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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:57

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GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

 

 

Un nouveau Cocorico avec les bordelais de Withdrawn qui nous présentent leur 2ème album dans un registre brutal death metal teinté de bonnes doses de black. Formés en 2004, le groupe avait déjà sorti 2 démos et un album qui avaient déjà reçu de bons retours en général.
Voilà alors que le combo décide à nouveau d'en découdre avec ce cd du nom de "The Strongest Will" avec ce son vraiment excellent ( 1ère chose à noter).

Une brutalité ambiante déjà annoncée dès le premier titre
"Thy Decimator"où les blast beats vous étalent dès le départ avec un accompagnement de mélodies bien incisives. Le chant bien écorchés agrémenté d'appuis plus gutturaux apporte une lourdeur certaine à l'ensemble de la démence proposée tout au long de l'album.
Il est à noter que le groupe se plaît à vouloir rendre fou l'auditeur de par ses nombreux breaks qui apportent une richesse au tout avec ce côté patator et également quelques passages plus black métal amenant une ambiance encore plus malsaine.

On pourra trouver quelques influences à la Behemoth dans des titres comme
" Hunt To Slaughter", qui lui possède une touche à la Angelcorpse également avec les breaks rendant les compos efficaces, riches et varièes, ou encore "Kingdom Nothing"avec ce début lourd, oppressant dégageant une rage contagieuse. C'est simple: Withdrawn fait dans l'ultra carré et son excellente production aide fortement à mettre en avant les qualités du groupe.

Que dire d'un morceau comme
"Dusk Of The Cursed"avec son début lourd menant sur une entame rythmique plus martiales emportant l'auditeur vers le champ de bataille tissé par Withdrawn? Rien à redire sur la maîtrise technique des bordelais et sur la richesse d'idèes que l'on retrouve dans l'ensemble de "The Strongest Will". C'est brutal, violent, on jongle entre les parties blasts qui dévastent tout sur le passage et les parties tant grasses que pachydermiques qui assoment un peu plus l'auditeur déjà laissé sur le carreau dès les premières notes de l'album.

Un petit côté Morbid Angel est à noter dans
"Giant In Shadow"dans les parties lourdes et avec ses riffs monstrueux et ses blasts dignes d'un Vader en grande forme ou encore "Ignominious Shell"et ses riffs de grattes qui se complètent bien l'une et l'autre d'un point de vue mélodique.

Deux bons gros coups de coeurs sur les titres
"Flesh Made Weapon"et "Tombwomb"."Flesh Made Weapon"entre en matière de manière assez flippante et possède un côté tant catchy que progressif dans sa brutalité. Le headbang est obligatoire sur ce titre ultra riche en breaks apportant un côté schizophrène au death metal proposé par Withdrawn. La voix me rappelle un bon vieux groupe de thrash français de la fin des 90s: Bloodless.
"Tombwomb"fait dans l'excellentissime. Une véritable giffle infligée par ce gant de plomb. Les riffs tuent et l'alternance parties bourrins/ blasts et lourdes est toujours de mise. Le pont que l'on trouve à mi parcours de ce morceau apporte une certaine légèreté au titre avant de revenir sur une partie complètement destructrice ( d'ailleurs introduite par les mots " Destroy, Destroy" ).

"Anthem"vient clore l'agonie de l'auditeur mis à la merci de la brutalité du combo avec ce côté terriblement oppressant qui fait l'image de marque de ces bordelais (outre d'autres nombreuses qualités) avec ce côté tant dissonant que fantomatique. Bon nombre d'esprits malins semblent voguer au dessus de ce titre.

Un album qui fera plaisir à toute personne avide de brutalité tant lourde qu'énergique. Un deuxième album riche en idées, pas monotone pour un sou avec quelques influences de la scène death metal polonaise tout en gardant leur propre touche par des breaks vraiment efficaces. Un album donc très agréable à l'écoute que je ne peux que vivement conseiller à tout fan de Behemoth, Vader, Hate, Yattering, ou encore Withdrawn qui prouvent une fois de plus qu'il faut bien garder un oeil, et une oreille, sur eux.

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 19:03

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SOPHIANE RECORDS/ 2012

 

 

Voici encore une chronique que je démarrerais par la mention: « Honte à moi ». En effet, voilà déjà dix années que ce groupe clermontois s'est formé, et je n'avais encore jamais entendu parler d'eux. Déjà un troisième album qui nous est proposé ici, autant vous dire que le combo a su se forger un nom, et nous pouvons noter aussi d'ailleurs que le groupe apparaît dans la BO du film Hellphone.

 

Les présentations faites, passons désormais à cet album éponyme que nous propose donc ce groupe multi-nations. S'il n'y avait qu'un mot à dire tout d'abord ce serait « Rock'n'roll » dans la mesure où l'on s'en prend une dose bien bien lourde et le ton en est donné dès les notes qui introduisent le premier morceau: «  Here Til Dawn ». Un son de grattes tant gras que fuzzy mène un groove lâché d'une efficacité monstre. Le chant tend vers les aigües un peu à la manière d'un Fireball Ministry. Des refrains très « sing-a-long »esques, bref un premier morceau qui remet les pendules à l'heure pour les retardataires comme moi qui ne connaissaient ce groupe ni d'Eve ni d'Adam. Un bon gros stoner rock bien lourd lorgnant vers le heavy avec une guitare soliste maîtrisée comme il se doit. Attention, c'est très très catchy.

 

« You should have known » et ce côté diablement Q.O.T.S.A.esque au départ nous emmène ensuite vers un côté assez boogie/blues à la AC.DC agrémenté d'un refrain légèrement plus pop. Un orgue hammond vient renforcer le tout apportant un certain côté 70s à l'ensemble du titre dans lequel la gratte conserve son côté fuzzy et de plus wah wah.

 

« Thermostat 7 » s'introduit dignement à la manière d'un Led Zep qui poursuivrait son chemin avec Hellacopters ou encore avec l'équipe de Josh Homme mais encore Sparzanza. Un côté énergique donnerait presque l'envie d'appuyer sur l'accélérateur de sa Dodge au long de la route 66 poussiéreuse. Le changement de rythmique est efficace à souhait. Il y a vraiment du très bon chez ces clermontois.

 

« Waiting to Come Around » vient calmer le jeu fougueux apporté par le titre précédent avec ce côté assez purement rock. Un morceau plus simple venant apporter une légèreté supplémentaire variant un peu plus l'univers de The Elderberries. Question variation, le morceau « Dually Note it » en apporte une bonne rasade avec ce chant hardcore qui fout une énorme pêche dans le morceau et ces breaks ô combien efficaces. Un côté question/réponse hardcore/stoner tout simplement excellent constitue ce titre cependant court mais net et précis.

 

A grand coups de riffs saccadés, « Pity's The Only Thing » apporte ce petit côté Hard/Glam 80s au niveau couplet avec ce refrain venant casser le rythme de par son côté un peu plus brut.

 

« Hard To Find » démarre bien lourdement et s'avère riche en variation rythmique jonglant entre mélodie typique du strip bar que l'on trouverait dans le désert d'Amérique digne d' « Une Nuit en Enfer » et un côté bien pêchu.

 

« Holy Roller » joue aussi sur les breaks efficaces agrémentés de parties plus bluesy, de plusieurs chants et de ce son de gratte enivrant. La formule qui rend ce morceau bigrement intéressant et permet d'éviter une routine.. La fin du titre devrait faire plaisir aux amateurs des Desert Sessions.

 

La fin arrive déjà avec « Judgment Day » qui se veut plus long que ses prédécesseurs. Le chant par moment me rappelle Chris Cornell et l'alternance batterie tribale et chant eux ont un léger côté High On Fire. En guise de « bonus track » le groupe nous offre une petite outro acoustique plutôt sympathique.

 

 

Un 3ème album très bon avec ce côté lourd qui ravira les fans de groupe tels que QOTSA, Zoe, 7 Weeks et les amateurs de groupes qui ont le côté burné du Rock'n'Roll dans la peau. Le genre d'album qui renferme des titres qui restent dans la tête à long terme a^rès très peu d'écoutes. C'est vous dire... Bravo les Clermontois.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:45

 

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

Trois ans après leur premier album « La Voix Du Mal » chroniqué auparavant dans nos pages, les dunkerquois de Karnysera sont de retour avec ce 2eme opus «  A l'aube de la fin ». Un album de 20 titres divisés en 3 chapitres : « Le Malaise », «  Résistance », « La Chute ».

Le groupe évolue dans ce style propre à lui même, un thrash indus avec une évolution depuis le 1er album : un côté indus beaucoup plus ancré que le côté thrash.

Toujours aussi engagé, Karnysera décrie la situation de la société actuelle au travers de cet album.

Le combo allie des titres bien lourds avec toujours cette boîte à rythmes à des passages plus énergiques.

Prenons « L'exutoire » et ce côté un peu Bérurier Noir avec ces textes revendicatifs. Des relents punks qui s'avéreront par la suite nettement plus metalisés avec une atmosphère bien morbide.

Ce côté sombre, Karnysera parvient à le cultiver tout au long de ses titres.

Il est bien constatable que le groupe a su fournir des efforts depuis « La Voix Du Mal » et que de bonnes idées viennent enrichir le contenu.

Le chant français en bloquera peut être certains, mais pour ma part, bien que n'étant pas toujours fan du chant dans la langue de Molière je dois avouer qu'ici ça passe plutôt bien.

 

Un ensemble relativement oppressant, à l'exemple d '  « Hypocrite » ou encore « Libre Arbitre » pour ne citer que ceux ci. De la rythmique martiale, un chant vocoderisé clamant énergiquement toute sa rage et des riffs bien incisifs. Les soli venant souligner ces titres sont de bien bonne facture et viennent apporter un certain relief à la noirceur proposée par Karnysera.

Un petit côté Godflesh ou encore Proton Burst jouant dans la même cour qu'un Lofofora ou même Silmarils sont l'exemple que je parviendrais le mieux à vous donner pour décrire la musique des dunkerquois.

« La Dernière Guerre » bien qu'étant toujours sombre possède un côté assez barré et décousu (dans le bon sens du terme) au niveau de la structure mais aussi des riffs. Une bonne façon de déstabiliser l'auditeur.

Les passages doom ont cette particularité dans l'album de tout balayer sur le passage et de laisser place à sa révolte. Je prend un titre comme « En Grève » où l'on retrouve quelques samples mais aussi surtout ce côté tout dans la gueule bien apporté par le chant appuyé puis la rythmique industrielle. Les riffs de gratte quant à eux viennent apporter une certaine légèreté mais aussi un côté assez épique au titre.

 

Un deuxième album plutôt plaisant avec ces 20 titres engagés au rythme d'un metal industriel teinté de thrash chanté en francais. Le seul reproche que je pourrais peut être faire au groupe serait qu'une boîte à rythmes encore plus lourde et patate apporterait encore plus de hargne aux morceaux (mon côté trop bourrin qui s 'exprime là peut être lol) mais sans cela pas grand chose à en redire. Il y a de l'idée chez les dunkerquois. Support' em !

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:13

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

 

Après une première démo sortie en 2006 que j'ai eu la joie de chroniquer pour Yargla, voici revenir les parisiens de Seaholder avec ce premier album autoproduit. Une belle petite pièce comportant 9 titres pour environ 45 minutes d'écoute.

 

Dès les premières notes j'ai pu constater que le groupe a mis l'effort sur la production et le son depuis son premier 6 titres. Concernant le style, les parisiens restent fidèles à eux mêmes. Leur musique vous attrape et vous accroche de son côté progressif et massif agrémenté de parties atmosphériques enrichissant le style d'un côté ambient.

J'ai pu remarquer par ailleurs que l'on retrouve deux titres de leur précédente galette : « The Box » et « Fiction » (qui ne m'avait déjà pas laissé indifférent à l'époque).

« Fiction » et ce côté pachydermiquement groovy à la limite d'un stoner/sludge qui tiendrait à combattre les sumotoris.

 

Les choses avaient déjà été annoncées par l' intro et « Skinballs » et ce côté terriblement lancinant qui forcent l'auditeur à voguer au rythme de ses mélodies. Une touche Post Metal que ne renieraient pas les adorateurs de Cult Of Luna mais encore ceux d'Isis et consorts. Une montée en puissance parvenant tout doucement comme par magie sans même que l'on s'en rende compte tant le groupe arrive à nous tenir attentifs de la première note au dernier murmure.

 

Seaholder m 'avait déjà apporté grand joie en 2006, et c'est partie remise à l'écoute de ce «HD855 12B ». Toujours ce côté digne d'apparaître en générique d'un film bien sombre. Un côté noisy et torturé se dégage des morceaux. Je pense au très bon « Scarcrow » qui transmet ce tourment hargneux au même titre que « The Box » . Une rythmique à en décoiffer un mammouth, des riffs hypnotiques et avant tout une putain d'émotion qui se dégage de l'ensemble.

 

Un côté assez sludge se dégage de certains titres comme le très bon « Dreamer's Creek » évoluant dans un style très planant. On fait toujours dans le massif avec ce petit touché « n roll » dans les riffs. Ce titre me fait penser aux ricains d' Unsane qui auraient ajouter une touche sludgy à leur style. Des arrangements assez malsains à la fin du titre viennent appuyer le côté lugubre du titre comme pour vous achever à l'écoute de cet album.

 

De l'efficacité vous en trouverez à revendre dans des titres comme« Red » ou encore « Mr Crayfish » . Un côté Desert Sessions dans le premier titre tout du moins dans l'esprit avec ce côté quasi session jam que dégage ce morceau. De très bons breaks et de la dissonance s'y font apprécier et ont cette tendance à nous maintenir englué sur place et incapable d'en avoir l'attention détournée. Non, on vogue, on flotte et se laisse emporter. Et ces termes sont d'autant plus adéquats pour un titre comme « Mr Crayfish » et cette touche psychédélique où se refléterait parfaitement des paysages désolés.

 

 

Un premier album qui fait bonne suite à la première démo. Seaholder a su faire évoluer son style en creusant encore plus le côté varié et en conservant la touche SHD. Un album à l'instru dominante de très bonne facture. Laissez vous donc tenter par ce trip massif et écorché que vous propose « HD855 12B ». A supporter tant sur scène qu'en acquérant cet album.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:44

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SG RECORDS/ 2012

 

 

 

Systr sont nantais et proposent avec ce « GAZOLE »leur tout premier album évoluant dans un style electro/ indus metal assez varié dans l'ensemble.

Après une prévision pour 2010, cet album sort 2 années plus tard.

 

C'est donc dans un électro indus bien moderne qu'évolue le groupe. Des parties métal très rentre dedans pourront faire plaisir aux fans de Frontline Assembly, Prong voire encore KMFDM.

Je pense ici déjà au titre éponyme qui vient démarrer cet album de manière couillue avec le placement de différents vocaux apportant un côté efficace à un tel titre.

Je pense par là aussi à « The Race » qui reste dans l'esprit pêchu du premier morceau avec en plus un petit côté Eisbrecher pour la touche accrocheuse de la chose.

Une bonne dose d'énergie et de hargne se font aussi sentir dans « Sportswear » avec son côté très infernal et les vocaux rappés à la F.L.A. Et ces parties vocales bien agressives puis les rythmiques lourdes et rentre dedans. « Pointbreak » envoie aussi avec toujours la présence de refrain catchy venant apporter un certain contraste dans le morceau, contraste s'alliant néanmoins de manière efficace à l'ensemble du titre.

 

Le style varie selon l'album par certains passages très electro pop que l'on retrouvera dans « Protect Your Horizons » et son côté Lycosia d'un point de vue vocal ou encore dans « Understanding » qui possède un côté très accrocheur. Un titre que l'on pourrait aisément considérer comme le hit de l'album. « Superheroes » s'avère aussi très tubesque pour venir clore cet album, une façon volontaire (ou pas) du groupe de vous laisser une trace d'eux dans votre cerveau de par les parties très sing-a-longesque que l'on retrouve dans cet album.

Deux autres titres se démarquent de cet album. Le premier est « DBMB » où les guitares métal sont toujours présentes mais le côté dancefloor est ultra prononcé. Il faut oser me direz vous et bien eux ils le font. Le second est « Remaining Silence » qui pourrait s'apparenter comme un interlude dans cet album. Morceau le plus posé de l'album d'ailleurs. Une prédominance de vocaux féminins et un côté presque trip hop rendent ce titre je dirais très radiohitesque.

 

Un premier album avec de l'idée que je conseillerais aux fans des groupes que j'ai pu citer ci dessus. J'imagine que certains risquent de décrier les titres que j'ai pu citer à part mais le groupe a osé et c'est là l'une de ses forces. Tant qu'il se fait plaisir à lui même, je dirais que c'est le principal à retenir. A suivre...

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 12:42

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AUTOPRODUCTION/ 2011

 

 

 

Encore une découverte par mister Blue Wave Productions que je remercie à nouveau avec ce1er album autoproduit des toulousains de Battle Of Britain Memorial. A croire que mister Blue Wave se plaît à me faire découvrir des combos auxquels il est très difficile de mettre une étiquette précise tant ces groupes osent taper dans plusieurs styles à la fois. Et ici, avec BOBM c'est encore le cas.

Variant entre post rock, screamo ou encore post hardcore, les toulousains aiment apporter à leur art une touche teintée de variation des styles en pratiquant la tâche avec brio.

 

Il suffit des premières notes de « Welcome To Rapture » pour se rendre compte que BOBM aime allier un côté rageur et colérique à des moments plus éthérés, atmosphériques. Variation vocale, une voix screamo bien éraillée avec un petit côté qui me rappelle Love Lost But Not Forgotten.

Toutes ces atmosphères se déroulent de façon progressive. Mélodies efficaces venant souligner la férocité vocale ainsi que la montée en puissance de la rythmique s'avèrent tant appréciables que prenante.

 

Prenante le mot est lâché en poursuivant avec le titre suivant « Metaphysics Of The Lighthouse », titre avoisinant les sept minutes avec le côté progressif toujours de mise. Un début lancinant agrémenté de samples avec cette petite touche qui ne va pas sans rappeler Cult Of Luna ou encore les nippons de chez Envy pour ce qui est de l'apport mélodico-rageur ainsi que ce côté assez mélancolique.

 

 

« Those Who Hide Their Plight » poursuit l'album avec un chant clair venant apporter une nouvelle tournure à la musique de BOBM. Des riffs alternant entre ambiance légère et beaucoup plus massive avant de déchaîner le côté toujours aussi furax.

 

« Cum Tacent Clamant » nous fait voguer tout doucement de ses mélodies douces et sinueuses avec ce quelque chose de terriblement accrocheur qui apporte une force non négociable au combo. Le titre qui m'a le plus mis la claque même s'il n'est pas forcément des plus violents de ce « The Aftermath Of Your Bright Beings ». Cependant, cette alternance oscillant entre hargne et émotion plus posée m'a paru aussi des plus efficace.

 

L'album se termine avec les deux derniers titres « Midnight Blue » et « The Fall ». Le premier s'avère être le plus long de l'album puisqu'il dure ici presque neuf minutes. Fidèle à ses engagements depuis le départ de l'album, nous avons encore la joie d'être confronté à deux titres menant progressivement à la colère après une séance d'hypnose amenée dès le début de ces deux morceaux.

Avec cette mention spéciale à « The Fall » qui porte bien son nom et nous amène avec force vers cette profondeur sans égal. La hargne ne lâche pas prise et parvient à prendre le pouvoir sur tout auditeur avéré.

 

Un très bon premier album que vous pourrez trouver sur le site officiel de ce combo toulousain. Les amateurs de Cult Of Luna, Neurosis (pour le côté post hardcore), ceux de Envy, de post rock et consorts trouveront grand plaisir dans ce premier album qui tient bien là ses promesses.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:25

 

Pochette avant Carr+® petite

 

BLUE WAVE PRODUCTIONS/ 2012

 

 

 

Après trois Eps sortis en 2006, 2007 et 2008, le groupe ABYSSE signe son premier album avec ce « En(d)grave »composé de 7 titres complétement instrumentaux.

Il serait d'abord bien difficile de leur définir un style à part entière tant le groupe se plaît à varier rythmes, ambiances et même styles.

 

Prenons un titre comme « Eagle Of Haast » qui ouvre les hostilités de cet album. Démarrant sur une tournure que je me permettrais de qualifier presque doomesque, le groupe parvient de manière progressive à ajouter quelques éléments qui rendent le style un peu plus brut. Aucun des instruments présents ne prédomine les autres et tous jouent leur rôle à part entière avec brio. Les mélodies rythmiques posent bien le décor avec la basse venant surplomber ce dernier, les parties gratte plus solistes complètent excellemment l'ensemble et apportent une atmosphère plus aérée au tout et les parties de batterie sont bien riches en variation.

 

« Ten Thousand Changes » vient s'enchaîner avec ces parties du début presque black metal avant d'annoncer un moment plus down tempo renfermant un groove des plus excellents. Un côté Karma To Burn... je dois avouer que ce nom m'est venu à l'esprit à l'écoute d'Abysse. Cela dit, pas question de clone car Abysse démontre bien qu'il possède son identité propre.

La force du groupe qui plus est, réside dans le fait que « malgré » des titres à durée considérable (entre 6 et 8 minutes pour certains), il parvient à nous tenir en haleine du début à la fin et nous évite toute forme de monotonie possible. J'évoquais au dessus le mélange des genres, pour vous dire, ce morceau arrive à passer donc de parties black metal (tout au moins d'un point de vue rythmique), à du doom mais encore à quelques parties légèrement plus « core ».

 

« Mastodon » (un hommage aux compères américains?) possède un côté bigrement massif. En même temps, avec un tel titre, qui cela étonnerait? Un changement de tempo excellent. Après une rythmique soutenue, une partie plus nerveuse vient injecter du boost à ce titre avec ses faux airs quasi punk puis un solo bien rock'n'roll à la pédale wah wah avant de venir terminer ce morceau avec des riffs bien sabbathesques qui raviraient je pense tout fan de la scène southern metal.

« Forest Monument » démarre sur un fond de dissonance générale introduite par du larsen ouvrant sur un riff et des arpèges entêtants. Une ambiance énorme se dégage de ce titre notamment grâce à l'effort apporté au niveau mélodique. Quelques breaks efficaces, une basse bien présente et une rythmique des plus envoûtantes venant apporter une certaine profondeur (idéale pour Abysse).

 

« Sharp And Chrome » démarre énergiquement presque à la manière d'un Down instrumental par le biais de cette lourdeur dans le son des grattes. Voici le titre qui s'avère à mes yeux être le plus pêchu de l'album. Un véritable mix entre Down donc mais aussi Cathedralmais encore comme dit auparavant une bonne vieille pincée de Karma To Burn. De la double pédale souligne le côté dynamique du titre, le tout occasionnant la bonne grosse baffe des familles.

 

« Golden Life » et son côté diaboliquement sludge fait plaisir tout autant que ce côté groovy les caractérisant qui est toujours de mise. Je pense bien que ce titre devrait ravir les fans de Kylesa par exemple (et pour ne citer qu'eux). Le genre de rythmes pachydermiques qui vous prennent des tripes jusqu'aux cervicales, une partie/ break vient alléger le tout et apporte un côté plus atmosphérique avant de renchérir sur un moment bulldozeresque venant clore ce titre.

 

« Light For Wheke »vient déjà nous emporter vers la fin de l'album de manière très progressif et parvient à s'emparer de nous de par sa rythmique et ses mélodies toujours autant accrocheuses, l'une des forces du groupe.

 

Un premier album vraiment excellent bien qu'étant entièrement instrumental. L'absence de chant ici, je vous le garantis ne se fait pas sentir tant Abysseparvient à maintenir l'attention de l'auditeur par la richesse de ses variations et pour le côté divinement hypnotique de la musique qu'il nous propose.

Amateurs de post-hardcore, post rock, sludge, stoner et même metal (pour le côté burné de ses morceaux), je ne peux que vous conseiller d'acquérir cette galette au plus vite, et pour les veinards qui se rendront au Hellfest en juin, d'aller les voir sur les planches.

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:11

 

 

Pochette-avant-Carr---petite.jpg

 

 

 

 

 

 

Salut les gars! En tout premier lieu, vous serait il possible de nous présenter le groupe de sa création jusqu'à aujourd'hui?

 

 

Hello,

Et bien à la fin du collège on s'est dit qu'on allait monter un groupe de métal. Le temps d'apprendre nos instruments et de se forger musicalement, on a mis 3/4 ans pour enregistrer notre premier ep en studio professionnel (2008), "Le vide est forme". On a eu un très bon retour de ce "2 titres - 25 minutes", et là on va sortir notre premier album. Si tu as bien compté on a mis 3 ans à le composer. Il sort aujourd'hui (23/04).

 

 

 

Vous officiez sous la forme d'un combo entièrement instrumental. Est-ce un choix délibéré de votre part ou alors n'avez vous pas trouvé de chanteur répondant à vos attentes?


Au début on pensait avoir un chanteur.. On a fait quelques auditions mais on ne savait pas trop ce qu'on voulait. Et intégrer un cinquième membre semble être impossible humainement. Maintenant on s'y plait d'être sans chanteur!

 

 

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Quel est votre principe de composition? Y a t il une ou des personnes à part entière qui s'occupe de la structure des morceaux ou alors vous attelez vous ensemble à la tâche?

 


C'est un travail collectif. On est tous les 4 ensemble, on creuse dans ce qu'on veut, on recherche, on propose, et puis quand on arrive à quelque chose qui nous plait, on le travaille.. c'est TRES long !



A l'écoute d' En(d)grave, il est facilement constatable que vous prenez plaisir à varier les ambiances. Entre lourdeur et côté brut puis des moments plus planants, vous ne restez pas ancrés dans une seule direction musicale. Pourriez vous nous en dire un peu plus sur vos influences qu'elles soient musicales donc voire même cinématographiques si c'est le cas?

 


On écoute de tout, du blues, au brutal death, en passant par le hip hop ricain et l'électro. Je ne te ferai pas la liste des artistes qui nous influencent, mais ça part dans tous les sens. Je pense que si par exemple on était tous fan uniquement de Deathcore, on ferait du Deathcore. La je pense que c'est un regroupement de tous les groupes qu'on aime(mais les chanteurs n'ont pas été invités!)

 

 

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Quels retours avez vous reçus de vos précédentes sorties? 

 

On a commencé avec notre démo garage Eight Hours Before Dawn, on a eu des retours très motivants, tandis que c'était bien moisis au niveau du son! Le vrai premier EP Le vide est forme a eu un très bon retour un peu partout dans le monde, on a même vendu aux USA ou en Australie!



Pourrions nous en savoir plus sur Blue Wave Productions?

 


Blue Wave Production a été créé en 2008 pour qu'on lui puisse organiser nos propres concerts. On avait fait jouer Klone à Nantes au Ferrailleur. Depuis on l'a plus ou moins transformé en structure de promotion en continuant d'organiser des concerts (Converge, Mono, Red Fang.. !!)



Le Hellfest approche. Comment vous sentez vous avant cette grande date? Sentez vous le stress monter avec sa traditionnelle boule au ventre ou la prenez vous peinard? 



Qu'on joue dans un petit bar en Vendée ou bien sur le plus génial des festivals européens, on a toujours du stress. Pas le même, mais on a toujours envie de donner le meilleur de nous même. Donc ça passe par le stress, la boule au ventre, l'envie de faire caca.. !




Concernant le Hellfest, en temps que spectateur, quels sont les groupes que vous ne comptez en aucun cas louper?

Je vais parler pour les autres, j'espère faire un sans faute :


Geoffrey : Lynyrd Skynyrd
Vincent : Lynyrd Skynyrd
Sebastien : Lamb Of God
Pour moi, j'ai pas de groupe à absolument voir, mais un longue liste de groupes à revoir : Behemoth, Amenra, Ufomammut, Cancer Bats..

 

 

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Y a t il des groupes que vous aimeriez nous faire connaître? Des coups de coeurs ou des récentes découvertes que vous voulez nous faire partager?


J'ai toujours 1000 ans de retard. J'ai enfin le dernier Red Fang, c'est une tuerie !




ABYSSE est votre unique groupe ou avez vous d'autres projets à côté? 



Haha ! Seb (batterie) au moins 3/4 groupes parallèles pour le fun, on a du mal à savoir où il en est ! Peut être qu'on fera autre chose, pour l'instant on est dans l'album et c'est difficile de voir l'avenir.




L'interview touchant à sa fin, je vous laisse le dernier mot et vous remercie de votre temps consacré à celui ci.


Rendez vous le 17 Juin au Hellfest dans The Valley ! Merci à toi.


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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 13:46

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SUBVERSIV RECORDS/ 2012

 

 

 

La Suisse revient à la charge après les très bons Coilguns chroniqués auparavant, voici venir Posthumanbigbang. Rien que le nom déjà m'avait intrigué et donné l'envie de jeter une oreille sur leur musique.

 

Formés en 2000, on peut dire que le combo a su prendre son temps avant de nous proposer ce premier album. A première écoute, il est facilement constatable que nous avons là un album très atypique parvenant à faire cohabiter plusieurs genre musicaux avec un efficacité remarquable.

Posthumanbigbang allie à son art des parties death metal, d'autres black metal puis encore un côté très prog rock. A noter que ce côté progressif d'ailleurs est la pièce maîtresse de cet album. Une originalité par laquelle ce groupe parvient à se démarquer de nombreux combos du style... et encore y a t'il d'autres groupes officiant dans ce style tant décousu que riche?

 

Des arrangements au violon ainsi que des parties electro viennent apporter les premières pierres de l'originalité dès le premier morceau « Preface ». Des vocaux qui oscillent entre voix death bien couillue puis passages au chant clair qui ne sont pas sans rappeler les très bons Solefald.

 

Une touche barrée à la Faith No More dans ces changements de styles au sein des morceaux est aussi fort appréciable. « Epidemic » en est l'un des exemples les plus flagrants. Ce titre parvient à passer d'un début très Pattonien joué sur un tempo agrémenté de riffs et de rythmiques très décalés avant d'adopter une atmosphère beaucoup plus massive au fur et à mesure que le morceau prend de l'ampleur. La variation vocale est encore de mise et rend le tout tant efficace que riche.

 

« The First Age » devrait ravir les fans de rock prog à la Porcupine Tree et autres consorts. Ce morceau possède un côté technique ma foi totalement maîtrisé et conserve ce caractère original que l'on retrouve au sein de l'intégralité de l'album.

 

« Construction » dès les premières mesures m'a fait penser à un bon vieux Pantera. Le genre de riffs et rythmique qui plairait sans doute aux fans de la défunte bande de Phil Anselmo et de Dimebag Darrell. Un orgue hammond vient apporter un côté pas banal et vient apporter les mélodies de manière très appréciable et appuie le fait que le groupe n'est pas avare d'idées. Le final du titre quant à lui risque fortement de ravir les adorateurs d' Opeth période actuelle.

 

« Dim » fait suite à « Sea Monsters » apparue comme une courte interlude. Les fans d' Opeth seront à nouveau ravismais également les amateurs de Letters Written On Dead Leaves (il y a ce petit quelque chose dans ce titre qui me rappelle ces collègues régionaux précédemment chroniqués dans nos pages déjà sur un point de vue vocal mais aussi dans le côté progressif de la chose.) Autant vous dire que ce titre possède une efficacité indéniable lui aussi avec un gros effort instrumental, l'utilisation du piano et du violoncelle venant apporter une touche mélancolique à ce titre bigrement accrocheur.

 

Ce n'est pas pour faire la promotion de ma région que je dirais que le titre suivant « Future Tim » possède une petite touche à la C.O.N.T.R.A.S.T. dès son début, mais ce côté rythmique décalé m'a rappelé le groupe boulonnais. « Future Tim » renferme encore ce côté barré à la Faith No More et je serais prêt à dire que nous en avons ici la preuve la plus flagrante. Un clavier apporte un côté psychédélique et le refrain se veut méchamment accrocheur. Ajoutez à cela une partie gipsy-orientale qui nous pousserait presque à esquisser deux trois mouvements de bassin.

 

« Big Bang » débute sur une touche bien pêchue à grands coups de riffs énergiques et vocaux death metal agressif. Le refrain vient contraster le tout par son côté atmosphérique ainsi que par des nappes de piano. Il y a vraisemblablement une schizophrénie certaine chez PHBB. Ce morceau, serait-ce par les arrangements electro accompagnant le côté rageur, me fait penser à Diablerie et plus précisément à leur album « Seraphide ».

 

« Homebound » envoie son armée de Caterpillars et conserve ce truc accrocheur à souhait tant dans ses lignes vocales. La schizophrénie sus nommée est toujours de mise, mais c'est le genre de schizophrénie qui fait plaisir et permet au groupe d'éviter toute monotonie. La musique de PHBB est pleine de rebondissements à la plus grande joie de tout auditeur ouvert d'esprit.

L'aventure vient se terminer, malheureusement, avec « Compound » véritable générique de fin totalement instrumental où piano et orchestre symphonique viennent s'enchevêtrer.

 

 

Que dire après un tel plaisir passé à l'écoute de cet album qui tient de loin ses promesses pour une première? L'adage « Rien ne sert de courir il faut partir à point » montre bien ici que même si le groupe a mis le temps, il est parvenu à sortir un album tout simplement excellent que je ne saurais que conseiller au plus vite à toute personne ouverte d'esprit. Une très bonne production et un travail d'arrache pied ont été fournis à cet effort. Sur ce coup je dis: chapeau!

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 14:50

 

Drama-Kaiser---Concentration-in-Demand--cover-.JPG

 

 

SELF RELEASED/ 2012

 

 

 

There's something weird in the kingdom of England. And this stuff is called Drama Kaiser. Coming from England or may I say that Drama Kaiser is the art of Mister Dim coming from Greece and recently moved to London. The guy is also known for being Mister Crave For Light, that we reviewed some years ago in Yargla, and who also created Lyckanlust.

 

So, here he comes with this first album called "Concentration In Demand" which is a totally self released stuff.

We have here six titles of annoying and lugubrious atmospheres as the guy intends to make you sick. The style is mainly industrial with kind of dark psychedelic moments for some songs as other sounds really more noisy.

 

The carnage begins with "The Dramatic State" that could appear as the opening theme for a futuristic psychopath movie with some piano and weird sounds that oppresses the listener.


"Oswald Stoned in Prom" will make every Imminent Starvation lovers happy with its martial rythm that should make dance the sickest Mr Hyde that you have in the deepest of your brain. This track is catchy and the atmosphere is hypnotizing.

 

"Crawlspace" mixes baroque and gloomy moods brought by the piano with the disturbing side of the industrial sounds that keeps your brain blocked.

 

"The Violent Birth (part I)" appears as the more accessible stuff here. This is very atmospheric and seems like you're flying somewhere high in the galaxy. An interlude that comes to ease your mind among chaotic battle that let your brain damaged.

 

"Battle In The Hive" is the longest track from this album and we have nearly 13 minutes of progressive madness that goes from a really heavy mechanical moment tending to lighter and eerie moods. It's like we're travelling into space avoiding meteorites rain and from time to time wandering into desertic planets. A kind of feeling that reminds me of some good Oxyplegatz stuff or also to a gloomy soundtrack for Ulysses 31.

 

"Ballad Braincrawling For"  ends this album on the same line: with the same disturbing wish to annihilate your soul but this time it is with sweet ways. As some shooting stars hypnotizing you and taking the control of your whole. It seems that you have been drugged or other, this ending, I have to admit, is very trippy and tends to make me float. Something here reminds me of some Burzum ambiant tracks.

 

A first album including six songs coming from some twisted mind. The whole is as oppressive as gloomy. The psychedelic side of this project can be considered as if Charles Manson or some 60s/ 0's serial killer would have make some music nowadays. The question that I should ask to the listener after this trip is : "Are you allright?" , "Are you still sane?".

Let's wait for some other adventures from this dim spirit.

 

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