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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 19:37
RÜCKWATER-'Bonehead'

INVERSE RECORDS/ 2016

 

 

 

Rückwater arrive fraîchement de Finlande et le combo nordique ne donne pas dans le black metal mais dans un stoner rock alternatif avec une touche grungy assez prononcée.

 

Pour ce 3eme Ep, le groupe nous laisse découvrir six titres de ce stoner rock varié où plusieurs groupes viendront à l'esprit de l'auditeur attentif.

On y trouvera ici et là quelques zestes d'Alice In Chains, de Soundgarden, de Dozer, d'Acrimony et j'en passe.

Si déjà à la lecture de ces noms, votre esprit se voit intrigué alors vous ne serez pas déçu par « Bonehead » qui nous délivre un sentiment agréable à l'issue de l'écoute.

 

Rückwater sait alterner des passages rock'n'roll assez bluesy comme sur « Once More With Feeling » et son début qui vous emmène par ce riff magique dans un bayou bien poisseux.

Le son lourd des grattes fait bien le boulot, la rythmique accroche tout au long et l'ensemble avec ces vocaux bien énergiques posent une ambiance presque hard rock stoner 70's.

 

Petit instant pêchu et barré pour « No Gain » qui déborde donc d'énergie avec des structures qui ne seront pas sans rappeler Queens Of The Stone Age avec ces choeurs, ces riffs décalés et saccadés ainsi que pour les riffs liés des parties encore plus patate.Un esprit très rock'n'roll ici encore qui pourra plaire aussi aux amateurs de The Zico Chain.

 

En évoquant ci dessus Alice In Chains, vous ne serez pas surpris de cette allusion à l'écoute de « Labyrinth » et encore plus de son refrain toujours aussi prenant.

L'ambiance bluesy fait son retour sur la première partie posée du titre.

Suite à quoi, le ton se durcit pour nous offrir un passage lourd et bigrement dansant tant le groove en déborde.

Le chant hausse le ton avec une maîtrise certaine et le titre s'avère comme le plus accrocheur de ce Ep avec ces deux excellentes nuances proposées.

 

Les choses se fortifient avec ce qui est le morceau le plus sévèrement burné de cet Ep « Super Frustration ».

Le morceau se démarque radicalement des précédents dans la mesure où ici l'ambiance est plutôt dans un thrash/punk déchaîné où les vocaux laissent place à quelques gutturalisations bien barbares.

Le morceau est court et pulse à foison et les finlandais prennent plaisir et se lâchent à grands coups de riffs répétitifs et de rythmique dynamique.

 

« Bonehead » revient sur des sentiers plus tranquilles mais ne délaisse pas pour autant un côté rock'n'roll des familles. L'ambiance sonne assez hard rock 70's avec cette force de riffs catchy et de rythme qui forcent au headbang.

On pourra penser à Kiss pour ce côté très abordable mais entraînant ou encore des français de Zoe.

 

L'instant finlandais se termine sur « Flame Doesn't Cast A Shadow » qui, lui aussi, se démarque de l'ensemble des titres proposés jusqu'ici.

Nettement plus progressif que ses prédécesseurs, le titre dépasse les neuf minutes.

Plusieurs parties composent ce morceau.

 

Dès le début, le chant se fait plus posé et rock/grunge et pour l'ensemble musical on se dirige sur ce que l'on pourrait approcher d'un grunge/rock progressif.

C'est ensuite qu'un psychédélisme envahit la pièce avec des dissonances planantes avant de terminer sur un passage totalement instrumental tout aussi progressif.

L'atmosphère est plus détendue, le down tempo prend le contrôle accompagné par des arpèges légers.

Les saturations des guitares et leur son fuzzy s'empare de l'ensemble et monte en puissance au fur et à mesure de l'avancement. Des passages noise s'ajoutent à la fête histoire d'emmener l'auditeur toujours plus en hauteur pour l'y maintenir jusqu'à la fin du voyage.

 

Un troisième Ep très varié et entraînant qui saura ravir les amateurs de stoner rock, de rock'n'roll, de grunge.

Vingt cinq minutes environ qui passent naturellement dans une ambiance intéressante.

Hugh Grunt

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 20:05
IDENSITY-'Serenity'

AUTOPRODUCTION/2011

 

Groupe français crée en 2008, Idensity est un groupe qui a su s'installer sur la scène française avec ses deux albums "Serenity" et "Chronicles" sorti en 2013. Ayant pour influence Opeth, Nevermore ou encore Devin Townsend, le groupe propose dans son premier album un large éventail de sonorités où les 6 membres du groupe ont chacun leurs places même si la violoniste semble plus en retrait même si elle gère quasiment seule l'introduction "Let's Introduce..." d'une ambiance très film gothique. Le groupe joue énormément avec les tempos qui varient pas mal tout le long de l'album.Des tempos lents mais jamais rapide, ce qui est étonnant surtout vue la présence de la double pédale ! Une autre spécificité du groupe se trouve être dans le chant, qui, d'un guttural passant crème, varie à un chant clair atypique qui rébute lors des premières écoutes mais qui se fait aimer au fur et à mesure des écoutes.

 

Dès que le second morceau "The Hatred" se fait retentir, pourtant lourd au niveau de la batterie et des cordes, on ne peut qu'être surpris qu'à la première écoute du chant clair du vocaliste Christophe Ferreira. Au niveau des lyrics, on a un beau song-writing, des textes assez recherchés mais un peu cliché parfois, avec pour thème l'amour, la haine, le surpassement de soi, la mélancolie dans le titre "New Year's Eve" ou encore la mort voire la paralysie du sommeil dans "Night Terror" (qui, heureusement, n'as rien à avoir avec le film de Tobe Hooper)... Le tout dans une atmosphère assez sombre.

Une bonne galette qui dévoile l'univers particulier d'Idensity, qui, même si influencé en grande portion par Opeth, se démarque totalement et possède une touche particulière que seuls eux semble maitriser. Un travail d'une grande Idensité en somme et qui, comparé au deuxième album "Chronicles", rassure sur la qualité musicale du groupe et sur cette touche si unique dont ils ont le secret !

 

Skarjay Nygma

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 21:17
MARIANNE TOILET AND THE RUNS-'Eargasms for Your Genitals'

AUTOPRODUCTION/2016

 

 

Bon, lorsque j'ai vu le nom du groupe, le titre de cet ep et la pochette ( une liqueur visqueuse blanchâtre sortant de l'oreille d'une personne ayant de gros problèmes d'acné ), il y avait de fortes chances pour que ce soit un album d'un groupe de pornogrind.

 

En lisant le communiqué de presse, on décrit ce quatuor de Boston comme un groupe de « sex comedy rock ». Le terme m'étant étranger, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Après avoir vu les photos du groupe, un guitariste pimp whitetrash, un batteur déguisé en dinosaure rouge, une bassiste lolita, et un chanteur drag queen ressemblant à Divine ( l’icône de John Water, qui a entre autre joué dans entre Pink Flamingos et Hairspray ), je me suis dit, voilà encore un groupe de guignols qui mise tout sur le look et non sur la musique.

 

Encore une fois, j'avais faux sur toute la ligne. Les chansons sont bonnes.MTTR délivre un rock'n'roll catchy. On pense à Tenacious D, B-52s ( dans les duels de voix masculin/féminin), ou à des groupes punks accrocheurs. Mais la musique de Marianne et ses sbires ne serait rien sans ses textes sur des sujets aussi variés que «  refuser le fait d'être gay », « Perdre ses parties génitales lors d'un accident de jardinage » ou tout simplement sur le sexe en général. Bref, le genre d'album que vous éviterez d'écouter en compagnie de vos enfants ou de vos parents.

 

« Eargasms » ne révolutionnera pas l'histoire du rock, mais les 6 titres proposés sont agréables à écouter et doivent l'être encore plus en live. Le côté théâtrale des concerts doit encore apporter un plus à ces titres grivois qui pourraient devenir des hymnes paillards dans les campus ricains.

 

Un ep dégoûtant, pervers, mais surtout très fun. A cependant ne pas mettre entre toutes les mains.

Doomyan

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:52
GOODBYE, KINGS-'Vento'

ARGONAUTA RECORDS/2016

 

 

Goodbye, Kings, nous vient de Milan, et s'est formé fin 2012 avec pour vision de faire une musique instrumentale. Pouvant être classé dans la sphère Post Rock, il serait absurde de se limiter à cette simple étiquette qui au final, ne veut pas dire grand-chose, tant la variété de la musique Post Rock est aussi vaste que le désert du Kalahari.

 

Avant de sortir cet album sur Argonauta Records, deux démos sont sorties en autoproduction, de même qu'un premier album « Au cabaret Vert » , concept se basant sur Toulouse Lautrec et sur les poèmes de Rimbaud et Masaoka Shiki. Sur ce « Vento », le concept est le vent ( vous avez vu je suis polyglotte…). Concept très intéressant, qui n'est pas chose aisée de mettre en musique. C'est pourtant avec brio que s'en sortent ces romains, qui par leurs backgrounds différents parviennent à offrir une musique éthérée, céleste, onirique et incroyablement personnelle.

 

Si l'ambiance générale du disque reprend les codes chers au post-rock , la longueur moyenne des morceaux avoisinent les dix minutes, les textures sont répétitives, l'absence totale de voix, Goodbye Kings se permet de sortir des sentiers battus en mixant des éléments Post Metal, des riffs limites sludge, des soupçons de jazz, des rythmes tribaux. Ce qui a pour conséquence direct de proposer un album à mille visages.

 

L'album s'ouvre sur « How do dandelions die », titre ambiant, où les textures sonores s'enchevêtrent . Pour commencer, le souffle du vent, accompagné d'un synthé et d'une batterie. La guitare vient se poser, la puissance monte, l'intensité est perceptible. Emmenant l'auditeur tel un pappus porté par le vent. Une magnifique mise en bouche.

 

« Fujin vs Raijin », début de manière tribale, l'ombre de Neurosis plane. La guitare est incisive. On sent que le combat entre les jumeaux antiques japonais bat son plein. Au milieu de l'opposition, l'accalmie. Le piano nous envoûte par une mélodie incroyablement subtile. Le tout soutenu par la guitare qui répète un riff à l'infini, pendant que le piano se lâche complètement. Un des meilleurs morceaux que j'ai pu entendre depuis bien longtemps.

 

« Shurhùq », démontre tout le talent du pianiste. Qui nous offre ici une interlude jazzy qui n'est pas sans rappeler l'immense Keith Jarrett. « Tri State Tornado », la piste suivante, nous offre un mix jazz et post rock. Encore une fois, le sens de la mélodie est présent. Le tout sans tomber dans la mièvrerie.

 

Le reste de l'album nous propose des titres tout aussi magnifiques, avec une mention spéciale pour « The Bird whose wings made the wind », qui est à lui seul la vision que je me fais de la poésie. Ce mélange de guitare acoustique, avec des longues plages ambiants, avant que la machine ne se mette tout doucement en marche afin d'arriver à une explosion de sons et d'émotions. Ce qui a pour effet direct de me faire hérisser les poils. Magique.

 

Bref, vous l'aurez compris, pour un style de musique que l'on dit mort depuis quelques années, certains groupes parviennent encore à largement tirer leur épingle du jeu et à nous proposer quelque chose de magnifique. Messieurs, je n'ai qu'une chose à dire, chapeau bas.

 

Doomyan

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:04
NIHILISTINEN BARBAARISUUS- 'Madness Incarnate'

SYMBOL OF DOMINATION PRODUCTIONS/ 2016

 

 

Un passage aux USA avec Nihilistinen Barbaarisuus (qui en finnois signifie barbarité nihiliste) actifs depuis 2012. Précédemment, le groupe a déjà sorti 2 albums, 2eps puis un single et c'est sous la bannière de Symbol Of Domination que nous les retrouvons aujourd'hui.

Concernant le genre, le combo propose un black metal à l'atmosphère des plus glaciales avec des passages plus atmosphériques voire ambient.

 

Le froid domine donc pour cet Ep et ce dès « Traversing the frozen North » à l'aspect très cristallin où le son et les mélodies de guitares glacent le sang. Cette ambiance est d'ailleurs décuplée sur « Immaculate Deconception », nettement plus brutale où les effets sonores paraissent telle un blizzard qui s'abat sur nous.

Le deuxième titre en question voit cette agressivité atténuée par un break léger où dominent les arpèges, et l'on revient à ce fatal souffle de givre nuancé par des parties plus heavy.

 

« Virgin Essence » poursuit dans cette atmosphère mais propose néanmoins un aspect plus dansant. Les claviers soutiennent bien les mélodies, leur permettant de glisser aisément dans une fluidité naturelle. La rythmique ralentit pour poser un aspect plus épique.

Le chant, tout au long des titres, (sauf pour « Comte Sponville ») est typiquement black metal et bien éraillé.

 

Pour « Comte Sponville », justement, l'ambiance est à l'instrumentale avec des tons folk aux riffs répétitifs. La mélodie du début se fait posée, puis les accélérations la font évoluer vers quelque chose de plus épique. Pas de gros son ici, juste des arpèges mélodiques pour apaiser l'atmosphère et espérer le dégel qui vous permettra de retrouver vos esprits.

 

Une sortie intéressante, où les ambiances glaciales dominent, un black métal mélodique et atmosphérique qui saura plaire aux amateurs du genre.

 

Hugh Grunt

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:05
EDxKEMPER- 'Cut Her Head And Love Her'

SYMBOL OF DOMINATION/2016

 

 

Avec un tel nom de groupe, les amateurs de metal romantique tout en dentelle savent déjà qu'ils ne trouveront pas leur compte en matière de sensibilité.

Les grecs qui débarquent dans nos pages aujourd'hui ne sont là que pour beurrer des tartines avec vos cervelles.

Dix titres, neufs minutes déjà ici nous savons qu'ils vont droit au but.

N'attendez pas de technique, de solo à n'en plus finir parce que les gars tabassent à foison dans une folie grindcore ultra dynamitée.

Dix furieux titres boostés aux amphets dans une ambiance crade relatant des faits du célèbre tueur en série.

Dix titres où les blasts font de vous de la charpie, où les riffs vous découpent en lamelles et où le chant grinçant, lui, vous trépane le cerveau.

On pourra penser dans l'ensemble à des combos comme Phobia,Excruciating Terror ou encore LxAxRxDxOxNx et la sentence infligée par les gaillards est sans issue. C'est la tête explosée sur le mur que vous en ressortirez, victime de l'impitoyable Ed.

 

Neuf minutes de démence qui raviront tous les esprits dérangés en quête d'une bonne fessée qui pique.

Hugh Grunt

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:59
ENCRYPTED-'Drifting To The Impaled'

LORD OF THE SICK RECORDINGS/ 2015

 

 

Les températures négatives qui envahissent nos contrées sont une bien bonne excuse aujourd'hui pour aller se réchauffer au Porto Rico avec le death metal des brutes d'Encrypted.

Sorti en 2001, le label Lord Of The Sick Recordings a remis ce Ep au goût du jour en 2015.

 

La touche old school n'est donc pas étonnante pour l'ensemble de ces six titres qui complètent les vingt minutes d'un headbanging sans appel.

 

Les riffs sont lourds, les blasts sont de mise avec quelques variations plus mid tempo comme sur le début de « Drifting To The Impaled », morceau qui sait aussi varier sur des saccades digne d'un marteau piqueur schizophrène.

Les bouchers ne font donc pas dans la dentelle et c'est sans merci qu'ils imposent leur ambiance putride au massacre en cours.

 

Sur le point de vue vocal, une voix death bien grave à la Chris Barnes se voit appuyée par des altérations plus grinçantes assez black.

La batterie martèle de blasts mais parvient aussi à guider un côté plus groovy sur quelques passages, comme sur « Dawn Of Grief » où nous avons également un passage plus lourd et down tempo puis un retour groovesque à la Lividity.

 

S'il y avait un petit reproche à faire pour ce Ep néanmoins rempli d'énergie, il serait à faire sur le son des grattes peut être un peu trop en retrait qui ôte un peu d'impact à la brutalité fournie.

Le death metal proposé par le combo ne révolutionnera sans doute pas le genre mais il parvient cependant à raviver l'esprit qui manque aux nostalgiques du genre.

 

On pourra saluer aussi l'instrumentale « Slowly They Gather » qui sort du lot avec son côté plus mélodique qui ne sera pas sans rappeler Dismember.

 

Une sympathique réédition qui nous fait découvrir un autre pays du métal, les adorateurs de death metal old school seront ravis.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 23:07
ARKHAEON- 'Beyond'

BERGSTOLZ/2016

 

 

Direction la Suisse où il est de saison ces temps ci d'aller s'aventurer pour tester la poudreuse.

Le vent glacial vous giflera au fur et à mesure de votre avancée, et c'est le même effet que proposent les helvètes d' Arkhaeon avec leur black metal ambient et occulte non démuni cependant de brutalité.

 

Pour leur second opus présenté ici, c'est un long titre de plus d'une demi heure qui vous plongera dans les plus noires et glaciales abysses.

L'acte se joue en cinq parties.

 

On débute par une violente rafale rythmique ou la mélodie des guitares nous emmène sur des tons assez mélancoliques.

Le chant varie, oscillant entre un death guttural et un chant black aussi perçant que torturé.

Le son quant à lui est bien raw et lourd, tout au moins pour ce premier épisode de ce titre.

La voix guttural enchaîne un ton plus mélodique alors que la batterie martèle encore, puis sur ce même schéma il se voit accompagné par un second chant plus clair et ici l'on pourrait penser à Urfaust.

La seconde partie se voit ensuite composée d'un aspect plus atmosphérique lors du solo de guitare, et sur ce passage plus progressif, c'est un chant black lugubre qui est murmuré.

On s'embarque ensuite progressivement sur une atmosphère plus fantomatique, qui plane au dessus d'un sombre village.

Un piano vient renforcer la mélancolie ambiante, le rythme ralentit le tempo au maximum et le chant quant à lui offre une facette lyrique/chant grégorien.

L'ambiance occulte est à son comble, et les divers chants théâtralisent parfaitement le tableau.

 

La troisième part du titre est en fait un retour à une brutalité triste, au blast de forcené et à la mélodie qui ravira pleinement les nostalgiques de la scène scandinave des 90's.

 

On s'évapore ensuite sur une quatrième partie totalement ambient, mais cet ambient qui parvient à se rendre aussi apaisante qu'oppressante.

De douces mélodies en arpèges et une lévitation totale du cerveau parviennent à s'assombrir progressivement au même titre que les vocaux qui vont de murmures à gutturalisations dignes d'exorcisme.

Le clavier prend ensuite l'emprise de votre écoute,toujours aussi éthéré et il est le coupable dans votre emprisonnement par ces lugubres forces qui opèrent ensuite.

Les chants polyphoniques vous berceront, Morphée vous lorgnera du coin de l'oeil mais le naturel revient au galop avec ce retour de hargne envoûtée où s'abattront sur vous les derniers démons de vos pires cauchemars sur la cinquième et dernière partie.

 

Ce second album est un album plutôt réussi, avec une richesse d'ambiances toutes plus prenantes les unes que les autres, les amateurs de rage nuancée à l'esprit raw seront ravis de cet effort d ' Arkhaeon.

Hugh Grunt

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 22:03
MAGOA-'Topsy Turvydom'

KLONOSPHERE/SEASON OF MIST /2013

 

 

Magoa est un de ces groupes français qui montent en puissance dans la scène Metalcore française au fil des dernières années. Avec un récent album nommé "Imperial" disponible depuis mi-Octobre, une petite retrospective s'impose sur leur précédent album "Topsy Turvydom" sorti en 2013.

 

Album d'une dizaine de titre pour un total de 40 minutes, Magoa nous offre une pléthore de sonorités allant du Metalcore-catchy façon Bring Me The Horizon (le côté fragile en moins) accouplé à du rock 'n roll comme dans les titres "Max Bet", "Party Time" ou "Eat You Alive", des effets electro comme dans l'introduction "Ailleurs". Le principal mot pour donner le ton de l'album serait "Entertainment", ça sonne tout public mais attention, cela ne veut pas dire que cela joue sur la qualité de l'album : "Topsy Turvydom" pourrait d'office faire fuir les anti cores par des sonorités qu'on a déjà entendu trop souvent le genre comme dans "Betraying Grace" (qui sonne un peu trop BMTH justement), cependant cet aspect Rock 'n Roll rend la chose toutefois plus sympathique et renforce grandement l'aspect catchy et entêtant des morceaux de Magoa au point ou même si l'on est pas grandement fan de Core, ça peut plaire car c'est loin du cliché que l'on a l'habitude de trouver (expérience personnelle qui parle).

Au final un beau morceau de 2013 qu'est cet album, qui laisse entendre que Magoa mérite sa montée dans la scène française avec une force divertissante maitrisée, sans tomber dans les clichés du genre et que le nouvel album, "Imperial", mérite son écoute qu'on soit fan ou non de Metalcore !
 

Skarjay Nygma

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 21:49
NEVRASKA-'A Grave Romance'

 

Urgence Disk/Gabu Records/ En Vl'a Records/2016

 

Un petit tout vers Annecy avec aujourd'hui un duo hors du commun qui propose un savant mélange de styles puisque l'on passe d'un noise rock à des parties plus complexes math rock, du dub, en bref une bonne flopée de styles proposée par ce duo basse/batterie savoyard.

Suite à un deux titres (que l'on trouve d'ailleurs sur cet album :  « Liru » et « Nebula » sorti en 2014, le combo propose ici son 1e album.

 

Ce sont deux titres courts qui ouvrent le bal et éveillent les esprits. « Dux Bellorum » démarre sur un fondu à l'ouverture sur ces premières notes de basse, et là, la batterie s'emporte et part dans une folle aventure rythmiquement tribale et décalée.

Les notes ensuite se font hypnotiques alors que les roulements de batterie compressent littéralement.

 

Un début déjà convaincant auquel s'en suit « Nemesis » qui poursuit la cadence énergique et toujours math rock bien décalé. Le duo incorpore des choeurs qui posent une touche un peu world music et l'on revient ensuite sur une montée en puissance par le duo. Jusqu'ici déjà, les deux morceaux instrus proposés pèsent bien lourd car oui, les œuvres proposées par Nevraska sont essentiellement instrumentales.

 

On se laisse en suite voguer sur « Ordo Ab Kao » et son intro progressive qui laisse monter l'ambiance avant que l'on ne s'aventure sur un math rock au rythme plus rapide, puis l'on retourne dans cette agréable spirale ornée de dissonances et de samples (dont ce sample final qu'on entend également dans l'album « Dictated Aggression » des cultes M.O.D.) et cette finalité encore décalée.

 

Arrive ensuite « Reason To Claim » presque punk/noise avec du chant. L'ambiance est au dynamisme et l'appétissante pêche avec ce que l'on pourrait rapprocher d'un mélange entre Unsane et N.R.A.. Le duo balance ici quelque chose d'aussi lourd que dingue.

 

Le démarrage de « Kollapse » propose un aspect plus atmosphérique avec du contre temps et une mélodie répétitive puis des variations rythmiques un peu plus tribales. Un sample vient introduire ce qui s'avérera être une touche de folie accélérée où la caisse claire se fait malmener, puis un rock groovy revient naturellement s'accaparer de l'auditeur. Le final s'opère aisément au piano et adoucit l'ambiance..

 

On retrouve des vocaux sur la très bonne « Tomoe Gozen » où le ton math rock s'impose toujours. D'efficaces variations s'enclenchent et l'on maintient cette fougue. On saura apprécier le passage où les roulements de batterie incessants exécutent encore cette pauvre caisse claire alors que les riffs saccadent comme il se doit.

 

« Alkaline » balance un trip jazzy avant de rempiler sur une énergie digne de Duracell.

Ca déroule sec avec toujours autant de démence et le combo ose même inclure un trip dub avec des dissonances qui viennent ajouter un côté psychédéliquement hypnotique.

La variation des genres se fait avec une facilité étonnante et sans accroc, cette maîtrise renseigne bien sur l'expérience déjà acquise par le groupe.

« Nebula » alterne également ce côté à la poigne assurée à cet aspect plus en légèreté agrémentée de samples. On part ici sur un post rock jazzy avec encore l'intrusion de dissonances qui balancent un plus à l'atmosphère qui englobe ce titre.

 

Une expérience agréable également à l'écoute de « Malta ». La mélodie se répète mais elle sait rester accrocheuse tout au long alors que la batterie continue sur sa puissante poigne.

 

Des vocaux ressurgissent de « Runaway », le ton musical est toujours progressif et l'énergie se déploie selon les passages proposés et cet impact assure toujours une plaisante écoute.

 

On aurait pu croire que Nevraska aurait calmé le jeu, proposé quelque chose de plus down tempo. Ce n'était sans compter sur l'irréductible puissance des riffs et rythmes qui se plaisent à vous tenir plus qu'éveillés sur « Lirù ».

Toujours décalés, les passages proposés savent encore une fois se faire accrocheurs et entêtants.

 

Une sacré maîtrise, un son fort correct, une technique folle, de la pêche à revendre, Nevraska s'annoncent largement plus que prometteurs et permettent avec cet album dérangé et varié de passer un bien bon moment.

 

Hugh Grunt

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