Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 21:12
PRESUMPTION-'S/T'

SLEEPING CHURCH RECORDS/ 2017

 

 

Dirigeons nous dans la région du Mans et abandonnons nous à une humeur doom/stoner en compagnie des gaillards de Presumption qui proposent avec cette galette un bon vieux doom varié des familles , ce genre de doom qui vous fait taper du pied pendant une séance d'air guitar et de headbang endiablé.

 

Vous aurez deviné déjà que c'est du bien lourd qui vous sera offert par le combo et le constat sera appuyé dès le premier passage d'introduction de « Pale Blue Horses » et son rythme lent qui varie ensuite sur un aspect groovy assez dansant et ce quelque chose de Cathedral qui entraîne et balance la bonne humeur.

Le chant en impose et les variations vocales sont gérées à point.

Grave et burné ou encore ensorceleur et hystérique (avec ce petit côté YOB), puis plus parlé, les ambiances sont déjà bien intéressantes. Le boogie se déchaîne pour se terminer sur un retour au passage du début. Ca démarre fort !

 

L'enchaînement se fait naturellement avec l'accrocheuse « Atomic Fear » à l'esprit toujours aussi massif. Les accords sont bien bas et la wah wah vient appuyer le groove dominant.

Un morceau qui pourra rappeler Godsend à certains.

 

Fidèle à l'esprit doom, Presumption inclut dans cet album deux interludes instrumentaux courts avec « Midnight Suffering » et « Nomen Est Omen » afin de rendre plus planant le trajet.

 

Que dire de « Red Death » et de son démarrage digne d'Electric Wizard, à entendre gras et enfumé.

Les riffs sont éléphantesques, quelque accélération du rythme intervient et ce jeu de question/ réponse entre un chant de sorcière et ce chant encore assez Dorianien fait bon effet. L'alternance murmurée et minimaliste amène une atmosphère inquiétante avant que ne vienne s'imposer une lourde mélodie aussi épique que mélancolique appuyée par un violoncelle agrémenté de chant guttural.

 

« Dr Satan » ne laisse pas indifférent non plus avec ce côté qui ravira les adorateurs de Celtic Frost tant musicalement que vocalement où les intonations peuvent rappeler Tom G. Warrior.

L'ambiance est sombre tout en étant chaussée de blocs de béton, se déplaçant d'une cadence rythmée en explosant tout sur son passage.

 

« Deadly Barrels » possède également cette force d'accroche, avec ce genre de riffs qui te restent en tête plusieurs heures, jours après l'écoute. Le chant a encore ce timbre éraillé et n'hésite toujours pas à dévoiler plusieurs facettes.

« Presumption » s'avère plus hypnotique et ce dès le départ avec ces larsens perçants puis le rythme assez tribal avant de vous emmener sur un chemin sinueux, celui que vous emruntez guidé par les riffs mégalithiques et ce rythme lancinant.

Le ton se durcit par moment mais le riff de fin sait vous ramener dans ce bon chemin.

 

Le morceau « Sand Witch » est bien complet dans le genre !

Les passages varient d'un doom lourd assez bluesy (qui saurait rappeler Negative Reaction au niveau instrumental) où le chant clair excelle à un doom/stoner catchy, le fameux qui apporte cette bonne humeur et fait taper du sabot, LE dansant sur lequel même Ozzy taperait des mains à n'en plus pouvoir.

 

Et bien messieurs, dames, voici une belle démonstration de groove des familles avec ce doom accrocheur des gars de Presumption et je peux vous assurer qu'ils tiennent même encore plus de pêche sur les planches. Un album des plus plaisants !

https://www.facebook.com/Presumption/

 

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 01:05
SLUGPIE-'Démo 2016'

AUTOPRODUCTION-2016

 

 

Amis du son lourd, d'ambiances des bayous, des atmosphères dyonisiennes et enfumées, cette démo 4 titres est sans aucun doute pour vous !

Importée de Limoges par le biais du trio ( à l'époque) Slugpie, cette œuvre propose quatre titres au fuzz intense et bien rond, un groove éléphantesque accompagné d'un chant bien hargneux qui ne sera pas sans rappeler les druides de Bongzilla. (en + du clin d'oeil sur un titre comme « Reefer Keeper »).

 

Quatre titres sur lesquels les cages à miel se verront emplies d'un nectar aux effets euphorisants et cet ensemble vous bercera le cerveau occasionnant bien vite une mydriase tant l'ensemble est chargé.

 

On pensera donc aisément à Bongzilla pour le trip dans lequel nous emmène le trio. Lourdeur et groove sont de la fête et ce son de gratte ravira aussi les adorateurs de groupes comme Sour Vein.

 

La formule ronronne, bourdonne, « Reefer Keeper » pour la citer à nouveau est une véritable invitation à la soirée smoking exigé. Accrocheuse, la mélodie se fait addictive et l'ambiance boogie blues hume bon l'herbe coupée.

Une petite accélération intervient mais conserve néanmoins cet aspect massif à souhait.

 

Ce n'est nullement avec les larsens et autres effets planants de « Mojo Drown » que vous ressortirez de cette dépravation neuronale car, ici aussi, les moteurs sont huilés à bloc.

Rythmique lourde, son de gratte et de basse toujours aussi gonflés et assomants, puis chant ghoulesque savent doser efficacement le cocktail proposé.

 

Une démo au bien bon esprit qui saura plaire aux plus adeptes amateurs de sludge doom qui sont toujours prêts à faire les 420 coups puis à ceux qui adorent se faire vibrer la cervelle aux infra sons des bayous.

La groupe est à la recherche d'un batteur depuis, souhaitons lui bonne recherche et l'impatience quant à une nouvelle fournée se fait intense.

 

Hugh Grunt

https://slugpie.bandcamp.com/releases

 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 00:06
PRIMAL RAGE-'Freedom Is A Lie'

AUTOPRODUCTION/2017

 

 

Un trip vers les terres de Savoie afin de retrouver un groupe qui renaît de ses cendres en la personne de Primal Rage.

Après vingt ans d'absence, les gaillards illustrent leur retour en balançant un single d'un titre que nous retrouvons également en piste vidéo.

 

Et c'est un Metal/Hardcore à l'ancienne, à l'esprit fidèle à l'époque tant du point de vue auditif que visuel.

 

Le riffs sont lourds, répétitifs et donc entêtants, la rythmique pousse à la danse sautillante et burnée, puis le chant énergique pourrait rappeler Sick Of It All en plus grave.

Quelques variations de mélodies et de rythmes menant sur une accélération et un solo efficace ne seront pas sans rappeler le combo belge de Blood Shot.

 

Le morceau ravira sans aucun doute les amateurs de Hardcore trempé dans le Metal à l'ancienne, et la bagarre déjà costaud annoncée avec ce premier jet laisse amplifier l'impatience quant à une suite. D'ailleurs on me signale dans l'oreillette que l'album est en préparation, du lourd en prévision donc!

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 23:08
CRITIC-'Eveil de L'esprit'

AUTOPRODUCTION-2019

 

Il se sera fait attendre cet Ep de Critic sur la Côte d'Opale dont ils sont originaires.

 

Formés depuis quelques années , le groupe propose son 1er Ep « Eveil de l'esprit » dans une veine brutale death technique chanté en français.

Déjà forts en expérience scénique et musicale, les membres ont fait partie ou font toujours partie de diverses formations telles que Byatis, Balance Of Terror, Purgorified, Radio Rage ou encore Roukmouths.

 

Nous retrouvons une intro au son guerrier apocalyptique et six titres d'un brutal death aussi féroce que précis, technique et sombre à souhait.

Le chant alterne entre un chant éraillé et colérique à la diction compréhensible et le chant death ultra caverneux. Les deux lignées vocales s'allient parfaitement au fur et à mesure des ambiances.

Point original, le chant en français déclamant un véritable pamphlet engagé sur les injustices et les manipulations du triste monde actuel afin d'éveiller l'esprit critique.

 

Chaque titre est une explosion de folie, cependant, la technicité ultra maîtrisée est millimétrée.

Chaque riff, rythme, placement de chants est aussi barbare que précis.

Prenons « Doctrine Consanguine » où le matraquage ne s'arrête pas. L'auditeur est malmené par ce son lourd, ces mélodies de grattes acérées au maximum, les blasts et saccades rythmiques.

 

On ressent forcément la touche Byatis dans l'exécution mais Critic alourdit nettement plus les ambiances.

La vélocité des grattes tarte à foison aussi sur « Crises », titre qui varie les passages hystériquement. La basse claque comme il se doit, le titre est vraiment intéressant sur tout point de vue.

 

On pourrait évoquer tous les titres en matière de perfection. On appréciera pleinement les breaks de malade sur « Iconoclastes » et le k.-o engendré dès le départ de la galette.

On saluera aussi la qualités des passages solistes où les deux guitares posent leur propre touche aux diverses ambiances.

 

Le son est excellent et chaque instrument est à sa place (chapeau à Noord Production) et l'album a le mérite d'être évoqué plus en matière globale que morceau par morceau tant l'ensemble des titres créent un noyau solide et indissociable.

Chaque chanson raconte une histoire aussi bien au niveau des textes qu 'au niveau musical, et ces histoires sont parfaitement ficelées et complémentaires.

Un Ep bien plus que prometteur, qui laisse encore entrevoir beaucoup d'espoir pour le death metal français.

Nos régions ont décidément du talent ces temps ci !

Technicité parfaite, brutalité précise et artwork excellent, Critic frappe très fort.

A ranger entre vos albums de Beneath The Massacre, Carcass, Cryptopsy, Morbid Angel (sous amphets) et autres.

Vivement la suite !

Hugh Grunt

 

Partager cet article
Repost0
31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 22:16
PSYCLON NINE-'Icon Of The Adversary'

METROPOLIS RECORDS/ 2018

 

 

Après une année 2018 fort vide de chronique de ma personne, se résumant qu’à une seule et unique chronique (mais quelle passion dedans !) et d’un début d’année 2019 avec une visibilité digne d’une sous-marin, je me dois de revenir au service afin de ne pas laisser mes confrères de Yargla dans la solitude.

Seulement voilà : la curiosité musicale n’était que peu présente, mon appréciation de la scène Metal s’est atténuée et la plupart des écoutes personnelles ne se résumaient qu’à mes groupes préférés, des vieux groupes de New-Wave et j’en passe .

Il m’était assez compliqué de me remettre dans le bain. Cependant, dans les nombreux mails de label et de promoteur qui pullulaient dans ma boite mail, un mail envoyé par le collègue Hugh Grunt retenait particulièrement mon attention : le dernier album du fameux groupe californien Psyclon Nine était sorti ! Quelle meilleure phase que de faire son retour en même temps qu’un groupe apprécié ?

 

Psyclon Nine (souvent abrégé « P9 ») est un groupe crée en 1999 et possède actuellement 6 albums à son actif. Outre les controverses liées au nom du groupe, des spéculations sur les idées politiques des membres du groupes (qui a été prouvé comme faux) et plus récemment des problèmes de drogue du chanteur et leader Nero Bellum, le groupe est connu pour être des plus adulés par la scène dite « Dark » et gothique.

Le style musical de P9 est varié, passant initialement de l’aggrotech à une musique plus industrielle et froide, usant d’éléments majeurs du Black Metal et de la Dark Ambiant.

5 ans après l’album “Order of the Shadow: Act.I”, qu’en est-il donc de “Icon of the Adversary”?

 

Tout d’abord, sur la forme, l’album est d’une durée de plus de 45 minutes séparé en 10 titres dont un morceau final d’une durée de quasi un quart d’heure. Sur le contenu, l’album ne manque pas aux standards du groupe : c’est très sombre, très nihiliste, sans gaieté ou joie quelconque, la maladie est partout, et toujours avec cette petite touche edgy.

L’album s’ouvre avec le morceau ambiant et bruitiste « Christsalis » qui donne de suite le ton de l’album, et le public sait d’office qu’il n’est pas au bon endroit s’il a envie de rire : il y a de lourde percussions distordu, une sorte de bourdonnement numérique de clavier gênant. La suite de l’album garde cet esprit noir tout en proposant l’intégralité de sa musicalité.

Les guitares et leurs riffs ne sont pas aussi violentes que dans leur ancien album « Crwn Thy Frncatr » et s’apparentent quelque fois à celles qu’on peut trouver dans Antichrist Superstar de Marilyn Manson et dans les productions de Nine Inch Nails, mais elles sont maitrisées à défaut d’être originales. Dans les morceaux tels que « Crown of the Worm » ou « Light of the Armaggedon » la frénésie des guitares trouve écho avec la voix étouffé et torturé du chanteur tel que dans le titre « Beware the Wolves », et toute cette non-joie pousse peu à peu l’auditeur dans de sombre émotions qui marquera à coups surs les personnes les moins initiés à cet univers particulier.

 

Psyclon Nine étale une nouvelle fois, et ce après 5 années d’attentes des fans, cet univers et cette musicalité qui leur est propre.

Loin d’être un album que l’on pourrait considérer comme génial tant l’originalité de certaine sonorité est à revoir, il n’en reste pas moins un aveu de l’évolution « positive » du groupe qui s’améliore de projet en projet sur la composition ! Un album qui n’est pas à mettre entre toutes les mains tant les sonorités sont étranges et déroutantes, mais qui peut être un vrai coup de cœur pour un public en soif de ténèbres !

 

Skarjay Nygma

Partager cet article
Repost0
31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 21:43
DREAD UNION BLOOD-'Part II'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

On nous dit qu'Hannibal et ses éléphants sont passés par les Alpes et une chose est sûre c'est qu'ils y ont laissés des descendants en la personne de Dread Union Blood, fiers savoyards massifs à souhait !

 

Avec ce « Part II », D.U.B. Vous impose, une fois le ticket d'entrée composté, une solide paire de souliers en bétons. Lourds, vous vous sentirez et pesante sera l'ambiance.

 

Les variations de passages sont de mise sur cette galette joliment ornée en digipack et dès « Berlin » , le ton se fait sentir et s'impose comme une enclume tout juste imposée dans le sac que vous traînerez tout au long du voyage.

Pesant, lourd, le son est grave, gros et groovy au gré du rythme burné à bloc.

Le chant opère également sur de sympathiques changements alternant d'un chant 'core' sévèrement couillu à une voix beaucoup plus suave qui ne sera pas sans rappeler celui du regretté Peter Steele.

 

De la bonne ballade bluesy qui hume bon le bayou se distingue avec « Blood Union Dread » avec toujours cette voix chaleureuse, puis cet aspect ultra accrocheur dans les mélodies tant instrumentales que vocales en font un morceau vraiment excellent à l'écoute.

 

« L.O.A. » énergique et rock'n'rollesque détonne et fout une pêche détonante. Le titre le plus catchy sur le côté dynamique et cette agréable sensation d'avoir à headbanguer obligatoirement.

Cette voix et ses faux airs de Gorefest, ces riffs assassins, ces variations ici dansantes et là plus lourdes et encore par ailleurs rock'n'roll. Une œuvre encourageante de death'n'roll ! Ca assomme, ça entraîne dans le fond du puits sur lequel s'abat une fraîche coulée de ciment

 

Le whisky s'écoule également de l'éléphantesque « Label 74 * » au groove mastodonte.

Le titre sait alterner sur des semblants d'apaisements avec ce chant marmonné (très 'Anselmoesque') alors que s'acharnent les basses notes grassement accordées comme Rabies Caste à l'époque.

 

« Cheer Modesty » se démarque en se faisant plus planante et mélancolique. Le chant clair évoqué auparavant reste dans sa lignée avec un peu plus d'éraillement. Une ambiance assez B.L.S. Pour venir apaiser l'orage provoqué par temps de masse atmosphérique.

 

« Dreader than Dread » vient conclure et relance l'énergie explosive avec une rythmique démente, un chant toujours aussi bestial puis ce groove qui demeure un des principaux atouts du combo savoyard. Lourdeur et tabassage font ici un bel office.

 

De la tarte au ciment, vous en savourerez dès les premières notes. Un metal sludgesque qui vous parlera amplement si le groove, la lourdeur, la puissance font partie de votre plaisir quotidien.

 

Hugh Grunt

Partager cet article
Repost0
31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 20:17
INTERVIEW AVEC BRUNO de RÖCK THE NATIONS (Mercredi 22h à minuit sur Radio RPL)

Il y a plusieurs façons de relayer l'info de la scène Metal et pas uniquement via les zines.

Aujourd'hui, place à une petite rencontre avec l’ami Bruno animateur de l’émission de radio Röck The Nations : https://www.facebook.com/ironhalford/ , véritable passionné avec un grand sens du partage !

 

 

Salut Bruno et sois le bienvenu dans nos pages ! Allez nous allons démarrer d’une manière fort peu originale mais nécessaire, peux tu te présenter en quelques mots ?

Hello, et merci pour cette interview ! Je suis passionné de Metal depuis mon plus jeune âge...on peut même dire que je suis tombé dans la marmite Hard Rock étant petit ! Mon cousin et mes deux frères m'ont transmis le virus avec des incontournables, des groupes qui cartonnaient à cette époque : AC/DC, Trust, Scorpions entre autres tournaient régulièrement sur la chaine hi-fi familiale ! J'ai récupéré leurs disques à l'âge de 9 ans, quand ils sont passés à autre chose et que je m'y suis mis de manière plus sérieuse !

 

 

Depuis combien de temps ravis tu les auditeurs au sein de Rock The Nations ? Comment es tu arrivé dans le monde de la radio et qu’est ce qui t’as poussé à mettre à jour ce projet ?

J'ai toujours aimé cette musique, c'est devenue une vraie passion au fil des années...j'achetais la presse, les disques quand je le pouvais parce que ça coûtait cher, et j'écoutais les radios locales...c'est comme ça que j'ai découvert les Metallica, Exodus et cie, toute cette vague 1983/1985, enfin du son neuf à me mettre dans les oreilles, ça changeait des disques de mes frères, et j'étais fier de leur parler de mes propres groupes, même s'ils s'en foutaient pas mal !

Excuse moi je suis hors sujet, mais bon le Metal je pourrais t'en parler pendant des heures ! Donc la radio ! Il faut remonter à 1991 ! J'avais fait la connaissance d'un guitariste, un super gratteux avec qui le courant passait bien et avait eu un créneau de deux heures sur Radio Boomerang à Roubaix...il animait seul cette émission qui, il faut le dire, et sans vouloir lui manquer de respect, manquait cruellement de nouveautés...ça tombait bien, j'achetais déjà beaucoup de disques à l'époque !

Mais bon, je ne pensais même pas le rejoindre dans son émission, Tornado, j'avais à peine 18 ans, ça aurait été gonflé de ma part de lui proposer mes services...mais on s'est finalement croisé sur lille, on en a discuté, et il m'a dit que la porte était grande ouverte ! Je suis donc venu une fois avec mes disques, puis deux et c'était parti ! Je pense que ça a du lui plaire que je vienne avec mes skeuds car lui préférait dépenser ses sous dans les guitares haha !

Donc Tornado a duré environ 3 ans...et dans les années 2000 j'ai fait une autre émission avec un pote, Extreme Tattoo sur Pastel F.M, une autre radio basée à Roubaix...et en 2015 j'ai proposé mes services sur une radio belge, RQC, avec cette émission, Röck The Nations...la radio me manquait à vrai dire, je voulais continuer à passer mes disques haha!Je suis resté chez RQC pendant 3 ans et depuis octobre 2018 j'anime Röck The Nations sur le www .rpl.radio, le mercredi de 22h à minuit en DAB+ !

 

 

 

J’imagine que tu te rappelles de ta toute première émission, quels souvenirs en gardes tu ? Pas trop de stress à ce moment ?

La toute première émission ? Tornado ? C'était en février 1992 ! J'étais un peu stressé oui mais je connaissais déjà bien le sujet ! Je me souviens même du tout premier titre que j'ai présenté, c'était Troops of Doom de Sepultura ! Et j'ai tout de suite adoré !

Pour Röck The Nations aussi mais j'ai vite retrouvé mes marques ! Et ça m'éclate totalement !

 

INTERVIEW AVEC BRUNO de RÖCK THE NATIONS (Mercredi 22h à minuit sur Radio RPL)

 

Comment procèdes tu à l’élaboration de tes playlists ?

Au tout début, je ne passais que mes disques, c'était du 99% old school Hard Rock et Metal, mais rapidement, des groupes m'ont sollicité pour passer leur productions, de même que certains labels...de ce fait c'est devenu du 50/50 : j'enchaine un Abbygail avec du Kiss, puis un Drive By Wire avec Judas Priest et ainsi de suite...l'émission se termine avec du Metal Extreme !

 

Avec un peu de retard, quels sont les groupes qui ont su te mettre une claque en 2018 ?

Je suis un peu blasé à vrai dire, et je reviens toujours sur les bons vieux classiques ! J'ai beaucoup aimé le dernier album de Pestilence, une vraie bonne surprise, puis le double cd live d'Over Kill, ainsi que certaines rééditions, le Killing is my Business de Megadeth ou encore le Rebirth Agressor pour n'en citer que deux...

 

 

Te sachant être un véritable passionné, tu gères également une page d’amateurs de T Shirts metal sur facebook. Quel est le 1er T Shirt du style que tu as acheté ? A-t-il survécu d’ailleurs ? A combien s’élève ta collection à peu près ? Quelles sont tes pièces fétiches ?

Ah les tee shirts ! Ça va de paire avec la musique Metal, plus que n'importe quel autre style musical !

Mon premier tee shirt date de 1983, c'était un transfert de Motörhead, je ne l'ai plus malheureusement ! Je suis très fier de ma collection de tee shirts Vader, un groupe que je vénère au plus haut point, ainsi qu'un tee shirt de Sacred Reich que j'ai acheté en 1991 et mon tee shirt de Slayer offert pour mes 25 ans : c'est un tee shirt de la tournée Reign in Blood datant de 1987 qui est en super état...j'ai arrêté de compter mais grosso modo je dois en posséder plus de 300...c'est peu par rapport à certains !

 

 

En dehors de Rock The Nations, as-tu d’autres activités en rapport avec la musique ? Un groupe ? Si non as-tu déjà officié dans un groupe ? Et sinon t’aimes ça la patate ?

Ce qui m'a attiré dans le Hard Rock/Metal, c'est d'abord la batterie ! Ce son sur le Tokyo Tapes de Scorpions, raaaaah, ça me rendait dingue ! J'adore le regretté Clive Burr qui joue sur les trois premiers Maiden, qui restent d'ailleurs mes favoris du groupe ! Du coup j' ai joué un peu de batterie, au feeling, parce que j'ai une bonne oreille, pour jouer des trucs simples style AC/DC, mais ne me demande pas de jouer du Brutal Death, j'en serais malheureusement incapable ! Si j'aime la patate ? Quel rapport avec le vol de ma voiture ?

INTERVIEW AVEC BRUNO de RÖCK THE NATIONS (Mercredi 22h à minuit sur Radio RPL)

Y a-t-il des styles en dehors du metal que tu apprécies particulièrement ?

J'écoute un peu de Punk, des groupes comme The Exploited, Dead Kennedys ou les Pistols forcément ! J'adore aussi les vieux Renaud ainsi que Thiefaine, deux artistes vraiment terribles dans leur genre et un peu de disco ou de funk, des trucs sur lesquels je vomissais à l'époque, alors qu'un bon Chic ou Kool and the Gang, en soirée, ça fait son effet !

 

 

 

 

Pour la dernière question tu as carte blanche, on te donne le budget nécessaire et tu organises un festival avec six groupes de ton choix, fais toi plaisir !^^

Oulala la question qui tue, j'adore !

Si tu me prêtes ta Dolorean, et que je peux piocher dans toutes les périodes je choisis sans ordre particulier :

Le Kiss des 70's quand ils avaient faim et voulaient à tout prix réussir, vers 1974/1975.

Iron Maiden, avec Clive Burr à la batterie forcément, Di'anno ou Dickinson au chant peut importe !

Scorpions à l'époque de Tokyo Tapes en 1978, au top de leur forme !

AC/DC avec Bon Scott, quand on regarde toutes ces vidéos sur youtube, c'est énorme !

Thin Lizzy à l'époque Chinatown/Renegade en 1980/1981 à l'époque de Snowy White, ce n'est pas mon guitariste favori, mais les deux albums qu'il a enregistré avec le groupe restent mes favoris !

Quand au 6ème je verrais bien Metallica à leur début, ce n'était peut être pas les meilleurs en live, mais ça me botterait bien de les voir à cette époque, avec Burton !

 

 

 

Il est temps de rendre l’antenne, et la prose finale t’appartient, un grand merci à toi pour tes réponses !

Merci encore et à très vite les copains !

Partager cet article
Repost0
3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:40
TOURNEE EUROPEENNE POUR RESCUE RANGERS (KLONOSPHERE)

Avec un album qui sortira chez Klonosphere début Avril, les stoner rockers de Rescue Rangers proposent une tournée européenne.

Petite vidéo ci dessous pour vous graisser les cervicales !

 

Partager cet article
Repost0
3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:24
MARCHE FUNEBRE-'Death Wish Woman'

GRIMM DISTRIBUTION/CSR/ 2018

 

 

Le groupe du jour nous vient de Belgique et le ton est donné dans une ambiance doom/death metal pour ce Ep sorti en fin 2018 par Marche Funèbre formé en 2008 et déjà fort de sept sorties cumulant 1 Ep, 1 single, 2 splits et aussi 3 albums.

 

Nous avons ici quatre titres d'un doom/death metal à l'ancienne fort en mélodies ainsi qu'en atmosphères variables néanmoins empli d'une forte mélancolie.

Au niveau rythmique, l'ensemble est proposé principalement en mid-tempo même si l'on saura apprécier des accélérations comme pour « Broken Wings » par exemple.

Concernant le point de vue vocal, on se place sur un panel intéressant entre voix death bien caverneuse, cris plus black puis chant clair qui ne sera pas sans rappeler My Dying Bride, voire même quelques intonations à la Reverend Bizarre.

 

On retrouve la recette des combos de l'époque dans cet Ep bien exécuté.

 

On saura également souligner l'énergique et plus hargneuse « Death Wish Woman » qui aborde le doom death de manière un peu plus brut. Ici, les passages mid tempo sont plutôt utilisés sur les passages plus épiques et la structure instrumentale tend plus vers le black/death à entendre plus de lourdeur et de double pédale qui déroule.

Les mélodies sont toujours aussi bien enchaînées et la variation du chant apporte une bonne touche aux différents passages.

 

Nous avons également le morceau le plus long « A Departing Guest » proposé forcément sur une touche beaucoup plus progressive.

Nous évoquions auparavant le chant de Reverend Bizarre, et de ce fait je ne saurais que conseiller aux amateurs du sieur Albert Witchfinder de laisser l'oreille sur ledit titre.

On reste dans un ensemble très mélodique et accrocheur, et l'appréciation grandit au gré des divers tableaux proposés ici au sein d'un seul et même titre. On voyage entre parties bruts avec certains retours à l'apaisement par le biais de riffs longs.

 

Le combo propose également une reprise d'un groupe pilier du genre avec « As I Die » des anglais de Paradise Lost et force est de constater que Marche Funèbre sait s'approprier cet hymne du doom death sans singer l'originale et c'est là aussi le côté intéressant d'une reprise : lorsque le groupe y inclut sa propre personnalité.

 

Un Ep bien intéressant qui prouve aisément que la vague doom death a encore de bien beau jour devant elle tant ce Ep sait accrocher l'écoute et propose un voyage agréable.

 

Hugh Grunt

 

Partager cet article
Repost0
3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:13
JOHN 3:16-'200 Million Horsemen'

ALREALON MUSIQUE/2019

 

Il y a un petit peu moins d’un an, John 3:16 nous avait gratifié d’un album de haut vol, qui s’était d’ailleurs retrouvé dans mon top 10 annuel ( à retrouver ici : http://yargla.over-blog.com/2019/01/le-top-10-des-albums-2018-par-doomyan.html ). Vu le stakhanovisme de PH. (membre unique de John 3:16 ), il ne faisait nul doute que le sieur allait nous gratifier de nouvelles pépites sonores. C’est donc chose fait avec ce « 200 Million Horsemen », ep 4 titres avoisinant les 25 minutes.

 

Si la musique de John 3:16 a évolué de manière constante durant ces 10 dernières années, avec cet ep, Ph semble revenir à ses premières amours. L’Ambient – Drône proposé tout au long de ces 4 titres est en effet plus proche du premier album éponyme que de עשר

Il n’est en effet ici nullement question de mélodies envoûtantes, ni de riffs de guitares entêtant, la musique de l’états-unien d’adoption prend ici des allures de paysages sonores bruitistes, minimalistes, répétitifs.

 

« Therion », titre d’ouverture, est une ode ambient dépouillée. Ressemblant à une marche interminable sous un cagnard de plomb. L’air est poussiéreux, la gorge gratte, les glaires s’agglomèrent, les repères que l’on peut avoir sont distordus et brouillés. Toutes ces sensations déplaisantes sont accentuées lorsque la basse, insidieuse, prend, seconde après seconde, une place prépondérante. La suffocation est maximale. Le coup de grâce est donné par cet instrument à cordes dissonant et insistant. L’atmosphère est glauque et éreintante.

 

On pense être sorti d’affaires lorsque le titre éponyme commence avec ce riff de guitare qui semble inoffensif. Une petite sensation d’air frais qui à force d’être joué devient trouble et vénéneux. Des voix lointaines s’invitent à la danse macabre, elles s’entrechoquent, se multiplient, prennent possession de l’espace sonore. Le malaise est présent et persistent.

 

Avec « Leviathan », on se retrouve directement la tête sous l’eau avec toujours cette même impression de suffocation, d’être tiré vers le fond. La richesse des textures sonores apportent en intensité. Entre les bruits déformés de sonars, de textures aquatiques, vous avez cette sale impression d’être coincé à tout jamais dans l’étage bathyal, impuissant face à vous même. La bande sonore parfaite pour ce chef d’œuvre du 7ème art qu’est Das Boot.

 

« Rapture 2.0 » est peut être le morceau le plus fourbe de cet ep. Sous ces airs de nappes plaintives et éthérées, il en devient grâce à, encore une fois, cette basse hypnotique un véritable calvaire. Lors de la première écoute, les seules visions que j’avais, étaient un défilement de toutes les choses les plus merdiques de mon existence. j’étais pétrifié, livide. Et c’est là que je salue le génie de PH. c’est de parvenir à l’aide de sa musique à me propulser dans mes ultimes retranchements.

 

Vous l’aurez compris, cet ep, n’est pas à mettre dans toutes les oreilles ( si vous êtes hypersensibles, je vous conseillerai les autres albums, et vu la discographie fournie, ce n’est pas le choix qui manque ). Mais si vous appréciez des artistes tels qu’Atrium Carceri ou Ager Sonus ( entre autres )éteignez la lumière, enfilez votre casque, et venez affrontez ces 200 millions de cavaliers.

Doomyan

Partager cet article
Repost0