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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 12:51
MATALOBOS-'Arte Macabro'

CONCRETO RECORDS/2016

 

Si le Mexique est plus réputé pour ses groupes de Brutal Death, Grind et autres du même acabit, il y a une scène Doom qui commence à émerger petit à petit. Et dans les groupes à suivre, il y a Matalobos, qui nous propose ici un premier album qui est loin d'être dénué d'intérêt.

 

Le Doom est devenu aux fil des années un terme désignant aussi bien Electric Wizard que Khanate en passant Candlemass, ou Cathedral. Matalobos lui joue un Doom Death Mélodique à l'ancienne. Quand je dis à l'ancienne, c'est que la majorité des groupes évoluant dans ce style étaient en vogue dans les années 90 et début 2000. Et c'est avec grand plaisir et je l'avoue, un goût de nostalgie que j'écoute ce « Arte Macabro ».

 

L'introduction de « Derelict », titre ouvrant l'album, commence par un riff acoustique me rappelant Tristitia. Fait suite à cette intro, des riffs mélancoliques, supportant une voix graveleuse ( on n'est pas si loin d'October Tide ). les guitares pleurent des mélodies à en faire chialer le plus insensible des goregrindeux. Les variations de tempos oscillent afin de proposer des passages plus emballés. Les mélodies sont astucieusement bien trouvées. On est dans le mélodique sans tomber dans le pathos comme certains groupes savent si bien nous le servir.

 

Les titres s’enchaînent, il y a une cohésion assez impressionnante dans cet album. On se met souvent à taper du pied et à headbanger ( comme sur « Macabre » par exemple ), avant d'être arrêté net dans notre élan par ces mélodies émouvantes et profondes. L'ajout du violon est également un atout non négligeable ( rappelant incontestablement My Dying Bride et Cryptal Darkness entre autre ).

 

Le seul petit bémol de cet album est selon moi, « Shiver », morceau acoustique qui, même si il est super bien exécuté, n'amène rien grand-chose. A moins que ça aurait peut être plus judicieux de ne pas le mettre en milieu de la tracklist mais de le mettre en outro. C'est que du long de ces 6 min, on perd un peu l'intensité dans laquelle nous étions immergé depuis le début de l'album.

 

Si les influences sont évidentes ( Novembre, Katatonia, Morgion, etc ), ce « Arte Macabro » est tout sauf une pale copie des groupes précités. En effet, le quintet de Léon, nous offre ici leur vision du Doom Death Mélodique, et c'est une vision que je partage avec eux, et même de plus en plus que j'écoute l'album.

 

Alors, si comme moi, tu deviens un vieux con et que tu regrettes le bon vieux temps du début des 2000, écoute moi et commande cet album fissa. Tu ne le regretteras pas.

 

Doomyan

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 12:10
DAAT- 'There are none so blind as those that will not see'

HERETIC RECORDS/ 2015

 

 

Un petit rafraîchissement extrême en Russie s'impose en ce jour et Daat sera notre guide à l'occasion de ce périple sur les terres du black métal de l'est.

 

Le grand froid domine ce black mélodique et incisif, aux riffs cinglants,aux rythmiques assommantes puis aux vocaux lugubres.

L'intro « From the sheer void and Nothingness » et l'outro « Scarlet dawn of obsolete aeon » sont proposées sous forme orchestrale et symphonique. Les deux titres sont d'ailleurs les deux seuls signes d'apaisement que veulent bien accorder ces diaboliques russes.

 

Les dissonances sont une force pour l'ambiance malsaine qui règne et parviennent à s'imposer encore plus en un break comme dans « Alterare of the greatest abyss ». Une variation s'opère dans le titre entre ces ambiances assez tordues du début et ces accélérations entraînantes avec cette double galopante, les riffs un peu plus lourds et ces mélodies acérées. On sent l'esprit scandinave qui erre dans ce black metal occulte.

 

« Ascended above all humanity » impose également son effort mélodique et des alternances construisent également ce morceau où l'on oscille entre une forme brutale entraînante puis un aspect beaucoup plus épique (presque heavy d'ailleurs) un peu à la manière de ce qu'a pu proposer Immortal dans les années 2000.

Le combo russe sait également mettre en avant son côté slave dans les titres avec cette ambiance glaçiale et cette entité que l'on peut trouver par exemple chez les ukrainiens de Lucifugum(sans les claviers.)

 

La mélodiquement brutale « Illuminating whereas withering » rendra heureux les amateurs de blasts à n'en plus finir.

Le batteur se déchaîne comme un beau diable sur cette damnée caisse claire,prenant soin de lui administrer ensuite un break où il ne la brutalisera que plus lourdement avant de repartir de plus belle.

Les mélodies, elles, sont assassines et agressives. La hargne les habite et la rage les contrôle. Le final du titre se fait sans merci, le chant est toujours aussi hérétique et destructeur, le blizzard fait son office cruellement.

 

Un black metal extrême pour vingt minutes de démence incontrôlée. Les plaies sont à vif et les russes y jettent le sel. Encore un bon moment pour les adorateurs de black metal aussi furieux que mélodique.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:57
HUKUTUS-'Nadiirit' (single)

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Courte étape en Finlande avec Hukutus pour ce qui sera la présentation de ce combo nordique au travers de leur single 'Nadiirit'.

Formés en 2011, le groupe est sur le point de sortir son premier album et ils viennent donc en proposer un avant goût avec cet unique titre.

 

On opère bien ici sur les terres glaciales du black metal, avec un travail mélodique des guitares développé, une rythmique entraînante. L'usage des claviers pose quant à lui une touche oppressante.

Les mélodies jonglent entre le mélancolique puis l'épique, et ce titre se pose dans cet aspect aussi martial que festif, et rythmiquement on s'approche du viking metal alterné par un break plus atmosphérique.

 

Concernant les vocaux, nous avons un chant black bien poisseux varié sur des gutturalisations plus graves ce qui injecte un côté assez malsain.

 

Un single qui laisse présager du bon pour l'album à venir, amateurs du genre, donc, restez sur vos gardes.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:11
WITCHWOOD-'Handful Of Stars'

JOLLY ROGER RECORDS/2016

Witchwood est né des cendres de Buttered Bacon Biscuits et de son leader Ricky Dal Pane ( compositeur, chanteur et guitariste ). Après avoir sorti, en 2015, un album remarqué « Litanies from the Woods ». Ils sont de retour, toujours sur Jolly Roger Records, avec ce nouvel album composé d'une introduction, de 3 nouvelles compositions, deux reprises et pour finir une réinterpretation de « Handful of stars » ( qui donne donc son nom à ce nouvel album ) qui était présent sur « Litanies from the Woods ».

 

Dès les premières notes, on comprend directement à quoi on a à faire. Ce mélange de riffs classic rock, ce côté progressif et psychédélique cet orgue Hammond, cette flûte, pas de doute, on tape bien dans le rock 70's. Mais ce n'est pas un rock 70's qui sent la naphtaline, loin de là. On sent que les fondations ont été remises au goût du jour.

 

La maîtrise technique n'est pas à démontrer, mais les musiciens garde ce côté catchy qui fait que les titres proposés ne s'adressent pas uniquement aux musiciens en quête de prouesses techniques dénuées de feeling et d'âmes.

 

Quant aux reprises, « Flaming Telepaths »’ de Blue Öyster Cult et « Rainbow Demon » d' Uriah Heep ; Elles sont assez proches des titres originaux, tout en gardant cette touche Witchwood. Un bon moment de redécouverte de titres qui ont parfois tendance à être oubliés.

 

En conclusion si vous avez envie de vous faire un petit trip dans le psyche-prog des 70's, ce second album des italiens ne vous décevra pas.

 

Doomyan

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:49
KVELERTAK-'Nattesferd'

ROADRUNNER/2016

 

Accordons nous en ce jour un instant norvégien. Celui qui vous souffle dans la nuque ce vent frais en provenance de la terre des Vikings, là où sévit le blizzard.

Kvelertak sera le guide de ce trajet. Formés en 2007, les nordiques proposent ici leur troisième album.

Nous avions pu déjà goûter avec les deux précédents aux joies d'un black métal avec ces tournures à la Turbonegro ultra catchy, mais il faut avouer que le terme black metal est relativement réducteur pour ce groupe dans la mesure où c'est principalement la voix qui est dans cette lignée. Notons d'ailleurs que le hurleur en fait de même dans le groupe Djevel.

 

Pour ce troisième album, les norvégiens tentent une approche différente.

Rassurez vous, ils n'ont rien perdu, ni baclé leur force accrocheuse, bien au contraire, mais au sein de cet album, le plaisir démesuré de l'auditeur sera de découvrir une boule à multifacettes des plus vintage.

 

Alors, dès les premières notes de « Dendrofil For Yggdrasil », il est certain que l'on aura tendance à se dire que, ça y est, Kvelertak ne donne plus que dans le pur black aux touches un peu plus rock notamment sur la seconde partie dudit titre.

Le début est une puissante rafale de blasts, d'un chant bien hargneux et de mélodies boostées aux amphétamines dans la plus pure tradition nordique. Ensuite, la situation évolue et l'on s'achemine sur une tournure plus rock catchy à la Satyricon pour ne citer qu'eux et le final,lui, part sur des contrées plus planantes.

 

Le plaisir est déjà bien haut dès le départ et l'on voit que Kvelertak continue de bien maîtriser son art déjà plaisant sur les deux précédents opus, mais que dire de la suite ?

La suite, comme mentionné ci dessus est un cocktail explosif de titres plus accrocheurs les uns que les autres.

Et là les amateurs de vintage, de bon gros heavy/rock 70's se régaleront pleinement.

 

Pour exemple, on adorera le côté très Thin Lizzy de « 1985 » (-n'hésitez d'ailleurs pas à vous mater le clip-) avec ces mélodies qui vrombissent et savent vous englober le cerveau, on pourra apprécier également pleinement la tournure à la Kiss de « Svartmesse » avec ce début qui fera taper du pied et headbanguer tout le monde puis ces choeurs du refrain qui reste en tête et se reprend avec aisance. Parlons encore de « Ondskapens Galaske » et ses faux airs d' ACDC qui vous obligeront à sauter sur place avec la main qui mécaniquement fera le signe de la bête.

 

Excellente note aussi pour le titre éponyme « Nattesferd » avec ce son fuzzy qui plaira pleinement aux fans de Queens Of The Stone Age qui donnerait dans le psychédélique des familles. Dansant, enivrant, la qualité est à son comble pour ce morceau qui s'avère être le plus accrocheur de cette galette.

 

Pour « Heksebrann », nous avons le morceau le plus long qui avoisine les neuf minutes mais également le morceau où le psychédélisme est le plus trempé. Le morceau se veut progressif, laisse monter le dynamisme, le vintage est forcément toujours au rendez vous avec cette longue séquence instrumentale du départ.

L'énergie s'impose toujours aussi, les mélodies agrippent toujours autant, et la gigue encore d'actualité.

On pourrait citer plusieurs superlatifs pour décrire l'excellence de cette galette tant les morceaux savent pousser à la pleine appréciation.

Pour cela on pourra encore citer « Bronsegud (Ssq) » et ce rock'n'roll diabolique à souhait. L'auditeur possédé verra sans doute chacun de ses membres s'activer au charme des riffs, du rythme et de ce chant toujours aussi déjanté. Que celui qui n'aime pas ce titre ne se dise pas fan de rock'n'roll parce qu'ici ça bouge, ça tape, ça remue partout et l'on s'y laisse prendre.

 

« Berserkr » revient prouver que les gaillards sont originaires des terres du black metal, avec ce début foudroyant bien evil qui alterne ensuite avec des passages plus heavy Maidenien.

 

« Nekrodamus » est le titre qui vient clore ce chef d'oeuvre, et les mélodies du départ sonnent bien folk black metal d'où dégouline la sauce nordique des 90's. Le morceau est plus posé que ses prédécesseurs et permet de clore

 

Un troisième album qui ne déçoit pas du tout, bien au contraire. Certains groupes peuvent au cours des albums perdre de leur intensité, de leur charme acquis dès le début, ce n'est aucunement le cas de Kvelertak qui sait se bonifier avec l'âge.

Adorateurs de vintage, nostalgiques de bon vieux rock qui tâche aux vocaux puissamment vociférés, cette perle est pour vous.

Hugh Grunt

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 14:24
DRAMA/PERDITION WINDS-'Split Ep'

SATANATH RECORDS/BLACK PLAGUE RECORDS /2015

 

 

Rendons nous désormais entre deux terres pour un split d'un black metal des plus glaciaux.

Aujourd'hui, c'est encore une sortie de chez Satanath Records (en collaboration avec Black Plague Records) sur laquelle nous allons nous attarder, et ce split regroupe les russes de Drama qui ont malheureusement splitté depuis et les finlandais de Perdition Winds.

 

C'est naturellement en toute obscurité que Drama démarrent les hostilités avec « Create Your Death ».

Obscurité donc, néanmoins, on peut constater la mise en avant du travail mélodique sur ce premier morceau joué sur un rythme mid-tempo. L'ambiance qui se dégage de ce titre met l'accent sur la mélancolie et l'on saurait rapprocher facilement ce genre de titre à du bon vieux Rotting Christ des familles. Pas de brutalité donc dans ce titre d'ouverture, plutôt un travail d'ambiance où prédominent les mélodies.

 

« Gloria Mortis » enchaîne ensuite de manière plus brute où le blast énergise le démarrage, puis les rythmes évoluent. On reste principalement dans un rythmique mid-tempo, mais diverses variations mélodiques savent poser du relief au titre. On reste dans un black métal relativement abordable qui saura ravir les amateurs de doom/death mélodique dans la mesure où l 'aspect mélancolique sait faire la force du combo russe.

 

Lorsque Perdition Winds s'en mêlent,c'est une toute autre ambiance. Sur ce long titres de treize minutes environ, nulle place à la mélancolie ou à l'abordable.

Le son déjà se fait nettement plus agressif, plus cradingue. L'ambiance est nettement plus maladive dès le départ, le blast excelle dans sa furie, les mélodies sont incisives et vocalement de furieux borborygmes gutturaux posent un peu plus de poisse à l'ensemble.

Les parties évoluent, chose normale pour éviter l'ennui dans ce long titre, les parties s'alourdissent et ont une emprise malsaine sur l'auditeur captif de l'ambiance putride qui règne ici .

 

Deux formations différentes et deux approches différentes du black métal. D'un côté mélodique et mélancolique et de l'autre beaucoup plus lugubre et corrosif, ce split proposé par Satanath Records et Black Plague Records s'avère destructeur mais agréable.

Hugh Grunt

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 23:58
THE CLEARING PATH-'Abyss Constellation'

AVANTGARDE MUSIC/2015

 

 

L'escapade du jour se fait en Italie avec un one man band assez déjanté qu'est The Clearing Path.

Pour cet Ep sorti en 2015, l'artiste propose deux longs titres originaux et plein de rebondissements.

 

C'est un aspect atmosphérique jazzy un peu à la Cynic qui côtoie des riffs dantesques très mathcore à la Dillinger Escape Plan et il est à souligner que lorsque ces passages, là défilent, on se prend une sévère trempe dans la face.

L'hystérie rageuse et violente se voit nuancée par des passages beaucoup plus progressifs, planants histoire de mettre un peu d'eau dans le Chianti et l'alliance des deux aspects renferment autant une violence bien piquante radoucie par l'aspect plus flottant, et cette alliance est maîtrisée avec une originalité plaisante.

Vocalement, sur le titre « Wings Of Ascension », la hargne s'exprime en cris stridents bien déchaînés.

 

C'est une montée progressive avec un travail mélodique beaucoup plus présent que nous avons sur l'éponyme « Abyss Constellation », mélodies qui savent s'avérer tranchantes.

L'interlude folk laisse flotter le répit, où le chant clair vient par nappes un peu à la Agalloch pour la touche plus mélancolique.

L'ambiance apaisée se voit néanmoins martelée à la double, alourdissant le tout et lui imposant plus de poigne au fur et à mesure de l'avancée dans le titre qui vient se conclure par une partie ambiant au clavier.

 

Une bonne moisson en matière de groupes originaux ces temps ci pour nos pages, et The Clearing Path ne déroge pas à la règle.

Amateurs de black metal avant-gardiste, le conseil vous est lancé de pencher l'oreille sur ce one man band efficace.

https://www.facebook.com/TheClearingPath

Hugh Grunt

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 21:02
MOUNTAIN TAMER-'Mountain Tamer'

ARGONAUTA RECORDS/2016

Jamais il ne m'a été aussi compliqué de faire une chronique que celle de ce trio de Santa Cruz. Non pas que l'album soit insipide, loin de là même. Mais il y a des albums qu'on aime, sans vraiment dire pourquoi. Alors j'aurais pu, pour commencer, faire une blague pourrie à partir du nom, mais bof, ça faisait un peu téléphoné. On va donc s'intéresser directement à ce qui nous importe le plus, la musique.

 

Pour un premier album, une telle maturité est assez rare. Les compositions, si elles restent dans la mouvance Heavy Rock Psyché, ont chacune leur identité propre. Ce qui a pour avantage de surprendre l'auditeur dans ce magma psyché,stoner, doom, classic rock.

 

« Mind Burner » qui ouvre l'album, est une pépite de classic rock. Le tout accompagné de lignes de basses aussi chaudes qu'une nymphomane n'ayant pas forniqué durant une semaine. C'est brûlant. Dégoulinant. Le solo me fait penser à du Nebula. Parfait.

 

« Knew » est plus rock, les lignes vocales rappellent des groupes rock uk des débuts 2000. La musique est burnée. Limite doom.

 

« Dunes of the mind », avec son intro que n'aurait pas renié Kyuss plonge directement l'ambiance désertique qui en ressort. Le son est vintage comme je l'aime. La basse s'en donne à coeur joie avec des riffs pas si éloigné d'un Scott Reeder des grands jours.

 

« Vixen », plus long titre de l'album est une chansons lascive, limite vicieuse. L'ambiance y est chill tout en étant soutenue. On se laisse transporter aux fur et à mesure que les riffs s'enchaînent. Bonheur.

 

« Wolf In The Streets » me fait à nouveau penser à cette scène rock garage uk du début des 2000's. C'est énergique, ça reste dans le crâne.

 

« Sum People » et « Satan's Waitin » tapent quant à eux dans la scène neo psyché américaine, ça m'a directement fait penser à The Black Angels. Terrible d'efficacité.

 

On termine par « Pharaohsite », tempo rapide, guitares aiguisées, batterie claquante. Une chanson parfaite pour terminer ce disque.

 

Si vous aimez vous faire surprendre ( bon après les gaziers n'ont pas inventés l'eau chaude hein…) tout en écoutant un bon disque de Psyche stoner rock burné, jetez une oreille sur ce Moutain Tamer vous n'en serez pas déçu.

Doomyan

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:24
CREATURES-'Le Noir Village'

ANTIQ/2016

 

 

Un petit passage par Angers en ce jour avec un projet atypique qu'est Créatures. Se présentant à la base comme un one man band, le compère s'est entouré d'autres personnes et également plusieurs chanteurs afin d'exprimer la totalité de son art mûrement réfléchi.

 

« Le Noir Village » est un conte, une véritable histoire narrée à l'auditeur plongé au XIIème siècle dans un village paysan en proie à diverses créatures.

La base musicale qui guidera l'auditeur est majoritairement black metal, mais plusieurs ambiances poisseuses intriguent telle l'imagerie de bons vieux films d'horreur.

La scie musicale inquiète, pose cette ambiance glauque et au fil de l'histoire tout est mis en œuvre pour glacer le sang des moins averti.

 

Le festival est à la richesse d'idées, les morceaux sont relativement longs mais parviennent à développer de multitudes ambiances. Les mélodies sont accrocheuses et entraînantes comme sur « L'horreur des lunes pleines » et ce démarrage narré sur fond folk un peu à la Alcest, Forest Of Souls.

La rage bestiale s'en suit, gorgé également d'un sentiment maladif et torturé tant au niveau vocal qu'instrumental.

 

L'aventure se poursuit toujours dans la langue de Molière et dans une efficace originalité et le choix de définir un chant différent à chaque personnage contribue nettement à ce côté peu commun.

Ce n'est pas sans folie parfaitement retranscrite que l'ensemble envoûte.

Les claviers sont une force et chaque partie d'un morceau est à chaque fois un nouveau tableau qui se dessine.

 

Ambiances invocatoires, passages au piano qui allègent les esprits, parties violentes black metal où les blasts prennent le contrôle et où la dissonance des guitares incisent ; passages plus lyriques, funéraires/chants grégoriens ( qui peuvent rappeler Orphanage) c'est une partie des nombreux éléments qui peuvent créer l'entité Créatures.

 

On saura aussi aisément se laisser captiver par « Il était un monstre assoiffé de coeur » et ce côté King Diamond tant dans les ambiances bercées par le piano et le travail vocal apporté ici.

De nombreuses cassures rythmiques viennent définir ce sentiment schizophrène, des explosions de folie poussent au délire.

 

Il est bien difficile de mettre un morceau en avant dans cette diabolique aventure tant l'écoute de l'album se doit d'être d'une traite. Il faudra peu être du temps pour les plus réticents, mais le voyage proposé par Créatures a le mérite d'être aussi riche qu'accrocheur.

Les amateurs de formations telles que Notre Dame, Morgul devraient fortement apprécier cette œuvre d'art maîtrisée de fond en comble.

Hugh Grunt

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:48
SUMA-'The Order Of Things'

THRONE RECORDS/ ARGONAUTA RECORDS/INIT RECORDS (USA)/TARTARUS RECORDS/ 2016

 

 

Ceux qui me connaissent un minimum savent à quel point j'apprécie, que dis-je, j'aime Suma. Et c'est avec grande impatience que j'attendais ce nouvel album du quatuor de Malmö. Si le groupe nous a gratifié d'un split avec mes compatriotes d'Ultraphallus et d'une tape live à Moscou c'est tout ce que nous avons eu à nous mettre sous la dent depuis la sortie de leur troisième lp « Ashes » en 2010. C'est donc en soi un petit événement que d'avoir 7 nouveaux titres pour 57 minutes de Post-Noisy-Doom.

 

Point de vue line up, changement de taille. Dr Jovan, qui assurait le chant sur les trois premiers albums et la tripotée de splits est parti. La conséquence directe est que Johan devient dès lors bassiste chanteur. Et un nouveau membre fait son apparition. Rick qui distille ses drones, samples et autres éléments ambiants.

 

Une fois n'est pas coutume, commençons cette critique par le son global de l'album. Avec 3 albums sur quatre, le groupe a fait le voyage jusqu'à Portland chez le sieur Billy Anderson. Et, il fallait s'y attendre,le son est massif, écrasant, étouffant.

 

L'album est disséqué en deux parties. 3 chansons assez courtes plus atmosphériques et quatre morceaux qui sont la bande originale de l'apocalypse. Ni plus, ni moins.

 

« The Sick Present » ouvre l'album. Une intro de 4 minutes immergeant l'auditeur dans l'univers de ce « The Order of Things ».

 

Avec « Bait For Maggots ». Le sentiment de mal être est instantané. Johan vocifère tout du long mais de manière sournoise, la voix, reléguée au second plan laisse la guitare de Peter et la batterie d'Erik s'exprimer à plein rendement. On a ce sentiment d'être en pleine mer, sur un bateau tanguant par la force des flots. La nausée est proche, mais Suma, en guide spirituel est plus que jamais présent pour continuer à nous maltraiter.

 

« RPA », véritable titre opaque commence par cette batterie si caractéristique. La frappe est lourde, sèche. C'est puissant. Moins linéaire que « Bait For Maggots », on dirait une version dézinguée des Melvins.

 

On pourrait croire que « Being And/Or Nothingness » apaise un peu ce ressenti pesant qui nous envahit depuis la première seconde. C'est atmosphérique oui. Mais c'est une atmosphère d'un putain de cauchemar. Le voix viennent de partout, les textures sonores mangent le crâne. Pas de doute, nous sommes dans l'antre de la folie.

 

Nous entamons le morceau le plus long de l'album. « Education for Death ». On est pris à la gorge, et la sensation d'étranglement est de plus en plus perceptible au fur et à mesure que le morceau se dévoile. La sensation d'emprise est incroyablement puissante. Le titre, d'une construction impeccable, se pose, crescendo la tension monte. Jusqu'aux trois dernières minutes qui font encore monter la tension d'un cran. La violence vient de tout côté. Je suppose que c'est , toute proportion gardée, la même réaction que l'on a lorsqu'on se retrouve en plein tsunami sans savoir que faire. On est débordé, acculé de toute part.

 

« Disorder of things », a le tempo le plus soutenu de l'album. C'est cependant toujours aussi crasseux. Le cris venus d'on ne sait où se mêlent à cette bouillie ( dans le sens très classe du terme ) sonore. La fin ambiante sert de tremplin pour le titre final  « The Greater Dying ». La guitare claire, presque post-rock ( le delay y est pour beaucoup), fourmille. La torpeur ambiante est mise à mal lorsque la batterie d'Erik nous fait ouvrir un œil avant de nous balancer un pattern qui va nous bercer. C'est qu'on a prit cher durant les précédents titres. La voix se veut moins assassine, malgré la profondeur qui en découle. On se sent dériver, on ne peut résister à ce riff qui se répète inlassablement. On perd littéralement pied lors des trois dernières minutes où les longs fondus de guitare, de cymbales et bruits ambiant en tout genre finissent par nous faire perdre connaissance.

 

Ce n'est jamais facile de revenir après une absence si longue. Suma le fait haut la main et nous offre ici l'album de la maturité. J'espère juste qu'il y aura un nouvel album avant 2024, parce que putain, des claques comme ça j'en veux chaque année. Album de l'année en ce qui me concerne.

Doomyan

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