. Pas de concessions et pas de chichi, on fait ici dans l'efficace. Que dire du riff ô combien épique qui introduit « A Grave To Blame » ? Quelles critiques apporter à ce morceau qui a le don de rester en tête. L'efficacité d'une moissonneuse batteuse dans un champ de blé de dix mètres carrés, l'énergie d'un uppercut de Mike Tyson, l'agressivité d'un pitbull laissé libre dans un poulailler.

 

Carnifex parviennent à varier les ambiances et apporter un petit côté encore plus malsain par le biais de petites nappes de claviers apportant un côté assez original et les démarquant de certains de leurs confrères de la scène.

Une chose qui me plaît chez ce groupe aussi est ce côté épique qu'ils arrivent à agrémenter à leurs morceaux au niveau du riff.

 

On fait ici dans l'album de malade, rien à jeter. Juste tout à se prendre dans la tronche. De la dynamite en barre.

Quelques petits moments de répits que l'on retrouvera par exemple dans « Creation Defaced » histoire de montrer que dans le fond nous n'avons pas à faire à des brutes totales mais c'est sans compter sur un regain de brutalité juste après.

« Never Forgive Me » ou ce qui est le morceau qui m'a le plus botté. Et autant vous dire que le choix fut difficile. De la lourdeur à souhait, du décrochage des cervicales, de la pure folie. Le genre de morceau qui fait remonter toute votre rage interne, qui vous donne envie de coller une sévère raclée à l'être qui vous répugne le plus.

 

L'album se termine avec « Curse My Name » qui se démarque pas mal des autres. Un côté prédominant au niveau des claviers. Un morceau qui semble sorti tout droit de la scène black metal scandinave tout en conservant biensûr la touche Carnifex. Des riffs emplis d'épicité encore une fois, une richesse indéniable d'idées au niveau des mélodies et des rythmiques, bref un pur morceau encore.

 

Un album qui en laissera plus d'un sur le carreau. Les fans de Carnifex auront le plaisir de retrouver avec ce 4ème album ce qui m'a paru être un mélange des trois précédents. De l 'efficacité, de la lourdeur, un son excellent, de la pure violence bien construite, autant dire que les titres de cet opus doivent foutre une sacrée branlée sur les planches. Tout est dit, je vous aurais prévenu.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:11

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Autoproduction/2011

 

Permettez-moi d'avoir la banane puisque c'est le 1er split que je chronique pour Yargla... Et non des moindres puisque certains musiciens des deux groupes en question (Coilguns et Kunz) sont issus du groupe, que dis-je, du collectif The Ocean. D'emblée, on se demande légitimement si la musique de ces deux projets ressemble ou au contraire se démarque de celle du giron familial; question à laquelle on peut sans trop prendre de risques répondre par l'affirmative, même si l'un (Kunz pour ne pas le citer) est clairement plus en marge que l'autre.
L'autre, justement, c'est Coilguns, dont les 3 titres ouvrent le bal. Riches en riffs, ces morceaux sont pour autant très directs, pêchus et pour le moins efficaces. Si je n'avais peur que ce soit mal interprété, je dirais que le mathcore n'est pas loin, tant la profusion de plans barrés n'a d'égale que leur complexité, mais Coilguns réussit la gageure de ne pas être hermétique et donc de se révéler accessible (pour une oreille habituée/avertie s'entend!) Le tempo de ce hardcore mathcoreux est globalement élevé mais les zikos ont su ménager des parties plus ambiantes ("Phersu") pour aérer un peu l'ensemble, idée judicieuse s'il en est, qui pourra même s'avérer salvatrice en cas de skeud longue durée. L'auditeur bénéficie ainsi d'accalmies qui lui permettront
d'apprécier encore plus les nouvelles accélérations. Lorsque les morceaux sont plus courts, le besoin d'air se ressent moins et on est ravi de se prendre les 3'27 de "Kachinas" pied au plancher (pour info, "Phersu" dure quand même presque 2 minutes de plus).
De telles considérations n'ont pas vraiment lieu d'être avec Kunz puisque le combo suisse (à ne pas confondre avec le couteau du même nom, encore que le duo possède plusieurs cordes à son arc...), après un "Flow" inaugural de 5 minutes, torche les 3 autres titres en moins de ... 6 minutes! Paradoxal à première vue pour un groupe gravitant dans les sphères d'un post-core/noise "à la Neurosis" (je schématise, n'étant pas un spécialiste du genre); d'un autre côté, quand on y regarde de plus près, on peut également penser qu'il n'est pas si incongru de faire court dans un style qui laisse habituellement un certain nombre de fans potentiels sur le bord de la route pour cause de morceaux à tiroir (pensez à une vieille commode du XVIIIe siècle, qui met des plombes à s'ouvrir avec un insupportable grincement en prime) qui nécessitent beaucoup de temps (d'un coup j'ai les 8mn35 de "Under the Surface" de Neurosis qui passent la tête hors de l'eau en guise d'exemple) pour vous marquer de leur empreinte... Majestueux pour certains, fastidieux pour d'autres... Quoi qu'il en soit, Kunz taille sa route à la croisée des chemins, dans une expérience qui fleure bon la sincérité et s'avère à des années-lumière des choix musicaux mercantilistes qu'il nous arrive de rencontrer (attention, je vais employer une expression que j'aime bien) plus souvent qu'à leur tour.
Nous voici désormais avec deux entités qu'il faudra surveiller de près à l'avenir, chacune très prometteuse dans son créneau. De là à souhaiter que The Ocean (ou d'autres projets dans lesquels ces musiciens seraient éventuellement engagés) prennent souvent des vacances, il y a un pas que je ne franchirai pas (étant par ailleurs fan de l'Océan ainsi que de ses magnifiques t-shirts!), mais il est néanmoins à souhaiter que l'envie de se réunir pour Coilguniser ou Kunzer les prendra très régulièrement dans un futur plus ou moins proche!

 

www.reverbnation.com/coilguns

www.k-u-n-z.ch

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:26

 

flyingpooh-neverslowdown.jpg

 

 

 

                                                            PAMELA POOH RECORDS/ 2011

 

 

 

Flying Pooh. Voilà un groupe que je ne connaissais jusqu'ici que de nom. Et pourtant j'ai appris en creusant mes recherches que ce combo parisien existait déjà depuis presque 15 ans et qu'ils en sont leur 4ème album avec ce « Never Slow Down » composé de dix titres pour environ 40 minutes.

 

En allant sur leur myspace, j'avais pu voir la mention psychobilly dans leur style et je dois avouer qu' étant féru de ce genre, c'est un peu ce qui m'avait poussé à les connaître plus. Or, il est bien difficile de coller quelconque étiquette à ce groupe tant leur style est aussi riche que varié

Des moments très Pattoniens au niveau chant et ambiance, je pense à «  Dance With Me My Lov' » et son côté Fantomas mélangé à un bon vieux surf rock/ gothabilly avec la prédominance du clavier et cet instant la Moon Martin(«  Bad News ») enchaînant sur cette ambiance vieux film d'horreur.

 

Niveau Pattonien, je pense aussi à « O'Brother » et son début rappelant Tomahawk. Cette ambiance de manège lugubre presque bunglesque entrecoupée d'un instant floydien. Le chant est vraiment excellent et l'ambiance bien jazzy.

«  Cabaret » au niveau vocal se compose aussi de délires pattoniens qui lorgneraient du côté deQueens Of The Stone Age. L'ensemble est bien rock et combien accrocheur.

 

Flying Pooh parvient trouver la formule adéquate, la potion magique pour vous mettre en tête ses morceaux par le biais de riffs et refrains aussi catchy les uns que les autres. Je pense à «  The Lose »avec ce côté The Durango Riot, « So Happy »assez electro-pop et ce refrain rappelant «  Frances Farmer Will Have... »de Nirvana, « Never Slow Down »et son début bien barré ses choeurs, ses riffs et l'orgue Hammond.

 

«  My Way » paraît tel un mélange entre She Wants Revenge et Blur(notamment au niveau des choeurs), « Busty Booty Babes »à l'accent très B-52s et horror music (en plus de ce côté rappelant «  Be Aggressive » de Faith No More), «  Holy Black Candy » fout la pêche et met d'humeur. Des moments psychobilly (la contrebasse en moins) et d'autres assez boogie su lesquels on se prend battre la rythmique par des claquements de doigts. Certains feront un rapprochement avec la rythmique de « No One Knows »de Q.O.T.S.A..

 

Et« Let's » vient conclure (déjà) cet album. Intro acoustique, assez planant. Certains collègues m'ont parlé d'une ressemblance avec Ghinzumais ne connaissant pas ce groupe (Shame On Me!), je ne pourrais m'exprimer ce sujet. Bref l'ensemble du titre s'avère très posé avec un côté donc planant/atmosphérique et une énergie progressive.

 

Pour finir, je conseillerais cet album aux gens sans oeillères, aux eclectiques. Je dirais aussi que je me dois de rattraper mon retard et écouter au plus vite leurs précédents opus. Nous avons ici avec Never Slow Downun album très riche en idèes toutes très bien accomplies. Cet album possède un côté bien barré néanmoins abordable. Un album «  bonne formule »qui fait vraiment plaisir à entendre. Variant entre rock, electro pop, stoner rock, surf rock, jazz, invitez donc vos esgourdes la fête de Flying Pooh.

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:20

 

DETOXED-EP-COVER.jpg

 

 

                                                         AUTOPRODUCTION/ 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

Formé en 2009, ce groupe montpellierain propose avec « It was written in Blood » son premier EP. Officiant dans un style death mélodique avec quelques éléments bien thrash, le combo déchaîne la fureur au long de 4 titres pour environ 20 minutes. A noter en premier lieu que le son, constatons le est très bon pour une première démo.

 

« The Great Vacuity Of Modern Life » démarre la partie. Après une intro aux accents éléctro, force est de constater que nous allons avoir à faire à un death metal très mélodique. Le chant qui est l'un des véritables points forts de Detoxed est maîtrisés dans tous les registres approchés. Alternant le chant crié à limite « core », le chant death grave des plus caverneux et le chant clair. Les riffs sont bien ficelés et une certaine lourdeur, un côté massif est présent dans l'ensemble. Des riffs presque « Panteresques », des moments très mélodiques bref le death metal proposé ici est très actuel. Le côté indus rappelle même aussi Devin Townsend et Strapping Young Lad.

 

« Mark Of Impurity » sonne vachement In Flames au niveau de la prédominance du chant clair et des riffs qui restent tout aussi mélodiques. Le passage bien patate avec de la double à foison à 02:30, énergique, rentre dedans avant ce retour à un ensemble mélodique fait bien plaisir. Le chant prend quelques accents à la Kreator/ Necrodeath accentue le côté Thrash et l'alternance vocale me rappelle aussi parfois Shadows Fall.

 

« Fighting The Dark Days » est le titre qui m'a le plus botté. Celui qui m'est apparu comme le plus 'headbangable' de par ses riffs très accrocheurs dès le début. L'âme de Monsieur Townsend plane encore au dessus de ce titre et l'énergie est toujours de mise. Le refrain est très bon, le chant toujours autant maîtrisé avec un côté power bien présent.

 

« It Was Written In Blood » arrive avec ses riffs et ses rythmes bien saccadés et cette richesse de variations apportée par le chant. Le chant clair apporte ici une certaine fraicheur dans l'énergie constante de l'ensemble. Une partie bien pachydermique à 02:50 un break à l'arpège puis un moment épique viennent clore ce 4 titres.

 

Une première démo plutôt prometteuse, au son très honorable dans laquelle le groupe parvient à démontrer ses qualités techniques dans ce death mélodique bien actuel qui ravira les fans de groupes comme In Flames, Strapping Young Lad. Detoxed par le biais de ces 4 titres arrive à démontrer son potentiel avec brio. A surveiller...

 

 

www.detoxed.fr


 

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:10

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ARX PRODUCTIONS/ 2011

 

Smohalla est de retour. J’avais déjà eu l’occasion de le chroniquer il y a quelques années au sein de Yargla Webzine à l’occasion de la sortie de ‘Smolensk Combustion’leur démo et de leur mini cd ‘Nova Persei’ qui s’avérait déjà être des chefs d’œuvre.

Actifs depuis 2006, ce groupe hors du commun avait fait des apparitions sur des tributes à Ulver et Emperor et avait sorti un split en 2009 : « Noyade Céleste » que je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion d’écouter.

 

Dès la première écoute de ce nouvel opus, il est facile de constater que le groupe sait rester fidèle à son atmosphère propre à lui-même. Un black métal avant garde efficace capable de vous transporter de fond en comble. J’en appelle aux fanatiques de la grande scène avant garde où l’on retrouve des groupes tels que Ulver, Dodheimsgard, Ved Buens Ende et bien d’autres brûlots. « Résilience »sera un élément supplémentaire sur lequel il faudra compter dans le genre. Un élément qui sait se démarquer, certes inspiré par les groupes cités auparavant mais avec cette force et cette identité propre. Smohalla possède réellement SA touche.

 

Les premières notes de « Quasar » sont des plus orchestrales et planantes. Les arrangements apportés avec brio parviennent à mettre en haleine pour le voyage qui vous attend dès le morceau qui suit « Au Sol Les Toges Vides ».

 

Très riche en mélodies et en variations de thèmes, on se laisse porter par le ressac au gré du son. Des parties vocales parfaitement maîtrisées entre chant clair et parties plus black avec ce petit quelque chose de Solefald. Le côté progressif est toujours de mise jonglant entre ce côté psychédélique et ces parties nettement plus rageuses.

 

Que dire du début de « Le Repos Du Lézard » avec ce côté presque doom/stoner, ce côté presque 70s. Le combo maîtrise les arts, il n’y a pas de doute. Et il parvient à attirer l’auditeur très haut en incluant des parties atmosphériques électro. Le travail mélodique est énorme, la rythmique s’y marie à merveille, le travail apporté rend la chose assez magistrale.

Les titres se correspondent les uns aux autres, « Oracle Rouge » vient suivre tout en vous maintenant l’esprit déjà bien haut perché. Le tout reste très planant avec cette partie lourde, ce riff de gratte entêtant et ce côté épique indéniable. Du sacré boulot en somme.

 

« Marche Silencieuse » débute de manière posée et assez intrigante. Une dominante éléctro pour cet interlude instrumental.

 

« L’homme et La Brume » déchaîne les fureurs dès le départ. Du blast, de la violence rythmique, un côté malsain le tout offert avec une certaine grandiosité et une technique parfaite. Des dissonances, l’utilisation d’un piano, une orchestralisation excellente et cette originalité pure.

 

« Aux Mille Dieux » véritable incantation symphonique. Le timbre de Slo reconnaissable quand on connaît le bougre est toujours aussi prenant. Le côté lugubre et l’atmosphère caverneuse apportés par cette chanson sont vraiment appréciable ainsi que ce côté lancinant.

« Nos Sages Divisent », dernier titre du long voyage morphéique s’avère tout aussi riche en idées.  Telle une descente tout en douceur, une fin délicate mettant un terme à 45 minutes de bonheur ne laissant présager que du bon pour la suite à venir.

 

Que dire qui n’a encore été dit pour conclure ? Avec ce premier album, Smohalla parvient à se hisser très haut et n’a rien à envier aux grands. Une maîtrise technique parfaite, une identité déjà forgée de par le passé avec une certaine maturité acquise. Un très très bon album de black avant-gardiste que je ne pourrais que conseiller à tout amateur du genre et à tout amateur d’art sous toutes ses formes car le groupe parvient à utiliser toutes les couleurs les plus efficaces pour tisser sa toile. A suivre…

 

http://www.myspace.com.smohalla

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 20:05

yargla-nocturn-d.-groupe.png

 

 

Bonjour Frédéric, alias Monsieur Nocturn Deambulation! Comment vas-tu? Peux-tu nous faire une rapide présentation de ton projet, de votre premier album et de votre actualité?

 

Bonjour, Bien merci!

 

Nocturn Deambulation c’est un projet musical personnel accompagné d’une histoire qui se dévoile petit à petit sur chaque production.

Après la sortie de notre premier album The Grand Opening en Février dernier, nous nous attaquons à un nouvel album pour 2012 qui sera un retour dans le passé.

 

Nocturn Deambulation n'est pas ton baptême du feu, tu as déjà officié dans And Summer Dies (au chant me semble-t-il)... As-tu également vécu d'autres expériences dans d'autres projets musicaux?

 

Effectivement j’ai joué pendant pas mal de temps aux côtés d’And Summer Dies ce qui a été très bénéfique. Oui, avant ASD j’ai eu deux autres groupes. Le premier groupe quand j’étais au collège qui m’a permis de faire mon premier concert et qui s’appelait Empty et puis par la suite Point Zero, groupe de Hardcore/Metalcore avec lesquelles j’ai fait quelques scènes.

 

Après ASD, j’ai également travaillé pendant plusieurs mois avec un groupe de Pop-Rock nommé High Fans avant de me plonger corps et âme dans Nocturn Deambulation.

 

Que t'a appris / t'ont appris cette /ces expérience(s)?

 

Essentiellement le travail en groupe qui nécessite de la patience, du respect et de l’ouverture d’esprit.

 

Inutile d'écouter 15 fois votre disque (ou l'album en MP3 puisqu'il est également disponible sur ce format) pour se rendre compte de ton niveau largement au-dessus de la moyenne à la guitare? Quelles sont tes influences et comment es-tu parvenu à ce niveau au fil des années? Des petits conseils aux guitaristes en herbe qui se rêvent en successeurs de Nocturn Deambulation dans un avenir plus ou moins lointain?

 

Je suis professeur de musique. J’enseigne le piano, le chant, la basse et la guitare.

Mais je ne pense pas avoir un niveau élevé sur cet instrument. J’ai de bonnes notions et une pratique régulière.

J’ai rapidement progressé grâce à l’expérience obtenue sur les autres instruments notamment le piano, instrument de formation.

 

Le conseil c’est de prendre des cours dans une école de musique afin d’obtenir de l’expérience de pratique instrumentale mais également des connaissances théorique indispensable pour pouvoir comprendre comment fonctionne réellement la musique.

Après il est tout à fait possible de faire autrement mais étant satisfait de ma formation je la recommande à tous.

 

Peux tu expliquer aux yargladiateurs les tenants et aboutissants de Nocturn Deambulation? D'où vient le nom du projet? Et tant qu'on y est, même si cela paraît plus évident, celui de votre 1ère livraison, The Grand Opening?

 

 Le nom du projet c’est parti de l’idée de vouloir un nom de groupe associant la mélancolie (Nocturn) et la folie d’écriture (Deambulation). De plus, La déambulation étant un style de spectacle artistique du cirque où il est question d’interaction entre l’artiste et le public, cela me paraissait parfait !

The Grand Opening annonce simplement l’ouverture réelle du projet et de l’histoire de Nocturn Deambulation.

 

A qui s'adresse ce premier album? Qui peut (et doit!) se sentir concerné, qui n'a pas le droit de passer à côté?

 

 Cet opus s’adresse à tout public aimant la musique au sens large du terme et appréciant les formations qui puisent dans plusieurs registres.

Après, il est vrai que c’est une musique où l’on retrouve la plupart du temps l’agressivité et le dynamisme qui fait la signature du Metal. Aussi, il est je pense indispensable d’avoir déjà trempé ses oreilles dans l’underground et la musique extrême pour comprendre et déguster The Grand Opening.

 

Au sein de Yargla on est férus d'éclectisme et de musique barrée donc on a été transportés par ce skeud, de plus le côté technique est une plus-value énorme, quel a été le cheminement pour faire cohabiter ces éléments et comment comptes-tu exploiter ces forces à l'avenir?

 

La technicité est une notion importante permettant au compositeur de s’épanouir dans l’écriture mais c’est également pour les auditeurs un moyen d’obtenir une musique enrichissante, où l’analyse et l’écoute en profondeur est de rigueur si l’on veut comprendre toutes les facettes de l’ensemble musical. A l’avenir, le travail aura la même finalité mais la réflexion sur l’apport de la technicité sera différente. Les harmonies seront d’avantage sollicitées créant des ambiances vivantes et prenantes.

 

 

Décris-nous le quotidien de Nocturn Deambulation: travail régulier en solo, répèts en groupe, envoi de riffs à ton ou tes comparses... Comment fonctionnes-tu? Et les prochaines sorties seront-elles préparées différemment?

 

Je travaille seul dans l’écriture aussi bien dans les paroles que dans la composition. C’est mon objectif principal au sein de Nocturn Deambulation : me permettre de me balader et développer mes connaissances et mes expériences musicales. Les répétitions se font toutes les deux semaines et les compositions leurs sont envoyées terminées ou du moins pratiquement.

Par la suite on se voit pour les travailler ensemble et ils n’hésitent pas à me parler de difficultés d’interprétation ou de compréhension de certains plans.

 

Non, il en sera de même pour les prochaines que nous commenceront à travailler ensemble pour la scène début 2012.

 

 

Quelle chanson de The Grand Opening représente le mieux, selon toi, l'univers de Nocturn Deambulation?

 

« Waltz of men in white ». Parce qu’elle regroupe tous les éléments : - Une complexité causée par l’ensemble des sons imbriqués de machines, rouages, grincements… (une vingtaine de sons rien que pour l’ambiance).

Des mélodies et harmonies personnelles que l’orchestration instaure tout au long du morceau.

Aussi, malgré le fait que cela donne une sensation d’introduction, c’est sans doute la composition où le travail a été le plus conséquent.

 

 

Y a-t-il des éléments qui te gênent ou que tu souhaites améliorer quand tu réécoutes ce premier jet longue durée?

 

Excepté la qualité de production que j’aimerais faire revisiter par un professionnel, non. J’ai réussi à mettre un terme à mon analyse en tant que compositeur qui m’a rendu fou pendant pas mal de mois. Les œuvres sont achevées, elles resteront comme ça, enfin… Normalement !

 

Comment The Grand Opening a-t-il été accueilli par la presse et les fans? As-tu reçu des messages voire des offres de labels? Je me rappelle avoir vu une page merchandising, en es-tu content? Y a-t-il des signes de "hype" grandissante à votre égard?

 

Les échos ont été très bons et c’est ce qui nous donne envie de continuer !

Nous sommes actuellement en discussion avec un label italien qui a apprécié notre travail.

Je n’en dirais pas plus !

Pour le marchandising c’est pas trop mal même si j’ai des idées beaucoup plus ambitieuses dans nos propositions de dessins. Le but n’étant pas de gagner de l’argent mais de donner envie aux fans de porter nos couleurs.

 

Existe-t-il une chance de voir Nocturn Deambulation sur scène un jour?

 

Probablement! D’ailleurs nous jouons le 26 novembre à Nantes. Et nous devrions donner d’autres représentations l’année prochaine.

 

Place à la partie "scoop"! Peux-tu dévoiler la teneur de votre prochain album, l'orientation musicale, les nouveautés auxquelles on peut s'attendre, et autres réjouissances?

 

Le scoop c’est que l’on va repartir sur du froid et sombre en retraçant le passé de l’histoire de Nocturn Deambulation. La démo Specular writing : Preliminary before the redemption (téléchargeable gratuitement sur le site) va devenir un album intitulé Specular Writing qui offrira un relooking des compos précédentes avec un gros son et 2 compositions supplémentaires.

 

Merci beaucoup Frédéric, on te souhaite une excellente continuation au sein de cette entité unique qui nous a instantanément conquis! Je te laisse le traditionnel mot de la fin, trait d'esprit, analyse éventuelle de la crise grecque, bref ce qui te passe par la tête et que tu souhaites partager avec les yargladiateurs... A bientôt!

 

 

Et bien je remercie dans un premier temps Yargla Webzine de nous donner l’occasion d’en dire plus sur ce projet Noctamburlesque et j’espère que nous pourrons compter sur les lecteurs pour venir nous voir.

Bon pour les Grecs j’ai bien envie de dire qu’internet existe et que si vous n’avez plus d’argent, vous pouvez nous écouter et en connaitre d’avantage sur notre univers à cette adresse : www.nocturndeambulation.com. Encore merci et à bientôt !

 

www.nocturndeambulation.com

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 13:26

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Autoproduction/2011

 

 

Pffiou….

En général, quand une chronique débute de cette façon, il y a deux possibilités. Soit on a affaire à une chronique répugnante qui ne dépassera pas les cinq lignes (mais içi, nous en ferions plus tout au moins par respect), soit l’écoute de cet album laisse sur le cul. Suspens…

Par conséquent, ici, j’ai ressenti la deuxième option.

 

Formés en 2005 sous le nom de Mürgas et officiant dans un style black métal, le combo a pris une tournure nettement plus death metal donnant donc naissance à Slaughtery.

Après quelques changements de line up et une première démo Obsessional Complexity sortie en 2008, ces originaires de Huy (Belgique) sortent leur tout premier album que voici donc.

 

Dès les premières notes de « 9 Minutes », le ton est donné. Place à une brutalité bien technique avec du blast, des variations de rythmes détonantes, un chant guttural hypra-caverneux apportant à ce petit cocktail un côté des plus massif, et des mélodies défilant au rythme du forêt d’une perceuse que l’on vous approcherait lentement de la temps.

Le ton est donné : vous ne ressortirez pas indemnes, enclin à une décadence cérébrale des plus grave.

De l’originalité se profile avec le titre suivant « Chimerism » qui vient s’enchaîner avec des riffs que je qualifierais de bien barrés. La technique est toujours là, les solis se promènent aisément. On jongle entre passage très mélodiques, parties saccadées bien lourde, ça n’arrête pas. On pourrait facilement rapprocher Slaughtery à Necrophagist mais les belges savent apporter leur touche ma foi efficace.

“A New Wave Of Insanity” porte bien son nom. Haut la main…Haut le poing içi serait plus approprié. De la folie en barre. Du riff incisif en veux tu en voilà, du rythme varié, idem au niveau chant avec cette alternance chant death bien grave et cris plus black…bref, du bon.

 

« Neurosis Illusion » se pointe en guise d’interlude histoire de vous laisser reprendre votre souffle le temps d’une minute et demie venant entamer parfaitement « The Pal Catharsis » véritable compo sentant la schizophrénie jusqu’à la moelle.

 

« Sherbyokan » ou le titre qui m’aura donné des envies de violence. De la démence ressort de ce titre. La technique toujours à l’appel, ça tarte ! (Facile oui). De l’agressivité mais cette agressivité qui vous soulage et vous défoule. Cinq minutes trente deux de bastonnage sec qu’on redemanderait volontiers en guise de rappel de concert tiens.

 

« Mirror » se reflète hypnotique de par son début avant de rester dans l’esprit de cet album efficace. Batterie et basse tabassent, le niveau vocal en bourre et les grattes scient, elles ! Et du sacré rondin.

 

Le groupe ne se contente pas de vous en mettre plein la poire, non. La richesse des mélodies vient apporter un côté plus allégé à cette séance de débauche. Et « Ancient Civilization Of Swallowed Dreams » en est encore un bon exemple.

 

« Slaughtery’s Awakening » vient conclure ce premier album de manière qui laisse présager une suite des plus encourageante que l’on a hâte de se mettre à l’oreille. Masochisme ? Non ! Un vrai plaisir pour tout fan de brutal death metal technique avec un son très honorable qui se respecte. Et même pour tout fan de métal extrême. Alors je conclurais en demandant une suite et espère bien un jour voir toute cette énergie retransmise sur scène. Bravo les voisins !

 

www.myspace.com/slaughtery  




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