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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:51

ill-nino-2012-epidemia.jpg

 

2012/AFM Records

 

Ca faisait un bail que je n'avais pas eu l'occasion de prêter attention à une sortie d'Ill Nino, n'ayant probablement qu'écouté d'une oreille distraite les différents extraits tirés de tous leurs albums depuis leurs débuts et Revolution Revolucion, au titre qui rappelle la volonté du groupe de jouer sur les deux tableaux, espagnol et anglais (comme dans le nom de la formation), sonorités latines et métal. C'est maintenant la 6e galette que nous présentent les métalleux du New Jersey, au sein de laquelle on retrouve bien le « Latin-influenced, aggressive modern metal » promis par la bio. Toujours en paraphrasant cette dernière, je ne sais pas si Ill Nino a « redéfini le latin métal », mais force est de constater que le bouzin est envoyé dans les règles et même avec un supplément moutarde qui au final fait peut-être la différence. Parce qu'il faut l'avouer, on ne partait pas conquis d'avance. L'étiquette « Roadrunner », même déchirée, laisse des traces (comme toutes ces saloperies d'étiquettes qui ne se retirent pas comme il faut) et on était en droit de s'attendre à du métal quelque peu convenu, polissé, formaté, bref à un album dispensable qui n'allait pas peser bien lourd face à une concurrence toujours plus nombreuse, plus compétente et plus originale. Il fallait bien l'intro énergique de "The Depression", le morceau inaugural, pour nous pousser à nous poser : hurlements convaincus et convaincants, riffs plombés, batterie hispanisante, ok, le VRP Ill Nino a coincé son pied dans la porte tout en avançant ses arguments et nous décidons de lui laisser le bénéfice du doute, de lui donner sa chance. Très vite, quelques doutes viennent parasiter notre joie d'avoir l'impression de faire une bonne affaire (le chant clair qui prend un peu trop de place) mais pas le temps de rire jaune : place à "Epidemia", fléchette empoisonnée réduisant nos velléités de résistance à néant, au moins pendant les trois minutes que dure l'assaut. Pas loin de mettre tout le monde d'accord, ce morceau enfonce le clou d'un métal saignant, porté par des vocaux massifs hurlés ou grondés. Bonne nouvelle, "Epidemia" ne s'avère pas être un « one-off » et ses petits copains qui complètent la marche font ressortir la même impression d'urgence, la même envie de headbanguer, le même sentiment d'avoir dans les oreilles quelque chose de réussi et de frais. Parfaite alternative offerte aux amateurs d'émotions fortes qui ne se retrouvent pas dans les saccades et les effusions de notes du deathcore, les Américains proposent onze chansons qu'il est à la fois possible de fredonner sous le pommeau de douche de votre baignoire et d'imiter à la guitare invisible en sautant partout et en vous cognant sur le lustre de Mamie (le titre « Death Wants More » finira de remettre les sceptiques dans le droit chemin, avec son riff ultra-percutant et son rythme shakirien). L'ombre de Max Cavalera et Phil Anselmo plane même sur "Escape" (peut-être le meilleur morceau de Sepultura qu'on ait eu l'occasion d'entendre depuis Roots...) (Just kidding).
Au final, pour peu que vous ne soyez pas exaspérés et que votre peau ne se recouvre pas de verrues purulentes après plus de trois secondes de chant clair (qui plus est du chant clair estampillé « métal moderne du début des années 2000 », à haut potentiel urticant, contactez votre pharmacie (ou votre disquaire) pour toute informations complémentaires), ce sixième opus d'Ill Nino se révèle une excellente surprise, globalement très accrocheuse, qui recèle quelques pépites qui ne dépareilleraient pas sur les traditionnels best-of de fin d'année.

www.facebook.com/Officialillnino  

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 15:25

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2012/Listenable Records

 

Dans la famille Métal, je voudrais le gendre idéal. Sybreed pourrait en effet parfaitement tenir cette place tant son quatrième et dernier effort, God is an Automaton, confère à son géniteur un statut irréprochable. Le cyber métal de nos Helvètes (qu'ils ont judicieusement rebaptisé « death wave » depuis le 3e album), que votre serviteur avait peu recroisé depuis leurs débuts (Slave Design), fait rejaillir un aspect tellement professionnel et tellement efficace, sous des contours par ailleurs extrêmement présentables et ainsi ouverts à une large audience, qu'il est presque ardu de lui trouver un quelconque défaut en parcourant en long et en large cette nouvelle livraison. Que les choses soient claires, GIAA n'est pas sirupeux ni même édulcoré, il dégage une atmosphère de puissance, une puissance globalement emprunte d'agressivité mais également jalonnée de refrains imparables au chant clair comme de l'eau de roche, qui contribuent grandement à donner cette couleur new wave/gothique à la musique du groupe. C'est cette dernière caractéristique qui permet de se dire que les onze morceaux de ce skeud ont un énorme potentiel de séduction, bien au-delà de la stricte frange de métalleux rompus aux agressions sonores, aux guitares plombées et aux rythmiques destructrices. A tel point qu'à part quelques barbares assoiffés de sang qui gicle, de sacrifices humains et de rites démoniaques, on a bien du mal à trouver qui pourrait passer à côté de Sybreed en 2012. C'est peut-être là que réside la seule faille de ce skeud : son côté trop parfait, peut-être trop poli (dans les deux sens du terme), susceptible de rebuter les inconditionnels de la violence et de la méchanceté métallique. Ce détail mis à part, bien malin qui pourra déceler le grain de sable dans les rouages de cette imposante mécanique. La rigueur de la mise en place et de l'interprétation pourrait faire passer Fear Factory pour un groupe de ska-punk écossais qui sort sa première démo, les compos sont inspirées et forment un ensemble à la cohésion remarquable, servi par une production pour le moins costaude. Chaque chanson apporte sa pierre à l'édifice, à tel point qu'il est bien compliqué d'en extraire une pour la placer sur un piédestal, au détriment des autres, qui ont une arme de persuasion massive cachée sous la veste, qu'on pourrait appeler « le Syndrome Sybreed » : elles sont irréprochables. Au fil des écoutes, chacun peut trouver midi à sa porte et dégager (éventuellement) une petite préférence pour tel ou tel titre, mais cela n'a rien d'évident. Lequel de vos enfants préférez-vous ? Ici, même dilemme. Outre les barbares, il se peut que les dingues de la tête, les fous à lier et les cramés du bulbe trouvent que GIAA manque d'un peu de fantaisie. Sybreed n'est pas Mister Bungle, Carnival in Coal ou Between the Buried and Me, il est Sybreed, se tient à la ligne qu'il semble s'être fixé et remplit sa tâche à la … Perfection. What else ? A titre personnel, un hit comme "ReEvolution" me manque un peu (avec son refrain tout aussi imparable mais également plus offensif), mais pour une poignée de nostalgiques, combien de nouveaux fans acquis à sa cause leur death wave va-t-il conquérir ?

Sybreed premier de la classe donc. Et comme tous les chouchous, nos machettes suisses devront juste s'attendre à des critiques, voire à du ressentiment de la part de leurs petits camarades de jeu. Mais une fois retirés du dossier les jaloux et les intolérants, il ne restera plus grand-monde dans leur petit groupe de détracteurs.

www.sybreed.com

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 16:59

faemin.jpg

 

DIVISION RECORDS/2012

 

 

 

 

Voilà déjà dix années que sévissent les portugais de Process Of Guilt et c'est ici leur 3ème album qu'ils nous proposent par le biais de ces cinq titres.

Au vu de leur historique, le combo officiait au début dans un style plutôt axé doom/death et avec cet album, force est de constater que la direction prise tourne plus vers un style plus progressif avec des éléments un peu plus sludge puis un côté qui ravira les fans de Neurosis, c'est incontestable.

 

Cinq titres bien lourds qui parviennent à la rage de manière donc graduée. «Empire » avec sa rythmique écrasante quasi tribale et ses mélodies répétitives paraît comme une longue mise en haleine (notamment pour les cinq premières minutes) avant de se libérer de ses chaînes et laisser exploser l'effet gifle. Les vocaux sont purement death avec un petit quelque chose de Justin Broadrick, alternant le caverneux et le légèrement plus criard.

Une véritable hypnose en guise d'entrée en matière de cet album à l'entité massive à souhait.

 

L'aventure se poursuit avec le son de grattes bien saturé de « Blindfold » qui dès le départ dégage bien ce côté sludge digne d'un Lair Of The Minotaur. Quelques variations vocales s'intègrent avec un chant plus clair et des parties qui pourraient faire penser à des formations telles qu' Amen-Ra et consorts. Le tempo du titre quant à lui oscille entre down et mid tempo mais tous deux conservent cette nature écrasante.

 

« Harvest » semble tout droit sorti du répertoire de l'équipe de The Ocean. Le massif est toujours majoritaire tant par le son de grattes que par la prenante rythmique. Les amateurs d' Unearthly Trance également ne seront pas en reste tant l'ambiance sombre qui leur est propre est également présente ici. L'atmosphère se veut tant planante qu'écrasante. L'auditeur se laisse planer, certes, mais sous un soleil de plomb qui domine le tout.

 

Au cours des titres, les mélodies pourront peut être paraître répétitives mais avec cette répétition, Process Of Guilt parvient à mettre en place cet effet tant hypnotique qu'oppressant.

 

Nous pourrons revenir à Justin Broadrick dès le début de « Cleanse » tant ce morceau dans son ambiance me fait penser à Godflesh. Des petites notes qui tissent une atmosphère dissonante appuyant une montée en puissance progressive. Des passages dignes d'un post-rock embrumé découlent sur d'autres nettement plus bruts. Le climat qui se dégage de ce titre s'avère plus glacial que celui de ses prédécesseurs.

 

« Faemin » vient en guise de finition riche en variation de rythmes. Un petit quelque chose dans ce titre me rappelle d'ailleurs les français de Crown (chroniqués précédemment dans nos pages). Les mélodies de cet ultime titre de l'album poussent au mouvement automatiques de la tête tant la rythmique est prenante. De bons gros larsens viennent apporter un côté encore plus dérangeant à ce morceau dont on savoure les passages uns par uns avec un plaisir évident guidés par les martèlements du maître frappeur.

 

Voilà donc un troisième album très agréable qui donne l'envie de connaître les deux précédents pour voir l'évolution qu'a pu entamer le groupe. Comme quoi au Portugal, il n'y a pas que Moonspell et Sacred Sin. Il faut compter aussi sur les massifs Process Of Guilt qui avec cet album parviennent à regrouper tant les fans de Neurosis pour le côté progressif et brut, de Godflesh pour cette atmosphère glaciale et limite indus puis les amateurs de post-rock. Très sympathique!

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 13:33

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ALTSPHERE PRODUCTIONS/ 2012

 

Wizard's Beard arrivent tout droit de la perfide Albion et proposent un énorme coup de massue avec ce second album totalement sludge/doom des familles sorti chez le label francais Altsphere Production. Autant vous dire qu'il va falloir vous attendre à du son bien gras et une oppression digne d'un défilé d'éléphants dans votre cerveau.

 

Les adorateurs de groupes comme Negative Reaction, Bongzilla ou encore Sour Vein prendront grand plaisir à l'écoute de ces sept titres emplis d'un côté massif à souhait.

 

L'ambiance lugubre se dégage dès les premières notes très catchy de « Subirse El Muerto ». La rythmique down tempo vous envahit les neurones et le chant criard rappelant Negative Reaction, Bongzilla cités plus haut font leur effet tout comme les appuis vocaux plus gutturaux. Le tempo varie en mid-tempo histoire de vous sortir légèrement de l'hypnose ambiante avant de vous replonger dans les méandres.

 

« Abandon The Wolf » se fait agressive également par l'effet baffe provoqué par la lourdeur instrumentale ambiante et la voix colérique. Le tempo est un peu moins lent sur la première partie, mais rassurez vous, le groove est conservé tout comme le désir d'enfoncer l'auditeur dans le sol à grand coups de marteaux dans le sol sur la partie qui suit.

 

« Daemon » se présente comme le titre qui a su m'agripper dès le départ par ce côté catchy et ce groove infernal. Neuf minutes tant maladives que dansantes où Wizard's Beard montre qu'il a du très lourd à revendre. On ne peut que respecter la violence de ce titre prouvant qu'il ne suffit aucunement de balancer du blast à tout va pour dégager la fureur. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Pour l'occasion ici, le groupe part à point et parvient à tout dégommer sur son passage. Ce morceau, par ailleurs, me rappelle fortement Iron Monkey dans les délires ultra lents que l'on trouve dans certains de leurs titres.

L'enchaînement se poursuit avec le pachydermique « Seeth Inside » qui ferait pâlir tout fan de powerviolence tant ce titre est nonchalant mais néanmoins super efficace. Ce morceau contribue à l'aspect maladif ambiant avec quelques variations rythmiques apportées histoire d'accélérer quelque peu les headbangs provoqués par les mélodies.

 

« Accursed » se permet de revenir vous éclater les côtes à furieux coups de martèlements et de riffs efficaces. A noter ce riff en milieu de parcours qui me fait penser à un petit clin d'oeil à Born Too Late de St Vitus.

 

Vous sentez pointer la migraine? « Harbinger » se fera donc un plaisir dans ce cas d'accentuer votre douleur. Un morceau bigrement bourdonnant avec ce son fuzzy énorme qui vous donnera l'impression que tout se bouscule au ralenti dans votre crâne. Vous aurez cette impression d'approcher l' O.D. de Vallium avec ce titre qui s'avère le plus long et cette première partie uniquement instrumentale. Un titre encore une fois accrocheur de par ses mélodies/riffs bien choisis pour vous rester en tête à très long terme.

 

Ne poussez pas trop vite ce ouf de soulagement croyant que votre douleur s'achève là. Wizard's Beard se plaît à en remettre une bonne grosse dose par le biais d'un titre caché destiné à vous achever avec des vocaux qui s'avèrent plus hystériques et dérangés qu'au cours des six morceaux précédents. Un dernier titre qui déchaîne la fureur restante et appuie un peu plus sur la rage nauséeuse à la manière un peu de Burning Witch.

 

Un album tant lourd qu'oppressant, une formule Sludge/ Doom vraiment efficace qui donnerait (à nouveau) à tout auditeur l'envie de monter un projet de ce style. (ouh le vilain message caché...)

Un trip excellent qui ravira les fans de lourdingue venant des tripes. Alors pour une distribution de baffes, faites la queue devant la maison Wizard's Beard.

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 15:15

Samnyasa.jpg

 

AUTOPRODUCTION/2012

 

 

 

Trita Aptya. Retenez bien ce nom peu commun qui regroupe trois karmas lillois donnant dans un black métal des plus original. Formé en 2010, le groupe lillois présente ici son tout premier album de cinq titres explorant un domaine bien éclectique. A la base black doom, Trita Aptya inclut des passages psychédéliques et d'autres orientaux ( à entendre des passages à la cithare et autres instruments indiens.) Vous l' aurez d'ailleurs deviné, le groupe est très influencé par la mythologie et religion d'Inde.

 

Musicalement, nous avons cinq titres plutôt longs. Le risque avec ce type de formule est de voir l'auditeur éventuellement lassé par des morceaux qui peuvent avoisiner les 8 minutes, voire plus, cependant les lillois parviennent à ne pas tomber dans le piège de la monotonie. Le black doom proposé regorge d'originalité et force est de constater que les variations d'ambiances sont très riches.

Dans leur démarche, ils me rappellent un peu Enslaved (actuel) de par ce côté expérimental. Il y a de l'agressivité appuyée par ce chant hargneux un peu à la Snowy Shaw, Necrodeath ou encore Agathodaimon.

 

Mention très spéciale également au son de la boîte à rythmes qui ne fait pas trop digital. Au contraire, on se rapproche d'une batterie. La technique est au rendez-vous dès les premières notes de « Narayana » qui donnent dans la mélodie efficace et les variations de rythmes bien travaillées s'avèrent plaisantes.

 

« Ghost Of Sparta » est aussi empreint de bon gros riffs belliqueux dès son départ. Le travail des grattes est vraiment bluffant. Elles se complètent l'une l'autre dans la mesure où la guitare rythmique appuie avec efficacité les envolées de la guitare soliste. Ce morceau inclut un passage énorme et orchestral à partir des trois minutes (passage d'ailleurs repris sur le final) bien digne d'Emperor. Le genre de passages qui apporte un côté épique de renom. Et pour en revenir au final de ce titre, il est simplement majestueux avec ce tempo lancinant et envoûtant.

Les arrangements sont une force majeure de ce combo haut en couleur. « Kâli » nous en fera apprécier ces apports supplémentaires. Le psychédélisme bien marqué au sein des morceaux vous permettra d'ouvrir vos chakras au maximum. Le côté planant et atmosphérique épouse très bien l'ambiance lugubre proposée par ce titre aux accents bigrement hindouïsants. L'esprit de groupes comme Shining et Skitliv semble planer sur le final de ce morceau par son côté black métal down tempo accompagné de mélodies malsaines.

« The Long Trip » apparaît comme original avec ses moments quasi-rituels soutenus par l'utilisation bien poussée d'instruments indiens à mi parcours de ce morceau.

 

« The Garden » vient clore ce premier opus de manière magistrale. Ce titre est le plus long mais également celui qui m'a le plus botté.

Bien doom, lourd à souhait et assez Celtic Frostien dans l'idée. Les variations sont toujours présentes sur tout point de vue. On tirera à nouveau le chapeau sur la richesse vocale qui pose bien les couleurs du panel d'ambiances escomptées. Entre voix purement black metal, intonations plus death et voix claire rappelant Therion (époque Lepaca Kliffoth), la maîtrise à ce niveau balance la sauce.

« The Garden » possède tous les éléments qui font l'image propre du groupe: psychédélisme hindouïsant, agressivité puissante et ambiance oppressante et lugubre enchaînés d'une efficacité encourageante.

 

Avec ce premier album, Trita Aptya arrive à tirer son épingle du jeu avec brio tant la richesse des idées parvient à leur forger leur propre style.

L'originalité est donc au rendez vous pour le plus grand plaisir des auditeurs. C'est donc prometteur de la part de ces lillois qui ont su concentrer leurs efforts de manière efficace pour proposer ces cinq titres excellents de black/doom psychédélique. A soutenir!!!

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 10:53

The-Systematic-Erosion-of-Integrity.jpg

 

AUTOPRODUCTION/ 2012

 

 

 

Mesdames et Messieurs, avec Solace and Stable, attendez vous à quelque chose de furieux ! Vous voilà prévenus dès l'introduction de cette chronique et maintenant il n'en tient qu'à vous.

Tout droit venus de Saint Louis, U.S.A., le combo a vu le jour en 2008 et avait déjà proposé un premier album en 2009 que je n'ai pas encore eu, malheureusement l'occasion d'écouter. Mais ce deuxième, je vous le dis ne pourra en aucun cas vous laisser indifférent.

Dans un premier lieu, je défie quiconque de pouvoir définir à ce groupe une étiquette bien précise tant la folie de groupe oscille entre divers genres. Entre un metalcore complètement barré avec des passages tout simplement hystériques et de l'agressivité à revendre, l'originalité est à saluer içi.

Des riffs saccadés excellents, un ensemble très technique avec des breaks de malade, une voix bien écorchée un peu à la Coalesce, les morceaux sont tous aussi terribles les uns que les autres. Solace and Stable aiment changer de structure à foison au sein d'un seul et même titre. D'ailleurs, « The Systematic Erosion Of Integrity » met les pendules à l'heure dès le départ.

Entre parties brutales avec gros blasts dynamiques et parties plus posées mid-tempo venant alléger le tout, l'efficacité est clairement au rendez-vous. C'est toujours brutal dans l'ensemble mais d'une brutalité que je qualifierais de progressive.

Les mélodies sont un atout du groupe et elles défilent généralement à 200 à l'heure. Au niveau de la folie technique, ils me rappellent Beneath The Remains pour la façon dont ils maîtrisent en certes moins deathcore. J'entends par là moins buibuiesque.

La formule proposée par les ricains est tout simplement excellente et les gars assurent à mort. Le nombre de structures différentes a sein d'un morceau est simplement monstrueux.

Tout est calculé à la seconde près, c'est de la pure folie qui rend Solace And Stable vraiment agréable à écouter. On ne peut que s'agenouiller devant leur côté complètement barré et leur style décousu.

Prenons un titre comme « Alive In Brokenness » où le combo se plaît à vous en foutre plein la tronche en prenant tout de même soin d'apaiser votre douleur en incluant un passage un peu plus smooth, d'où l'expression « brutalité progressive » utilisée plus haut dans la chronique.

Quand je vous dis que les gaillards sont des furieux, osez jeter une oreille à des titres comme « Transcending Obstructions », « Satisfiction » où encore « Volatile » et vous constaterez alors que le groupe est une véritable machine à détruire méchamment puissante.

Pas de concession, pas de chichi, Solace and Stable ont un potentiel des plus explosif et regorge d'originalité à n'en point finir. C'est aussi là l'un des (nombreux) côtés superbes de ce groupe qui ose expérimenter comme il le souhaite avec par exemple le petit plan jazzy que l'on retrouve dans « The Apparatus »



Alors voilà, jetez vous sur cet album de toute urgence. Payez vous une bonne grosse tranche de folie tartinée de technique fort bien maîtrisée. Vous en redemanderez une couche, j'en suis certain.

Je serais bien curieux de voir ce que peux donner l'ardente fougue de ces ricains en concert, en tout cas, l'écoute de ce second album en donne bien l'envie. Terrible !!!

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 10:00

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WAR NERVE RECORDS/ 2012

 

 

Runover are coming from Italy,guys, and with them you will learn that Italy is not only Chianti, Pizzas and any bent tower but it’s also band with balls.

Created in 2009, the band proposes us its first album after an EP released in 2010.

 

With the first notes of the album, we can easily hear that Runover has an excellent groove in its music and moreover the sound is very good.

The tracks are powerful and I can bet that fanatics of bands as Pantera or also Black Label Society should find a really good interest here. The power groovy metal that they play is some kind of kick in the ass and that is little to say when you listen to a track like the opening one: “Don’t Shut Your Eyes”.

The voice is mainly into a thrash/ power mood tending to heavy metal.

The whole is as aggressive as catchy.

Let’s take the crazy melodies given by “My Rust” for example and just appreciate them. We’ve got something that is as headbangable as every stuff proposed by Anselmo’s ex-team. That’s some bad ass dudes!

 

Nowhere also includes such riffs fed with power southern metal from Mr zakk Wylde. “Overrun” has this atmosphere that proves you that the band has balls and should really appreciate a good ol’ Jack Daniel’s bottle.

And “Memory’s gone” comes to give a softer side to the infernal side of their musical soul. Somewhere between Metallica’s cool song but keeping their own touch.

The jerky riffs and rythm really pleased me in “My Rust” to come back with this track that is my fave one and I also appreciated the massive heaviness (if I can say so) of “Evolution”

 

Well, well, well, that’s some good album from this italian band. I’m sure that B.L.S., Pantera fans and other beer drinkers and hell raisers will enjoy this very good record. A straight to hell ticket that will make you headbang  until death.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 14:49

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2012/Pelagic Records

 

On poursuit dans la joie et la bonne humeur avec une nouvelle prod' de ces chers philantropes que sont les membres de Pelagic Records. De vrais bienfaiteurs de la musique que ces gens-là ; entre Coilguns, Earthship, Abraham, Ef (dont il est question ici) ou Effloresce (cinq groupes chroniqués dans nos pages ces dernières semaines ou sur le point de  l'être), ils donnent l'impression de dénicher un nouveau groupe talentueux et novateur aussi souvent qu'un fêtard shoote dans votre rétro un vendredi soir.
C'est ici à un 4 titres que nous allons nous intéresser, successeur des trois premiers albums de Ef, un EP disponible sur vinyle, Delusions of Grandeur.
Tandis que nous sommes encore en train de panser nos plaies après les claques reçues avec les sorties des albums d'Abraham et Earthship, c'est avec un grand intérêt (et peut-être un peu de soulagement) que nous découvrons ici une musique très calme, onirique même. C'est bien simple :  sur les 25 minutes que durent ces quatre titres, la seule montée qu'il nous est donné de percevoir intervient à la fin du dernier titre.
Ce post-rock de haute volée nous offre de superbes sonorités, des ambiances prenantes et un chant magnifique, alliage qui saura ravir les amateurs de références telles Sigur Rós sans aucune difficulté. En sachant que sur cet E.P., les parties vocales sont rares, ce qui a pour effet de renforcer leur impact. S'il fallait rapprocher la musique de Ef de celle d'un de ses comparses « endorsés » par Pelagic Records, label au moins aussi éclectique qu'il est exigeant dans le choix de ses poulains du point de vue qualitatif, on tricherait un peu en nous tournant vers Killbody Tuning, groupe non signé ("pas encore"?) mais dont la promotion est assurée par le label. On pourrait décemment imaginer un package Ef/KT en tournée, tout autant qu'une association avec ses partenaires plus tournés vers l'extrême (voir les deux pourvoyeurs de baffes cités au-dessus), l'atmosphère se dégageant de l'univers des géniteurs de Delusions of Grandeur se prêtant à toute sorte d'audience, et se montrant capable de combler les attentes de celle-ci, que ses intentions soient pacifiques ou belliqueuses. D'ailleurs, avec pas moins de 16 tournées européennes au compteur, là où la plupart de ses congénères se contenterait allègrement d'1,6 , il n'y a pas l'ombre d'un doute : en concert, ce doit être un fantastique voyage que propose Ef, et quand on sait que leur musique a évolué et que leur passé s'avère plutôt heavy, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça promet. Ce qui nous amène fort logiquement à cette double injonction en guise de conclusion : ne passez pas à côté de ce vinyle qui doit valoir son pesant de cacahuètes pralinées à la noix de coco du Mozambique (l'artwork est superbe) et, par la même occasion, ne manquez pas l'équipée (parfois) sauvage au cours de son nouveau passage dans vos contreés fin septembre : Gand pour la Belgique, Colmar, Lille et Paris pour l'Hexagone!

 

www.efmusic.se/ef/

 

www.pelagic-records.com 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 15:46

earthship-cover.jpg

2012/Pelagic Records

Remercions les dieux de la chronique car la période est faste pour ce qui est des perles à « reviewer ». Chacun voit midi à sa porte mais pour ma part ce sont plutôt les aimables membres de Pelagic Records qui personnifient cette divinité (Coilguns, Earthship, Abraham, Ef, Effloresce, ainsi que Killbody Tuning par... "affiliation"). On retrouve d'ailleurs ici aussi des transfuges de The Ocean.

Encore une fois, beaucoup de variations se perçoivent dans le rythme et la structure de Iron Chest, même si les premières secondes annoncent salement la couleur, celle-ci étant plutôt à chercher du côté du rouge vif comme le sang qui gicle partout sur les murs après l'impact des salves inaugurales.
Par chance, les membres d'Earthship savent aérer leurs compositions en nous permettant de ne pas être asphyxiés trop vite ; surtout, ils savent magnifier l'intérêt que l'on va porter à leur musique. Les riffs ravageurs laissent ainsi régulièrement la place à des plans plus ambiants, en sachant qu'ici ce qualificatif exprime plutôt des plans magnifiquement marécageux, à la sauce sludge et doom, étayés par des touches stoner du meilleur effet, des rythmiques plombées, des lignes dissonantes, le tout appuyé par un chant des plus versatiles (assuré par deux des... Trois (!) comparses), oscillant entre les hurlements de rigueur et les phases chantées, en harmonie parfois, ainsi que des parties vocales quasi-oniriques (je vous l'accorde, on n'est pas dans le rêve idéal non plus, plutôt le songe parfait du petit métalleux trapu et graisseux plein de cheveux, de poils et de tatouages partout), éthérées et au final... Très surprenantes !

Tandis qu'on joue au jeu des 7 familles à tenter de trouver une (af)filiation avec d'autres groupes, et qu'on en arrive rapidement à penser à Crowbar, Pantera parfois pour le chant (si on me dit que le chanteur n'a jamais repris un classique du père Anselmo a capella et à tue-tête au cours d'une beuverie, je mange le dernier cheveu qu'il me reste, tant pis) ou The Ocean pour la versatilité (entre autres) ; on apprend en trichant et en ayant recours à la bio que se manger du Earthship en pleine poire est conseillé par tous les grands nutritionnistes aux amateurs de … Crowbar donc, Baroness (miam!), Mastodon (of course), Iron Monkey, référence incontournable du sludge, ainsi que... Thin Lizzy (re-miam!) ou encore... Russian Circles, que je vais vraiment devoir "checker" à force d'en entendre parler. Que du beau monde, en somme (on offre gracieusement une wild card aux derniers cités car on devine aisément à quel point ça doit envoyer du pâté par barquette de 36 tonnes à roulettes). Il ne fait d'ailleurs aucun doute que d'ici un ou deux albums, Earthship s'ajoutera à ces grands noms en matière de référence du genre (« Mais quel genre ? » Effectivement, c'est ça le problème avec les groupes novateurs... Mais peu importe) Pour enfoncer le clou, et bien que je ne parle pas (« parle plus », en fait) allemand, je décèle également des invitations aux fans de Down, Ghost Brigade, Pantera ou Acid Bath dans les extraits des différentes chroniques (élogieuses, si mes restes germanophones s'avèrent fiables) (les notes étant écrites en chiffres, je ne m'avance pas trop) dont le groupe a pu bénéficier par le passé pour Exit Eden, son 1er album. N'en jetez plus.

Lorsque l'on réussit à s'extirper de ces trois quarts d'heure vivant (ce qui s'avère presque aussi complexe que de le faire de la lecture de cette chronique, avec son armada de parenthèses tueuses), voilà donc ce que l'on retient globalement : soutenu par un son tellement dantesque qu'il pourrait permettre de s'attaquer sans sourciller au cousin du monstre du Loch Ness planqué dans un « swamp » de Louisiane, Earthship assène méthodiquement son métal hybride, varié mais néanmoins destructeur avec une aisance déconcertante, une impressionnante maîtrise et un sens du savoir-faire qui force le respect. A toute chose, malheur est bon, alors au lieu de nous apitoyer sur notre triste sort et de nous contenter de plier sous les coups de boutoir du trio (re "!"... On ne s'en remet pas), nous remercierons le Seigneur (un proche du Dieu de la Chronique, certainement) que cette demi-demi-douzaine de furieux n'ait pas choisi de faire du crust et de nous arracher la tête en 17 minutes top chrono. En même temps, cela aurait vraiment été dommage de nous priver d'autant de trouvailles, de changements de structure, de mélodies-sirènes distillées pour nous attirer avant de nous faire la peau, ou encore de ces superbes variations de chant. Vous savez ainsi ce qu'il vous reste à faire désormais si vous ne voulez pas qu'on vous refasse le coup de « Tout le monde lui est passé dessus, sauf le bus... T'étais dedans, toi ?!? » version sludge : précipitez-vous sur le site de leur label et procurez-vous l'objet qui promet d'être magnifique, comme d'habitude (ils commencent à être agaçants, ces Helvètes!)

www.myspace.com/wearetheearthship

www.pelagic-records.com 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 15:24

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2012/Pelagic Records

On commence à avoir l'habitude alors on prend nos précautions désormais (ah ça, quand on s'est fait avoir plusieurs fois...). Tel un touriste curieux et téméraire voulant tenter un tour en dragster, on s'équipe, on se protège, que dis-je, on s'arme avant d'entamer l'écoute (les écoutes... Mais qu'avons-nous fait pour mériter ça?!?) de cette nouvelle sortie de Pelagic Records. Triple ceinture de sécurité, double casque, armatures dignes de montagnes russes milliardaires... C'est qu'on n'a pas envie de finir chez Tetraplegic Records, nous !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le round d'observation est de courte durée et que nous, pauvres mortels que nous sommes, devons rapidement nous résoudre à subir le tourbillon que nous avons commis l'erreur de prendre pour un simple album de métal. Ultra-percutants d'entrée, avec des plans tour à tour rapides et incisifs, dissonants, « massue » et pachydermiques, les cinq d'Abraham ne prennent pas de gants pour nous plonger la tête la première dans ce grand bain en fusion, ce Styx suisse dont on ignorait l'existence (on ne nous y reprendra plus, juré!). Le batteur frappe fort et juste et nous montre la voie, nous guide dans cette aventure violente, hypnotique, hallucinée. On peut également adapter notre headbanging à ses coups, cervicales en papier mâché s'abstenir. Le maître de cérémonie, avec son implacable chant hurlé, majestueux comme un rapace surplombant sa proie, débarque du néant et nous convie à cette grand-messe tout sauf engageante pour l'oreille du néophyte. En ce qui nous concerne, notre modeste expérience sonore nous permet de nous donner du courage et de trouver ces prémices alléchantes.

Pardonne-leur, Seigneur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

En l'occurrence, nous ne savons pas ce que nous faisons. Et ce vers quoi nous nous engageons.Nous sommes manifestement en présence d'une bande-son d'apocalypse du feu de dieu (!), mais tout en finesse, subtilité et nuance. Aux confins du post-hardcore et du sludge, la musique des Lausannois évoque Mastodon, Neurosis, Cult of Luna (c'est leur producteur Magnus Lindberg qui s'est installé aux manettes pour  The Serpent...), Isis ou encore The Ocean, mais ne vous y méprenez pas, elle est surtout une œuvre originale à l'identité très marquée.

« Man the Serpent » nous donne l'occasion d'assister à l'apparition de ce qui ressemblera le plus à du chant clair (choeurs). Accalmie, on s'assagit un peu ; c'est beau mais de courte durée. On redémarre rapidement tambour battant (c'est le moins que l'on puisse dire). On observe toujours néanmoins ce ménagement de mid-tempos, qui nous prouvent que la vitesse n'est pas la seule arme mortelle du métal et qu'on peut également s'écrouler sous les inlassables assauts d'une armée royale de fourmis. Progressivement... Mais sûrement ! C'est ce qui fait tout le charme malsain ici, cette impression de puissance et d'efficacité malgré le rythme parfois ralenti. Bon, concédons que, si l'image des fourmis correspond bien à la destruction sonore méticuleuse qu'il nous est donné d'entendre, ce sont quand même des insectes sérieusement burnés et testostéronés qui entreprennent cet acte de dévastation. Tout respire ici l'énergie incontrôlable et la force de frappe irrésistible, au moins autant que l'efficacité, la précision et la maîtrise. Et l'inspiration. Car inspiration il y a, et elle est de taille. Balancer trois quarts d'heure de riffs supersoniques est certes un bel effort physique, d'imagination (normalement) et agressif à souhait, mais obtenir un effet tellurique aussi cataclysmique avec autant de phases « lentes » (tout est relatif, on est bien d'accord), assommer l'auditeur avec autant de parties plus suggestives qu'offensives est un tout autre exercice et relève a priori de la gageure. Vous avez parfois l'impression d'être sérieusement ébranlé sur certains albums de deathcore, de thrash ou de punk, à coups de parpaings correspondant à autant d'excellents morceaux tirés de ces albums ? Ici, c'est un bloc d'acier hyper compact, absolument cohérent, totalement indestructible qui vient broyer chacun de vos membres et annihiler tous vos sens, bloc que ses machiavéliques concepteurs, à la passion communicative, ont eu néanmoins la décence de maquiller sous des traits colorés, par le biais d'innombrables riffs balancés, tissés, décochés, disséminés, c'est selon, afin de lui donner un aspect … Décent, à défaut d'humain. Un peu comme si votre meilleur pote était un squelette fraîchement sorti de terre et que vous lui trouviez un costume taillé en Italie pour vous accompagner lors d'une virée en ville. Mais que personne ne soit dupe : même si on en redemande allègrement, victime de cette maudite emprise sans cesse grandissante, la fin est toute proche ; les traits colorés ne l'ont été que pour mieux nous précipiter dans l'obscurité la plus opaque et il ne nous reste plus qu'à nous laisser entraîner dans les abysses. Ce doit être ça, le point de non-retour. Mais le plus bizarre est encore que s'il fallait recommencer, on y retournerait sans hésiter.

www.abrahamband.com

www.pelagic-records.com

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