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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:23

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Les français de Tao Menizoo débarquent dans nos pages. Jusque là, je n'avais encore jamais entendu parler de ce combo au nom peu banal. Honte à moi dans la mesure où ce que j'ai là entre les mains est déjà leur 3ème album. Le groupe arrive donc déjà bien expérimenté.

 

Nous avons au total onze titres qui explorent pas mal d'horizons différents. Leur musique inclut des éléments death, thrash, black, indus, heavy et même assez rock'n'roll. Un patchwork de belle facture en somme.

 

On notera la production bien propre qui fait honneur aux titres proposés.

Tao Menizoo impose plusieurs facettes à son art et le résultat rayonne efficacement. Les idées sont légion et contribuent à la richesse des ambiances imposées par le groupe.

 

« So Tired » par exemple se présente avec ce tempo assez lancinant aux mélodies lourdes et vous accroche dès le départ, rendant le tout aussi planant que percutant. Un peu comme si le calme permanent se voyait soudain interrompu par une explosion rageuse et brève avant de venir s'apaiser de nouveau. Un éléctrochoc en soi. Le morceau parvient à vous oppresser avant de vous balancer une gifle par son changement de rythme dynamique.

 

« Emotionnal Control » agit un peu de la même manière avec cette intro au piano, basse, choeurs, samples, le tout tissant une ambiance assez posée suite à quoi le chant rageur, la batterie et les grattes englobent le tout puissamment. Un titre qui joue un peu à Dr Jekyll et Mr Hyde dévoilant au grand jour ses deux côtés. Une valse à la fois entraînante et sombre.

Quand je vous disais que Tao Menizoo se plaisait à varier les genres, vous en ferez le constat à l'écoute d'un titre comme « Celebration Day ». Ce titre, je trouve, est le plus evil de l'album avec ces riffs incisifs et ces mélodies infernales et glaciales dignes d'un combo de black métal. Ce côté ravira les amateurs de Carpathian Forest voire même de Dodheimsgard à leurs débuts. L'atmosphère malsaine du titre rappellera également les helvètes de Celtic Frost. Un morceau original qui colle parfaitement à l'image du groupe.

 

L'album parvient à maintenir sa ligne directive tout au long ainsi que son côté accrocheur.

« My Shroud, My Scars » viendra confirmer le tout. Les riffs restent à l'esprit et ce titre distribue du claquot à tout va, alternant les riffs longs, saccadés, un côté épique et un plus énergique. Ce titre vous fera passer par tous les états et la voix death qui domine est véritablement puissante. Les mélodies des lignes vocales sont d'ailleurs à saluer, faisant la force de ce titre.

 

« Messiah » arrive dans le but d'injecter une énorme dose de dynamisme. Ce titre pêchu aux riffs thrash/death est un véritable appel au headbang. Le rythmique est puissante et le boulot des grattes d'un point de vue rythmique mais aussi soliste est remarquable.

 

« My Last Resort » se rapproche un peu dans l'idée de « Celebration Day » avec son ambiance black metal evil. La rythmique guerrière et les mélodies procurent un côté catchy ainsi que les évolutions qu'on y retrouve. Des passages super épiques, des breaks incisifs, bref, ce titre s'avère aussi massif que cinglant. L'ambiance que l'on y retrouve est excellente et le travail de chaque instrument est, constatons le, acharné.

 

« Your Weakness » est également de haute facture. Les ambiances sont assez mélancoliques dans ce titre et on ressent un côté très psychédélique.

 

Le combo n'en oublie pas son côté rock'n'roll comme nous en avons la preuve avec les deux premiers titres « Wreckage » d'une part, puis « What If... ».

 

« Wreckage » doit être selon moi le titre le plus accrocheur de cet album. Une entrée en matière tout simplement énorme, jonglant entre le lancinant et les passages thrashy quasi Celtic Frostien. Thrash Blues'n'roll? Allez, tentez de coller une étiquette. Bon courage!

 

« What If... » est également bigrement accrocheur. Le riff qui y prédomine vous collera autant au cerveau qu'il vous fera danser. Les breaks décalés de ce titre viennent une fois de plus renforcer l'aspect original de l'art de Tao Menizoo.

 

Quelle chance d'avoir en ce moment un bon nombre de groupes originaux à chroniquer. Tao Menizoo est l'antithèse de l'ennui. Tous les univers explorés sont variés et l'exécution ainsi que leurs enchaînements sont parfaits. Un 3ème album qui vaut le détour et qui me donne par conséquent, l'envie urgente de découvrir leurs deux premiers opus sortis en 2004 et 2008.

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 11:15

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AUTOPRODUCTION/ 2012

 

Et maintenant, faisons place aux Pallois de Grorr, combo au nom original que je découvre. Un album de douze titres qu'est ce « Anthill » où le combo nous emmène dans le monde des fourmis. Original pour choix de thème, aurions nous là le premier groupe de Werber metal? Mais l'original réside également dans la musique extrêmement riche proposée.

 

Voguant sur des terres (pour ne pas dire en dessous) death metal, le combo navigue également sur des plans beaucoup plus expérimentaux, progressifs et psychédéliques. Variant entre le gros riff bien lourd groovy avec le chant tantôt rauque tantôt death bien puissant, les rythmiques presque seventies, Grorr maîtrise parfaitement bien son art.

 

Et les gars innovent également par l'utilisation d'instruments pas forcément courants dans le genre: vielle à roue, flûtes japonaises, percus africaines et asiatiques puis sitar par exemple.

 

L'album parvient à faire alterner un titre aussi éthéré, hindouïsant, planant avec cette ambiance propice à la méditation comme « Foundation » avec l 'explosive « Mhome » sans même choquer tant les enchaînements entre chaque morceau se font naturellement au fur et à mesure de l'histoire racontée par le groupe.

 

Les performances vocales sont à saluer tout autant que les instrumentales. Le chant alterne parfaitement les sonorités rauques quasi stoner grunge à la Alice In Chains/ Pothead voire même Zakk Wyldienne à des gutturaux bien hargneux écrasant le tout par sa rage.

 

Grorr innove donc et parvient à nous faire voyager sur ces divers horizons avec brio.

 

L'attention reste du début à la fin du concept. Le son de grattes bien lourd est également l'une des forces des titres. Il parvient à vous laisser ancrés dans le sol pour s'assurer que vous suiviez toujours le mouvement.

Les parties décalées d'un titre comme « We-Legion » sont énormes et la montée progressive du côté plus agressif bluffe à mort. Cette prise d'assurance, de lourdeur est excellente. Les alternances vocales sont toujours de mise et les accompagnements de vielle une fois de plus tissent cette atmosphère originale.

 

Voyager avec Grorr, c'est s'assurer que l'on planera dans les airs par les passages très planants comme dans « Termit » (qui inclut même quelques consonantes presque sludge ) que l'on s'enfoncera six pieds sous terre (voire un peu moins) assommés par l'impact de titres puissants comme « We War » et ses décalages extralucides.

C'est carré à mort et la gifle n'en est que plus appréciable. Ah que j'aime quand l'originalité fait de grands signes comme ça. Un plaisir ici en somme.

 

Quelque chose chez Grorr me rappelle un peu dans la démarche les très bons Tryta Aptya chroniqués il y a quelques temps dans nos pages et je pense que les deux groupes pourraient s'apprécier mutuellement.

 

Grorr joue à mort sur les émotions et chaque morceau en est imprégné aussi différentes soient elles selon les titres. Cet album est un véritable voyage qu'il est agréable à parcourir, et « Inside's Enemies » vient de manière aussi spontanée, bien effectuée avec ce dynamisme, cette rage ainsi que ce côté très régulier alterné par des refrains clairs assez épiques qui entament la fin par « Once Upon Again » digne d'un Caterpillar de compétition. Puissant et prenant: la messe est dite!

 

Original, efficace, une découverte qui fait bien plaisir. Grorr joue sur des tableaux variés au cours de ces titres prometteurs que je pourrais conseiller tant aux amateurs de Gojira et formations plus brutes mais encore aux fans de Tool. L'album envoie du lourd et il est exécuté avec une maîtrise parfaite! Un grand bravo!

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:14

Deux s'maines, deeeeuuux s'maaaaiiiiines. Non, vous n'êtes pas dans Total Recall mais deux semaines c'est le temps avant lequel sortira le sixième album d'OBSZON GESCHOPF autoproduit sur son propre label CEMETERY RECORDS.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:43

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2012/Shout! Factory

 

Cela faisait un bail que j'entendais parler des expérimentations de Korn et de Jonathan Davis en particulier sans avoir l'occasion de vérifier par moi-même de quoi il retournait. Cette occasion s'est présentée quand on m'a proposé de parler un tchô peu (comme on dit chez moi) du Live at the Hollywood Palladium, sorti récemment et qui a la particularité de se présenter en deux parties : le Korn nouvelle mouture d'abord, comprendre après la mutation électro/dub-step, ce en reprenant une grande partie du symbole de cette transformation, l'album Path of Totality (apparu aux alentours de Noël 2011), et l' « ancien » Korn qu'on qualifiera de « néo » (hahaha c'est hilarant) (non ?),  ressuscité à travers une flopée de hits, de « Freak on a Leash » à « Got the Life » en passant par « Shoots and Ladders », « Falling Away » ou l'incontournable « Blind », ainsi que deux reprises ratissant large (« One » et « Another Brick in the Wall »).

Pour ce qui est de la première phase, hautement contemporaine donc, force est de constater que cette nouvelle orientation et ces nouvelles sonorités font souffler un vent frais sur la musique de Korn, que le dub-step (propagé par une kyrielle d'invités, dont l'incontournable Skrillex) se  fond parfaitement dans le décor et qu'il se marie très bien avec la voix du sieur Davis. Peu importe que le rythme soit lancinant, saccadé ou plus soutenu, le rendu s'avère réellement appréciable. Ceci étant, si vous êtes allergique à l'intrusion de « corps étrangers » dans le métal de manière générale, et dans l'univers de Korn en particulier, vous trouvez forcément à redire, mais il faut reconnaître que d'une part, les affreux de Bakersfield n'en sont pas à leurs premières expérimentations (après tout, on parle d'un groupe qui balançait déjà de la cornemuse sur son premier album, en... '94) et que d'autre part, électro ou pas, il est facile de deviner la qualité intrinsèque des compos (même si bien évidemment, elles seraient pour le moins squelettiques sans l'apport des machines... Ce pourrait d'ailleurs constituer un nouveau challenge, tenter de les adapter uniquement avec les instruments habituels). En outre, il est réjouissant de constater que les géniteurs de « Blind » n'ont rien perdu de leur faculté à créer des hymnes. En effet, les nouveaux morceaux se montrent pour le moins accrocheurs, ce qui n'est pas forcément gagné d'avance à réaliser quand on affiche vingt ans d'existence au compteur. Pour le coup, le format live correspond bien à l'idée que l'on se fait des conditions dans lesquelles on aimerait découvrir ce nouveau virage. Le public réagit d'ailleurs très vivement après chaque chanson, et on l'entend parfois scander certaines paroles à l'unisson (« Here to Stay »). Bref, difficile de qualifier tout cela autrement que par le terme de « réussite »...

Pour ce qui concerne le second volet (Korn en mode best-of), la surprise est bien sûr moindre mais cela fait toujours plaisir de retrouver les hits de notre adolescence, d'autant plus que, s'ils n'ont pas subi d'impressionnant lifting, ils restent loin d'être de simple copiés-collés des originaux. Les mauvaises langues pourront arguer qu'effectivement, les vocaux ne sont pas aussi travaillés, pas aussi justes et pas aussi en place qu'en studio, ce qui n'a rien de scandaleux en soi, à vrai dire. Mais l'essentiel est de toute façon ailleurs. A l'instar des spectateurs avec lequel le groupe semble être en parfaite osmose (comme sur la cover de Pink Floyd, pourtant pas transcendante), le quidam 'étallique (éthylique?) moyen passera un bon moment à écouter (et voir éventuellement, puisque ce live est également proposé en dvd, cf le format de l'image ci-dessus) Korn passer en revue des pavés relativement intemporels (on parle de zikos qui ont vendu plus de 35 millions d'albums), à vibrer sur la cornemuse de « Shoots and Ladders », l'hommage (tronqué) à Metallica et of course sur l'éclatant final que représente le cultissime « Blind ».

Ce quidam aura donc en somme la chance d'avoir les deux côtés de la médaille, l'aspect très novateur couplé à la session nostalgique, ce qui lui fait un objet globalement intéressant, tout en dualité, Docteur Je Kille (car si une des deux parties tue c'est bien la première) et Mister Ride (combien d'armées de skateurs ont écouté leurs vieux morceaux en se lattant la tronche sur le bitume à coup de flip-flop-pas-d'Ewok??*)
Ce Path of Totality Tour - Live at the Hollywood Palladium est donc un produit (car il faut bien appeler les choses par leur nom) qui saura satisfaire différentes catégories de mélomane et différentes franges du métal par son éclectisme et sa double lecture potentielle. Pour peu qu'en chinant on réussisse à dégoter la chose à un prix non prohibitif, on peut se laisser tenter à apposer une petite griffe en bas du contrat.

*Adaptation personnelle du « knick-knack paddiwhack euttpèrebossalabac » de l'époque

 

www.korn.com

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:30

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2012/Candlelight Records

 

Vous le sentez, le souffle du Fear Fac' nouveau qui vous effleure la nuque et vous parcourt l'échine ? On avait déjà été prévenus avec Mechanize (2010), l'accalmie avait (bien) assez duré et les années de disette et de vaches maigres étaient promises à finir au rang de vieux souvenirs jetables. The Industrialist marque-t-il ainsi le retour aux affaires officiel et pérenne de Fear Factory, après la "période trouble" entamée avec Digimortal (2001) et bouclée avec Transgression (2005) ? Le fan trépignant d'impatience devant cette nouvelle offrande pleine de promesses est-il en droit de s'attendre à retrouver les frissons de l'âge d'or du crew de Los Angeles, époque faste génitrice de Soul of a new Machine (1992), Demanufacture (1995) et Obsolete (1998), pavés aussi différents qu'indispensables?
Oui... Et non, en fait. Ou alors: "En quelque sorte". En quelque sorte, car d'un côté ce huitième album peut légitimement prétendre au rang de skeud destructeur, surpuissant, à la force de frappe chirurgicale, bref, de réussite, mais d'un autre côté, il faut bien se rendre compte qu'on ne parle pas de l'oeuvre de jeunes premiers prometteurs mais bien de légendes vivantes (Burton C. Bell et Dino Cazares, plus le mythique stakhanoviste Gene Hoglan) et d'un groupe de légende, et de ce fait on ne s'attend pas seulement à un très bon album mais bien à une bombe bourrée d'hymnes. Or, on peut a priori se poser la question: ces dix morceaux, aussi bons soient-ils, sont-ils en mesure de nous faire autant vibrer et de nous arracher la même émotion que des classiques comme "Replica", "Resurrection", "Martyr", "Descent", "Demanufacture", "Freedom or Fire", "New Breed" et consorts? Même si un album a besoin de temps pour être appréhendé, et éventuellement pour gagner son entrée à la postérité, il est évident que le Fear Factory cru 2012 n'est pas en mesure d'égaler la créativité et le sens de la composition de son glorieux aîné. Il va toujours au charbon mais de manière beaucoup plus directe et linéaire qu'avant, avec une hotte beaucoup moins chargée niveau surprises, et une sensibilité moins affinée pour ce qui concerne les ambiances. Certaines pistes se taillent néanmoins la part du lion et viennent rappeler que celui-ci est loin d'être mort ("A new Messiah", son implacable intro, son super refrain et ses petits sons extra-terrestres pour clore le tout; "Recharger", la chanson "promotionnelle", très convaincante avec ses riffs de boucher et encore une fois un très beau refrain). On peut aller jusqu'à dire que rien ne tombe à plat sur The Industrialist et même que la plupart du temps, il fait gicler l'hémoglobine dans tous les sens. Seulement, il manque cette touche d'inspiration et de "je-tape-dans-le-mille" qui a fait la réputation du groupe à ses débuts, on n'en est pas à des années-lumière mais il reste bien une marche à franchir pour retrouver l'effervescence d'antan.
Un disque incontournable donc si vous cherchez une sortie 2012, LA sortie 2012 en matière de cyber-métal qui dépote, une acquisition qui s'impose si vous êtes fan de Fear Fac, un dilemme si vous faites partie de la 2e catégorie mais également de celle regroupant les nombreux métalleux hyper sélectifs au niveau de leurs achats musicaux pour raisons budgétaires.
Quoi qu'il en soit, les pourvoyeurs de peur sont bel et bien de retour, et c'est tant mieux! Après être remontés sur le podium, on n'attend plus qu'une chose, les voir remontés comme des pendules pour briguer la 1ère place!

 

www.fearfactory.com

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:18

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2012/Metal Blade Records

 

Parfois, la tâche du chroniqueur s'avère compliquée voire ardue, disque à tiroirs, méandres musicales, cohésion douteuse, folie structurelle, amalgame d'une multitude de genres et sous-genres, ambition opaque, album oscillant entre énormes réussites et profonds ratages, ce ne sont pas les raisons qui manquent quand la peur de la page blanche pointe le bout de son nez crochu. Alors avant de s'attaquer au dernier As I Lay Dying, on se dit que cette review a de grandes chances de s'avérer des plus reposantes comparée à d'autres. Retrouvant les Américains à peu près là ou je les avais laissés avec Frail Words Collapse, leur deuxième album et premier carton commercial, je ne peux pas me plaindre d'être vraiment dépaysé quand vient l'heure des bilans après l'écoute de Awakened, leur septième effort longue durée (ils avaient également commis au début de leur carrière un split avec American Tragedy, des métalcoreux de San Diego, comme les membres de AILD). Evidemment, ce constat concerne plus la direction musicale que les morceaux en eux-mêmes, qui sont certainement plus techniques et mieux construits qu'il y a une dizaine d'années, les zikos ne s'étant pas tournés les pouces en attendant que ça se passe. Toujours est-il qu'en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, l'intro virevoltante de « Cauterize » nous emporte et nous pousse à céder à l'appel des sirènes en abandonnant toute forme de résistance. Classique. On se laisse submerger par le déferlement de violence sonique et de riffs taillés au scalpel, on adhère aveuglément et ensuite... On a un goût amer dans la bouche. Ce ne serait pas la première fois... Le chant clair de « A greater Foundation » fait alors remonter les vieux démons à la surface: les voix doucereuses qui débarquent comme un chien dans un jeu de cartes, les structures des morceaux qui se ressemblent, l'originalité qui est aux abonnés absents... Des espèces de one-hit wonders du métal actuel, avec souvent un morceau énorme, tubesque, cet arbre qui cache une forêt d'indigence, d'ennui ou au mieux d'inachevé. Cette fichue étiquette metalcore.

La plupart des appellations catégoriques s'avèrent parfois utiles mais bien souvent trompeuses. Pour ce qui est du metalcore, elle a souvent défini des formations puissantes mais formatées, incisives mais coupables de relâchements rédhibitoires. Si votre groupe cherchait les feux des projecteurs à moindre coût (intellectuel et artistique en tous cas, parce que s'il y a un point sur lequel il ne fallait pas lésiner, c'est bien la production), cette bannière était une bénédiction. Si vos potes et vous vous efforciez de composer de la musique novatrice sur fond de, disons, Pantera ou Machine Head, ce sobriquet était un cauchemar. Pour revenir à nos moutons après cette interlude divagatrice, nous pouvons justement être rassurés car, si ovins il y a, alors ils ont mangé quelque chose de salement périmé, épicé voire les deux à la cantine ! Impossible, déjà, de parler de one-hit wonder puisqu'après « Cauterize », le troisième morceau, « Resilience », nous assoit par son efficacité et les superbes inspirations guitaristiques qui le jalonnent. « Wasted Words » fait redescendre le niveau d'un ton, tout en restant très honnête ; même constat pour « Whispering Silence ». « Overcome », quant à lui, défouraille à tout va, avec une nouvelle fois des plans de gratte pas piqués des worms. Bilan à ce stade : six morceaux, trois que nous qualifierons de « cartons », trois autres que nous nous permettrons de ranger une catégorie en dessous, notamment parce qu'ils se montrent un tantinet plus mièvres, ou en tous cas parce que les premiers cités parviennent à faire passer les passages en chant très clair grâce à la violence du reste.

Il reste maintenant cinq pistes pour se faire une idée globale, en sachant qu'entre les deux premières et les deux dernières c'est une plage d'une minute qui nous attend. « No Lungs to Breathe » ne dépareille pas avec la tonalité de ce qu'il nous a été donné d'entendre jusque-là, rythmique survitaminée et riff principal entêtant, mais ne propose pas ou très peu de chant clair, là où « Defender » nous en sert d'entrée de jeu, pour au final s'inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs, peu ou prou. Tandis que les quelques secondes de la transition (« Washed away ») s'égrènent, on commence à se dire qu'il y a bien un ingrédient sur lequel on ne pourra manifestement compter avec Awakened : l'originalité. De fait, et ce pendant qu'une énième intro pied au plancher se met à résonner (« My only Home »), on imagine de plus en plus facilement les traits de la conclusion qui s'annonce : de la puissance, de la hargne, du savoir-faire, de la virtuosité parfois, le tout drapé dans une enveloppe de soie un peu conformiste et téléphonée, avec cette place toujours réservée aux vocaux « tout public » qui ne dépareilleraient pas sur une bande-son de teen movie regorgeant de chlore et de barbecues. De manière assez ironique, c'est exactement ce qui surgit au moment où j'écris ces lignes, toujours dans « My only Home ». Comme un match dure 90 minutes, on laisse « Tear out my Eyes » s'exprimer pour obtenir une réelle vision d'ensemble, las, rien de bien nouveau sous le soleil, refrain à chanter tous en choeur, un petit solo qui dépote, hop, fermez le ban. Mieux vaut que ça s'arrête, le brio décelé ça et là dans la première partie n'étant pas vraiment de mise pour la seconde.

Il semble bien que l'épilogue se résume à la conclusion imaginée ci-dessus. As I Lay Dying n'a rien perdu de ses atouts mais on serait tenté de penser qu'il en va de même pour ses travers. Le groupe U.S. paraît vouloir se conformer à la recette somme toute efficace qui a fait sa gloire, en ajoutant une pointe de technicité néanmoins, histoire de ne pas avoir l'impression de faire du surplace. Toujours est-il que ce n'est pas cette formule qui devrait donner envie à ceux qui, comme moi, ont manqué pas mal d'épisodes de rattraper leur retard. Par contre, il est indéniable que trois ou quatre morceaux se détachent clairement du reste et méritent une véritable attention. Reste qu'on regrettera forcément qu'un tel potentiel ne soit « que » mis au service d'une musique certes entraînante, mais suffisamment convenue pour être oubliée à la première occasion, délaissée au profit d'une des incroyablement nombreuses formations métalliques non seulement talentueuses mais également vouées à proposer du neuf  contre vents et marées.

 

www.asilaydying.com

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:17

Coalition-Solis-impulsio.jpg

 

KONKLAV RECORDS/ 2012

 

C'est à nouveau sous la bannière de Konklav Records que les belges de Coalition montent au front. Konklav Records, cela ne vous parle peut être pas encore mais sachez que derrière cette écurie se cache une figure qui a déjà bien de l'expérience dans le milieu puisque nous y retrouvons mister Rey qui a souvenez vous officié dans D.A.B. (« Clone 2057 » notamment cela vous revient?) mais également Gurkkhas et qui a également mené l'aventure Deadsun Records il y a quelques années déjà.

 

De retour ici, il nous propose l'album de Coalition qui nous balance dix titres d'un death lourd, carré à l'ambiance très belliqueuse.

Dix titres, dont huit cernés par une intro et une outro qui mettent déjà bien dans le bain et annonce puis clôt l'appel du combat.

 

Leur death metal renferme également quelques éléments thrash, voire même un peu heavy au niveau des parties de grattes qui soulignent un côté épique comme par exemple dans « Purgatory Freeze » composé de manière variée et où les breaks s'avèrent bien plaisants.

Vocalement, une grosse voix death bien caverneuse vient renforcer l'impact des instruments qui sont déjà bien lourds.

On pourra aisément penser aux anglais de Bolt Thrower à l'écoute de l'album tant par le thème traité mais également ce death metal qui donne du riff pas forcément ultra technique mais plutôt du riff bien lourd et groovy. Je prend par exemple « Reborn At War ». Un Bolt Thrower cependant plus thrash.

 

Faire dans le bien lourd n'exclut pas d'avoir un côté pêchu et dynamique. « Doom's Trooper » est riche en breaks et les parties variées de ce titre défilent tel un char sur le champ de bataille.

 

Les performances vocales sont également à saluer dans la mesure où elles parviennent à amener un côté ultra sombre au tout, un peu à la manière d'Immolation.

 

Les belges ont une technique affirmée et ils arrachent plus d'une tête, font saigner des oreilles et vont vaincre les plus réticents d'entre vous.

 

« The Blind Quest » envoie du très lourd et arrive même à vous pénétrer telle une baillonnette incisée à souhait. Les passages de gratte à la wah wah sont assez hypnotiques et les rythmiques martèlent et vous donnent le rythme à adopter dans votre marche au combat.

 

On sent l'empreinte très marquée du thrash chez nos collègues belges. Et plus d'une fois, vos cervicales en prennent un coup. Une touche old school procurera bien du plaisir aux plus nostalgiques d'entre vous. J'appelle d'ailleurs au ralliement de tout ceux ci sur un titre tel que « Symbolic Sedition » par exemple qui ne laissera personne indemne.

 

Coalition basto(g)nne sec donc comme vous pourrez le constater avec ce 3ème album. Ils envoient de la hargne, de la lourdeur de manière affirmée, n'hésitent pas à varier et en remettre une couche quand vous vous pensez sortis d'affaire. Ils n'ont aucune pitié, le but étant de sortir vainqueur. Un album de death/thrash très agréable à écouter, aussi massif qu'agressif, en gros du bien bon boulot qui leur vaut bien une médaille.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 19:04

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M&O OFFICE/ 2012

 

 

Mr N. nous est proposé par le label en essor M&0 Office. Les gars arrivent d'Angers et évoluent dans un univers qui se veut comme étant du rock burtonien. A ce titre déjà, nous pourrons nous demander si ce groupe sanguin d'Angers boit ces sangs d'Angers !

 

Cinq titres sont proposés dans ce mini cd. Et en effet, les titres sont rock certes mais avec ce quelque chose, ces atmosphères dignes des œuvres de sieur Burton. Autant dans les mélodies instrumentales que dans les parties vocales. Cet impact accrocheur qui rend donc ici leur rock tant efficace qu'original. Dès « Happy Buried », le ton est donné.

 

Dans le style, l'ensemble pourra vous paraître très joyeux. Il y a certes un effet assez 'easy-listening » mais les ambiances, je trouve respectent parfaitement l'univers burtonien et toute son imagerie.

 

Original comme dit auparavant. Je pense que les amateurs de trips Pattoniens dont Mr Bungle se doivent d'écouter ce cd.

« Dead Swing » est aussi accrocheur qu'énergique et c'est d'ailleurs le titre qui me botte le plus dans cette galette. Entraînant et innové, mettant d'humeur avec ce passage 'merry go round'. Le piano soutient l'atmosphère posée par le tout et agrémente parfaitement le rythme de ce swing endiablé. Méfiez vous, ce titre reste dangereusement et longuement en tête.

 

De par les structures et l'originalité, le groupe possède une certaine folie ma foi très sympathique. Prenez « Vampire Can Dance » dansante, démarquée et très aboutie.

Il est certain que si vous êtes fan de funeral doom, vous ne serez pas les premiers fans de Mr N. mais l'ouverture d'esprit du combo est à saluer ainsi que le résultat obtenu.

Quelques éléments 'cabaret' sont appuyés encore par la présence du piano.

 

Sympathique ! C'est le mot qui me vient concernant ce groupe amateur de l'Ange Noir. Et pour le coup, l'Ange vînt !

Des titres riches, originaux et ouverts d'esprit agréables à l'écoute. Pour l'occasion, il n'y aura pas que le chapelier fou qui vous dira « Chapeau Messieurs » !

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:10

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GREAT DANE RECORDS/ 2012

 

Broken Edge. Pinaiz, ça faisait pas mal de temps que je n'avais écouté ce groupe. Qui n'a pas eu à l'époque au moins une cassette audio de ce combo français ? Vous dire si les gars ont déjà de la bouteille, ils se sont formés en 1989.

Et là, donc, grâce à Great Dane Records, j'ai l'occasion et une bonne de me repencher sur eux avec ce mini-cd de six titres « Unleash My Soul » qui voit le jour après déjà pas mal de démos et d'Eps ainsi que trois albums. Déjà forts d'une maîtrise confirmée, les gars balancent un très bon thrash/ death avec par moment quelques plans heavy dans l'exécution des soli parfaite.

 

« Unleash My Soul » est un cd riche en variations de tempos jouant sur des plans agressifs complètement thrash/ death comme sur « Kill Your Gods » et son départ tonitruant qui mitraille l'auditeur voire même l'assommante « I Will Come Again » (pour ne citer que celles ci.), d'autres sombres et oppressants tel la mid tempo « Glory To Chaos » et même l'excellente « Stone Cold Evil » et son atmosphère bien lourde.

 

« Marching With The Fools » ravira les amateurs de Morbid Angel et vous comprendrez de quoi je parle à l'écoute des riffs de grattes monstrueux et ces passages très dark.

 

Le travail consacré à l'ensemble des titres est à saluer. On sent que les mecs y ont mis du cœur et des tripes. Tel un gâteau empoisonné, ils vous filent la nausée de par les atmosphères malsaines qu'ils arrivent à faire ressortir de par l'intégralité de ce mini cd. J'en reviens par là à « Stone Cold Evil » et ses riffs thrashy incisifs, cette rythmique bien pressentie et le chant rageur à mort. On pensera de par la puissance de ce titre un peu à Strapping Young Lad en plus thrashy. Ce genre de titre écrase tout sur son passage.

 

La puissance des morceaux réside également dans le son des grattes qui ont ce petit truc old school allié à l'impact fracassant du côté new school notamment au niveau de la batterie.

 

Parler de puissance est évidemment obligatoire aussi quand l'on évoque « I Will Come Again ». Son dynamisme vous explose à la face sans prévenir. C'est carré comme il faut et ça vous assène des coups à tout va. Les tempos accélérés alternent avec des plus soutenus et de ce fait, l'attention reste captivée. Ce titre doit dépoter en live.

 

L'éponyme « Unleash My Soul » est sans pitié en guise de fin. Ca fracasse lourdement avec l'esprit thrash prédominant. Le groupe balance tout ce qu'il peut et l'effet est immédiat. Les amateurs de Kreator devraient prendre joie à écouter ce titre, entre autres.

 

Et pour vous consoler d'avoir déjà terminé l'écoute de l'oeuvre, Broken Edge vous offrent un bon petit clip du titre d'ouverture de ce mini cd. Que demande le peuple ?

 

Et bien merci Great Dane Records et Broken Edge pour me redonner l'occasion de connaître ce très bon « Unleash My Soul ». Un mcd excellent d'un groupe qui n'a rien à prouver quant à sa maîtrise.

De très bonnes idées sont proposées dans l'ensemble des titres et l'efficacité est de mise. Avide d'old school et amateur de new school, cette galette ravira tant les uns que les autres. Bien joué !

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 18:51

 

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ALTSPHERE PRODUCTIONS/ AVRIL 2013

 

 

Revoici un cheval de course de l'écurie Altsphere Productions et celui là nous vient tout droit d'Italie. Carcharodon propose ici son 2ème album « Roachstomper » avec cette pochette qui a su m'interpeller. Très colorée, flashy et bien foutue, le cafard psychédélique a su attirer mon œil dès la réception de cette galette. J'avais déjà pu apprécier le groupe avec leur premier album « Macho Metal » avec là une pochette bien grasse dans tous les sens du terme. Les gars y proposaient un death 'n'roll assez direct. Les revoilà donc avec ce « Roachstomper » où l'esprit death'n'roll est toujours de mise, cependant, ici le combo se permet d'inclure d'autres styles différents.

 

Plus lourd, plus massif et plus éclectique , des éléments sludge viennent amener un impact à leurs titres, des doses de blues et de country envoient une originalité certaine, efficace faisant le charme irrésistible de cette deuxième galette.

 

Vous n'êtes pas sans savoir qu'ici dans notre zine, nous sommes friands d'originalité, et bien là nous sommes servis et bien servis.

 

Le groupe pour moi pond l'album qui pour moi est tout bonnement parfait. Le groove est le maître mot. Jugez par vous même par la description que nous avons d'eux : pour les amateurs d' Hank III, High On Fire, Entombed, Crowbar et Mastodon. En voilà des groupes qui ont du groove et les influences ici se font bien sentir.

 

Cet album envoie le bousin à tout va, vous prend par le colback pour ne pas vous lâcher. Les mélodies accrocheuses bourrées de whisky, les rythmiques lourdingues au groove incontestable et ces vocaux de bourlingueur affirmé au timbre qui colle et qui tâche.

 

L'écoute de cet album vous donnera l'impression d'avoir été kidnappé par une bande de rednecks de La Nouvelle Orleans. Plongé dans le bayou marécageux, l'auditeur aura du mal à s'en dépêtrer.

« Stoneface Legacy » donne le départ avec ce death'n'roll digne d'un Entombed très rugueux et éléphantesque. Les mélodies bien trouvées raviront les fans du combo suédois mais encore ceux des lillois d'Human Jail. Les interventions plus posées de la gratte acoustique allègent la déferlante massive qui vous est balancée directement à la tronche. Les breaks ainsi que les ambiances toutes autant poussiéreuses les unes que les autres sont simplement superbes.

 

On pourra avoir à l'esprit les noms de Pakeni ou Pungent Stench en écoutant les italiens de par ce mariage réussi du death et du groove magistral.

 

Alors après une première mise en appétit de la sorte dès le premier titre, croyez moi que la seule demande qui sera la votre sera d'enchaîner sur le reste de l'album.

Crowbar sont également évoqués dans le descriptif du groupe, écoutez donc le titre « Beaumont, Tx » et vous rencontrerez l'esprit de la bande de Nola. Tant l'ambiance ultra planante y est que les instants pachydérmiques soutenus par les lignes de chant aux mélodies bigrement catchy.

L'utilisation des samples dans ce titre apporte d'une part une originalité supplémentaire et d'autre, nous montrer que le groupe n'a rien perdu de son esprit « Macho Metal ». Assez rentre dedans sans vouloir faire de jeu de mots. Nous avons en bref un titre excellent parmi d'autres et ce n'est pas l'apparition de l'harmonica qui rendra le trip déplaisant. Bien au contraire !

 

Je vous le dis haut et fort, cet album est une véritable révélation. Résisterez vous à « Jumbo Squid » qui est 'putain de dansant' ?

A moins que vous ne soyez sourds comme des pots, ce titre va vous enfumer le cerveau et vous remuer les cervicales. L'harmonica est de retour sur le final soulignant une partie boogie pas piquée des vers. Vocalement, on ose également faire dans le guttural extrême.

 

A ce titre nous pourrons faire une parallèle avec « Pig Squeal Nation » boogie à foison avec son refrain envoûtants où les joyeux drilles y vont à coeur joie et où le gruik porcin est de la partie. Ne me demandez pas de vous dire quel titre est mon favori dans cet album. Tous font dans l'ambiance crasseuse, délurée et super catchy.

« Pig Squeal Nation » avec son break digne d'un guest avec Monseigneur Johnny Cash, « Adolf Yeti » et « Marilyn Monrhoid » avec leur ambiance quasi Motörheadienne.

 

« Adolf Yeti » fait dans le survolté. Le chanteur aurait même pu donner des cours à Scatman ou à Cab Calloway tant le débit de paroles est rapide. Un bon passage très cowboy psychédélique (« Earth êtes vous là ? ») vous permettent presque de croiser deux ou trois indiens zarbis à moitié à poil.

 

« Marilyn Monrhoid » est la digne éventuelle aventure de Motörhead au Far West. Vous allez danser le quadrille doublé d'une gigue sans appel. Des petits faux airs d'  « Ace Of Spades » dans ce titre se font sentir, mais rassurez vous Carcharodon possèdent leur touche bien à eux. Un bon gros moment « strip bar » vient relancer l'esprit « Macho Metal ».

Damned. Les gars gèrent à mort et nous proposent quelque chose d'encore plus américain qu 'un combo de la Nouvelle Orleans et qu'il serait plus facile de dire que leur chianti est en fait un bon gros Jack Daniel's.

 

« Burial In Whiskey Waves » vient dépoter ensuite par son quadrille thrash punk digne des thrasheux de Sodom et vient filer quelques grosses patates alternèes par des parties bien lourdes (donc burnées héhé) très rock un peu à la manière de Gorefest et la touche rappelant High On Fire du refrain est excellente. La partie finale vient contraster le tout. Ce passage avec le clavier digne des nippons de Sigh se présente comme un véritable générique de film épique.

 

Comme si vous n'en aviez pas eu assez, les baffes se porsuivent sur « Alaska Pipeline » et ses breaks bluegrass. Du morceau bien grassement lourd, massif et juteux. Ca balance, ça rentre dedans, c'est pogotant en emporte le vent. Un pogo de rhinocéros serait l'image qui collerait le mieux à ce titre. Un morceau qui vient mettre son point d'honneur sur chaque instrument avec ces petits breaks solos.

 

« Voodoo Autopsy » démarre sur des airs à la Black Label Society y allant également du bottleneck. En tout cas, un morceau burné aussi qui oblige à faire d'une main solide le signe de la bête. Un instant massif, tribal et épique vient suivre.

 

« The Sky Has No Limits » est déjà le titre qui malheureusement clore ce trip fulgurant. Dommage, oui, mais entendez de quelle manière ils concluent. Ce titre déchire tout. Le groove est toujours aussi éléphantesques voire éléphantastique. Ils savent rendre des riffs puissants, y allier une rythmique au feeling énorme et le chant s'accroche, rugueux et pleine de poussière sur le tout. Le rendu n'est que tout simplement bluffant. Un putain de groupe qui ose innover, voilà qui résume bien ce qu'ils sont.

 

Les termes utilisés juste précédemment résume donc l'esprit du groupe le plus exactement possible. Ah croyez moi, cet album est superbe de A à Z ! J'adore me prendre de bonnes grosses claques par des groupes qui savent se démarquer des autres. L'album est parfait et rien n'est à jeter. Les italiens frappent fort ! Rock'n'roll, Death, Sludge, Stoner, Country, Blues... c'est vous dire si l'éclectisme que savourera l'auditeur lors de sa première, dixième, centième écoute est prononcé.

Et merci encore à Mister Altsphere, attends toi à une commande de ma part pour celui ci car l'avoir en original est un devoir. Et peut être aurons nous a joie d'avoir le combo en interview prochainement dans nos pages.

 

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