2007/Autoproduction
Ici, je n’aurai pas besoin d’argumenter pendant des heures. Les hardcoreux de Forty Oz sont issus de la Côte d’Opale, moi aussi, ils sont même de Berck/mer, moi aussi (oui, oh, bon, ça va, on va pas chipoter, Rang-du-Fliers Verton Berck 2 minutes d’arrêt, correspondance pour Berck par autocar), alors 40 'Oz, c’est bien et pis c’est tout !
(2e référence à Philippe Lucas dans les lignes de Yargla, je commence à me faire vieux)
Pour la plupart des bons cds, on peut dire qu’on pleure deux fois : quand on les achète (19,90€, aheeeeeeem) et quand on les écoute (huuuuuum, c’est bon). Ici, on ne pleure qu’une fois, voir deuxième raison. Le cd est pas cher, le groupe se fait fort de proposer sa musique à un prix attractif, force est de constater que même un parc d’attractions ne saurait rivaliser en matière de magnétisme, en plus ici pas besoin de faire un prêt sur 25 ans pour payer le parking (« Ba-ga-teeeeeeeeel-leuu, pour les nantis élégants… »)
Ceci dit, je n’ai rien contre les baggy, ils doivent être légions aux concerts de 40 ’Oz.
Sur ce 7 titres, attendez-vous à en prendre plein la gueule pour, donc, presque pas un rond, les morceaux sont à la fois hyper rentre-dedans et empreints de mélodie, voire de mélancolie sur certaines parties (intros notamment) ; les changements de rythme se posant là pour aérer le tout, pour le plus grand bonheur de l’auditeur avide de sensations et de diversité. Les chansons existent en tant que telles et sont loin de n’être qu’un assemblement de riffs, elles forment un bloc compact qui fédère par son côté catchy et in your face. 40 ‘Oz a eu le temps d’élaborer ses morceaux au cours des multiples concerts donnés (majoritairement mais pas seulement) dans la région, on sent qu'ils bénéficient d’un aspect paradoxalement réfléchi, malgré l’énergie, la conviction et la violence qui s’en dégagent. Les parties de gratte s’avèrent plus que puissantes –quel son !!– et inspirées, le chant dévastateur et expressif (chant clair, gueulé, on entend même quelques cris hystériques chers à des groupes comme Envy) (apparemment un changement de line-up serait malheureusement survenu dans ce domaine récemment, à vérifier dans une prochaine interview…), la rythmique basse/batterie offrant l’assise nécessaire à une destruction en bonne et due forme. Chacune des 6 pistes (+ l’intro), dans un registre que l’on peut qualifier de teeth-breakin’ hardcore/metal with parties mélodiques bien senties, remplit son rôle avec (laffairlouiss) brio : divertir, émouvoir, faire headbanger le chaland qui, pour le coup, oublie d’être nonchalant…
Petit plus qui fait la différence, chaque piste vous reste en tête grâce à une mélodie, un chant, un break, bref vous reste en tête quoi, cherchez pas la ptite bête !!! Puisqu’on vous dit que… (J’arrête, je vais encore m’emporter, et en plus j’ai pas mes pilules sur moi…) Le tout est ultra entraînant, voilà ce qu’il faut se dire et ce dont il faut se rappeler. Riffs tranchants, vocaux hardcore surpuissants ou punk/rock rentre-dedans, tout y est. Ne cherchez plus…
Et n’oubliez pas d’aller les voir live comme on dit dans les milieux autorisés… Un conseil, si vous avez des lunettes, attachez-les avec un scooby-doooo… D’ailleurs, si vous pouvez, préfèrez-leur des lentilles, au risque de passer pour un fayot ou de vous entendre dire que vous vous la pètez…
Akate !! Gouto avin din dire du mal !!
www.myspace.com/40ozcrew