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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 17:19
HELLHUMM-'Random Damage Industry'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

La musique industrielle est depuis longtemps, pour ne pas dire depuis ses débuts, une affaire exclusivement allemande. La plupart des artistes y sont situés, le public avec, et il n'est pas étonnant que beaucoup de groupes d'autres pays connaissent la notoriété bien loin de chez eux. C'est le cas du groupe Hellhumm, groupe composé de Javier Calvo au synthé et à la programmation, Sergio Torroba Herranz lui aussi aux synthé et à la batterie électronique et l'acteur Ignacio Ysasi au chant et à la guitare. Le groupe sort donc son premier album, autoproduit, "Random Damage Industry" d'une durée de 40min pour 11 chansons prometteuses montrant que l'Espagne possède son lot de talent.

 

"Random Damage Industry" commence avec un premier titre "Scramble" d'une efficacité remarquable et donnant directement la température de l'album. On est sur de la composition réfléchie, des sonorités de synthétiseurs entêtantes et malines, et un chant hypnotique qui rappelle Dave Gahan voir Gary Numan.

Chaque morceau de l'album possède sa propre identité. On y décèle d'ailleurs pas mal d'inspiration à Depeche Mode, Nitzer Ebb, Front 242 ou encore Skinny Puppy, variant entre chaque morceau, certains sonnant plus harsh comme "Gravity (Restraint)" et sa sonorité très indus des 80s ou l'instrumental "Scum"; comparé à des morceaux plus accessibles, car tournant assez soft-pop, tel "No Dawn" et son refrain entêtant (un coup de coeur personnel pour ce son).

Cependant, l'album souffre à l'écoute d'un soucis de mixage/mastering assez flagrants sur certains passages, rien de bien méchant mais quand même assez frustrant par-moment tant ça gâche un peu le plaisir.

Dans l'ensemble, Hellhumm nous livre un premier album entrainant et varié qui témoigne de la passion des membres pour la musique. Mélangeant des effets EBM contemporains et old-school, des effets indus venant des 80s et d'autres venant de la pop voir de l'electro-rock, "Random Damage Industry" saura combler toutes oreilles friandes de sonorités électroniques malgré un soucis de mastering, et il n'en sera que bénéfique que de suivre ce groupe dans son évolution.

Skarjay Nygma

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