Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:49

 

AUTOPRODUCTION-2009


Le grand retour des chroniques Yargla pour ma part est signé par celle d’un groupe de notre coin et on ne peut plus local : les boulonnais de Purgorified. Une première démo dans laquelle ils nous offrent un bon death metal varié avec des relents old school. De par son nom, on se doute bien que le groupe ne fait pas dans la dentelle et que les thèmes abordés ne traitent certainement pas de jolies fleurs et de Bisounours. Leurs jolies fleurs à eux se bouffent par la racine et les Bisounours vous explosent la tête avant de vous dévorer les entrailles.

 

Zombie or Not Zombie ? se compose de 4 titres pour une durée de 16 minutes. Pour un premier jet, force est de constater que le son est plutôt bon et le visuel bien old school. (Aaah zombisme quand tu nous tiens !). Abordons maintenant le côté musical : comme dit précédemment nous avons à faire à un bon vieux death metal. Les hostilités démarrent avec les deux premiers morceaux : « Jusqu’à la fin part 1  et part 2 ». Alliance de riffs violents dès le départ et de blasts, l’attaque est sans pitié, nous sommes cernés, condamnés par ces 3 créatures (Boris-chant, Romain-guitare et basse, Hélène-batterie) qui nous entraînent dans un morceau bien varié. Les vocaux de Boris déclamés en français sont très bien effectués. Des voix typiquement death en passant par des ultra gutturaux (à la manière de Disgorge ou Devourment…) auxquelles viennent s’ajouter des voix black assez malsaines (avec un petit côté Immortal par moment).

 

Une ambiance assez « progressive mais violente » se dégage de ce morceau dans la mesure où riffs et rythmes sont riches et variés ce qui me rappelle par moment les anciens morceaux de Kataklysm genre l’excellentissime « Beckoning Of The Xul » de l’album Temple Of Knowledge. Les mélodies se suivent et ne se ressemblent pas. Un côté bien crade par moment, notamment au début de leur « Part 2 » : riffs bien lents et maladifs pouvant rappeler un bon vieux Autopsy ou Necrophagia. On notera aussi de bonnes parties techniques (vous avez dit Martyr ? J) et l’on constatera au vu de cette technique (et des soli) que les trois membres n’en sont pas à leur début et qu’ils ont déjà bien commencé à se putréfier dans le monde fétide du death metal.

 

« Plan 9 Forbidden Art », le troisième morceau du combo, celui qui s’avère être à mes oreilles le plus technique de cette démo. Un travail énorme apporté dessus (ce qui ne veut pas dire que les  3 autres morceaux sont négligés, loin de là) et des contre temps rythmiques bien ficelés  un chant toujours aussi varié (sûr que Boris a en lui au moins 3 ou 4 zombies différents). Un morceau donc bien schizophrène et c’est tellement bon qu’on en redemande.

 

C’est par un sample tiré d’Evil Dead 3 (« Chez Prix Bas, les prix sont bas ! »)  que Purgorified démarre ce qui est déjà le dernier morceau de cette galette : « Haschachat Ancestral Gastronomy ». Et avec ce dernier, on ne s’ennuie décidemment pas. Le tout est toujours aussi riche en idées et par conséquent en riffs. Les ambiances tant plus malsaines se succèdent et s’avèrent être aussi bien ficelées qu’une victime offerte à une tribu de cannibales féroces. Le headbanging provoqué par cette dernière risquerait de vous démettre la tête telle l’infirmière à la fin du film Brain Dead. Ca reste technique, des parties un chouya black metal, y a pas à dire, une bonne petite dose de brutalité comme celle là, ça fait du bien par moment. Sans mauvais jeu de mot, on peut dire qu’ils y vont avec leurs tripes et qu’ils mettent du cœur (fraîchement arraché du thorax) à l’ouvrage.

Avec cette première démo, chers amis, nous pouvons reposer en paix avant de nous réveiller attirés par l’alléchante odeur de chair fraîche ; la scène death metal boulonnaise se porte bien avec Deviant Surgeons, Primal Aggression et donc Purgorified. En évoquant Primal Aggression d’ailleurs, nous pouvons noter que Purgorified ont renforcé leur horde par le biais d’Alex et Rémi de P.A. qui ont respectivement pris la 2ème guitare et la basse.

Une démo qui s’écoute sans problème du début « Jusqu’à la fin » ( ok je sors J), et que je ne saurai que recommander aux amateurs de bon death metal varié, aux amateurs de viande un peu dérangés, à tous ceux qui cherchent à se mettre quelque chose sous la dent et dans les écoutilles et une requête : Vivement que les (désormais) 5 collègues se produisent (où se reproduisent haha) sur les planches (d’un cercueil par exemple).

 

http://www.myspace.com/purgorified

 

mail : purgorified@hotmail.fr

 

Partager cet article
Repost0
5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 15:33

French Metal/2008

 

Pour cette 7e compil franchouillarde élaborée par nos confrères de French Metal, c'est d'abord le superbe artwork que l'on a l'occasion de remarquer.
Vu la quantité d'artistes présents sur ce (double) cd, je vais tout simplement procéder à un passage en revue de tous les morceaux, afin de rendre justice à chacun des artistes, étant donné qu'il n'y a pas grand-chose à jeter.


Cd1
 

NO RETURN - Puzzle of Life (Trash-death brutal): Titre pêchu et direct qui s'avère être une réussite même si l'ensemble reste dans un créneau somme toute « classique »

 

DAGOBA - Back from Life (Power metal): Power au gros son, la voix ressemble à s’y méprendre à celle de Mark Mynett de Kill II This. C’est bon, c’est pro, mais il manque l’étincelle pour se démarquer de ses confrères dans le style (comme savait le faire, justement, K2T)

S.U.P. - March of the Neovocyts (Métal iconoclaste) : Electron libre de la sphère métal, groupe culte (rappelons-nous du triple tribute qui lui a été consacré). Titre très dépouillé, avec ces voix (claire et gutturale) reconnaissable entre mille. Du tout bon, comme disait Jacques. Vous me direz, quand n’est-ce pas le cas avec S.U.P. ? Moi, ça me donne envie de me réécouter un « Twins » des familles…


KALISIA - Cybion (extrait) (Death mélodique progressif): Un autre de mes chouchous (j’avais chroniqué Skies dans la rubrique « Albums cultes » il y a quelques temps). Death prog ultra fouillé et efficace, les incursions de voix féminines pourront en rebuter certains mais elles sont distillées avec parcimonie. On demande à entendre le morceau complet (le seul de l'album!) d'urgence...

LYZANXIA - Trepan (Thrash-death): Morceau issu de leur premier 4 titres, récemment réenregistré. Costaud mais moins impressionnant que certaines de leurs œuvres. Néanmoins, beaucoup de groupes paieraient cher pour offrir une première démo de ce calibre.

 

HYPNOSIS - Dead is the Sun (Death metal hybride) : Décapant mais on a connu plus de folie de leur part.

 

OCTAVION - Words Like Violence (Indus death dansant): Mention « très prometteur ».

 

TAF - A travers le Regard des Loups (Métal moderne): Métal puissant aux rythmes variés. A l’instar de The A.R.R.S., le chant français est réussi, presque une gageure. Excellente surprise que cet alliage entre aspect « brut de décoffrage » et subtilité.

 

THE OUTBURST - Drunk (Hedo Metal): Valeur montante du métal hexagonal. Le riff principal est entêtant. Comme Hypnosis, ils ne sont pas ici au max de leur potentiel au niveau originalité.

 

INSANE - Your Mistakes (Power thrash moderne): Rentre-dedans à souhait. Les riffs valent leur pesant de cacahuètes.

 

ADDICTED - Black Storm (Extreme Booze’n roll): peut parfois évoquer Phazm pour le côté rock, le gros son graisseux, même si le délire n’est pas aussi poussé.

 

JARELL - H.G.W. (Power metal): Rien ne ressort vraiment mais rien à reprocher non plus dans la réalisation. On reste cependant loin du statut annoncé de nouvelle sensation du métal français.

 

MYSTICA - A sorrowful Farewell (Death): Groupe belge. Reprise de Rotting Christ parue sur un tribute album. Mixture de black et de métalcore, du potentiel. Voix intéressante.

 

WITCHES - 7 (Thrash): Autre groupe culte, pour ceux qui se rappellent de 3.4.1. Bienvenue à Riff-sur-Yvette ! Certaines parties de guitare ne font pas le voyage pour rien…

 

VENITIA - Love Lies (Métal indus): La prod' est différente de ce que l’on a pu entendre jusque-là. Bien fait, pour les amateurs du genre. A voir en live pour le côté dansant.

 

AQUILON - J'émancipe mon Rêve (Métal moderne): intro tribale indus, chanson pop tubesque, quelques parties bien senties.

 

DEE'N DEE - Vile (Noisy indus metal): Morceau en forme de rouleau compresseur qui remplit bien son rôle. Ne cherchez pas la mélodie, il n'y en a pas.

 

CIGÜE - Beside You (Electro-indus metal): rock-indus aux guitares distordues, hypnotique et entêtant.

 

MORNING RED - Lunatik (Métal électro): Très bon, la réunion de grosses guitares, de rythmes entraînants et de chant versatile élève la qualité de ce titre.

 

MECHANICAL SEED - Sin (Power metal): Puissant, pêchu, rentre-dedans, intense, original. En 2'30, la messe est dite... We want more!

 

Cd2

Sur le papier, moins de noms connus sur cette 2e rondelle (sur la 1e on peut compter une dizaine de groupes déjà bien établis). Ceci dit, la qualité ne s'en ressent pas et on retrouve de véritables pépites au fur et à mesure que s'égrènent les vingt pistes de cette suite...

CLICHE BOYS - One divided Piece (Death thrash): On est envoyé directement dans le vif du sujet. Ca défouraille et c'est très bien fait.

DEATHADORN - Submission (Death): Du bon vieux death très costaud, supers riffs, rythmiques plombées et grosse grosse voix.

COMO MUERTOS - Como Muertos (death): Death à la limite du grind sur le plan rythmique. Accrocheur.

LYR DROWNING - The Awakening (Death mélodique): Métal hybride, moderne, incorporant des éléments death mais également un clavier que l'on qualifiera de futuriste. Encore une fois, c'est très bien fait.

INNERFIRE - Samonios (Dark/death païen): Black/death tonique et mélodique, comme on aime l'entendre.

TAO MENIZOO - Deathwish (Thrash/death original): Ce groupe au nom pour le moins mystérieux nous propose, après une intro elle aussi intrigante, un morceau tout en puissance et en lourdeur. Ce titre principalement mid-tempo se démarque par l'originalité de son son et de ton ton (désolé je déconne... Je reprends) de son son et de sa musique. On tient probablement LA découverte de cd2. Ces gars-là ont quelque chose à part, indubitablement, et on ne peut qu'être encouragé à jeter une oreille attentive sur leurs productions.

NO NAME - Humulgus (Métal hardcore): Pas le temps de souffler avec ce groupe ultra rapide et catchy. Thrashcore moderne et virevoltant qui sait se ménager des périodes de "repos", mélodiques à souhait, pour mieux achever l'auditeur sur une conclusion assassine.

KOMAH - Reflection/Reaction (Métal sans étiquette): Komah refuse les étiquettes et a bien raison. Sachez quand même que c'est du métal efficace et varié, à la croisée de nombreux styles extrêmes. Tantôt groovy, tantôt agressif, toujours entraînant.

FEDHJA - Indifférence (Thrashcore): Thrashcore sans concession. Un mot pour résumer ce titre: "efficace". Très.

ACETONE - Confessions (Death original): Brutal death cannibalesque, quelques trouvailles pas piquées des hannetons au niveau riffs. Très, très bien fait.

SIVIS - The Blinds Always Search for Light (Thrashcore/Death): L'un des gros dealers de headbangs de cette compil. A découvrir sur scène.

BENIGHTED SOUL - Bucephalus (Métal lyrique): Voix lyrique féminine dans ce métal qu'on qualifiera de classieux. Les ambiances sont variées avec de réels morceaux de fruits frais à l'intérieur (comprenez des parties qui font vraiment bouger le schmilblick et qui retiennent vraiment l'attention). Le clavier virtuose ne gâche rien. Qu'on apprécie ou non les voix claires féminines (car ici point de grognement à l'horizon), difficile de nier qu'on a affaire ici à un gros poisson. Un groupe qui mérite de la lumière.

THE VEIL - The Undertow (Métal électro): Indus metal entêtant, avec parties death bien senties ou chant clair traffiqué du meilleur effet. Le type de projet à soutenir.

HYANA - Caged (Métal hybride): Ce morceau est tout bonnement impressionnant et, au final, excellent. Moderne, plombé, tubesque.

DEATHBOX - Fall of Glorious (Death): De la bonne boucherie qui sait ouvrir la fenêtre de derrière pour aérer l'espace maculé de sang (superbes refrains en chant clair).

INSIDE PROJECT - Scream your Pain (Hardcore): Enfin un peu de hardcore dans ce monde de brutes. Heum... On reste loin d'Agnostic Front, l'artillerie lourde est de sortie quand même.


BURSTING - Back from Darkness (Death thrash): Death/black thrashy décapant et qui va droit au but.

ULTIMATE - Fuck You and Let Me Bleed (Thrash): Bon vieux thrash old school qui pourrait paraître décalé ici... Plutôt jouissif, en fait.

BONESHAKER - Start the Race (Rock'n roll): Quasiment le seul groupe qui ne m'était pas inconnu sur ce cd2. AC/DC sous nitro, jouissif (bis).

DEMON TOOL - Le Règne du Feu (Heavy/thrash mélodique): Encore un groupe qui dépareille (Brennus ne nous a jamais habitués à des livraisons dégoulinantes d'hémoglobine!) Le chant est en Français, les mecs sont techniquement au top. Ce heavy/thrash permet à cette compil de s'achever sur une très bonne note.

www.french-metal.com 

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 21:34

                
           Autoproduction/2008


Revoilà les amis Christophe et David de The Soul I Am qui de par leur activité débordante deviennent des habitués de Yargla webzine. Legions est en effet leur 3ème démo (sur 4 en 1 an).

 

Legions démarre par une intro avec quelques allures militaristes, m’ayant rappelé un peu Golden Dawn, suite à laquelle le morceau « Breathing Fire » vient s’enchaîner. Une attaque directe et brute de décoffrage bien death. On constate que le côté progressif ainsi que l’éclectisme sont toujours au rendez vous notamment dans les passages beaucoup plus mid- tempo  ainsi qu’au niveau de la voix claire dans laquelle force est de constater qu’une évolution positive a été apportée.

« Delenda Carthago Est » vient poursuivre démarrant par un riff bien dark/death metal. De nombreuses variations vocales sont apportées ici : entre voix death et black avec une interlude au chant clair ; qui n’est toujours pas sans rappeler SUP. Un bon boulot au niveau des grattes dont les solis procurent un côté aussi atmosphérique que planant.

« We Are The Romans » ensuite, où encore LA chanson au riff le plus catchy de la démo. Un bon morceau qui oscille entre black métal et rock un peu à la manière d’un actuel Satyricon ou encore Barathrum si je puis me permettre. De nombreux contre temps qui ont contribué à quelques douleurs dans le cou causées par trop de headbangs. Mais que voulez vous ? C’est fort entraînant !  

« Legions Of The Damned » se présente comme étant le morceau assez black/doom de Legions dont les mélodies de piano enrichissent le côté mélancolique du titre. Une bien bonne interlude pour annoncer le dernier morceau du cd : « Her Luxurious Demise ». Ce dernier sonne bien black/death mid tempo avec des passages à la fois lourds et épiques (notamment au niveau des solis). L’utilisation des pianos dans ce titre n’est pas sans me rappeler les suisses de Rain. Le refrain au chant clair vient alléger l’ensemble et l’on constatera le travail mélodique des guitares fort appréciable ici.

 

Encore beaucoup d’inspiration pour cette démo des surproductifs The Soul I Am. Un florilège de bonnes idées et des efforts fournis parmi lesquels nous pourrons saluer l’évolution du chant. Une démo faite pour les âmes éclectiques métalliquement parlant (alternance de death metal, de black, de doom et de progressif). Le seul hic qui serai à poser est le même que j’ai pu faire sur les précédentes démos : ce groupe aurait besoin d’une vraie batterie. La boîte à rythmes apporte un côté synthétique mais la vraie batterie apporterait beaucoup plus de boost aux morceaux de The Soul I Am.

 

http://www.myspace.com/thesouliam 

thesouliam@yahoo.fr 

Partager cet article
Repost0
30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 22:54

Salut les gars! Premièrement, pouvez-vous vous présenter brièvement? D’où vous venez et quel est votre but avec And Summer Dies…

[Jérôme] And Summer Dies est basé en Vendée mais est composé de musiciens d'origines et d'horizons divers.  Le projet a vu le jour en automne 2003, suite à la réunion de deux projets distincts.
Suite à quelques changements de line-up, le groupe s'est stabilisé sous sa forme actuelle, il y a peu.
Le groupe est aujourd'hui composé de cinq membres, à savoir: Frédéric Modine au chant et aux orchestrations, David Blusseau à la guitare, Nasrollah Hitmi, lui aussi à la guitare, Jérôme Poissonnet à la basse et enfin Romain Blusseau à la batterie.
Notre but est de développer notre recherche musicale, de la faire partager sur album et en live et pourquoi pas à terme, être signé sur un label majeur du métal.





Vous avez sorti une première démo en 2004? Que pouvez-vous nous en dire? Quelles portes vous a-t-elle ouvertes?


Cette première démo a fait office de galop d'essai, la synthèse du travail accompli durant ces deux premières années. Plus tournée vers le death/doom/mélodique, elle n'a malheureusement été que très peu diffusée et n'a pas été chroniquée. Les avis étant cependant positifs, elle a été en quelque sorte l'élément déclencheur pour la suite.



Comment jugez-vous votre évolution depuis cette époque? En quoi The chaotic Chronicle est-il différent?

Depuis 2004, le groupe a travaillé sur différents axes de progrès tels que les arrangements et les solos, trop peu nombreux sur Eternal Soul.
Les influences que l'on retrouve sur The Chaotic Chronicle sont aussi plus variées, des blast beats et des claviers black sympho ont fait leur apparition, apportant encore plus de noirceur à notre musique.
Notre dernier opus est plus mature et plus abouti mais il y a encore beaucoup de choses à corriger.




Et en live? Quels changements vos (innombrables :-) ) fans ont-ils pu remarquer au fil des années?

[Frédéric] Jusqu'en 2008, ASD n'avait donné que deux concerts (problèmes de line-up récurrents), et nous venons d'entamer nos premiers concerts avec les nouveaux membres, il est donc difficile pour ceux qui nous suivent de pouvoir se prononcer sur l'évolution de nos prestations scéniques.




Comment définiriez-vous votre musique telle qu’elle se présente à l’heure actuelle?

[F] Notre registre tend vers le black/death métal symphonique. Néanmoins, cette classification ne peut être représentative de notre musique du fait que nous avons composé sans aucune restriction de genre.

Comment l’imaginez-vous idéalement dans quelques années? Quelles améliorations souhaiteriez-vous opérer?

[J] The Chaotic Chronicle constitue un premier virage dans la carrière du groupe, nous allons progressivement incorporer des plans néo-classiques, pianos et guitares dans nos futurs morceaux. Les structures, elles aussi, devraient évoluer pour devenir plus directes, les titres moins longs. Tout cela, vous aurez l'occasion de le découvrir sur notre prochain album.

Quels arguments invoqueriez-vous pour convaincre un métalleux (ou autre) indécis que votre 6 titres vaut la peine qu’on y pose une oreille attentive?

[F] Nous sommes conscients de ne pas révolutionner la musique extrême avec notre E.P., mais nous nous sommes efforcés d'y apporter de la fraîcheur et des touches d'originalité de par nos ambiances, nos mélodies et notre concept. Ainsi, si vous souhaitez plonger dans une rétro-projection à l'ambiance médiévale actionnée par une mécanique contemporaine, alors n'hésitez pas à tendre l'oreille.


Quels sont les groupes qui retiennent votre attention à l’heure actuelle à l’échelon local? National? International?

[J] Il est évident que je ne peux pas répondre à cette question au nom du groupe, nos influences sont tellement diverses. En ce qui me concerne, je citerais : Orakle, Shining, Septic Flesh, Frantic Bleep et Vulture Industrie.

Si vous deviez faire un split avec UNE formation, quelle est celle que vous choisiriez (peu importe la provenance)?

[F] Pour le moment  nous ne nous sommes pas arrêtés sur cette question, préférant nous concentrer sur l'avancée de notre propre formation. Nous n'avons pas de souhait particulier concernant le groupe qui travaillerait à nos côtés, cependant nous ne sommes pas réfractaires à d'éventuelles propositions.




Maintenant que nous avons fait le tour à propos de votre univers musical, parlons un peu de votre actualité… Par quels moyens comptez-vous faire parler de vous d’ici la fin de l’année? Et en 2010? La réalisation et la sortie du premier album, peut-être…?

[J] Le programme d'ici la fin de l'année est assez clair, nous avons plusieurs rendez-vous importants notamment au Ferrailleur et  des actions de promo sur le web prévues par nos net labels.
L'objectif premier est de tourner et d'aller à la rencontre du public afin de vivre notre musique.
En ce qui concerne 2010, nous allons entrer dans la phase de composition de notre premier album, qui devrait voir le jour dans l'année.



Je crois que j’ai fini de vous harceler avec mes questions, merci beaucoup de nous avoir éclairés! En vous souhaitant une excellente continuation et de nombreuses sorties de la trempe de The chaotic Chronicle, je vous quitte en vous laissant, comme c’est l’usage sur Yargla, avec le mot de la fin…

[F] Nous espérons que ceux qui auront apprécié notre musique seront présents à nos concerts afin de mettre le feu dans la salle!

www.myspace.com/andsummerdies

Partager cet article
Repost0
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 02:54


Season of Mist/2009

Formation ayant fait ses premiers pas en 2006, Memories of a dead Man nous avait déjà gratifiés d’un E.P. mémorable en 2007, qui nous faisait augurer du meilleur pour l’avenir du groupe ; celui-ci avait en effet placé la barre très haut, avec, notamment, un morceau inaugural de toute beauté, "Sin Eater" (voir chronique sur nos pages). Très logiquement, c’est avec fébrilité que nous avons découvert ce premier album, Beyond the Legend.  Comme cela peut arriver, il s’avère que les premières démos et mini-cds servent parfois de tremplin et de laboratoire aux groupes, qui cherchent leur orientation, leur voie, et expérimentent pour dessiner une ligne de conduite plus ou moins définie et définitive. Ainsi, MOADM paraît avoir trouvé son créneau après avoir sérieusement envoyé le bois sur le mini, un créneau qui leur ouvrira certainement de nombreuses portes mais laissera peut-être quelques fans de la première heure dubitatifs. Pour ces derniers, je parle uniquement de ceux qui ne jurent que par les accélérations meurtrières mais néanmoins jouissives qu’on se prend en pleine face sur "Sin Eater"… Car pour tout le reste, comme dirait la pub, il y a, non pas Eurocard Mastercard, mais Beyond the Legend. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que cet album est un travail d’orfèvre en matière d’amalgame métal-postcore et d’alternances lourdeur-finesse, et risque tout simplement de faire date dans l’histoire du genre, entre autres au niveau hexagonal. C’est tout simplement à un magnifique rouleau compresseur que vous devrez faire face si vous choisissez de tenter l’expérience, un rouleau compresseur débordant non seulement de puissance mais aussi d’émotion, capable de mêler force de frappe et moments d’accalmie de la meilleure des manières. Le premier morceau illustre bien cet alliage entre force et calme, entre agression et subtilité. Absolument brillant, il constitue une invitation à se risquer dans ce monde d’ombre et de lumière tout en annonçant de façon presque exhaustive la teneur des chansons qui vont suivre ; bloc effectivement extrêmement compact que ces douze titres, desquels je me garderai bien d’extraire un morceau au profit d’un autre, tant ils me paraissent similaires et complémentaires, voués à un seul et même but, consolider cet imposant voire effrayant édifice qu’est Beyond the Legend. Mis à part "Draw my Faith", un instrumental faisant office d’intermède, rien ne vient véritablement différencier les composantes de cet album, qui ont tous en commun d’être à la fois telluriques, fouillées, hardcore, soignées, métalliques, fondées sur l’alternance yinyangesque du bien et du mal, des passages pachydermiques sur fond de chant écorché (rappelant Gilda d’Aeons ou le sieur Buriez de Loudblast) et des plages mélodiques soutenues par un chant clair, quand chant il y a. Ce qu’on entend nous donne l’impression d’être composé et joué par des vieux de la vieille maîtrisant les rouages de leur entreprise à tous les niveaux, une sorte de mystérieuse Dream Team (à part D., ayant officié dans Sin, pas d’infos quant au background des musiciens) débarquée sur Terre pour en mettre plein la vue à tout le monde, non pas en s’exhibant à coup de riffs ronflants et de mosh parts, mais bien en démontrant qu’un cd de trois quarts d’heure peut mettre tout le monde sur le cul sans pour autant posséder le single ou la chanson qui tue et reste durablement dans les mémoires (souvent au détriment du reste de l’album d’ailleurs). Ici, point de démonstration, juste du savoir-faire, une grosse ambition (visible au premier coup d’œil : artwork, photos, page myspace…) et un sacré professionalisme, le tout au service d’une passion à coup sûr débordante et d’une volonté de proposer un skeud homogène et destructeur, monolithique, sans faiblesse apparente. Tout juste note-t-on le featuring de membres de Revive, The A.R.R.S. et Lokurah aux backing vocals sur "Acted out", mais il était dit que rien ne volerait la vedette, même ponctuellement, à cet album et à ses géniteurs. Comme l’artwork, superbe et énigmatique, ne gâche rien, et que les paroles se situent largement au-dessus de la moyenne, c’est la mention très bien pour ce premier jet officiel qui, vous l’aurez deviné depuis longtemps, s’avère être un putain de coup de maître.

www.myspace.com/memoriesofadeadman

Partager cet article
Repost0
6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:24


Autoproduction/2009

 

Une très belle plage de piano en guise de tapis rouge, nous voilà accueillis en grande pompe par les Français de And Summer Dies pour ce 6 titres qui succède à Eternal Soul, leur premier effort sorti en 2004, et qui appellent beaucoup d'autres productions. En guise de guide, un bref mais néanmoins superbe solo nous invite ensuite à pénétrer dans cet univers sombre et personnel, et nous nous exécutons avec un plaisir non feint. Ayant justement, par pur hasard, écouté le premier Arcturus et visionné leur dvd juste avant de finaliser cette chronique, je n'ai pas été dépaysé à l'écoute de cet E.P., tant la musique proposée s'inscrit dans le même esprit. D'autres noms, comme ceux de Solefald et de Covenant (époque pré-"The Kovenant", sur Nexus Polaris), sont à rapprocher de la musique de And Summer Dies, sans compter les influences originelles du groupe (Opeth, My Dying Bride, Yearning, Katatonia) et les formations correspondant à l'état actuel de sa musique (Arcturus donc, mais aussi Dimmu Borgir et Winds). Rythmiques variées, chant clair intervenant à bon escient, le décor est posé: nous avons affaire à un black éthéré à vocation plutôt originale. A l'écoute des premiers morceaux, aérés, agressifs et oniriques, on se dit que l'on se dirige certainement vers un test d'entrée parfaitement réussi pour l'entité. Et on a raison. Les gars connaissent  la marche à suivre et savent la mettre en place, leurs influences sont présentes en filigrane mais ASD cherche clairement à se créer son identité propre, à faire du neuf avec des recettes ayant fait leurs preuves. Quoi qu'il en soit, nous avons de toute évidence plus besoin de nouveaux Arcturus ou Solefald que, disons, de groupes de métalcore par exemple. On ne peut pas dire que le créneau soit bouché, notamment en France, alors que d'autres styles sont sur-représentés. Malgré cela, si ASD finit par s'imposer, ce ne sera pas par défaut, tant ses membres font preuve de maîtrise voire, par moments, de brio. Chant agressif comme chant clair sont parfaitement assurés et les instruments (à noter la présence d'un clavier) sont loin d'être en reste. Quant aux idées, elles sont nombreuses. Certaines parties démontrent un potentiel "destruction de cervicales" élevé en concert (vous voulez un échantillon? Jetez une oreille sur le break de "The Pride of God"). Inversement, l'apparition de guitares en son clair ("Glacial Existence") permet de calmer brillamment le jeu, ainsi  que d'accentuer l'impact des parties déchaînées. Ce 6 titres se clôt sur un "And Summer Dies" épique et grandiloquent (11 minutes, quand même) qui ne viendra pas altérer le jugement que l'on s'était construit: indéniablement, And Summer Dies est promis à un bel avenir s'il continue à nous fournir des enregistrements de cette qualité. Il ne tient plus qu'à vous d'aller découvrir par vous-même ce disque sacrément bien torché, par ailleurs téléchargeable gratuitement sur leur page myspace!

 

www.myspace.com/andsummerdies

http://andsummerdies.free.fr 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 23:51


1994 / Phonogram

 

A l’instar de Victims de Kataklysm ou de Swansong de Carcass, Sick, malgré ses immenses qualités intrinsèques, fut souvent boudé et perçu comme le vilain petit canard de la discographie de Massacra, dont les sorties avaient auparavant été plus brutales. Quand on y regarde de près, cet album peut vraiment prétendre au titre de Swansong français, tant le feeling y est présent. On y entend un groupe qui, comme son illustre homologue anglais, a abandonné ses velléités les plus agressives au profit d’un certain groove, tout en conservant (c’est pas les Red Hot non plus) un chant extrême. Si on veut poursuivre bien au fond de l’analogie (aïe… Pas trop quand même), les deux groupes ont produit un 2e album de ce qu’on appelle depuis le « death’n roll » (le mythique Heartwork pour Caracas, antérieur à Swansong, et Humanize Human pour Mascara, qui viendra compléter leur discographie de manière définitive).

A quoi ressemble ce death’n roll me demanderez-vous? Il s’agit en fait d’une version nitroglycérinée de ce bon vieux truc qu’on appelle rock’n roll, grosses guitares à l’appui, rythmiques syncopées typiques du thrash mélangées à de bonnes vieilles lignes mélodiques entêtantes, chant agressif mais collant parfaitement à l’ensemble, n’entachant en rien le feeling débordant de la musique. Dès le « Twisted Mind » d’ouverture (humm ça sent bon le « Keep on rotting » ça quand même, grosse inspiration sur le riff principal et solo à se décrocher les cervicales), on est embarqué dans cette ambiance irrépressiblement entraînante. Impression confirmée sur le second et surtout le troisième morceau, « Ordinary People », et son cultissime refrain avec l’effet sur la voix. La suite ne déçoit pas et achève de nous transporter vers cette univers si particulier (le cul entre deux chaises peut-être pour certains, ce qui explique les réactions négatives fréquentes, à moins que ce ne soit le manque d’hémoglobine) qui nous fait voyager dans le meilleur des deux mondes, rock et death. Si c’est ça qu’on appelle le purgatoire, alors je veux bien acheter mon ticket, en aller simple. Etrangement, pour conclure le parallèle avec Carcass, les deux entités ont connu une fin prématurée après avoir amorcé ces virages rock. Pas la bonne époque ? Pas dans le créneau ? Difficile de dire ; généralement, le chant du cygne d’un groupe est émis à la suite de plusieurs événements, parfois dramatiques (nos deux combos n’ont d’ailleurs pas été épargnés par la fatalité, avant ou après leur séparation). Quoi qu’il en soit, et c’est bien là l’essentiel, Sick est une perle qui n’a pas pris une ride et pourrait en faire voir, grooviment parlant, à un paquet de groupes actuels. Un skeud intemporel, et comme on dit par chez eux (ce n’est pas nous qui allons les contredire) : madness remains !


http://www.metal-archives.com/band.php?id=1537 
Partager cet article
Repost0
11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:09



2009/Autoproduction


Après Dans nos Têtes, le 4 titres, nous avons aujourd’hui affaire à Dans nos Têtes, l’album complet de Rachel. Le constat s’avère être le même que pour le petit frère : le groupe assure dans son créneau « rock français à grosses guitares », avec des compos efficaces et carrées, à défaut d’être renversantes d’originalité. Rachel sait quand même apposer sa patte à ses morceaux, et bon nombre de riffs se montrent dignes d’intérêt. Le chant, décrié par certains de mes collègues chroniqueurs, se montre souvent convaincant mais il est vrai qu’il manque un chouia de je-ne-sais-quoi pour que l’on adhère à 100% ; peut-être sont-ce les montées dans les graves et les aigües qui mériteraient d’être plus travaillées… Rappelons toutefois que le frontman de Rachel officie en français et que, dès lors, le pari est forcément osé et le parcours semé de plus d’embûches pour parvenir à asseoir son monde. Toujours est-il que ce 10 titres, au final, représente un album rentre-dedans et intéressant, la maîtrise des musiciens étant pour beaucoup dans la qualité des chansons. Il n’y a pas de redite à proprement parler, ni de sentiment d’ennui ; la durée du cd est d’ailleurs peu élevée (une demi-heure à tout casser). Quel public vise-t-il ? Là est toute la question : si l’amateur expérimenté de rock et métal peut choisir de snober l’objet pour diverses raisons (chant en français, originalité limitée), l’adolescent en mal de sensations fortes a toutes les chances de succomber à cet album, le savoir-faire des loustics et leur musique rock/grunge aux relents parfois nirvanesques étant à-même de faire plier l’oreille d’un paquet de jeunes foufous. Pour ma part, c’est un skeud que j’aurais eu plaisir à écouter avec mes potes de lycée autour d’une despé et d’un baby. Cette période est désormais lointaine et révolue mais je reviendrai quand même sur Dans nos Têtes de temps à autre pour m’écouter les tubes que sont  « Qui je suis », « Annie Body » ou le cobainien « Homme aux gênes ».

www.rachelsite.com

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 14:24

Tous nos articles sont (ou seront le plus rapidement possible) disponibles en anglais sur Yargland.

http://yargland.over-blog.com

Avis à tous les amateurs de la langue de Shakespeare et Phil Anselmo!

yargland

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:04

AMPHITRYON lève le voile sur le contenu de son nouveau DVD 'Drama' !

 

AMPHITRYON nous offre une œuvre originale et novatrice nimbée de mysticisme. Situé à mi-chemin entre concert et théâtre, 'Drama' est un spectacle unique qui allie plusieurs sources artistiques telles que la littérature, la peinture et bien sûr, la musique. Mis en scène à la manière d'une tragédie antique, le spectacle a été filmé et enregistré suivant des conditions optimales par Amaury Dhennin et Emilie Desbonnet (Victoires de la Musique 2007) d'Elixir Agitation visuelle. Le peintre Daniel Péron et le photographe Gérald Caron ont également apporté leur pierre à ce vaste édifice. 'Drama' est disponible dès à présent en édition limitée Digipack Deluxe DVD+CD !

 

www.amphitryon-music.com

www.myspace.com/sumphokeras

Partager cet article
Repost0