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CHRONIQUES

Lundi 26 octobre 2009


  Don't Trust The Hype-2009

Avec la chronique de ce EP, Yargla risque de se faire taxer de chauvin. En effet, après la chronique de Purgorified, voici la chronique d’un autre groupe de nos terres : Netfastcore !

Une chose est sûre, la scène boulonnaise s’avère être plutôt productive ces temps ci et voici donc la chronique du 2ème EP des ‘hardcoreux’ de Netfastcore : Natum, Vivrae, Pereo : Chronics Of A Dying World .

Enfin, j’utilise l’étiquette ‘hardcoreux’ avant l’écoute de ce cd, me basant encore sur ce que je connaissais d’eux à l’époque, notamment leur 1ere démo de 2004  First Try  et le maxi   «One Way Ticket To Reality  sorti en 2007 (et par ailleurs déjà chroniqué par mon compère Sacha dans nos pages) où le combo faisait plutôt dans le hardcore « pur et dur ! » Depuis, quelques changements de line up ont eu lieu et le groupe a su se forger plus d’expérience encore à l’occasion de son activité quasi incessante sur scène.

 

Et là, à l’écoute de ce EP, le premier mot m’étant venu à l’esprit est : Evolution. Evolution de style, évolution du son et le tout de manière positivement impressionnante. Rien que par le début de la première chanson « Requiem For Sanity », l’auditeur sait qu’il ne devra pas s’attendre à écouter du hardcore 2 steps  old school. Bien loin de là. Le morceau commence sans compromis à la manière de ‘Tu veux ta claque dans la gueule ? Bah prend là !’. Ca blaste sec, les riffs galopent et la voix criarde vous met en garde sur la suite. Un bon gros boulot sur les voix (des 2 chanteurs GG et Golgate) d’ailleurs qui savent très bien se compléter. Entre cris suraigüs arracheurs de têtes  et bonnes grosses gouttières des cavernes, on en prend pour son grade !

L’évolution se faisant donc sentir aussi dans le style du groupe en lui-même. Force est de  constater dans ce morceau comme dans tout ce EP qu’il y a vraiment de l’idée là dedans ! Le groupe jongle entre le metalcore (pour ses parties de grattes bien mélodiques) et le deathcore (pour ses riffs et rythmes bien lourds et de par ces putains de bonnes grosses mosh-parts à vous faire exploser des briques à gros coups de poings), et il ne le fait pas de manière maladroite. Les idées et les plans se ficèlent de manière extrêmement efficace. On pourra penser en écoutant ce EP à des groupes comme Carnifex, Animosity, Caliban (sans le chant clair mais plutôt pour les mélodies),etc… . Netfastcore s’avère être avec ce EP beaucoup plus lourd, massif et semble avoir acquis une certaine maturité. Que l’on soit fan du style ou pas, force est de constater qu’ils se démerdent plutôt bien dans le milieu et on prend un certain plaisir à les écouter (du moins pour ma part, le plaisir fût sans appel). Les morceaux se succèdent et les idées se marient toujours bien ensemble, le tout tient agréablement bien la route et le son est vraiment bon sachant appuyer ce côté « Caterpillar » dans lequel on peut désormais catégoriser ce groupe.

Dix huit minutes seulement ai-je envie de dire. Mais dix huit minutes où Netfastcore aura su me mettre une sévère claque et m’aura laissé très très surpris. Pour tout vous avouer suite à l’écoute de Natum, Vivrae, Pereo : Chronics Of A Dying World, mes premiers mots furent ‘Bah putain !’ : c’est vous dire.  

La durée s’avérant donc comme le seul point noir à mettre à cette galette mais Tati Danielle m’a toujours dit que la gourmandise était un vilain défaut  donc ,okay, j’attendrai leur prochain opus tant celui çi ne laisse présager que du bon. Je ne saurai donc que vous conseiller que de vous jeter dessus que vous soyez fans de metalcore, de deathcore et même de métal tout simplement pourvu que vous ne soyez pas trop ‘borné’ et par la même occasion, je vous invite à retrouver ce débordement d’énergie sur scène ; au vu de la régularité de leurs concerts vous n’avez pas d’excuse pour les louper. Netfastcore nous montre donc avec Natum, Vivrae, Pereo : Chronics Of A Dying World   qu’il est toujours bien plus que vivant et ça fait du bien à la scène boulonnaise.

infosnfc@rocketmail.com

http://www.myspace.com/netfastcore



Par Hugh Grunt
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Jeudi 17 septembre 2009

 

AUTOPRODUCTION-2009


Le grand retour des chroniques Yargla pour ma part est signé par celle d’un groupe de notre coin et on ne peut plus local : les boulonnais de Purgorified. Une première démo dans laquelle ils nous offrent un bon death metal varié avec des relents old school. De par son nom, on se doute bien que le groupe ne fait pas dans la dentelle et que les thèmes abordés ne traitent certainement pas de jolies fleurs et de Bisounours. Leurs jolies fleurs à eux se bouffent par la racine et les Bisounours vous explosent la tête avant de vous dévorer les entrailles.

 

Zombie or Not Zombie ? se compose de 4 titres pour une durée de 16 minutes. Pour un premier jet, force est de constater que le son est plutôt bon et le visuel bien old school. (Aaah zombisme quand tu nous tiens !). Abordons maintenant le côté musical : comme dit précédemment nous avons à faire à un bon vieux death metal. Les hostilités démarrent avec les deux premiers morceaux : « Jusqu’à la fin part 1  et part 2 ». Alliance de riffs violents dès le départ et de blasts, l’attaque est sans pitié, nous sommes cernés, condamnés par ces 3 créatures (Boris-chant, Romain-guitare et basse, Hélène-batterie) qui nous entraînent dans un morceau bien varié. Les vocaux de Boris déclamés en français sont très bien effectués. Des voix typiquement death en passant par des ultra gutturaux (à la manière de Disgorge ou Devourment…) auxquelles viennent s’ajouter des voix black assez malsaines (avec un petit côté Immortal par moment).

 

Une ambiance assez « progressive mais violente » se dégage de ce morceau dans la mesure où riffs et rythmes sont riches et variés ce qui me rappelle par moment les anciens morceaux de Kataklysm genre l’excellentissime « Beckoning Of The Xul » de l’album Temple Of Knowledge. Les mélodies se suivent et ne se ressemblent pas. Un côté bien crade par moment, notamment au début de leur « Part 2 » : riffs bien lents et maladifs pouvant rappeler un bon vieux Autopsy ou Necrophagia. On notera aussi de bonnes parties techniques (vous avez dit Martyr ? J) et l’on constatera au vu de cette technique (et des soli) que les trois membres n’en sont pas à leur début et qu’ils ont déjà bien commencé à se putréfier dans le monde fétide du death metal.

 

« Plan 9 Forbidden Art », le troisième morceau du combo, celui qui s’avère être à mes oreilles le plus technique de cette démo. Un travail énorme apporté dessus (ce qui ne veut pas dire que les  3 autres morceaux sont négligés, loin de là) et des contre temps rythmiques bien ficelés  un chant toujours aussi varié (sûr que Boris a en lui au moins 3 ou 4 zombies différents). Un morceau donc bien schizophrène et c’est tellement bon qu’on en redemande.

 

C’est par un sample tiré d’Evil Dead 3 (« Chez Prix Bas, les prix sont bas ! »)  que Purgorified démarre ce qui est déjà le dernier morceau de cette galette : « Haschachat Ancestral Gastronomy ». Et avec ce dernier, on ne s’ennuie décidemment pas. Le tout est toujours aussi riche en idées et par conséquent en riffs. Les ambiances tant plus malsaines se succèdent et s’avèrent être aussi bien ficelées qu’une victime offerte à une tribu de cannibales féroces. Le headbanging provoqué par cette dernière risquerait de vous démettre la tête telle l’infirmière à la fin du film Brain Dead. Ca reste technique, des parties un chouya black metal, y a pas à dire, une bonne petite dose de brutalité comme celle là, ça fait du bien par moment. Sans mauvais jeu de mot, on peut dire qu’ils y vont avec leurs tripes et qu’ils mettent du cœur (fraîchement arraché du thorax) à l’ouvrage.

Avec cette première démo, chers amis, nous pouvons reposer en paix avant de nous réveiller attirés par l’alléchante odeur de chair fraîche ; la scène death metal boulonnaise se porte bien avec Deviant Surgeons, Primal Aggression et donc Purgorified. En évoquant Primal Aggression d’ailleurs, nous pouvons noter que Purgorified ont renforcé leur horde par le biais d’Alex et Rémi de P.A. qui ont respectivement pris la 2ème guitare et la basse.

Une démo qui s’écoute sans problème du début « Jusqu’à la fin » ( ok je sors J), et que je ne saurai que recommander aux amateurs de bon death metal varié, aux amateurs de viande un peu dérangés, à tous ceux qui cherchent à se mettre quelque chose sous la dent et dans les écoutilles et une requête : Vivement que les (désormais) 5 collègues se produisent (où se reproduisent haha) sur les planches (d’un cercueil par exemple).

 

http://www.myspace.com/purgorified

 

mail : purgorified@hotmail.fr

 

Par Hugh Grunt
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Mercredi 5 août 2009

French Metal/2008

 

Pour cette 7e compil franchouillarde élaborée par nos confrères de French Metal, c'est d'abord le superbe artwork que l'on a l'occasion de remarquer.
Vu la quantité d'artistes présents sur ce (double) cd, je vais tout simplement procéder à un passage en revue de tous les morceaux, afin de rendre justice à chacun des artistes, étant donné qu'il n'y a pas grand-chose à jeter.


Cd1
 

NO RETURN - Puzzle of Life (Trash-death brutal): Titre pêchu et direct qui s'avère être une réussite même si l'ensemble reste dans un créneau somme toute « classique »

 

DAGOBA - Back from Life (Power metal): Power au gros son, la voix ressemble à s’y méprendre à celle de Mark Mynett de Kill II This. C’est bon, c’est pro, mais il manque l’étincelle pour se démarquer de ses confrères dans le style (comme savait le faire, justement, K2T)

S.U.P. - March of the Neovocyts (Métal iconoclaste) : Electron libre de la sphère métal, groupe culte (rappelons-nous du triple tribute qui lui a été consacré). Titre très dépouillé, avec ces voix (claire et gutturale) reconnaissable entre mille. Du tout bon, comme disait Jacques. Vous me direz, quand n’est-ce pas le cas avec S.U.P. ? Moi, ça me donne envie de me réécouter un « Twins » des familles…


KALISIA - Cybion (extrait) (Death mélodique progressif): Un autre de mes chouchous (j’avais chroniqué Skies dans la rubrique « Albums cultes » il y a quelques temps). Death prog ultra fouillé et efficace, les incursions de voix féminines pourront en rebuter certains mais elles sont distillées avec parcimonie. On demande à entendre le morceau complet (le seul de l'album!) d'urgence...

LYZANXIA - Trepan (Thrash-death): Morceau issu de leur premier 4 titres, récemment réenregistré. Costaud mais moins impressionnant que certaines de leurs œuvres. Néanmoins, beaucoup de groupes paieraient cher pour offrir une première démo de ce calibre.

 

HYPNOSIS - Dead is the Sun (Death metal hybride) : Décapant mais on a connu plus de folie de leur part.

 

OCTAVION - Words Like Violence (Indus death dansant): Mention « très prometteur ».

 

TAF - A travers le Regard des Loups (Métal moderne): Métal puissant aux rythmes variés. A l’instar de The A.R.R.S., le chant français est réussi, presque une gageure. Excellente surprise que cet alliage entre aspect « brut de décoffrage » et subtilité.

 

THE OUTBURST - Drunk (Hedo Metal): Valeur montante du métal hexagonal. Le riff principal est entêtant. Comme Hypnosis, ils ne sont pas ici au max de leur potentiel au niveau originalité.

 

INSANE - Your Mistakes (Power thrash moderne): Rentre-dedans à souhait. Les riffs valent leur pesant de cacahuètes.

 

ADDICTED - Black Storm (Extreme Booze’n roll): peut parfois évoquer Phazm pour le côté rock, le gros son graisseux, même si le délire n’est pas aussi poussé.

 

JARELL - H.G.W. (Power metal): Rien ne ressort vraiment mais rien à reprocher non plus dans la réalisation. On reste cependant loin du statut annoncé de nouvelle sensation du métal français.

 

MYSTICA - A sorrowful Farewell (Death): Groupe belge. Reprise de Rotting Christ parue sur un tribute album. Mixture de black et de métalcore, du potentiel. Voix intéressante.

 

WITCHES - 7 (Thrash): Autre groupe culte, pour ceux qui se rappellent de 3.4.1. Bienvenue à Riff-sur-Yvette ! Certaines parties de guitare ne font pas le voyage pour rien…

 

VENITIA - Love Lies (Métal indus): La prod' est différente de ce que l’on a pu entendre jusque-là. Bien fait, pour les amateurs du genre. A voir en live pour le côté dansant.

 

AQUILON - J'émancipe mon Rêve (Métal moderne): intro tribale indus, chanson pop tubesque, quelques parties bien senties.

 

DEE'N DEE - Vile (Noisy indus metal): Morceau en forme de rouleau compresseur qui remplit bien son rôle. Ne cherchez pas la mélodie, il n'y en a pas.

 

CIGÜE - Beside You (Electro-indus metal): rock-indus aux guitares distordues, hypnotique et entêtant.

 

MORNING RED - Lunatik (Métal électro): Très bon, la réunion de grosses guitares, de rythmes entraînants et de chant versatile élève la qualité de ce titre.

 

MECHANICAL SEED - Sin (Power metal): Puissant, pêchu, rentre-dedans, intense, original. En 2'30, la messe est dite... We want more!

 

Cd2

Sur le papier, moins de noms connus sur cette 2e rondelle (sur la 1e on peut compter une dizaine de groupes déjà bien établis). Ceci dit, la qualité ne s'en ressent pas et on retrouve de véritables pépites au fur et à mesure que s'égrènent les vingt pistes de cette suite...

CLICHE BOYS - One divided Piece (Death thrash): On est envoyé directement dans le vif du sujet. Ca défouraille et c'est très bien fait.

DEATHADORN - Submission (Death): Du bon vieux death très costaud, supers riffs, rythmiques plombées et grosse grosse voix.

COMO MUERTOS - Como Muertos (death): Death à la limite du grind sur le plan rythmique. Accrocheur.

LYR DROWNING - The Awakening (Death mélodique): Métal hybride, moderne, incorporant des éléments death mais également un clavier que l'on qualifiera de futuriste. Encore une fois, c'est très bien fait.

INNERFIRE - Samonios (Dark/death païen): Black/death tonique et mélodique, comme on aime l'entendre.

TAO MENIZOO - Deathwish (Thrash/death original): Ce groupe au nom pour le moins mystérieux nous propose, après une intro elle aussi intrigante, un morceau tout en puissance et en lourdeur. Ce titre principalement mid-tempo se démarque par l'originalité de son son et de ton ton (désolé je déconne... Je reprends) de son son et de sa musique. On tient probablement LA découverte de cd2. Ces gars-là ont quelque chose à part, indubitablement, et on ne peut qu'être encouragé à jeter une oreille attentive sur leurs productions.

NO NAME - Humulgus (Métal hardcore): Pas le temps de souffler avec ce groupe ultra rapide et catchy. Thrashcore moderne et virevoltant qui sait se ménager des périodes de "repos", mélodiques à souhait, pour mieux achever l'auditeur sur une conclusion assassine.

KOMAH - Reflection/Reaction (Métal sans étiquette): Komah refuse les étiquettes et a bien raison. Sachez quand même que c'est du métal efficace et varié, à la croisée de nombreux styles extrêmes. Tantôt groovy, tantôt agressif, toujours entraînant.

FEDHJA - Indifférence (Thrashcore): Thrashcore sans concession. Un mot pour résumer ce titre: "efficace". Très.

ACETONE - Confessions (Death original): Brutal death cannibalesque, quelques trouvailles pas piquées des hannetons au niveau riffs. Très, très bien fait.

SIVIS - The Blinds Always Search for Light (Thrashcore/Death): L'un des gros dealers de headbangs de cette compil. A découvrir sur scène.

BENIGHTED SOUL - Bucephalus (Métal lyrique): Voix lyrique féminine dans ce métal qu'on qualifiera de classieux. Les ambiances sont variées avec de réels morceaux de fruits frais à l'intérieur (comprenez des parties qui font vraiment bouger le schmilblick et qui retiennent vraiment l'attention). Le clavier virtuose ne gâche rien. Qu'on apprécie ou non les voix claires féminines (car ici point de grognement à l'horizon), difficile de nier qu'on a affaire ici à un gros poisson. Un groupe qui mérite de la lumière.

THE VEIL - The Undertow (Métal électro): Indus metal entêtant, avec parties death bien senties ou chant clair traffiqué du meilleur effet. Le type de projet à soutenir.

HYANA - Caged (Métal hybride): Ce morceau est tout bonnement impressionnant et, au final, excellent. Moderne, plombé, tubesque.

DEATHBOX - Fall of Glorious (Death): De la bonne boucherie qui sait ouvrir la fenêtre de derrière pour aérer l'espace maculé de sang (superbes refrains en chant clair).

INSIDE PROJECT - Scream your Pain (Hardcore): Enfin un peu de hardcore dans ce monde de brutes. Heum... On reste loin d'Agnostic Front, l'artillerie lourde est de sortie quand même.


BURSTING - Back from Darkness (Death thrash): Death/black thrashy décapant et qui va droit au but.

ULTIMATE - Fuck You and Let Me Bleed (Thrash): Bon vieux thrash old school qui pourrait paraître décalé ici... Plutôt jouissif, en fait.

BONESHAKER - Start the Race (Rock'n roll): Quasiment le seul groupe qui ne m'était pas inconnu sur ce cd2. AC/DC sous nitro, jouissif (bis).

DEMON TOOL - Le Règne du Feu (Heavy/thrash mélodique): Encore un groupe qui dépareille (Brennus ne nous a jamais habitués à des livraisons dégoulinantes d'hémoglobine!) Le chant est en Français, les mecs sont techniquement au top. Ce heavy/thrash permet à cette compil de s'achever sur une très bonne note.

www.french-metal.com 

Par Sacha Disto
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Mardi 14 juillet 2009

                
           Autoproduction/2008


Revoilà les amis Christophe et David de The Soul I Am qui de par leur activité débordante deviennent des habitués de Yargla webzine. Legions est en effet leur 3ème démo (sur 4 en 1 an).

 

Legions démarre par une intro avec quelques allures militaristes, m’ayant rappelé un peu Golden Dawn, suite à laquelle le morceau « Breathing Fire » vient s’enchaîner. Une attaque directe et brute de décoffrage bien death. On constate que le côté progressif ainsi que l’éclectisme sont toujours au rendez vous notamment dans les passages beaucoup plus mid- tempo  ainsi qu’au niveau de la voix claire dans laquelle force est de constater qu’une évolution positive a été apportée.

« Delenda Carthago Est » vient poursuivre démarrant par un riff bien dark/death metal. De nombreuses variations vocales sont apportées ici : entre voix death et black avec une interlude au chant clair ; qui n’est toujours pas sans rappeler SUP. Un bon boulot au niveau des grattes dont les solis procurent un côté aussi atmosphérique que planant.

« We Are The Romans » ensuite, où encore LA chanson au riff le plus catchy de la démo. Un bon morceau qui oscille entre black métal et rock un peu à la manière d’un actuel Satyricon ou encore Barathrum si je puis me permettre. De nombreux contre temps qui ont contribué à quelques douleurs dans le cou causées par trop de headbangs. Mais que voulez vous ? C’est fort entraînant !  

« Legions Of The Damned » se présente comme étant le morceau assez black/doom de Legions dont les mélodies de piano enrichissent le côté mélancolique du titre. Une bien bonne interlude pour annoncer le dernier morceau du cd : « Her Luxurious Demise ». Ce dernier sonne bien black/death mid tempo avec des passages à la fois lourds et épiques (notamment au niveau des solis). L’utilisation des pianos dans ce titre n’est pas sans me rappeler les suisses de Rain. Le refrain au chant clair vient alléger l’ensemble et l’on constatera le travail mélodique des guitares fort appréciable ici.

 

Encore beaucoup d’inspiration pour cette démo des surproductifs The Soul I Am. Un florilège de bonnes idées et des efforts fournis parmi lesquels nous pourrons saluer l’évolution du chant. Une démo faite pour les âmes éclectiques métalliquement parlant (alternance de death metal, de black, de doom et de progressif). Le seul hic qui serai à poser est le même que j’ai pu faire sur les précédentes démos : ce groupe aurait besoin d’une vraie batterie. La boîte à rythmes apporte un côté synthétique mais la vraie batterie apporterait beaucoup plus de boost aux morceaux de The Soul I Am.

 

http://www.myspace.com/thesouliam 

thesouliam@yahoo.fr 

Par Hugh Grunt
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Dimanche 14 juin 2009


Season of Mist/2009

Formation ayant fait ses premiers pas en 2006, Memories of a dead Man nous avait déjà gratifiés d’un E.P. mémorable en 2007, qui nous faisait augurer du meilleur pour l’avenir du groupe ; celui-ci avait en effet placé la barre très haut, avec, notamment, un morceau inaugural de toute beauté, "Sin Eater" (voir chronique sur nos pages). Très logiquement, c’est avec fébrilité que nous avons découvert ce premier album, Beyond the Legend.  Comme cela peut arriver, il s’avère que les premières démos et mini-cds servent parfois de tremplin et de laboratoire aux groupes, qui cherchent leur orientation, leur voie, et expérimentent pour dessiner une ligne de conduite plus ou moins définie et définitive. Ainsi, MOADM paraît avoir trouvé son créneau après avoir sérieusement envoyé le bois sur le mini, un créneau qui leur ouvrira certainement de nombreuses portes mais laissera peut-être quelques fans de la première heure dubitatifs. Pour ces derniers, je parle uniquement de ceux qui ne jurent que par les accélérations meurtrières mais néanmoins jouissives qu’on se prend en pleine face sur "Sin Eater"… Car pour tout le reste, comme dirait la pub, il y a, non pas Eurocard Mastercard, mais Beyond the Legend. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que cet album est un travail d’orfèvre en matière d’amalgame métal-postcore et d’alternances lourdeur-finesse, et risque tout simplement de faire date dans l’histoire du genre, entre autres au niveau hexagonal. C’est tout simplement à un magnifique rouleau compresseur que vous devrez faire face si vous choisissez de tenter l’expérience, un rouleau compresseur débordant non seulement de puissance mais aussi d’émotion, capable de mêler force de frappe et moments d’accalmie de la meilleure des manières. Le premier morceau illustre bien cet alliage entre force et calme, entre agression et subtilité. Absolument brillant, il constitue une invitation à se risquer dans ce monde d’ombre et de lumière tout en annonçant de façon presque exhaustive la teneur des chansons qui vont suivre ; bloc effectivement extrêmement compact que ces douze titres, desquels je me garderai bien d’extraire un morceau au profit d’un autre, tant ils me paraissent similaires et complémentaires, voués à un seul et même but, consolider cet imposant voire effrayant édifice qu’est Beyond the Legend. Mis à part "Draw my Faith", un instrumental faisant office d’intermède, rien ne vient véritablement différencier les composantes de cet album, qui ont tous en commun d’être à la fois telluriques, fouillées, hardcore, soignées, métalliques, fondées sur l’alternance yinyangesque du bien et du mal, des passages pachydermiques sur fond de chant écorché (rappelant Gilda d’Aeons ou le sieur Buriez de Loudblast) et des plages mélodiques soutenues par un chant clair, quand chant il y a. Ce qu’on entend nous donne l’impression d’être composé et joué par des vieux de la vieille maîtrisant les rouages de leur entreprise à tous les niveaux, une sorte de mystérieuse Dream Team (à part D., ayant officié dans Sin, pas d’infos quant au background des musiciens) débarquée sur Terre pour en mettre plein la vue à tout le monde, non pas en s’exhibant à coup de riffs ronflants et de mosh parts, mais bien en démontrant qu’un cd de trois quarts d’heure peut mettre tout le monde sur le cul sans pour autant posséder le single ou la chanson qui tue et reste durablement dans les mémoires (souvent au détriment du reste de l’album d’ailleurs). Ici, point de démonstration, juste du savoir-faire, une grosse ambition (visible au premier coup d’œil : artwork, photos, page myspace…) et un sacré professionalisme, le tout au service d’une passion à coup sûr débordante et d’une volonté de proposer un skeud homogène et destructeur, monolithique, sans faiblesse apparente. Tout juste note-t-on le featuring de membres de Revive, The A.R.R.S. et Lokurah aux backing vocals sur "Acted out", mais il était dit que rien ne volerait la vedette, même ponctuellement, à cet album et à ses géniteurs. Comme l’artwork, superbe et énigmatique, ne gâche rien, et que les paroles se situent largement au-dessus de la moyenne, c’est la mention très bien pour ce premier jet officiel qui, vous l’aurez deviné depuis longtemps, s’avère être un putain de coup de maître.

www.myspace.com/memoriesofadeadman

Par Sacha Disto
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