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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 22:10
DARKESTRAH/AL NAMROOD- 'Akyr Zaman/Tajer Al Punqia split cd'

SHAYTAN PRODUCTIONS/ 2016

 

 

C'est aujourd'hui un split axé black metal auquel nous allons jeter l'oreille, et ce split international regroupe deux formations loin d'être voisines.

D'un côté Darkestrah donne dans un black metal assez atmosphérique et nous viens d'Allemagne (et d'origine du Kirghizistan) alors que de l'autre, nous avons Al Namrood qui avec ce black metal oriental nous arrive d'Arabie Saoudite (terre peu commune et ultra discrète en matière de metal).

 

C'est Darkestrah qui démarre les hostilités avec une ambiance oppressante dès son départ proposé par du chant polyphonique avant qu'une mélodie de clavier rythmée par des percussions ne poursuive cette entrée en matière d' « Akyr Zaman », titre d'environ treize minutes.

Quatre minutes se déroulent dans cette ambiance avant que ne surgisse le dynamisme porté par le chant black puis les guitares distordues qui poursuivent.

Le blast s'entame ensuite ainsi que des arrangements au violon venant enrichir l'atmosphère.

Le titre varie ensuite sur un aspect plus guerrier où la double pédale injecte encore plus d'impact et d'agressivité.

La rythmique belliqueuse se voit agrémentée de bien lourds tambours épiques.

 

Al Namrood vient poser cette autre pierre à cette collaboration avec pour sa part deux titres, et là, force est de constater que les saoudiens s'y attellent avec beaucoup plus d'agressivité que leurs prédécesseurs.

Dès « Tajer Al Punqia I », le rythme dynamique tape sèchement et blaste à souhait, les riffs sortent des mélodies orientales très entraînantes, et le chant clair caverneux vocifère en saoudien (langue collant bien au style).

On trouve pas mal d'interludes instrumentaux traditionnels qui savent poser ce charme supplémentaire à l'effet provoqué.

On pourra penser à un mix entre Nile et Melechesh, et une folie plaisante émane de cet art saoudien.

 

Le titre suivant « Tajer Al Punqia II » calme un peu plus le jeu.

Le départ est lancinant et serpentueux, les instants traditionnels sont toujours de mise et en imposent pleinement puis renforcent cette aisance à l'accroche.

Le rythme s'est considérablement ralenti et sur ce titre, le travail est plus basé sur les ambiances.

L'auditeur se trouve en plein désert assommé par cette rythmique caniculaire et emporté par des riffs ensorceleurs et ce chant varié.

 

Une bonne collaboration entre deux combos aux facettes black metal différentes.

Epique et plus atmosphérique pour Darkestrah et plus axé sur les tons orientaux pour Al Namrood, chacun des groupes sait apporter quelque chose de très catchy.

Hugh Grunt

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 22:55
L'HOMME ABSURDE-'Monsters'

FONO LTD/2016

 

 

Nous nous aventurerons aujourd'hui en Russie avec L'homme Absurde, projet formé en 2015 sous forme d'un one man band et renforcé ensuite de trois autres membres.

Composé de huit titres assez longs (le plus court avoisine les cinq minutes), le ton du groupe russe est pleinement post black metal aux ambiances atmosphériques bien mises en avant.

 

Les aspects glaciaux dominent comme déjà dès le premier titre « Sold » et ces notes en arpèges aussi cristallines que mélancoliques.

Les rythmes quant à eux varient sur tous types de tempos.

Du mid-tempo permanent, on trouve également des parties blastées mais encore du break beaucoup plus lourd.

 

Les mélodies véhiculent la tristesse et se répètent puis varient sur des passages aux notes plus prolongées et la basse plus massive les accompagnent naturellement et sans accroc.

Sur le point de vue vocal, il se fait perçant et plaintif et se marie bien à l'osmose musicale.

 

Dès le second titre « Villains », L'homme absurde corse nettement le ton.

Même si le pessimisme mélodique est toujours de mise, la blast y met également du sien et l'ensemble impose de par un son distordu un véritable phénomène de blizzard sonore qui solidifiera le sang de l'auditeur.

Des variations progressives entament le travail pour porter un peu plus de légèreté et d'autres variations, elles, définissent un côté plus guerrier.

 

L'ensemble de l'album se propose sur ces différents schémas avec de bonnes variations qui permettent d'offrir un black metal progressant sur des moments où le spleen est au premier plan, d'autres où une agressivité hivernale opère et d'autres où L'homme absurde propose une formule qui fera plutôt voyager l'auditeur vers des mondes plus apaisés.

 

On saura apprécier « Disillusion » avec notamment ce passage où déferle la double pédale sur cette mélodie redondante. Un cocktail explosif dans un titre qui avait pourtant démarré de manière posée et qui terminera plus calmement encore avec ces arpèges clairs accompagnés de cette lourde basse et de ce rythme down-tempo.

 

« Stayed » varie également le jeu selon les passages.

Pas mal d'instants où l'accent est mis sur la basse alors que suivent les arpèges dans une ambiance presque batcave et ceux ci se marient à d'autres nettement plus massifs et black metal où les vocaux se déchaînent au même titre que le rythme.

 

« Monsters » est un album varié d'un post black metal qui ravira tant les amateurs de DSBM que ceux qui sont plus féru de black metal progressif.

 

Hugh Grunt

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:51
PLASTICZOOMS-'Plasticzooms'

VINYL JUNKIE/ 2017

 

 

Découvert par pur hasard lors d'un concert dans une convention à Bruxelles cette année, Plasticzooms est un groupe japonais de 3 membres composé de l'excentrique Sho Asakawa, le mystérieux guitariste Tom Takanashi et le bassiste blond péroxydé, sosie asiatique de Drago Malfoy Jun "JOHN" Yokoe et ce petit monde est accompagné du batteur Shota Kanbayashi pour les concerts.

Le groupe propose une musique aux sonorités 70's punk, 80's post-punk, new wave, gothique et rock teinté d'un peu d'électro. Tout ce cocktail se retrouve condensé dans leur nouvel album éponyme autour de 10 titres pour une durée d'une quarantaine de minutes d'authenticité, car la première chose qui vient en l'esprit à l'écoute de cet album c'est l'aspect de l'univers, à la fois sobre et excentrique, stylé, maitrisé et envoûtant !

De la lourde introduction électro "Frontal Attack" au Punk-Rock de "The Future" à la merveilleuse mélodie pop de "Minds" ou de la pop-rock "U12", il semble difficile de ne pas apprécier ne serait-ce au moins qu'une seule de leurs chansons tant la musique est variée sous l'égide Plasticzooms.
 

"Frontal Attack" est une introduction efficace et lourde qui entre l'auditeur directement dans cette univers. D'un début fortement électro assez 70s, le synthé est rejoint par les cordes, lourdes en riffs qui s'allient parfaitement à l'ambiance discothèque, qui montent ensemble vers la dernière moitié du morceau pour laisser Sho infiltrer ses mots de débauche.


Le deuxième morceau "The Future" est lui plus axé J-Rock avec tendance Post-Punk 80s qui donne la niaque et conforte l'auditeur sur le talent de ces hommes: Sho pousse bien sa voix sur les derniers moments, les musiciens sont créatifs, talentueux et s'harmonisent bien ensemble !


"Quite Clearly" est un morceau rock sonnant très 90s, qui peuvent rappeller lors de certains moment les morceaux les plus rocks de Savage Garden.


Le 4ème morceau "Minds" (npdc: coup de coeur personnel, rarement une chanson m'a fait autant d'effet) est une mélodie lente, pop, catchy, au refrain entêtant dans laquelle le vocaliste est grandement en avant et montre tout son talent, avec une mélodie qui colle parfaitement aux paroles.


"Highway" fait parti de ces sons qui font voyager, à tendance rock new-wave qui rappelle les derniers albums de Depeche Mode. D'ailleurs le 8ème morceau "Smoke Motion" se rapproche pas mal des anciens morceaux de Depeche Mode tant par la voix de Sho se rapprochant pas mal de Dave Gahan, mais ajoutant à cela un synthétiseur sonnant très Yello.


"U12" est une ballade pop-rock tournant assez 80s qui est d'une extrême sobriété et d'un pacifisme remarquable tant les sonorités, les riffs et le chant sont doux.


Le 7ème titre "Night & Hurt" est un titre sombre et dynamique qui rappelle à sa manière la musique gothique de The Crüxshadows.

 

Le 9ème morceau "Veiled Eyes" est un condensé de tout ce que l'album nous a offert auparavant: électro, riff lourd, sonorité new-wave, sombre et énergique.


Le final de l'album "Breitenbach" est une mélodie apportant quelque sonorité funk et un aurevoir classique et classieux.

Une multitude de sonorités avec des artistes polyvalents à l'univers unique, que demander de plus dans cet album et à ce groupe si ce n'est de continuer dans cette voie ? Le travail est remarquable, autant sur le plan des instruments de JOHN et Tom que par le vocaliste Sho. Une excellente découverte et un coup de coeur que cet album !
Le groupe est actuellement en tournée européenne jusque fin Avril.

 

Skarjay Nygma

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:28
MAKE ME A DONUT-'Olson'

TENACITY MUSIC/ 2013

 

 

Groupe originaire de Suisse, Make Me A Donut pond son premier album "Olson" en 2013 après un EP qui n'a clairement pas fait l'unanimité. Album de 8 titres pour une trentaine de minutes, "Olson" démontre que MMAD est donc un groupe de Deathcore qui a pour particularité d'ajouter des éléments mélodiques et progressifs à leurs chansons. Rythme cassé par des riffs rapides, changement de tempo, passage de chant clair à des gutturaux de deathcore que tous connaissent, des breakdowns taillés au scalpel s'ajoutant tel une prune sur le nez... MMAD possède plusieurs cordes à son arc et n'hésite pas à l'exposer !


Au niveau des instruments, la basse est excellente et rajoute véritablement de la lourdeur aux morceaux, les guitares font très bien le taff et la batterie suit bien tout ce beau monde sans transcender, un peu en retrait si on compare la place des instruments entre eux. En ce qui concerne le chant, même si le chanteur Isaïe Massy possède la puissance, on peut reprocher un chant clair presque juste voir un tantinet souffrant.


Les faiblesses de cet album (parce que nul n'est exempt de défaut), est une tendance du groupe à vouloir en faire trop, ce qui peut donner des impressions de cafouillages dans certains passages progressifs, mais aussi un attrait qui tire vers un Deathcore basique et monotone malgré tout ces ajouts qui font de la musique de MMAD une particularité.

Le groupe a sorti un deuxième album en 2015 et sera présent au festival Euroblast qui se déroule en fin Septembre 2017.

Skarjay Nygma

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:00
ET MORIEMUR-'Ex Nihilo In Nihilum'

MINOTAURO RECORDS/ 2016

« Ex Nihilo in Nihilum » est sorti originalement en 2014 sur le label russe Solitude Productions et avouons le est passé relativement inaperçu lors de sa sortie initiale. C'est donc en toute légitimité que Minotauro Records, gratifie ce sont album des doomsters de Prague, d'une ressortie mondiale, et pour la première fois l'album se verra offrir une version vinyle, qui ravira tous les fans du genre, dont je fais immanquablement partie.

 

Dès le premier titre, vous êtes directement plongé dans une ambiance Doom/Black old school avec des influences Black Metal marquée notamment dans la voix. Les compositions directes, sont agrémentées d'éléments d'ambiance qui apportent un énorme plus à l'atmosphère lourde qui se dégage de ce « Ex Nihilo ».

 

Les harmonies de guitares sont remarquablement travaillées et mise en valeurs par les rythmiques monolithiques. On sent que le travail sur les guitares a été soigné.

Habituellement, le style veut un mélange de voix claires et hurlées. Ca ne manque pas ici. Les voix claires sont relativement parlées limites murmurées, ce qui renforce ici l'impression de mélancolie morbide, pendant que la voix hurlée apporte un sentiment de puissance et fait ressortir de manière impressionnante la musique en background. On sent que dans cet album rien n'est laissé au hasard. Tout est millimétré.

 

La production est claire, limpide. Ce qui fait de cet album une pièce importante du Doom de ces dernières années. Certaines parties rappellent Draconian, d'autres My Dying Bride, et surtout ça me fait penser à Dissolving Of Prodigy qui avait sorti l'excellent « Lamentations of Innocent » qui a toujours une place de choix dans ma discothèque. C'est d'ailleurs à la mémoire de René "Fusaty" Krystyn, chanteur et  guitariste de Dissolving Of Prodigy  qu'est dédié cet album. Un splendide hommage.

 

D'après ce que j'ai pu lire, Et Moriemur rentrera en studio en avril pour nous offrir le successeur de ce Ex Nihilo in Nihilum, et autant vous dire que je suis d'une impatience rare à l'idée de découvrir ce futur nouvel album.

Doomyan

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 23:32
DIGITAL NOVA-'Orphelins'

NFFP RECORDS/ 2016

 

 

C'est Solstice Promotions qui nous présente l'album du jour :« Orphelins » proposé par les français de Digital Nova.

Dans cette galette, nous retrouvons onze titres pour 40 minutes d'une fusion rap/metal.

 

Le côté rap se trouve surtout dans l'aspect vocal et plus particulièrement pour les variations offertes au chant clair, car en effet, le chant renferme plusieurs facettes.

Même si la dominance est au flow parlé, la tendance se pose également avec plus de hargne et de vifs hurlements.

A noter de plus que le chant déclame tout au long de l'album dans la langue de Molière. On pourra penser ici et là à Silmarils, Lofofora, Oneyed Jack pour les parties rappées mais aussi à The Arrs par exemple pour les moments plus gutturaux.

 

Au niveau musical, l'approche générale rappelle la vague Neo Metal de l'époque ou même pour certains passages ce petit côté à la Disturbed.

Touche Disturbedienne d'ailleurs bien ancrée sur « Esclave et Maître » et son démarrage planant avant qu'une rythmique et du riff sautillant ne prenne le relais.

 

L'ensemble s'unit aisément à entendre le flow toujours bien posé sur les riffs de gratte (proposés en accords ou en arpèges plus légers) et la basse bien massive guidée par une rythmique carrée.

 

Plusieurs breaks apportent une certaine fraîcheur et accrochent comme pour exemple le passage lourd et groovy gratte/batterie de « Sous Les Cris ».

 

Digital Nova sait également tarter et dynamise l'audit avec par exemple ce démarrage tonitruant de « Les Dés Sont Jetés », « A Son Instinct » qui poutre également comme il se doit ou encore l'excellent « Le Monde Est Beau » qui doit déchaîner les foules en concert. On appréciera dans ce titre l'alternance des riffs saccadés aux passage plus rock'n'roll. L'énergie qui émane de ce titre est efficace.

 

Les amateurs de Korn trouveront aussi leur compte sur « Immortels » avec ces arpèges longs et planants, et cette basse bien gonflée que l'on trouve sur les passages rappés.

 

Un sympathique album de la part de ce combo marseillais que sauront pleinement apprécier les amateurs nostalgiques du style qui cependant, ici, conserve un aspect actuel grâce aux nombreuses variations au sein des titres.

Une fusion appréciable d'émotions et de dynamisme.

 

 

Hugh Grunt

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 23:12
LETHAEOS- PILLAR OF HOPE TOUR

LETHAEOS, également forts d'une bien bonne prestation au Ink Aid and Co festival va également poursuivre sur sa lancée dès Avril.

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 23:03
MADFEST CALAIS 10 MARS 2017

Ce Vendredi 10 Mars à la Rotonde de Calais se déroulera une nouvelle édition du Madfest.

Vous pourrez retrouver les combos calaisiens de VAKHARM (ex-Smash Your Soul) et de LOMECHUSA (qui sont sur le point de proposer quelque nouvelle galette) mais également les Ternois de Nurse's Dead Bodies puis les lillois de ZAANG.

4 Balles et une boisson offerte pour venir twister quelque part derrière les fagots et se faire une bonne petite soirée!

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 22:54

Après un Ink and Aid excellent ce vendredi au Portel, les amis de NURSE'S DEAD BODIES ne baissent pas la garde niveau date et ils remettent déjà le couvert Vendredi prochain pour le Madfest.

NURSE'S DEAD BODIES: Les dates à venir
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:45
UNCHAINED-'Oncoming Chaos'

M&O MUSIC/2012

 

Créé en 2010, Unchained est un groupe de Death mélodique originaire de Nice composé de 5 membres dont Olivier Gavelle (ex-batteur de Ace et de Dirty Side, le premier groupe de rock français a remplir des salles en URSS), Jonathan Rabache (ex- Stolen Innocence), Joël Forneris (ex- Gorgon et Neverend), Thibaud Vuille (Scornforger/Dividead) et Pierre Jourdan Gassin (Scornforger/Dividead). Après un premier EP "Russia" sorti en 2011, le groupe propose son premier album "Oncoming Chaos" masterisé par Logan Mader, connu pour avoir travaillé avec Gojira, Soulfly, Cavalera Conspiracy... et la liste s'étend encore. Sur le papier du projet, tout est déjà là pour plaire.

Proposant une musique energique, puissante et maitrisé, Unchained possède une belle liaison dans ses cordes. Dès le premier morceau de l'album "Infernal Death Machine", les riffs sont énervés et puissants, rattrapés par les solos mélodiques de Thibaud qui sont d'une beauté transcendante (Mention spéciale au solo de "Cosa Nostra"). La batterie d'Olivier est survitaminée, d'une précision quasi chirurgicale sur les rythmes des mélodies ou même sur les morceaux les plus agressifs de l'album tel "The God Delusion". Au terme du chant, le vocaliste démontre sa maitrise des gutturaux et d'un chant clair qui pourrait rappeller aux plus vieux d'entre nous un bon Heavy d'époque tel Sortilège comme dans le titre "Freedom Through Fire". Cependant, il arrive parfois que ces passages clairs (en dehors du dernier titre cité) palissent un peu les chansons. Autres défauts que l'on pourrait reprocher à cette production (parce qu'il en faut), c'est un soucis de structure beaucoup trop classique qui fait "couplet/refrain catchy/couplet" et qui peut porter une certaine lassitude aux oreilles friandes de nouveauté. La nouveauté n'est d'ailleurs pas tant à rechercher dans cet album, mais attention, par nouveauté entendez par là prise de risque, structure expérimentale ou sonorités excentriques empruntés ailleurs qu'au Death, au Melodic ou au Heavy.

Ce premier album d'Unchained est donc une réussite, autant sur le plan de l'execution que sur la masterisation. Le groupe sait ce qu'il fait et maitrise son oeuvre, les musiciens sont talentueux et ils proposent un album qui, même s'il emprunte quelques codes du Heavy, reste avant tout du Death mélodique qui plaira sans aucun doute à ceux qui cherchent du bon Death mélodique ou même tout simplement une bonne production française !
À noter d'ailleurs que le groupe est actuellement en tournée avec The Arrs et qu'un nouvel album est en prévision pour cette année 2017 !

 

Skarjay Nygma

 

 

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