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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 19:24

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                                              2006/Enrage Productions

Headbanging time! Pour ce 3e pavé de l’Esprit du Clan, les franciliens nous plongent direct dans l’arène avec une intro ultra-plombée, augurant du meilleur pour la suite des événements. "Circus Frénésie" débarque alors dans nos enceintes avec ses super riffs, son mix détonnant de hardcore et de métal, son refrain entêtant, ses breaks bien sentis… Bref, tout y est! Le chant en français fait passer le message de façon intelligible et communicative, avec cette lourde voix power -virant parfois sur le death- du meilleur effet. D’entrée de jeu, le ton est donné : on se dit que si l’opus dans son ensemble est du même acabit, c’est à une sacrée bombe que l’on va se frotter… Le doute n’est rapidement plus permis : "Dans cette Fournaise", le morceau suivant, se déchaîne sur un énorme riff de départ mid-tempo et hyper accrocheur, et, quand le maître-hurleur se met à scander « Noiiiiiiire… Est ma destinéééééééééée », c’est avec une vive émotion que l’on réagit et que l’on appréhende la suite avec une fébrile impatience… Suite qui s’avère nous planter des parpaings dans la tête, riff après riff, refrain après refrain, morceau après morceau… La musique bétonnée et les paroles enragées sont parfaitement complémentaires, rien n’est à jeter dans cette amalgame de rage sonore et vocale. Les thèmes abordés dans les textes accrocheront sans aucun doute la plupart des métalleux (ou excités d’autres horizons) qui se reconnaîtront dans ces sujets aussi introspectifs qu’universels, Arsène et Shiro exposant leurs démons à la fois de manière sincère et efficace. Les mots employés sont simples mais ô combien percutants, et l’on ne peut qu’être pris à la gorge par la diction ultra-puissante et le caractère déterminé et écorché des idées. A ce titre, ce qui aurait pu s’avérer un assemblage de lieux communs n’est rien d’autre qu’une pure réussite. Preuve de sa forte personnalité et de son envie de faire ce qui lui plaît, le Clan se permet quelques incartades salvatrices (guest au chant pour un titre « boostien », ballade chargée d’émotion, breaks en son clair) pour éviter la redite. Vous l’aurez compris, pas grand-chose à critiquer sur ce 3e skeud (celui de la maturité paraît-il)… Certainement pas le son en tous cas, massif. Pour clore le tout, ces messieurs ont l’air d’avoir toujours les pieds sur terre et de savoir rester humbles et accessibles, comme en attestent la vitesse et l’amabilité avec laquelle ils m’ont répondu pour la chronique. On ne voit pas ce qui, désormais, pourrait les arrêter. Et tant mieux…

www.espritduclan.com  

www.myspace.com/lespritduclan
 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 16:31

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                                                          2006/Interference

Il y a de cela quelques mois, j’évoquais avec un ami la période lointaine et révolue où le magazine Rage nous abreuvait chaque mois de chroniques, interviews et autres dossiers qui nous faisaient découvrir des groupes dont nous n’aurions jamais soupçonné l’existence autrement (précisons qu’il faut se situer dix ans en arrière et qu’en ces temps reculés, la divinité Internet n’appartenait encore qu’à la mythologie). Mary Beats Jane, Prohibition, Sixpack, Snot, Basement, Jesus Lizard, Kepone, Mass Murderers, tous appartiennent désormais à l’histoire du métal, du punk ou encore de l’indé (à défaut d’être connus du grand public, Snot mis à part -et encore, on reste loin d’un Linkin Park) et avaient droit de cité, comme des centaines d’entités qui ne vous diraient aujourd’hui pas grand-chose, dans les pages de cet auguste représentant des veuves et orphelins électriques. Sorte de Versus des années 90 (Vs qui d’ailleurs semble avoir disparu de l’horizon, malheureusement), Rage savait apporter de la lumière à des groupes et des styles originellement peu médiatiques, tout en permettant à ses lecteurs de naviguer dans d’autres sphères culturelles grâce à d’intéressants dossiers.
Quelques heures après cet épisode emprunt de nostalgie, je découvre parmi mes mails une «friend request» myspace de… Basement! Ce doit être ce que l’on appelle le hasard… Basement, groupe indé qui partageait avec les combos cités plus haut, à mes yeux du moins, la particularité de ne plus être en activité. Après leur avoir relaté la même anecdote, ils me proposèrent de m’envoyer la preuve de leur reprise d’activité, en l’ocurrence Everything Gets Distorted, 3e enregistrement mais 1e album nous proposant une bonne demi-heure de salves sonores réparties en 8 titres.
Passons d’emblée à l’étiquetage… Pas évident à première vue d’apposer une catégorie précise et définitive à ce bouillonnant ensemble sans prendre le risque de passer à côté d’un style ou de cantonner la musique du groupe dans une prison de qualificatifs laconiques. Mettons-nous donc d’accord, pêle-mêle et sans prétention d’exhaustivité, sur les termes de « post-rock », « post-core », « noise-rock » et autres « emo-core », réunis sous la plus générale bannière de l’indie. Pour ceux qui n’en sont pas plus avancés, on peut, sans recourir à leur bio, gager qu’outre leurs contemporains français ou anglo-saxons évoluant ou ayant évolué dans le même style depuis le début des 90’s, un groupe comme Fugazi ne doit pas être étranger à l’univers des libournais. Cependant, alors que j’ai toujours eu un peu de mal à entrer dans « Red Medicine » (le seul album que je possède des américains), la musique de Basement m’a, elle, immédiatement paru accessible et entraînante. Ceci ne signifie pas que nos compatriotes du sud-ouest sont moins subtils que leurs glorieux aînés de Washington, seulement que le côté rentre-dedans des premiers m’a plus parlé que les structures saccadées des seconds. N’allez pas pour autant vous imaginer rentrer dans un album des Ramones ou de Slayer au niveau des BPM : dès le 3e morceau ("Maelström"), Basement ralentit la cadence pour nous offrir un superbe instru mid-tempo. Côté français, je dirais qu'ils me rappellent parfois nos nordistes de Tang, la voix notamment. Pour ce qui est du son de ce LP, il est pêchu et, en cela, a de grandes chances de titiller les oreilles des plus métalliques d’entre vous, si toutefois ils ne rechignent pas devant des ambiances plus rock, plus posées parfois… Mais toujours énergiques et judicieuses (imaginez des Isis ou Cult of Luna en moins apocalyptiques, sans l’alternance parties extrêmement calmes et plans hurlés). Ce groupe a pour moi de nombreux atouts pour rallier des partisans de nombreuses castes musicales, avec ce 8 titres très varié (que ce soit au niveau des riffs, du rythme ou des ambiances), à la fois accessible et fouillé, tour à tour accrocheur et feutré, alternant judicieusement rage expressive et énergie contenue. Maelström (on y revient…) d’influences parfaitement assimilées, Everything Gets Distorted, nous présentant des compos bénéficiant de la maturité évidente de leurs géniteurs, devrait apporter à ces derniers une reconnaissance méritée. Pour éviter qu’une fois encore un excellent groupe ne disparaisse, dans l'indifférence générale...

www.basement-dept.com     

www.myspace.com/furianoise   

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 12:42

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2006/Autoproduction

Bienvenue chez Abitbollus. Vous pénétrez dans cette (ces) enceinte(s) à vos risques et périls. Voici l’annonce qui aurait pu ouvrir Clock Me Jesus, ce 1er album (succédant à la démo De Mysteriis de Don Camillo - 2003), tant il faut être assuré d’être solide mentalement parlant pour espérer ne pas sombrer dans la folie à l’écoute du black/death génétiquement modifié des amiénois (opération Blague Métal qu’ils appellent ça…) Si, musicalement, on est tenté d’accoler une étiquette à cette troupe de foufous, on doit bien vite se rendre à la raison (humm…) sous peine d’être bien trop réducteur. Tandis que les premières minutes s’égrènent, l’auditeur se retrouve déjà sous le joug des changements de tempos (ah c’est italien… Bon, « tempi »), des variations vocales (black, grind, chant clair…) et des intrusions de parties instrumentales (de clavier, en l’occurrence) franchement décalées pour un tel monde de brutes. Le chant, quand il n’est pas extrême, distille des textes subtils et déjantés valant le détour(nement) et qui ont la particularité d’être parfaitement compréhensibles car exprimés dans la langue de Molière et Gustave Parking. Avouez qu’on n’a pas souvent l’occasion d’entendre un album dit « extrême » commencer par une phrase du type « Les choux du jardiiiiiiiiiiiin », raclée par une gorge canal-sataniste. C’est tout un univers à part qui nous ouvre ses portes avec Abitbollus, même si, musicalement, les fans de métal (métal méchant inclus) ne seront pas dépaysés et pourront largement trouver leur compte pour peu qu’ils ne soient pas déboussolés et dérangés par le côté décalé (attention euphémisme!) de ces représentants de Damien et d’Amiens. Excellente surprise, la section instrumentale assure et les plans sont aussi variés qu’efficaces. Abitbollus évite ainsi les écueils d’un monolithisme lassant (malheureusement fréquent dans le genre), aidé en cela par l’ajout de divers samples cinématographiques incongrus (on pouvait s’y attendre, ces ostrogoths-là ne regardent pas que la radio…), issus de la Classe américaine (forcément), Wayne’s World, Cité de la Peur (j’en passe et des plus cultes), parfois intégrés au sein même d’un morceau. Cornemuse, claviers cartoonifiants, berceuses, flûte soupochouesque, pastiches d’Eros Nécropsique, de Maiden ou Mercyful Fate, les clins d’œil sont innombrables, on s’amuse décidément beaucoup, mais cela sert vraiment la musique en l’aérant. On pense bien sûr aux autres illustres régionaux de l’étape, Carnival in Coal, ou à un Costa Gravos (pas très éloigné non plus géographiquement… Visiblement, There’s something wrong in the air of the North, that makes us crazy). Elément important mais non rédhibitoire quoi qu’il arrive, l’assise technique est très bonne (mention spéciale à “M666 Television Bizarre” et ses envolées guitaristiques). Les structures des morceaux sont construites de manière à surprendre et on se retrouve, au final, avec un nombre impressionnant de voies empruntées. Saupoudrez le tout d’un son à la fois bon et underground, vous obtiendrez, à l’arrivée, un skeud-ovni indispensable à tout membre du club « Métal, Folie et bonne Humeur » (association loi 1901 à but non lucratif) qui se respecte. Et pour ceux qui ne supportent pas les infidélités au sacro-saint Dieu Troumétol, ils n’ont pas fini de déplorer la marche en avant de ces groupes franchouillards résistant encore et toujours à l’envahisseur Yves Morozité… Et d’être victimes de persistence crétinienne!

www.abitbollus.fr.tc  

www.myspace.com/abitbollus

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 00:22

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                                                   2005/Autoproduction




Mes comparses de Yargla le savent bien: j'ai toujours eu du mal avec les groupes utilisant la langue de Molière pour exprimer le plus profond de leurs pensées dans leurs morceaux. Et là... Et là... Necron est arrivé! :)
Venant tout droit de Melun, cette "tribu du néant" n'en est pas à son premier méfait. Avec "La Mort Au Bout Du Rêve", ils nous offrent leur premier album de 8 morceaux pour approximativement 25 minutes et une démo a vu le jour auparavant, en 2002. D'emblée, nous pouvons nous apercevoir que le groupe n'est pas débutant, puisqu'il a été formé en 1995.

Décernons déjà une toute première mention au son plus que favorable pour cette autoproduction. Pour poursuivre cette NECRONique (hahaha elle est facile celle-là, merci Sacha), évoquons l'ensemble des morceaux présents sur cet album. "Inconscience" fait office d'intro à la guitare acoustique et vient nous ouvrir l'appétit... Suite à quoi le groupe se fait plaisir et nous fait plaisir au travers d'un death metal pas forcément bourrin (j'entends par là qu'il ne s'agit pas de brutal death ultra rapide avec 800 000 blast beats) mais très efficace. Les riffs sont bien lourds, tout comme la rythmique, et rien qu'à l'entente des premiers soli dévastateurs, on se rend compte qu'en effet le groupe ne date pas d'hier et qu'au fur et à mesure des années, Necron a su se perfectionner techniquement. Quelque part, ils me rappellent un peu Loudblast dans leurs premiers albums ou encore, par moments, Six Feet Under. Des vocaux très gutturaux, une alternance voix bien graves et backing vocals plus écorchés, de nombreux breaks mélodiques... On remarquera aussi le petit passage oriental dans le morceau "Six pieds sous terre" (un hommage justement au groupe cité plus haut?) montrant une fois de plus que le groupe n'a pas grand chose à prouver d'un point de vue technique.
J'ai beaucoup apprécié le morceau "Le pion", le genre de morceau que l'on a dans la tête le matin pour aller au boulot (peut être parce que je suis surveillant dans un lycée haha mais j'ai souvent dans la tête la voix de GorGor déclamant: "Je suis un pion!"). Mention très bien aussi à la chanson qui suit: "Je suis mieux mort", ma préférée d'ailleurs. Encore un morceau sur lequel je regrette ne pas avoir de cheveux longs. Rien que ce break de basse où GorGor débute son refrain, c'est de la pure folie messieurs dames, je vous le dis.

Voici donc un groupe tricolore que l'on ne peut que supporter et recommander à tous les amateurs de death metal qui se respectent. Une fois de plus, merci à Myspace sans qui je serai peut être passé à côté de ce brulôt de joyeux drilles. Je vous encourage ainsi à répandre le "Virus" Necron (vivement un petit concert dans le coin!) et je concluerai cette chronique en précisant que le groupe est toujours à la recherche d'un label pour produire et distribuer son prochain album.
Et comme on dit à son pote alcoolo que l'on prend goût à voir vomir: "Vivement la prochaine galette!"

www.myspace.com/necronband 

www.necron.fr 

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 17:55

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                              2006/autoproduction

Choix judicieux que cette photo d'un paysage désertique et aride dénué de toute présence humaine pour illustrer ce split cd partagé par Glaukom Synod et The Processus. Lorsque l'on parle içi d'absence de toute présence humaine, c'est notamment pour décrire l'effet causé par ce cd, il est clair qu'aucun humain normalement constitué sorte indemne à l'écoute de ces deux combos. Nous avons içi la véritable bande son de scènes post-apocalyptiques dans lesquelles les deux groupes se plaisent à torturer les neurones et l'esprit de l'auditeur. Ils apparaissent par ce biais comme les pires ennemis des plus grand fans d'"easy listening". Glaukom Synod aiguise les instruments de torture et démarre les hostilités. Mêlant tour à tour des éléments industriels, harsh noise ainsi que certains aspects du métal extrême (brutal death/goregrind...), l'ensemble s'avère, contre toute apparence, assez bien construit. Les diverses séquences s'accordent plutôt bien dans l'ensemble avec notamment l'utilisation de samples et de vocaux ultra saturés lorsqu'ils ne sont pas régurgités. Chaque morceau apparaît comme un patchwork de tous ces styles accouplés et remaniés à l'extrême. Dans sa démarche, Glaukom Synod me rappelle quelque part Otto Von Schirach dans ses mélanges de styles. Pour ne citer qu'eux d'ailleurs, les fans d' Otto Von Schirach ne pourront qu'apprécier ce petit split bien hystérique. Concernant les morceaux en eux mêmes donc, certains sonnent principalement industriels/harsh noise avec autant de Bpm qu'il n y aurait pas assez de chinois sur terre pour les compter comme dans "Mental Dissection Of A Prostitute" ou encore "Promulgator"; d'autres, si je puis me permettre, sont un peu plus "dansants" tel "Ill Syncop Pleonasm (Caustic)" qui me fait penser à de vieux groupes d'indus dans ses moments les plus mid tempo (pour ne pas dire "not so fast" tempo). "Primate Agony" aussi fut fortement appréciable avec ces vocaux on ne peut plus gutturaux, ce morceau fut d'ailleurs le plus catchy à mon goût, et par moment, les noms de CxUxMx ou encore Libidi Airbag (ayant chacuns ingurgité 1 kilo d'amphets) me viennent à l'esprit que ce soit donc dans ce morceau ou encore dans "Defenestrate me (Better Late Than Never)". Glaukom Synod finit sa part du travail avec la progressive "Exthroat Asanguina" qui dégage un petit côté indus old school. The Processus ensuite se permet de prendre le relai du massacre et l'on constate que l'esprit dérangé ne se situe pas uniquement dans le Nord de la France et que par le biais de ce split, G.Skowron s'est trouvé un jumeau tout aussi fou sur Grenoble. The Processus démarre son oeuvre d'anéantissement avec "Fleshchaos", le tout sonnant black metal au niveau de l'utilisation de nappes de claviers apportant un aspect malsain et lugubre, le tout mélangé à un côté très harsh noise avec des vocaux de droïdes destructeurs. Tel un rouleau compresseur, The Processus continue à avancer en détruisant tout sur son passage et ne laissant aucun espoir de survie à l'auditeur. Pour comparaison, The Processus, s'il fallait poser une étiquette, se présenterait comme une version nettement plus sombre et black metal de Venetian Snares ou encore Autechre (fort perceptible dans un morceau comme "Organic Rot" ou encore "Dear Lungs", cette dernière lorgnant encore plus vers Aphex Twin.) Les Bpm et les vocaux se déchaînent encore plus dans "I am not" où l'on sent un concentré de haine, toujours proches d'un registre black metal noisy mais surtout déjantés avant tout. A l'écoute de ce cd, il est clair qu'il n'y a pas que les Romains qui diront:"Ils sont fous ces gaulois!". Un très bon voyage dans le monde de l'hystérie avec un son bien correct. Ce doit être mon côté un peu mutant qui m'a permis de sortir sans trop de séquelles de l'écoute de cette galette au vitriol, et je ne saurai que recommander ce split aux esprits les plus torturés en quête de masochisme. Voici donc la bande son appropriée d'une véritable gigue que danseraient des hordes de dangereux psychopathes névrosés célébrant la fin du monde et l'annihilation de toute espèce humaine.

N'hésitez surtout pas à contacter et à supporter ces groupes sur leurs sites respectifs:

www.myspace.com/glaukomsynod 

www.myspace.com/theprocessus

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 01:17

                                                               


                                                       Autoproduction / 2006  


Au secours! Frank Zappa et ses acolytes ont laissé des rejetons du côté de Nice.
A l'écoute de cette démo au son plus que correct, on se dit qu'il n'y a aucun doute: ils ont bel et bien dû manger de la neige jaune.
Voici encore un groupe que j'ai eu la joie de découvrir par le biais de Myspace, et quel ne fut pas mon plaisir ainsi que ma surprise à l'écoute de leurs morceaux, durant lesquels je ne me suis pas ennuyé, sans perdre une seule miette de leur 'Plâtre, Toast'n'Pâté'.
C'est un grand voyage au coeur de l'Absurde que j'ai pu effectuer là et j'ai bien l'impression de ne pas en être tout à fait revenu.
L'expérience V.B.n.Z.S.O. ne laisse personne indifférent, même s'il va de soi que la "chose" est tellement folle que soit l'on aime, soit l'on aime pas du tout. Et à ce niveau, vous aurez deviné le camp que j'ai choisi.

A l'écoute de ces odes à la folie, le premier nom qui nous viendra en tête sera celui de Mr Bungle. Tous les styles passent dans le mixer de nos 6 déjantés, l'ouverture d'esprit est donc recommandée et même les esprits "pas si ouverts que ça" devront reconnaître que le groupe officie dans son oeuvre avec brio et surtout avec une maîtrise technique implacable.
 Ecouter Vladimir Bozar'n'ze Sheraf Orkestar, c'est un véritable tour du monde... Enfin, dans un monde bien à part :)
Pour exemple et plus de précisions sur certains morceaux, prenons déjà "Hector ou La Défaite de Martin Shin", dans lequel le groupe parvient à faire copuler une partie dub/trip hop planante, du free jazz, un soupçon de ska, un petit peu de fanfare débarquant tout droit de la Fête de la Bière de Munich, quelques parties metal permettant quelques bons petits headbangs -on notera d'ailleurs la très bonne partie Gojiresque/Meshugghesque- puis l'utilisation de violon pour une partie assez jazz manouche particulièrement efficace.
Durant cette partouze de genres et au fur et à mesure de ce voyage, Oggy et Les Cafards, tout en faisant un petit détour chez Aladdin, nous apprennent qu' "Hector a froid et qu'il dort mal"; nous  croiseront aussi Huggy les bons tuyaux se promenant dans le Bronx, le tout observé par Stéphane Grappelli.

Pour citer un autre exemple, prenons la chanson "Mario Jacob III...", qui revisite à sa manière le générique non pas de Batman mais de Rabbi Jacob, comme vous l'aurez deviné, dans une version tout à fait déjantée avec des éléments drum'n'bass, easy listening et funky. Entre temps, nous perdons une partie en jouant à Super Mario Bros (satanée carapace quand même).

Le périple se poursuit au travers des trois morceaux restants. Dans "Panzoni Pasta", place à la gastronomie de renom et dans cette dernière, le groupe nous régale par de la funk/disco, des claps, et encore des violons magnifiquement bien imposés. Durant ce trajet-ci, il m'est arrivé de croiser Dark Vador.
Dans "RRS Master", un petit clin d'oeil aux glaces Max ("j'en veux un max"... Rien qu'à entendre ces mots, c'est toute ma jeunesse qui défile héhé). Avec ce morceau-là, l'auditeur se paie un tour de manège avec ses potes Oggy et Les Cafards (tiens mais les revoilà eux?), une p'tite partie dub, un clin d'oeil à Cloclo avant de replonger dans la fête de la bière de Munich. On remarque par ailleurs un petit côté Secret Chiefs 3 dans cette chanson où vocalement on s'est fait bien plaisir.
Pour finir, avec "Supermythoman", son intro au piano jazzy et ses parties vocales, on imagine un crooner avec les cheveux aussi laqués qu'un canard... On poursuit avec une partie reggae/dub et un trajet en train fantôme, où volent des chauves souris munies de mirlitons. Ce morceau, je dois l'avouer, est celui qui m'a le plus impressionné techniquement.

L'écoute de ce cd aura donc constitué pour moi un voyage vraiment fou et hors du commun. Vladimir... est un groupe à voir en concert d'urgence et personnellement, je les verrais bien jouer dans un théâtre ou un cirque.
Avec La Fin De La Société, Vladimir Bozar contribue à apporter une note de folie, de joie et de bonne humeur, ils mettent un bon coup de pied dans le ruche de la morosité ambiante. On ne peut qu'apprécier, les applaudir bien fort et attendre leur prochaine oeuvre impatiemment.

www.myspace.com/vladimirbozarnzesheraforkestar   

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 21:48

 


                                          Autoproduction 2006

S'il y a bien une chose agréable en temps que chroniqueur, c'est de recevoir une démo/un cd dont il est impossible de "zapper" une chanson avant la fin. Et Seaholder m'a procuré cette joie.

Ce groupe nous vient de la région parisienne et ils sont plutôt actifs au vu de la multitude de concerts qu'ils donnent ces temps-ci. Et cette activité permanente se fait ressentir au travers du travail fourni tout au long de cette démo. Le son est plus que correct et le tout donne un résultat plus qu'appréciable.

Ecouter cette démo, c'est comme voyager dans un monde où s'accouplent haine et mélancolie. Au travers d'une musique que l'on pourrait étiqueter (même si ce n'est pas là mon sport favori) de Post Rock à tendance noisy. Ils parviennent à captiver toute l'attention de l'auditeur et encore plus des friands de groupes à la Neurosis, Isis, Pelican ou encore Minsk pour ne citer qu'eux.

Six morceaux (dont une intro et une outro effectuées par Noisiris, projet parallèle de Guillaume -chant, guitare-) nous sont proposés pour à peu près une demi heure de plaisir auditif. Rythmes hypnotiques, arrangements fort efficaces et vocaux variès s'allient à merveille ici et l'ennui ne trouve pas sa place. A l'écoute de morceaux tels que "Morley", nous pénétrons dans une certaine mélancolie (de par les mélodies) colérique (appuyée par les vocaux death). Les refrains en chant clair ne peuvent que nous réjouir dans la mesure où ils apportent un côté atmosphérique et plus "aérien" à ce sentiment de tristesse. Mais Seaholder ne s'arrête pas là. En continuant dans cette lignée à la Neurosis, ils parviennent à varier les plaisirs, comme, par exemple, dans le morceau "Fiction" (mon préféré du cd) avec cette excellente montée d' "humeur" où ils n'hésitent pas à inclure une partie assez hardcore suivie d'un moment assez stoner tant rythmiquement qu'au niveau des mélodies, dotées d'un groove terrible.

Une démo que je n'ai donc pu qu'apprécier au point de me repasser le cd une 2ème fois d'affilée pour continuer un peu plus ce voyage d' "émotions". On ne souhaite qu'une chose avec de tels groupes, que bien vite ils nous ressortent quelque chose... Seaholder c'est un peu comme à la cantine quand ils servent des frites, on en réclame toujours du rab! Un groupe qu'on ne peut, vous l'aurez compris, qu'encourager, alors n'hésitez pas à le faire par le biais des liens ci-dessous:

www.myspace.com/seaholder

www.seaholder.com                                      

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 18:46

                                                                               Autoproduction/2006

En impénitent hyper-actif, adepte du touche-à-toutisme, de la désorganisation mais aussi, parfois, à mon grand malheur, de la paresse, ce n'est qu'aujourd'hui que je vous propose la chronique de la 1e démo des brillants parisiens de Sphere, démo que j'ai reçue il y a de ça déjà... Euh, en fait, j'ai renoncé à compter! Le passé, si peu glorieux qu'il soit, important peu, venons-en au contenu de ce 5 titres d'à peu près 35 minutes. Si vous êtes interpellés par la longueur apparente de ce 1er effort (éponyme) par rapport au nombre de titres, sachez que Sphere est un groupe qui aime prendre son temps pour développer ses idées au sein d'un même morceau et qui ne lésine pas dans l'exploration de multiples voies, sans que cela nuise pour autant au dit morceau. C'est donc d'éclectisme forcené qu'il est une fois de plus question ici; ceci dit, plutôt que de multiplier les clins d'oeil furtifs à quantité de styles, les géniteurs de Sphere (et ceux qui les ont rejoints dans l'aventure) cherchent à se faire plaisir en laissant largement les différentes ambiances se succéder et évoluer pleinement au sein d'une même chanson. Dans ce domaine, ils démontrent un réel savoir-faire dans chacun des styles abordés. "The Man who sells dreams", le 1er titre, résume d'ailleurs tout-à-fait l'esprit de même que les compétences du groupe. Véritable pièce de presque 11 mns, cette grandiloquente intro nous permet, avant toute chose, de faire la connaissance d'une impressionnante vocaliste, Delphine pour ne pas la nommer. Celle-ci apporte de superbes couleurs à la musique de nos petits parigots, avec un chant clair de haute volée. Fort heureusement, le reste est à la hauteur de la demoiselle, les premiers riffs de cette 1e plage, qui s'inscrivent dans un registre plutôt métal progressif, s'avèrent judicieux et entraînants, tandis que le vocaliste masculin apporte son tribut de manière tout aussi convaincante. Pour ce qui est de la structure, le morceau inaugural laisse s'étirer l'atmosphère au son du chant angélique de Delphine et au rythme des envolées guitaristiques, ce pendant un bon moment; apparemment, la jeune demoiselle aurait quitté le navire Sphere depuis la sortie de cette démo, alors profitons de cet espace d'expression pour exprimer nos vifs regrets et notre souhait d'apprendre que cette séparation n'est que temporaire. Toujours est-il qu'au bout de 7 mns, alors qu'on pensait s'acheminer tranquillement vers la fin de "The Man..." et le début de "Devine", que, tout droit sorti du 1er album de Static-X (ou d'un album de Prong, de White Zombie...), un plan béton vient nous arracher de l'enivrante torpeur dans laquelle nous nous étions docilement laissés installer. Cerise sur le gâteau, la conclusion de ce surprenant assemblage s'avère être un arpège du meilleur effet, accompagné de deux voix admirablement complémentaires, qui laisseront finalement une petite place éphémère au premier cri du skeud. A ce moment de l'écoute, l'impression est très bonne et on se demande à quelle sauce on va être mangé... La suite nous confirme les bonnes choses que l'on avait entrevues: musicalement, les plans sont très variés, soutenus par une section rythmique très pro, et les enchaînements sont jouissifs: power metal, chanson française, avec cette voix féminine versatile, au côté décalé, clavier dont l'intervention donne une tournure bien barrée au tout, paroles déclamées "doomesques" qui auraient pu ouvrir un bon vieux Saturnus, percus et vocalises orientales, augurant de véritables plans évoquant les musiques de l'est -mention spéciale à la miss et à la guitare solo... Ah tiens, à la basse aussi... Et aussi... Bon bah à tous, en fait!- Bien que j'ai tardé à passer cette petite perle en revue, je l'ai écoutée un nombre considérable de fois et, à peine les premières nappes de clavier du 5e et dernier morceau audibles, les frissons me reviennent, mes sens se rappelant automatiquement la divine voix qui remonte ensuite à la surface. Le cd s'achève sur un nouveau mix de double chant en français, de cavalcades estampillées "métal moderne" et de lignes mélodiques inspirées. Comme souvent avec ce genre de groupes, Sphere laissera de marbre les détracteurs d'originalité exacerbée mais ravira les amateurs d'expérimentation en tous genres et d'ouverture d'esprit musicale. Pour plaire aux membres de la première catégorie, je concluerai juste par ceci: vivement la suite!

http://spherification.free.fr

www.myspace.com/spheremusic

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 22:56

 

 

 

                                     Autoproduction/2006

4 titres, 14:58

Tracklist: 1. Goredurated// 2. Harvest Of Blood// 3. Human Roast (Toast!)// 4. Buried Alive

Aïwass? Was ist das?

Aïwass, groupe de Bayonne, officie dans un brutal death de bonne facture. Il nous propose 4 titres avec lesquels ils parviennent à inciser nos oreilles pour mieux atteindre notre cerveau et l'endommager. Les morceaux,  très accrocheurs, oscillent entre brutal death, death plus mid tempo, et l'on retrouve çà et là quelques éléments un peu plus black metal. On pensera par là à certains riffs de grattes présents dans "Human Roast (Toast!)" ou encore à la partie un peu black épique et binaire qui vient clore le très bon "Buried Alive" (riffs qui, par ailleurs, me rappellent un peu Destroyer 666).

L'auditeur trouvera son plaisir tant au niveau vocal -la voix me rappelant pas mal Carcariass (encore un excellent groupe français) par sa supra-gutturalité "gravement ancrée dans les graves" ou encore par moment Lividity (notamment au niveau de l'alternance des vocaux death et des vocaux un peu plus black hurlés par le bon Régis)- qu'au niveau des mélodies de guitare, pas forcément complexes, mais tellement mémorables. Quant au batteur, il nous envoie de bonnes doses de double pédale dans les tympans tout en alternant blast beats et rythmes nettement plus mid tempo, changements de rythmes ôtant toute monotonie à cette démo parfaitement efficace.

Après un choix difficile, mon coup de coeur se dirige sur l'excellente "Buried Alive"; je dois admettre que c'est sur celle-là que j'aurais tant aimé avoir une tignasse d'un mètre de long. L'expérience Aïwass a peut-être fait de moi quelqu'un d'encore plus dérangé, mais, diantre, que ce fut bon.

Un groupe à surveiller de près et que l'on aimerait bien voir dans le coin en live. L'avenir du death français a de bien beaux jours devant lui avec Impureza, Deviant Surgeons et Spiritual Dissection et, donc, Aïwass, pour ne citer qu'eux.

www.aiwass.tk

www.myspace.com/aiwassdeathmetal

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 00:52

                

 

                             Nihilistic Holocaust/2006

 

Après la split Tape de qualité Obscure Infinity (Carmina/Amethyste/Atrophy/Darklord) 

(Nihilistic a ressorti des trucs depuis, mais j'n'étais pas au courant), voici Tworzenia, resurrezione, démence , le nouveau split bien nommé de ce bienfaiteur cinglé de Gab...

L'artwork est bien meilleur que les réalisations précédentes de Nihilistic, même si à mon sens il ne colle pas avec le contenu...

 

 HELLSPAWN ( http://www.hellspawn.metal.pl ) :

  « Avec un tel nom, si ces polonais ne sont pas fans de Morbid Angel »... Bingo!! Mais attention, là ou pléthore de groupes se contentent de copier sans y mettre l'identité et la rage, Hellspawn joue sur la qualité des riffs. L'esprit Morbid est bien présent, tant par la qualité des riffs à la « Formulas » qu'à la précision des solis. La batterie est réellement impressionnante. Dès qu'on sait qu'un groupe est polonais, on se dit souvent «  ça va être du Vader, du Decapitated, du Lost Soul, voire du Behemoth... » Et bien non; 5 titres de qualité que les uns pourraient qualifier de « sous Morbidiens ». Perso, je trouve que c'est excellent. C'est malsain et brutal, juste comme il faut.

HATEFUL ( http://hateful.info ) :

Le son est beaucoup plus polonais à présent ! Pourtant ce groupe est italien, là ou on pourrait s'attendre a du heavy ou du black... Quand je dis « polonais », je pense au premier Vader, pas au dernier Behemoth, entendons nous bien. Le batteur est vraiment exceptionnel, d'une  grande rapidité et d'un feeling hors du commun. J'éprouve un sentiment bizarre de « déjà entendu » sans pouvoir mettre de référence principale. C'est peut être une qualité, mais le fait est que c'est le groupe sur lequel j'accroche le moins, malgré tout. Il y aurait du Immolation là dedans? Je ne vois pas... Mais ça reste cool.

IMPUREZA ( http://impureza.fr.fm ) : 

C'est la bonne surprise de ce split à mon humble avis... Même s'il paraît impossible de ne pas les assimiler a Nile, tant l'atmosphère froide est tangible. On se croirait aux fins fonds d'une crypte dans les bas fonds d'une pyramide... C'est brutal de chez brutal. Il y a quelques relents de black dans les riffs, mais ca bastonne bien. Encore un batteur de très bonne stature. Les riffs sont efficaces, bien pensés et s'enchaînent à merveille. J'ai écouté leur derniere démo, elle est de la même trempe (je dis ca pour ceux que ça intéresse!). Ils jouent très bien sur l'effet guitare sèche, ce qui n'est pas donné à tous... Le brutal français est présent et l'a toujours été, quoi qu'on en pense... Impureza en est la preuve.

 

Un split de très bonne qualité donc, avec 3 groupes plus que crédibles. Efficaces dans leur style. Mention spéciale à Impureza, vous l'aurez compris, mais chacun voit minuit à sa porte (héhé).

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