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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 13:18

                                      

                         Autoproduction / 2007

Attention à tous, l'heure est venue de faire place aux furieux d'Emergency Bloodshed, combo de hardcore lillois débarquant dans la place avec un 6 titres "well burnède" en guise de démo, répondant au doux patronyme de Aimless (« sans but », « désoeuvré », « futile », au choix!) Info non négligeable: la démo est téléchargeable gratos! Voir lien à la fin de la kronik...

Aaargh, je vais devoir reparler de l’intro et, du coup, réveiller le traumatisme qu’elle a provoqué dans mon cerveau. Parvenant pourtant à peine à la minute et demie, cette plage inaugurale s'avère réellement fracassante, avec, notamment, un tout premier riff pas piqué des canetons; l'auditeur peut d'entrée de jeu entrevoir le style du groupe oscillant entre le gros lourd mid tempo bien old school et le deathcore (de par la voix, lourde elle aussi, mais également hurlée, et certains riff très « speedés »). Tout juste un quart d’heure après avoir (par inadvertance certainement, il faudrait être fou sinon!) déclenché les premières notes de ce brulôt, on s'aperçoit que c'est déjà fini, et on se pose alors de graves questions existentielles: est-il bien raisonnable de remettre le couvert? N'est-il pas plus indiqué d'aller s'oxygéner l'esprit en se tapant une petite partie de mini-golf pour se requinquer? Pourquoi diable les parents de George Sand l'ont-ils appelée ainsi? Ni une, ni deux, n'écoutant que notre courage, on y retourne finalement et la 2e écoute confirme nos premières impressions, en pire. Somme toute assez variées, les pistes s’enchaînent en laissant les deux styles dominants décrits précédemment (le hardcore old school et le deathcore, pour les victimes d’Alzheimer) prendre successivement le dessus avec, pour aérer le tout, quelques transitions bien senties. Les 6 morceaux défilent sous nos yeux et surtout nos oreilles dans un déchaînement de violence cautionné par le dieu Headbanging. Mise en place: carrée. Stop. Son: Puissant. Stop. Intérêt du skeud: Important. Stop.

Terrrrrrminé.

Pour la suite des événements et de la carrière du groupe, deux alternatives paraissent se dessiner: la première, délicate, est de persévérer sur le chemin de cette démo en s’exposant à une rude concurrence dans le créneau, prenant ainsi le parti de proposer une musique efficace, in your visage, à l’énergie communicative, et de s’imposer à coups de tournées, comme c’est le cas pour le groupe actuellement (France, Italie, Slovénie, Autriche, Allemagne, Belgique… Impressionnant!!), minimisant cependant les risques d’échec vue la côte de popularité élevée du genre à l’heure actuelle; l’autre perspective qu’Emergency Bloodshed peut explorer, non dénuée d’intérêt, consisterait à se construire une destinée plus personnelle encore, en incorporant d’autres influences, d’ailleurs ressenties sur certains riffs entendus sur ce 6 titres, et confirmées sur leur page web (Converge,  Poison the Well, Norma Jean…)

 

 Quoi qu’ils décident, nos lillois démontrent de toute façon un réel potentiel et on ne se fait pas trop de souci quant à leur avenir… On attend donc avec impatience et curiosité leur premier LP!! A noter également qu’hormis Aimless, E.R. a composé 5 nouveaux titres dont 4 vont atterrir sur un « three-way split cd » avec No End in Sight et Devil May Cry, sur Pray For Nothing Records, sachant que ce bel objet sort… Demain!!

Vous êtes prévenus...

www.jamendo.com/fr/album/4400

www.myspace.com/emergencybloodshed

(site web en construction: www.emergencybloodshed.com )

www.myspace.com/noendinsightmetal

www.myspace.com/devilmaycryhc

www.myspace.com/prayfornothingrecords

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 16:08

                                              

                                   Az / 2006

 

Autant le dire tout net, le 1er album de Grand Corps Malade est une de mes grandes révélations de ces dernières années. Ayant toujours eu de récurrentes velléités d’écriture, c’est, par la plus grande des coïncidences, quelques semaines après avoir lancé mon blog de textes ( http://grankadmaleur.over-blog.com , hop, ça c’est fait) que j’ai découvert les textes, la musique et l’univers de Grand Corps Malade, un monde fait de sensibilité, de pertinence, de talent, de passion, d’inventivité, de confiance en soi mais aussi de persévérance et d’humilité. Figure de proue du mouvement slam en France, en compagnie d’autres artistes/amis, membres pour la plupart du collectif 129H, Fabien, de son vrai nom, transporte sur ce Midi 20 cet exercice de style avec sa verve et sa voix, avec aussi quelques transgressions des règles originelles des concours de slam: addition d’un accompagnement musical -majoritairement composé par son ami S Petit Nico- et dépassement, par moments, de la limite de trois minutes par texte. Vers la fin de l’album, vous avez d’ailleurs l’occasion d’entendre le très populaire "Ma Tête, mon Cœur et mes Couilles" présenté en version live et en format slam, c’est-à-dire a capella; cela vous donne la possibilité de vous rendre compte que le résultat est aussi probant que pour les textes/chansons qui précèdent. D’un autre côté, cela force encore plus le respect puisqu’ici l’artiste est seulement jugé sur sa voix, sa diction et, bien entendu, ses textes. Pour revenir à cet album dans sa globalité, il est nécessaire de préciser qu’en plus de la force de ses écrits, que nous évoquerons plus tard, Grand Corps Malade possède un atout considérable: sa voix, chaude, grave, puissante, charismatique, évocatrice… Très agréable donc, et déterminante dans l’arsenal artistique du natif de Saint-Denis. Tour à tour vindicatifs, apaisés, mélancoliques, détachés, son ton et son timbre font vivre ses poèmes et confèrent à sa voix un rôle d’instrument à part entière. Des instruments, on en compte d’autres sur ce Midi 20: du piano (surtout), du violon, du clavier, de la guitare, des percussions (…) Très réussie, la musique supportant les textes déclamés s’avère être, indubitablement, un ingrédient prépondérant du succès massif de cet album (500 000 exemplaires vendus à ce jour). Globalement mélancolique, notamment lors de l’utilisation du piano, le spectre musical de Midi 20 s’oriente parfois vers des sonorités plus jazzy. Ne restait plus à Fabien (et ses quelques invités ponctuels: Rouda, John Pucc’ Chocolat, Sancho…) qu’à boucler la boucle avec, en somme, l’essentiel: les textes. Des textes qui, disons-le clairement, justifient amplement la gloire actuelle de ce brillant représentant de la famille slam. Il est, en effet, parfaitement compréhensible, à la vue des écrits proposés, que le nom de Grand Corps Malade ait fait irruption sur la scène médiatique française tel un véritable pavé dans la mare. Alliant avec subtilité qualité technique d’écriture -métaphores, jeux de mots, ironie, rimes, etc-  et intérêt des histoires contées, les récits de Fabien et son fluide phrasé nous emmène dans un inoubliable voyage au départ de Saint-Denis et à destination des cieux, en passant par une mosaïque de lieux concrets ou oniriques. A travers des thèmes fédérateurs et universels comme l’ambition, l’amour, la tolérance, la volonté, la vie qui s’écoule sous nos yeux et qui réclame que l’on se bouge pour la faire vibrer un peu, qui partagent l’affiche avec des sujets plus personnels -les handicapés, Saint-Denis, le slam...-, le tout récent vainqueur de deux Victoires de la Musique –trophée qui, d’accoutumée, n’est pas toujours gage de qualité mais qui, pour le coup, porte magnifiquement son nom– a réussi à développer un réseau de salves poétiques parfois drôles, parfois tristes, parfois graves, parfois plus légères, mais, en tous cas, toujours intelligentes et judicieuses. Ce réseau, une fois construit, revêt à la fois l’allure d’un monde homogène et d’un assemblage multicolore au sein duquel chacun d’entre nous peut se reconnaître, s’identifier, trouver sa place. La générosité  et l’altruisme déployés au fil des morceaux sont tellement tangibles qu’on ne peut que se sentir à l’aise pendant cet inoubliable trajet, qui n’a finalement qu’un seul défaut: si on admet sans problème qu’il fallait à ce Midi 20 un commencement, était-ce absolument nécessaire qu’au bout de ce qui ne nous paraît qu’une poignée de minutes, cette belle aventure ait un terme?

 

 

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:59

                                              

Avant d'avoir eu l'occasion de découvrir le premier jet d'Elvin Road, j'ai eu le plaisir de rencontrer Antoine, l'instigateur de cet ambitieux projet, aux abords de sa ville natale de Calais, pour ce qui restera comme la première interview live de Yargla. Et franchement, il y a de quoi être fier et honoré d'un tel baptème du feu, car Elvin Road vaut vraiment le détour et risque fort de faire parler de lui... Voici donc le compte-rendu de cet entretien de 3h, construit non sans mal tant mon interlocuteur s'est montré prolixe, que dis-je, intarissable à propos de son bébé, et ce dans de multiples directions. Antoine, Mr Elvin Road, est originaire de notre cher Pas-de-Calais puis a passé une vingtaine d'années en Ardèche, trois à lyon avant de s'installer dans la capitale où il réside depuis sept ans maintenant. Publicitaire de profession, ce mélomane et cinéphile confirmé, à l'imagination encore plus voyageuse que lui, a bâti une impressionnante odyssée musicale, dont le but avoué est de satisfaire le besoin des humeurs de l'auditeur, ce qui explique une telle variété stylistique et un résultat si proche de la bande originale de film. Rapidement, la discussion se fixe -si tant est qu'elle se soit réellement fixée sur un sujet à un moment ou à un autre- sur les influences d'Antoine.

 

Passage quasi-obligé pour les amateurs d'expérimentation et d'éclectisme forcené, Mr Bungle se retrouve immédiatement au centre des débats, et Antoine m'explique à quel point il a été marqué par ce groupe en général et par California en particulier. Selon lui, Elvin Road est brutal et onirique, comme l'univers de deux de ses principales égéries, Mr Bungle et David Lynch. Son projet, dont les aspects musicaux et cinématographiques s'avèrent indissociables, peut même être qualifié, de manière plus globale, du croisement -excitant sur le papier!- entre la monstrueuse progéniture de Mike Patton, dont nous vous rabattons les oreilles depuis le début (de l'interview mais aussi du zine), et une bande originale de film. Au fur et à mesure, Antoine cite également, outre les autres projets du leader légendaire de Faith no More (Peeping Tom notamment), les noms de Depeche Mode, Brian Eno, George Delerue, mais aussi d'autres monstres sacrés tels King Crimson, Dream Theater, Pink Floyd et Deep Purple, ou encore le fantastique tryptique At The Drive-In/Mars Volta/Sparta; n'oublions pas une dernière référence bien involontaire, celle qu'il a régulièrement entendue parmi les opinions reçues, mais qui n'a pas l'air de l'enchanter: Eric Serra. Toujours est-il que ce flot d'influences fait indubitablement rêver et que le résultat, comme j'ai pu déjà vous le dire à travers ma chronique, fait vraiment honneur à cette galerie de stars. Dernière chose à propos des diverses inspirations du géniteur d'Elvin Road: le côté années 50, que celui-ci affectionne (aussi!) particulièrement, a été retranscrit sur certains morceaux à l'aide d'une Stratocaster. Rien n'a été laissé au hasard et ce n'est pas la location ponctuelle d'un Mesa Boogie pour les parties métalliques qui viendra prouver le contraire! Pour rester sur le sujet de l'enregistrement du skeud, Antoine nous apprend également lors de cette sympathique entrevue qu'il avait repérée Léna, la demoiselle qui assure les superbes vocaux sur "Prophecy", à l'occasion d'un concert au cours duquel elle s'exprimait dans un registre beaucoup plus martial; lui l'a alors imaginée dans une perspective tout à fait différente, et l'expérience s'est avérée tout à fait concluante... Mr Elvin Road m'explique ensuite qu'ayant eu un prof de guitare lui laissant beaucoup de place pour l'improvisation, il a développé une oreille musicale affûtée, ce qui lui a permis de fonctionner très instinctivement pendant son expérience studio. Il est ainsi resté très cadré au niveau des structures mais tout en laissant, d'un autre côté, de la place aux "intervenants" (car Antoine reste le seul maître à bord) pour l'impro. Bref, il a, semble-t-il, réussi à se faire plaisir tout en maintenant une ligne directrice rigoureuse et disciplinée. Assailli (de plein gré rassurez-vous) par le flot de détails de mon interlocuteur d'un jour, j'ai parfois omis certains passages au sein de mes notes, pourtant déjà bien abondantes (je ne suis pas encore sur-équipé pour ce genre d'exercices, il va falloir que j'investisse!). C'est le cas pour les détails quant à l'identité des musiciens ayant participé au projet et leur rôle précis; sachez seulement qu'Antoine n'a, là non plus, rien négligé, et qu'il s'est attaché les services d'excellents zikos, qui comptent parmi ses amis d'ailleurs [Antoine m'a éclairé depuis: pêle-mêle, les personnes concernées par cette collaboration font partie des groupes Jabberwock, Venitia et Pilot]. De toute façon, une écoute avertie -ou même distraite- d'Intersections suffit à constater par soi-même le niveau affiché, ainsi que le remarquable maturité artistique... Pour ce qui est de cette écoute, justement, Antoine m'explique qu'elle prend toute son envergure avec un casque, ce qui se comprend puisque l'ensemble se veut très cinématique et donc fourmillant de détails. Au niveau de la structure des morceaux, le contraste planant/rentre-dedans se dégage ouvertement, ainsi que celui entre les parties enjouées et celles plus sombres. Pas de doute possible, on se situe bel et bien dans une évocation plus vraie que nature des sentiments qui étreignent chacun d'entre nous au quotidien, la musique fait parfaitement ressentir cette sempiternelle alternance d'humeurs qui rend nos vies imprévisibles mais passionnantes. Le tout se déroule sans parole, respectant l'un des fils conducteurs de ce récit onirique: l'instinct! Les trois grandes lignes de cette oeuvre perfectionniste -un terme adéquat pour l'instigateur du projet comme pour ceux qui y ont participé- sont personnifiées par les trois premières plages: "Core" annonce le côté pêchu et rentre-dedans, "Parisian Refinery" les parties orchestrales et "Nightdrive" les directions plus électro. En ce qui concerne les détails plus pointus, on apprend par exemple que le batteur a, à un moment, joué un tempo bancal (pour les initiés: tempo 115 en alternant 112/118/112/118), boîteux en apparence, afin d'évoquer la démarche d'un zombie. Quand on vous dit que rien n'a été laissé au hasard...

                                              

 

Quant à la fin de l'album, elle est délibérément ouverte; en fidèle de David Lynch, Antoine a décidé que l'interprétation devait rester libre -aïe aïe aïe, rien que d'écrire cela, j'ai mes douleurs au crâne qui me reprennent en pensant à la fin de Mulholland Drive. L'objet lui-même est également très énigmatique, un gros soin sur l'esthétisme a été apporté, revendiquant cette fois-ci l'influence de Michael Mann. A cet égard, la cover, dont la typographie, très typée, est la même que celle utilisée pour les affiches de films aux Etats-Unis, mêle côté mystérieux et aspect old school dans le but avoué d'engendrer la curiosité. Et comment cet "Intersections" a-t-il été reçu, au fait? Eh bien, à l'instar de ce que nous venons de dire, c'est des USA que lui viennent les meilleurs échos. Ce qui est apparemment apprécié, c'est cette dualité élégance/mauvais garçon, et le fait de voir un français débarquer avec ce truc si... Américain. Je me rappelle avoir entendu parler du Japon également... Autre aspect intéressant: la différence de perception chez les garçons et les filles, qui n'ont pas forcément les mêmes préférences pour ce qui concerne les morceaux eux-mêmes. La gent féminine est, selon Antoine, plus touchée par la sensualité, la douceur, l'aspect progressif et émotionnel des plages, tandis que la gent masculine affectionne les références, les aspects cinématique, cérébral mais aussi parodique (de par les grosses ruptures au sein de certains morceaux). Enfin, nous avons parlé des projets d'Antoine et de l'avenir d'Elvin Road: le prochain album est attendu d'ici peu (entre 30 et 40 pistes ont déjà vu le jour, et parmi elles 5 ou 6 devraient trouver leur place sur le produit final) et quelques textes devraient faire leur apparition; en termes de promotion, une distribution mondiale est en prévision via les sites de téléchargement, avec une recherche de labels en parallèle, labels qui devraient, s'il existe une logique (?) dans le monde du business artistique, se battre pour signer Elvin Road. En attendant de trouver Intersections dans toutes les bonnes boulangeries, pour être celle ou celui qui fera découvrir ce bijou aux potes, n'hésitez pas à vous procurer cette passionnante musique par des moyens numériques (légaux bien sûr héhéhé). Et pour agrémenter votre trouvaille, vous pourrez épater vos amis en arguant que vous avez chopé "le chef-d'oeuvre musico-cinématographique d'un jeune artiste publicitaire dont le maître de stage dans ce dernier domaine a quand même co-écrit les paroles du Soldat Rose non mais!!!"
Oui je sais c'est long, mais ça le fait quand même...

 

www.myspace.com/elvinroad  

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:32

                                                        

                             

                              Autoproduction / 2006

Etant donné l'étendue de l'interview qui complète cette chronique, je vais tâcher d'être concis à propos de cette oeuvre qu'est Intersections. Sachez simplement que si vous êtes mélomane, vous risquez d'adorer cette odyssée versatile, éclectique et extrêmement riche, et que si, en plus, vous êtes cinéphile, Elvin Road va tout simplement vous passionner et vous impressionner. Sans me positionner de quelque côté que ce soit, si ce n'est de celui de l'objectivité, force est de constater que la musique d'Antoine est très inspirée et novatrice, ses influences ayant été finement assimilées, pour un résultat apportant réellement de nouvelles pistes, au propre comme au figuré. Des parties les plus calmes, planantes, oniriques, aux passages les plus pêchus et rentre-dedans, avec, au milieu de tout cela, des plans mid-tempo très entraînants, rien n'est laissé au hasard ni négligé, et la musique d'Elvin Road représente un superbe produit fini à l'esthétique soignée mêlant grand éclectisme musical et B.O. de films potentiellement plus divers les uns que les autres. L'accroche: "When rock and films fuck together"... Le résultat: mission accomplie! Et brillamment avec ça. Cerise sur le gâteau, les moyens mis en place ont été à la hauteur des ambitions artistiques d'Antoine, les musiciens sollicités très compétents, la production clinquante. On l'a déjà dit dans le compte-rendu de l'entrevue mais c'est sympa de le rappeler: vous serez heureux d'apprendre -cela va même faire frémir les plus métalliques d'entre vous- que les parties les plus saturées ont été réalisées avec l'aide d'un ami légendaire nommé Mesa Boogie. Attendez-vous à du lourd, donc. Mis à part cet aspect, intéressant mais réducteur, d'Intersections, sachez également qu'il n'y a pas de paroles et de toutes façons très peu de chant (mais c'est très réussi quand on en entend!) L'auditeur est placé au centre de l'expérience et c'est à lui de se construire son propre univers par rapport à ce qu'il entend, c'est-à-dire une succession envoûtante de plages au cours desquelles guitares et claviers prennent le pouvoir à tour de rôle pour exprimer divers sentiments, très énergiquement ou de façon plus posée voire mélancolique; on imagine tout à fait l'évolution d'un film avec du suspens, des drames, un dénouement... 

Voilà! Il ne vous reste plus qu'à foncer emprunter la route d'Elvin, sans oublier de lire le compte-rendu de la rencontre avec Antoine...
Procurez-vous -en cd ou numériquement- cet album, vous ne le regretterez pas!

www.myspace.com/elvinroad

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 18:04


                                                                    

                                                    2006/Roadkill

Well, Zero...
Zero would be the number of bad words I should say about this cd!
The only wrong side would be that the pleasure lasted a bit shortly for me. Oh shit, this is just a EP! Zero, comin’ from England, play here 1 intro and 4 tracks during a bit more than 17 minutes and it was just enough to wake up my most Rock’n’roll-with-balls spirit that has stayed asleep for a long long time!

Darker Days is so enjoyable to listen to... Throughout this recording dating from 2006, they manage to convince me that they rule in their style! They play some Power Metal "a là" Pantera with a good Stonerlike groove mixed with some Thrash/Hardcore elements.(sounding at times like Testament, for instance)

Many means are used here to bring those balls to their music, especially in tracks like "Nightmare" (my fave one), with which they also sometimes remind me of a band called Accusser! The drum kicks asses, guitars riffs just bring me down to Hell and that voice close to Phil Anselmo's efficiently caught my attention and revealed my "inside beast"!

Another track that kicks ass is the one that closes this too short pleasure: "Race for Pride (Pride for Race)" and here, guyz, let me tell you that I hope to see/hear it on stage one day! This is the kind of song you should listen to every morning under your shower or just after a fuckin’hard day at work! I can easily imagine some furious moshpit at the origin of a furious mess!
Therefore, as I stated it if you want music with big balls, some good power Rock’n’roll stuff
that makes your head sick, well you should go and get some beer or whisky, put this cd in your player and play it loud as Hell!
As a conclusion, I would say that Zero would be the mark I'll give to the one who don’t headbang while listening to this disc.

www.whiskymetalandsex.com

www.myspace.com/whiskymetalandsex  

www.roadkillpromotions.com

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 22:10


                                                                    

                                                    2006/Roadkill

Eh bien, "Zero"...


"Zero" serait à peu près le nombre de mauvaises choses que je dirai à propos de ce cd! Le seul point négatif pour moi serait que le plaisir n'a pas assez duré! Arf, ce n'est qu'un EP. Zero, qui nous vient d'Angleterre, nous propose ici une intro suivie de 4 morceaux pour un peu plus de 17 minutes, qui ont nettement suffi à réveiller mon esprit rock'n'roll le plus pur, endormi depuis bien longtemps!

Ce Darker Days, quelle claque! Tout au long de cet enregistrement datant de 2006, ils ont réussi à me convaincre qu'ils sont maîtres dans leur style! Ils nous proposent un power métal à la Pantera agrémenté d'un groove assez stoner auxquels viennent s'ajouter des éléments thrash/hardcore (notamment quelques passages à la Testament).

Tous les moyens utilisés ici parviennent à apporter un côté burné à leur musique, plus précisément dans un morceau comme "Nightmare" (mon préféré) où, par moments, ils me rappellent un groupe comme Accusser! Le batteur frappe comme un beau diable, les riffs de guitare nous entraînent  vers les plus maléfiques Enfers et la voix, proche de celle de Phil Anselmo, capte efficacement notre attention et nous aide à faire ressortir notre côté le plus sombre!

Un autre morceau-clé est celui qui vient mettre fin à ce plaisir malheureusement trop succinct : "Race for Pride(Pride for Race)"? Celui-là, j'espère sincèrement l'entendre/le voir un jour sur scène! C'est un peu le genre de morceau qu'il fait bon écouter le matin sous la douche ou alors en rentrant chez soi après une putain de journée de travail acharné!

Sur ce morceau, on imagine aisément un bon gros pogo général à l'origine d'un joyeux bordel! Donc, si vous voulez de la musique bien couillue, un bon gros truc rock'n roll qui vous épuisera les cervicales, eh bien vous devriez aller vous chercher quelques bonnes bières ou une bonne bouteille de whisky, mettre ce cd dans votre lecteur et pousser le son à fond! Tant pis pour les voisins!

Pour conclure, je dirais que Zero serait la note que je mettrai sans appel à celui que je surprends à ne pas headbanguer à l'écoute de ce cd !

www.myspace.com/whiskymetalandsex  

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 22:05

                                      

                                             2003/Vomitcore Music

5 morceaux/8:50
1.Highnoon 2.Hookworm 3.Butcher 4.Stillborn 5.Raining Glass
www.watchmeburn.com

Amis lecteurs, vous voulez votre bonne grosse dose de brutalité? Faites donc la queue et servez vous à volonté en Watch Me Burn, dont j’ai reçu la galette suite au contact effectué par le biais de Myspace {Merci Myspace}, et qui se déchaîne sur celle-ci pendant 5 titres pour un peu moins de 9 minutes… Inutile donc de s’attendre à un groupe de progressif!Bien au contraire! Tout au long de ce mini cd, le groupe nous montre son potentiel bien efficace dans un registre assez étendu quelque part entre le sludge, le grindcore et le crust… Sévèrement burné! [Note de Sacha: et pourtant!!]  Un parfait mix de lourdeur et de violence aussi hystérique qu’enragée! L’originalité du groupe se situe surtout dans les  vocaux très haut perchés assurés par une demoiselle… eh bien, contrairement à ceux de Nightwish ou autres choses tout aussi mielleuses, la demoiselle s'en donne à coeur joie et nous en met plein la face par son chant haineux et torturé, quelque part entre Today is The Day et Bongzilla! Par ailleurs, on note de bonnes mélodies, qui peuvent parfois paraître basiques mais qui s’avèrent tout de même bien efficaces! L’auditeur en a pour son compte!
Mention spéciale aux morceaux "Hookworm" et  "Butcher", véritables hymnes pour les plus pogoteurs d’entre vous! On retiendra aussi le morceau "Stillborn" et son côté légèrement épique et mid tempo ajouté à ce côté hypnotique/"sludgy", entre mélodies accrocheuses et rouleau compresseur droit dans la tête!

Mini cd ultra efficace donc, à la fois porteur d'un "pachydermisme" ultra-lourd et d’une explosive énergie... Qui pourrait convenir à merveille aux fans de Today is the Day, His Hero is Gone, etc… Après écoute de ce cd éponyme, on a qu’un seul désir: Voir Watch me Burn en concert car ils doivent mettre le feu sur scène !!!

www.watchmeburn.com

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 22:01

Musea Records / 2006

Dans la famille "Barréfromfrance", je demande ceux qui ajoutent un petit côté "Orchestre du Splendid" à leur métal déjà bien déjanté qui n'avait pas besoin de ça, croyez-moi. Au risque de me répèter, je vous demanderai également de me croire si je vous dis d'entrée de jeu -oui, on jouera à Alfred Hitchcock (quelqu'un qui soit dit en passant a bien fait de ne pas naître français au vu de son tendancieux patronyme) plus tard- qu'une fois de plus, le tout sonne incroyablement bien, puissant, varié, original, bref, la totale, ils ont même eu le bon goût de ne pas oublier les cacahuètes pour faire passer l'ensemble comme une lettre à (René) Lacoste. Et ils ont un nom, ces fantaisistes? Sebkha-Chott, il paraît. Nous voilà bien avancés... N'empêche, avec ce mélange de... euh, beaucoup de choses en fait, ce disque nous envoie au tapis avec son extraordinaire éclectisme et la façon peu commune dont cet éclectisme parvient à se matérialiser concrètement en une musique évidemment riche, ultra-diversifiée, une mosaïque d'influences parfaitement digérées qui permet à l'auditeur d'aller de surprise en surprise et d'en vouloir toujours plus, tout en se demandant ce que ce groupe peut bien encore lui réserver -cette fois éventuellement, nous pouvons nous permettre d'évoquer notre ami Alfred (et son sexe qui le démange) pour ce qui est du suspense. Dans la horde -bienvenue!- de groupes novateurs qu'il nous est donné d'entendre ces derniers temps, la particularité majeure qui peut être dégagée s'avère être, outre le découpage en 48 plages -ha ha ha désolé pour cette auto-esclaffade mais je viens de me rendre compte que chacune commence par un nom de plage, ce qui nous donne quand même un morceau 36 dont le nom commence par "Berck/Plage"!!!- pour un total d'un peu moins de 70 minutes, la prédominance du chant en français, avec un grand nombre de parties de chant lyriques, assez captivantes car majestueusement effectuées et s'inscrivant dans un véritable schéma narratif dont la logique, pas forcément évidente aux premiers abords, se dessine naturellement au fur et à mesure que la folie musicale de Sebkha-Chott nous emporte. Nous voilà donc face à face avec un drôle de disque, au sein duquel cette véritable fanfare mélange avec bonheur métal (du bien plombé à l'extrême arrache-tête), musique espagnole, variété française (enfin... pas n'importe laquelle!), reggae, salsa, jazz, disco et autres (je ne vais pas tout vous dire, non madame je ne fais pas partie de cette famille qui raconte la fin du Sixième Sens ou qui vous donne le score du match que vous avez enregistré, je laisse de la place pour l'imagination et la découverte, moâ), pour le bonheur de l'auditeur si celui-ci aime être bousculé, chahuté, que dis-je, brinquebalé d'un point à un autre sans ménagement. "Le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite?" Pfff... Rangez-moi ça au placard, ce genre de formule n'a pas sa place dans le monde d'entertainers tels que les Sebkha-Chott!! Premièrement, pour joindre un point A et un point B, eux préfèrent passer par tous les autres points de l'alphabet (plus les signes de ponctuation, tiens ça vous fera les pieds!) Deuxièmement, cette troupe de l'au-delà (des frontières musicales) ne cherche pas à faire court de toute façon, elle semble tellement s'éclater à nous divertir et à partir dans ses délires musicaux qu'elle pourrait, a-t-on l'impression, jouer inlassablement pendant des heures et des heures. Seulement, ce doit être épuisant, physiquement mais aussi (surtout?) nerveusement! Très théâtrale, l'entité qui nous propose cette bonne heure de détente (?) se compose de huit membres et ne demande assurément qu'à être vue en live pour se rendre compte de l'ampleur du mal qui les frappe et de la maestria de leur démarche. Que reste-t-il à ces pourvoyeurs de "Mekanik Metal Disco" à obtenir pour arriver au stade de leurs glorieux aînés Zappa, Magma, Mr Bungle, Fantômas ou Fishbone? A part la gloire, justement, difficile de dire. Toujours est-il que le jour du Jugement Dernier, si vous voulez partir sur une bande-son appropriée mais pas forcément glauque, ne vous y trompez pas, inutile de chercher plus loin: on la tient bel et bien, notre véritable Salsa du Démon!

www.sebkhachott.net

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 17:05

 

 

 

Superbe show, trop court malheureusement, mais qui a partiellement consolé les fans du groupe et du genre qui n'ont pu se rendre à la soirée du samedi... Le parterre de spectateurs, pas forcément acquis à la cause de la musique énervée, a semblé apprécier dans sa grande majorité!

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 16:51

autoproduction / 2006

Voilà donc la première production de nos amis audomarois de Nohnayme, une bande de djeunns fort sympathiques basée à Blendecques et avec laquelle j'ai eu le plaisir de partager deux affiches lorsque je jouais avec Netfastcore. Quid donc de la version studio de leur musique? En live, le groupe est impressionnant par l'énergie déployée par chacun de ses musiciens, les deux chanteurs assurant parfaitement la communication avec le public, affichant une forte proximité avec celui-ci. Leur "néo-core" recueille beaucoup de suffrages et provoque pas mal de remous dans le pit.  Qu'est ce que cela donne sur ce Silence Hurlant? Tout d'abord, pour terminer le parallèle avec le live, on note une similarité au niveau du son, à savoir de la puissance  mais aussi un côté brouillon largement compréhensible et excusable pour une jeune formation de 7(!) membres -et donc autant d'instruments à mixer-, au budget forcément pas illimité et qui, en fait, propose avec ce 9 titres d'une petite demi-heure un instantané de sa musique telle qu'elle est en ce moment, en attendant une échéance plus importante, c'est-à-dire l'enregistrement d'un album pour l'été 2007. Une fois cet aspect assimilé, on peut se lancer dans cet EP et se prendre les salves de Gils et Moon, riffeurs en chef, qui ne se privent pas pour nous distiller des parties très intéressantes et variées. Le style du groupe se dévoile au fur et à mesure que les pistes s'égrènent, on découvre ainsi un hardcore/métal rentre-dedans, dans lequel on reconnait certaines influences mais qui au final se montre désireux d'affirmer sa propre personnalité, avec un chant en français s'il vous plaît, une initiative délicate qui force le respect et qui prouve, si besoin était, la volonté de Nohnayme de se démarquer de la meute et d'évoluer dans sa sphère personnelle. Les deux hurleurs, à la voix bien écorchée (Tomtom) ou gutturale à la façon d'Arno de Black Bomb A (Ludg), se complètent avec efficacité pour apporter rage et dynamisme à l'ensemble. Les deux compères savent également calmer le jeu et passer en mode voix claire lors de passages plus tranquilles, ce qui permet de s'attarder sur les paroles et de découvrir les textes engagés ou introspectifs du septette, ayant pour thèmes la défense des animaux, les rapports entre ados et parents ou encore les enfants victimes de pédophiles (les paroles n'étant pas encore dispo sur le site du groupe ni dans le livret, nous en saurons plus avec l'interview du groupe). Sur ce plan, dans la catégorie "J't'arconnos t'es d'min coin!", les passages en français nous rappellent parfois leurs aînés audomarois d'Obscuration, qui avaient notamment enregistré un titre avec Stéphane Buriez en guest. Exercice périlleux, le chant clair en français est effectué avec soin et sans fausse note; espérons que le groupe poursuive ses efforts dans cette voie pour donner encore plus d'intérêt à l'exercice en question et pour faire passer ces parties vocales du statut d'intéressantes et prometteuses à celui de remarquables. Globalement, le "néo-core" de Nohnayme, mélange de néo métal (sans les rythmiques sautillantes bardées de "Jump! Jump!") pour certaines parties de chant et certaines rythmiques plus mid-tempo, de hardcore pour les parties plus agressives et de métal à vocation originale (d'ailleurs on reconnaît l'ombre de nos boulonnais de Tronckh, avec qui Nohnayme a également joué, lors du morceau d'ouverture), remplit sa mission en proposant 9 titres riches, puissants et variés qui prennent tout de suite l'auditeur à la gorge et ne le relâchent que 27 minutes plus tard. Le produit final est de fort belle facture, les compositions sont inspirées et bien exécutées, à 100 à l'heure ou parfois de manière plus saccadée, ce qui profite à cet EP en l'empêchant d'afficher des titres trop ressemblants. Indéniablement, on sent que le groupe a encore une grosse marge de progression, avec un effectif si fourni, donc une capacité de composition très ouverte et très large. La composition, comme nous l'avons souligné au début de cette chronique, c'est ce à quoi les Nohnayme s'emploient tranquillement en ce moment, ils vont donc, à n'en pas douter nous pondre quelques bombes d'ici à l'été 2007. Avec une grosse production mettant en avant les nombreuses qualités du combo (ouuuuuuuh quel vocabulaaaaaaire!!), nul doute que Nohnayme parviendra vite à se faire repérer et à se faire... un nom!

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