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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:58
BROKEN DOWN- 'The Other Shore'

ALTSPHERE PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Il est de retour le néo- Bordelais Jeff (a.k.a Mr Altsphere Productions), pour le second opus de son projet solo Broken Down. Et sa besace encore une fois déborde d'originalité à n'en plus pouvoir,à noter que lors de son premier effort, cette même besace en était déjà amplement remplie.

D'ailleurs, nous avions eu la joie d'en profiter dans nos pages, là où déjà, le gaillard n'hésitait pas à oser s'aventurer sur l'alliance de styles foutuement variés.

C'est sûr d'ailleurs que l'expérience n'avait pas forcément plu aux fermés d'esprits n'ayant pas du saisir la démarche, mais l'on avait déjà eu grand plaisir à découvrir cet Ovni avec sa touche personnelle déjà bien ancrée.

 

Et pour ce deuxième album, on retrouve avec grand joie toujours cet aspect barré où l'indus bien présent (avec dès le départ cette intro indus blues) s'allie parfaitement à des structures plus rock, d'autres plus doom, certaines même hardcore et j'en passe.

 

La touche est toujours bien présente, avec des passages bien dansants avec ce début déjà de « Mr Sun » aussi lourd que glacial (un comble) et déjà cette richesse vocale où Jeff ose varier à mort, touchant à tout style. On reconnaît bien son grain doomy (à la Surtr) mais également des parties chantées plus épiques puis des gutturalisations abyssales. On vogue entre de l'indus rock aux rythmes lourds, des breaks dansants et un final bien groovy.

 

« The Other Shore » possède une touche limite 80s, presque new wave qui balance une impression de doom rock bien dancefloor. Du break au piano vient ralentir le rythme avant que ne reprenne l'entraînante rythmique, le titre dégage une bien bonne ambiance.

 

« Rearview Mirror » vient s'implanter en guise d'interlude instrumental avec un duo piano/basse bien présente, passage qui ne sera pas sans rappeler ces bons vieux Phlebotomized avec ici des sonorités planantes et spatiales où vient se greffer une gratte hypnotique.

Interlude qui vient faire son travail d'introduction du titre suivant « Scribble Your World » qui s'avère être le titre le plus accrocheur de ce très bon album.

La rythmique reste en tête, martiale, et les lignes de chant posées sur ce titres sont juste excellentes.

L'originalité est toujours à son compte, le ton se durcit plus lourdement et là revient le chant black bien grinçant répond au clair et à cette partie gratte lourde. Déjà dans ce titre, les premières pensées à Solefald se profilent.

 

Les pensées au combo norvégien se font inévitables sur le titre suivant « Alienated Music » qui lui fait office de titre le plus barré de l'album. La partie à 1 minute 15 fera sourciller donc les fans de Solefald et le titre mélange des passages limite twist à d'autres plus hardcore avec ces bons vieux vocaux street hardcore.

 

Sur « This Art Of Mine », l'artiste évoque certaines de ses influences, et une fois de plus les ouverts d'esprit ne seront pas déçus avec cette rythmique dansante une fois de plus et une touche electro old school encore bien forgée. A ces instants s'ajoutent des variations plus épiques et mid tempo où les vocaux doom/trad' collent bien.

 

La palette se fait encore plus colorée sur « Speculator » qui rassemble des ambiances drum'n'bass/jungle, hardcore metal, du groove metal, des passages crooner, tellement de styles et de passages variés qui sont enchaînés avec brio. Le titre parvient à partir dans tous les sens, tout en restant uniforme, on sent que le travail apporté fait preuve d'une maturité acquise depuis le premier album.

 

Il va nous quitter sur une note à la folie encore bien affirmée le père Jeff puisque « Puzzle » possède plusieurs plusieurs pièces, plusieurs facettes encore. On pourra penser avec ce titre à un délire de Gwar qui donnerait dans le plus insensé encore. Le groove est encore bien efficace, les variations d'ambiances sont riches tout autant que le travail vocal. Une bonne manière de tirer la révérence pour cet album décalé est ce passage final black/valse des familles.

 

Encore une fois il a osé ! Une seconde fois, il est venu poser cet Ovni sur notre innocente planète, et encore une fois les esprits fermés se sauveront en courant.

« The Other Shore » pose une nouvelle pierre à l'édifice Broken Down et même si elle est complètement tordue, c'est du solide. La galette est plus aboutie que l'album précédent, une très bonne marque d'évolution que l'on ne peut qu'encourager.

 

 

 

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 22:52
STRIDE AGAINST LIES- 'S/T'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

C'est à Albi que nous allons nous poser aujourd'hui avec les gaillards de Stride Against Lies qui présentent ici leur premier EP dans une trempe Metal/ Hardcore varié en ambiance et bien rentre dedans.

 

En un peu moins de trente minutes, le groupe balance donc ce metal très typé hardcore, néanmoins on peut trouver certaines variantes de ces styles de par les touches assez hardcore/punk old school d'une part puis les bons gros passages plus actuels et deathcore.

 

Prenez « Five times a day » qui se fait bien rythmé et presque dansant mais qui n'hésite pas à coller cinq sévères doigts sur la face. Les riffs et rythmes y vont par saccades, puis ces mêmes éléments se font nettement plus groovy et lourds sur les passages plus mosh part.

Vocalement, on assiste à plusieurs chants bien variés et complémentaires entre très gutturaux puis plus typiquement hardcore avec des choeurs qui rassemblent bien tout le monde.

 

On peut également évoquer « Another Day In Hell » qui met le paquet sur l'aspect bien lourd ! Le morceau pèse à mort, ne serait ce que cette partie break qui ferait mosher un troupeau entier d'hippopotames. Les mélodies sonnent bien thrashy et la double pédale enchaîne et assomme alors que vocalement, la variation est toujours au goût du jour oscillant entre l'agressif et guttural lourd et un chant plus crié.

 

« Choose Me » a un côté old school bien marqué et mélange aisément des aspects hardcore/punk bien entraînants et des passages assez death mélodique , « Fool Paper » alourdit l'ambiance sur un fond de riffs thrash avec des cassures mélodiques n'hésitant pas à incorporer une partie mosh aussi éléphantesque que brute.

 

Une bien bonne mention aussi au titre final « Brainwash (feat Droops », qui fait bien plaisir avec ces riffs et rythmes galopants du début, ce hardcore catchy as fuck, cette double bien dynamique et burnée puis ces vocaux toujours aussi infernaux.

 

Un bien bon jet qu'est cet EP, qui sait allier fureur et mélodies sur une base hardcore metal bien entraînante. Les amateurs d' Hatebreed, Sworn Enemy, Breakhead, et de formations qui vous poussent dans la fosse apprécieront.

 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 23:29
BARON CRÂNE-'Ep'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Pour aujourd'hui, aventurons nous en région parisienne avec le trio bien déjanté de Baron Crâne qui propose un Ep totalement instrumental mixant de diverses influences, du stoner rock, du post rock, des plans jazzy, en passant par des ambiances plus funky.

 

Par le biais des cinq titres, le combo mélange des ambiances hyper groovy avec une dextérité et une maîtrise bien balaise.

Même s'il ne fait que dans l'instrumental, le groupe parvient à combler tous les espaces y apportant un maximum de vie.

« MD Stoner » par exemple est un véritable monstre progressif par un groove raffiné dès le départ pour finir sur un groove plus chargé, lourd, conservant un psychédélisme certain. La basse claque bien fort et l'on penserait facilement à Primus dans ce trip. On vogue entre une ambiance dub/reggae et des plans planants quasi post-rock puis un stoner rock bien gonflé lorsque s'impose cette grosse basse bien fuzzy.

 

Le trip jazzy s'apprécie sur « Way To Stratus » qui n'hésite pas à partir sur des envolées très seventies. Les mecs gèrent à mort, sachant varier les riffs quand il faut tout en proposant un panel riche au cours des morceaux.

 

« Warm Lake », morceau d'ouverture avait déjà posé cette ambiance propre aux années 70 avec ce riff de début presque Zeppelinien. J'évoque ici ce riff excellent et inoubliable qui fait que vous remuerez les hanches et la tête tant le groove est puissant. D'excellents breaks en arpèges posent une touche planante et le final s'accélère ouvrant la voie à un dynamisme impitoyable.

 

Un clavier type orgue Hammond vient renforcer cet esprit psyché sur la très variée « Red Cave » qui clôt l'Ep.

Une fois de plus le trip est progressif, démarrant sur de bons décalages rythmes/notes de gratte. Une certaine folie ressort du titre avec ce son de guitares très atmosphérique dès son départ, et ce son bien lourd de la basse. Un passage hypnotique et rythmiquement tribal s'impose, puis ce côté décalé revient ensuite à la charge avant d'aborder ce final aussi massif qu'allégé (par ces mélodies toujours aussi enivrantes).

 

« 45-53 » aborde les choses sur un ton plus adouci, planant et mélancolique. Le titre démarre posément et s'engage ensuite sur un aspect plus poignant et énergique. Ce titre pourrait apparaître facilement sur la B.O. D'un film avec ces bonnes variations néanmoins guidées par ce ton bien barré.

 

Un Ep très plaisant qui ravira les esprits ouverts, ceux qui savent apprécier des combos comme Ozric Tentacles, Zappa ou encore Primus.

Groovy à souhait, techniquement balaise et riche en variations, la suite se fait attendre.

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 23:21
Blind Witness- 'I Am Hell'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Allez départ plus au Nord puisque nous allons à Montreal avec les brutes de Blind Witness qui proposent ce Ep suite à la reformation et les cinq titres proposés proposent un peu plus d'un quart d'heure d'un deathcore tant mélodique que bien gras.

 

Parce que se risquer à écouter Blind Witness, c'est se risquer à se faire écraser par un troupeau de caribous enragés comme par exemple le départ de « Set The Pace » qui directement vous arrive tout droit en pleine poire, ayant pris soin dès le départ de vous jeter dans la cage aux lions. Un départ digne des mosh pits déchaînés que nous retrouvons aux concerts de Terror par exemple.

Le ton se fortifie de manière plus lourd avec des variations vocales bien gutturales et plus hurlées, une bonne grosse tartine de sirop d'érable vous est offerte par ces riffs rugueux et collants parfaitement à la rythmique.

 

Ecouter Blind Witness, c'est aussi oser s'aventurer dans une tempête de neige avec cette rythmique ultra blastée du début de « Stay Where You Are ». Le riff de démarrage avait pourtant laissé s'attendre à une ambiance épique mais la brutalité a repris le dessus de manière plus que vive.

Des breaks mosh part brutalisent l'ambiance, puis l'on revient un temps soit peu sur l'aspect épique du départ au niveau des riffs pour affiner l'atmosphère, mais le dynamisme encore lui n'a pas dit son dernier mot et revient en imposer car l'énergie est tout de même le fil conducteur du combo québecois .

 

Ecouter Blind Witness, c'est aussi accepter de se faire tabasser la tronche par des troncs d'érable fraîchement tronçonnés comme sur « Worthless Lie » et cette double pédale juste furieuse.

Les gaillards alternent des moshs toujours aussi lourdingues à des parties plus mélodiques (influencées death scandinave) et l'on pourrait penser à un combo comme Man Must Die également sur un point de vue vocal ou encore les français de Colossus.

 

Les trips mélodiques se complètent bien et l'on pourrait même retrouver une suite logique à « Worthless Lie » dans « I am Hell » dans la mesure où les mélodies s'opèrent dans la même lignée. Ici dans ce titre, d'ailleurs l'aspect mélodique est largement mis en avant, plus que dans les autres titres de cet Ep.

 

Jusqu'ici à vos risques et périls, vous avez osé vous aventurer, alors en guise de conclusion vous devrez accepter ce palet pris violemment dans les dents suite au puissant tir de la crosse rythmique et de cette rage ambiante dans le morceau. Même sur les parties les plus mid tempo, la bestialité suinte à plein nez. L'auditeur se fait malmener autant par les instruments que les voix. Du bon gros solo typé heavy vient s'interposer entre les parties très core et celle nettement plus brutal death.

 

L'auditeur ressortira sans douter plein de coups et d'hématomes de cet Ep de deathcore bien trempé sachant incorporer des parties mélodiques à son art féroce et lourd. Une vraie gifle qui pique , du rondin de compétition, du lourd !

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:33
ALIEN SYNDROME- 'Outer'

AVANTGARDE MUSIC/ 2015

 

 

Prenez place à bord du vol spatial dans lequel nous emmène Alien Syndrome 777, combo européen composé de trois membres un italien Alessandro Rossi fondateur du projet, un espagnol : Oscar Martin au chant et puis un français en la personne de Slo de Smohalla que nous avons déjà eu dans nos pages.

Dès le départ, vous vous verrez planer très haut, caressant les constellations.

 

L'intro qu'est le premier morceau met déjà bien l'ambiance interstellaire avec ce côté ultra planant.

C'est « Symmetriads » qui poursuit directement ensuite ave une brutalité féroce. Du blast ultra rapide, des notes bien barrées et une touche indus bien patate guidée par ce clavier bien grinçant.

Les vocaux sont aussi agressifs que dérangés, et les riffs regorgent de brutalité sans merci. On pourra aisément avoir Dodheimsgard en tête ici.

Du break bien trempé nous replonge dans la galaxie et enrichit l'aspect déjà bien original du groupe. Les mélodies sont toujours bien démentes et l'on saura facilement accrocher à la richesse des ambiances énergiques.

 

C'est une véritable pluie de météorites qui s'abat sur nous dès le début de « The bleeding anthill of the universe» avant d'entamer sur un côté plus mélancolique conservant néanmoins la brutalité déjà déchaînée du titre prédédent. Le chant gutturalise toujours autant mais il ose venir se poser en voix claire bien effectuée avec ces tons qui rappellent ceux de Garm (Ulver,etc...).

Les passages electro apportent une touche presque dansante sur certains moments, et posent un côté assez fou sur les passages brutaux.

 

Un interlude sombre et lugubre, « Intermission », vient alterner avec le brut de décoffrage proposé par Alien Syndrome 777.

« Unearthly reveries unveiled » revient en imposer ensuite avec cet aspect vraiment accrocheur. Le morceau tarte sur tout le long. Les parties rythmiques sont démentielles, les breaks sont bien pensés et varient les degrés de gifle. Le titre en impose tout au long et parvient à conserver une multitude d'idées efficaces comme ce passage psychédéliquement malsain qui précède cette folie meurtrière et explosive.

 

La suite et fin de l'album sont font sur des ambiances je dirais plus abordables pour toute personne non habituée au style. Le riff qui revient dans « To balance and last » s'avère accrocheur et efficace, les claviers sont toujours présents cette fois ci avec une touche plus apaisée, plus en nappes sonores planantes. Un break s'opère dans une ambiance presque coldwave et injecte toujours plus de facettes dans l'art du combo.

 

Et « Black Box » vient clore le voyage sur un ton très ambiant/ noisy sombre et dérangé, hypnotique où les arpèges se répètent et participent à cette montée oppressante.

 

Un album qui vous fera planer par les passages atmosphériques mais aussi un album bien destructeur pour ces côtés bruts, les ambiances sont très riches et raviront tout amateur de black metal original qui se respecte.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 01:03
ALL WE EXPECTED/RAUM KINGDOM-Split Ep

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

C'est un match Belgique/Irlande que nous allons avoir ici avec d'un côté les belges d'All We Expected et leurs ambiances post rock instrumentales alternant le planant et le lourd, puis de l'autre, les irlandais de Raum Kingdom que nous avions déjà eu l'honneur d'avoir dans nos pages avec leur premier Ep de 2014.

Chaque groupe propose deux longs morceaux pour ce split d'environ 40 minutes.

 

Le coup d'envoi est donc donné par All We Expected sur « We're not born to live like brutes » et ce mix d'un post rock aussi progressif que planant avec ces notes qui transportent délicatement l'auditeur au gré des mélodies cristallines et des rythmes lancinants puis de passages plus lourds et empreints d'énergie. Les passages d'une ambiance à l'autre se font naturellement avec des breaks bien ficelés.

 

« Flood » arrive ensuite et le groove y est dément. La basse se fait bien lourde et mène la cadence avec une emprise certaine sur ce rythme des plus entraînants. L'ambiance est plus lourde que pour le titre précédent, mais l'on conserve néanmoins ces envolées post-rock. Le rythme également varie le toucher, léger sur ces passages groove atmosphériques, puis avec plus de poigne lorsque le ton s'endurcit

 

A l'issue de ces deux titres, on remet la balle au centre et c'est au tour de Raum Kingdom de faire le boulot démarrant sur une rythmique tribale agrémentée de riffs planants dès le démarrage avant qu'une grosse fuzz ne vienne plomber l'ensemble coulant une énorme dalle de béton par ce son éléphantesque avant d'attaquer plus de légèreté sur une ambiance psychédélique et orientale teintée de chant clair, puis l'on revient à ce côté pêchu du début où le chant tend vers le gutturalement torturé.

Un bon trip question/réponse entre ces deux parties fait la force du titre sachant se compléter pleinement. Les mélodies alternent entre passages planant pour accentuer le psychédélisme ambiant, les dissonances ne sont pas en reste sur le retour de l'aspect tribal de la batterie. Il est très facile de se laisser emporter tant par le côté atmosphérique que ce côté brut et poignant telle cette fin excellente.

 

« Lost In The Hunt » respecte le trip du morceau précédent mais ici vocalement, par exemple, les deux chants font leur office en même temps au plus grand plaisir de l'auditeur. L'alliance se fait sans accroc et s'avère très efficace.

Alors que musicalement, le ton est à la lourde hypnose, les chants eux déclament de part et d'autre. Un break long et lancinant où n'apparaît que le chant clair pourra rappeler Bokor avec ces douces notes, cette basse bien gonflée et cette rythmique down tempo. Le chant agressif se réaffirme ensuite, puis l'on revient au principe question/réponse entre les deux différentes parties, toujours dans le plus naturel possible.

 

Un très beau match, une très bonne collaboration offerte par chacun des groupes. Le split saura se faire apprécier non seulement pour les plus ouverts d'esprits, mais également chaque auditeur sachant apprécier autant le béton armé qu'un doux nuage de mousse.

Du beau spectacle !

 

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 23:23
ROADKILL XIII- Triskaidekaphobia

REBIRTH THE METAL PRODUCTIONS/ SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

 

Encore une découverte reçue par Satanath Records qui au gré d'une collaboration nous présente cet album de Roadkill XIII.

Le combo nous vient d' Allemagne et s'est formé en 2002 et c'est ici le second album q u'ils nous proposent, et l'ambiance proposée mixe un death bien thrash , comme à l'époque où les teutons perçaient) avec une touche également groove metal.

 

Ce sont huit titres bien corrosifs qui nous sont proposés, des titres qui vous pousseront au headbang et au moshpit.

Prenons une bonne dose de tarte dès l'ouverture sur « Hunt and Kill » avec ce début bien 90s et saccadé puis cette suite qui déroule bien énergiquement. Deux chants crachent leur venin, tous deux dans un ton éraillé et l'on pourra penser à ce niveau par moment à Crack Up autre combo germain, ou encore à Martin Shirenc de Pungent Stench (entre autres).

De la double pédale qui tartine et du riff qui flaire bon l'époque, l'énergie est dans la place.

 

On apprécie la bonne formule de « No Salvation » également qui partira en croisade contre le down tempo par le biais de rythmiques et de riffs incisifs et bien couillus ou encore l'excellente touche thrash guerrière d'un titre comme « Quintessence Of Fire » avec cette rythmique digne d'une marche au combat qui ne sera pas sans déplaire aux amateurs de Bolt Thrower par exemple toujours alternant sur cet esprit thrash des familles qui ici ne sera pas sans rappeler Kreator.

 

« Downfall » aussi met la gomme et la raclée avec ce riff méchamment accrocheur. Je mettrais ma bière à bouillir que vous n'headbanguiez pas au gré des riffs old school et de cette puissance ambiante ainsi que sur l'eightisante « Purblind Gods ».

 

Un titre se démarque des autres : « Exitus Letalis Yersinia Pestis » de par cette atmosphère beaucoup plus glaciale et black metal. Nous avons ici le titre le plus long, non dépourvu de variations avec toujours cette bonne sueur thrashouilleuse, des roulements de caisse claire, des passages de grattes alternant le lourd et le dynamique et ce chant arraché.

 

C'est un album qui donnera bien du plaisir aux nostalgiques de vestes à patches, de bonnes bières tièdes et de moshpits à l'ancienne, avec de bons riffs, de la bonne ambiance générale qui laissera des thrashes sur les murs !

 

https://www.facebook.com/Roadkill13

 

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 22:55
LA BARAK'A PUNK Débarque

Avis aux amateurs de Punk/Ska/Reggae!

 

Souhaitons la bienvenue au nouveau webzine la Barak'a Punk qui se spécialise donc comme vous l'aurez deviné dans le Punk mais également le Ska et le Reggae!

Le zine mettra donc en avant ces styles par le biais de chroniques, live reports et actus de la scène du Nord de la France!

 

Souhaitons leur bon courage et une longue vie!

 

 

 

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 16:06
CRYOSTASIUM- 'S/T'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

Si votre intention première était de venir vous poser tranquillement pour cueillir des fleurs, bercés par de douces mélodies féeriques, vous feriez mieux de rebrousser chemin sur le champ. Car Cryostasium, autre envoyé américain de l'écurie Satanath Records ne pourra correspondre qu' à votre pire cauchemar.

 

Avec ce nom qui sonne presque comme celui d'un médicament, Cryostasium est la pilule qui vous laissera un goût amer et vitriolé.

L'ambiance est malsaine au maximum, le côté raw est bien d'aplomb avec ce mix de black metal bien underground et un côté harsh noise qui crache et vomit tout au long de la galette des distortions maladives.

Nous errons dans un paysage post apocalyptique. Des débris de chair par ici et par là laissés par les riffs ultra tranchants des guitares et la rythmique quant à elle se font dans la masse noisy et nauséeuse comme sur la très hargneuse « Evict ».

 

On pourra penser à une version de Zyklon-B beaucoup plus harsh sur « Caregiver Caretaker » et sa rythmique aussi démente qu'ultra brutale. Les vocaux oscillent entre très stridents et plus invocatoires avec toujours ces distorsions poussées à l'extrême.

 

L'atmosphère est glaciale et dérangée tout au long de l'acte, et la torture s'avère hypnotique comme par exemple sur « Datura ».

Elle tourne à l'étrange, à l'inquiétant sur « Fixations » avec cet aspect presque fantomatique et planant (autant qu'un gros bad trip sous LSD), le genre de titres qui devrait servir de berceuse au doux bambin de Braindead.

 

« To Stay Alive » plante le décor avec cette ambiance de guerre nucléaire où l'on retrouve toujours autant de dissonances, une basse bien présente, des vocaux oppressants puis les grattes qui sonnent l'alerte rouge.

 

Cryostasium transperce votre cerveau, et la trépanation se fait violente également sur « Tainted and Sedate » qui laisse tout auditeur ayant osé s'aventurer ici, haché menu aprés avoir été dévoré de l'intérieur.

 

Le combo s'attaque même à une reprise des cultes VON avec « Satanic Blood » pour clore cette sentence destructrice pour tout être humain.

 

Cryostasium ne laissera pas indifférent et n'est pas fait pour être accrocheur. Ils parviennent à offrir le trip le plus malsain et agressif avec ce mix de black et de noise, l'état d'esprit le plus dérangé qui ravira les plus psychopathes de nos lecteurs.

 

https://www.facebook.com/Cryostasium-203631363060657

 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 19:07
NEX- 'Totalitarian Leader'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

 

C'est en Pologne que se poursuit l'aventure avec ce premier Ep de Nex aux trois titres bien bruts de décoffrage d'un death metal comme on sait si bien le proposer dans les pays de l' Est.

 

Formé en 2013, le groupe a déjà su se forger une expérience par le biais de lives, avec notamment des planches communes avec des groupes comme Trauma, Sphere ou encore Obituary.

Une intro cyber et inquiétante entame les hostilités avant qu'un death obscur ne prenne le dessus sur « Nex ». Brutal dès le départ, il alterne sur des breaks mélodiques, mélodies qui savent se répandre sur la suite du morceau. Des cassures de rythme, un jeu question/réponse entre les grattes et la double qui suit à la note près par saccades puis une voix death bien grave, le death des polonais se veut varié et progressif.

 

S'en suit « Ten Tables Of Faith » et cette atmosphère qui ne sera pas sans rappeler des combos comme Hate . Du blast bien brutal et des riffs sortis tout droit des enfers, puis les vociférations blasphématoires font de ce titre une véritable épreuve pour les non habitués. La double pédale mitraille quand il le faut, les riffs sont lourds ou incisifs selon les passages qui varient avec brio.

 

La conclusion se fait avec « Slaves In The Name Of The Law » qui démarre sur une touche entraînante et mélodique montant en puissance sur des riffs en vague et des blast beats avant que n'arrive un passage beaucoup plus lourd. Le titre écrase autant qu'il retient l'attention par des idées de riffs efficaces. Les mélodies infernales relatent bien l'ambiance que l'on retrouve dans la scène polonaise. Sombre et brutal.

 

La Pologne nous envoie donc encore du lourd ici avec Nex, les amateurs de death metal aux parties progressivement brutales et obscures apprécieront ce nouveau représentant.

 

https://www.facebook.com/nexpoland/

 

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