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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 22:35
EVISORAX- "Goodbye To The Feast, Welcome To Famine"

BONES BRIGADE/ 2015

 

 

Pour la suivante, je conseille aux âmes sensibles de s'évader loin, très loin. Amateurs de variété et consorts, faites vos bagages car ce qui suit fait mal, très mal.

Evisorax viennent d'Angleterre et nous présentent cette galette grindcore mixée au crust/powerviolence. A noter que c'est sous la bannière de Bones Brigade que les britanniques proposent cette démonstration de folie rageuse.

 

Ici, on ne fait pas dans le détail,c'est droit au but. On pourra aisément conseiller ce groupe à des adorateurs de Discordance Axis, Brutal Truth voire même Mindflair.

Des titres comme « Greedy Pig », « The Last Horrendous Concubines » par exemple vous foutent une race sévère. Encore plus de dégâts qu'un lendemain de cuite extrême. De sérieux dommages collatéraux causés par l'ultra rapidité du batteur qui vous lacère le cerveau à coups de baguettes tant par les blasts que les parties cymbales.

« The Last Horrendous Concubines » est terriblement barrée avec ces riffs complètement hystériques.

Le combo agrémente des parties un peu plus Hardcore comme sur « Locust Breeders » ou même « End User (Director's Cut » pour venir alourdir un peu l'acharnement qui vous broiera le conduit auditif.

« So Many Fat People, During The Famine » se démarque des autres titres. D'une part nous avons la durée qui avoisine les cinq minutes (morceau donc le plus long), mais l'ambiance est plutôt axée sludge avec du chant clair. L'addition est ici bien lourde et en impose. De bons breaks bien barrés, massifs et quasi maladifs se feront un plaisir de vous endommager un peu plus le cerveau.

Niveau démence, nous en trouvons également à gogo dans « All The Best Bits, They Left Out Of Your Death » et « Blood Fucking Blisters ».

Les deux titres sont extrêmement dérangés et vous colleront droit dans le mur comme cet excellent final d' « All The Best Bits... ».

 

La galette est donc à conseille aux plus braves, aux habitués de décharge sonore, de coups bien portés dans la face, aux férus de Grindcore/Powerviolence. Les treize minutes que nous avons ici vous seront fatales.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 22:21
ANCIENT MOON- "Vvltvre"

SATANATH RECORDS/ 2015

 

 

Ancient Moon est un projet international partagé entre la Suisse, La France et la Belgique et ils nous présentent leur art très sombre par le biais de cet album sorti chez Satanath Records.

 

Cette galette se compose d'une seule piste de 29 minutes et elle saura creuser au plus profond de votre âme. L'ambiance est oppressante et sombre et l'atmosphère hypnotique allie un côté brutal avec des blasts destructeurs, des mélodies de guitares glaciales et incisives avec un côté ambient bercé par des nappes de claviers.

Les vocaux varient efficacement, passant de l'incantatoire avec ce côté qu'apprécieront pour sûr les amateurs d' Attila Csihar, au hargneux et vociféré en conservant au travers des changements cette ambiance lourde, nauséeuse, glaciale et très dérangeante.

Le black metal ritualiste est lugubre à souhait, les breaks atmosphériques précèdent le carnage, le sacrifice progressif de votre âme avec ces riffs qui vous lacèrent, les rythmes qui vous assomment frénétiquement et la voix qui évoquent les forces du Mal. Un véritable résumé de vos pires cauchemars en direct.

Nous saluerons l'efficacité avec laquelle le trio parvient à faire conserver toute attention à l' auditeur, pris au piège de cet art diabolique et sombre par la force des passages aussi variés que transcendants.

 

Je me permettrai le néologisme « Malefficace » pour résumer l'effet causé par cet opus oppressant et clairement bien ficelé. Les amateurs d'ambiances sombres seront charmés par cet album des mystérieux Ancient Moon.

 

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 20:49
CRUSHBURN- "Endless Punishment"

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Laissons désormais place aux picards de Crushburn qui proposent leur premier EP cinq titres dans une veine death metal mélodique. Et l'évocation de la richesse mélodique n'est que peu dire, on retrouve dans ce death mid tempo de bonnes grosses influences de la scène death suédoise old school.

 

On se plaît avec un titre comme « Madness » à se laisser emporter dans ce death metal épique et bien galopant aux rythmes entraînants et un jeu de grattes bien prononcé. Vocalement, ça colle plutôt bien aux parties instrumentales, et à ce sujet on pourra penser aux excellents Absence Of The Sacred de Singapour.

 

« Redeemer » pour sa part possède une bonne dose d'originalité avec ces breaks bien décalés venant enrichir le death enivrant et mid tempo aux parties solistes efficaces.

 

« Without Dick and Knife » se fait plus guerrier avec ces bonnes grosses parties de double bien détonnante qui injectent une sacré dose de dynamisme.

 

Les amateurs des vieux In Flames apprécieront les parties mélodiques d' « Exterminhate ». De nombreux breaks bien ficelés sont à saluer ainsi que cette voix death bien sombre. Encore une fois les guitares s'en donnent à cœur joie, la basse est bien présente et les rythmes varient au fil des ambiances. On appréciera également ce côté 'core' de certains passages sautillants un peu à l'image d'un Lamb Of God.

 

« The Hangman's Grieving » a du en faire headbanguer plus d'un. Le titre est bien catchy, respectant toujours cette lignée mélodique. On sent qu'un travail plein a été porté sur l'exécution des titres. A nouveau, l'auditeur se fera plaisir avec la richesse des breaks.

 

C'est un premier jet encourageant que nous propose Crushburn avec un son des plus corrects. Amateurs de mélodies, de headbang et de death metal bien catchy, ceci est pour vous !

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 20:20
ANGAKOK- "Angakok"

SATANATH RECORDS/ 2015

 

 

 

Direction la Belgique avec Angakok qui nous sont proposés par le label russe Satanath Records. Le ton s'alourdit donc pour cette chronique avec le Sludge/Drone/Doom proposé par les liégeois.

 

Après un démarrage bien drone qui met directement l'accent sur l'atmosphère lourde agrémentée de samples, le combo vous prévient qu'il ne fera pas dans la légèreté.

Puis débarque « Sacrifice » et ces riffs bigrement accrocheurs dès le départ. L'ambiance est sombre à souhait et l'on sent qu' Angakok a autant d'optimisme que Grief. Rythme pachydermique et assommeur, le Vallium fait effet et vous écrase le cerveau.

Niveau chant, on pourra saluer cet aspect mélodieux et néanmoins rugueux qui ravira les amateurs de Crowbar. L'ambiance sombre étant tissée, le morceau évolue sur un break plus brut et décalé avec le chant qui se fait plus hargneux et bien sludge.

 

Déjà du lourd,donc, qui laisse impatient sur la suite proposée et déjà « Collapsing » nous plonge dans une ambiance limite funeral doom au début avant de venir marteler cyniquement par ce sludge bien haineux. Poisseux, lourd et malsain. Les samples ressurgissent, captivant l'attention sur ce fond lugubrement hypnotique.

 

« Aksapork » vient se poser à nouveau très Drone, planant, avec des samples berçant l'atmosphère ambiante. Des cris rageurs assombrissent le parcours, déversant colère et mépris.

 

Une rythmique énergique, des roulements tribaux à la Baroness, High On Fire et consorts viennent apporter une bonne dose de dynamisme et font de « Samsara » l'un des morceaux à l'intro la plus accrocheuse. Bien puissant, décalé avec du bon break patate avant de revenir sur ce sludge colossal, noir et brut. C'est le morceau le plus long de la galette que nous tenons ici, presque douze minutes de torture mentale avec l'artillerie lourde d'attaque pour vous détruire. Encore une fois, ce morceau possède son pesant de très lourd alterné de passages nettement plus planants, assez ambient.

 

« Avioyok » poursuit et replonge l'auditeur dans un interlude drone, puis c'est « Dead Birds » qui prend les commandes avec ces sonorités et riffs qui ne sont pas sans rappeler les Melvins. Les rythmiques sont décalées mais lourdes, le morceau est court mais se fait efficace.

 

Le retour de l'atmosphère emplie de désespoir s'opère avec « Trust My Scorn » et son tempo bien lent, ce chant rugueux et plaintif accentuant l'aspect mélancolique. On retrouvera des airs bien Crowbaresques sur tout niveau avec un impact assommant.

 

La fuzz, les larsens et les dissonances se présentent ensuite sur « Empty Cup » pour vous offrir le trip le plus malsain que vous n'ayez encore jamais eu. Sombre, gargantuesque et dantesque, le titre vous tire vers le fond vers cette rage qui tâche.

 

Le final « Sivudlit Nertorpok » propose une atmosphère ambiante sur fond de sample et de retentissement de cloche tibétaine afin de vous accorder cet unique instant de répit en guise de conclusion.

 

Lourd et sombre sont les maîtres mots qui ressortent de cet album dont l'écoute vous emmènera sur les sentiers les plus désolés. Cet album est à écouter très fort afin que le doom/sludge du combo belge vous atteigne efficacement jusqu'à la moelle.

 

 

 

 

 

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 16:10
FALLEN JOY: "Inner Supremacy"

SPREAD THE METAL/ 2013

 

 

 

Fallen Joy débarque de Paris. Formé en 2008, le combo propose ce premier album qui donne suite à un premier EP sorti en 2010 bien reçu par le public.

Alors pour cet album sorti en 2013, j'en appelle aux fans de la scène death metal mélodique tels les piliers At The Gates ou encore In Flames (du début).

Onez titres pour 43 minutes, axés sur la mélodie, l'énergie et sur un côté bigrement épique.

 

« Breaking The Light » donne dans l'épique à souhait avec ce death qui tend vers le heavy aux soli que ne renieraient pas les amateurs de Children Of Bodom.

Des accents plus agressifs se posent sur un titre comme « Blood On The Wheel » avec un aspect nettement plus thrash que le titre précédent. Du gros passage bien rugueux avec ce côté old Kreator et consorts qui vous fera ressortir la bonne vieille veste à patches.

Le même constat ressort de « The Rage To Live On » avec ceci dit cette force mélodique à la At The Gates bien présente. Niveau chant, c'est un chant black thrash bien grinçant auquel s'ajoutent des choeurs death plus graves qui vocifèrent.

« Burst Of Hope » se fait également sympathique. Démarrant à la guitare acoustique, la montée en puissance est juste excellente. Les mélodies de grattes super accrocheuses et épiques parviennent à vous emmener sans broncher sur une partie plus rapide ensuite. De bons gros passages headbangesques suivent, ainsi qu'un bon solo de basse à l'ancienne ; ce titre s'avère le plus catchy de l'album : très bien construit et excellemment exécuté.

« Circle of Illusion » propose de très bonnes choses également. Un bon jeu question/réponse entre les deux voix qui s'unissent sur le refrain et cette rythmique mid-tempo relativement heavy. Nous avons également de bons breaks bien douloureux pour les cervicales et le rendu global est des plus appréciables.

Le côté épique est à son apogée sur « When The Sun Dies » et son ambiance presque guerrière que ne renieraient pas les fans d'Amon Amarth.

 

Un bel effort sur la composition des morceaux (j'ajouterai également une mention spéciale sur l'excellent book fourni avec le cd) avec un bien bel hommage à la scène death mélodique suédoise et un flashback plus de vingt ans en arrière. Un album bien sympathique !

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 20:30
SSANAHTES- "Debut Ep"

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Ssanahtes est un groupe basé entre Bordeaux et Paris et ils débarquent avec ce tout premier Ep de quatre titres bien lourd, avec une pochette faite par Jeff Grimal (The Great Old Ones) qui tisse déjà bien un aperçu de la sentence qui arrive.

 

Haineux, lourd, torturé et rentre dedans, c'est déjà le constat qui se fait sur « Black Dragon ». Une rythmique mid-tempo, un son de grattes incisif alors que la basse, elle, alourdit considérablement la note. Le chant criard, lui, met l'emphase sur l'atmosphère bien dérangée de l'ensemble. On trouve des ambiances dignes de Converge avec un zeste lourd de Crowbar et j'en passe. En bref, nous avons là une puissance lourdement hystérique.

 

« Blue Druidess » avait déjà mis le doigt sur cette atmosphère dérangeante. Le massif à la Neurosis se voit orné de petites notes flottantes, des passages electro distordus se fondent en guise de breaks. Lourd, décalé à la manière d'un Godflesh dérangé, le titre vous lacère par ses mélodies et vous assomme ensuite avec poigne. Une bien belle manière d'entrer en matière.

 

« Words » donne dans le 'sludge as fuck'. Le tempo fait office d'hypnose, le chant vocifère sauvagement. Le tableau tissé par ce titre s'avère sombre et pachydermique avec des burnes de vingt tonnes. Les sonorités démentes sont toujours calculées pour vous triturer le cerveau déjà écrasé par cette assommante masse rythmique.

 

A l'écoute de « The Edge », vous constaterez qu'il n y a rien à voir avec U2. Ici, on le retrouverait plus facilement empalé sur le grill.

Démarrage lourdement violent, les gars balancent des breaks qui vous oppressent bien. Pour qui sonne le glas ? Pour tout auditeur non averti sans doute. L'ambiance est menaçante, lugubre et dérangée, il ne fait pas forcément bon de rester dans ces griffes.

 

Les amateurs de sludge bien perçant, d'ambiances oppressantes, de maladies cérébrales incurables, de lourdeur étouffante, d'annihilation psychologique, toutes ces personnes sauront apprécier ce très bon premier effort de Ssanahtes qui s'avère originalement prometteur.

 

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:14
ENCOFFINATION « III : Hear Me O'Death (Sing Thou Wretched Choirs) »

SELFMADEGOD RECORDS/ 2014

 

 

Poursuivons vers les USA avec ce duo formé en 2010 par deux musiciens expérimentés (il suffit de voir la liste énorme des projets auxquels ils participent/ont participé notamment Decrepit Birth) et l'atmosphère, laissez moi vous dire, va se faire aussi sombre qu'étouffante.

 

Dés l'intro de l'album, on peut se demander pour qui sonne le glas ! C'est pour vous, chers auditeurs. L'annonce de la mort de vos pensées positives, le début d'une véritable descente aux enfers.

 

Le son est très lourd, sortant tout droit des catacombes. Le rendu sonne bien old school et c'est là que l'on se dit que le rendu de cet album doit encore plus s'apprécier en vinyle.

On pourra penser à des groupes cultes comme Disembowel et Winter pour ne citer qu'eux.

C'est un tempo très lent qui dicte le désespoir de l'album. Les mélodies sont pesantes et poisseuses, les vocaux gutturaux sont bien graves et rugueux.

 

On saura également apprécier les nappes de sonorités oppressantes et fantomatiques qui posent l'ambiance malsaine de « Charnel Bowels Of A Putrescent Earth » et « Crowned Icons ».

L'atmosphère est diaboliquement lourde sur « Rotting Immemorial » avec des riffs maladifs et dissonants, des rythmiques qui vous feront suffoquer, atmosphère funéraire et glauque puis ces voix lourdes qui résonnent fatalement dans le cerveau.

Niveau dissonances et larsens incisifs : « From His Holy Cup, Drink ; Come Death » fait également bien le ménage. Un autre détour par les abysses putrides et noires, chaque minute qui s'écoule est un pas lourd vers votre anéantissement.

 

De long en large et de la première à l'ultime note, le voyage astral proposé par Encoffination tournera au véritable cauchemar à l'apogée de la démence. Les amateurs de doom death apprécieront cet album...à mort.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 15:38
GLOSON- "Yearwalker"

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Prochaine étape : la Suède avec Gloson qui propose ce EP de quatre titres pour un peu plus d'une demi heure d'un post hardcore teinté de doom/sludge.

Les scandinaves proposent une parfaite alliance progressive de lourdeur et une atmosphère plus planante.

Les amateurs de Neurosis et consorts seront déjà charmés par les premiers instants d' « Arsgang » où rythmique lancinante rime avec riffs hypnotiques sur lesquels des vocaux death bien poignants savent alterner avec des choeurs eux aussi gutturaux. Les parties instrumentales, toutes aussi importantes que les vocales tissent les couleurs d'une toile bien sombre, rythmée lourdement.

 

Le voyage se poursuit tout doucement avec le planant début de « Sirens » qui sait proposer à nouveau une montée progressive plus rageuse emplie d'émotion. Des mélodies mélancoliques, un chant toujours rugueux et une rythmique massive varient sur un passage atmosphérique avant de reprendre du service avec une excellence maîtrisée.

 

Ce sont des riffs hypnotiques également qui vous emportent vers la lourde puissance de « The End- Aftermath ». Une démarche lancinante, dirigée par une voix gutturale bien lourde qui ne sera pas sans rappeler Opeth. On repensera d'ailleurs à ce groupe sur l'alternance, le break progressif posé où le chant,lui, donne dans le clair. L'ensemble est nettement plus allégé et contraste avec l'ambiance pesante qui prédomine.

 

« The Aftermath- Beginning » démarre sur de douces notes imposant une touche post rock avant que l'ensemble instrumental ne vienne alourdir le tout sur ces ambiances toujours progressives ainsi que ces vocaux bien death. Les dissonances viennent appuyer sur le bouton qui fera planer l'auditeur au dessus de l'écrasement et les émotions qui se dégagent de ce morceau.

 

Les quatre titres proposés par Gloson s'avèrent aussi lourds qu'efficaces et ils varient les plaisirs en voyageant dans des endroits plus sereins et posés. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce EP.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:35
Demented- "Across The Nature's Stillness"

KLONOSPHERE/ 2012

 

 

 

Bordeaux distribue à nos pages une sérieuse machine de guerre avec Demented.

Une excellente pochette peint déjà l'ambiance, le death metal s'avère sombre, carré et percutant. Le genre de death démoniaque qui ne serait pas sans rappeler Immolation.

Des titres puissants à l'impact certain comportent des parties très oppressantes.

Des variations rythmiques et une double pédale martiale à souhait, destructrice. Les mélodies efficaces présentent cet aspect accrocheur et les tatanes se répandent telles un virus léthal.

D'ailleurs, en évoquant ces aspects, on appréciera pleinement « On The Edge » et les parties vocales alternant death bien caverneux et choeurs plus black, versant même dans l'incantatoire.

 

Les parties lourdes vous déstabiliseront, destructrices, et le groupe maîtrise une technique bien acquise. On sent bien le fruit de l'expérience.

 

Les breaks excellents comme ceux de « Spirits » sont énormes. On se voit atomisé sur place par le côté gras du massacre.

 

Les amateurs de Behemoth sauront apprécier les côtés black/death tels qu'on en retrouve sur le début de « Psycho Pomp » . La folie du solo de celle ci pose un certain aspect psychédélique de par son côté barré et planant.

Certains passages un peu plus 'djent' font leur apparition sur « Sign Of Creation » alternant folie et hypnose.

 

« The Ceremony » démarre également dans cette ambiance avant d'exploser tout sur son passage d'une brutalité aussi épique que variée.

 

Un featuring de Julien Truchant de Benighted sur « Listen to The Silence » vient se poser et fait de ce titre un titre bien arraché niveau ambiance et la brutalité se mêle à un côté complètement déjanté.

Le titre est bien burné : blasts, breaks, headbangs, tout y passe. Brutal !

 

Un titre comme « Shaman » lui s'occupera de vous cisailler à coups de riffs incisifs avec des parties décidément toujours accrocheuses, rageuses et démentes !

 

On notera également « Ineffable Mysticism » proposé par Dehà (dont nous reparlerons prochainement dans nos pages) avec Jenni de Noein où claviers et vocaux mélancoliques féminins viennent poser un interlude posé au sein de la boucherie.

 

« Breathing Forest » assure également à mort. Partie écrasante, distribution de droites en fournées, on tape dans le très lourd et mélodique. Les passages atmosphériques jouent également une partie importante chez Demented, facilitant l'hypnose.

 

Le temps passe vite, cet album date déjà de 2012, mais l'effet est bien là. L'album rassemblera autant les amateurs de death metal européen (plus particulièrement polonais) que les amateurs de la scène américaine.

Nous avons bien là un cocorico brutal, déferlante apocalyptique, cet album tâche sévèrement !

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 00:23
Duck Explosion- "Zebra Pilot"

AUTOPRODUCTION/ 2014

 

 

Entrons dans la danse des canards explosifs d'Avignon qui nous présentent ici leur tout premier Ep quatre titres d'un rock hybride et bien garage.

 

Le rock étant la pièce maîtresse des titres proposés, il passe par tous ses états.

Il s'avère plutôt dansant sur un titre comme « Top Of The World » avec pour vous mettre en rythme cette bonne basse du départ et ce son, cette ambiance très garage qui flaire bon les 80s et la vague punk rock garage. On trouve également une ambiance qui rappelera Queens Of The Stone Age. Deux chants alternent : l'un assez éraillé et l'autre plus aigu. Les amateurs de Danzig seront également ravis sur certains tons vocaux.

 

Vous twisterez également sur « In The Inside », très entraînante et bien rock'n'roll. Le refrain est bigrement accrocheur. Un petit break saccadé s'opère avant de relancer la machine qui vous maintient en constant mouvement.

 

Le rock se fait plus émotif sur « Lie To Me » avec d'excellentes mélodies certes simples mais catchy. On notera le très bon lancement de la basse ainsi que cette gratte qui injecte une dose de rock'n'roll des familles.

 

La patte stoner se fait sentir sur « No Way Out » et maintient et introduit même (ce titre ouvre la galette) l'aspect accrocheur de la troupe de canards qui parvient aisément à nous en boucher un coin.

 

Un premier EP,vous l'aurez compris donc, accrocheur avec ce garage rock qui laisse bon espoir pour la suite des aventures du combo. Encourageant !

 

 

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