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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 21:23
NEVRASKA-'I left my work on my way home December 1st 1955'

URGENCE DISK RECORDS-APRES VOUS & GABU RECORDS/ 2020

 

 

Vous le savez déjà, ici, nous aimons vous faire voyager par monts et par vaux, nous vous demanderons alors de prendre place dans la navette pour découvrir Nevraska.

 

Les passagers persuadés de se rendre outre atlantique sont priés de descendre de voiture, car c'est plutôt en direction de la Savoie que nous nous rendons.

 

Leur nom ne vous est peut être pas inconnu dans la mesure où nous avions déjà eu le plaisir de faire connaissance avec ce duo basse/batterie il y a quelques années avec leur premier opus d'un art décalé mais pourtant bien explosif.

 

Avec cette galette ci, nous retrouvons le combo essentiellement instrumental (quelques morceaux ici ont inclus des vocaux) qui continue à nous faire voguer sur un panel encore plus varié au niveau des styles.

 

La première accroche se fait avec le morceau « Nothing To Live with the law », qui lui propose une ligne de chant et s'avère être, dirons nous, le titre le moins décalé de l'ensemble.

Une bonne ambiance assez noise/rock 90s se dégage de l'atmosphère, des parties accrocheuses et déjà quelques décalages rythmiques et ultra carrés, des passages plus progressifs.

En soit le morceau nous dépeint déjà un aperçu bien costaud de ce qui attendra l'auditeur pour le reste.

 

On saura apprécier aussi « Panic Highway », lui aussi contenant du très bon chant qui jongle parfaitement entre math rock et quelque chose de nettement plus punk rock. Nous retrouvons encore cette touche progressive qui fait beaucoup dans la puissante identité des savoyards.

 

Un soupçon plus électro sur « A Bit More » s'avère aussi appréciable et pose un côté plus planant où dissonances se mêlent à des samples.

 

« Invisible Walls » fait effet ici d'avalanche d'hystérie riffesque et rythmique aux mélodies fraîchement accrocheuses puis aux variations intéressantes qui permettent de laisser ce morceau de six minutes sans ennui.

 

Mention spéciale aussi à l'excellent « Hornet Vision » qui chauffera les oreilles des esprits fermés.

Chevauchant toujours une rythmique math rock, les gaillards posent également des passages plus lourds qui feront, au minimum, hocher la tête tant leur effet envôute.

Des passages planants encore avec la présence d'un saxophone qui sait inclure une originalité également appréciable et apportant une touche assez psychédéliquement folle à ce titre excellent.

 

Un joli retour de Nevraska, un voyage qui sait tenir l'auditeur en haleine pendant un peu plus d'une demi heure.

Aussi accrocheur que fou, l'art du combo saura ravir les amateurs de combo comme Don Caballero voire même de Zeni Geva sur certains passages.

Chapeau bas messieurs !

Hugh Grunt 

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 21:06
MORBUS GRAVE-'Abomination'

REDEFINING DARKNESS/2019

 

 

Le groupe du jour nous vient d'Italie et c'est une démo sortie au format K7 par Redefining Darkness qui nous est proposé.

 

Que les choses soient claires dès le départ : si vous cherchez à tomber sur un projet de metal actuel tout propre sur lui et raffiné, vous ferez fausse route.

Ici, il est plutôt question d'ancienne école, d'ambiance cradingue et poisseuse.

 

C'est d'ailleurs dans cette atmosphère que démarre le combat dés l'intro et « Abomination ».

Samples de films thriller/horreur qui imposent déjà quelque chose d'inquiétant avant que les affaires ne partent sur un death metal thrashy et mid tempo old school. Les riffs sont simplistes mais headbangesques, et on appréciera aussi ces quelques breaks où le batteur blaste comme il se doit,puis s'en suit un passage assez guerrier qui ne sera pas rappeler les australiens de Deströyer 666.

La voix quant à elle varie sur une gutturalisation assez thrash mais également d'autres vocaux nettement plus caverneux.

 

Sur « Violently Deceased », on trouvera à nouveau une bonne grosse touche thrash brut de décoffrage. Ici, pas de break, Morbus Grave va droit au but et déroule tout du long.

 

« The Horrible » se différencie des autres.

D'une part le vocaux n'hésitent pas à tendre vers le death bien sombre. D'autre part, les ambiances varient entre passages doom death bien lourd puis d'accélérations à l'ancienne toujours efficaces et thrash.

 

Trois morceaux à l'ancienne qui ne sont certes pas ultra originaux mais qui retranscrivent parfaitement l'esprit death de la grande époque des tape traders et consorts.

 

https://www.facebook.com/MorbusGrave

 

Hugh Grunt

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 20:58
ZOE-'Back Into The Light'

BRENNUS MUSIC/2020

Il aura fallu attendre cette année 2020 afin de voir un retour dans la lumière des calaisiens de Zoé, retour opéré d'un nouveau fait : l'arrivée de Clément à la basse.

 

Doté d'un digipack qui pose une petite polémique dans l'hypocrisie facebookienne, les nordistes savent proposer une galette qui, pour leur retour, parvient encore à décliner le rock'n'roll sous plusieurs formes avec toujours cette odeur moite de Jack Daniel's qui s'y prête.

 

Ce ne sont pas moins de dix morceaux qui oscillent entre des passages hard rock'n'roll, stoner rock, bluesy et d'autres encore plus rock'n'roll à coups de santiags dans les noix.

 

Ce rock'n'roll qui leur est cher est mis en avant dès l'éponyme titre « Back Into The Light » qui impose déjà un dynamisme aussi accrocheur, varié, et l'on trouve d'emblée musicalement un côté que le grand Lemmy n'aurait pas renié.

 

Côté encore plus marqué dans un titre comme « Band Of Brothers » où tout y est, même vocalement, et qui s'érige fièrement comme un véritable hommage à Motörhead.

 

« Cut Glass » vous fera également esquisser quelques mouvements de twist bien vener', quelques breaks et variations mettent en valeur les parties pêchues du refrain (appuyées ici et là de choeurs).

 

Un morceau comme « Wild Wild City » se présente, lui, plus sous une forme posée, rock, voire southern rock avec ces notes de grattes répétitives mais qui hument bon le Texas, sans parler de cette basse qui martèle parfaitement.

 

On saura prendre en compte le très glam hard rock 70s d' « In Praise of Lasiness », accrocheuse à souhait, cette rythmique qui endommagera vos cervicales, puis ce passage de grattes à la manière de la bande à Josh Homme.

 

L'accroche est également on ne peut plus présente sur les deux titres emplis de cet esprit boogie blues « By Your Side » et « Go Like A Bomb » sans oublier « Voices », catchy de A à Z, dont les mélodies rythmiques et paroles restent en tête juste après quelques petites écoutes.

 

L'album du retour qui fait du bien, avec cette galette, Zoé brille de mille feux.

Accrocheur à foison, varié, le combo atteint une maturité certaine et l'on sent qu'un travail titanesque a été apporté aussi bien sur le chant que les parties instrumentales.

Il y aurait encore tellement à dire de ce très bon album, mais je ne peux maintenant que vous encourager à vous le procurer en d'entrer dans leur gigue rock'n'roll

https://www.facebook.com/zoeisadirtylittlesister

Hugh Grunt

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 18:51
VOFA-'Vofa'

FUNERE/EXHUMED RECORDS/2020

 

 

Le combo mystérieux du jour nous vient d' Islande, et il nous propose se première production sortie d'un jumelage entre Funere Records et Exhumed Records.

 

De ces terres, vous vous en douterez, VOFA excelle dans un style aussi glacial que lourd, et le funeral doom proposé fera fuir les plus optimistes d'entre vous.

 

C'est avec 3 longs titres (durant un peu plus de 12 minutes chacun) au tempo très lent, mélangeant un côté à la fois massif mais aussi mélancoliquement atmosphérique , que les Islandais vous feront plonger dans de lugubres méandres.

Le style est progressif, avec donc, une emphase sur la mélancolie comme dès le début de « I » où l'arpège de guitare vous laisse flotter dans les chutes de vos larmes, avant d'alourdir le ton.

Avec la formule proposée, on pensera à un combo comme Evoken par exemple.

 

Le chant est principalement bien death et caverneux, cependant nous remarquerons des accompagnements au chant clair dans un titre comme « II ».

 

On appréciera le duo basse/batterie qui mène hautement l'ambiance, posant même une variante presque sludge, dans « III » qui se démarque des précédents titres par son esprit plus groovy.

 

De bon augure pour la suite, les 3 morceaux permettent de passer un instant obscur mais agréable, mêlant un côté planant, de la tristesse, mais aussi lourdeur et colère.

A suivre de près.

 

Hugh Grunt

 

 

https://www.facebook.com/VofaDoom/

 

https://www.facebook.com/funere

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 03:02
Réédition du 1er album d'ARALLU en vinyl chez ESSENTIAL PURIFICATION RECORDS

Déjà passés par nos pages, les Israéliens d'ARALLU , reviennent bientôt dans la mesure où nous allons nous pencher sur la réédition de leur 1er Opus " The War on Wailing Wall" chez Essential Purification Records

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 02:23
VOKODLOK-'Oracle's Fury'

AUTOPRODUCTION/2020

 

 

La destination qui suit aujourd'hui est la Roumanie avec ce Ep proposé par Vokodlok, et le Ep regroupe 6 titres dont une reprise de Dies Irae.

Formé en 2000, le Ep ici proposé fait suite à un premier album datant de 2003.

 

Ce que nous pourrons d'emblée constater à l'écoute des morceaux, c'est que Vokodlok met l'emphase sur les ambiances que le groupe se plaît à varier.

 

Prenons le titre « O .f. » qui est bigrement épique, à la fois mélancolique et entraînant avec ces arpèges qui allègent les parties nettement plus massives et poignantes où le chant guerrier. Le morceau se fait progressif, et le tempo est plutôt mid-tempo.

 

Pour ce qui est du plus brut mais très mélodique, « The Weak » fera l'unanimité chez les fans du style.

On appréciera ce côté bien scandinave des 90s qui ambiance ce titre. On sent les Gorgoroth, Enochian Crescent et j'en passe, ambiances d'ailleurs également bien présentes sur un titre comme « Alive » et son chant déclamatoire.

Au passage, on saluera toujours ce côté épique appuyé par le solo de guitare un peu plus qu' à mi chemin sur le morceau.

 

Cet Ep est à la fois mélodique, agrémentés de quelques touches folkloriques slaves, brut de décoffrage et épique à souhait. Un bel effort qui nous vient de Roumanie.

Hugh Grunt

https://www.facebook.com/VokodlokOfficial/

 

 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 17:25
INHUMAN-'Unseen Dead'

GRIMM DISTRIBUTION/SEVARED RECORDS-2020

 

 

Repartons pour une production de chez Grimm Distribution et de Sevared Records, pour un combo qui nous arrive de Costa Rica.

Formés en 2011, Inhuman nous fait part de son 3ème album sans concession d'un brutal death bien sombre et technique.

Introduit par une mise en bouche instrumentale « Lors Of Beasts », c'est directement cette ambiance sombre, digne des groupes de death suédois tant par les rythmiques, le chant bien graveleux et le son des grattes qui violentent bien grassement,qui saute à l'esprit.


 

On se prend une dose massive de lourdeur dans l'ensemble et le groupe n'hésite pas à varier les titres, allant de brutalité totale, à d'autres passages nettement plus lourds où les breaks sont de mises.

On appréciera des titres comme « Careful What You Fear » et « The Last Prophet » où le côté technique est bien mis en avant, mention d'ailleurs bien spéciale au solo de basse du premier morceau cité.

Un autre titre comme « The Poisoned », lui, vous plaquera sévèrement au sol puis vous écrasera tel un bulldozer de chantier. Du blast, une vélocité des guitares vraiment balaise , et cette voix agressive et graveleuse sauront plaire aux amateurs de violence pesante.

Pour toute brutalisation supplémentaire (je vous vois en réclamer, vous, au fond de la salle), le titre éponyme « Unseen Dead » ne pourra que vous apporter grand joie dans cette quête. L'ensemble s'enchaîne, toujours avec des breaks dans la structure qui permettent de poser un côté encore plus bestial au carnage ambiant.


 

Une bien bon album proposé ici donc, et qui permet de (re)constater que des groupes de tueurs officient en Amérique du Sud. Les Costa Ricains font bien fort ici.


Hugh Grunt

 

https://www.facebook.com/Inhuman.MetalBand/

https://inhuman1.bandcamp.com/

 

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 18:43
HELLGRIMM-'Elysium'

AUTOPRODUCTION/2020

 

 

Première chronique sur Yargla depuis un bon moment. J’espérais un retour en fanfare, proposant une chronique dithyrambique d’un groupe d’une bourgade inconnue révolutionnant le microcosme musical tel Neurosis l’a fait début des années 90. Il n’en sera rien, et le come back se fera sans tambour ni trompette.

 

Au menu aujourd’hui, Hellgrimm ( bon… ), avec son second album « Elysium ». J’ai appris à ne pas juger un livre à sa couverture, mais rien qu’à voir l’illustration utilisée pour ce nouveau 7 titres, le ton accusateur de mon esprit a pris le dessus, et il ne s’est pas trompé le bougre.

Passons donc cette pochette jaunâtre faite sur paint en 2002, pour nous attaquer au Stoner Metal du trio texan.

 

Première chose qui frappe, est la pauvreté de la production. Ce qui n’invite pas à vouloir plonger plus profondément dans cette œuvre. Mais l’oreille se faisant à tout, on finira par y retrouver un côté sympa à ce son garage/lo fi daté des 80’s.

 

Les compositions sont un mélange de metal, thrash, stoner, grunge… Un melting pot assez disparate qui a tendance à perdre l’auditeur au fur et à mesure que chaque titre déroule. ( et pourtant, la moyenne est de 3 mins par morceau )

 

A lire ces premières phrases, ont pourrait croire que cet album n’a que des défauts. Mais non. Les riffs ( et surtout les solos ) de guitares sont souvent bons, visent juste.

La voix d’Erica apporte cette touche d’originalité. On sent qu’elle maîtrise le sujet, sans en faire de trop. C’est un des gros points positif de cet album. Et pourtant, comme vous le savez, les voix féminines en général ce n’est pas trop mon trip.

 

Finalement, c’est un album avec lequel on passe un bon moment, replongé dans les 80/90’s lorsqu’il y avait encore une certaine naïveté ( et ce n’est nullement péjoratif) dans le fait de faire de la musique, et qu’on ne cherchait pas à avoir la meilleure production, le meilleur visuel, le meilleur tout… Mais qu’on jouait simplement pour le plaisir. Et la grande force de cet album sans conteste la sincérité et le plaisir que prend le trio à faire sa musique. Et rien que cela, ça n’a pas de prix.

 

Doomyan

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 18:21
THE MALICE- 'Legions Of The Dawn'

SATANATH RECORDS/ MORE HATE PRODUCTIONS/2020

 

 

Il y avait déjà un petit moment que nous avions évoqué Satanath Records, nous allons donc aujourd'hui mentionner à nouveau ce label russe qui propose une collaboration avec More Hate Productions.

 

Pour cette fois, The Malice se présente sous forme d'un duo germano-suédois, et le ton utilisé avec cet album se veut brutal death metal technique.

 

C sont neuf titres que nous avons ici où la puissance s'allie à une certaine lourdeur ainsi qu'une gestion des mélodies parfaites.

Les rythmiques savent varier quand il faut, allant du saccadé au nettement plus lourd, le résultat final est une véritable tarte technique où la vélocité des grattes ne pourra vous laisser sur le cul que ce soit en technique qu'en mélodie.

 

On ressentira des influences comme Deeds Of Flesh, mais encore aux gaillards de Morbid Angel comme sur un titre comme l'excellent « Aeon Ov Horus » avec sa double pédale massive, ses breaks, sa violente lourdeur où cet ensemble sait varier sur des rythmiques plus saccadées lors de breaks fortement efficaces qui ne seraient pas non plus sans rappeler les vieux albums d'Edge Of Sanity.

Les vocaux sauvages et lourds collent parfaitement à l'ambiance , lui imposant un côté malsain.

 

Que dire d'un titre comme « Purson » et de sa brutalité sans limite ? Ce morceau est une véritable tuerie où dévalent les blasts, les roulements schizophrènes, distribution de tartes ici et là, brutalité qui ne sera pas sans rappeler non plus quelque part un combo comme Origin .

 

Quelle énergie mes aïeux ! Quand la brutalité s'allie parfaitement aux mélodies tant lourdes que tranchantes, le tout appuyé par un chant lourd et puissant, le résultat ne peut être qu'appréciable et sans pitié !

Un très bon album que nous avons içi sous le coude !

 

 

HUGH GRUNT

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 19:19
NZGL- Tales From The Pale Moon

MUZIKO-EYE/2019

 

Poursuivons avec un retour sur nos terres et la mise en avant d'un projet fort prometteur, j'ai nommé NZGL mené par le maître de cérémonie Gael Ligier et qui donc, ici, propose son premier opus conceptuel de trois titres intitulé « Tales from the Pale moon ».

 

Appuyé par deux acolytes pour les programmations de batterie et certains passages vocaux, le gaillard sait proposer une œuvre riche en atmosphères et ce même au sein d'un seul et même titre.

 

En démarrant avec « Chapter I : The Pale Witch », on percute sur un black death mélodique aussi brutal que technique. Les mélodies sont entêtantes, les riffs tranchants embrassent des riffs plus lourds. On appréciera les arrangements électroniques qui viennent poser un côté plus atmosphérique et planant.

La rythmique varie du brutal blast à des choses plus saccadées, techniquement bien ficelées.

Le chant est terriblement hargneux rappelant (comme certains passages musicaux) Behemoth.

On saura apprécier le petit passage jazzy qui vient poser un peu de répit avant que ne reprenne le martelage mélodico-rythmique.

 

On poursuit sur un titre toujours aussi vif avec « Chapter II : Dormant Voracity » où les riffs sont vraiment excellents. La batterie opère toujours sur un blast ce qui n'en demeure pas un aspect atmosphérique apporté par les arpèges de gratte. NZGL gère très bien l'aspect technique dans ses structures et le travail porté sur la mise en avant du côté des mélodies est énorme.

 

« Chapter III : The Last Gate To Dusk » s'avère moins rentre dedans et plus lourde. L'ambiance se fait assez lugubre au démarrage avec cette montée progressive où les vocaux sont un peu plus 'murmurés'. L' ambiance black lourde s'allie aisément aux variations plus death. On saluera encore ces appuis électros qui savent imposer un côté inquiétant à l'ensemble. Le titre est bien lourd comme il se doit.

 

Prometteur : le mot est lâché.

Ce premier Ep est bourré de très bonnes idées, le tout est très propre mais tâche là où il faut.

Le black death que nous avons ici laisse sur notre faim tant l'expérience fût brève. Vivement l'heure du rab.

 

Hugh Grunt

 

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