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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:24
CREATURES-'Le Noir Village'

ANTIQ/2016

 

 

Un petit passage par Angers en ce jour avec un projet atypique qu'est Créatures. Se présentant à la base comme un one man band, le compère s'est entouré d'autres personnes et également plusieurs chanteurs afin d'exprimer la totalité de son art mûrement réfléchi.

 

« Le Noir Village » est un conte, une véritable histoire narrée à l'auditeur plongé au XIIème siècle dans un village paysan en proie à diverses créatures.

La base musicale qui guidera l'auditeur est majoritairement black metal, mais plusieurs ambiances poisseuses intriguent telle l'imagerie de bons vieux films d'horreur.

La scie musicale inquiète, pose cette ambiance glauque et au fil de l'histoire tout est mis en œuvre pour glacer le sang des moins averti.

 

Le festival est à la richesse d'idées, les morceaux sont relativement longs mais parviennent à développer de multitudes ambiances. Les mélodies sont accrocheuses et entraînantes comme sur « L'horreur des lunes pleines » et ce démarrage narré sur fond folk un peu à la Alcest, Forest Of Souls.

La rage bestiale s'en suit, gorgé également d'un sentiment maladif et torturé tant au niveau vocal qu'instrumental.

 

L'aventure se poursuit toujours dans la langue de Molière et dans une efficace originalité et le choix de définir un chant différent à chaque personnage contribue nettement à ce côté peu commun.

Ce n'est pas sans folie parfaitement retranscrite que l'ensemble envoûte.

Les claviers sont une force et chaque partie d'un morceau est à chaque fois un nouveau tableau qui se dessine.

 

Ambiances invocatoires, passages au piano qui allègent les esprits, parties violentes black metal où les blasts prennent le contrôle et où la dissonance des guitares incisent ; passages plus lyriques, funéraires/chants grégoriens ( qui peuvent rappeler Orphanage) c'est une partie des nombreux éléments qui peuvent créer l'entité Créatures.

 

On saura aussi aisément se laisser captiver par « Il était un monstre assoiffé de coeur » et ce côté King Diamond tant dans les ambiances bercées par le piano et le travail vocal apporté ici.

De nombreuses cassures rythmiques viennent définir ce sentiment schizophrène, des explosions de folie poussent au délire.

 

Il est bien difficile de mettre un morceau en avant dans cette diabolique aventure tant l'écoute de l'album se doit d'être d'une traite. Il faudra peu être du temps pour les plus réticents, mais le voyage proposé par Créatures a le mérite d'être aussi riche qu'accrocheur.

Les amateurs de formations telles que Notre Dame, Morgul devraient fortement apprécier cette œuvre d'art maîtrisée de fond en comble.

Hugh Grunt

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:48
SUMA-'The Order Of Things'

THRONE RECORDS/ ARGONAUTA RECORDS/INIT RECORDS (USA)/TARTARUS RECORDS/ 2016

 

 

Ceux qui me connaissent un minimum savent à quel point j'apprécie, que dis-je, j'aime Suma. Et c'est avec grande impatience que j'attendais ce nouvel album du quatuor de Malmö. Si le groupe nous a gratifié d'un split avec mes compatriotes d'Ultraphallus et d'une tape live à Moscou c'est tout ce que nous avons eu à nous mettre sous la dent depuis la sortie de leur troisième lp « Ashes » en 2010. C'est donc en soi un petit événement que d'avoir 7 nouveaux titres pour 57 minutes de Post-Noisy-Doom.

 

Point de vue line up, changement de taille. Dr Jovan, qui assurait le chant sur les trois premiers albums et la tripotée de splits est parti. La conséquence directe est que Johan devient dès lors bassiste chanteur. Et un nouveau membre fait son apparition. Rick qui distille ses drones, samples et autres éléments ambiants.

 

Une fois n'est pas coutume, commençons cette critique par le son global de l'album. Avec 3 albums sur quatre, le groupe a fait le voyage jusqu'à Portland chez le sieur Billy Anderson. Et, il fallait s'y attendre,le son est massif, écrasant, étouffant.

 

L'album est disséqué en deux parties. 3 chansons assez courtes plus atmosphériques et quatre morceaux qui sont la bande originale de l'apocalypse. Ni plus, ni moins.

 

« The Sick Present » ouvre l'album. Une intro de 4 minutes immergeant l'auditeur dans l'univers de ce « The Order of Things ».

 

Avec « Bait For Maggots ». Le sentiment de mal être est instantané. Johan vocifère tout du long mais de manière sournoise, la voix, reléguée au second plan laisse la guitare de Peter et la batterie d'Erik s'exprimer à plein rendement. On a ce sentiment d'être en pleine mer, sur un bateau tanguant par la force des flots. La nausée est proche, mais Suma, en guide spirituel est plus que jamais présent pour continuer à nous maltraiter.

 

« RPA », véritable titre opaque commence par cette batterie si caractéristique. La frappe est lourde, sèche. C'est puissant. Moins linéaire que « Bait For Maggots », on dirait une version dézinguée des Melvins.

 

On pourrait croire que « Being And/Or Nothingness » apaise un peu ce ressenti pesant qui nous envahit depuis la première seconde. C'est atmosphérique oui. Mais c'est une atmosphère d'un putain de cauchemar. Le voix viennent de partout, les textures sonores mangent le crâne. Pas de doute, nous sommes dans l'antre de la folie.

 

Nous entamons le morceau le plus long de l'album. « Education for Death ». On est pris à la gorge, et la sensation d'étranglement est de plus en plus perceptible au fur et à mesure que le morceau se dévoile. La sensation d'emprise est incroyablement puissante. Le titre, d'une construction impeccable, se pose, crescendo la tension monte. Jusqu'aux trois dernières minutes qui font encore monter la tension d'un cran. La violence vient de tout côté. Je suppose que c'est , toute proportion gardée, la même réaction que l'on a lorsqu'on se retrouve en plein tsunami sans savoir que faire. On est débordé, acculé de toute part.

 

« Disorder of things », a le tempo le plus soutenu de l'album. C'est cependant toujours aussi crasseux. Le cris venus d'on ne sait où se mêlent à cette bouillie ( dans le sens très classe du terme ) sonore. La fin ambiante sert de tremplin pour le titre final  « The Greater Dying ». La guitare claire, presque post-rock ( le delay y est pour beaucoup), fourmille. La torpeur ambiante est mise à mal lorsque la batterie d'Erik nous fait ouvrir un œil avant de nous balancer un pattern qui va nous bercer. C'est qu'on a prit cher durant les précédents titres. La voix se veut moins assassine, malgré la profondeur qui en découle. On se sent dériver, on ne peut résister à ce riff qui se répète inlassablement. On perd littéralement pied lors des trois dernières minutes où les longs fondus de guitare, de cymbales et bruits ambiant en tout genre finissent par nous faire perdre connaissance.

 

Ce n'est jamais facile de revenir après une absence si longue. Suma le fait haut la main et nous offre ici l'album de la maturité. J'espère juste qu'il y aura un nouvel album avant 2024, parce que putain, des claques comme ça j'en veux chaque année. Album de l'année en ce qui me concerne.

Doomyan

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:29
AXIS OF DESPAIR- 'Mankind Crawls'

GIVE PRAISE RECORDS/SPELA SNABBARE RECORDS /2016

 

 

Dans les terres nordiques et en Suède plus exactement, un groupe ne respecte pas la tradition clichesque de sa nation. En effet, Axis of Despair n'est pas un groupe de Black Metal aux ambitions sataniques de brûleurs d'églises, mais il s'agit d'un groupe de Grindcore ! Leurs membres sont d'ailleurs d'anciens et d'actuels membres des groupes Nasum, Coldworker, Infanticid, Volturyon, Livet som insats, Nervgift et Overtorture... Autant dire qu'ils ont bien fait leurs bosses dans le genre !

Dans cet EP nommé "Mankind Crawls", le groupe nous offre 6 titres pour une durée totale de... 9 minutes ! Ça peut sembler court pour les non-adeptes mais les productions de Grind sont connues pour leurs durées très courtes ("You Suffer" de Napalm Death, 4 secondes, tube interplanétaire) généralement sous les 4 minutes mais d'une intensité remarquable. Et cet EP ne déroge nullement à la règle.C'est du Grind old-school sous sa forme la plus pure, la plus crue ! Il n'y a pas question ici de mélange à du Death, d'Indus ou de Black façon Anaal Nathrakh, c'est des blast-beats à foison, de court riff rapide, de texte hurlé primairement. Le groupe joue allégrement avec le rythme en proposant régulièrement une formule binaire pour leurs morceaux: D'abord une partie plus rapide et frénétique et une seconde plus lente et lourde sur les cordes qui attérit souvent en plein milieu de morceau. Cette formule se retrouve dans la moitié de l'EP, notamment sur le premier morceau "The Last Sight", "Under the Surface" et "Skulking". Les trois autres morceaux, "En Vansinnesdans", "Enclave" et le final "Life on Standby" eux conservent le rythme initial, jouant plus sur les changements de rythme abruptes et spontanés qui caractérisent le genre.

En somme, un EP très fort sur le plan personnel par son côté old-school qui mérite qu'on s'intéresse au groupe tant il rappelle "la bonne vieille époque" ou alors les gros groupes du Grind pur tel Napalm Death ou Wormrot. C'est 9 minutes qui vont vite mais qui s'écoutent intensivement et qui parlent à ceux qui sont déjà adeptes du genre.

Skarjay Nygma

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:17
AFSKY-'Afsky'

AUTOPRODUCTION/ 2015

 

 

Afsky qui signifie « aversion » est un one-man band danois. Ole Pederson Luk (Mr AFSKY ndlr ) signe ici un EP éponyme sorti le 31 octobre 2015.

Celui-ci, composé de 3 titres, nous propose un Post Black Dépressif bien froid et mélancolique.

Alors oui, des one-man band de DSBM, il y en a à la pelle mais, entendons nous bien, les morceaux proposés ne durent pas 3 plombes (7 minutes à tout casser pour le plus long) comme pourraient nous le proposer d’autres formations.

Présentation faite, il est temps de passer en revue ces 3 titres, que je me suis permise de traduire pour une meilleure approche. Il commence à faire froid non ?!

 

 

Le 1er morceau intitulé « Frosten Knuger Sjælen I Graven » (gel crispant son âme dans la tombe) nous annonce la couleur. Après une introduction glaciale, le morceau démarre et s’enfonce dans la déprime et la souffrance. La « crash » de la batterie accentue le côté violent de cette agonie lancinante.

Durant ce titre, on ressent la complémentarité voix /instruments. Des breaks, un mid-tempo qui contre balance avec la guitare omniprésente et ajouté à tout ceci, 2 dernières minutes acoustiques. Le fondu en toute fin de morceau comparable à une libération de l’âme.

 

On passe au plat de résistance en prenant toutefois les mêmes ingrédients. Le 2nd titre intitulé « Et Sidste Farvel » (un dernier adieu) est saisissant. Il en viendrait même à glacer le sang. Le son particulier de la guitare en intro laisse place à un rythme binaire quand, comme surgie de nulle part, une voix d’outre-tombe nous sort de notre torpeur. Toujours ce petit break en milieu de morceau, mais le répit est de courte durée. Le désarroi reprend de plus belle et j’ajouterais même un petit côté romantique en fin de morceau. Mais inutile de se laisser bercer à de douces rêveries.

 

Le dernier titre, mais pas des moindres, intitulé «Velkommen Til Dødsriget » ( Bienvenue aux Enfers) est le titre le plus court de cet EP.

Non pas que Afsky ait voulu bâcler cette dernière partie, mais il s’agit là de 4 minutes d’une violence brute et froide. Comme pour les 2 précédents morceaux, on retrouve les principaux éléments, bien que la batterie prend une place un peu plus importante. Tantôt mélo, tantôt cinglante, celle ci apporte au titre un semblant de point de non retour. Pour preuve, le titre se termine dans un silence presque assourdissant.

 

 

Vous l’aurez compris, Afsky ne révolutionne pas le genre, mais on sent que le boulot est bien fait et que bien qu’autoproduit, cet EP mérite votre écoute. A suivre ..

 

Steph C.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:12
NEPTRECUS-'L'aube du déclin'

ANCESTRALE PRODUCTION/ 2013

 

Neptrecus, groupe parisien formé en 2011 signe sa première apparition dans nos pages avec ce premier album sorti en 2013, et ce sont neuf titres d'un black metal martial qui laissent trace de leur passage.

Neuf véritables chants de batailles contant divers passages et faits historiques.

 

Le black metal proposé est chanté en français et musicalement, on varie entre parties brutales où les blasts sont de mise et d'autres parties plus épiques.

Une touche clairement old school ressort de l'ensemble des morceaux. On pensera facilement à certains combos de la scène canadienne mais aussi à certains de la scène scandinave comme Dark Funeral.

 

Le black mélodique fusionne avec des parties plus raw et brutales comme par exemple sur « Magna Grecia ». Au niveau vocal, on pensera à Fenriz et à son travail proposé dans Isengard (plus particulièrement sur le titre « Total Death » du projet norvégien).

 

Véritables appels au combat, les titres sont emplis de riffs aussi incisifs qu'une baïonnette et l'ambiance générale est on ne peut plus glaciale.

« Fiers Gaulois » fait partie de ces titres les plus accrocheurs de l'album avec ce côté martial toujours dominant mais aussi ces envolées mélodiques efficaces.

On fait plutôt dans le mid tempo en majeur partie, à entendre moins agressif que les autres titres, mais le tableau peint en son intégralité n'est que troupes belliqueuses bravant l'ennemi avec honneur. Le même constat ressort également d'un titre tel qu' « Invasions ».

 

Un album prometteur d'un black aussi mélodique qu'épique qui ravira tout amateur du style. A noter qu'un second album a vu le jour en 2015 cette fois chez Mortis Humanae Production.

 

https://www.facebook.com/Neptrecus/

Hugh Grunt

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 14:05
VAREGO-'Epoch'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Varego, quatuor de Arenzano, petite bourgade de la commune de Gênes, en Italie. un des poulains de l'écurie d'Argonauta Records, nous revient, après son ep « Blindness of the sun » qui avait Jarboe en featuring sur un titre ( rien que ça..) pour un second album qui ravira les amateurs de progressive-post-sludge.

 

Alors, si l'introduction sonne comme un riff de post-rock que n'aurait pas renié un Explosions in the Sky, ne vous arrêtez pas à cela. On peut dire que l'album début vraiment à 2:15 lorsque avec son agressivité caractéristique Varego nous délivre son étrange mixture sonore. Les riffs sont incisifs, s’imbriquant les uns aux autres pour former un patchwork auditif unique dans son genre. Si on pense de temps à autres à des groupes tels que Mastodon, Baronness, il serait tout simplement stupide de limiter les transalpins à ces deux groupes tant, à mon avis, l'élève a dépassé les maîtres sur ce « Epoch ».

 

La grande force de ce second méfait est la manière dont est construit l'album. Chaque morceau à sa propre identité, lorgnant du post metal, au sludge, en passant vers le doom et des passages nettement plus psychédeliques. Varego fait la musique qu'il aime, et ça se ressent fortement. Hors de question de tomber dans la facilité en composant des chansons plates et vide, que du contraire, il vous faudra du temps pour assimiler toutes les subtilités des six titres.

 

D'après les informations distillées sur le communiqué de presse, les paroles sont influencées par Asimov, Lovecraft, Dick. J'aurais vraiment aimé pouvoir les lire, car cela doit incontestablement relever le niveau général de cet Epoch qui est vraiment une excellente découverte pour ma part.

 

Le message est clair, si vous ne vous retrouvez plus dans les nouvelles productions de Mastodon et autres, donnez une chance à Varego. Ils le méritent amplement.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 13:41
NAAT-'Naat'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

Il y a des albums comme ça, des albums où dès que tu entends les premières notes, tu ne sais pas vraiment pourquoi mais une alchimie se crée directement et tu te sens devenir amoureux au fur et à mesure que les secondes s'égrainent. Tu crains ,par contre, que ça ne soit qu'un écran de fumée et que l'intensité retombe aussi vite qu'elle est apparue. Tu as envie de croire au coup de foudre mais tu as peur d'être berné. Déjà que ta vie sentimentale n'est pas au top, si en plus la musique commence à te faire des coups de pute comme l'ont fait les femmes que tu as aimées, tu t'en remettras difficilement. Heureusement, le doute est rapidement dissipé. Bien sur comme dans tous les couples il y a des petites choses qui te dérangent chez l'autre. Mais rien qui ne puisse contraindre tes sentiments de devenir de plus en plus fort.

 

C'est exactement ce qui est en train de se produire avec ce premier album de ce quatuor de Gênes ( décidément...) sorti sur Argonauta Records ( décidément…). Si comme moi vous êtes intéressé par le post-core-doom-instrumental, vous filerez également le parfait amour avec Naat.

Si le style peut s'avérer casse gueule, ces Genovesi, parviennent à vous happer dans leur univers dès le premier accord de « Vostok », le titre d'ouverture. A la puissance rythmique viennent s'ajouter des mélodies imparables. Le mélange parfait entre douceur et rage brute.

Mais ce n'est rien comparé à « Falesia », avec une première partie ayant approche plus post rock , vous donnant l'impression de virevolter au son des guitares profondes, avant de vous faire tomber dans le vide de cette fameuse falaise, et ce en vous rattrapant une seconde avant le crash lors des mélodies croisées dont eux seuls ont le secret ( le travail sur les guitares est juste fabuleux). Du grand art.

« Temo » et « Bromo », deux interludes ambiant, calmes le jeu avant de reprendre de plus belle.

 

C'est sur « T'mor Sha » et son intro psyché-kraut que commence l'ultime morceau de ce Naat. Un morceau épique ( dans tous les sens du terme), profond, poétique, hypnotique. Qui se conclut par un riff répété inlassablement ( d'ailleurs la structure de ce morceau me fait penser à « The Sacrifice » morceau de fin du premier album de Cult of Luna ). Du très grand art.

 

C'est en tout cas un réel plaisir que de sentir à nouveau des papillons dans le bas du ventre, et d'avoir l'impression que tu viens de retrouver ton premier amour. Mais que cette fois, tu ne lâcheras plus et le gardera bien précieusement à tes côtés.

Doomyan

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:59
AMONG GODS-'Ghost Empire'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

La Norvège est plus réputée pour sa scène Black Metal que Death Metal, c'est pourtant dans cette dernière catégorie qu'évolue Among Gods. Signé chez l'incontournable Argonauta Records, les norvégiens nous offrent dans ce troisième album, 6 titres ( +1 intro et 1 outro ) de Doom Death Metal old school.

 

L'ambiance est pesante, les riffs sont lourds, lents, la voix est oppressante. L'influence de la scène Death Metal européenne est bien marquée. On pense à Entombed ( old school), Centinex, Asphyx. La scène ricaine n'est pas en reste, avec des relents de Morbid Angel, dans la construction des riffs serpentants, insidieux, rampants. On ressent également une influence des débuts de Death. On revisite un peu tout ce que le Death Metal a fait de mieux.

 

Le songwriting a été soigné. Cela se ressent fortement sur les deux titres les plus longs de l'album. « Pandemonium » et « Tundra » où le groupe n'hésite pas à prendre quelques risques. Les parties lentes ( rappelant les vieux Paradise Lost ) sont supplées par des riffs midtempo. Ce qui a pour effet de tenir l'auditeur impliqué dans ces dédales de brutalités.

 

Si vous aimez le gras, ce qui tâche, cet album est du pain béni pour vos esgourdes.

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 23:20
DESOLATE PATHWAY-'Of Gods and Heroes'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Combattants en armures pointant leurs armes vers Poséidon, mers tumultueuses, tridents, et autres fables mythologiques sont à l'ordre du jour sur le dernier album de Desolate Pathway. Il faut avouer que la mythologie grecque nous offre un contenu inépuisable pour un album de Trad-Doom.

 

Soyons direct, le doom traditionnel n'est pas le genre qui se renouvelle le plus. Et ce n'est pas ce «  Of Gods and Heroes » qui va changer la donne. Formé par Vincen Hempstead , ex guitariste du groupe culte Pagan Altar et de Mag à la batterie , le duo en est déjà à son deuxième Lp, propage de manière plus que correct ce qu'avait commencé Bedemon, Pagan Altar, Candlemass, et tous les autres pionniers du genre.

 

Ce qui est marrant avec cet album, c'est que les 4 premiers titres sont limite inutiles. Pas très inspirés, on a l'impression qu'ils sont la pour remplir l'album. Dommage, car si on ne persévère pas, l'auditeur risque de manquer le titre "Into The Realms Of Poseidon", qui lui est un des meilleurs titres que j'ai pu entendre dans le genre. Des riffs me rappelant Cathedral, un côté vraiment épique accompagné par une ligne vocale en parfaite adéquation avec le thème.

 

Les titres suivant sont de relativement bonnes factures. Tous les ingrédients sont là pour que l'auditeur rentre dans le monde des monstres et des dieux imaginés par D.P. ( c'est là que les fans de porno ont un rictus au coin de la bouche).

 

Au final,Il ne manque plus qu'à Desolate Pathway d'être plus constant dans ces compositions et de nous offrir un album plein pour devenir un groupe incontournable.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:52
GRILL-'Grill'

AUTOPRODUCTION/2015

 

 

L'Australie a toujours ce don de nous proposer des groupes qui savent se démarquer dans le milieu metal de par soit une certaine folie, soit une originalité, soit les deux.

Et Grill ne manque pas à la règle avec ce Ep 4 titres de vingt minutes qu'ils nous proposent ici.

 

Démarrant les hostilités par un sample tiré d'Alien illustrant donc le titre « Alien Abortion », les australiens proposent un death technique mais aussi complètement barré. La basse en impose dès le début, les rythmes de batterie sont effrénés, le chant death n'hésite pas à balancer de l'accélération démentielle un peu à la manière des espagnols d'Uncreation.

Vient ensuite un passage plus lourd et groovy après quoi le blast revient.

Le chant s'alourdit, balance même du 'bree' bien graveleux.

Un sample fait son retour en guise d'interlude et l'on termine sur un boogie death metal où le pig squeal s'impose mais également (-et oui fausse fin annoncé-) sur les sprints dérangés de la basse et de la gratte.

 

« Anal Leprosy » démarre et ravage déjà tout sur son passage. Le début tape violemment, rentre dans le lard, booste avant qu'un break jazzy basse/batterie à la Cause For Effect n'arrive, et la suite est un mélange inattendu de styles. Notamment pour le passage épique au solo de gratte qui apporte une ambiance heavy et l'on s'aventure sur un death/thrash 'cervicalement' endommageant. Retour ensuite au trip jazzy pour terminer sur un tabassage en bonne et due forme.

 

Sur « Deformed » , un clavier vient poser une touche encore plus originale.

Départ oriental technique avec la double pédale qui déroule avant qu'un bon vieux thrash aux riffs d'époque et choeurs viennent accrocher l'auditeur.

La constance du titre se fait donc dans cette lignée thrash 80's qui ravira les nostalgiques, et l'on en vient à un passage lourd down tempo .

Lorsque la voix s'en mêle, on ne sera pas sans penser à Chuck Schuldiner, puis l'ambiance diffère encore ensuite pour passer à un passage encore plus massif. L'ambiance orientale fait son retour sur la final un peu à la manière d' Al Namrood.

 

On constate donc qu'il se passe énormément de choses au sein d'un morceau de Grill et ce sera encore le cas sur « Mutilated Witches Kunt ».

On part sur un doom death assez 90's entrecoupé d'accélérations aux blasts. Les riffs saccadent alors que la double marque lourdement les temps, et l'on arrive ensuite vers un black metal symphonique appuyé par les claviers.

 

Et bien voilà, la richesse originale vient aujourd'hui d'Australie et Grill est un groupe à ajouter à la liste des plaisants groupes envoyés par le continent océanien.

Les ouverts d'esprit apprécieront mais il est quasi certain que les moins aventuriers y trouveront leur compte.

 

Hugh Grunt

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