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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 21:17
MARIANNE TOILET AND THE RUNS-'Eargasms for Your Genitals'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Bon, lorsque j'ai vu le nom du groupe, le titre de cet ep et la pochette ( une liqueur visqueuse blanchâtre sortant de l'oreille d'une personne ayant de gros problèmes d'acné ), il y avait de fortes chances pour que ce soit un album d'un groupe de pornogrind.

 

En lisant le communiqué de presse, on décrit ce quatuor de Boston comme un groupe de « sex comedy rock ». Le terme m'étant étranger, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Après avoir vu les photos du groupe, un guitariste pimp whitetrash, un batteur déguisé en dinosaure rouge, une bassiste lolita, et un chanteur drag queen ressemblant à Divine ( l’icône de John Water, qui a entre autre joué dans entre Pink Flamingos et Hairspray ), je me suis dit, voilà encore un groupe de guignols qui mise tout sur le look et non sur la musique.

 

Encore une fois, j'avais faux sur toute la ligne. Les chansons sont bonnes.MTTR délivre un rock'n'roll catchy. On pense à Tenacious D, B-52s ( dans les duels de voix masculin/féminin), ou à des groupes punks accrocheurs. Mais la musique de Marianne et ses sbires ne serait rien sans ses textes sur des sujets aussi variés que «  refuser le fait d'être gay », « Perdre ses parties génitales lors d'un accident de jardinage » ou tout simplement sur le sexe en général. Bref, le genre d'album que vous éviterez d'écouter en compagnie de vos enfants ou de vos parents.

 

« Eargasms » ne révolutionnera pas l'histoire du rock, mais les 6 titres proposés sont agréables à écouter et doivent l'être encore plus en live. Le côté théâtrale des concerts doit encore apporter un plus à ces titres grivois qui pourraient devenir des hymnes paillards dans les campus ricains.

 

Un ep dégoûtant, pervers, mais surtout très fun. A cependant ne pas mettre entre toutes les mains.

Doomyan

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:52
GOODBYE, KINGS-'Vento'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Goodbye, Kings, nous vient de Milan, et s'est formé fin 2012 avec pour vision de faire une musique instrumentale. Pouvant être classé dans la sphère Post Rock, il serait absurde de se limiter à cette simple étiquette qui au final, ne veut pas dire grand-chose, tant la variété de la musique Post Rock est aussi vaste que le désert du Kalahari.

 

Avant de sortir cet album sur Argonauta Records, deux démos sont sorties en autoproduction, de même qu'un premier album « Au cabaret Vert » , concept se basant sur Toulouse Lautrec et sur les poèmes de Rimbaud et Masaoka Shiki. Sur ce « Vento », le concept est le vent ( vous avez vu je suis polyglotte…). Concept très intéressant, qui n'est pas chose aisée de mettre en musique. C'est pourtant avec brio que s'en sortent ces romains, qui par leurs backgrounds différents parviennent à offrir une musique éthérée, céleste, onirique et incroyablement personnelle.

 

Si l'ambiance générale du disque reprend les codes chers au post-rock , la longueur moyenne des morceaux avoisinent les dix minutes, les textures sont répétitives, l'absence totale de voix, Goodbye Kings se permet de sortir des sentiers battus en mixant des éléments Post Metal, des riffs limites sludge, des soupçons de jazz, des rythmes tribaux. Ce qui a pour conséquence direct de proposer un album à mille visages.

 

L'album s'ouvre sur « How do dandelions die », titre ambiant, où les textures sonores s'enchevêtrent . Pour commencer, le souffle du vent, accompagné d'un synthé et d'une batterie. La guitare vient se poser, la puissance monte, l'intensité est perceptible. Emmenant l'auditeur tel un pappus porté par le vent. Une magnifique mise en bouche.

 

« Fujin vs Raijin », début de manière tribale, l'ombre de Neurosis plane. La guitare est incisive. On sent que le combat entre les jumeaux antiques japonais bat son plein. Au milieu de l'opposition, l'accalmie. Le piano nous envoûte par une mélodie incroyablement subtile. Le tout soutenu par la guitare qui répète un riff à l'infini, pendant que le piano se lâche complètement. Un des meilleurs morceaux que j'ai pu entendre depuis bien longtemps.

 

« Shurhùq », démontre tout le talent du pianiste. Qui nous offre ici une interlude jazzy qui n'est pas sans rappeler l'immense Keith Jarrett. « Tri State Tornado », la piste suivante, nous offre un mix jazz et post rock. Encore une fois, le sens de la mélodie est présent. Le tout sans tomber dans la mièvrerie.

 

Le reste de l'album nous propose des titres tout aussi magnifiques, avec une mention spéciale pour « The Bird whose wings made the wind », qui est à lui seul la vision que je me fais de la poésie. Ce mélange de guitare acoustique, avec des longues plages ambiants, avant que la machine ne se mette tout doucement en marche afin d'arriver à une explosion de sons et d'émotions. Ce qui a pour effet direct de me faire hérisser les poils. Magique.

 

Bref, vous l'aurez compris, pour un style de musique que l'on dit mort depuis quelques années, certains groupes parviennent encore à largement tirer leur épingle du jeu et à nous proposer quelque chose de magnifique. Messieurs, je n'ai qu'une chose à dire, chapeau bas.

 

Doomyan

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:04
NIHILISTINEN BARBAARISUUS- 'Madness Incarnate'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Un passage aux USA avec Nihilistinen Barbaarisuus (qui en finnois signifie barbarité nihiliste) actifs depuis 2012. Précédemment, le groupe a déjà sorti 2 albums, 2eps puis un single et c'est sous la bannière de Symbol Of Domination que nous les retrouvons aujourd'hui.

Concernant le genre, le combo propose un black metal à l'atmosphère des plus glaciales avec des passages plus atmosphériques voire ambient.

 

Le froid domine donc pour cet Ep et ce dès « Traversing the frozen North » à l'aspect très cristallin où le son et les mélodies de guitares glacent le sang. Cette ambiance est d'ailleurs décuplée sur « Immaculate Deconception », nettement plus brutale où les effets sonores paraissent telle un blizzard qui s'abat sur nous.

Le deuxième titre en question voit cette agressivité atténuée par un break léger où dominent les arpèges, et l'on revient à ce fatal souffle de givre nuancé par des parties plus heavy.

 

« Virgin Essence » poursuit dans cette atmosphère mais propose néanmoins un aspect plus dansant. Les claviers soutiennent bien les mélodies, leur permettant de glisser aisément dans une fluidité naturelle. La rythmique ralentit pour poser un aspect plus épique.

Le chant, tout au long des titres, (sauf pour « Comte Sponville ») est typiquement black metal et bien éraillé.

 

Pour « Comte Sponville », justement, l'ambiance est à l'instrumentale avec des tons folk aux riffs répétitifs. La mélodie du début se fait posée, puis les accélérations la font évoluer vers quelque chose de plus épique. Pas de gros son ici, juste des arpèges mélodiques pour apaiser l'atmosphère et espérer le dégel qui vous permettra de retrouver vos esprits.

 

Une sortie intéressante, où les ambiances glaciales dominent, un black métal mélodique et atmosphérique qui saura plaire aux amateurs du genre.

 

Hugh Grunt

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:05
EDxKEMPER- 'Cut Her Head And Love Her'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

Avec un tel nom de groupe, les amateurs de metal romantique tout en dentelle savent déjà qu'ils ne trouveront pas leur compte en matière de sensibilité.

Les grecs qui débarquent dans nos pages aujourd'hui ne sont là que pour beurrer des tartines avec vos cervelles.

Dix titres, neufs minutes déjà ici nous savons qu'ils vont droit au but.

N'attendez pas de technique, de solo à n'en plus finir parce que les gars tabassent à foison dans une folie grindcore ultra dynamitée.

Dix furieux titres boostés aux amphets dans une ambiance crade relatant des faits du célèbre tueur en série.

Dix titres où les blasts font de vous de la charpie, où les riffs vous découpent en lamelles et où le chant grinçant, lui, vous trépane le cerveau.

On pourra penser dans l'ensemble à des combos comme Phobia,Excruciating Terror ou encore LxAxRxDxOxNx et la sentence infligée par les gaillards est sans issue. C'est la tête explosée sur le mur que vous en ressortirez, victime de l'impitoyable Ed.

 

Neuf minutes de démence qui raviront tous les esprits dérangés en quête d'une bonne fessée qui pique.

Hugh Grunt

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:59
ENCRYPTED-'Drifting To The Impaled'

LORD OF THE SICK RECORDINGS/ 2015

 

 

Les températures négatives qui envahissent nos contrées sont une bien bonne excuse aujourd'hui pour aller se réchauffer au Porto Rico avec le death metal des brutes d'Encrypted.

Sorti en 2001, le label Lord Of The Sick Recordings a remis ce Ep au goût du jour en 2015.

 

La touche old school n'est donc pas étonnante pour l'ensemble de ces six titres qui complètent les vingt minutes d'un headbanging sans appel.

 

Les riffs sont lourds, les blasts sont de mise avec quelques variations plus mid tempo comme sur le début de « Drifting To The Impaled », morceau qui sait aussi varier sur des saccades digne d'un marteau piqueur schizophrène.

Les bouchers ne font donc pas dans la dentelle et c'est sans merci qu'ils imposent leur ambiance putride au massacre en cours.

 

Sur le point de vue vocal, une voix death bien grave à la Chris Barnes se voit appuyée par des altérations plus grinçantes assez black.

La batterie martèle de blasts mais parvient aussi à guider un côté plus groovy sur quelques passages, comme sur « Dawn Of Grief » où nous avons également un passage plus lourd et down tempo puis un retour groovesque à la Lividity.

 

S'il y avait un petit reproche à faire pour ce Ep néanmoins rempli d'énergie, il serait à faire sur le son des grattes peut être un peu trop en retrait qui ôte un peu d'impact à la brutalité fournie.

Le death metal proposé par le combo ne révolutionnera sans doute pas le genre mais il parvient cependant à raviver l'esprit qui manque aux nostalgiques du genre.

 

On pourra saluer aussi l'instrumentale « Slowly They Gather » qui sort du lot avec son côté plus mélodique qui ne sera pas sans rappeler Dismember.

 

Une sympathique réédition qui nous fait découvrir un autre pays du métal, les adorateurs de death metal old school seront ravis.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 23:07
ARKHAEON- 'Beyond'

BERGSTOLZ/2016

 

 

Direction la Suisse où il est de saison ces temps ci d'aller s'aventurer pour tester la poudreuse.

Le vent glacial vous giflera au fur et à mesure de votre avancée, et c'est le même effet que proposent les helvètes d' Arkhaeon avec leur black metal ambient et occulte non démuni cependant de brutalité.

 

Pour leur second opus présenté ici, c'est un long titre de plus d'une demi heure qui vous plongera dans les plus noires et glaciales abysses.

L'acte se joue en cinq parties.

 

On débute par une violente rafale rythmique ou la mélodie des guitares nous emmène sur des tons assez mélancoliques.

Le chant varie, oscillant entre un death guttural et un chant black aussi perçant que torturé.

Le son quant à lui est bien raw et lourd, tout au moins pour ce premier épisode de ce titre.

La voix guttural enchaîne un ton plus mélodique alors que la batterie martèle encore, puis sur ce même schéma il se voit accompagné par un second chant plus clair et ici l'on pourrait penser à Urfaust.

La seconde partie se voit ensuite composée d'un aspect plus atmosphérique lors du solo de guitare, et sur ce passage plus progressif, c'est un chant black lugubre qui est murmuré.

On s'embarque ensuite progressivement sur une atmosphère plus fantomatique, qui plane au dessus d'un sombre village.

Un piano vient renforcer la mélancolie ambiante, le rythme ralentit le tempo au maximum et le chant quant à lui offre une facette lyrique/chant grégorien.

L'ambiance occulte est à son comble, et les divers chants théâtralisent parfaitement le tableau.

 

La troisième part du titre est en fait un retour à une brutalité triste, au blast de forcené et à la mélodie qui ravira pleinement les nostalgiques de la scène scandinave des 90's.

 

On s'évapore ensuite sur une quatrième partie totalement ambient, mais cet ambient qui parvient à se rendre aussi apaisante qu'oppressante.

De douces mélodies en arpèges et une lévitation totale du cerveau parviennent à s'assombrir progressivement au même titre que les vocaux qui vont de murmures à gutturalisations dignes d'exorcisme.

Le clavier prend ensuite l'emprise de votre écoute,toujours aussi éthéré et il est le coupable dans votre emprisonnement par ces lugubres forces qui opèrent ensuite.

Les chants polyphoniques vous berceront, Morphée vous lorgnera du coin de l'oeil mais le naturel revient au galop avec ce retour de hargne envoûtée où s'abattront sur vous les derniers démons de vos pires cauchemars sur la cinquième et dernière partie.

 

Ce second album est un album plutôt réussi, avec une richesse d'ambiances toutes plus prenantes les unes que les autres, les amateurs de rage nuancée à l'esprit raw seront ravis de cet effort d ' Arkhaeon.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 22:03
MAGOA-'Topsy Turvydom'

KLONOSPHERE/SEASON OF MIST /2013

 

 

Magoa est un de ces groupes français qui montent en puissance dans la scène Metalcore française au fil des dernières années. Avec un récent album nommé "Imperial" disponible depuis mi-Octobre, une petite retrospective s'impose sur leur précédent album "Topsy Turvydom" sorti en 2013.

 

Album d'une dizaine de titre pour un total de 40 minutes, Magoa nous offre une pléthore de sonorités allant du Metalcore-catchy façon Bring Me The Horizon (le côté fragile en moins) accouplé à du rock 'n roll comme dans les titres "Max Bet", "Party Time" ou "Eat You Alive", des effets electro comme dans l'introduction "Ailleurs". Le principal mot pour donner le ton de l'album serait "Entertainment", ça sonne tout public mais attention, cela ne veut pas dire que cela joue sur la qualité de l'album : "Topsy Turvydom" pourrait d'office faire fuir les anti cores par des sonorités qu'on a déjà entendu trop souvent le genre comme dans "Betraying Grace" (qui sonne un peu trop BMTH justement), cependant cet aspect Rock 'n Roll rend la chose toutefois plus sympathique et renforce grandement l'aspect catchy et entêtant des morceaux de Magoa au point ou même si l'on est pas grandement fan de Core, ça peut plaire car c'est loin du cliché que l'on a l'habitude de trouver (expérience personnelle qui parle).

Au final un beau morceau de 2013 qu'est cet album, qui laisse entendre que Magoa mérite sa montée dans la scène française avec une force divertissante maitrisée, sans tomber dans les clichés du genre et que le nouvel album, "Imperial", mérite son écoute qu'on soit fan ou non de Metalcore !
 

Skarjay Nygma

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 21:49
NEVRASKA-'A Grave Romance'

 

Urgence Disk/Gabu Records/ En Vl'a Records/2016

 

Un petit tout vers Annecy avec aujourd'hui un duo hors du commun qui propose un savant mélange de styles puisque l'on passe d'un noise rock à des parties plus complexes math rock, du dub, en bref une bonne flopée de styles proposée par ce duo basse/batterie savoyard.

Suite à un deux titres (que l'on trouve d'ailleurs sur cet album :  « Liru » et « Nebula » sorti en 2014, le combo propose ici son 1e album.

 

Ce sont deux titres courts qui ouvrent le bal et éveillent les esprits. « Dux Bellorum » démarre sur un fondu à l'ouverture sur ces premières notes de basse, et là, la batterie s'emporte et part dans une folle aventure rythmiquement tribale et décalée.

Les notes ensuite se font hypnotiques alors que les roulements de batterie compressent littéralement.

 

Un début déjà convaincant auquel s'en suit « Nemesis » qui poursuit la cadence énergique et toujours math rock bien décalé. Le duo incorpore des choeurs qui posent une touche un peu world music et l'on revient ensuite sur une montée en puissance par le duo. Jusqu'ici déjà, les deux morceaux instrus proposés pèsent bien lourd car oui, les œuvres proposées par Nevraska sont essentiellement instrumentales.

 

On se laisse en suite voguer sur « Ordo Ab Kao » et son intro progressive qui laisse monter l'ambiance avant que l'on ne s'aventure sur un math rock au rythme plus rapide, puis l'on retourne dans cette agréable spirale ornée de dissonances et de samples (dont ce sample final qu'on entend également dans l'album « Dictated Aggression » des cultes M.O.D.) et cette finalité encore décalée.

 

Arrive ensuite « Reason To Claim » presque punk/noise avec du chant. L'ambiance est au dynamisme et l'appétissante pêche avec ce que l'on pourrait rapprocher d'un mélange entre Unsane et N.R.A.. Le duo balance ici quelque chose d'aussi lourd que dingue.

 

Le démarrage de « Kollapse » propose un aspect plus atmosphérique avec du contre temps et une mélodie répétitive puis des variations rythmiques un peu plus tribales. Un sample vient introduire ce qui s'avérera être une touche de folie accélérée où la caisse claire se fait malmener, puis un rock groovy revient naturellement s'accaparer de l'auditeur. Le final s'opère aisément au piano et adoucit l'ambiance..

 

On retrouve des vocaux sur la très bonne « Tomoe Gozen » où le ton math rock s'impose toujours. D'efficaces variations s'enclenchent et l'on maintient cette fougue. On saura apprécier le passage où les roulements de batterie incessants exécutent encore cette pauvre caisse claire alors que les riffs saccadent comme il se doit.

 

« Alkaline » balance un trip jazzy avant de rempiler sur une énergie digne de Duracell.

Ca déroule sec avec toujours autant de démence et le combo ose même inclure un trip dub avec des dissonances qui viennent ajouter un côté psychédéliquement hypnotique.

La variation des genres se fait avec une facilité étonnante et sans accroc, cette maîtrise renseigne bien sur l'expérience déjà acquise par le groupe.

« Nebula » alterne également ce côté à la poigne assurée à cet aspect plus en légèreté agrémentée de samples. On part ici sur un post rock jazzy avec encore l'intrusion de dissonances qui balancent un plus à l'atmosphère qui englobe ce titre.

 

Une expérience agréable également à l'écoute de « Malta ». La mélodie se répète mais elle sait rester accrocheuse tout au long alors que la batterie continue sur sa puissante poigne.

 

Des vocaux ressurgissent de « Runaway », le ton musical est toujours progressif et l'énergie se déploie selon les passages proposés et cet impact assure toujours une plaisante écoute.

 

On aurait pu croire que Nevraska aurait calmé le jeu, proposé quelque chose de plus down tempo. Ce n'était sans compter sur l'irréductible puissance des riffs et rythmes qui se plaisent à vous tenir plus qu'éveillés sur « Lirù ».

Toujours décalés, les passages proposés savent encore une fois se faire accrocheurs et entêtants.

 

Une sacré maîtrise, un son fort correct, une technique folle, de la pêche à revendre, Nevraska s'annoncent largement plus que prometteurs et permettent avec cet album dérangé et varié de passer un bien bon moment.

 

Hugh Grunt

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 23:24
THE BOTTLE DOOM LAZY BAND-'Lost'n'Drunk'

 

EMANES METAL RECORDS/ 2015

 

Un passage dans le Poitou avec l'une des références du doom français The Bottle Doom Lazy Band. Déjà 11 ans qu'ils sont actifs et ils proposent cet album sorti en 2015 sous la bannière du très bon label nordiste Emanes Metal Records.

 

Une fois la lecture de l'album lancée, tout amateur de doom traditionnel aura le sourire et cette furieuse envie d'aller s'en chercher une au frigo se fera inévitable.

Le groupe balance lourdement ces ondes enivrantes et enfumées par ces morceaux massifs telle une quinzaine de fûts de vin, mais aux effets planants et euphorisants.

 

C'est « Smiling Tomb » qui ouvre l'orgie sur une tonalité sombre et Sabbathesque, le chant de Ben est fidèle à lui même ; théâtral et incantatoire, puis le rythme tenu par Guyome de Pulmonary Fibrosis (dont nous reparlerons prochainement) est lourd à souhait.

Les riffs de grattes sont également une force du groupe avec la rythmique hypnotique, les soli qui agissent sur le cerveau comme l'atteinte de votre pic d'alcoolémie avec cette wah wah et cette basse fuzz qui tourbillonnent de façon éthérée.

Le rythme s'accélère et les temps marquent un groove très efficace. On remarquera déjà chez The Bottle Doom Lazy Band cette force à monter en puissance de manière progressive.

 

Nous évoquions ci dessus le terme 'traditionnel' en parlant du doom joué par les poitevins, cet adjectif est on ne peut plus approprié à « Welcome to the nearest grave » où retentit le son entêtant de la cornemuse.

Ses notes mélancoliques introduisent et guident même ce titre où les guitares se font planantes, distordues et où la wah wah injecte une sérieuse dose de psychédélisme et le chant poursuit son office.

Folklorique et enfumé, ce titre laisse petit à petit la brume s'installer dans votre cerveau.

 

L'hécatombe continue avec « Lost'n'drunk » et ce voyage solitaire au cœur de l'éthylisme se fait hypnotique par cette ambiance aussi oppressante que cradingue et le groove vient ensuite endiabler l'auditeur.

Dansant, boogie aux soli seventies : la formule prend très bien et l'on se fait aisément happer par cette machine en marche.

Le titre allie parfaitement l'occulte et sombre au plus festif et les effets seconds n'en sont que plus appréciables.

 

Le down tempo poursuit son méfait sur « Endless Crusade » fidèle aux titres antérieurs avec toujours ce labyrinthe sombre aux riffs répétitifs qui relèvent de la sorcellerie et toujours ce chant qui oue énormément dans la touche personnelle de TBDLB.

Le titre prend aux tripes d'un point de vue tant musical que vocal, un peu à la manière du dernier whisky que vous vous êtes enfilé à 5h du mat' : il vous chamboule l'intérieur prenant soin de vous importuner le cerveau.

 

« Too old » vrombit dès son départ tel un moteur qui se met progressivement en route et le titre possède une puissance accrocheuse.

Les riffs vous resteront forcément en tête mais ils vous pousseront aussi à headbanguer tout en planant.

Le morceau est tant lourd que psychédélique et le final assomme d'autant plus de par cette rythmique qui balance massivement un côté percutant usant de la double pédale avec hargne.

 

C'est donc « Practice a last rite » qui viendra vous achever de manière épique et intrigante sur son départ et au fur et à mesure du titre, c'est un véritable tourbillon qui vous emporte, impuissant, au fond du gouffre et dans sa noirceur abyssale.

Bien poisseux, lugubre, avec toujours des soli qui agiront sur vous tel un buvard gobé par inadvertance.

Les dissonances ne vous laisseront pas indemne, la basse,quant à elle, vous aura soigneusement englobé le cerveau après que ses vibrations vous auront fait imploser.

Une belle embuscade en guise de titre final, un belle façon de vous laisser sur le carreau froid et humide, la bile vous dégoulinant sur la joue.

 

Un bien bon album proposé par le combo poitevin, une belle excursion dionysiaque, du doom traditionnel dans son plus beau costume qui rendra heureux les adorateurs du style qui se doivent donc de posséder cette galette dans leur musicothèque.

 

Hugh Grunt

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 13:02
ATLAS-'Death and Fear'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Karlstad, est une bourgade suédoise composée d'approximativement 62.000 habitants, ce qui en fait la 17ième ville de Suède. Sa situation géographique la place à égale distance de Stockholm, Göteborg et Oslo. Ses principales attractions touristiques sont : Le pont de l'Est, sa cathédrale, le Frimurarlogens hus , la statue Sola, qui est un des symboles de la ville et Atlas, son groupe de stoner rock burné teinté de sonorités 70's.

 

Présentons vite fait Atlas. Formé en 2011, premier ep enregistré en 2014 et unanimement acclamé par la critique. C'est en novembre 2016 qu'ils reviennent avec ce second ep de 6 titres intitulé « Death And Fear ».

 

Durant ces 6 titres, Atlas ne choisit pas la facilité de proposer des morceaux se ressemblants l'un l'autre. De par ses influences, heavy rock, grungy, metal, c'est un patchwork de rock sentant le souffre qui fait de ce « Death and Fear » un ep complet et agréable à écouter.

 

Les tempos rapides sont suivis de moments lourds et pesant. La voix ( et pas que la voix ) me rappelle The Sword (époque « Ages of Winter » ). Le grand moment de cet album est « A Walts » qui est se distingue par ses structures épiques et se révèle être un des meilleurs titres dans la catégorie des « Led Zep » de l'an 2000.

 

Maintenant que le groupe a sorti deux ep qui ont un potentiel plus qu'indéniable, il est temps de voir ce que ces suédois ont a nous proposer lors d'un album complet.

Doomyan

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