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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:55
LETHAEOS-'Pillar Of Hope'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Pour aujourd'hui, direction les Hauts de France, comme on dit maintenant, et plus précisément sur la Côte d'Opale.

Boulogne sur Mer nous envoie Lethaeos pour ce premier album. Le nom ne vous parle peut être pas encore, chers lecteurs, et pourtant nous avions déjà eu à faire à leurs méfaits par le biais d'un deux titres efficace dans nos pages, mais à l'époque, il fallait compter sur eux sur le nom de Defragment.

Changement de nom et de line up, le combo de ces solides gaillard(e)s vient donc en imposer avec cette première galette d'un metal hybride et puissant.

 

Le ton est donné dès le départ avec « It Comes », sombre et intriguant où Lethaeos prévient déjà que ça va être tout noir au long du cd. A peine le constat fait, nul ne sera capable de leur répondre 'Ta Gueule' tant la déflagration se fait impitoyable dès « They Conspire ».

 

Et là, on pénètre dans leur monde, ou c'est plutôt eux qui s'imposent à vous avec des riffs puissamment balancés, une rythmique qui démarre sur les chapeaux de roues à coups de blast et de roulement décalés, la basse vient alourdir et générer le groove et le chant gutturalise à souhait.

Déjà avec ce morceau l'on constate une grande richesse au niveau des variations de riffs, de rythmes, de vocaux (qui propose un éventail divers entre un chant death bien grave, des passages plus black, d'autres plus éraillés avec ce côté At The Gates, puis un chant clair nettement maîtrisé.

 

Chaque morceau est capable de vous faire traverser une multitude de paysages, et la force de leur metal consiste également à faire passer leur art d'un style à un autre sans accroc et en toute fluidité.

On vogue sur un death groovy, un djent Meshuggesque, des ambiances dynamiques à la Fear Factory/ Strapping Young Lad, des passages plus black metal mais également quelques petits clin d'oeil assez southern metal comme sur « Visceral » où le passage groove sent parfaitement le bourbon.

 

Les cinq sbires occupent chacun un rôle vital à ce rendement efficace des titres tant chaque instrument est bigrement carré, se complète avec l'ensemble et l'on sent qu'un travail titanesque a été apporté à l'oeuvre finale.

 

« Pillar Of Hope » est un véritable voyage, un trajet que l'on fait en plusieurs étapes. Le groupe, si l'on prend par exemple « Impure Wind Whistles » arrive tant à vous faire voguer par ce groove, à vous hypnotiser par les riffs et rythmes répétitifs, saccadés, à vous alléger l'esprit par ces passages plus atmosphériques et épiques, mais également à vous brutaliser sur les moments plus black metal où les blasts s'enchaînent.

 

Inclure un chant clair dans du métal extrême n'est jamais tâche facile tant ce chant doit réussir à coller au style et conserver néanmoins un côté obscur sous peine de rendre trop « léger ». Or, ici, les passages se font en toute fluidité, adhèrent bien et l'on ne pourra que saluer le rendu et la richesse vocale déployée ici.

 

On saluera aussi un titre comme « Waves Of Sand » et son début tonitruant. Ce titre pulse à mort, envoie de l'énergie qui éclabousse, et les parties lourdes sont headbangables à foison.

De la folie ce morceau, tant les enchaînements ne s'arrêtent jamais de proposer d'autres facettes.

C'est massif, dissonant, hystérique.

 

« Few Pale Stars » allie cette obscurité abyssale à des atmosphères plus épiques. Un bon gros passage black metal apporte un plus dans la folie ambiante, et les soli bien dingues viennent inciser encore plus l'auditeur. Mention spéciale également au final du morceau qui monte bien en puissance pour maintenir ce dynamisme des plus accrocheurs.

 

« Pillar Of Hope » est un titre qui lui se démarque des autres avec une constante rythmique mid-tempo. Le titre se voit mettre l'accent sur l'aspect émotif avec l'alliance de chant clair et un plus death. On peut penser à ce titre à une approche à la Cult Of Luna ou encore certains passages Gojiresques. Le titre vient trancher l'album, cependant il est un excellent interlude qui poursuit parfaitement bien « Few Pale Stars » et introduit « Painless I Leave This World » avec brio.

 

Non seulement muni d'un son fort correct, d'un artwork excellent, l'album « Pillar Of Hope » est un puits sans fond d'idées parfaitement maîtrisées d'un point de vue technique mais aussi concernant les ambiances. Lethaeos envoient du gras pour cet hybride délice, et avec ce premier album ils se forgent une image déjà de sérieux challengers de la scène metal. Le style est gargantuesque et ils sont de véritables Caterpillar de l'espoir.

 

Hugh Grunt

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 13:14
ZOMBIE SAM-'Self Conscious Insanity'

CORONER RECORDS/ 2013

 

 

The Zombies, White Zombie, Rob Zombie... Depuis quelque temps, les zombies tentent d'envahir nos jours et chacun jusqu'ici a laissé une trace dans le domaine de la musique et/ou du cinéma. Venant tout droit d'Italie, une autre créature s'est réveillée, son nom ? Zombie Sam ! Producteur de musique et de soundtrack pour le 7ème art, Zombie Sam désire s'initier dans nos cerveaux par le biais de son projet éponyme. Son premier album sortit tout droit d'outre-tombe, "Self Conscious Insanity" se présente comme étant un album très axé Horror-Rock / Indus inspiré en grande partie par un esprit Halloween, l'univers de Tim Burton et son goût pour les contes merveilleux.

 

Alors, est-ce que Zombie Sam a véritablement les crocs ou est-il bon pour retourner dans son cercueil ?

 

Pour 13 titres d'une durée totale de 42 minutes, Zombie Sam nous montre son univers en variant les sonorités, entre clavier et effet électronique fantomatique, guitares aux riffs heavy et chant très catchy. Le premier titre "A Hollow Tale" jouit de guitares très rythmées, d'une ambiance très enfantine (des gna-gna-gna, des la-la-la, des coups de xylophone...), un refrain catchy et rythmé, de quelque passage pop-commercial comme on en entend dans les groupes de Metalcore les plus douteux et d'effet électronique rappellant quelque titres de Deathstars. D'ailleurs, le second morceau "Woman in White" est très axé Rock mais rappelle pas mal aussi ce bon vieu Marilyn Manson. Le titre "A Beautiful Zombie" et "The End, for Now..." eux rappellent indéniablement l'univers Burtonien: Le premier son comporte des bruits de squelette en percussion qui fait très Noces Funèbres et les lyrics s'en rapproche assez; quand à l'autre qui est sans parole elle rappelle pas mal l'éternel Etrange Noël de Mr.Jack par le biais des instruments.

 

Le morceau "The Awake" est un mystère qu'on pourrait croire à une blague tellement il n'est pas en accord avec le reste de l'album: Fini les sonorités rock, le côté Indus, on a là titre affreusement Pop qui pourrait rappeler Dido avec son talent en moins. Et puisque j'entame les aspects négatifs de l'album, continuons ainsi. Malgrè les diverses sonorités, on ne fait que survoler ce qui a l'ombre d'une bonne idée. Les titres n'innovent en rien et même si il y a un certain mélange des genres, on ne peut s'empêcher de dire que l'album fait très commercial tellement c'est catchy, j'ai même hésité à rajouter la notion Pop-Rock à l'album... Mais pour ne pas finir sur une mauvaise note pour l'analyse, les 3 musiques sans paroles sont sans doute ce que l'album a de mieux à offrir, certainement le plus maîtrisé (donc assez proche du métier de Zombie Sam) et le moins orgueilleux.

 

Au final ce premier album de Zombie Sam est à demi-teinte. On a une belle volonté de vouloir marier des sonorités mais il s'en retrouve que les éléments Pop-catchy dominent et brisent toute l'originalité de l'album ce qui est très énervant car on a une bonne volonté mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a une forte envie commerciale derrière. Cependant l'univers de Zombie Sam est clairement maîtrisé: les contes d'Halloween sont plaisants, les références à celui de Burton sont maîtrisées. Zombie Sam a donc de bonnes idées mais il devrait voir plus dans l'originalité et moins dans le catchy, plus s'inspirer de la palingénésie, de l'art et de son univers, sur les émotions et calmer sa satyriasis débridée car on ne peut passer outre un mauvais ressenti de vouloir plaire à tout le monde et surtout aux porte-feuilles, ce qui ne passe pas chez moi car je ne suis pas un homme facile.

 

Skarjay Nygma

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 11:58
MISSILES OF OCTOBER- 'Better Days'

 

POGO RECORDS/EBUS MUSIC/TRUMMER POGO RECORDS/SKATE PIZZA RECORDS/ 2016

 

Les personnes qui s'intéressent à la scène belge, et plus particulièrement bruxelloise, savent à quel point la majorité des groupes ont incompréhensiblement une renommée confidentielle. Pour moi c'est un réel mystère, car bon nombre de ces groupes proposent des albums de qualité et très régulièrement avec une identité qui leur est propre. Ce qui est clairement le cas de ce « Better Days », le second lp, de ce trio nous venant tout droit de la capitale belge.


 

Il faut dire que les membres de M.O.O ne sont pas nés de la dernière pluie. Bob Seytor ( Contingent ), Mathias Salas ( Frau Blucher and the drunken horses ) et Lionel Beyet ( [P.U.T]). Rien que ça.


 

En toute franchise, la première fois que j'ai écouté ce « Better Days », je n'ai pas accroché. Je sentais le potentiel mais je n'avais pas l'emballement ne suivait pas. Cependant, au fur et à mesure des écoutes, l'album se révèle. A ma décharge, il faut bien avouer que ce mélange de punk, noise rock, stoner n'est pas des plus accessible et nécessite plusieurs écoutes.


 

Et puis, petit à petit, tu te dis que la guitare dissonante et le travail des deux voix sur « No Brain No Headache »( je me demande si c'est un hommage à l'ancien webzine ou pas...) sont vraiment bien foutus. Que le côté punk du titre éponyme ne peux t'empêcher de taper du pied et de secouer la tête. Que le travail sur la wha wha d' « Everyday » est simplement mortel. De même que le côté planant de ce même morceau qui apporte un peu de répit dans ce vortex de violence. Que « Looser Man », qui est ce que je considère comme le « hit » de ce « Better Days ». Cette chanson fourmille de bonnes idées et est incroyablement catchy. Que le travail des voix ( rappelant volontairement ou non Vandal X), sur « Blah Blah Blah » est des plus réussi.


 

C'est donc vraiment un album plein que nous livre Missiles of October. Si jamais vous aimez Jesus Lizard, Lightning Bolt, Vandal X, Dazzling Killmen… Donnez la chance à cet album. Vous ne le regretterez pas.



 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 23:07
UFORIA-'Fight Or Flight'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Nous voici aujourd'hui au Canada pour cette chronique d'Uforia qui nous propose un Ep de 5 titres d'une vingtaine de minutes et il s'agit ici de leur troisième production.

 

En tout premier lieu, force est de constater que le rock heavy/grungy du combo est vraiment très abordable pour tout auditeur lambda.

En effet l'ambiance est bien rock avec des côtés plus pêchus par moment, et les canadiens incluent également quelques parties de grattes bien seventies, un peu psyché rock'n'roll comme sur « Is Anybody Living ? » .

 

Les mélodies instrumentales et vocales se complètent bien et d'ailleurs vocalement, on pourrait faire un rapprochement avec le chant d' Incubus voire même quelques intonations du chant clair que l'on retrouve chez The Dillinger Escape Plan.

 

Les morceaux sont souvent appuyés de choeurs sing-a-longesques comme à la fin du titre en question conclu par une mélodie mélancolique au piano.

 

« Fight or Flight » se fait accrocheur par sa rythmique très dansante, rock'n'roll et le refrain avec encore une fois les choeurs restent en tête. Un bon passage à la gratte apporte même ce côté 70's à nouveau. C'est assez planant puis l'on revient à cet air catchy.

 

« Wake Me » démarre à l'acoustique, et pour le coup, concernant cette ballade, on pensera à Silverchair. Un jeu de questions/réponses entre ce couplet posé légèrement aux arpèges et ce refrain qu'il lorsqu'il démarre injecte une énergie avec les guitares plus lourdes. Une ballade aux variations plus brutes dont l'assemblage dégage un concentré d'émotions.

 

Les émotions sont également mises en avant sur « Overthrow » qui se démarque de ses comparses puisqu'ici le côté acoustique dure tout le long du titre. L'ambiance est toujours principalement rock très abordable et le groupe sait maîtriser à nouveau cette patte catchy.

 

« Radiation » appuie quant à elle sur l'ambiance rock psychédélique avec d'excellentes mélodies et soli de gratte qui renvoient directement à l'époque, et le boulot rythmique,lui, bien balancé.

 

Un Ep frais et sympathique pour tout amateur de (hard) rock accrocheur, et c'est du Canada qu'il nous arrive. Jetez y donc une oreille.

 

Hugh Grunt

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:27
CITIES OF MARS- 'Celestial Mistress'

SUICIDE RECORDS/ 2016

 

 

La Suède est un pays fascinant à plus d'un titre. Spécialement lorsqu'il s'agit aux nordiques et leur rapport à la musique. A croire qu'il y a un gène spécialement dédié aux suédois qui leur prodigue une capacité de créer et de composer tout style musical proche de la perfection et ce peu importe la scène dans laquelle ils évoluent. Je ne compte pas les groupes suédois qui parviennent dès la première écoute à me scotcher, me laissant la bouche ouverte totalement pantois ( je vais vous éviter l'épisode où il m'arrive, également, de baver )

 

Cities of Mars ne déroge pas à cette règle, et parvient avec seulement 3 titres ( approchant les 27 minutes tout de même ), à nous emmener dans leur univers fantastique. Fantastique, car « Celestial Mistress » à l'instar de leur premier e.p « Cyclopean Ritual/The Third Eye » nous conte l'histoire de Nadia, une agent du KGB qui est partie en mission sur Mars en 1971 afin de ramener une ancienne civilisation à la vie. Un récit qui est en parfaite adéquation avec le «  Fuzzed out Sci-fi Doom » que nous délivre C.O.M ( à ne pas confondre avec Church Of Misery hein )

 

Le groupe nous vient de Gothenburg et est composé de Danne Palm ((ex-Marulk & Monolord)), Christoffer Norén (ex-Benevolent) et Johan Küchler. L'album a été enregistré et mixé par Esben Willems au Berserk Audio ( qui est connu pour avoir,entre autre, produit et enregistré les trois premiers Monolord ). Le travail réalisé sur cet E.P est remarquable. J'ai, très honnêtement, rarement entendu un album aussi bien produit. La cover, elle aussi est incroyablement réussie. Après autant d'éléments positifs, il ne reste plus qu'à voir si l'élément principale ,qu'est la musique en elle même, répond à nos attentes.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est un grand oui.

 

Doom, Cities of Mars l'est assurément. Mais le cantonner à ce style serait injuste tant les influences Post-Hardcore, Grunge, Et parfois même Post-Metal viennent agrémenter le tout de façon très homogène. On pense à un mix de groupes entre Suma, The Sword (premier album), Alice in Chains, Black Sabbath, Sleep, mais le tout avec une identité qui est vraiment propre au trio suédois.

 

Durant ces trois titres, vous allez être plongé dans le désespoir, la peur, les angoisses de Nadia ( Notre agent du KGB), tantôt par les riffs acérés , par les ambiances éthérées, par la batterie incisive et puissante, par ces voix criées, sombres, qui combattent en duel, par ce mur de Fuzz qui vous accule au point de vous faire suffoquer, par cette basse tout en rondeur qui joue son rôle à la perfection en proposant des plans originaux… Et par tellement d'autres choses qu'il est tout simplement impossible de reproduire avec de simples mots.

 

Vous l'aurez compris ces trois titres vous enivreront à vous en faire perdre toute notion de réalité.

Le plus surprenant c'est la maturité qu'a déjà ce groupe et ce seulement avec deux méfaits à son actif. Ce qui pousse à croire que si ils continuent dans cette voie, ils n'auront aucun problème, à l'instar d'un Monolord, à s'installer en figure de proue de la scène Doom européenne.

 

A noter, pour finir, que le groupe sera en tournée en Novembre 2016 un peu partout en Europe, et que ce « Celestial Mistress » va sortir en 10 ''. Un excellent cadeau à demander pour les fêtes de fin d'années.

 

Doomyan

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:00
Chez Yargla, les coups de mains se suivent mais ne se ressemblent pas

Nouvelle recrue chez Yargla et c'est en la personne de l'expérimenté Doomyan que vient encore une aide précieuse.

Baignant également dans le grand lac Eclectik, Doomyan est le gaillard de Belgique  qui gérait pour ceux qui se souviennent le zine (et le forum) Times Of Grace axé stoner/sludge/doom etc.

 

Bienvenue à lui dans nos rangs! 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 19:28
MaxDmyz-'The Hate Plane'

RENEGADE RECORDS/ 2014

 

 

Existant depuis 2000, MaxDmyz est un groupe qui a connu une véritable évolution au fur et à mesure de ses enregistrements. Aujourd'hui, son dernier album en date "The Hate Plane" sorti en 2014 est ce que le groupe a de meilleur à nous offrir (d'un point de vue studio, je vous conseille vivement d'aller les voir en live si vous en avez l'occasion) et autant vous dire que cet album, en 13 titres pour un total d'une heure, propose une panoplie rarement entendue.

Le premier morceau, "Cyanide" est une bonne introduction à l'oeuvre de MaxDmyz: une lourde sonorité oscillant entre Heavy et Thrash de près de 3 minutes, le chanteur Twister nous montre déjà ses capacités en passant d'un chant clair très caractéristique du Heavy à des gutturaux de Death Metal, le batteur Jamie est archi-présent, le guitariste Roger Kirchner nous gratifie d'un bon solo en plus de ses lourds riffs, le bassiste A'Zedd pose une superbe rythmique qui met tout le monde d'accord et le clavieriste Vortex est lui plus discret dans ce morceau mais agit tout de même dans l'ombre !

 

"Grieve" (disponible sur le net) est lui plus long, plus dans le Thrash et l'Indus, donnant moult moment tantôt plus Indus et plus Thrash mais aussi des moments plus calme et une sorte de Breakdown. On y trouve aussi un petit solo en fin morceau.

"Hate Injustice" est lui une grosse critique sociale n'épargnant aucun domaine, que ce soit politique, religieux, morale ou même de langage, tout en prend pour son grade. Twister possède d'ailleurs un bon flow sur ce morceau, qui possède des passages Nu-Metal.

"Nothing Ever Change" propose le début le plus bourrin de l'album avec le batteur Jamie qui implose, accompagné par la guitare de Roger et de la basse d'A'Zedd. Un superbe morceau qui joue superbement bien sur l'équilibre, entre les riffs lourds de guitare, le chant de Twister et la batterie au grisou.

"Void" est lui unique dans l'album: Le clavier se fait déjà plus entendre et une voix féminine accompagne le chanteur dans une envoûtante mélodie faisant office d'hymne au Néant.

"A.K.A" est un morceau d'un amour sombre sous le ciel de Camden, dans des sonorités plus Thrash.

"All" montre des instruments supplémentaires, notamment un violon. Le morceau le plus calme et le plus triste de l'album dans une sonoritée plus Heavy dans laquelle Twister joue entièrement le personnage malade de la chanson.

"Zog Choffin" rappelle énormément les meilleurs morceaux de Pantera, le clavier s'entend bien à la fin du morceau.

"Side With Satan" est un morceau très Heavy aussi dont la thématique est notre cher Satan. La cohérence entre les titres et les morceaux est aussi indéniable chez eux.

"Turncoat Soul" est un autre titre qui m'a rappelé Pantera par sa guitare au début, mais qui évolue par quelque chose de plus violent par la suite, plutôt Thrash.

"First Coming", dernier titre original (les deux derniers étant des remix) montre plus de sonorité que les derniers titres, il propose bien quelque chose de plus Thrash, plus Heavy, plus lourd et lent qui fait headbanger.

Le titre "Hate Injustice (Thrash)" et le dernier titre est "Grieve" remixé par Bixie Lix, concluent l'album avec un titre electro très dansant.


Cet album de MaxDmyz est fastidieux, le travail y est varié,de quantité et on sent que le groupe possède de la maturité tant par les sujets évoqués que par ses sonorités diverses qui tournent autour de nombreux genres. Fan d'Heavy, de Thrash, de musique Metal en général, je vous conseille vivement cet album qui possède tout ce qu'il faut pour faire plaisir l'oreille affamée !

 

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Published by Skarjay Nygma
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:46
DEAD ACID PEOPLE-'Mocker Fuzzers'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Les parisiens de Dead Acid People se sont formés en 2014 et ils viennent ici nous proposer leur premier album de huit titres pour un peu moins de 40 minutes d'un rock bien ancré stoner fuzzy old school.

 

A l'écoute des morceaux, on retrouve ces ambiances assez grunge/stoner et même rock/noise des années 90.

Un son bien lourd avec des grattes fuzz, un chant bien rock, des passages planants comme sur « Sell Me To The Dust » par exemple.

 

Le son et l'ambiance sont assez vintage dans l'ensemble et varient au gré des morceaux qui diffèrent rythmiquement mais également en matière de concentration d'énergie.

 

On a par exemple « Happiness » et cette basse bien en avant qui ne sera pas sans rappeler l'atmosphère que l'on peut retrouver dans la scène post-punk/ batcave avec en plus une accentuation de la mélancolie qui règne dans ce titre.

 

« Burn Out » a un potentiel groovesque et accrocheur de haut niveau.

Dès l'intro et cette basse puissante, nous voici secoués à une amplitude de 800 sur l'échelle de Groovechter. Ce refrain mélodique, lui, vous accroche comme le plus cher des Van Gogh c'est à dire avec le plus grand soin pour que vous y prêtiez/laissiez l'oreille.

Un break down tempo fait bien planer puis le groove refait surface, signant ce retour très efficacement.

 

« Burning Man » gonfle également le ton avec ces guitares bien lourdes à la Fu Manchu. Mid tempo, elle enferme un côté assez bluesy dans l'idée au départ puis une accélération vient injecter une dynamique.

 

« Blood Red Ride » semble avoir été composé pour faire remuer l'auditeur et doit amener une bonne pêche en concert sur ce fond de rock'n'roll capricant. Encore une fois, Dead Acid People tape bien fort en matière d'accroche.

 

Bien prometteur ce premier album qui ravira les amateurs de rock très stoner fuzzy, aux nostalgiques du groove des 90's, et il se laisse écouter sans encombre. Prenant, fuzzement lourd, chapeau.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:14
KOSMOS -'Le Voyage'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Dirigeons nous aujourd'hui sur des contrées obscures black metal avec le 4eme album du projet français Kosmos qui au fil de huit titres nous emmène dans un voyage d'un peu plus de 40 minutes d'un black metal aux tons progressifs et atmosphériques.

 

Fort d'un artwork bien agencé par xOv, l'oeuvre proposée renferme un ésotérisme bien présent.

 

Introduit par « Revelations » avec un début rituel, les mélodies arrivent petit à petit sur un blast qui déjà hypnotise, renforcé ensuite par des sons cristallins de gratte, puis le rythme s'accélère ensuite emmenant avec lui un aspect épique et mélancolique.

 

C'est ensuite « Light » qui s'impose dès l'ouverture bien lancinante, avec cette alliance vocale et musicale qui dégagent un aspect glacial.

Des breaks accélérés viennent porter plus de puissance et l'on découvre ensuite des nappes atmosphériques qui assurent des ambiances assez intrigantes.

Le morceau rayonne déjà d'idées intéressantes, un pont aux arpèges et aux rythmes plus complexes viennent finaliser ce qui s'avère déjà comme un solide titre.

 

Les dissonances et la lourdeur démarrent « Thriving Wisdom » qui ensuite propose un jeu de cassures de rythmes et l'on s'achemine progressivement vers un aspect plus violent où le blast fait rage. Le ton des riffs revient lui sur cet ambiance épique que l'on trouve beaucoup chez Kosmos.

Les variations sont riches et elles permettent l'accroche constante de l'auditeur qui se retrouve plongé dans une certaine méditation à l'écoute de ce black techniquement bien balancé.

 

« An Angel Behind Each Star » donne dans l'accrocheur dès le début. Le rythme puis le riff restent aisément en tête qui se voit remuante et l'on appréciera également les nappes de clavier planantes comme il se doit. Le démarrage se fait donc dans cette entraînante lourdeur et l'aspect progressif étant, on retrouve ces touches plus légères et complexes qui injectent une certaine originalité dans ce black riche. Le riff solo qui nous emmène à l'issue du titre, le fait naturellement arrivant de nulle part mais agrippant l'esprit pour ne le relâcher qu'en fin de parcours.

 

« Divine Sword Anthem » débute sur ce ton assez folk avant qu'un tonnerre d'énergie puissant, brutal mais encore une fois mélancolique dans l'enchaînement des notes.

On retrouve dans le black de Kosmos un sens des structures barrés comme l'on pourrait pense pour Fleurety ou encore Ved Buens Ende également avec cette présence de riffs dissonants et de passages aux rythmes labyrinthiques.

« Mountains Are Talking » vient instrumentalement imposer une certaine légèreté au voyage en cours et la mélancolie est ici à son apogée. Planant et prenant, le morceau progresse vers une orchestration qui prend aux tripes.

 

« Shamanic Visions » revient sur cette lancinante rythmique qui contribue à l'aspect hypnotique encore une fois soutenu par ces dissonantes guitares et cette lourde basse.

Les vocaux sont toujours aussi perçants , rythmiquement, une accélération insuffle de l'énergie puis l'on revient dans l'hypnose.

 

L'aventure se termine avec « Le Voyage » toujours richement constitué de variations de thèmes. Les dissonants arpèges, le rythme mid tempo : un ensemble qui s'ancre facilement en mémoire, accélération avec une double affirmée pour alourdir, nappes de claviers orchestrant le tout et solo qui permet d'accompagner l'auditeur dans cette expérience qui déjà se termine.

 

Kosmos maîtrise son art de manière bien confirmée et parvient à nous maintenir dans son voyage avec haleine.

Technique et prenant, ce projet ne sera pas sans déplaire aux amateurs de formation telles que Blut Aus Nord ou même Smohalla.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 14:23
SLUDGEHAMMER- ' The Fallen Sun'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Si nous devions faire une liste des villes canadiennes les plus affluentes, Toronto serait forcément dans le lot. Berceau de nombreuses personnalités tel le "rappeur" Drake, le catcheur Edge, les "acteurs" Stephen Amell ou Keanu Reeves ou même la princesse de l'EBM Jennifer Parkin du groupe Ayria (Un de mes groupes préférés, je profites de cette occassion pour la citer !), Toronto ne manque pas de ressource. Et si les gars du groupe Sludgehammer sont à rajouter sur cette liste ?

Existant depuis 2013, le groupe nous propose son premier LP "The Fallen Sun" composé de 11 titres pour un total de 55 minutes groovy et rythmées qui vont faire bouger les têtes à l'ancienne ! Car si il y a quelque chose de mystique dans ce groupe, ça doit bien être cet aspect old-school. Les sonorités sont assez conventionnelles, on est bien loin de l'originalité du progressif ou du djent, mais c'est tellement bien foutu que ça en est génial ! Avec une dominance Thrash très 80s et Heavy façon Iron Maiden, le groupe s'amuse et se moque d'être avant-gardiste; mais il nous propose tout de même une pléthore de sonorité dans laquelle le groupe s'affirme et s'essaye à merveille.

Le groupe joue assez subtilement avec la variante du Death Metal par exemple; les lyrics sont une critique sociale jonchée de délire horrifique à la Evil Dead, le chanteur Chris Szarota varie entre un chant clair très énergique et des gutturaux maitrisés tout le long du LP et certains titres sont clairement à dominance Death, notamment "Ectogenesis", le très énervé "Revolting" ou encore le très très lourd "Casualties" ! On retrouve aussi quelque sonorité Heavy et Power dans le titre "Black Abyss" qui possède une superbe introduction mélodique au piano et aux violons.

 

Les guitares de Jeff Wilson et de Tyler Williams résonnent à merveille peu importe le titre, d'ailleurs il y a un magnifique solo de guitare dès le premier titre "Demons From The Woodwork", Dan Ayers guide tout le monde avec sa basse et accompagne le chanteur sur le vocal et Fernando Villalobos suit parfaitement tout ce petit monde mais se permet d'exploser de temps à autre, comme sur "Revolting" où il est omniprésent.
 

Sludgehammer fait parti de ces groupes sans pression, ceux qui font de la musique pour le fun, qui s'amuse à créer et à jouer sur scène. Leur premier LP est un succès, une belle pièce old-school qui montre une synergie des membres du groupe et un bel éventail de variation sonore, clairement à recommander à tout les fans de Thrash et de Death 80's qui cherchent à rajeunir leur musicothèque !

 

Skarjay Nygma

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