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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 20:56
BLACK ANTLERS-'Demo III'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2013

 

 

C'est une collaboration entre un américain et un croate qui est l'oeuvre Black Antlers et c'est sur cette démo sortie en 2013 proposé par le label Symbol Of Domination Productions que nous allons nous attarder aujourd'hui.

 

Quatre titres pour environ vingt minutes d'un black metal très raw auquel vient s'allier une part très ambient.

On tape ici dans le purement underground avec dès le départ « Pure » qui introduit à la guitare folk afin de poser une douce touche avant que ne débute l'acharnement.

 

Parce que dès les premières notes de « Wert Des Lebens », on se rend bien compte que l'auditeur traversera un instant très lugubre.

Démarrage incantatoire avant que le black bien raw bien violent ne vienne sacrifier cet instant qui semblait jusqu'alors posé.

Une batterie démoniaque tabasse sur les riffs très 'lames de rasoir' et les vocaux bien mis en avant (un peu à la manière des premiers albums de Beherit) varient entre le très haut perché et perçant à vous endommager les tympans, le plus grogné, puis des variations plus graves.

 

Sur « Erasing Hate », l'intro ambient est intrigante avant que n'interviennent des riffs mélancoliques rendant le corps du morceau très Dsbm avec ces vocaux grinçants des plus torturés.

Le rythme, ensuite, s'acharne telle une attaque de démence et l'on revient à cette funéraire valse avant de terminer écrasé et étouffé par tant de hargne.

 

Et l'on termine doucement, sur une piste folk/ambient un peu à la Kraina Bez Wiatru, avec cette guitare acoustique et ces lourds rythmes, cet ensemble refermant de façon paisible et soporifique la page de ces vingt minutes alternant une cruelle haine et une ambiance atmosphérique.

 

Une démo qui ravira les amateurs d'ultra underground, à ceux qui ne regarderont pas la qualité sonore mais l'esprit des décombres, les dérangés en quête d'une bande son où le cerveau s'y retrouvera anéanti et aux amateurs de schizophrénie sonore.

 

Hugh Grunt

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:40
SEKTOR- 'Alpha'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

La rage teutonne vient s'inviter dans nos pages avec une lignée metal énergique aux bons côtés old school d'un thrash/death/black des familles.

Les vestes à patches sont de sortie tout au long des titres proposés.

 

La voix est rageusement écorchée et pose bien cet aspect corrosif comme l'on aimait déjà le faire à l'époque. Les rythmiques sont démentes quant à elles. Ca tabasse, assomme et mitraille. Les variations sont excellemment posées comme sur l'excellente « Monster ». Du blast, des passages plus power/groovy, du bon gros solo qui tronçonne, l'ensemble accroche naturellement.

 

Le thrash se fait donc bien agressif, tend même vers le black metal sur « Iron Cold » mais incorpore même des tons death metal à la potion.

Potion qui, d'ailleurs, passe sympathiquement bien et « Takeover » revient à ce schéma de variations stylistiques. Du bon micro décalage, des mélodies qui s'enchaînent comme il se doit, et une basse bien présente. L'accélération s'accompagne d'un solo qui vient renforcer cette touche qu'apprécieront les nostalgiques.

 

Un départ canon sur « Ritual », avec un batteur qui s'emballe dès l'intro, ensuite, un passage nuancé plus décalé apparaît avant que ne se déchaîne le moshpit.

Le morceau évolue, varie, vit sous multiples facettes, on passe de tons épiques, à l'imposition de cette violence qui booste radicalement les esprits.

 

Il en va de même pour « The Awakening » qui possède un quota grassement élevé de puissance d'accroche.

Qu'il s'agisse de la partie mid-tempo ou des passages où s'imposent cette double lourdement burnée, la claque est catchy.

 

Un peu plus de 35 minutes d'un retour en arrière, avec des idées actuelles, les amateurs de groupes comme Kreator et d'autres combos ayant su bercer toutes les vertèbres de la scène thrash des 90's. La rage teutonne a donc bien fait de s'inviter chez nous.

https://www.facebook.com/Sektor.Band/

 

 

Hugh Grunt

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:12
RIBBONS OF EUPHORIA- 'Ribbons Of Euphoria'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

De Grèce, nous avons plus souvent l'habitude d'entendre parler de sa scène Metal Extrême ( Septic Flesh, Nightfall, Rotting Christ et tant d'autres ), mais nettement moins de sa scène psyché prog. C'est pourtant dans cette catégorie qu'officie R.O.E. . Avec des influences telles que Jethro Tull, Deep Purple, Cream, Grand Funk Railroad, voir les débuts de Black Sabbath, apprêtez vous à faire un voyage dans les 70's.

 

Guitare fuzz, orgue Hammond, flute occasionnelle ( l'épique « A Jester and The Queen »), voix atypique de Stavros Zouliati, structures musicales oscillant entre le prog rock, le blues inspiré, et le rock le plus acide, production vintage, percussions sur fond de jazz rock ala Santana ( Sur le titre d'ouverture « Incidence of Truth »), pochette crayonnée en noir et blanc, pas de doute, nous avons fait un bond en arrière de plus de 40 ans.

 

5 titres, 5 trips hallucinés composent ce premier album éponyme. 5 titres d'une incroyable maturité qui par leurs identités propres surprendront l'auditeur et le prendront par la main pour une visite guidée revisitée des groupes qui ont écrit l'histoire du rock. Un beau témoignage au passé qui ne sonne pas obsolète pour autant.

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 12:25
INDIVIA-'Horta'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Une des raisons qui motive à écrire des chroniques pour un webzine c'est le fait de pouvoir découvrir des groupes sur lesquels tu es passé totalement à côté vu le nombre incalculable de sorties à la semaine. Vous avez donc aisément compris que Indivia est une découverte en ce qui me concerne.

 

Indivia est un trio instrumental nous venant de Padoue en Italie. Le groupe s'est formé en fin 2012, en 2014 le groupe sort son premier ep « Belladonna » en autoproduction. Et donc en 2016 sort « Horta », sur Argonauta Records ( qui est décidément très actif ces derniers temps ).

 

Oh, j'ai oublié de vous préciser que les transalpins officie dans un Stoner Doom instrumental de haute volée. Alors oui, les influences de groupes cultes tel Black Sabbath, Sleep, Bongzilla voire même Karma To burn se font ressentir. En ce qui me concerne c'est plus un point positif qu'une tare.

 

Dès l'intro de « Dharma » et de son riff de basse pachydermique, Indivia vous inflige un uppercut qui vous fera vaciller. Un riff accrocheur répété inlassablement, une batterie qui cogne sévère. Le K.O n'est déjà pas loin. Premier round remporté haut la main par le trio.

 

Donner son avis sur ce genre d'album revient à répéter les mêmes superlatifs. Les titres s’enchaînent, se ressemblent, mais on en redemande, encore et encore. Le visage devient de plus en plus tuméfié au fur et à mesure des pistes. La tête bourdonne par la lourdeur crachée par nos enceintes. Ce son puissant, tel un crochet du droit de Rocky Marciano, est juste limpide et énorme. Ce son sert à la perfection les compose du groupe. Alourdissant les riffs monolithiques, tout en appuyant les parties plus enlevées.

 

Seul petit défaut notable de cet album est sa durée. Seulement 32:47. C'est peut être pour ménager les auditeurs les plus fragiles. Me concernant ça a pour conséquence direct de laisser la touche repeat de mon lecteur enclenchée. Bon, je vous laisse, je retourne m'en remettre une petite couche. Vivement la suite. Coup de cœur.

 

Doomyan

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:55
Doomcult- 'End All Life'

Morbid Syndicate/2016

 

 

Lorsque j'ai lu le communiqué de presse concernant cet album, j'ai eu des frissons qui m'ont parcouru tout le corps ( je dis bien TOUT le corps). En effet, on annonce que ce nouveau one man band néerlandais est influencé par la trilogie mythique du Peaceville Records de la grande époque, c'est à dire Anathema, My Dying Bride, Paradise Lost. Autant dire les trois groupes majeurs qui m'ont fait apprécier, que dis je, adorer le doom et ses dérivés. Alors cet album tient il ses promesses ? Autopsie.

 

L'album s'ouvre sur « Angel ». Les guitares sont mélodiques, vraiment typique du Paradise Lost de « Shades of God » et « Icon ». On se laisse emporter, c'est mélancolique sans être guimauve. Vient ensuite le chant. Et la je suis interloqué, ce n'est ni une voix claire, ni une voix gutturale. C'est le cul entre deux chaises et c'est déstabilisant. Sur les couplets, ça me choque, cependant sur les refrains c'est plus convaincant. Voyons le reste.

 

« Master », deuxième plage, commence à nouveau très bien. Musicalement ça tient la route. On est en territoire connu. Il y a de bonnes idées. La voix posée, limite parlée, me déstabilise à nouveau. Par contre lorsque celle ci devient plus « criée », je deviens petit à petit conquis. C'est que je commence à bien m'y faire dis donc.

 

« Ravens » et « Wrath », respectivement 3ième et 4ième titres, sont moins « doom », plus « dark metal ». Le tempo est plus rapide, les guitares moins mélodiques. Ça se laisse écouter, mais ce n'est pas trop mon trip. Les initiés par contre se régaleront.

 

« Hammer », « Dawn » et le titre éponyme  « End All Life » terminent l'album comme il a commencé. Le chant me semble nettement plus maîtrisé que sur les premiers titres. Le travail des mélodies des guitares est vraiment très bon. Sur « End All Life », on ressent l'influence Anathema et ça, ça fait plaisir les amis.

 

En conclusion, pour un premier album c'est vraiment très prometteur. Un certain travail sur les parties vocales et à faire, de même que sur la production ( qui est parfois limite tout en étant écoutable ) . mais je suis persuadé que dès le second album ces soucis de jeunesse seront effacés.

 

Doomyan

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:39
WHEEL OF SMOKE-'Mindless Mass'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Wheel of Smoke ( à moins que ce soit We Love Smoke ? ) commence à se faire une sérieuse réputation sur la scène stoner-alternative. C'est que l'air de rien les louvanistes ( de Louvain, en Belgique, ville connue également pour brasser la Stella Artois, breuvage maltés dont vous êtes friands, ne dites pas le contraire, petits coquins ), en sont déjà à leur quatrième offrande.

 

W.O.S a coutume de ne pas s'inscrire dans un carcan musical bien circonscrit. Et c'est encore le cas sur ce « Mindless Mass » qui donne au terme éclectisme tout son sens. Comme à son habitude, W.O.S s'adresse aussi bien aux fanas des 70's qu'au fans des 90's. Si vous aimez le rock psyché, le stoner, le grunge, le post prog vous trouverez de quoi vous sustenter dans ce « Mindless Mass ».

 

Ici, les riffs bien lourds et gras partouzent allègrement avec des passages plus mélodiques. On sent que le groupe est la pour se faire plaisir et non pour chercher à agrandir sa fan base ( pas comme certains groupes prêts à se prostituer musicalement afin de faire un peu plus de dates ou de vues sur youteub ), et ça fait plaisir.

 

Après, je vais être franc, même si je trouve qu'il y a des bonnes idées, et que la production est plus que valable, je doute écouter souvent ce « Mindless Mass », et privilégierai « Signs of Saturn », leur seconde galette qui à mon humble avis était plus inspirée.

 

Pour conclure, si vous avez l'occasion de voir le groupe sur scène, n'hésitez pas à vous déplacer, car si il y a bien un endroit où la musique de W.O.S prend tout son sens c'est sur les planches.

 

Doomyan

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:02
QUEEN ELEPHANTINE-'Kala'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Les passagers du vol 420, à destination de « Kala » sont priés d'attacher leur ceinture. Le commandant de bord, Queen Elephantine ( et Billy Anderson comme copilote), conseil fortement de nullement oublier opiacés et autres matières illicites afin de rendre l'expérience le plus intense possible.


 

La première escale du 5ème album du collectif de Providence est « Quartered ». Le travail initiatique vers l'état de transe le plus pur commence ici même. Le tempo est lent. Très lent. L'improvisation est au rendez-vous. Les guitares distillent leurs riffs, courts, en boucle. La basse et la batterie viennent cimenter tout cela. Une très bonne mise en bouche.


 

Seconde étape du voyage, « Quartz ». Le tempo est plus soutenu. On a l'impression que la guitare se répète à l'infini. Les textures sonores s’imbriquent les uns aux autres afin de former une texture sonore indéfinissablement intense. Break. La basse impose son groove. Lentement. Les guitares sont en retraits et pose l'ambiance. Ce riff est joué, martyrisé, encore et encore. Montant crescendo vers un final jouissif. Ça commence à cogner à la tête.


 

Le troisième arrêt est « Ox ». Titre à la structure particulière. L'introduction est posée, tout en douceur. C'est sinueux, ça traverse le corps et l'esprit de haut en bas. On se laisse bercer. On a l'impression de devenir de plus en plus familier avec le paysage. Mais QE, aime prendre l'auditeur à contre pied. Et nous assomme avec un riff grave, une batterie monolithique et un crescendo au mellotron qui met fin à tous nos espoirs de garder toute notion de relativité.


 

La prochaine halte, intitulée « Onyx », nous plonge dans un état de méditation avancé. Le pattern tribal de la batterie est agrémenté d'une improvisation de la part du reste du collectif. Encore une fois, les riffs se veulent lancinant et se répète encore et encore. Un bon moment de kraut/Pysche Jazzy. Un mélange étonnant qui prouve bien que Queen Elephantine ne peut être réduit au simple terme de groupe de « doom »


 

Nous approchons de la destination finale avec Deep Blue. On est de suite pris à la gorge par les lignes vocales, limite incantatoires. Le nombre de substance ingurgitée commence à plonger inexorablement l'auditeur dans un été proche de la léthargie.


 

Voilà, la fin du voyage est proche. « Throne of the Void in the hundrer petal lotus »dernière offrande clôture, tantôt en douceur tantôt de manière plus énervée, ce voyage transcendantal jonché de paysages sonores intimistes et hallucinés. Il est l'heure dès à présent d'entamer l'atterrissage, celui ci risque d'être compliqué. Si jamais l'expérience vous a convaincue, n'hésitez pas à vous plonger dans les albums précédents du collectif. Mais n'oubliez pas de repasser chez votre revendeur habituel afin de faire le ravitaillement en chanvre et autre résine.


 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:10
VALIUM TREMENS-'Valium Tremens (ep)'

AUTOPRODUCTION/2014

 

 

Affairons nous à ce combo parisien qu'est Valium Tremens qui a su proposer ce Ep en 2014,déjà, le temps passe vite, et ce sont quatre titres d'une base rock bien burnée où l'on retrouvera dans la langue de Molière de bonnes grosses doses de stoner/sludge.

 

C'est à coup de bonnes grosses guitares bien huilées que les gars définissent la lourdeur comme maître mot. Variant les aspects de leur rock couillu, on trouve une ambiance très bluesy sur « Chambre 2220 » par exemple depuis cette intro lancinante où la basse se fait oppressante puis enivrante.

 

Les même grattes se font southern metal sur la très groovy « Post Coïtal Blues » avec ses passages headbangesques.

Le chant varie,lui, entre chanté et plus guttural, et l'on pourrait se rappeler d'un zeste d'Acid Bath dans la démarche. Les rythmes quant à eux savent varier bien efficacement.

 

Nous parlions southern metal, l'esprit de Down et de la Nouvelle Orléans voguent sur « Ta Nuit » avec ces riffs saccadés et enchaînés sur cette ambiance très 'bar de motards' où l'on flaire bon le Jack, puis ce chant alliant nervosité à quelque chose de plus posé dans les refrains.

 

Le titre en guise de bonus, « Lâche Pas L'Morcif » donne dans l'énergie voire le bien énervé. La batterie se déchaîne, le chant rugueux vocifère sur les grattes bien speed. Le break se fait au chant clair et apaise la hargne, mais c'est sans compter sur le retour dynamique qui en impose.

 

Cet Ep de Valium Tremens est bien sympa à l'écoute, et il permet de passer du très bon temps en plus d'un quart d'heure. Même les plus réfractaires au chant français s'y feront et accrocheront à ce stoner rock au groove massif.

A noter que depuis, le groupe se présente sous un line up modifié, restons donc attentifs au combo pour voir la suite!

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:55
LETHAEOS-'Pillar Of Hope'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Pour aujourd'hui, direction les Hauts de France, comme on dit maintenant, et plus précisément sur la Côte d'Opale.

Boulogne sur Mer nous envoie Lethaeos pour ce premier album. Le nom ne vous parle peut être pas encore, chers lecteurs, et pourtant nous avions déjà eu à faire à leurs méfaits par le biais d'un deux titres efficace dans nos pages, mais à l'époque, il fallait compter sur eux sur le nom de Defragment.

Changement de nom et de line up, le combo de ces solides gaillard(e)s vient donc en imposer avec cette première galette d'un metal hybride et puissant.

 

Le ton est donné dès le départ avec « It Comes », sombre et intriguant où Lethaeos prévient déjà que ça va être tout noir au long du cd. A peine le constat fait, nul ne sera capable de leur répondre 'Ta Gueule' tant la déflagration se fait impitoyable dès « They Conspire ».

 

Et là, on pénètre dans leur monde, ou c'est plutôt eux qui s'imposent à vous avec des riffs puissamment balancés, une rythmique qui démarre sur les chapeaux de roues à coups de blast et de roulement décalés, la basse vient alourdir et générer le groove et le chant gutturalise à souhait.

Déjà avec ce morceau l'on constate une grande richesse au niveau des variations de riffs, de rythmes, de vocaux (qui propose un éventail divers entre un chant death bien grave, des passages plus black, d'autres plus éraillés avec ce côté At The Gates, puis un chant clair nettement maîtrisé.

 

Chaque morceau est capable de vous faire traverser une multitude de paysages, et la force de leur metal consiste également à faire passer leur art d'un style à un autre sans accroc et en toute fluidité.

On vogue sur un death groovy, un djent Meshuggesque, des ambiances dynamiques à la Fear Factory/ Strapping Young Lad, des passages plus black metal mais également quelques petits clin d'oeil assez southern metal comme sur « Visceral » où le passage groove sent parfaitement le bourbon.

 

Les cinq sbires occupent chacun un rôle vital à ce rendement efficace des titres tant chaque instrument est bigrement carré, se complète avec l'ensemble et l'on sent qu'un travail titanesque a été apporté à l'oeuvre finale.

 

« Pillar Of Hope » est un véritable voyage, un trajet que l'on fait en plusieurs étapes. Le groupe, si l'on prend par exemple « Impure Wind Whistles » arrive tant à vous faire voguer par ce groove, à vous hypnotiser par les riffs et rythmes répétitifs, saccadés, à vous alléger l'esprit par ces passages plus atmosphériques et épiques, mais également à vous brutaliser sur les moments plus black metal où les blasts s'enchaînent.

 

Inclure un chant clair dans du métal extrême n'est jamais tâche facile tant ce chant doit réussir à coller au style et conserver néanmoins un côté obscur sous peine de rendre trop « léger ». Or, ici, les passages se font en toute fluidité, adhèrent bien et l'on ne pourra que saluer le rendu et la richesse vocale déployée ici.

 

On saluera aussi un titre comme « Waves Of Sand » et son début tonitruant. Ce titre pulse à mort, envoie de l'énergie qui éclabousse, et les parties lourdes sont headbangables à foison.

De la folie ce morceau, tant les enchaînements ne s'arrêtent jamais de proposer d'autres facettes.

C'est massif, dissonant, hystérique.

 

« Few Pale Stars » allie cette obscurité abyssale à des atmosphères plus épiques. Un bon gros passage black metal apporte un plus dans la folie ambiante, et les soli bien dingues viennent inciser encore plus l'auditeur. Mention spéciale également au final du morceau qui monte bien en puissance pour maintenir ce dynamisme des plus accrocheurs.

 

« Pillar Of Hope » est un titre qui lui se démarque des autres avec une constante rythmique mid-tempo. Le titre se voit mettre l'accent sur l'aspect émotif avec l'alliance de chant clair et un plus death. On peut penser à ce titre à une approche à la Cult Of Luna ou encore certains passages Gojiresques. Le titre vient trancher l'album, cependant il est un excellent interlude qui poursuit parfaitement bien « Few Pale Stars » et introduit « Painless I Leave This World » avec brio.

 

Non seulement muni d'un son fort correct, d'un artwork excellent, l'album « Pillar Of Hope » est un puits sans fond d'idées parfaitement maîtrisées d'un point de vue technique mais aussi concernant les ambiances. Lethaeos envoient du gras pour cet hybride délice, et avec ce premier album ils se forgent une image déjà de sérieux challengers de la scène metal. Le style est gargantuesque et ils sont de véritables Caterpillar de l'espoir.

 

Hugh Grunt

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 13:14
ZOMBIE SAM-'Self Conscious Insanity'

CORONER RECORDS/ 2013

 

 

The Zombies, White Zombie, Rob Zombie... Depuis quelque temps, les zombies tentent d'envahir nos jours et chacun jusqu'ici a laissé une trace dans le domaine de la musique et/ou du cinéma. Venant tout droit d'Italie, une autre créature s'est réveillée, son nom ? Zombie Sam ! Producteur de musique et de soundtrack pour le 7ème art, Zombie Sam désire s'initier dans nos cerveaux par le biais de son projet éponyme. Son premier album sortit tout droit d'outre-tombe, "Self Conscious Insanity" se présente comme étant un album très axé Horror-Rock / Indus inspiré en grande partie par un esprit Halloween, l'univers de Tim Burton et son goût pour les contes merveilleux.

 

Alors, est-ce que Zombie Sam a véritablement les crocs ou est-il bon pour retourner dans son cercueil ?

 

Pour 13 titres d'une durée totale de 42 minutes, Zombie Sam nous montre son univers en variant les sonorités, entre clavier et effet électronique fantomatique, guitares aux riffs heavy et chant très catchy. Le premier titre "A Hollow Tale" jouit de guitares très rythmées, d'une ambiance très enfantine (des gna-gna-gna, des la-la-la, des coups de xylophone...), un refrain catchy et rythmé, de quelque passage pop-commercial comme on en entend dans les groupes de Metalcore les plus douteux et d'effet électronique rappellant quelque titres de Deathstars. D'ailleurs, le second morceau "Woman in White" est très axé Rock mais rappelle pas mal aussi ce bon vieu Marilyn Manson. Le titre "A Beautiful Zombie" et "The End, for Now..." eux rappellent indéniablement l'univers Burtonien: Le premier son comporte des bruits de squelette en percussion qui fait très Noces Funèbres et les lyrics s'en rapproche assez; quand à l'autre qui est sans parole elle rappelle pas mal l'éternel Etrange Noël de Mr.Jack par le biais des instruments.

 

Le morceau "The Awake" est un mystère qu'on pourrait croire à une blague tellement il n'est pas en accord avec le reste de l'album: Fini les sonorités rock, le côté Indus, on a là titre affreusement Pop qui pourrait rappeler Dido avec son talent en moins. Et puisque j'entame les aspects négatifs de l'album, continuons ainsi. Malgrè les diverses sonorités, on ne fait que survoler ce qui a l'ombre d'une bonne idée. Les titres n'innovent en rien et même si il y a un certain mélange des genres, on ne peut s'empêcher de dire que l'album fait très commercial tellement c'est catchy, j'ai même hésité à rajouter la notion Pop-Rock à l'album... Mais pour ne pas finir sur une mauvaise note pour l'analyse, les 3 musiques sans paroles sont sans doute ce que l'album a de mieux à offrir, certainement le plus maîtrisé (donc assez proche du métier de Zombie Sam) et le moins orgueilleux.

 

Au final ce premier album de Zombie Sam est à demi-teinte. On a une belle volonté de vouloir marier des sonorités mais il s'en retrouve que les éléments Pop-catchy dominent et brisent toute l'originalité de l'album ce qui est très énervant car on a une bonne volonté mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a une forte envie commerciale derrière. Cependant l'univers de Zombie Sam est clairement maîtrisé: les contes d'Halloween sont plaisants, les références à celui de Burton sont maîtrisées. Zombie Sam a donc de bonnes idées mais il devrait voir plus dans l'originalité et moins dans le catchy, plus s'inspirer de la palingénésie, de l'art et de son univers, sur les émotions et calmer sa satyriasis débridée car on ne peut passer outre un mauvais ressenti de vouloir plaire à tout le monde et surtout aux porte-feuilles, ce qui ne passe pas chez moi car je ne suis pas un homme facile.

 

Skarjay Nygma

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