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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 23:13
Craving- "Fucked Up Beyond Repair"

AUTOPRODUCTION/ 2011

 

 

2011, du côté de Chartres ! Craving formés depuis deux années proposent leur tout premier EP de six titres d'un metalcore corrosif dans la joie et la bonne humeur et c'est sur celui ci que nous allons nous pencher.

 

Axés sur les mélodies et ornés de breaks façon mosh part, le metal proposé sait être varié.

Avec des passages thrash, des passages épiques plus heavy sur les parties soli de grattes, le combo ravit et possède cette bonne petite touche old school des familles. Le chant,lui, sait s'apprécier par son flow bien placé et son côté éraillé.

 

Ca galope pas mal rythmiquement sur « Kalaschnimosh » et la folie énergique vous décrochera à coup sûr quelques vertèbres.

 

Prenons exemple également sur « Krâken » qui mélange parfaitement un death mélodique aux touches bien accrocheuses à un thrash bien old school qui dépote.

 

On retiendra également « Fucked Up Beyond Repair » qui se pose un peu plus lourde dans le tempo triggué. Les influences heavy se permettent à nouveau de venir apporter cette variation au sein de ce titre très hardcore metal dans l'ensemble. De bonnes petites accélérations en imposent et dégagent un côté dansant du morceau.

 

L'ensemble varie selon les titres avec l'aspect mélodique bien mis en avant, un bon lot de passages qui plaira aux amateurs de mosh pit, des passages qui raviront les nostalgiques de vestes à patches, en bref, un sympathique moment de 20 minutes proposé par Craving qui donne envie de se pencher sur la production suivante : « Batârds de Beauce » sortie en 2013.

 

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 17:37
BARBELITH- "Mirror Unveiled"
GRIMOIRE RECORDS/ 2015

 

 

Voici venir Barbelith, de Baltimore proposant ce Ep de 4 titres à la touche black metal atmosphérique et progressif agrémenté d'une touche post rock bien implantée.

 

Le démarrage s'opère sur les chapeaux de roue avec l'hystérie collective de « Beyond The Envelope Of Sleep » où la rythmique se fait des plus diaboliques, les riffs,eux sont tout aussi maladifs et les vocaux écorchés à souhait. Le tout provoque une atmosphère très psychédélique, dérangée et sans répit. Les blasts fusent ensuite et le black metal alterne entre ultra rapidité avec des blasts infernaux et breaks plus saccadés emplis d'ambiances un peu screamo.

 

Après cette furieuse mise en bouche,c'est le titre le plus long « Astral Plane » qui suit. Les touches post rock planantes se confirment dès l'introduction avant d'aborder ensuite un black metal mélodique plus cru. Le batteur redouble de hargne et de décalages sur les passages plus posés. Le chant appuie l'atmosphère hargneuse et mélancolique du morceau. Le voyage de ce titre qui avoisine les quatorze minutes se fait sans accroc, alternant instants ultra rapides purement black metal et d'autres plus posés et post rock où chaque instrument est à sa place et possède son rôle majeur dans la composition des titres. Les vocaux proposent même un côté plus atmosphérique, proposé par nappes. On se laisse également planer sur un break très ambiant digne de Sigur Ròs et la poignante mélancolie qui le caractérise.

 

Le voyage astral se poursuit avec « Black Hole Of Fractured Reflections » et le démarrage, comme son prédécesseur se fait progressif par son introduction des plus trippantes. L'ambiance interstellaire découle ensuite sur un black metal mélodique où la rythmique se fait plaisir.

L'ensemble est toujours aussi riche en émotions et les blasts alourdissent l'ensemble atmosphérique. Les changements sont toujours aussi riches et affirment la puissance du style de Barbelith. L'énergie s'apaise ensuite, le tempo allant à decrescendo et le final assomme avec brio.

 

C'est « Reverse Fail » qui termine le voyage. Le lugubre est toujours d'actualité avec ces injections de violence rageuse qui agit comme une véritable hypnose emportant vers des mondes lointains. Véritable tourbillon émotionnel, la puissante emprise du titre se fait addictive.

 

Une sympathique demi heure passée par le biais de ces quatre titres de Barbelith. Il est clair qu'il vous faudra apprécier un minimum le black metal pour apprécier ce combo, mais l'opus ici présent fera facilement planer les férus.

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:24
BASK- "American Hollow"

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Allez, ce n'est pas vers l' Espagne que nous allons nous diriger mais vers les Etats Unis avec Bask qui nous proposent un bon gros stoner/rock au travers de leur premier album.

 

« Endless Summer » est un titre bien posé aux accents rock limite psychédéliques et aérés assez planants. Le son de basse lui, en revanche se fait écrasant et saturé. On appréciera également un côté assez post-rock en fait un titre accessible à tout auditeur.

 

« American Hollow » donne dans l'atmosphère très rock planant également. Le côté mélancolique pourrait rappeler une version de City and Colour avec des interventions hurlées sur le final développant l'aspect progressif plus rageur qui clôt ce titre.

 

« Shake The Soot From Your Boots » possède un côté à la Graveyard avec cette alternance de passages « ballade » et de passages de grattes bien fuzz qui intègrent une patte 60s/70s. On pourrait penser également à Witchcraft du début. Une ambiance southern rock se dégage également de ce titre et elle se mêle à un moment bien lourd et doom sur la fin.

 

« Land Of The Sky » est bien planante et elle démarre avec des airs post/southern rock. Des arpèges sur fond de roulements martiaux à la batterie font plaisir. La montée bien progressive précède un rythme plus énergique et rock, puis la boucle revient sur un passage posé comme au début. Le psychédélisme prononcé se voit appuyé sur la fin par des gutturalités rageuses.

 

On replonge dans un tableau southern rock sur « A Man's Worth » avec ce chant aigü bien placé et apaisant. Cette bonne ballade donnerait à tout Hell's Angel l'envie de se siroter tranquillement un petit Jack Daniel's.

 

« High Mountain Pass » est bien catchy par sa rythmique et ce riff endiablé. Le titre à lui même possède ce petit quelque chose à la Q.O.T.S.A., ce genre de rythmique dansante, cette bonne vieille gratte fuzz qui sait faire planer aux passages adéquats. Le chant quant à lui est puissant en matière d'émotions.

 

Vous l'aurez compris, Bask propose un album varié sur les styles alternant stoner, souther rock, post rock et doom. Les morceaux s'enchaînent facilement, se complètent et offrent une formule efficace.

 

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 00:21
ARMED FOR APOCALYPSE "The Road Will End"

IRONCLAD RECORDINGS/ 2013

 

 

 

Ce qui va suivre fait dans le lourd, très lourd, l'énergique et l'écrasant. L'auditeur se retrouvera moulu par les mammouths qui débarquent des USA, j'ai nommé Armed For Apocalypse.

Déjà forts d'un premier album, les gars de Californie remettent la couche, que dis-je, l'énorme dalle de béton armé pour l'Apocalypse.

Variant de passages Hardcore qui pourraient rappeler Throwdown à d'autres plus sludge dignes de Crowbar ou encore Rabies Caste, le style s'avère aussi pesant que groovy.

 

Prenons « Better Worlds » avec ce riff qui tend vers l'épique, une basse présente et massive, une rythmique élephantesque, la voix puissante et ce passage dissonant sur la fin s'avèrent plaisamment colossaux.

 

« The Well » pose les armes très lourdes d'un côté purement sludge, aussi torturé qu'agressif, sombre, et ce son de grattes très gravement accordé défouraille.

L'ensemble assomme et enfume pleinement l'atmosphère. Un break posé, limite planant vient signer une trêve qui s'avère brève avant que le final plus mélodique et épique que l'on avait apprécié dans « Better Worlds » ne vienne finaliser le plaisir.

 

L'énergie Hardcore lourde mais patator à pogos se dégage de « The Starting Line Is A Trip Wire» ou encore « Open Wound » avec des passages gutturaux bien placés. Le genre de titre ultra puissants et explosifs tout en restant dans l'esprit pesant renforcé par le son des grattes et de la basse.

 

Une excellente dynamique ressort de « Built To Kill » avec ce trip un peu plus rock/hardcore. De la bonne basse, de la bonne mélodie qui accroche et toujours cette masse qui se pointe sur vous aussi menaçante que rapide.

 

« Drawing A Line » fout bien la rage, brutalisant tout sur son passage en ayant pris soin de vous faire planer sur des airs à la Crowbar, gargantuesques et mélancoliques.

 

On ne pourra également dire que du bien de « The Road Will End » où la double se déchaîne et apporte ce côté Motörhead/ High On Fire sur les passages alternés. La pêche du Rock thrash vient se fondre dans le poisseux sludge.

 

Presque 45 minutes d'une gifle impitoyable, d'un écrasement de tous les membres de l'auditeur, une puissance 'Power Sludge Core' dévastatrice de la part des pachydermes américains.

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 15:19
Creinium- "Project Utopia"

INVERSE RECORDS/ 2014

 

 

 

Un petit retour vers la fraîche Finlande avec Creinium qui nous propose ce EP d'un dark metal progressif sachant allier black metal, death metal avec une forte présence des claviers qui posent cette atmosphère horror metal.

 

Ouverts par une intro ambient/electro avec « Societal Collapse » les titres s'avèrent riches en variations et atmosphères différentes. L'ambiance est dans les titres très obscure avec comme souligné ci dessus une forte présence des claviers qui occupent un rôle majeure dans la présentation des divers tableaux.

 

Nous évoquions l'aspect horror metal en guise d'introduction, ce dernier est majoritaire dans un titre comme « New World Order » et son intro qui ne va pas sans rappeler les excellents Agathodaimon à leurs débuts. Cette ambiance inquiétante avec ce clavier d'église sur lequel débarquent des riffs lourds accompagnés martialement d'une double pédale bien massive aussi.

Le metal proposé est progressif, et l'alliance du black metal (avec cette voix et ces blasts) et du death metal (avec les rythmiques lourdes, voix gutturales et riffs plus saccadés) se fait efficace. Le clavier quant à lui, prédomine et sait imposer un côté original au dark metal délivré par les finlandais.

 

« Eschaton » propose également cette touche très progressive avec les parties planantes et lugubres qui laissent alterner d'autres plus énergiques et dantesques, le tout appuyé sur de grands arrangements orchestraux. Vocalement la fusion des genres se fait dans la plus fluide des manières. Des passages atmosphériques avec notamment ce passage trio clavier/basse batterie renforce l'aspect inquiétant de l'ambiance.

 

« Project Utopia » ne sera pas sans rappeler d'excellents groupes comme Aeternus ou encore Bloodthorn avec ce côté brut dès le départ qui rentre dans le vif du sujet. Ce côté très sombre avec une gutturalisation énorme et ces riffs bien chargés. Les claviers quant à eux ne seront pas sans raviver en mémoire des ambiances que l'on peut trouver sur certains Solefald ou même Sigh (avec certes un côté moins barré que les nippons). Des départs progressifs sur des passages plus épiques en milieu de morceau, le groupe sait inclure de très bonnes formules enrichissant son style.

 

On ne s'ennuie pas non plus sur la longue et finale « Synthetic Paradise » qui avoisine les dix minutes. Le départ s'opère sur un ton doom/death mélodique avec donc ce tempo relativement lent et la suite suit son cours sur un aspect plus dynamique avec une rythmique à la double bien carrée, des tournures beaucoup plus black metal toujours enrichi des claviers, des retours à ce tempo lent et ces passages toujours originaux un peu à la Morgul.

 

Un EP qui ira à ravir à tous les amateurs de bon dark metal avec de puissants claviers, riches en variations d'ambiances progressive. La Finlande nous envoie encore du très bon avec Creinium.

 

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 19:26
Karnysera- "Héritage"

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Les Dunkerquois de Karnysera étaient déjà apparus dans nos pages et ils avaient déjà su marquer les oreilles des auditeurs avec leur metal indus bien glacial.

C'est avec l'album Héritage qu'ils signent leur retour en cette année 2015 avec douze titres dont quatre reprises variées faisant déjà foi d'un éclectisme pronocé.

 

L'ambiance est toujours fidèle à ce que nous avait déjà proposé le groupe : glacial, martial avec des riffs incisifs, les textes chantés en français aux paroles engagées.

 

« N.A.T.A.S. » est proposée dans un esprit diaboliquement thrash/rock avec des parties énergiquement rock'n'roll et un refrain où le chant sait alterner et les instrus plus lourdes.

 

« France » est riche en variation d'ambiance avec ce début posé sur un ton très mélancolique. Les textes balancent toujours autant, les notes de clavier enrichissent le relief du morceau et l'écoute de celui ci démontre une certaine maturité acquise sur tout point de vue de la part des Nordistes. La boîte à rythmes tabasse aussi rapidement que massivement, voilà donc un titre bien encourageant.

 

On saura se défouler sur la très bonne version de « Beat The Bastards » d'Exploited sur ce fond de punk/indus. La version est bien appropriée avec cette patte verglaçante des dunkerquois.

 

L'aspect mélancolique est à son apogée sur « Départ Volontaire » dont nous retrouvons également une version acoustique. Mélancolie appuyée par les notes de piano, les mélodies et l 'ensemble reflétant un parfait désespoir sur ce tempo lent.

 

« Aigle de Sang » vient se poser comme interlude très planant assez ambiant et Floydien dans le style tout comme « 3'23 rugissantes » et cette ambiance qui pourra faire sourire les fans de l' Alligator 427 de Thiéfaine. Deux titres que l'on retrouverait facilement en guise de générique d'un film bien sombre..

 

« Requiem Pour Un Con » ne déstabilisera pas les amateurs de Gainsbourg, le groupe y pose sa touche dans une ambiance très funéraire.

« Un homme pressé » et « Bullet With Butterfly Wings » restent également fidèles aux originales avec toujours cette touche propore à eux.

 

« Psycho Blues » vient poser un groove blizzardesque avec ce blues/stoner indus qui donnera envie à l'auditeur d'ouvrir ce bon vieux Jack.

 

Héritage s'avère donc être un album plaisant où le combo parvient à une maturité très encourageante et plaira aux amateurs de combos comme Ministry, Dead World, Lofofora et consorts. Révolté et glacial.

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:04
BANTORIAK- "Weedoism"

ARGONAUTA RECORDS/ 2015

 

 

Pour cette chronique, Messieurs, Dames, nous allons monter très haut, planer très haut et partir quelques décennies en arrière vers de psychédéliques contrées.

Bantoriak nous vient d'Italie et nous propose cet album de doom seventies bien fumant et haut perché.

 

L'hypnotisme d'un titre comme « Smoke The Magma » avec cette rythmique down tempo, les riffs tournants des grattes et ces vocaux atmosphériques aura une énorme emprise sur votre état psychique. Tous les éléments sont présents pour vous maintenir scotché dans votre fauteuil, bloqué dans le trip. L'auditeur se retrouve bercé sur fond de kaléïdoscopes. Le final accélère un tantinet le pas happant les esprits vers le fond.

 

« Lysergic Tantra » est aussi du genre à vous emmener à Katmandoom. Lancinant, léger mais néanmoins pesant, l'atmosphère est vraiment intéressante et la répétition du riff principal reste dans le crâne.

 

L'ambiance d' »Hidden Number Two » est mélancolique et ferait aisément office de bande son d'un film. Une petite touche post doom rock caractérise ce morceau avec piano, guitare acoustique, l'ensemble est plaisant avec cette montée progressive en matière.

 

« Try To Sleep » semble vouloir dès son départ vous marteler le crâne pour atteindre son but. Complètement éléphantesque, on jongle entre un bon vieux Cathedral old school et Om. Les vocaux féminins planent sur ce gros son fuzz. C'est progressif à nouveau et vos chakras s'ouvriront pour sûr. L'herbe folle de ce Weedoïsm fait un effet bouf.

 

« Entering The Temple » possède la puissance et la lourdeur de l'oeil de Bouddha qui veille sur vous. Ambiance bonzesque, cette intro vous fera allumer autre chose que de l'encens.

 

C'est « Chant Of The Stones » qui fait office de redescente vers le monde réel. Cette dernière se fait de manière sombrement oppressante tant au niveau du côté lourd que de celui des vocaux dérangeants. On oscille entre Electric Wizard agrémenté de dissonances et un Ufomammut bien en forme.

 

Les six titres de cet album sont six bonnes raisons de s'enfermer dans sa pièce, se détendre et se plonger dans ce stoner doom bien psychédélique qui ne laissera pas planer le doute sur les qualités de ce groupe. Bravo!

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 11:56
BORN TO BURN- " 1st EP"
AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Les gars de Born To Burn nous arrivent de Tours et ils nous présentent ici leur EP trois titres officié dans une Metal lourd teinté de Hardcore.

 

Trois titres de cette première démo introduite par un sample qui fera sourire ceux qui dans les années 90 ont pu voir Maman, j'ai raté l'avion.

L'évocation de ce film et de l'époque de sa sortie fera une bonne parallèle pour décrire le metal proposé par Born To Burn dans la mesure où l'on sent les influences de combos cultes de l'époque comme Sepultura, Machine Head, Pantera et j'en passe.

 

« Dark Walk » alterne des parties lourdes sautillantes à d'autres plus énergiques aux riffs liés. Une rythmique de début Sepulturesque, des breaks dynamiques pogotants et une voix assez lourde qui prend des variations plus power.

 

« Hammer » démarre avec une mélodie entêtante, d'ailleurs le titre est le plus accrocheur de cet EP de par les mélodies proposées. On pourra penser aux Calaisiens de Balles Perdues avec ce titre pour l'alternance metal mélodique et hardcore. Il est sûr que l'on ne fait pas dans l'ultra technique, mais l'accroche prend bien.

 

Un côté très 90s également dans « Mars » rien que dès sont intro. De bon riffs, une voix distordue et rageuse, une rythmique bien appuyée et toujours ce côté Pit déchaîné. Une bonne énergie, un bon dynamisme.

 

Trois titres motivants, sympathiquement accrocheurs qui feront faire un bond en arrière dans le temps aux nostalgiques des 90s, vivement la suite.

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 19:23
7 Weeks-'Carnivora'

KLONOSPHERE/ 2013

 

 

 

C'est avec le second album des français de 7 Weeks que nous allons entamer cette nouvelle chronique. Les gars du Limousin avaient déjà fait une très forte impression avec l'excellent All Channels Off où ils présentaient ce rock axé stoner (avec un côté à la Queens Of The Stone Age) très accrocheur.

Voici donc dix autres titres composant ce second opus. La lignée est fidèle à elle même et l'on y retrouve encore une touche à la Q.O.T.S.A. Mais le groupe parvient à poser sa propre patte, incluant des touches plus personnelles encore engrangeant une certaine maturité acquise.

 

Le groove accrocheur se fait terrible sur un titre comme l'énergique « Acid Rain » où fuzz, grosse basse et rythmique lourde font bon ménage avec ce chant pêchu bien rock'n'roll. On se laisse porter par le dynamisme du titre, s'étonnant même à quelques pas de danse où d'un air guitar nerveux.

 

Ce groove apparaît de manière différente beaucoup plus rock que roll, mid tempo avec une ambiance un chouya plus bluesy sur « Year Zero » avec ce chant clair excellemment posé, avec ce grain grungy, collant parfaitement à l'ambiance. Le refrain injecte un côté plus nerveux et les mélodies vocales contribuent beaucoup à la force accrocheuse d'un titre comme celui ci.

 

Les mélodies de gratte et de basse y sont pour beaucoup également. Prenons l'exemple du titre « Bones And Flowers » qui ouvre le bal avec ces riffs qui te restent agrippés au cerveau à longueur de journée. Le son est très correct et l'on appréciera le break en duo basse/chant, ces petits arpèges de gratte qui les accompagne et cette rythmique addictive.

 

D'excellentes ambiances se posent par l'utilisation de nappe de clavier comme sur le sombre commencement de « Carnivora » qui viennent introduire la donne avec cette énergie toujours d'actualité, une lourdeur, les nappes de guitares assez planantes du départ.

Le groupe ne va pas décevoir ceux qui avaient apprécié le côté accrocheur des refrains notamment sur celui ci qui est bien terrible dans l'ensemble.

 

Des titres plus posés font partie de l'aventure comme « Ghosts On The Seaside Road » et « Shadow Rider ».

La première démarre bien délicatement avec un orgue Hammond, des arpèges légers et le chant qui berce l'auditeur. Une montée s'avère progressive maintenant néanmoins l'audience dans cette valse envoûtante où le son des grattes est plus distortionné avant de laisser retomber l'énergie pour une fin éthérée.

Le seconde est proposée en acoustique avec ce chant toujours bien rauque et varié. L'ambiance se fait dark blues avec quelques passages qui ne pourront que faire plaisir aux amateurs de Chris Cornell. Trés bon interlude.

 

En matière de chanson progressive, « Let Me Drown » fait également bien l'affaire. De bonnes variations au sein de ce morceau avec ce début planant qui pourrait rappeler un mélange entre les Doors et Neurosis, aussi planant que mélancolique et la progression se fait vers des notes de guitares encore plus lourdes, un ensemble toujours aussi catchy et le côté de la bande à Josh Homme flotte sur certains passages.

Un très bon moment passé avec ce second album de 7 Weeks où l'on constate donc cette maturité acquise au fil des concerts. Le rock stoner accrocheur fait bonne formule et donnera l'envie à tout auditeur de se jeter sur l'album sorti ensuite. Je ne peux donc que conseiller à toute personne n'ayant pas encore entendu cet album de s'y exécuter de suite ! Encore un bon combo de qualité de notre hexagone.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 19:22
12.7 - '12.7'

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Depuis le temps que les habitués de Myspace (notamment ceux du Nord Pas de Calais) à la grande époque ont pu voir défiler le nom de 12.7 (déjà plus de dix ans), voici enfin le 1er album du combo nordiste.

Forts d'une expérience affirmée, le groupe aprés plusieurs changements de line up présente donc cette première galette d'un death metal lourd et technique.

 

Chanté dans la langue de Molière avec des textes compréhensibles, le death metal des Nordistes est bien engagé dénonçant le désarroi et les vices sur lesquels se base la société actuelle.

 

Les morceaux sont aussi lourds et disposent d'une richesse en matière de breaks. Prenons l'exemple de « Blasphème » ou de gros passages énergiques et assez thrash fusionnent à des moments plus lourds et groovy. De gros passages plus techniques n'en oublient néanmoins pas cet appel au headbang. Bien carré, un morceau comme celui ci laisse confirmer que les bougres ont déjà de l'expérience personnelle dans la scène metal.

 

Le death metal tâche également bien dès l'intro de « La Der » qui balance cet esprit death metal bien old school avec ces riffs excellents et pesants. Les vocaux toujours aussi rageurs vocifèrent ardemment et le refrain se déroule sur ce groove bien accrocheur. « Annihilation » se rapproche un peu de ce titre au niveau de l'esprit avec ce riff du début foutument accrocheur que l'on a dès le début et qui revient nous mettre le grappin dessus occasionnant un mal de cou inévitable.

 

C'est un sacré parpaing qui nous arrive dans la face également avec « Pourquoi » et son rythme mid tempo, ces grosses grattes aux riffs incisifs et le chant toujours aussi révolté ou encore « Pays Modèle » et cette double pédale qui s'en donne à cœur joie, ces bons riffs balancés droit dans la cible et bien ficelés ainsi que les parties variées au sein de ce même morceau.

 

On retiendra également le « single » de l'album « Ouvre Les Yeux » qui enragera tout le monde atteignant même n'importe quel livreur de pizzas des plus posés. Un titre de bonne guerre avec un puissance globale bien frappante. L'emprise hargneuse se fait par le biais des riffs galopants, des rythmiques techniquement gérées et ces vocaux furieux.

 

« Faux Semblant » fait office de véritable Caterpillar pour cet album. Les riffs et rythmes sont bien saccadés et ce titre possède un sacré pesant de burnes. De très bons breaks pour démarrer, de la lourdeur, du blast, de la violence, c'est ainsi que le cauchemar recommence pour les non avertis.

 

Il aura donc fallu attendre mais le résultat est bien là. Un death metal massif et technique, riche en variations et révolté. Je ne pourrais que vous encourager d'acquérir ce skeud et 'En voiture, Simone ! '. 12.7 sait se faire plaisir et propose donc ce premier jet des plus prometteurs.

 

 

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