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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 01:23
FRAKASM-'Ep 2 titres'

AUTOPRODUCTION/ 2016

 

 

Dunkerque nous envoie en ce jour une bonne petite dose de brutalité dégoulinante avec les gaillards de Frakasm formés en 2015, et ils viennent proposer deux titres d'un death metal bien ancré dans l'old school.

Deux titres donc afin de nous faire un avis sur le degré de craditude impitoyable qui flotte dans ce coin des Hauts De France.

 

Et les hostilités démarrent avec « Cerebral Torture » et ce groove qui d'entrée accroche comme il faut.

On tape dans le mid tempo avec des variantes aux riffs liés qui ne sont pas sans rappeler de croustillants passages du « Swansong » de Carcass.

La voix est principalement death bien gutturale à la Krabathor mais elle alterne avec des sonorités plus 'black' un peu Chris Barnesques.

Le titre est balancé de manière bien carrée et sent parfaitement l'odeur des nineties. Headbang et riffs efficaces, rythmes variant selon le groove balancé et cette basse qui englobe bien l'ensemble posant encore plus de gras à l'oeuvre.

 

Pour l'acte suivant de l'exécution en cours, c'est « Nekrocannibal » qui se charge du boulot.

Le rythme est toujours mid tempo, et sur ce titre,c'est l'aspect mélodique qui est mis en avant.

Le groove en impose toujours autant et l'on retrouve d'ailleurs cette ambiance à la Carcass (« Ever Increasing Circles »).

C'est entraînant, carré et presque dansant, les guitares se complètent bien, la basse apporte de la masse et la batterie guide bien le tout.

Du solo impose un côté épique et le tempo s'accélère sur la fin pour injecter du dynamisme et rappeler qu'après tout, ils ne sont pas là pour faire remuer les hanches de l'assemblée mais plutôt les briser.

 

Deux titres sympathiques proposés donc par ces nordistes, et voilà déjà quelque chose de prometteur.

Amateurs de death, nostalgique des 90s suivez de près Frakasm,un album d'ailleurs va pointer le bout de sa tronçonneuse prochainement.

https://www.facebook.com/Frakasm/?fref=ts

Hugh Grunt

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 00:05
ASSAILANT/ UBIQUITOUS REALITIES- 'Bringers Of Delusion' (split)

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Direction le Costa Rica cette fois ci pour nous intéresser à deux groupes d'une seule traite : Assailant et leur thrash old school et technique puis Ubiquitous Realities et leur death brutal technique et beaucoup plus actuel.

Les deux combos se partagent 4 titres chacun pour un peu plus de 30 minutes d'un carnage annoncé, et ce carnage nous est proposé à nouveau par Symbol Of Domination Productions (sub division de Satanath Records).

 

Alors, Assailant proposent, comme dit précédemment, un thrash bien énergique avec une touche old school bien trempée sur les passages rapides et les soli, mais également un côté beaucoup plus technique et progressif à la Sadist ou encore Cynic.

Les sud américains maîtrisent parfaitement le côté technique à grands coups de cassures de rythmes, de variations et de montées en puissance.

 

Prenez « Hands Of The Saints » qui défouraille dès le départ avec cette puissante batterie et cette gratte déchaînée au toucher hystérique.

Le rythme s'alourdit, le solo y va de bon cœur. Les vocaux collent parfaitement à l'énergie thrash old school : éraillée et bien énervée, les plus nostalgiques apprécieront.

 

Une bonne démonstration de thrash aussi cinglant que technique aux rythmiques parfois improbables : Assailant gère décidément bien l'affaire.

 

La claque s'opère sur « Suspension Of Disbelief » et ce début totalement barré (côté barré qui d'ailleurs sera conservé tout au long du titre »).

Basse claquante, rythme de damné et gros solo qui tâche. Cette basse, elle aussi en impose tout du long, les structures sont riches en folie, le boulot appuyé aussi en font un morceau bigrement costaud.

Accélérations puis passages assez lents (facile celle là) et plus psychédéliques, le groupe fera des fans de Coroner et thrash 90s.

 

 

Ensuite pour Ubiquitous Realities, nous faisons dans le plus gras et le plus mordant, dans le plus dégoulinant et bourrin. Du bon gros brutal death qui fout la race.

Niveau technique, on fait dans le bien costaud.

La rythmique mitraille sévèrement, le blast est ultra violent, les grattes usent d'une rapidité affolante,et la voix (ô oui cette voix!) tape dans le très guttural.

 

« Bringers Of Malevolence » pose déjà la première pierre dans la tronche de l'auditeur. Les parties lourdes sont explosives et percutent sec.

Le côté impitoyable du brutal death proposé se confirme sur « Biological Demise ».

On alterne aisément entre le brutal death et le brutal plus lourd et groovy qui décroche des centaines de têtes.

 

On prend plaisir à la férocité avec laquelle U.R. opère. « Alterated Perception » diffère, avec ce côté plus atmosphérique, presque djent sur certains moments, intro instrumentale bien longue, mais cette touche atmosphérique s'évapore ensuite pour laisser place à une massive explosion de 'bétonnade'.

 

S'en suit logiquement « Alterated Perception II » qui reste dans cette lignée djent du titre précédent et qui donc là, pour l'occasion, conclue la barbarie de manière totalement instrumentale tel le générique de fin de ce split.

 

Technique et old school d'un côté, bestial et technique de l'autre, la collaboration costa ricaine se fait efficace et nous permet de découvrir une scène intéressante sur laquelle nous n'avons pas forcément l'habitude de nous attarder.

A suivre donc.

 

 

https://www.facebook.com/Assailantcr/

 

https://www.facebook.com/UbiquitousRealities/

 

Hugh Grunt

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 20:56
BLACK ANTLERS-'Demo III'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2013

 

 

C'est une collaboration entre un américain et un croate qui est l'oeuvre Black Antlers et c'est sur cette démo sortie en 2013 proposé par le label Symbol Of Domination Productions que nous allons nous attarder aujourd'hui.

 

Quatre titres pour environ vingt minutes d'un black metal très raw auquel vient s'allier une part très ambient.

On tape ici dans le purement underground avec dès le départ « Pure » qui introduit à la guitare folk afin de poser une douce touche avant que ne débute l'acharnement.

 

Parce que dès les premières notes de « Wert Des Lebens », on se rend bien compte que l'auditeur traversera un instant très lugubre.

Démarrage incantatoire avant que le black bien raw bien violent ne vienne sacrifier cet instant qui semblait jusqu'alors posé.

Une batterie démoniaque tabasse sur les riffs très 'lames de rasoir' et les vocaux bien mis en avant (un peu à la manière des premiers albums de Beherit) varient entre le très haut perché et perçant à vous endommager les tympans, le plus grogné, puis des variations plus graves.

 

Sur « Erasing Hate », l'intro ambient est intrigante avant que n'interviennent des riffs mélancoliques rendant le corps du morceau très Dsbm avec ces vocaux grinçants des plus torturés.

Le rythme, ensuite, s'acharne telle une attaque de démence et l'on revient à cette funéraire valse avant de terminer écrasé et étouffé par tant de hargne.

 

Et l'on termine doucement, sur une piste folk/ambient un peu à la Kraina Bez Wiatru, avec cette guitare acoustique et ces lourds rythmes, cet ensemble refermant de façon paisible et soporifique la page de ces vingt minutes alternant une cruelle haine et une ambiance atmosphérique.

 

Une démo qui ravira les amateurs d'ultra underground, à ceux qui ne regarderont pas la qualité sonore mais l'esprit des décombres, les dérangés en quête d'une bande son où le cerveau s'y retrouvera anéanti et aux amateurs de schizophrénie sonore.

 

Hugh Grunt

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:40
SEKTOR- 'Alpha'

SATANATH RECORDS/ 2014

 

 

La rage teutonne vient s'inviter dans nos pages avec une lignée metal énergique aux bons côtés old school d'un thrash/death/black des familles.

Les vestes à patches sont de sortie tout au long des titres proposés.

 

La voix est rageusement écorchée et pose bien cet aspect corrosif comme l'on aimait déjà le faire à l'époque. Les rythmiques sont démentes quant à elles. Ca tabasse, assomme et mitraille. Les variations sont excellemment posées comme sur l'excellente « Monster ». Du blast, des passages plus power/groovy, du bon gros solo qui tronçonne, l'ensemble accroche naturellement.

 

Le thrash se fait donc bien agressif, tend même vers le black metal sur « Iron Cold » mais incorpore même des tons death metal à la potion.

Potion qui, d'ailleurs, passe sympathiquement bien et « Takeover » revient à ce schéma de variations stylistiques. Du bon micro décalage, des mélodies qui s'enchaînent comme il se doit, et une basse bien présente. L'accélération s'accompagne d'un solo qui vient renforcer cette touche qu'apprécieront les nostalgiques.

 

Un départ canon sur « Ritual », avec un batteur qui s'emballe dès l'intro, ensuite, un passage nuancé plus décalé apparaît avant que ne se déchaîne le moshpit.

Le morceau évolue, varie, vit sous multiples facettes, on passe de tons épiques, à l'imposition de cette violence qui booste radicalement les esprits.

 

Il en va de même pour « The Awakening » qui possède un quota grassement élevé de puissance d'accroche.

Qu'il s'agisse de la partie mid-tempo ou des passages où s'imposent cette double lourdement burnée, la claque est catchy.

 

Un peu plus de 35 minutes d'un retour en arrière, avec des idées actuelles, les amateurs de groupes comme Kreator et d'autres combos ayant su bercer toutes les vertèbres de la scène thrash des 90's. La rage teutonne a donc bien fait de s'inviter chez nous.

https://www.facebook.com/Sektor.Band/

 

 

Hugh Grunt

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:12
RIBBONS OF EUPHORIA- 'Ribbons Of Euphoria'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

De Grèce, nous avons plus souvent l'habitude d'entendre parler de sa scène Metal Extrême ( Septic Flesh, Nightfall, Rotting Christ et tant d'autres ), mais nettement moins de sa scène psyché prog. C'est pourtant dans cette catégorie qu'officie R.O.E. . Avec des influences telles que Jethro Tull, Deep Purple, Cream, Grand Funk Railroad, voir les débuts de Black Sabbath, apprêtez vous à faire un voyage dans les 70's.

 

Guitare fuzz, orgue Hammond, flute occasionnelle ( l'épique « A Jester and The Queen »), voix atypique de Stavros Zouliati, structures musicales oscillant entre le prog rock, le blues inspiré, et le rock le plus acide, production vintage, percussions sur fond de jazz rock ala Santana ( Sur le titre d'ouverture « Incidence of Truth »), pochette crayonnée en noir et blanc, pas de doute, nous avons fait un bond en arrière de plus de 40 ans.

 

5 titres, 5 trips hallucinés composent ce premier album éponyme. 5 titres d'une incroyable maturité qui par leurs identités propres surprendront l'auditeur et le prendront par la main pour une visite guidée revisitée des groupes qui ont écrit l'histoire du rock. Un beau témoignage au passé qui ne sonne pas obsolète pour autant.

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 12:25
INDIVIA-'Horta'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Une des raisons qui motive à écrire des chroniques pour un webzine c'est le fait de pouvoir découvrir des groupes sur lesquels tu es passé totalement à côté vu le nombre incalculable de sorties à la semaine. Vous avez donc aisément compris que Indivia est une découverte en ce qui me concerne.

 

Indivia est un trio instrumental nous venant de Padoue en Italie. Le groupe s'est formé en fin 2012, en 2014 le groupe sort son premier ep « Belladonna » en autoproduction. Et donc en 2016 sort « Horta », sur Argonauta Records ( qui est décidément très actif ces derniers temps ).

 

Oh, j'ai oublié de vous préciser que les transalpins officie dans un Stoner Doom instrumental de haute volée. Alors oui, les influences de groupes cultes tel Black Sabbath, Sleep, Bongzilla voire même Karma To burn se font ressentir. En ce qui me concerne c'est plus un point positif qu'une tare.

 

Dès l'intro de « Dharma » et de son riff de basse pachydermique, Indivia vous inflige un uppercut qui vous fera vaciller. Un riff accrocheur répété inlassablement, une batterie qui cogne sévère. Le K.O n'est déjà pas loin. Premier round remporté haut la main par le trio.

 

Donner son avis sur ce genre d'album revient à répéter les mêmes superlatifs. Les titres s’enchaînent, se ressemblent, mais on en redemande, encore et encore. Le visage devient de plus en plus tuméfié au fur et à mesure des pistes. La tête bourdonne par la lourdeur crachée par nos enceintes. Ce son puissant, tel un crochet du droit de Rocky Marciano, est juste limpide et énorme. Ce son sert à la perfection les compose du groupe. Alourdissant les riffs monolithiques, tout en appuyant les parties plus enlevées.

 

Seul petit défaut notable de cet album est sa durée. Seulement 32:47. C'est peut être pour ménager les auditeurs les plus fragiles. Me concernant ça a pour conséquence direct de laisser la touche repeat de mon lecteur enclenchée. Bon, je vous laisse, je retourne m'en remettre une petite couche. Vivement la suite. Coup de cœur.

 

Doomyan

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:55
Doomcult- 'End All Life'

Morbid Syndicate/2016

 

 

Lorsque j'ai lu le communiqué de presse concernant cet album, j'ai eu des frissons qui m'ont parcouru tout le corps ( je dis bien TOUT le corps). En effet, on annonce que ce nouveau one man band néerlandais est influencé par la trilogie mythique du Peaceville Records de la grande époque, c'est à dire Anathema, My Dying Bride, Paradise Lost. Autant dire les trois groupes majeurs qui m'ont fait apprécier, que dis je, adorer le doom et ses dérivés. Alors cet album tient il ses promesses ? Autopsie.

 

L'album s'ouvre sur « Angel ». Les guitares sont mélodiques, vraiment typique du Paradise Lost de « Shades of God » et « Icon ». On se laisse emporter, c'est mélancolique sans être guimauve. Vient ensuite le chant. Et la je suis interloqué, ce n'est ni une voix claire, ni une voix gutturale. C'est le cul entre deux chaises et c'est déstabilisant. Sur les couplets, ça me choque, cependant sur les refrains c'est plus convaincant. Voyons le reste.

 

« Master », deuxième plage, commence à nouveau très bien. Musicalement ça tient la route. On est en territoire connu. Il y a de bonnes idées. La voix posée, limite parlée, me déstabilise à nouveau. Par contre lorsque celle ci devient plus « criée », je deviens petit à petit conquis. C'est que je commence à bien m'y faire dis donc.

 

« Ravens » et « Wrath », respectivement 3ième et 4ième titres, sont moins « doom », plus « dark metal ». Le tempo est plus rapide, les guitares moins mélodiques. Ça se laisse écouter, mais ce n'est pas trop mon trip. Les initiés par contre se régaleront.

 

« Hammer », « Dawn » et le titre éponyme  « End All Life » terminent l'album comme il a commencé. Le chant me semble nettement plus maîtrisé que sur les premiers titres. Le travail des mélodies des guitares est vraiment très bon. Sur « End All Life », on ressent l'influence Anathema et ça, ça fait plaisir les amis.

 

En conclusion, pour un premier album c'est vraiment très prometteur. Un certain travail sur les parties vocales et à faire, de même que sur la production ( qui est parfois limite tout en étant écoutable ) . mais je suis persuadé que dès le second album ces soucis de jeunesse seront effacés.

 

Doomyan

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:39
WHEEL OF SMOKE-'Mindless Mass'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Wheel of Smoke ( à moins que ce soit We Love Smoke ? ) commence à se faire une sérieuse réputation sur la scène stoner-alternative. C'est que l'air de rien les louvanistes ( de Louvain, en Belgique, ville connue également pour brasser la Stella Artois, breuvage maltés dont vous êtes friands, ne dites pas le contraire, petits coquins ), en sont déjà à leur quatrième offrande.

 

W.O.S a coutume de ne pas s'inscrire dans un carcan musical bien circonscrit. Et c'est encore le cas sur ce « Mindless Mass » qui donne au terme éclectisme tout son sens. Comme à son habitude, W.O.S s'adresse aussi bien aux fanas des 70's qu'au fans des 90's. Si vous aimez le rock psyché, le stoner, le grunge, le post prog vous trouverez de quoi vous sustenter dans ce « Mindless Mass ».

 

Ici, les riffs bien lourds et gras partouzent allègrement avec des passages plus mélodiques. On sent que le groupe est la pour se faire plaisir et non pour chercher à agrandir sa fan base ( pas comme certains groupes prêts à se prostituer musicalement afin de faire un peu plus de dates ou de vues sur youteub ), et ça fait plaisir.

 

Après, je vais être franc, même si je trouve qu'il y a des bonnes idées, et que la production est plus que valable, je doute écouter souvent ce « Mindless Mass », et privilégierai « Signs of Saturn », leur seconde galette qui à mon humble avis était plus inspirée.

 

Pour conclure, si vous avez l'occasion de voir le groupe sur scène, n'hésitez pas à vous déplacer, car si il y a bien un endroit où la musique de W.O.S prend tout son sens c'est sur les planches.

 

Doomyan

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:02
QUEEN ELEPHANTINE-'Kala'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Les passagers du vol 420, à destination de « Kala » sont priés d'attacher leur ceinture. Le commandant de bord, Queen Elephantine ( et Billy Anderson comme copilote), conseil fortement de nullement oublier opiacés et autres matières illicites afin de rendre l'expérience le plus intense possible.


 

La première escale du 5ème album du collectif de Providence est « Quartered ». Le travail initiatique vers l'état de transe le plus pur commence ici même. Le tempo est lent. Très lent. L'improvisation est au rendez-vous. Les guitares distillent leurs riffs, courts, en boucle. La basse et la batterie viennent cimenter tout cela. Une très bonne mise en bouche.


 

Seconde étape du voyage, « Quartz ». Le tempo est plus soutenu. On a l'impression que la guitare se répète à l'infini. Les textures sonores s’imbriquent les uns aux autres afin de former une texture sonore indéfinissablement intense. Break. La basse impose son groove. Lentement. Les guitares sont en retraits et pose l'ambiance. Ce riff est joué, martyrisé, encore et encore. Montant crescendo vers un final jouissif. Ça commence à cogner à la tête.


 

Le troisième arrêt est « Ox ». Titre à la structure particulière. L'introduction est posée, tout en douceur. C'est sinueux, ça traverse le corps et l'esprit de haut en bas. On se laisse bercer. On a l'impression de devenir de plus en plus familier avec le paysage. Mais QE, aime prendre l'auditeur à contre pied. Et nous assomme avec un riff grave, une batterie monolithique et un crescendo au mellotron qui met fin à tous nos espoirs de garder toute notion de relativité.


 

La prochaine halte, intitulée « Onyx », nous plonge dans un état de méditation avancé. Le pattern tribal de la batterie est agrémenté d'une improvisation de la part du reste du collectif. Encore une fois, les riffs se veulent lancinant et se répète encore et encore. Un bon moment de kraut/Pysche Jazzy. Un mélange étonnant qui prouve bien que Queen Elephantine ne peut être réduit au simple terme de groupe de « doom »


 

Nous approchons de la destination finale avec Deep Blue. On est de suite pris à la gorge par les lignes vocales, limite incantatoires. Le nombre de substance ingurgitée commence à plonger inexorablement l'auditeur dans un été proche de la léthargie.


 

Voilà, la fin du voyage est proche. « Throne of the Void in the hundrer petal lotus »dernière offrande clôture, tantôt en douceur tantôt de manière plus énervée, ce voyage transcendantal jonché de paysages sonores intimistes et hallucinés. Il est l'heure dès à présent d'entamer l'atterrissage, celui ci risque d'être compliqué. Si jamais l'expérience vous a convaincue, n'hésitez pas à vous plonger dans les albums précédents du collectif. Mais n'oubliez pas de repasser chez votre revendeur habituel afin de faire le ravitaillement en chanvre et autre résine.


 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:10
VALIUM TREMENS-'Valium Tremens (ep)'

AUTOPRODUCTION/2014

 

 

Affairons nous à ce combo parisien qu'est Valium Tremens qui a su proposer ce Ep en 2014,déjà, le temps passe vite, et ce sont quatre titres d'une base rock bien burnée où l'on retrouvera dans la langue de Molière de bonnes grosses doses de stoner/sludge.

 

C'est à coup de bonnes grosses guitares bien huilées que les gars définissent la lourdeur comme maître mot. Variant les aspects de leur rock couillu, on trouve une ambiance très bluesy sur « Chambre 2220 » par exemple depuis cette intro lancinante où la basse se fait oppressante puis enivrante.

 

Les même grattes se font southern metal sur la très groovy « Post Coïtal Blues » avec ses passages headbangesques.

Le chant varie,lui, entre chanté et plus guttural, et l'on pourrait se rappeler d'un zeste d'Acid Bath dans la démarche. Les rythmes quant à eux savent varier bien efficacement.

 

Nous parlions southern metal, l'esprit de Down et de la Nouvelle Orléans voguent sur « Ta Nuit » avec ces riffs saccadés et enchaînés sur cette ambiance très 'bar de motards' où l'on flaire bon le Jack, puis ce chant alliant nervosité à quelque chose de plus posé dans les refrains.

 

Le titre en guise de bonus, « Lâche Pas L'Morcif » donne dans l'énergie voire le bien énervé. La batterie se déchaîne, le chant rugueux vocifère sur les grattes bien speed. Le break se fait au chant clair et apaise la hargne, mais c'est sans compter sur le retour dynamique qui en impose.

 

Cet Ep de Valium Tremens est bien sympa à l'écoute, et il permet de passer du très bon temps en plus d'un quart d'heure. Même les plus réfractaires au chant français s'y feront et accrocheront à ce stoner rock au groove massif.

A noter que depuis, le groupe se présente sous un line up modifié, restons donc attentifs au combo pour voir la suite!

 

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