2007/Autoproduction
Sur ce coup-là, je n’ai pas été sérieux. Du tout. J’ai un truc excellent à vous faire découvrir depuis des lustres (du XVe siècle, les lustres, minimum, voire des lustres du Moyen-Age ou même de l’ère jurassique), et je remets sans cesse sa chronique à plus tard. Attention, entendons-nous bien : j’ai déjà écrit des tas de choses au sujet de la musique d’Arkanovoid afin de préparer cet article, que j’ai sauvegardées un peu partout sur ordi ou clé USB (Union Sportive de Boulogne/mer, j’ai la clé du stade). Seulement, voilà… Je n’ai pas finalisé l’article en question, ce qui fait que les idées et remarques à propos de ces super morceaux croupissent dans un obscure fichier, en ayant perdu depuis ne serait-ce qu’un très mince espoir de voir un jour la lumière. Ce sont donc les compteurs que je remets cette fois-ci (à zéro) pour parler de la musique de cet ovni de la scène… Bah, en fait, difficile de trouver une véritable scène lui correspondant parfaitement ! Disons qu’Arkanovoid nous emmène sur des contrées si variées que tenter de lui apposer une étiquette serait à la fois une entreprise difficile et un vrai gâchis car forcément réducteur. Vous vous posez certainement, à juste titre, la question du support qui vous permettra d’écouter les perles dont je commence à vous vanter les mérites ; et bien inutile de sillonner les rayons de vos disquaires, même des mieux fournis : ces morceaux aussi indépendants les uns des autres que différents ne font pas partie d’un quelconque album et seuls le site myspace du projet vous permettra de vérifier auditivement ce que vous allez lire ici. En effet, j’ai reçu huit morceaux sur internet, constituant une sorte de démo officieuse, un panel représentatif, si ce n’est de la teneur de la musique d’Arkanovoid (difficile d’y fixer des limites), du moins de son potentiel, tandis que, en ce qui vous concerne, vous pouvez en écouter quatre sur la page mon espace, dont une récente qui ne figure pas parmi « ma » démo et qui s’avère encore une fois très réussie. Les huit pistes qu’il m’a été donné d’écouter partent, tel un feu d’artifice de couleurs, vers une multitude d’horizons différents, mais c’est pour la bonne cause, ou plus précisément pour le plus grand plaisir des chanceux croisant la route de ce one man band. Sans faire durer plus longtemps le suspense, je vous annonce tout de go que je vous proposerai simplement un passage en revue linéaire de ces chansons, sans mentionner leur titre, pour une raison secret-défense que je ne saurai évoquer ici (non, ce n’est pas simplement parce que je ne les retrouve plus !)
La première piste nous emmène ainsi voguer sur les traces d’un Eels, pour une similitude et un rendu final complétement bluffants. Les mélodies sont judicieuses et entraînantes, les arrangements parfaits, la diversité des instruments intéressantes et, last but not least, la voix représente une véritable cerise sur le gâteau tant la ressemblance est troublante avec l’originale. Une petite bluette « balladesque » vient créer un émoi de trois petites minutes, nous sommes fébriles à l’idée d’entendre la suite. Et nous ne serons pas déçus. C’est en effet une excellente chanson electro-pop qui vient cette fois-ci jalonner notre parcours initiatique, somme toute assez différente du morceau « anguillesque » inaugural du côté de la musique, moins du côté de la voix (comprenez : encore une fois énorme). Cette très bonne impression ne se tarit pas à l’écoute des morceaux suivants, qui nous emmènent d’abord sur un terrain « beatlesque » pour une ballade toujours narrée par une très jolie voix « eelsesque » (hum, pas évident à prononcer) mais également sans cesse agrémentée de nouvelles sonorités, puis, sur un tempo plus enlevé, nous sommes embarqués sur une « franzferdinandation » peuplée d’interventions mélodiques du meilleur effet (guitare ou clavier), avant d’être finalement accueillis, pour un atterrissage des plus agréables, par un organe (vocal) et un organ (« orgue » en français) des plus accueillants, qui n’oublient pas de se montrer originaux avec cette ligne mélodique digne d’une messe de minuit qui, elle, aurait oublié d’être chiante. « Finalement » ? Non, car un compositeur résiste encore et toujours à l’envahisseur. Arkanovoid nous offre donc deux derniers morceaux toujours aussi bons, presque parfaits en fait (pourquoi « presque » ? Parce que les esprits chagrins viendront toujours nous rappeler que le parfait n’existe pas, patapata, patapati). La 7e piste aurait pu s’appeler Le 7e art, tant elle aurait conclu cette vraie-fausse démo avec brio, mais l’aventure ne s’arrêtera qu’avec la huitième qui vient nous rappeler à quel point la voix est ici impressionnante, à quel point la musique d’Arkanavoid est brillante et à quel point on en redemande. Il ne vous reste plus qu’à harceler son géniteur pour en savoir plus sur l’état actuel du projet et sur ses ambitions à court terme au niveau production. Un bonheur ne venant jamais seul, vous retrouverez sur myspace les liens vers les autres projets de Mr Arkanovoid. Et comme vous avez été sages, Mr Yargla, quant à lui, veut bien daigner poser quelques questions à ce dernier pour obtenir des éclaircissements sur les zones d’ombre soulevées dans cet article.
www.myspace.com/arkanovoid